Conférence de presse de Marine Le Pen du 14 septembre 2012
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- 1:34Invité politiqueFait
« Le ministre des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, vient de l'avouer, vient d'avouer cette trahison des promesses mensongères de campagne. »
- 1:46Invité politiqueFait
« nous nous sommes trompés pendant la campagne, dit-il, nous n'aurions pas dû dire que nous allions renégocier le traité, mais que nous voulions le réorienter. »
- 4:55Invité politiqueChiffre
« jusqu'à 2 milliards d'euros concernant la France, comme le prévoit le traité. »
- 6:48Invité politiqueChiffre
« 7 milliards d'euros par an versés par la France. »
- 26:14Invité politiquePromesse
« la suppression de l'AME »
- 30:12Invité politiqueFait
« son objectif était de culpabiliser les français pour empêcher tout débat sur l'immigration. »
Temps de parole
- Marine Le Pen93 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 23 %
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Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse sur un sujet que ni le gouvernement socialiste, ni l'UMP ne souhaitent bien sûr voir figurer dans le débat public. Le nouveau traité européen, dit pacte budgétaire, est la volonté de François Hollande d'échapper au référendum pour sa ratification. Le PS et l'UMP esquivent ce débat parce qu'ils démontrent trop clairement leur parfaite collusion sur les grands sujets qui déterminent l'avenir de la France et notre destin de nation libre.
Ainsi, il est évident que si quelques voix de gauche au Parlement manquent à François Hollande pour assurer la ratification de ce traité, l'UMP et ses alliés voleront à son secours pour les compenser largement. Vous le savez, ce traité budgétaire est l'enfant du couple Merkel-Sarkozy et donc, en réalité, le rejeton des puissances d'argent à l'œuvre depuis des années pour transformer l'aventure européenne en une machine à broyer les nations, les peuples, la démocratie et les avancées sociales.
Trahissant ses promesses de campagne, évoquant avec des accents guerriers, vous vous souvenez, une renégociation, François Hollande joue aujourd'hui bien volontiers le rôle de père adoptif de ce traité budgétaire sans avoir obtenu la modification d'une seule virgule. Et d'ailleurs, le ministre des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, vient de l'avouer, vient d'avouer cette trahison des promesses mensongères de campagne. Je le cite, nous nous sommes trompés pendant la campagne, dit-il, nous n'aurions pas dû dire que nous allions renégocier le traité, mais que nous voulions le réorienter.
Quel triste aveu pour tous les électeurs qui ont voté pour François Hollande en espérant évidemment cette renégociation et qui aujourd'hui s'aperçoivent de la profondeur de la trahison dont ils sont victimes. Ce traité budgétaire, il est dans la continuité des traités précédents. Il aggrave encore davantage les nuisances de l'Union européenne dont nous n'hésitons pas à dire qu'elle est devenue la pire ennemie de la France et la pire ennemie de toutes les nations qui aspirent à la prospérité et à la liberté. Ce traité budgétaire enfonce encore un peu plus l'Union européenne dans son fanatisme dogmatique. Moins ça marche, plus on en rajoute.
Et si les peuples n'en veulent pas, comme ce fut le cas lors du référendum de 2005 sur la constitution européenne pour les Français et les Néerlandais, eh bien la classe de pouvoir se passe de leur avis et impose le texte. Cette fois, c'en est trop. Le PS et l'UMP refusent le débat ? Eh bien tant pis pour eux. Nous le mènerons avec les Français, qui les forceront à tomber le masque de cette fausse opposition, qui les obligeront à venir dans l'arène expliquer pourquoi ils s'acharnent à ce point à défendre et aggraver un modèle européen ultra-libéral qui ne marche pas. Comme une nette majorité de Français, selon les sondages, nous exigeons un référendum.
François Hollande n'a pas mandat pour violer ainsi la démocratie et les valeurs qui sont les nôtres. La consultation directe du peuple français est indispensable pour au moins deux raisons majeures. Il en va d'abord de notre souveraineté nationale, et donc au final de la démocratie. Quoi que puisse en dire le Conseil constitutionnel, au sujet duquel Marie-France Garraud rappelait récemment ce mot de François Mitterrand, on les dit serviles, ils ne sont qu'obéissants. Le traité budgétaire mettra sous tutelle budgétaire la France. Les Français ne seront plus vraiment libres de l'utilisation de leurs impôts.
Et ce sont les choix dogmatiques de commissaires européens, ne dépendant pas du peuple, mais de lobbies financiers qui guideront la politique de la nation. Cette fameuse règle d'or, qui évidemment ne réduira en rien les déficits, parce que ce ne sont pas avec des mots, mais avec des actes qu'on avance, pèsera en revanche pour les peuples comme une véritable chape de plomb. Les alchimistes de Bruxelles ont réussi ce prodige de transformer l'or en plomb. Et ce sont comme toujours les plus pauvres, les retraités et les classes moyennes qui paient cette austérité imbécile.
Alors que nous n'avons déjà plus la main sur notre monnaie, perdre le contrôle du budget reviendra à se priver de tous les leviers utiles à la conduite d'une politique nationale. C'est ainsi tout l'édifice démocratique, déjà largement lézardé, qui est menacé d'effondrement. Surtout si, de surcroît, il s'agit de conforter l'Europe allemande qui exige, vous le savez, des punitions, des amendes, jusqu'à 2 milliards d'euros concernant la France, comme le prévoit le traité. Notre combat, vous le savez, n'est pas théorique. Il se situe aussi au niveau des principes républicains et démocratiques, mais pas seulement. Il est terriblement concret.
Sans souveraineté, en effet, aucune politique ne peut changer. Ni l'économie, ni le social, ni l'immigration, ni la maîtrise de nos frontières, ni la lutte contre la criminalité internationale, ni le respect de nos valeurs et de notre identité. Ce référendum s'impose pour une seconde raison. Échappé au piège de l'écart abyssal entre le vote des parlementaires français sur l'Europe et l'avis des Français. Résultat d'un mode de scrutin contraire à tout principe représentatif et d'un consensus parfait entre l'UMP et le PS sur la question européenne. Un petit rappel, il est douloureux et il est cruel.
En 2005, quand 93% des parlementaires votaient la Constitution européenne, près de 55% des Français disaient non. Alors comment agir ? Eh bien déjà en refusant de fuir ce débat. Au contraire, en étant le fer de lance de la lutte contre le coup d'État européen et le viol de la démocratie. En expliquant aux Français à quel point l'Europe a un impact concret sur leur vie quotidienne. En expliquant que l'hyper-austérité vers laquelle nous allons après la Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Italie est le résultat de cette politique qui met l'idéologie au-dessus de tout, qui met la finance au-dessus de tout et surtout au-dessus de l'intérêt supérieur du pays et des Français.
Que si des économies sont à faire, elles passent par l'arrêt de la gabegie européenne, 7 milliards d'euros par an versés par la France. L'arrêt de la gabegie des grandes collectivités territoriales qui vont voir leurs effectifs déjà pétoriques s'accroître des 100 000 emplois d'avenir de M. Hollande. L'arrêt d'une immigration qui importe des chômeurs et donc des assistés sociaux au moment où notre système social est en faillite.
En expliquant aux Français qu'on peut s'en sortir, qu'il y a des solutions, elles s'appellent liberté, bon sens, priorité nationale, protectionnisme intelligent, patriotisme économique et social, qu'il n'y a aucune fatalité, que la France est grande et capable du meilleur. Alors le Front National lance une grande campagne nationale pour exiger un référendum sur ce nouveau traité européen et donner aux Français des outils pour se faire entendre. Nous avons déjà, vous le savez, lancé en juillet une pétition en ligne qui a recueilli plus de 21 000 signatures en plein milieu de l'été, en plein milieu des vacances.
Nous afficherons bientôt sur les murs de France cette affiche que voici, croyez-moi, l'interactivité sera un maître mot de cette campagne qui veut remettre le citoyen au centre. Ainsi, nos militants distribueront partout en France des cartes postales pré-écrites et adressées au président de la République. Sans avoir besoin de les affranchir, les Français pourront les signer et les envoyer à François Hollande pour exiger de lui un référendum. C'est un outil concret donné à ceux qui n'ont jamais rien à dire sur les sujets qui pourtant les concernent.
Je vais d'ailleurs avoir l'honneur d'être la première signataire de cette carte postale que je posterai d'ici quelques minutes à l'attention du président de la République, M. Hollande. Cette carte postale sera aussi librement téléchargeable sur Internet et pourra être envoyée en un seul clic à l'Elysée. Je n'exclus pas également des déplacements symboliques pour interpeller nos concitoyens sur la gravité de ce qui se passe, au-delà même de ce traité qui n'est qu'une étape de plus vers la destruction des nations, l'anéantissement de la démocratie et le règne des banques et de la grande finance.
On lit de ci, de là que tant l'UMP que le PS semblent avoir décidé de ne jamais prononcer un mot qui est pourtant très lourd de sens, mais dont ils savent qu'il est massivement rejeté par le Français, le mot de fédéralisme européen. Et pourtant, c'est évidemment de cela dont il s'agit. Il s'agit du fédéralisme européen qu'ils sont en train de mettre en œuvre au détriment, encore une fois, de notre liberté et de notre prospérité. Alors, le peuple français tout entier réuni, tout entier rassemblé, doit faire fi des anciennes divisions et partir au combat justement pour sa liberté et pour sa prospérité. En agissant ainsi, c'est l'ensemble des peuples et des nations qu'il défendra.
Je vous remercie et je suis bien entendu à votre disposition pour répondre aux questions sur cette campagne, mais également sur, bien sûr, d'autres sujets d'actualité. Monsieur Gindre,
je crois que François Hollande
sait pertinemment, lui et ses équipes, et qu'il est ainsi en accord avec l'UMP, que s'il organise la ratification de ce traité par référendum, il perdra ce référendum. et que ce traité ne sera pas ratifié, que par conséquent, c'est en toute connaissance de cause qu'il effectue ce que j'ai appelé un viol démocratique et qu'il impose contre la volonté du peuple français cette hyper-austérité à vie. Vous avez parlé de déplacement symbolique. Vous êtes, excusez-moi.
Olivier Chirman, il arrive.
Oui.
Vous avez parlé de déplacement symbolique. Attendez-vous par là.
Eh bien, c'est ce que ça veut dire. Nous effectuons. Eh bien, nous sommes en train encore une fois de l'organiser. Vous savez, ce traité européen, contrairement à ce que désireraient le PS et l'UMP, nous allons beaucoup en parler. Or, je tiens que le Front National est le seul mouvement qui a réussi à imposer dans le débat public l'ensemble des sujets qui gênaient la collusion UMPS. Je tiens que c'est évidemment grâce à nous que le débat sur l'euro a pu naître lors de la campagne présidentielle, même s'il n'est pas allé au bout de ce qu'il aurait dû être. Je tiens que sur la laïcité, sur toute une série d'autres sujets, nous avons réussi à briser l'omerta.
Et j'utilise ce mot en connaissance de cause, l'omerta qui règne au sein de la classe politique française. Par conséquent, nous n'allons pas, ça n'est pas un coup politique que nous faisons. C'est une campagne de long terme pour, encore une fois, exiger un référendum et susciter les termes d'un débat sur les conséquences concrètes réelles que va avoir ce traité européen sur la vie des Français. Alors, dans les semaines qui viennent, effectivement, nous envisageons de faire un certain nombre de déplacements symboliques. Bien entendu, on vous informera de la teneur de ces déplacements, mais nous forcerons, en quelque sorte, au débat sur ce traité européen.
Les deux grands vainqueurs sont des partis européistes, on va dire, et le parti qui a perdu beaucoup de sièges, c'est celui de Néaer Wilders qui partage des positions avec vous sur l'Europe et la sortie d'euro.
Je pense que c'est une analyse erronée. Je pense que c'est une analyse erronée, car enfin, ces deux partis sont présentés en France comme étant des partis européistes. Or, moi, il me semble que M. Wilders a vécu son 2007. à savoir qu'en réalité, les deux partis dont vous parlez ont eu des accents extrêmement critiques à l'égard de l'Union européenne, à la limite de ce que vous appelez régulièrement dans vos papiers l'europhobie, expliquant tout au long de la campagne qu'il fallait cesser de payer pour les autres, etc. Donc, je crois que M. Wilders, bien au contraire, a plutôt enregistré une victoire idéologique dont se sont servis les partis qui étaient en lice.
Alors, c'est la conférence impôts. D'ailleurs, les conférences impôts se succèdent. C'est où va-t-on bien pouvoir trouver de l'argent ? Ah bah tiens, on avait oublié la taxe carbone, ça, ça pourrait être une bonne idée pour pouvoir prélever un impôt supplémentaire que paieront évidemment, et vous le savez, les consommateurs. Alors, ça prouve l'hypocrisique tout de même de M.
Hollande, c'est-à-dire que d'un côté, il fait une baisse très modérée d'ailleurs, qui aujourd'hui est devenue quasiment inexistante et très provisoire de l'essence, tout en organisant de manière très précise une taxation supplémentaire sur l'énergie qui viendra à nouveau alourdir la facture que payent les Français et donc entraîner la baisse supplémentaire de leur pouvoir d'achat. Mais M. Hollande aurait dû réfléchir à ce qui est le fondement de la philosophie qui est celle du Front National en matière d'écologie. Car enfin, s'il s'agit de taxer, pourquoi M. Hollande ne taxe-t-il pas plutôt les produits en fonction de la distance qu'il parcourt ?
Voilà quelque chose qui serait intéressant, qui permettrait de recréer une compétitivité pour les produits fabriqués sur place, puisque comme vous le savez, la ligne directrice du Front National en matière d'écologie c'est produire au plus près retraité sur place. Parce que, on a beau nous expliquer l'inverse, moi je suis navré, peut-être je fais preuve de trop de bon sens, mais il m'apparaît que plus les produits sont fabriqués loin, plus ils sont transportés de contrées lointaines, et plus évidemment c'est un drame pour le bien-être, l'équilibre et l'écologie sur notre planète. Mais évidemment, ceci reviendrait à créer en réalité un droit de douane tel que nous l'exigeons. Voilà.
Donc on voit bien que les considérations qui président à cette conférence, je mets entre gros guillemets, sur l'écologie, n'ont strictement rien à voir avec l'écologie, mais ont bien à voir avec les trous, le gouffre même des finances publiques. Moi j'ai le sentiment d'avoir démarré ce combat-là, que nous avons démarré ce combat il y a de bien nombreuses années à l'époque où d'ailleurs M. Mélenchon votait Maastricht, à l'époque où il défendait l'euro, à l'époque où il a participé aux concerts de mensonges consistant à indiquer que l'euro allait apporter la prospérité, le bonheur, les avancées sociales. Si M.
Mélenchon brutalement se rend compte de l'inanité de sa position antérieure, ça ne lui donne tout de même pas un avantage car après tout on a le droit de s'être trompé mais quand on s'est trompé on essaye de faire tout de même mine basse car en quelque sorte je le tiens comme ayant une responsabilité dans l'euro qui nous est imposé depuis plus de 10 ans maintenant. de surcroît il faut regarder le fond des propositions de M. Mélenchon et l'on s'aperçoit que si M. Mélenchon demande, réclame lui aussi un référendum tant mieux d'ailleurs plus nous sommes nombreux à réclamer un référendum mieux je me porte mais il n'a pas tourné le dos à la mondialisation M.
Mélenchon il continue à vouloir l'abolition des frontières il continue à être un internationaliste avec toutes les conséquences que ça a sur l'effondrement des états-nations et donc l'effondrement des protections qui sont celles susceptibles d'être apportées par l'état-nation donc M.
Mélenchon réclame un référendum je ne vous cache pas que si j'en crois les analyses qui sont faites c'est plus pour se positionner comme étant un recours face à l'échec programmé du parti socialiste que pour obtenir ce pour quoi nous nous battons à savoir un protectionnisme intelligent la fin de la concurrence internationale déloyale avec les pays à très bas coût le patriotisme économique et social et évidemment la priorité nationale
non je ne
pas si c'est exactement ce que je viens de vous dire je viens de vous dire que toutes les personnes qui réclament un référendum vont évidemment dans notre sens évidemment donc nous nous réjouissons que M. Mélenchon réclame un référendum mais il faut être conscient tout de même que M. Mélenchon persiste à défendre l'utopie d'un protectionnisme européen du même type que celui qui avait été exprimé par M. Montebourg pendant la campagne qui a été d'ailleurs totalement oublié par M.
Montebourg contre un portefeuille de ministres mais les solutions que nous proposons ne sont pas du tout les mêmes et les siennes continuent à entretenir l'illusion d'une union européenne qui pourrait fondamentalement changer qui pourrait fondamentalement changer les dogmes qui ont présidé et à son expansion et aux décisions qu'elle prend quotidiennement or objectivement je n'y crois pas voilà
je pense que la France
est dans une situation si grave M. Forcari que comme je l'ai dit à la fin de mon intervention le peuple a le devoir de se rassembler pour faire face à cet enjeu qui est un un enjeu dont dépend son avenir mais aussi évidemment l'avenir de nos enfants par conséquent je me réjouis de voir que Nicolas Dupont-Aignan évoluant semble-t-il sur ce sujet soit prêt aujourd'hui à entamer un dialogue avec le Front National je remarque d'ailleurs qu'un certain nombre de ces cadres qui sont obsessionnellement hostiles à notre formation sont en train de quitter le mouvement de M.
Dupont-Aignan ce qui peut-être facilitera effectivement ce dialogue donc se rassembler me paraît être effectivement une exigence pour les patriotes mais comme j'ai eu l'occasion de le dire je suis à la disposition de M. Dupont-Aignan s'il veut effectivement me rencontrer étant entendu que je crois que clairement les français m'ont accordé en quelque sorte le leadership de ce combat national compte tenu des résultats que j'ai enregistrés lors des dernières élections présidentielles pas encore M. Maître pas encore c'est assez récent vous l'admettrez
M. Faulkary
d'abord ce qui se passe au Parti Socialiste et ce qui se passe à l'UMP démontre que le Front National est le seul mouvement ayant un fonctionnement véritablement démocratique en France car lorsque l'on regarde les conditions de l'organisation de l'élection du président du Front National le vote direct des adhérents l'équilibre qui a été accordé à l'ensemble des candidats l'équilibre strict les moyens qui ont été accordés à chacun des candidats lors de cette compétition interne je trouve que le mouvement que je précide est irréprochable ça n'est évidemment pas le jugement que je porte sur l'UMP parce qu'enfin sans vouloir pencher d'un côté ou de l'autre l'organisation de ces élections interne est totalement biaisée pour s'en convaincre il suffit d'aller sur le site internet de l'UMP qui est intégralement à la gloire de monsieur Copé qui profite qui use et qui abuse de son poste de secrétaire général de l'UMP évidemment à son avantage et au détriment de l'ensemble des autres candidats lorsque l'on voit la manière dont les fichiers de l'UMP sont utilisés au bénéfice exclusif d'un seul des candidats en lice lorsque l'on voit la manière dont sont organisés le vote où d'après ce que j'ai cru comprendre il y aura une urne par circonscription pour essayer d'avoir le minimum de participation possible alors même que le vote électronique qui était autorisé sera maintenant interdit lorsque l'on voit et ça permettez-moi quand même de trouver cela piquant mais sur le fond elle n'a pas tort c'est pendant la campagne présidentielle qu'elle avait tort Mme Nathalie Cossus-Comorizet se plaindre de la manière de la difficulté qu'il y a à pouvoir obtenir les parrainages et indiquant sur BFM TV que c'est bien qu'il y ait des élections mais qu'il est bien aussi qu'il y ait des candidats j'avoue que ça m'a fait tout de même sourire parce que je me souviens des propos de Nathalie Cossus-Comorizet quand à un niveau permettez-moi tout de même beaucoup plus important que celui de l'élection interne d'un mouvement à savoir l'élection présidentielle j'exprimais les mêmes revendications elle les a balayées d'un revers de la main et considérait qu'il était tout à fait normal que quelqu'un qui représente près de 20% des français ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle mais il n'en demeure pas moins que tout cela démontre qu'il s'agit là d'un simulacre de démocratie et que les candidats qui s'opposent ou qui vont essayer ou qui vont parvenir à se présenter face à M.
Copé n'ont quasiment aucune chance compte tenu du déséquilibre évident des moyens qui sont mis à leur disposition ah ça n'est pas ce que je dis mais si j'étais adhérente UMP j'exprimerais très vivement la condamnation de cette organisation et je dénoncerais le déséquilibre évident qui existe dans cette compétition interne et qui encore une fois je crois affaiblira celui qui aura été élu dans ces conditions
très bien
c'est une victoire idéologique une fois de plus une nouvelle victoire idéologique pour le Front National puisque je vous rappelle la proposition que nous avions exprimé lors de la campagne présidentielle nous voulions supprimer toutes les aides sociales quelle que soit leur nature à ceux qui auraient été condamnés notamment en situation de récidive pour des faits je crois qui était comment dire qui justifiait une sanction jusqu'à un an de prison ferme bon par conséquent je suis heureuse de voir qu'à l'UMP les idées du Front National avancent j'ai cru remarquer d'ailleurs que c'était le cas aussi pour M.
Copé qui brutalement s'est exprimé pour la suppression de l'AME alors même que quelques jours avant l'ensemble des députés UMP avaient voté contre l'amendement déposé par Marion Maréchal Le Pen et par Gilbert Collard réclamant justement la suppression de l'AME
non non je crois pas
je ne crois pas M. Mestre parce que il y a encore une fois l'UMP a été au pouvoir et à chaque fois que l'UMP fait une proposition de ce style à chaque fois les français sont à même de réclamer ou en tout cas d'interroger l'UMP pour leur demander pourquoi est-ce qu'ils ne l'ont pas fait lorsqu'ils étaient au pouvoir pendant 5 ans pourquoi toutes les bonnes solutions qu'ils semblent exprimer aujourd'hui n'ont-elles pas été mises en oeuvre lorsqu'ils étaient au pouvoir voilà donc je pense que ça sert plus de faisceau éclairant l'absence de volonté et l'aspect politicien de la démarche de l'UMP qu'autre chose je vous rappelle d'ailleurs M.
Meys que sur cette affaire de l'AME à de multiples reprises M. Copé s'était exprimé dans un sens strictement inverse durant la campagne présidentielle indiquant qu'il était scandaleux de faire la proposition de suppression de l'AME qu'on allait laisser les clandestins dans des situations sanitaires épouvantables que tout ça était sur le plan humanitaire un véritable drame bon bah écoutez la rapidité avec laquelle il évolue nous rend plutôt optimistes
mais mon objectif
dans la démarche politique qui est la nôtre n'est pas d'obtenir de discuter avec l'UMP l'UMP a un problème fondamental sa base est en divergence avec sa direction voilà et cela dure depuis des années et des années c'était vrai sous Jacques Chirac ça l'a été durant 5 ans sous Nicolas Sarkozy et j'allais dire la brutalité du virage qu'a pris Nicolas Sarkozy en fin de campagne était manifestement justifiée justement par ce gouffre existant entre la volonté des adhérents et des électeurs de l'UMP et les actes de sa direction et si monsieur Copé aujourd'hui prend des accents qui pour qui souvent ressemblent bien souvent à ceux du Front National c'est pour tenter lui aussi de limiter ce gouffre mais je ne crois pas en la sincérité de monsieur Copé
non mais
monsieur vous savez ce qu'est ce racisme tout de même vous savez par qui il a été créé vous savez quel était son objectif enfin je veux dire tout cela a été analysé à de multiples reprises cette officine n'a jamais eu pour objectif de lutter contre le racisme ça c'est une vaste plaisanterie ça c'est ce qu'on a expliqué aux médias et au gogo la réalité de SOS Racisme c'était de de de servir de force de frappe pour lancer une opération de diabolisation d'un adversaire politique prometteur qui était le Front National son objectif était de culpabiliser les français pour empêcher tout débat sur l'immigration c'est ainsi d'ailleurs que SOS Racisme systématiquement considère que tout propos tenu visant à considérer que l'immigration n'est pas une bonne chose pour la France est raciste bon et permettez-moi mais SOS Racisme a obtenu de manière que je considère scandaleuse la possibilité de se constituer de lancer la procédure d'engager l'action publique dans un certain nombre de faits divers je remarque et vous ne pouvez pas ne pas le remarquer que jamais jamais ça veut dire pas une seule fois SOS Racisme ne s'est constitué partie civile auprès d'une victime qui avait été frappée violentée insultée pour être française ou pour être blanche pas une seule fois et d'ailleurs j'en veux pour preuve que lors des derniers incidents à Castres où des militaires ont été agressés au son de salles français et bien SOS Racisme ne s'est pas constitué partie civile SOS Racisme n'a pas fait un seul comment dire un seul communiqué ne s'est pas exprimé sur ce sujet bon par conséquent SOS Racisme est un organisme politique qui est manipulé par le parti socialiste depuis sa création c'est d'ailleurs pour ça que tous les dirigeants d'SOS Racisme ont terminé comme dirigeants du parti socialiste je crois que la nomination de monsieur Harlem Désir a un objectif très clair c'est de correspondre aux conclusions du Syntec Terra Nova qui considère qu'il faut abandonner il faut que le parti socialiste abandonne les classes populaires et pour tenter d'obtenir le vote des français d'origine étrangère et si possible d'ailleurs obtenir le droit de vote des étrangers pour accumuler au vote des français d'origine étrangère le vote également des étrangers qui auraient ainsi obtenu le droit de vote ah non les adhésions se portent très bien merci mais je ne peux pas vous donner de points précis nous avons été frappés en revanche d'une tendance qui est plutôt comment dire historiquement nouvelle et qui consiste à avoir monté les adhésions après une séquence électorale majeure comme les élections présidentielles et les élections législatives avoir monté à enregistrer une vague d'adhésions au mois d'août alors qu'en règle générale le mois d'août est un mois extrêmement creux en matière d'adhésion et ceci correspond à ce que nous ressentons sur le terrain à savoir que ceux qui nous rejoignent et bien sont très désireux de participer activement dans les mois et les années à venir au développement du Front National et les élections loin d'avoir d'être considérées comme une déception par nos militants et par nos électeurs ont servi plutôt de booster ce qui prouve que nos électeurs et nos militants considèrent ces 18% non pas comme une arrivée mais comme un socle comme un départ bien écoutez je vous remercie de votre présence de vos questions
Marine Le Pen