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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 janvier 2026 89 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'intégrale du vendredi 16 janvier

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 55 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France a besoin d'un budget ?

  • 10:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que les socialistes peuvent encore aboutir à un accord sur le fond ?

  • 13:54OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui légitime cette commission d'enquête ?

  • 15:57OuverteRéponse directe

    Où est-ce qu'il faut tracer la limite dans l'investissement de ces hommes d'affaires ?

  • 17:26RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous permet de penser que Pierre-Édouard Sterrin viendra à vos convocations ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous auriez souhaité que le texte de Colombes-Bruxelles soit voté au Sénat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu renonce au vote sur le budget et se donne jusqu'à mardi pour trancher la méthode 49.3 ou ordonnance. »
  • 2:16IntervenantFait
    « Malgré la volonté constante du gouvernement de créer les conditions d'un vote sur le projet de loi de financement de l'État pour 2026, nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu. »
  • 2:39PrésentateurFait
    « Le 49-3, et effectivement, au bout de 70 jours, il y a cette option d'ordonnance qui est une option qui n'a jamais été utilisée. »
  • 3:28IntervenantFait
    « Le gouvernement, parce qu'il était capable de faire passer un texte qui est minoritaire, joue avec le Parlement de manière éhontée. »
  • 4:54Locuteur non identifiéFait
    « L'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France. »
  • 5:37PrésentateurFait
    « L'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado a dit avoir offert à Donald Trump la médaille de son prix Nobel de la paix lors de leur rencontre hier à la Maison Blanche. »
  • 12:49PrésentateurChiffre
    « Pierre-Édouard Sterrin est une des 100 plus grandes fortunes françaises. »
  • 13:16PrésentateurChiffre
    « Ce projet Périclès, 150 millions d'euros sur les 10 prochaines années pour promouvoir des valeurs clés de l'extrême droite. »
  • 21:54InvitéChiffre
    « Elles sont 140 000. »
  • 26:40InvitéChiffre
    « 93% des AESH sont des femmes. »
  • 34:30InvitéChiffre
    « Le budget de la défense allemande est de 86 milliards d'euros, le nôtre est à 50. »
  • 37:17PrésentateurFait
    « le président s'est engagé lors du sommet de l'OTAN à ce que la France dépense 3,5% puis 5% de son PIB en faveur de la Défense »
  • 40:35PrésentateurFait
    « Macron is too weak »
  • 44:08PrésentateurFait
    « il existe sur l'île du Groenland une base américaine où il y a 150 ou 200 soldats américains »
  • 49:42PrésentateurFait
    « la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011 »
  • 50:36PrésentateurChiffre
    « à Tiananmen selon les renseignements ça varie entre 1000 ou jusqu'à plus de 10 000 morts »
  • 58:20Locuteur non identifiéChiffre
    « une campagne coûte 1,14 euros par habitant »
  • 1:07:50Tam TranuFait
    « Une ordonnance budgétaire et effectivement ça serait une première absolue »
  • 1:07:55Tam TranuFait
    « c'est l'article 47 de la Constitution qui prévoit l'ordonnance »
  • 1:08:31Tam TranuFait
    « normalement le texte qui devrait passer ça doit être le projet de loi initial du gouvernement »
  • 1:09:25PrésentateurFait
    « le gouvernement essaye de faire passer son texte en engageant sa responsabilité »
  • 1:14:06Emmanuel GrégoireFait
    « le gouvernement peut y intégrer toute une série d'amendements »
  • 1:20:51PrésentateurChiffre
    « en 2025 c'était fixé à 8 milliards »
  • 1:20:58PrésentateurFait
    « ils avaient réussi à trouver un accord avec le parti socialiste pour le fixer à 6,3 milliards »
  • 1:24:47Christophe GomartFait
    « il annonce Warby et Torby qu'il a doublé la loi de programmation militaire »
  • 1:27:46PrésentateurChiffre
    « il était tombé ce jour-là 1224 piscines olympiques selon les estimations des religieuses »
  • 1:27:51PrésentateurChiffre
    « 500 000 euros de dégâts »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité15 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Intervenant3 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver ce vendredi 16 janvier pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu renonce au vote sur le budget et se donne jusqu'à mardi pour trancher la méthode 49.3 ou ordonnance. Quel sera le choix du Premier ministre et avec quelles conséquences on va analyser tout ça avec nos experts, nos éditorialistes Arnaud Benedetti et Tam Tranui seront avec nous dans une heure.

Cette méthode forte peut-elle être un motif de censure pour le Parti Socialiste ou vont-ils trouver un accord avec Sébastien Lecornu ? On pose la question dans quelques instants à la sénatrice PS de Paris, Colombre-Brucel, qui est notre invitée. La France envoie des soldats au Groenland dans le cadre d'une mission européenne et Donald Trump maintient ses velléités sur le territoire. L'Union européenne peut-elle faire le poids face au président américain et à quel prix ? Dans une demi-heure, nous recevrons le député européen LR Christophe Gomart, l'ancien chef du renseignement militaire.

Et puis à la une de nos régions, nous vous emmènerons au cœur du nuit avec les agents chargés de l'entretien des routes afin d'éviter que la neige ne paralyse les automobilistes. On prendra la direction de la Savoie. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Quentin Calmet. Bonjour Aurienne. Ravi de vous retrouver ce vendredi. Mais ravi Quentin. Alors à la une de ce vendredi, 16 janvier, on disait Sébastien Lecornu, qui renonce donc à faire passer le budget par un vote. Exactement. Les débats qui avaient repris mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Mais aucun compromis ne se dessinait entre les forces politiques. Pire, les votes devenaient incohérents. Alors 49-3 ou ordonnance ? Et sur quel budget in fine ? Réponse dans la journée. Explication de Jérôme Rabier. Le gouvernement dit stop au débat budgétaire à l'Assemblée. Par la voix du ministre des Relations avec le Parlement, Sébastien Lecornu, a décidé d'interrompre les débats qui devaient se poursuivre vendredi puis lundi.

2:16
Intervenant

Malgré la volonté constante du gouvernement de créer les conditions d'un vote sur le projet de loi de financement de l'État pour 2026, nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu.

2:30
Présentateur

Quelques heures plus tôt, Amélie de Montchalin avait dû préciser en séance les deux options sur la table pour que la France ait un budget en 2026. Le 49-3, et effectivement, au bout de 70 jours, il y a cette option d'ordonnance qui est une option qui n'a jamais été utilisée, mais qui pour autant est une option que le gouvernement pourrait activer. Le gouvernement estime que c'est l'opposition du RN et de LFI qui empêche tout avancer. Mais le RN a accusé Matignon de mensonges pour masquer son incapacité à rassembler une majorité. Ce n'est pas la faute du groupe RN et de l'UDR et ses 140 députés. Ce n'est pas la faute des Insoumis et de leurs 70 députés.

C'est parce que la majorité absolue du PS jusqu'au LR est incapable de se mettre d'accord sur un budget. Même critique de l'autre côté de l'hémicycle, où le président de la commission des finances a dénoncé un jeu de guppe.

3:28
Intervenant

Le gouvernement, parce qu'il était capable de faire passer un texte qui est minoritaire, joue avec le Parlement de manière éhontée. Le Premier ministre doit prendre la parole dans la journée pour présenter des mesures de compromis

3:40
Présentateur

qui seront retenues soit dans les ordonnances, soit dans le texte qui passera avec le 49-3, avec le risque de se faire censurer par l'Assemblée nationale. Les agriculteurs qui maintiennent leurs actions alors que le Mercosur sera signé demain. Voilà, la colère des agriculteurs qui s'est encore exprimée hier avec des actions à Lyon, Dunkerque, mais aussi en Meurthe-et-Moselle. On a pu lire des slogans qui s'en prenaient à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Ursula, tu nous mets sur la paille. Et alors qu'effectivement, le traité de libre-échange doit être signé samedi au Paraguay.

Donald Trump maintient son objectif au Groenland malgré l'envoi de soldats européens. Voilà la porte-parole de la Maison-Blanche qui a déclaré hier que le déploiement de troupes européennes n'avait aucun impact, je cite, sur l'objectif du président américain Donald Trump d'acquérir le territoire autonome danois. De son côté, le ministre des Affaires étrangères du Danemark a répondu qu'il était hors de question que les États-Unis acquièrent le Groenland. Emmanuel Macron appelle à réaccélérer le réarmement. Voilà le président de la République qui présentait ses voeux aux armées hier. Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite, il faut faire plus fort.

C'est ce qu'a déclaré le chef de l'État sur la base aérienne d'Istre dans les bouches du Rhône. Et alors que se tenait hier matin un conseil de défense à l'Élysée consacré à la situation justement au Groenland et aussi en Errand. Écoutez un extrait du discours du président de la République hier.

5:02
Locuteur non identifié

L'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France. Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort. Cela suppose que la nation consente à des efforts à la mesure de notre rude époque.

5:30
Présentateur

Et puis l'opposante vénézuélienne Machado offre sa médaille de son prix Nobel de la paix à Donald Trump. Voilà tout à fait. L'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado a dit avoir offert à Donald Trump la médaille de son prix Nobel de la paix lors de leur rencontre hier à la Maison Blanche. Elle dit l'avoir fait en reconnaissance de son engagement en faveur de la liberté. Le président Trump qui a posté un message sur ses réseaux sociaux. J'ai eu le grand honneur de rencontrer aujourd'hui Maria Corina Machado du Venezuela. C'est une femme admirable, a-t-il écrit, qui a traversé tant d'épreuves. Maria m'a remis son prix Nobel de la paix pour le travail que j'ai accompli.

Quel geste magnifique de respect mutuel. Merci Maria. Merci Quentin. Tout de suite, on va parler de la commission d'enquête de Colombes-Bruxelles. Bonjour Colombes-Bruxelles. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, sénatrice socialiste de Paris. Vous lancez donc une commission d'enquête dite terrain du nom du milliardaire français, promoteur des idées d'extrême droite. On va en parler. Vous allez nous expliquer ce choix et ce que vous en attendez. Mais d'abord, on commence comme tous les jours par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. On va les regarder ensemble la une de Ouest-France. Le Groenland sous tension.

La pression est montée d'un cran sur l'île convoitée par Donald Trump après le déploiement de militaires européens dans la nuit de mercredi à jeudi. La deuxième une, c'est celle de l'Ardennais. Des épiceries contraintes de fermer la nuit pour résoudre un problème de sécurité. Charleville-Mézières interdit depuis hier des épiceries dans certains quartiers. Du jeudi au samedi, la ville de Montpellier et son maire socialiste, Michael Delafosse, ont pris par ailleurs la même décision. Et puis la dernière une, c'est celle du Dauphiné. Se faire élire maire, combien ça coûte ? Tract, espace publicitaire, local de campagne. Se faire élire maire n'est pas donné.

En 2020, il fallait une moyenne de 1,14 euros par habitant pour devenir maire d'une commune de plus de 9000 habitants. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

7:19
Invité

J'ai envie de vous parler de la première parce qu'on voit bien à quel point l'actualité internationale et les tensions du monde, elles fragilisent tout et elles nous fragilisent comme citoyens, comme personnes engagées, comme élus. Voilà, on est évidemment dans un monde où les menaces sont réelles, concrètes et qui finalement nous entraînent dans un certain nombre de choix qui sont des choix de raison. On va parler budget dans peu de temps. Comment ne pas faire le lien entre le fait qu'on a besoin d'avancer sur la loi de programmation militaire et le Groenland sous tension. Donc, les deux autres, évidemment, elles sont chères à mon cœur parce que les élections municipales commencent.

Et donc, comme toute militante, toute élue, c'est un sujet qui m'occupe et me passionne. Et on va parler des municipales à Paris. Voilà, mais je crois que le Groenland sous tension, c'est…

8:12
Présentateur

Mais ça veut dire que la situation internationale, elle a un impact lorsque vous votez au Parlement, y compris sur des textes nationaux ? Évidemment, évidemment.

8:20
Invité

Enfin, on ne peut pas faire comme si la France était dans une bulle en dehors des tensions du monde. Et donc, oui, évidemment, ça pèse. Ça pèse sur nous, les élus, lorsque nous votons. Mais ça pèse vraiment sur chaque Français qui, aujourd'hui, ressent cette tension. Ça fait déjà plusieurs années que la guerre est à nos portes avec l'agression contre l'Ukraine par la Russie. Et on voit bien que ça a des impacts, y compris dans la vie quotidienne des uns et des autres. Mais là, voilà, c'est une étape supplémentaire. Les désordres du monde, ils ne sont pas loin de nous.

8:53
Présentateur

Et on va justement parler du budget, puisque Sébastien Lecornu et le gouvernement ont donc annoncé hier soir renoncer à un vote sur le budget. Nous, nous éloignons définitivement d'un texte de compromis acceptable par une majorité de députés. C'est ce qu'a dit le gouvernement. Est-ce qu'il a raison de renoncer au vote ? Ou est-ce qu'on est dans une impasse ?

9:10
Invité

Finalement, la question, c'est est-ce que la France a besoin d'un budget ? Je le crois. Je le crois. Je vais vous prendre un autre exemple. Il y a un concours pour les enseignants qui doit être organisé d'ici quelques mois. Une réforme de la formation des enseignants pour lutter contre la crise des vocations. Pour ou contre, là n'est pas le sujet. Aujourd'hui, tout est gelé parce qu'il n'y a pas de budget. Et des étudiants qui se sont engagés dans ce parcours de formation, qui veulent passer le concours pour devenir enseignants, ne savent pas si ce concours aura lieu parce que ça nécessite la création de postes budgétaires. Aujourd'hui, on a besoin d'un budget.

Alors, est-ce que ce budget est bon ? Non. Il est mauvais pour les Français. Il n'est pas bon pour le pouvoir d'achat. Il n'est pas bon pour la protection des Français. Et du coup, la question, c'est sur quoi est-ce que le Premier ministre est prêt à avancer pour que ce budget, sans être un budget de gauche, à tous les sénateurs LR qui nous ont expliqué que le Parti socialiste avait pris le pouvoir sur le budget, si seulement, si seulement, chers collègues, ce n'est pas un bon budget. Mais si, au moins, on peut avoir un budget qui protège les Français, qui aille chercher les ressources là où elles ont, car elles existent dans notre pays.

Et oui, on peut faire contribuer ceux qui, aujourd'hui, sont les plus riches.

10:27
Présentateur

Mais ça veut dire que vous validez son choix de ne pas passer par le vote du Parlement, qui semblait de toute façon impossible, mais de passer par 49-3 ordonnances.

10:34
Invité

On a toujours plaidé pour que les parlementaires fassent leur travail. Et on y a contribué, comme socialistes, que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat, dans un contexte de radicalité de nos collègues de la droite sénatoriale un peu stupéfiants. On y a contribué. Et les collègues à l'Assemblée, ils contribuaient encore il y a quelques heures. On n'est pas Premier ministre. C'est à Sébastien Lecornu de prendre les décisions qu'ils imposent. Moi, j'avoue que, sur la question des ordonnances, je suis un peu heurtée. Un budget par ordonnance, c'est quand même un pas vraiment supplémentaire vers le fait qu'on enlève des pouvoirs au Parlement.

Mais un peu heurtée au point d'appeler à une censure du Parti Socialiste ? Que le Premier ministre propose, propose sur le fond. La question, finalement, et c'est la question pour les Français, ce n'est pas tellement de savoir quel est le moyen. Moi, je vous dis, sur les ordonnances, je suis un peu heurtée. Mais la question, c'est à quoi servira ce budget ? Et ce budget, il doit protéger les Français en termes de pouvoir d'achat, contre l'inflation, contre la précarité, parce que ce sont ça les sujets qui existent.

11:36
Présentateur

Ça veut dire que les socialistes peuvent encore aboutir à un accord sur le fond ?

11:39
Invité

En tout cas, nous, on a fait depuis le début des propositions. Depuis la fin du mois d'août, nous contribuons, nous proposons, nous essayons. Donc le compromis est encore possible ? Écoutez, en tout cas, moi, je souhaite qu'on puisse continuer à avancer. Ce ne sera pas un budget de gauche, mais il ne faut pas que ce soit un mauvais budget.

12:00
Présentateur

On va parler de l'actualité du Sénat. Vous et le groupe socialiste Colomb-Rossel est à l'origine d'une nouvelle commission d'enquête qui a été annoncée cette semaine. Elle est déjà surnommée, Quentin, commission d'enquête, terrain. Voilà, officiellement, cette nouvelle commission d'enquête entend travailler sur, je cite, « les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droits privés et les risques en matière d'influence et d'absence de transparence financière ». Mais l'idée est donc d'expertiser le poids des certaines fondations privées dans la sphère politique.

Colomb-Rossel, vous l'avez dit au moment de la présentation de la commission d'enquête à la presse, Ceux qui vous intéressent particulièrement, ce sont les activités de Pierre-Édouard Sterrin. Et Quentin, qui est Pierre-Édouard Sterrin et pourquoi la gauche sénatoriale s'intéresse à ces activités ? Pierre-Édouard Sterrin est une des 100 plus grandes fortunes françaises. Il est très discret. Nous disposons de très peu d'images de lui, même sur les banques d'images de l'AFP, etc. Il a bâti sa fortune grâce au coffret Smartbox. Depuis 2024, on sait que cet entrepreneur a mis en place un projet, une forme d'union des droites sur une ligne conservatrice.

Le journal L'Humanité, qui a ainsi révélé en juillet 2024, ce projet Périclès, 150 millions d'euros sur les 10 prochaines années pour promouvoir des valeurs clés de l'extrême droite, servir et sauver la France. Ce sont des citations du projet qui était donc paru dans le journal L'Humanité au mois de juillet 2024. Le journaliste de L'Humanité, il s'appelle Thomas Le Maillet, qui a expliqué que le plan prévoit aussi la constitution de baromètres, d'observatoires, éventuellement l'achat d'un institut de sondage. Ils utilisent pour le moment un observatoire financé directement par Périclès, qui s'appelle Hexagone.

Il consiste en fait à utiliser des sondages, les commander pour orienter le débat public dans un certain sens. Alors, Colombes-Bruxelles, qu'est-ce qui légitime, selon vous, cette commission d'enquête ? Qu'est-ce que vous cherchez exactement avec ces travaux ?

14:02
Invité

Votre présentation, elle montre bien à quel point, sous couvert de financement d'un certain nombre de politiques publiques, c'est en fait l'organisation, le financement de la prise du pouvoir par l'extrême droite dans les années qui viennent, et notamment en 2027, qui est dans la tête. Et pas que dans la tête, puisqu'elle a été révélée par un certain nombre de vos cofrères, et notamment l'humanité, avec ce fameux plan Périclès.

Et on voit à quel point des politiques publiques, je pense à l'éducation, je pense à la culture, je pense au patrimoine, je pense au soutien à la vie associative, sont aujourd'hui, parce qu'il y a une perte de financement public de la part de l'État ou des collectivités, et bien cette perte de financement est en train d'être comblée par toute cette galaxie autour de Poyer-Edouard Sterrin, non pas pour accompagner des associations, soutenir des projets culturels, soutenir le patrimoine de proximité, mais avec un agenda caché, avec une visée politique. Et on veut faire de la transparence là-dessus.

La transparence, c'est le mot-clé, parce que d'abord la transparence, c'est la démocratie, mais aussi parce qu'on a vu à quel point, par exemple, des élus ont découvert stupéfait, cet été, que des fêtes de villages chez eux étaient financées par la galaxie Sterrin. Et découvrant ça, ils ont refusé ces financements, mais quand ils les ont demandés et obtenus, ils ignoraient totalement que c'était des financements à visée politique. Et de la même façon, on a plusieurs centaines de villes qui ont ouvert les portes de leurs écoles pour qu'une association qui, sous couvert de faire du civisme avec les élèves de CM2, était là aussi financée par la galaxie Sterrin.

Et des maires ont découvert qu'ils avaient ouvert les portes des écoles à des gens dont l'objectif n'était pas du tout de faire du civisme avec les élèves, mais de poursuivre un projet politique. Et donc, on veut faire de la transparence là-dessus, parce que sans transparence, il n'y a pas de démocratie.

15:57
Présentateur

Mais donc, ça pose la question plus large des investissements de ces hommes d'affaires. Où est-ce qu'il faut tracer la limite dans l'investissement dans la sphère publique ? Pourquoi s'en prendre particulièrement à M. Sterrin quand il y a d'autres hommes d'affaires, parfois de gauche, qui pourraient aussi investir dans la sphère publique ?

16:12
Invité

Vous l'avez noté, dans l'intitulé de la commission d'enquête, nous n'avons pas souhaité nous limiter quelque part à la galaxie autour de Pierre-Édouard Sterrin, même si, bien entendu, c'est un sujet sur lequel nous voulons, nous souhaitons et nous allons travailler. Mais il peut exister, en effet, d'autres types de fondations, avec, de la même façon, un agenda politique. Le sujet, ce n'est pas le financement privé.

Le sujet, ce n'est pas les fondations, parce que tant qu'on est dans un accompagnement, dans un cadre républicain et démocratique, tant qu'on est dans le soutien à l'intérêt général, mais ma foi, heureusement que ce pays s'est activé plusieurs leviers d'accompagnement, et moi-même, comme élue locale, j'ai mille fois travaillé avec des associations sur comment des financements pourraient être mis à profit de fondations démocratiques républicaines et qui œuvrent pour l'intérêt général. Donc, là, n'est pas le sujet.

Par contre, celles et ceux dans des galaxies ultra-réactionnaires qui ont des agendas politiques, qui sont des agendas de prise de pouvoir par l'extrême droite, doivent être dénoncés, mais surtout, la clarté doit être faite, parce que, sans transparence sur les financements, on n'a pas de démocratie, je le répète.

17:24
Présentateur

Les députés ont tenté, l'année dernière, déjà, d'auditionner Pierre-Édouard Sterrin, mais ça a été sans succès. Voilà. C'était l'encadre d'une autre commission d'enquête, celle sur l'organisation des élections en France. Il y avait eu toute une série d'échanges entre la commission d'enquête présidée alors par le député macroniste Thomas Cazenave et le milliardaire. Finalement, Pierre-Édouard Sterrin avait refusé par deux fois de répondre à une convocation d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Voyez ce moment, nous sommes le 14 mai dernier, en 2025, quand les députés découvrent l'absence le jour de sa convocation.

Ce matin, vous le notez, chers collègues, je suis forcé de constater son absence. Et je déplore cette absence, parce qu'il y a, autant le dire, derrière ces échanges nourris et ces allers-retours depuis maintenant plus d'un mois, ce que je qualifierais d'une manœuvre dilatoire de la part de M. Sterrin.

18:19
Intervenant

Je rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 dispose que toute personne dont une commission d'enquête a jugé l'audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée. La personne qui ne comparait pas est passible de deux ans d'emprisonnement de 7500 euros d'amende.

18:38
Présentateur

Voilà, on l'a vu, le plan sur la chaise vide à ce moment-là dans la salle de la commission. Mais donc, on l'a entendu, il n'est pas possible normalement pour une personne de refuser d'être auditionné par une commission d'enquête, Pierre-Édouard Sterrin, qui a même été entendu mi-novembre par la police judiciaire dans le cadre donc d'une enquête ouverte après ce double refus. Qu'est-ce qui vous permet de penser, Colombe-Brossel, que Pierre-Édouard Sterrin viendra à vos convocations ? Parce qu'on imagine que vous allez forcément le convoquer devant votre commission d'enquête. Vous pouvez nous l'annoncer.

19:07
Invité

Lui et d'autres, et nous allons faire un travail sérieux de commission d'enquête. On a choisi la modalité commission d'enquête parce que, justement, ça donne des pouvoirs. Pouvoir de convocation, de pouvoir de contrôle sur cité, sur pièce. Et j'ai, comme vous, noté qu'au mois de novembre, eh bien, l'ensemble de l'institution judiciaire avait rappelé à M. Sterrin qu'il avait des obligations.

19:32
Présentateur

Vous pensez que cette convocation, c'était ça ? C'était un petit coup de semence pour lui dire vous devez y aller maintenant si vous êtes convoqué ?

19:37
Invité

Ah ben oui, c'est la loi. Et en fait, tout le monde doit répondre à la loi.

19:41
Présentateur

Pierre-Édouard Sterrin qui dit crainte pour sa sécurité. Qu'est-ce que vous pensez de ces refus ? Est-ce qu'il faut y voir une lecture politique ?

19:48
Invité

J'ai toute confiance dans le ministère de l'Intérieur pour savoir protéger M. Pierre-Édouard Sterrin lorsqu'il doit se rendre à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Vraiment, j'ai toute confiance dans l'effet. C'est une défiance

19:57
Présentateur

envers la démocratie parlementaire, vous le croyez ? Mais bien sûr.

20:00
Invité

Mais bien sûr, c'est cela. Et je le redis, pour nous, vraiment, ce qui est important, c'est que là, on a un sujet qui est profondément démocratique.

Et quand des forces organisées avec un projet de prise de pouvoir par l'extrême droite s'organisent pour venir, finalement, mailler le territoire avec des financements qui devraient être des financements publics, mailler le territoire sur des sujets qui ne sont pas anodins, pourquoi c'est la culture, pourquoi c'est l'éducation, pourquoi c'est le patrimoine, pourquoi c'est la vie associative et d'autres, parce que c'est ce qui nous permet de faire sens dans une société, c'est ce qui permet de fabriquer du commun, c'est ce qui permet de fabriquer des imaginaires.

Et nous, nous nous revendiquons républicains et démocrates et nous voulons, avec l'ensemble des républicains et démocrates, pouvoir travailler sur ce sujet. La presse a fait un travail extraordinaire. De nombreuses enquêtes ont été faites et sont en cours. Maintenant, à nous de continuer ce travail et d'en tirer éventuellement, c'est aussi à ça que sert une commission d'enquête, des évolutions qui devront être ou pas de nature législative.

21:04
Présentateur

Autre actualité du Sénat qui vous concerne, c'est la semaine dernière, où vous avez été examiné votre texte sur les AESH, ce sont ses accompagnants pour les enfants en situation de handicap. Le but de votre texte était de créer un choc d'attractivité en fonctionnarisant ces AESH. Il en manque 50 000 accompagnants à la rentrée scolaire. Le texte a été rejeté. Est-ce que vous vous attendiez à ce rejet ?

21:25
Invité

Quelle occasion manquait ? Hier, les AESH étaient en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et la précarité et leurs rémunérations. Elles sont aujourd'hui sous le seuil de pauvreté en rémunération. Elles demandent toutes, toutes les organisations syndicales et les collectifs d'accompagnants des enfants en situation de handicap demandent à être titularisées en catégorie B. Elles sont 140 000. C'est le deuxième métier de l'éducation nationale et elles sont aujourd'hui à temps partiel dans des situations précaires à courir à droite à gauche pour accompagner un nombre qui devient trop important d'enfants. On proposait une solution.

On proposait d'en discuter, y compris sur les modalités et ça a été sèchement balayé d'un revers de la main parce que, oui, ça coûte cher. Ah oui, c'est vrai, en effet, titulariser les AESH, ça coûte cher. Mais enfin, est-ce que c'est un coût quand on voit ce qu'elles rendent à la société en accompagnant les enfants en situation de handicap ? Nous ne le pensions pas. Donc, une occasion manquée qui n'a rien réglé surtout parce qu'il n'y a aucun des sujets posés sur le manque d'attractivité, la faiblesse des rémunérations, la précarité qui a été réglée par ce vote de la majorité sénatoriale et du gouvernement.

22:47
Présentateur

Et on va voir comment les maires gèrent ces pénuries d'AESH. On va dans les Hauts-de-Seine. Bonjour Antoine-Johen, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes adjoint au maire de Châtillon en charge de l'éducation, co-président de la commission éducation à l'Association des maires de France. Comment vous gérez cette pénurie d'AESH puisque le problème se pose évidemment pour de nombreux maires ?

23:08
Locuteur non identifié

Bonjour. Oui, absolument. C'est un sujet qui est à la fois double parce qu'il y a une pénurie et une problématique sur les temps scolaires évidemment en premier lieu. Et alors pour faire face aux différentes pénuries, au manque d'AESH ou en tout cas à cette instabilité puisqu'on a aussi beaucoup de départs en cours d'année d'AESH, eh bien on relance, on relance l'État parce que c'est une compétence aujourd'hui de l'État et c'est à l'éducation nationale de répondre à ces besoins.

Lorsque ces absences se font en maternelle, parfois ce sont les collectivités directement et donc les communes qui se substituent et qui pallient à cette carence de l'État, ça peut être en mettant à disposition une ADSEM supplémentaire par exemple dans la classe où il manque un ou une AESH et donc c'est vrai que ça a un coût aussi financier mais qui est assumé aujourd'hui par les communes et c'est aussi un enjeu sur le temps de la pause méridienne puisque depuis 2014 et la loi Vial qui prévoit le financement par l'État et la rémunération par l'État des AESH sur le temps de la pause méridienne, force est de constater que cette loi n'est pas réellement appliquée aujourd'hui dans nos territoires et là je peux parler au nom de l'ensemble des maires puisque nous avons reçu encore un courrier à l'AMF de l'association des maires de Seine-Maritime cette semaine pour nous dire la difficulté qu'il y a rencontré au quotidien sur ce temps de pause méridienne pour justement avoir des AESH.

Je prends l'exemple sur ma commune, on a 90 enfants aujourd'hui qui nécessitent un accompagnant scolaire, un seul dispose de son AESH sur le temps de la pause méridienne. C'est clairement insuffisant évidemment et donc c'est la collectivité, c'est la commune qui pallie à ce manque en recrutant toujours aujourd'hui des AESH. De plus en plus de communes font le choix d'envoyer entre guillemets la facture à l'État via le préfet par exemple ou via le directeur académique pour montrer et pour dénoncer aujourd'hui le manque d'application de cette loi. Mais la sénatrice...

25:00
Présentateur

Antoine Joël, pardon, mais est-ce que vous auriez souhaité du coup que le texte de Colombes-Bruxelles qui vise à fonctionnaliser les AESH soit voté au Sénat ?

25:08
Locuteur non identifié

Disons qu'en tout cas ce texte a le mérite de proposer une solution parce qu'aujourd'hui le constat il est partagé. La sénatrice le disait il y a quelques instants, une grande précarité, une rémunération très faible. Je peux ajouter aussi l'absence ou en tout cas la très faible formation des AESH aujourd'hui qui ne sont pas assez accompagnées. les conditions de travail aujourd'hui c'est effectivement un ou une AESH peut être affectée à plusieurs enfants, trois, quatre. Moi sur ma commune j'ai une AESH qui est dans quatre écoles tout au long de la semaine pour suivre plusieurs enfants et c'est des conditions de travail très difficiles. Donc le constat il est partagé.

Le manque d'AESH, vous le disiez, 50 000 cette année, en tout cas la rentrée 2025. Donc le constat il est partagé. Le texte proposait une solution, alors on peut en discuter, mais en tout cas c'est vrai que ça répondait à différentes problématiques listées. En proposant ce statut de fonctionnaire, ça répondait sur les questions de précarité, sur les questions de temps de travail, en proposant des temps pleins notamment, donc sur la rémunération aussi évidemment. Et ça répondait aussi aux questions de formation puisque les fonctionnaires disposaient de différents outils pour pouvoir être accompagnés dans leur formation tout au long de leur parcours professionnel.

Donc ce texte certes avait un coût pour le budget de l'État, c'est une certitude, mais il répondait en tout cas aux enjeux, en tout cas à mon sens, sur ces questions-là de manque de recrutement et d'attractivité du métier d'AESH aujourd'hui.

26:30
Invité

Que vous pensez ? Je crois que vous avez tout dit chers collègues et je vous en remercie. Je n'ai plus rien à dire. Non mais voilà, rappelons-nous, 93% des AESH sont des femmes. Leur rémunération moyenne c'est sous le seuil de pauvreté. Alors en zone urbaine, ça peut être 4 enfants suivis, mais enfin en zone rurale, c'est parfois 8, 9, 10 enfants accompagnés. Et aujourd'hui, l'école inclusive, elle accompagne mal les enfants. Donc si on tient, et je crois que nous y tenons tous, au fait que l'école inclusive soit une réalité, on ne pourra pas mieux accompagner les enfants en situation de handicap si on ne déprécarise pas les AESH. Il faut avancer, il faut continuer.

Et alors nous, on ne lâchera rien.

27:18
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Antoine Joën d'avoir été avec nous, adjoint au maire de Châtillon et président de la commission éducation de l'Association des maires de France. On va terminer en parlant de la campagne des municipales à Paris, Colombes-Bruxelles. Et pour ça, on va aller voir Jacques Paquiez. Bonjour Jacques. Merci d'être la directrice de la rédaction du journal du Grand Paris. Jacques, on va parler donc municipale à Paris et pour commencer, des conséquences de la réforme de la loi du Paris-Lyon-Marseille qui modifie le mode de scrutin.

27:43
Intervenant

Bonjour Madame la Sénatrice, je vais vous demander comment vous analysez l'impact qu'aura cette réforme sur le scrutin parisien, en l'occurrence, qu'on dit très incertain, notamment à cause de cette réforme. Je le rappelle en un mot, cette réforme dissocie désormais l'élection de la maire ou du maire de Paris de celle des maires d'arrondissement. Auparavant, on élisait les maires d'arrondissement, les conseils d'arrondissement et puis une partie de ses élus allait siéger au Conseil de Paris qui lui-même désignait le maire.

Certains observateurs avisés de la politique parisienne semblent estimer que Rachid Alati en tient davantage compte qu'Emmanuel Grégoire en allant elle-même sur les terres de l'Est parisien, traditionnellement à gauche, chercher les électeurs de droite, alors qu'Emmanuel Grégoire le ferait moins dans l'autre sens. Je voulais simplement savoir comment vous analysez l'impact, comme je vous le disais, de ce scrutin, de cette réforme sur le scrutin à venir.

28:45
Invité

Bonjour d'abord et avec l'immense respect que j'ai pour vous, il était assez évident en vous entendant de voir à quel point cette réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille elle était compliquée à expliquer parce qu'en fait elle n'a aucun sens pour les parisiennes et les parisiens qui vont voter comme tous les habitants au municipal pour savoir quels seront les projets qui leur seront proposés en termes de vie quotidienne car les parisiens sont également des habitants et donc comme tous les habitants et bien ils vont se prononcer sur un projet municipal celui qui va répondre aux questions qui sont posées au municipal et on voit bien à quel point cette loi d'exception qui a été adoptée par une coalition assez baroque de partis qui ne sont généralement pas d'accord entre eux pour les nommer les macronistes la France Insoumise et le Rassemblement National elle est un peu difficile à expliquer aux parisiens et donc Emmanuel Grégoire qui est tête de liste pour la gauche unie à Paris et bien lui il fait campagne sur à quoi ça sert finalement que la gauche reste majoritaire à Paris ça sert à protéger les parisiens en termes de logement ça sert à protéger les parisiens des quartiers populaires et à leur permettre de vivre à Paris parce que oui nous considérons qu'un Parisien du 19ème il a autant de droits qu'un Parisien du 16ème et c'est à ça que ça sert d'avoir une équipe de gauche à Paris à continuer à transformer la ville on a besoin de continuer à végétaliser à apaiser cette ville et être maire de Paris c'est pas être maire uniquement d'un territoire c'est être maire aussi d'un idéal d'une envie Paris est la capitale de la France Paris c'est une ville refuge pour tous ceux qui et on le voyait dès le début de l'émission qui ont besoin de liberté et fuient l'oppression oui Paris c'est une ville de valeur et donc nous nous battrons pour que cette forme de coalition on verra si elle sera électorale en tout cas dans les têtes de la droite et de l'extrême droite ne soit pas en responsabilité à Paris parce que ça serait un drame pour Paris et pour les parisiens

30:48
Présentateur

mais est-ce que quand vous voyez les sondages qui laissent entrevoir la possibilité d'un basculement à droite de Paris vous êtes inquiète ?

30:55
Invité

moi je suis déterminée et je fais campagne parce qu'en fait c'est comme ça que ça fonctionne parce que les parisiennes et les parisiens ne veulent pas se faire déposséder de cette élection ni de cette ville et donc on est résolument en campagne la gauche unie et vous savez quoi on va gagner

31:11
Présentateur

la gauche unie mais sans la France insoumise est-ce que c'est possible de garder Paris à gauche sans union avec la France insoumise ?

31:17
Invité

on a besoin de clarté dans nos engagements c'est ce que nous avons fait avec cette union qui est historique tous les partis de gauche ne s'étaient pas rassemblés depuis ça n'était jamais arrivé voilà on fait ce choix parce que risque avec cette trumpisation de la vie politique dont Mme Dati s'est tellement emparée avec un éventuel retour de l'affairisme au pouvoir à Paris et nous gardons en mémoire le fait que à Paris l'élection de Bertrand Delanoé ça a été aussi le retour de la transparence et le retour de la démocratie et donc nous faisons cette union parce que nous avons envie résolument de continuer à avancer et à transformer cette ville de façon progressiste

31:57
Présentateur

Merci Jacques Paquiez d'avoir été avec nous la une du journal du Grand Paris c'est la métamorphose spectaculaire de la pointe amont de l'île Seguin à la une de votre journal et merci beaucoup Colombre-Cel d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure quand on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse on continue à parler des municipales on fera des zooms à Dijon et à Toulouse et ce sera la suite dans votre revue de presse régionale dans 20 minutes merci beaucoup on accueille tout de suite notre prochain invité c'est Christophe Gomart qui nous rejoint et l'invité de notre entretien c'est Christophe Gomart bonjour merci beaucoup d'être là Christophe Gomart vous êtes député européen les républicains ancien chef du renseignement militaire on va commencer en parlant des voeux d'Emmanuel Macron aux armées dans un contexte et dans une situation internationale évidemment très compliquée on va y revenir avec vous Emmanuel Macron qui a donc présenté hier ses voeux aux armées il était sur la base militaire d'Istre dans les bouches de Rhône est-ce qu'il a envoyé le bon message pour vous ?

pour moi il a fait surtout un auto satisfait de ce qu'il a fait pour la défense qui n'était pas justifié ?

qui de mon point de vue n'est pas vraiment justifié quand on regarde l'état réel des forces armées françaises on ne peut être qu'un peu déçu c'est-à-dire qu'il annonce Wobby et Torby qu'il a doublé la loi de programmation militaire enfin le budget dans les faits à l'euro c'est vrai mais avec l'inflation avec le coût d'entretenir matériel on n'aura pas plus de chars d'avions de canons à la fin de cette loi de programmation militaire qu'au départ or on voit bien qu'aujourd'hui avec la guerre de haute intensité qui existe entre la Russie et l'Ukraine qu'on doit se préparer à cette éventualité et surtout ce qu'il racontait hier et ce qui est vrai que pour être craint il faut faire peur et pour être craint il faut être fort et ça je pense qu'on ne l'est pas suffisamment et on sait bien que malheureusement la France ne dispose pas d'assez de munitions ne dispose pas d'assez de chars de canons d'avions de frégates donc on n'est pas craint aujourd'hui pour vous ?

Je pense qu'on n'est pas réellement craint non Malgré la dissuasion nucléaire ? Alors si ça oui mais une dissuasion nucléaire n'est forte que s'il y a une dissuasion conventionnelle une force armée conventionnelle suffisamment puissante et forte également et c'est en cela où les deux piliers de notre dissuasion à la fois l'aspect nucléaire et l'aspect conventionnel doivent être puissants tous les deux pour que l'on soit crédible et donc craint et entendu Vous le disiez il a appelé hier à accélérer le réarmement et Emmanuel Macron Est-ce qu'on est en retard par rapport à nos autres voisins européens sur cette question ?

Alors si je compare aux Allemands un peu le budget de la défense allemande est de 86 milliards d'euros le nôtre est à 50 et en 2029 il sera l'Allemand à 126 milliards d'euros le nôtre sera peut-être à 60 donc on voit bien qu'il y a un gap et si je regarde les Britanniques le budget de la défense britannique aussi est plus élevé que le nôtre c'est en ce sens-là qu'on a un peu de retard donc les paroles ne suffisent pas dans le domaine et quand je parle aux industriels ils me disent mais on n'a pas de commande de l'État quand j'entends le chef d'État qui hier engueule presque les industriels de défense en disant mais il faut que vous produisiez plus vite 5 ans, 6 ans c'est beaucoup trop long mais très bien mais il n'y a pas de commande donc ce n'est pas la faute des industries de défense je pense que non les industries de défense elles agissent sur commande c'est-à-dire qu'elles fabriquent si on leur a commandé elles fabriquent pour vendre réellement donc ça veut dire que l'économie de guerre vantée par le chef de l'État dans les faits elle n'existe pas ?

Ah non c'est un slogan mais d'ailleurs lui-même l'a reconnu hier il a dit mais non cette économie de guerre non en fait ça n'existe pas il faudrait faire plus le fait il a fini par le reconnaître or c'était un de ses mantras il a dit nous sommes un économie de guerre le ministre de la Défense de l'époque désarmé pardon Sebastien Le Cornu le disait également donc on ne l'est pas du tout économie de guerre ça veut dire que notre industrie est entièrement tournée vers la guerre vers la défense ce qui n'est pas du tout le cas Et pourquoi ?

Parce qu'en fait on revient il n'y a pas assez de commandes s'il y avait des commandes c'est-à-dire des commandes fermes et définitives les industriels mettraient Je suis allé visiter Mais pourquoi du coup il n'y a pas assez de commandes c'est alors que le chef de l'État martelait économie de guerre Parce que c'est à l'État de commander mais l'État n'a pas d'argent on a une dette qui est de plus de 3500 milliards d'euros et pour ça en effet il faut payer Vous savez que la Défense pousse un report de charge de on appelle ça une bosse dans notre langage de 8 milliards d'euros c'est-à-dire en fait c'est les commandes qui ont été livrées mais non payées Or si les industriels qui cherchent à être payés en fait au-delà de ça l'État va devoir payer des intérêts moratoires c'est-à-dire qu'en réalité on paye plus cher un matériel acheté qui est déjà en compte dans les armées on le paye finalement plus cher 1, 2, 3, 4 ans après C'est là où je pense qu'il y a un véritable moratoire à faire en termes de budget de la Défense qu'est-ce qu'on veut pour nos armées qu'est-ce qu'on veut pour notre Défense pour la sécurité non seulement de notre pays mais de notre continent Justement en matière de budget de la Défense hier Emmanuel Macron a acté un effort supplémentaire de 36 milliards pour accélérer le réarmement alors avant de parler de la faisabilité la somme elle peut paraître considérable est-ce que vous vous la jugez suffisante ?

Elle est de mon point de vue insuffisante il faudrait le budget de la Défense il faudrait au moins le doubler voire le tripler c'est-à-dire il faudrait monter au moins à 100 milliards d'euros voire à 150 milliards d'euros c'est-à-dire répondre arriver aux 3,5% de notre PIB or nous en sommes loin nous sommes nous tutoyons les 2% or le président s'est engagé lors du sommet de l'OTAN à ce que la France dépense 3,5% puis 5% de son PIB en faveur de la Défense et on en est loin Là pour le coup à part peut-être la Pologne les autres pays européens en sont pour le moment loin aussi Oui alors la Danemark est à 3,5% la Pologne est à un peu plus de 4,5% l'Allemagne va monter en puissance et va sans doute arriver au 3% ça n'est pas encore le cas de la France non il faut une nouvelle loi de programmation militaire sans aucun doute bon malheureusement comme le budget n'est pas voté il n'y a pas de budget pour la Défense à l'heure actuelle donc en fait on est un peu malheureusement dans le mur Mais c'est ce que j'allais vous dire déjà pour commencer il faudrait qu'il y ait un budget est-ce que vous appelez vos collègues les parlementaires LR compromis pour qu'il y ait un budget rapidement Alors je ne suis pas à l'Assemblée nationale mais je crois qu'il faudrait surtout moi ce que j'appelle mais je l'avais fait déjà ici sur votre plateau c'est que je crois que le président le chef de l'État de se rendre compte de l'impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui et s'il était de mon point de vue responsable il présenterait sa démission parce que on ne changera pas ce qui se passe sans de nouvelles élections si on élu des nouveaux députés on le voit bien à la difficulté c'est que je crois que les français veulent un véritable changement ce changement aura lieu lorsqu'on aura un nouveau président en espérant qu'il y ait une majorité à l'Assemblée nationale de façon à pouvoir gouverner or aujourd'hui le pays de mon point de vue est assez ingouvernable C'est-à-dire que ce matin avec ce qui se passe en Ukraine avec les velléités de Donald Trump au Groenland on va y revenir vous appelez encore à la démission d'Emmanuel Macron pour vous ça affaiblirait pas la France ?

La France est déjà très affaiblie malheureusement et le fait que le président soit toujours là le président Macron est trop faible Macron is too weak me disent-ils avec une dette c'est en ça où la France perd en crédibilité la France malheureusement disparaît un peu des radars or notre pays est un pays puissant avec 67 millions d'habitants avec une dissuasion nucléaire un siège au Conseil de sécurité la deuxième zone exclusive économique donc on voit quand même que ce pays est puissant mais tellement endetté que je crois qu'il faut déjà rationaliser réformer l'État et faire en sorte de faire des économies et non pas de multiplier les impôts supplémentaires Petite parenthèse sur le budget est-ce que du coup dans le contexte Sébastien Lecornu a raison de passer par une méthode plus forte de renoncer au vote et de dire c'est soit 49-3 soit ordonnance Je pense qu'il faut un budget pour la France et revenir en arrière c'est encore la politique de même temps on ne fait pas mais on fait on en est là c'est en ça où je dis qu'on est un peu vraiment dans le mur on aura peut-être un budget demain matin et c'est souhaitable pour la France mais le pays n'avancera pas tant que les élections Mais ça veut dire qu'il n'y aura pas de censure des républicains c'est 49-3 ou ordonnance en tout cas vous ne l'appelez pas de vos voeux vous ?

Non moi ce que j'appelle je n'appelle pas au compromis je dis simplement j'appelle la responsabilité de chacun mais moi je n'appelle pas au soutien du macronisme Elle passe par quoi d'autre que le compromis et la responsabilité d'avoir un budget ? Oui mais les gens parlent de stabilité politique mais on n'est pas dans la stabilité politique on est dans une espèce d'instabilité chronique qui va durer jusqu'en 2027 malheureusement et qui est très mauvais pour la France et pour notre réputation et pour le poil et l'influence de la France non seulement en Europe mais dans le monde Mais est-ce que les républicains censureront ou pas ?

Ça je n'en sais rien Est-ce qu'ils doivent le faire selon vous ? Moi je censurerai le gouvernement oui Oui ? Moi personnellement oui Le chef de l'État a dit hier qu'il voulait un réarmement pour faire face à un éventuel engagement majeur face à la Russie d'ici 3 ou 4 ans Pour qu'on comprenne bien qu'est-ce qu'il faut mettre derrière ce terme engagement majeur ?

Tout le monde se dit qu'en 2030 quand on regarde les projections l'armée russe se sera recomposée Elle perd 1000 chars par an mais elle en construit 1000 également C'est-à-dire qu'en 2030 les gens imaginent qu'elle sera remise de cette guerre contre l'Ukraine que la production de matériel militaire sera suffisante pour qu'elle soit en mesure d'attaquer ailleurs C'est une hypothèse de travail Ça n'est absolument pas du renseignement parce que faire du renseignement sur 3 ans ça me paraît compliqué connaître les intentions d'un Vladimir Poutine en 2030 Je ne sais pas comment on fait on n'est pas dans la tête de Vladimir Poutine En revanche qu'on se prépare à un éventuel conflit oui ça c'est logique c'est-à-dire que le président de la République chef des armées demande au chef d'un major des armées de s'y préparer mais pour ça encore faut-il qu'il ait les moyens et les moyens en particulier financiers qui permettent d'avoir plus de chars plus de rafales plus de frégates et tout ce qu'on veut mais c'est ce qu'il faut faire et au-delà de ça il faut qu'on discute au niveau européen pour disposer d'une architecture de sécurité qui permette en effet de faire face à tout type de menaces or on en est loin aujourd'hui tout le monde se pose sur l'OTAN c'est très bien l'OTAN c'est une belle organisation militaire qui fonctionne très bien avec des états-majors très bien armés en termes de communication de renseignement mais avec ce qui se passe au Groenland ou ailleurs avec un Donald Trump qui se fiche finalement pas mal de cette organisation du traité de l'Atlantique Nord certains de ses conseillers lui disent non mais il faut ce vieux truc là il faut l'enlever et il faut quitter ça malheureusement beaucoup de pays européens se disent que notre seule défense ce sont les Etats-Unis d'Amérique et on a remis pendant des dizaines d'années notre défense aux Etats-Unis d'Amérique qui sont plusieurs milliers de kilomètres et non pas de prendre en responsabilité notre propre défense et c'est en cela où je pousse moi pour avoir une architecte de sécurité vraiment européenne j'allais dire autour d'un état-major organisé autour d'un état-major vraiment européen commandé par des Européens et j'allais dire renseigné grâce au renseignement des pays européens et on entend ça depuis le début de la guerre en Ukraine mais est-ce que ça en prend le chemin pourquoi ça n'en prend pas plus le chemin parce que les pays beaucoup de pays ont des armées qui sont NATO by design c'est-à-dire qu'elles sont organisées par et pour l'OTAN et les officiers de ces pays en question dont l'Allemagne dont la Pologne sont en fait intégrés dans les états-majors de l'OTAN le seul pays qui ne soit pas comme ça c'est la France qui a une capacité de décision de planification et de conduire des opérations de manière autonome l'autre pays qui pourrait être comme ça c'est la Grande-Bretagne et c'est en cela où et j'essaye moi au Parlement européen j'ai organisé un séminaire début juillet sur justement comment s'organise-t-on entre pays européens pour être capable de se défendre demain si jamais les Américains venaient à nous quitter ou si jamais ils quittaient l'organisation du traité de l'Antique Nord comment fait-on je pense qu'il est nécessaire en effet de monter en puissance un état-major digne de ce nom avec des moyens de communication et de renseignement suffisants pour planifier et conduire une guerre Emmanuel Macron a envoyé des soldats français au Groenland un petit contingent dans le cadre d'une mission européenne est-ce que vous soutenez cette initiative ?

l'initiative est intéressante oui que les Européens disent aux Américains attendez c'est un territoire européen moi ce qui m'étonne c'est que les Danois n'aient pas tapé plus fort du poing sur la table il existe sur l'île du Groenland une base américaine où il y a 150 ou 200 soldats américains il y a un accord un traité entre les Etats-Unis et le Danemark qui a été signé en 1951 je ne comprends pas que les Danois ne dénoncent pas ce traité disent aux soldats américains présents au Groenland partez ou rompent le contrat de F-35 d'achat de matériel et d'équipement militaire américain c'est-à-dire là on verrait la vraie volonté danoise de garder le Groenland mais pour l'instant on est plutôt dans du soft dans du moyen on n'envoie qu'un soldat français qui sont suivis sans doute par d'autres pour un exercice quelle est la durée on va envoyer une frégate le long on va envoyer un avion de surveillance et de renseignement les Suédois ont envoyé quelques soldats aussi donc oui si jamais les Européens gagnent ce que je souhaite je pense que Trump leur fera payer ensuite de quelle manière ?

soit je quitte l'OTAN soit débrouillez-vous entre Européens pour votre défense ce n'est plus mon problème même si dans les faits – Il y a des conséquences sur la cour de crène ?

– Ah sans doute je pense que Trump il est dans le deal c'est un agent immobilier enfin je veux dire c'est un promoteur immobilier plus exactement qui est dans le deal il est dans le transactionnel direct il est dans la je tente un deal ça ne marche pas je repousse ailleurs et on en est là donc que va-t-il se passer ensuite sur le Groenland parce qu'il est quand même très ferme sur le Groenland il est et même Marc Rubio qui est plutôt j'allais dire un modéré Marc Rubio lui il dit attention au président Trump quand il a annoncé c'est qu'il va le faire de mon point de vue militairement – La Maison Blanche a dit hier soir aucun impact pour Donald Trump de l'envoi de soldats européens – Non mais je ne crois pas qu'il y ait une vraie qui va le faire par la force de mon point de vue il va plutôt le faire de manière financière c'est-à-dire soit en donnant un million de dollars à chacun à chaque Inuit habitant au Groenland et ensuite pourquoi pas organiser un référendum soit vers une indépendance soit effectivement une présence américaine beaucoup plus importante – Il ne fera pas de manière militaire pour vous ?

– Je ne le penserai pas je ne le penserai pas maintenant tout est possible avec Donald Trump – Les conséquences sur la guerre en Ukraine elles pourraient être lesquelles ? Elles pourraient être plus de soutien aux Ukrainiens elles pourraient aller jusqu'à un soutien à la Russie ?

– Non Donald Trump a comment dirais-je il faut lire sa sécurité nationale sa stratégie de sécurité nationale dans lesquelles pour lui il y a trois zones d'influence la zone d'influence américaine c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidental qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud l'Europe et qui à l'Ouest va jusqu'au chapelet d'île du Japon aux Philippines en passant par Taïwan et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise quand on regarde ce qu'il fait à la fois au Venezuela à la fois au Groenland à la fois en Iran en fait il cherche à bloquer les Chinois et sans doute les Russes tout le pétrole vénézuélien sur lequel les Chinois avaient un regard hop ça va être américain ce qui se passe au Groenland les terres rares le pétrole qui peut exister ou le gaz ça sera américain ce qui se passe en Iran ça sera américain et ça sera plus chinois donc il y a une vraie tentative d'assèchement des capacités chinoises c'est ça qu'il vise ce qui se passe en Ukraine en fait il s'en fiche un peu il a dit c'est aux Européens achetez de l'armement américain d'abord mais vous payez mais voilà je ne m'en occupe plus et je pense qu'il ne va plus s'en occuper de fait mais est-ce que vous pensez encore que l'Union Européenne peut empêcher Donald Trump de s'emparer du Groenland je pense que ça sera compliqué ils peuvent gagner cette présence militaire est intéressante combien de temps durera-t-elle mais est-ce que ça ne se passera pas différemment c'est-à-dire que militairement parlant l'Europe montre qu'elle est présente et que c'est un territoire de l'Union Européenne à ce titre-là c'est normal que des soldats de l'Union Européenne ils soient présents à la demande du Royaume du Danemark ou alors mais c'est ce que je disais tout à l'heure c'est que si jamais les Européens gagnent je pense qu'il y aura des conséquences ailleurs et en effet sur l'Ukraine ce n'est pas impossible que va faire Vladimir Poutine dans tout ça est-ce qu'il faut s'en inquiéter Vladimir Poutine quand on regarde ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale la Russie dans le même temps de guerre avait atteint Berlin là elle n'a pas conquis les quatre blasts du Donbass donc de mon point de vue militairement certes il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important mais sur le plan conventionnel on voit bien quand même qu'il est limité même ses bateaux c'est-à-dire sa marine n'est pas si puissante que ça si ce n'est ses sous-marins nucléaires en sang d'argent et ses sous-marins en règle générale Mais sur les velléités de Donald Trump de s'emparer du Groenland Vladimir Poutine il va regarder ça en simple spectateur ?

Je ne pense pas mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose en réalité à part faire naviguer quelques-uns de ses bateaux dans cette région-là ça c'est possible mais pour moi il n'a pas les moyens réellement de réagir face à Donald Trump aujourd'hui Est-ce qu'aujourd'hui on peut considérer que les Etats-Unis sont encore nos alliés non-européens ? C'est une vraie question En tous les cas c'est des vrais adversaires économiques avec des lois extraterritoriales très puissantes avec des droits de douane très importants C'est un véritable adversaire économique C'est encore un allié militaire Est-ce que ça le restera ?

L'épisode Groenland sera un bon indicateur en fonction de la conclusion de cet épisode Autre sujet c'est l'Iran où les manifestations les mobilisations sont réprimées des milliers de morts Est-ce que l'Union Européenne est trop silencieuse ?

Ah oui De mon point de vue, oui Quand je regarde ce qui se passait la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011 Ça a sans doute été peut-être une erreur au regard des conséquences ensuite en Afrique et on les mesure encore aujourd'hui Néanmoins pourquoi est-ce qu'on demande intervention grâce à une résolution je crois que c'est la résolution 73 des Nations Unies parce que Kadhafi massacrait sa population Là les Mollah massacrent la population iranienne mais finalement que fait-on ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de se réunir de prendre une résolution de faire une proposition ?

C'est un peu le grand silence en réalité C'est plus le silence de l'ONU que l'Union Européenne mais l'Union Européenne n'apparaît comme rien Non Je pense que oui il faut appeler au renversement du régime des Mollah pour que le peuple iranien puisse librement s'exprimer Vous vous rendez compte quand même le nombre de morts qu'il y a eu selon certaines organisations non gouvernementales à Tiananmen selon les renseignements ça varie entre 1000 ou jusqu'à plus de 10 000 morts à Tiananmen on n'avait rien fait à l'époque on l'a fait en Libye on l'a fait après Srebrenica 8 000 morts la communauté internationale s'était réveillée et l'Europe avait cherché à se réveiller là qu'est-ce qu'on fait ?

Rien on est très attentiste quelques paroles mais en acte qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prendre une résolution avec des actes derrière pour intervenir et faire cesser ces massacres ? Est-ce que vous pensez que là Donald Trump il ira jusqu'à une intervention militaire en Iran ?

On a l'impression qu'il y a les mots et il y a les actes Il y a les mots il semblerait quand même qu'il ait retenu le coup jusqu'au dernier moment parce qu'un certain nombre d'avions américains étaient en l'air Certains disent que c'était l'occasion de connaître les défenses iraniennes en fonction de ce qui de bouger c'est-à-dire qu'en fait on a fait bouger l'adversaire pour voir où était ce qu'il allait faire la manière dont il allait réagir avec tous des capteurs déployés et aujourd'hui on sait si jamais les américains savent que si jamais ils attaquent voilà la façon dont ça se passerait côté iranien Je pense qu'également les israéliens ont demandé à attendre parce qu'ils n'étaient peut-être pas suffisamment prêts les saoudiens également ont demandé à ne pas le faire parce qu'il y a eu des conséquences régionales très importantes et dont on ne mesurait pas exactement les conséquences donc tout le monde a poussé les américains à s'abstenir ça a permis aux renseignements américains de mieux connaître les capacités iraniennes de défense est-ce qu'il y aura j'allais dire une attaque ça reste possible parce que tous les moyens sont en place il y a un portavion américain qui se rapproche de la zone donc tous les moyens sont en place pour réagir Un dernier mot sur un autre sujet Christophe Gomart sur le Mercosur puisque vous êtes député européen sur la Van der Leyen qui va aller demain au Paraguay signer le Mercosur vous avez perdu la bataille ?

La bataille n'est pas encore perdue mais c'est vrai qu'elle pousse le bouchon elle empêche le Parlement de s'exprimer le Parlement européen il y a un peu un déni de démocratie sur ce sujet là Il y aura un vote la semaine prochaine il va servir à quoi du coup ? En fait on va demander à saisir la CGE donc la Cour de justice la Cour de justice européenne justement pour empêcher ce Mercosur de rentrer et de rentrer en d'être mis en oeuvre Est-ce que l'échec il ne vient pas aussi de votre camp ? Est-ce que les députés du PPE auxquels vous appartenez qui sont en partie favorables à ce traité vous avez échoué à les convaincre ?

Oui c'est vrai que c'est très les votes sont très nationaux et ne sont pas tellement liés aux partis politiques dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen ça reste très national la France, la Pologne, les Pays-Bas sont contre ce Mercosur l'Italie de Georgia Melloni finalement a changé d'avis donc la minorité de blocage n'existait plus mais il n'y a pas malheureusement pour nos agriculteurs il n'y a pas que le Mercosur il y a toutes les règles ou les directives prises en France malheureusement qui agissent parce que la balance commerciale agricole malheureusement est venue négative la France n'arrive même plus à s'autosuffire en termes de nourriture et c'est là où c'est grave Merci Christophe Gomarch Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin en député européen LR ancien chef du renseignement militaire on va passer à l'actualité dans nos régions Et le week-end dernier plus de 800 touristes ont été accueillis en urgence dans des gymnases de Moutiers en Savoie en cause les fortes chutes de neige et l'absence d'équipement de ces automobilistes et pourtant jour et nuit les agents en charge de la viabilité des routes se relaient pour que tout se passe bien on va regarder ce reportage de nos partenaires de Huit Montblanc qui ont suivi toute une nuit le travail de ses agents il est signé Chloé Lemaire

54:17
Locuteur non identifié

Il fait encore nuit au centre d'exploitation des routes départementales de Sionziers mais pour Anthony Drouet c'est le début de la journée

54:27
Présentateur

Il est 3h du matin on va démarrer les opérations de surveillance du réseau donc ça consiste

54:32
Locuteur non identifié

en faire le tour d'un secteur donc en l'occurrence pour le CVR des Sionziers on a deux circuits deux patrouilles à proprement parler ça permet de faire

54:41
Présentateur

des relevés des températures de chaussée et d'air pour analyser les moyens nécessaires au traitement de la viabilité hivernale

54:49
Locuteur non identifié

et on va pouvoir suivre les opérations et éventuellement redéployer des moyens complémentaires pour que le réseau soit circulable au plus tôt ce matin Pour cette première tournée direction donc le secteur de Flennes

55:03
Présentateur

Alors aujourd'hui vu qu'on avait pour cette nuit des cumuls de neige assez conséquents sur les points hauts qui étaient associés à un vent qui pouvait être assez fort on a d'ores et déjà programmé trois camions donc sur la totalité de notre secteur et un tracteur de déneigement puisque parmi notre réseau

55:26
Locuteur non identifié

on a le col de Pierre Carré qui est beaucoup plus susceptible d'être enneigé que le reste du réseau Sur ce col plusieurs centimètres de neige sont en effet tombés cette nuit et en amont la route a elle verglacé

55:42
Présentateur

Pascal du coup c'est vraiment mauvais en dessous des molliers jusqu'à Balme du coup on a priorisé le camion sur le bas vu les quantités de neige qu'on a là je te laisse faire l'aller-retour jusqu'au mollier et quand t'arrives à peu près sur le secteur un peu avant tu me préviens de façon à ce que je puisse faire monter le camion derrière toi

55:58
Locuteur non identifié

C'est donc parti pour une nouvelle session déneigement Aux commandes de cet engin Pascal Tremblay un habitué de l'opération En déneigé c'est sortir la neige de la route et rendre la voie circulable En fait nous ce qu'on fait c'est essentiellement ouvrir la route pour que Une manœuvre parfois délicate qui dure jusqu'au petit matin Après leur passage les saleuses prendront le relais pour rendre la route plus pratiquable

56:33
Présentateur

Et Quentin on va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale On commence avec la prise en charge des blessés de l'incendie du Constellation à Cromontana Voilà Deux personnes brûlées sont prises en charge à Nantes C'était la une de presse au séance ce matin Le CHU de Nantes dispose d'un centre pour les brûlés qui fait référence dit le journal Ils sont soignés dans le service du docteur Maé avec un accompagnement très spécifique face à une douleur décrite comme une douleur extrême La colère des agriculteurs qui continuent de faire la une de la presse régionale Voilà C'est-à-dire ce matin dans plusieurs journaux comme Libération Champagne Paris-Normandie Dans l'aube trois barrages filtrants ont été installés hier D'autres actions coup de poing sont à prévoir à l'échelle départementale avec par exemple des actions dans les supermarchés Nous alertons sur le fait qu'on fait rentrer de la nourriture qui ne respecte pas nos standards de production C'est ce qu'explique un responsable des jeunes agriculteurs dans Libération Champagne Des actions dans les supermarchés c'est ce qu'on lit notamment dans Paris-Normandie on le voit à la une on reconnaît la coordination rurale avec leurs bonnets casquettes jaunes Ils sont allés contrôler hier les rayons d'un magasin métro des agriculteurs qui ont posé des étiquettes sur les produits qui ne semblent pas respecter les normes agricoles françaises Et c'est le casse-tête au rayon E Voilà c'est-à-dire à la une de la montagne journal de Clermont-Ferrand car dans le puits de Dôme l'œuf est parfois une denrée rare c'est lié à une forte demande et aussi aux intempéries mais la ministre de l'agriculture Annie Gennevard qui a reconnu que cette crise est aussi liée à la sur-réglementation qui freine l'installation de nouvelles structures empêchant ainsi le marché de s'autosuffire Allez Gantin on vous verrait une page consacrée aux élections municipales car la presse régionale consacre plusieurs unes à ces élections des 15 et 22 mars Voilà c'est à la une notamment du Dauphiné Libéré avec cette question à Grenoble se faire élire maire combien ça coûte en moyenne une campagne coûte 1,14 euros par habitant selon le calcul du Dauphiné Libéré dans les communes à partir de 9000 habitants plus de la moitié de ses dépenses passent dans les tracts et brochures C'est le candidat LFI aux élections municipales à Toulouse qui fait la une de la dépêche Voilà le titre qui donne la parole ce matin au député insoumis François Piquemal qui entend incarner à Toulouse une nouvelle gauche face à la liste PS et pour déloger Jean-Luc Moudin qui est le maire sortant candidat à sa réélection dans les pages intérieures l'insoumis qui parle de deux gauches une solide sur ses appuis je cite une autre social-démocrate il assume sa différence sur la 89 la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse deux projets auxquels il s'oppose Et puis à Dijon ce sont les huit candidats qui font la une du bien public Voilà entre la maire sortante Nathalie Keders qui réunit socialiste Modem place publique le candidat à droite Emmanuel Bichaud l'ex-préfet Thierry Coudert à la tête d'une liste d'extrême droite les écologistes et communistes qui partent ensemble LFI également représentés il y a du monde sur la ligne de départ à Dijon donc vous le disiez huit candidats qui font la une du bien public Et on continue cette page municipale on va aller voir comment ça se passe du côté de Lyon et d'Auxerre Bonjour Antoine Compigne merci beaucoup d'être avec nos journalistes à Lyon Républicaine à lire vous dans vos pages Antoine un état des lieux sur les enjeux des municipales dans Lyon Oui bonjour Auréane et bonjour à tous à deux mois du premier tour des élections municipales on a décidé de faire un tour d'horizon des candidatures

59:49
Intervenant

dans les principales villes de Lyon le premier constat qu'on peut faire c'est qu'en général les maires sortants ils tardent à officialiser leur candidature leurs opposants sont parfois eux en campagne depuis déjà plusieurs mois et si on prend le cas des deux principales villes du département que sont Auxerre et Sens on retrouve des situations assez similaires le maire d'Auxerre Cresson Marot il ne s'est pas encore déclaré malgré plein de sous-entendus lors de sa cérémonie de vœux Paul-Antoine de Carville à Sens fait aussi durer le suspense alors que tout laisse à penser qu'il va y aller également en tout cas dans les deux villes la configuration devrait être la même les deux sortants sont à la tête d'une équipe de centre droit ils devraient affronter une liste du RN et plusieurs listes de gauche où l'union pour les législatives n'a pas perduré on devrait donc avoir à Sens comme à Auxerre une liste emmenée par les socialistes une autre par les écologistes et une dernière par les insoumis en tout cas ça rend aujourd'hui difficiles les prédictions dans Lyon mais ça promet deux prochains mois

1:00:44
Présentateur

de campagne très intéressants et Antoine quelles sont les chances du Rassemblement National et quelle est la stratégie du parti

1:00:49
Intervenant

alors en fait dans Lyon le Rassemblement National c'est un département où les trois députés sont du Rassemblement National même si un a été exclu du parti juste après le scrutin de 2024 pour des propos racistes dans Lyon c'est le député Julien Audoul qui est porte-parole du RN qui définit la stratégie du parti dans le département il a ciblé une quinzaine de villes où il pourrait y avoir des listes estampillées RN c'est déjà le cas à Auxerre à Sens et à Joigny et certaines pourraient être dévoilées au tout dernier moment sinon sur le reste du territoire Julien Audoul il soutient ouvertement des maires qui repartent ou des candidats qui se revendiquent pas forcément du RN c'est surtout le cas dans sa circonscription où des élus locaux soutiennent certaines de ses propositions comme la création d'un nouveau lycée

1:01:34
Présentateur

à côté de Sens en tout cas est-ce que ça pourrait être le terreau pour les futurs sénatoriales c'est aujourd'hui très difficile à dire en tout cas Julien Audoul et le RN ils assurent que ce n'est pas ce qui les motive Merci beaucoup merci Antoine Compigne journaliste à Lyon républicaine d'avoir été avec nous regarde votre une Antoine municipal les affiches se dessinent et donc le point à deux mois du premier tour merci beaucoup Antoine Compigne on va terminer la revue de presse avec des bretons plus fourmis que cigales voilà ce sont les champions en matière d'épargne lit-on à la une ce matin du télégramme avec 17 000 euros d'épargne réglementée en moyenne par habitant le journal parle d'un vrai pactole les bretons qui épargnent et beaucoup dans le contexte on le lit dans le journal d'une baisse des taux du livret A qui passe de 1,7% à 1,5% le 1er février c'est lié à la baisse de l'inflation voilà ça nous manque les marchés de Noël pour finir sur un sujet plus léger il faut qu'on retrouve l'équivalent des marchés de Noël mais bientôt c'est l'époque des carnavals ça va arriver les carnavals de France merci beaucoup Quentin et on se retrouve vendredi prochain on revient à l'actualité politique et parlementaire Sébastien Lecornu qui renonce donc au vote sur le budget on va l'analyser avec nos éditorialistes ce sera soit 49.3 soit ordonnance mais le Premier ministre ne renonce pas pour autant au compromis on voit ça avec Jérôme Ravier le gouvernement dit stop au débat budgétaire à l'Assemblée par la voix du ministre des relations avec le Parlement Sébastien Lecornu a décidé d'interrompre les débats qui devaient se poursuivre vendredi puis lundi

1:03:12
Intervenant

malgré la volonté constante du gouvernement de créer les conditions d'un vote sur le projet de loi de financement de l'Etat pour 2026 nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu

1:03:26
Présentateur

quelques heures plus tôt Amélie de Montchalin avait dû préciser en séance les deux options sur la table pour que la France ait un budget en 2026 le 49.3 et effectivement au bout de 70 jours il y a cette option d'ordonnance qui est une option qui n'a jamais été utilisée mais qui pour autant est une option que le gouvernement pourrait activer le gouvernement estime que c'est l'opposition du RN et de LFI qui empêche tout avancer mais le RN a accusé Matignon de mensonge pour masquer son incapacité à rassembler une majorité

1:04:02
Intervenant

ce n'est pas la faute du groupe RN et de l'UDR

1:04:06
Présentateur

et ses 140 députés c'est pas la faute des insoumis et de leurs 70 députés c'est parce que la majorité absolue du PS jusqu'au LR est incapable de se mettre d'accord sur un budget même critique de l'autre côté de l'hémicycle où le président de la commission des finances a dénoncé un jeu de dupes

1:04:24
Intervenant

le gouvernement parce qu'il était capable de faire passer un texte qui est minoritaire joue avec le parlement de manière éhontée le premier ministre doit prendre la parole

1:04:33
Présentateur

dans la journée pour présenter des mesures de compromis qui seront retenues soit dans les ordonnances soit dans le texte qui passera avec le 49-3 avec le risque de se faire censurer par l'Assemblée nationale et on va analyser tout ça avec vous bonjour Arnaud Benedetti merci d'être avec nous comme tous les vendredis Arnaud directeur de la nouvelle revue politique et bonjour Tam Tranu on est également ravis de vous recevoir Tam directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat on l'a vu hier soir en plein débat budgétaire à l'Assemblée le gouvernement qui annonce donc renoncer au vote sur le budget suspension des débats il n'y en aura pas aujourd'hui il n'y en aura pas lundi est-ce que d'abord Tam sur la méthode c'est une surprise ou pas ?

Alors que ça intervienne hier soir à minuit personne évidemment n'avait prévu cela mais ce que l'on savait c'est qu'il fallait absolument pour le gouvernement interrompre les débats avant le vote de la première partie ce vote il devait intervenir au plus tard mardi mais on voyait bien comment étaient en train de se dérouler les discussions dans l'hémicycle et ça allait intervenir peut-être aujourd'hui ou demain or le problème c'est que si la première partie à savoir le volet recette était rejeté par l'Assemblée Nationale le gouvernement était complètement coincé c'est-à-dire qu'il ne pouvait pas faire la stratégie que l'on voit maintenant c'est-à-dire soit passer par une ordonnance budgétaire on va y revenir soit passer par l'article 49 alinéa 3 pour faire passer le budget s'il y a rejet s'il y a rejet et bien voilà tout est rejeté tout s'interrompt et là il était complètement coincé c'était retour à la case départ Arnaud vous la comprenez cette stratégie de la part de Sébastien Lecornu ?

il essaye de mettre la pression pour essayer de trouver un compromis avec ceux qui pourraient éventuellement permettre de faire adopter ce budget il n'y a pas d'autre objectif si vous voulez à la stratégie qui est celle en effet de la suspension des débats et Tam l'a très bien dit c'est que mardi vous avez une butée qui elle est incompressible en l'occurrence maintenant il y a deux questions si vous voulez essentielles d'abord c'est le contenu des propositions que va retenir et que va faire le Premier ministre est-ce que sur ces propositions et ce contenu il va y avoir des mouvements notamment du côté des socialistes qui permettraient de faire passer ce budget ça c'est une première question deuxième sujet c'est le véhicule et le véhicule il a autant d'importance que le contenu parce que vous comprenez que ce n'est pas tout à fait la même chose de passer par le 49-3 que de passer par les ordonnances je rappelle quand même une fois encore une fois c'est qu'on n'a jamais légiféré par ordonnance en matière budgétaire sous la 5ème République et que la dernière fois qu'on a utilisé je crois des ordonnances dans l'histoire parlementaire française pour régler un budget vous savez à quand ça remonte à la restauration donc ça serait quand même une véritable première même sous vous voyez la 4ème République et la 3ème République on arrivait à trouver des compromis pour essayer de faire passer un budget Tam avant de parler des conséquences politiques du choix de l'une ou de l'autre méthode on a compris que maintenant c'était soit 49-3 soit ordonnance on va faire d'abord un peu de pédagogie est-ce que vous pouvez nous expliquer la différence entre 49-3 et ordonnance qu'est-ce que c'est exactement ?

Alors une ordonnance budgétaire et effectivement ça serait une première absolue c'est l'article 47 de la Constitution qui prévoit l'ordonnance c'est-à-dire que si le délai de 70 jours est écoulé et il est écoulé depuis le 23 décembre le gouvernement peut passer par une ordonnance pour faire passer son budget sans du tout demander son avis au Parlement il faut bien faire la différence entre une ordonnance et une habilitation à légiférer par ordonnance on connaît c'est l'article 38 de la Constitution c'est-à-dire qu'il y a un repassage par le Parlement là pas du tout et donc ça ouvre énormément de questions au niveau juridique au niveau constitutionnel parce qu'on ne sait pas normalement le texte qui devrait passer ça doit être le projet de loi initial du gouvernement mais on n'en est même pas sûr certains constitutionnalistes nous disent on peut mettre quand même les amendements qui ont été discutés de façon consensuelle via un projet de loi de finances rectificatives voilà on ne sait pas qui est-ce qui est vraiment compétent ça doit passer d'abord par le Conseil d'Etat puis ensuite qui est-ce qui peut être saisi est-ce que ça peut être le Conseil constitutionnel on n'en est pas sûr enfin bref et surtout c'est quand même une espèce de bombe au niveau démocratique une bombe parlementaire qui vient qui va complètement à l'encontre de tout ce qu'a dit Sébastien Lecornu depuis le début des débats à savoir remettre le budget dans les mains du Parlement que le Parlement puisse débattre jusqu'au bout donc ça c'est le volet ordonnance le volet article 49.3 ça on en a infiniment l'habitude c'est-à-dire que le gouvernement essaye de faire passer son texte en engageant sa responsabilité il dit voilà voilà le texte que je vous demande que je veux faire passer par le Parlement si le Parlement n'est pas d'accord il y a la possibilité d'une motion de censure si la motion de censure est adoptée le texte est considéré comme rejeté si la motion de censure n'est pas adoptée le texte est considéré comme adopté et c'est pas du tout pareil de ne pas voter une motion de censure de s'abstenir sur une motion de censure et de voter un budget ça n'a rien à voir au niveau du geste politique et c'est là qu'on sait que le gouvernement est en train de négocier notamment avec les socialistes pour essayer de faire passer son budget et d'avoir un accord de non-censure Allez-y Arnaud Non mais la voix de l'ordonnance c'est très clair ça infirme tout le discours qui est le discours de Sébastien Lecornu depuis sa nomination à Matignon quand il nous dit quand il nous dit sur le perron de Matignon que la Ve République est rentrée dans le moment le plus parlementaire de son histoire il veut bien dire qu'il saisit et il laisse le soin au Parlement de débattre et de trouver des compromis sur un budget là en la matière quand vous choisissez la voix de l'ordonnance vous dessaisissez le Parlement d'une de ses prérogatives qui est une des prérogatives essentielles dans l'histoire du Parlement c'est-à-dire de délibérer sur un budget et de voter ou de ne pas voter sur le budget il est évident que le 49-3 si vous voulez n'a pas du tout la même portée que l'ordonnance le 49-3 c'est encore le Parlement qui est saisi du budget et qui peut oui ou non se prononcer sur ce budget le refuser voter une motion de censure le 49-3 on est dans un moment on est dans un moment parlementaire mais si vous voulez tout le problème vient dans cette affaire c'est que l'on a diabolisé depuis maintenant de très nombreuses années cet article 49-3 qui est un article qui a été introduit dans la constitution de la 5ème république qui avait été pensé et on l'a oublié trop historiquement déjà par de nombreux responsables politiques de la 4ème république qui eux avaient compris que face au blocage dans lequel se retrouvait parfois la 4ème république il fallait un outil de parlementarisme rationalisé comme on a dit de la constitution de la 5ème république et aujourd'hui finalement tout le monde se trouve piégé tout le monde se trouve piégé ceux qui ne voulaient pas le 49-3 c'est-à-dire les socialistes mais dont certains disent que finalement il faudrait peut-être passer par le 49-3 parce que ça arrangerait tout le monde et notamment eux principalement également le Premier ministre qui en disant qu'il n'utiliserait pas le 49-3 à mon sens a fait une faute politique parce que le 49-3 est un outil constitutionnel dont on ne peut pas se dessaisir parce qu'à un moment donné on voit bien on en a besoin donc voilà on se retrouve dans une situation qui est d'une complexité inédite sous l'entrée publique oui ça a été notamment diabolisé à la suite récemment de tout le débat sur la réforme des retraites c'est aussi ça qui a fait que l'article 49-3 est devenu symboliquement l'article le plus antidémocratique possible etc.

au niveau d'une partie de l'opinion publique et c'est vrai que du coup vu ce qu'on est en train de nous montrer comme alternative à côté de l'ordonnance il paraît soudainement extrêmement raisonnable et parlementaire l'article 49-3 et ce que vous dites Arnaud ça me rappelle quand même rappelez-vous quand Sébastien Lecornu a dégainé le 3 octobre sa promesse de ne pas avoir recours à l'article 49-3 nous étions tous les trois ici même sur ce plateau et nous nous étions dit mais comment est-ce qu'on peut analyser ça et on s'était dit quand même il doit peut-être y avoir le sujet de l'ordonnance budgétaire derrière la tête aujourd'hui on a l'impression que l'ordonnance elle sert aussi à revaloriser éventuellement l'article 49-3 parce que parce que voilà on se dit avec l'article 49-3 finalement il y a quand même la possibilité de bâtir un texte un petit peu avec les parlementaires d'avoir choisi avec eux les amendements ce qui n'est pas normalement possible via une ordonnance d'autant une petite précision pour faire passer un budget c'est pas 1,49-3 mais 3,49-3 1 sur le volet recettes donc mardi prochain 1 sur le volet dépenses et 1 sur le vote final du texte Quelles conséquences politiques d'un ou l'autre choix et que feront les socialistes ?

On va écouter Emmanuel Grégoire qui est le candidat socialiste à la mairie de Paris également député de Paris l'été ce matin sur TF1

1:13:43
Locuteur non identifié

Sur les ordonnances ça veut dire forcément censure puisque sur les ordonnances il ne peut pas y avoir d'amendement ou d'enrichissement ou de correction du budget tel qu'il a été initialement déposé et il est à l'évidence totalement inacceptable pour nous en matière de pouvoir d'achat de services publics d'exemption d'efforts pour les plus riches et sur le 49.3 ça dépend évidemment de la copie finale puisque le gouvernement peut y intégrer toute une série d'amendements et donc nous allons vivre évidemment des heures décisives

1:14:13
Présentateur

Arnaud est-ce que du coup de l'une ou l'autre méthode dépend la survie de Sébastien Lecornu ? Est-ce que ça va être plus compliqué d'obtenir la mensuétude des socialistes via des ordonnances ? Clairement de toute façon il a tout dit Emmanuel Grégoire on voit bien que le recours aux ordonnances pour toutes les raisons qui ont été indiquées constitue pour les socialistes quelque chose qui est difficilement acceptable en plus n'oublions pas que dans deux mois vous avez des élections municipales donc il va falloir expliquer à une partie de l'électorat de gauche qu'on a accepté que le budget soit réglé par voie d'ordonnances et M.

Grégoire quand il parle il pense aussi à ces élections municipales dans deux mois parce qu'il a quand même une candidate de la France Insoumise à Paris c'est quand même des éléments importants qui vont jouer dans le calcul et dans les anticipations des socialistes après je pense qu'en effet depuis quelques jours et depuis quelques semaines on entend des voix et notamment celle de François Hollande au sein du parti socialiste qui disent que finalement l'utilisation du 49.3 il lançait quelque chose lui en tant qu'ancien président de la République est peut-être un moyen de sortir de ce blocage voilà Est-ce que ça veut dire que les ordonnances c'est Sébastien Lecornu moins de soldats ma mission c'était un budget avec les ordonnances il y aura un budget c'est pas grave si je tombe derrière Oui on ne sait pas si c'est lui qui trouve que c'est pas grave de tomber derrière mais la plupart des rumeurs mais enfin bon là c'est très difficile de savoir si c'est de l'information ou de l'intox disent que c'est notamment Emmanuel Macron qui est extrêmement favorable aux ordonnances bon il y a un on va quand même dire qu'il y a quand même un avantage aux ordonnances c'est que quoi qu'il arrive normalement vous avez un budget et c'est quand même c'est quand même ça parce que l'article 49.3 si vous vous faites censurer vous n'avez pas de budget et là aussi c'est retour à la case départ mais est-ce que du coup certains même du côté de LR par exemple Philippe Juvin faisait valoir que au moins avec les ordonnances vous aviez ce problème-là qui est enfin réglé et on a bien vu notamment avec la situation géopolitique actuelle qu'il y a un moment où certains réclament maintenant d'avancer notamment pour le budget de la défense mais est-ce que du coup à contrario c'est pas plus facile pour le PS et les LR de voter une censure après ordonnance que de voter une censure après 49.3 parce que vous l'avez dit ça veut dire pas de budget l'autre c'est un budget c'est pas grave il y a quand même effectivement moins de conséquences directement sur le budget et peut-être qu'ils auraient donc moins endossé la responsabilité d'avoir tout fait capoter sur le budget ce qui effectivement actuellement commence à être difficile à gérer notamment au niveau des élections municipales vous avez des entreprises vous avez des gens qui sont coincés pour certains prêts pour certaines choses très concrètes en l'absence de budget je voulais quand même rajouter qu'hier Sébastien Lecornu avant toute cette séquence a reçu un certain nombre de journalistes et fait passer des éléments de langage d'une part pour dire que tout pour lui restait ouvert et que même si on passait par ordonnance il ne se faisait pas imposer cela par le palais de l'Elysée et le deuxième élément qu'il a tenté de faire passer c'est expliquer que même si on a l'impression qu'il n'y a aucune discussion dans l'hémicycle il y en a en sous-main c'est-à-dire qu'il continue réellement à négocier avec les socialistes et qu'on est sur une discussion dit-il en tout cas qui est responsable qui est technique qui est sur le fond qu'on parle logement qu'on parle environnement qu'on parle réellement et on va écouter là-dessus Amélie de Montchalin dans quelques instants mais Arnaud je voudrais vous faire réagir à ce que dit ce matin Sylvain Maillard il était l'invité de CNews Europe 1 il appelle les socialistes à demander le 49-3

1:17:48
Locuteur non identifié

il y a deux choix vous l'avez parfaitement dit ou le 49-3 mais dans ces cas-là il faut que je le dis aussi à votre micro il faut que le parti socialiste parce que le Premier ministre avait fait cette promesse de ne pas utiliser le 49-3 mais il faut que le PS appelle aussi le Premier ministre a utilisé le 49-3

1:18:08
Présentateur

on entend des macronistes demander ça est-ce qu'il s'est piégé tout seul finalement Sébastien Lecornu ? oui tout le monde est piégé dans cette affaire parce que je rappelle quand même que l'une des conditions d'un accord de non-censure pour le PS c'était le non-recours au 49-3 et ça il ne faut pas quand même oublier c'était il y a quelques mois c'était pas si longtemps que ça donc Lecornu aussi est piégé mais en fait l'alternative c'est soit le 49-3 soit la censure parce que encore une fois vous avez entendu

1:18:37
Intervenant

les déclarations de M. Grégoire et la plupart des leaders socialistes sont plutôt aujourd'hui

1:18:42
Présentateur

sur cette option donc il est évident que pour les socialistes ça va être compliqué aussi parce que quand même il va falloir qu'ils reviennent sur ce qu'ils ont dit qu'ils reviennent sur ce qu'ils ont dit et encore une fois dans un contexte en plus électoral lié au municipal donc tout ça finalement fait que socialistes comme gouvernement se retrouvent dans une situation où ils sont particulièrement contraints les uns comme les autres mais vraisemblablement le seul moyen aujourd'hui pour les uns et pour les autres de sortir de ce mauvais pas c'est de se dédire tout simplement et vous l'avez dit sur le fond le gouvernement qui maintient qu'il continue de travailler on va écouter la ministre des comptes publics Amélie de Monchalin on revoit notre copie du gouvernement et j'assume devant vous avec beaucoup d'humilité il y a des choses qu'on a proposées qui manifestement ne fonctionnent pas et ce qu'on met sur la table c'est donc des nouvelles propositions et le Premier ministre dira au parti politique qu'est-ce que vous apprenez comment on avance parce que nous ce qu'on veut c'est pas du n'importe quoi c'est de mettre de manière transparente à coeur ouvert pour tous les français pas dans des accords de champ

1:19:53
Locuteur non identifié

pas à côté des débats

1:19:55
Présentateur

comment on avance comment vous comprenez ce que j'ai à dire la ministre des comptes publics je comprends qu'effectivement ce que je vous disais ces négociations qu'il y a un petit peu en sous-main elles sont en train de donner lieu à un certain nombre d'amendements on nous a dit qu'il y avait des discussions concrètes autour du logement de l'environnement de la fiscalité la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises rappelons comment ça s'est passé quand même les discussions dans l'hémicycle de l'Assemblée bon déjà il y a eu un rejet du budget la semaine dernière en commission et puis depuis le début de l'examen de mardi en fait le gouvernement se retrouvait face à un budget où tout ce qu'il proposait était détricoté et notamment cette mesure qu'il a négociée avec les socialistes qu'il souhaite voir revenir dans le texte c'est la surtaxe de bénéfices sur les grandes entreprises à 6,3 milliards d'euros je vous prends cet exemple très concret l'année dernière en 2025 c'était fixé à 8 milliards on avait des discussions pour que ce soit à 4 milliards et puis là ils avaient réussi à trouver un accord avec le parti socialiste pour le fixer à 6,3 milliards c'est-à-dire ce qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale même ça ce qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale ça ne passait plus dans l'hémicycle dans les discussions en nouvelle lecture ça typiquement c'est une mesure qu'il va tenter sans doute de remettre telle quelle dans le texte qu'est-ce que ça veut dire c'est qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu va prendre la parole il va donner le texte avec un certain nombre d'amendements de compromis qu'il a réussi à discuter donc sans doute avec les socialistes peut-être avec aussi une partie du groupe LR parce que l'abstention socialiste ne suffit pas on sait que LR au Sénat est farouchement opposé au compromis qui est en train de se dessiner mais à l'Assemblée c'est une autre histoire il y a vraiment des partitions qui ne sont pas les mêmes du côté des LR du Sénat et des LR de l'Assemblée nationale et il va tenter de montrer un texte sur lequel il peut espérer avoir une non-censure en passant par un 49-3 je pense qu'il va sonder il va voir les réactions s'il voit que ça paraît déjà extrêmement difficile et foutu peut-être qu'il ira sur la voie la plus rude à savoir l'ordonnance il peut réussir le strike le grand chelem Sébastien Cournot avoir un budget pas être censuré tout est possible la censure est possible aussi mais si vous voulez le problème essentiel c'est une histoire de face cette affaire aussi il faut sauver la face il faut sauver notamment la face des socialistes en l'occurrence pour qu'ils acceptent finalement que le gouvernement recourt à l'article 49-3 afin de pouvoir faire passer ce budget après il y a des questions d'arbitrage aussi jusqu'à quel point vous faites des concessions aux socialistes sans que du côté de LR ça devienne inacceptable aussi donc il y a cette question là du dosage des concessions que vous faites aux uns et aux autres donc ça c'est un exercice compliqué alors c'est vrai que le groupe parlementaire LR à l'Assemblée nationale n'est pas tout à fait sur la même ligne pour des raisons qui sont quasiment existentielles pour un certain nombre de parlementaires que les sénateurs mais à un moment donné là aussi jusqu'où eux peuvent-ils d'une certaine façon accepter des compromis qui apparaîtront à une partie de leur électorat comme des compromis qui sont inacceptables ça aussi c'est une question vraiment tout est dans la dose dans cette affaire oui juste un sujet sur le fait que si il y a 49-3 et que il parvient à ne pas être censuré mais il faut y arriver trois fois effectivement volet recette du côté du Sénat il a déjà été acté qu'a priori il y aura un rejet direct à savoir une motion une motion préalable qui serait adoptée ici ça ne sera vraiment pas possible de pouvoir voter sur ce texte ils ont déjà décidé qu'ils rayaient ça de leur calendrier vous comprenne bien que le Sénat ne remodifie pas que le dernier mot sera à l'Assemblée et que donc il n'y aura pas de nouvelles nouvelles on partirait là-dessus et tout cela se terminerait seulement mi-février je rappelle que quand même au mois de décembre il espérait encore pouvoir terminer avant fin janvier c'est-à-dire qu'on est quand même extrêmement près des élections municipales et ces discussions budgétaires qui se tiennent dans un contexte international compliqué avec la question quid du budget de la défense qui pour le moment ne peut pas être augmentée faute d'accord budgétaire hier Emmanuel Macron l'a évoqué dans ses vœux aux armées cette augmentation budgétaire on va écouter la réaction du député européen Christophe Gomart ancien chef du renseignement militaire il était ce matin notre invité pour moi il a fait surtout un auto satisfait site de ce qu'il a fait pour la défense qui n'était pas justifié à qui de mon point de vue n'est pas vraiment justifié quand on regarde l'état réel des forces armées françaises on ne peut être qu'un peu déçu c'est-à-dire qu'il annonce Warby et Torby qu'il a doublé la loi de programmation militaire enfin le budget dans les faits à l'euro c'est vrai mais avec l'inflation avec le coût d'entretenir matériel on n'aura pas plus de chars d'avions de canons à la fin de cette loi de programmation militaire voilà c'est-à-dire que ces discussions budgétaires elles ont un impact concret sur les différents budgets notamment le budget de la défense une augmentation est prévue pour le moment elle est bloquée avec l'impact dont parlait Thierry Gomart sur l'achat de matériel l'effort de réarmement oui c'est un impact sur l'ensemble de la vie de la nation également et puis aussi sur la charge de la dette il ne faut pas l'oublier parce que ça aussi c'est un des problèmes essentiels auxquels aujourd'hui le pays est confronté oui alors ça explique vraisemblablement cette affaire du budget de la défense la pression que peut mettre le président de la république sur le premier ministre pour maintenant aller très très vite et pour mettre la pression justement sur les parlementaires à mon avis Emmanuel Macron lui dans son fond intérieur est vraisemment favorable à l'utilisation des ordonnances pour aller au plus vite quitte je veux dire à ce qu'il soit en effet contraint ensuite à une censure de son gouvernement c'est un message qu'on a beaucoup entendu même au moment où on faisait passer la loi spéciale dire que le principal problème posé par cette loi spéciale c'est qu'on ne pouvait pas avoir les 3 milliards et demi de plus prévus sur le budget 2026 pour la défense parce qu'effectivement le principal ministère perdant c'était celui-là et on a bien compris c'est vrai que quand on considère la séquence on voit bien que ce qu'il a été dit hier sur la base ARN d'Istre ça vient aussi apporter de l'eau au moulin de ce budget qui doit être absolument adopté Emmanuel Macron a été très clair il a dit nos armées sont notre assurance vie l'histoire ne pardonne ni l'impréparation ni la faiblesse c'est quand même une forme d'avertissement pour dire alors qu'il y a tous ces bouleversements géopolitiques que nous vivons pensez quand même que la semaine dernière au Parlement on a demandé un débat sur la situation internationale en visant le Venezuela il va avoir lieu lundi prochain il va y avoir le Venezuela le Groenland et bien sûr l'Iran qui vont être au menu de toutes ces discussions il y a quand même l'idée qu'on ne peut pas rester comme ça immobile coincé sur le budget avec des forces politiques qui ne parviennent pas à discuter alors que se passent des choses aussi graves et que notamment sur le sujet de la défense il y a le fait qu'on doit absolument se préparer au niveau budgétaire il a aussi eu un avertissement à l'industrie de la défense qu'il a considéré comme très en retard par rapport au niveau de préparation auquel on doit arriver Merci à tous les deux merci pour cette analyse on va terminer par l'histoire du jour elle nous emmène à l'abbaye Notre-Dame des Neiges c'est en Haute-Loire un haut lieu de la montagne ardéchoise lui en plein renouveau parce que lors d'inondation en octobre 2024 elle a connu d'importants dégâts il était tombé ce jour-là 1224 piscines olympiques selon les estimations des religieuses c'est très précis 500 000 euros de dégâts il a donc fallu rénover les religieuses installées depuis 2022 n'ont pas renaclé à la tâche pour faire rayonner le site la fréquentation est passée de 20 000 visiteurs en 2022 à 65 000 l'an dernier elles ont également fait une exploitation agricole en conversion à l'agriculture bio et après rénovation c'est en mai que l'accueil et les boutiques devraient rouvrir avec à la clé un emploi créé voilà pour cette dernière histoire merci Tam merci Arnaud d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on vous souhaite un très bon week-end on se retrouve lundi public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public sénat merci à tous

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Locuteur

merci à tous

L'intégrale du vendredi 16 janvier · Pourquijevote