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interviewBFM TV (sur YouTube)· 7 avril 2026 10 min

Repousser l'ultimatum ? Trump a déclaré à Fox News qu'il était "en pleines négociations" avec l'Iran

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

A l'instant, Trump parle Lisa Hadef. Oui, il a parlé à nos confrères de Fox News par téléphone et il dit ceci, nous sommes actuellement en pleine négociation et dans le même temps des responsables américains disent au Wall Street Journal que les pourparlers sont axés sur la prolongation du délai et non sur la conclusion d'un accord final. Vous savez, quand vous avez passé tout à l'heure le message comme quoi le premier ministre pakistanais demandait un délai de deux semaines, on a senti tout de suite que ça allait se calmer.

Et et là, en fait avec cette dépêche-là, mon nez d'ancien espion, moi je vous dis qu'en fait ils vont perdre quelques petites frappes mais il n'y aura pas d'apocalypse. Bon je passe à Paris un peu hasardeux mais j'espère, j'espère ça. Parce que s'il exécutait tout ce qu'il nous a dit hier, mais c'est abominable en fait ce qu'il a dit.

Détruire une Une civilisation, une civilisation comme la Perse, en fait c'est bien évidemment une faute majeure politique parce qu'il se met sur le dos, le peuple l'Irania et les peuples qui sont autour, bien évidemment parce que ça va avoir des répercussions sur toute l'Irania. – Et toute une civilisation va mourir ce soir, il l'a dit aujourd'hui, c'est vraiment… ça date d'aujourd'hui. Trump en pleine négociation, des heated negotiations.

Explosives, très tendues, particulièrement difficiles. – Attendez, Ulysse Gosset nous rejoint. Ulysse Gosset, ancien correspondant du côté de Washington.

Comment vous traduisez ça ? Trump qui dit à Fox News à l'instant, on est en pleine heated negotiations. Oui, la menace paye.

Je suis Donald Trump, je veux absolument faire céder les Iraniens et donc je déploie une menace absolument phénoménale même si elle est jugée, comment dire, politiquement comme une grave erreur. Elle est de son point de vue efficace et donc les Iraniens vont aboutir à peut-être un plan de paix ou en tout cas un accord de cesser le feu en 10 points et qu'il pourrait proposer et c'est ça que dit Trump. J'étudie en ce moment la réponse des Iraniens.

Vous avez votre oreillette toujours, Ulisse ? Oui parce que je suis en direct avec Washington là, au moment où je vous parle. Imaginez que Donald Trump se mette à parler ou que la porte-parole de Donald Trump.

Je pourrais vous le dire en direct, pour l'instant ce n'est pas le cas. Mais donc l'idée si vous voulez c'est que Donald Trump effectivement est persuadé que le chantage va fonctionner et que les Iraniens vont céder. Évidemment à Téhéran on peut dire exactement le contraire.

On est persuadé qu'il s'agit d'un ultimatum de plus et que finalement Donald Trump va le repousser. Mais ce qui est intéressant quand même c'est qu'il dit qu'il y a encore aujourd'hui à l'heure où nous parlons, c'est-à-dire presse 22h à Paris et aux États-Unis dans l'après-midi, il y a toujours des négociations en cours. Alors Laurence a une information que vous voulez nous donner à l'instant depuis Washington, Laurence ?

Oui, il y a deux choses. Pour enchaîner un peu sur ce qui se dit en plateau, il y a ce qui s'appelle dans le monde trumpisme, l'art du deal. C'est un livre que Donald Trump a écrit en 1987.

C'était le titre du art of the deal, l'art du deal. Et il expliquait comment jusqu'au bout, il mettait la en faisant des menaces très fortes sur ce qu'il allait faire lorsqu'il voulait que quelque chose soit accompli. Et ce qui est très intéressant hier, si vous vous en souvenez, c'est qu'à un moment donné dans la conférence de presse, Donald Trump a parlé de son passé en disant « moi je suis un businessman avant tout, un homme d'affaires ».

Et donc lorsqu'on évoque, lorsqu'on analyse l'état d'esprit de Donald Trump, il est complètement dans son élément et il a fait ça toute sa vie, c'est-à-dire l'art du deal, faire des menaces, pousser, dire « je vais tuer », « je n'aurai pas ça », « je veux acheter cet immeuble ». Et il fait de la politique étrangère comme ce qu'il a toujours fait dans sa vie lorsqu'il était promoteur immobilier, c'est-à-dire l'art du deal. Attendez, Laurence, il a aussi notre réputation, Trump, c'est de toujours se dégonfler.

Il y a toujours un moment et encore une fois, là, il nous tient en haleine depuis des semaines sur son ultimatum et on est là ce soir à attendre deux heures du matin que l'ultimatum arrive à sa fin et finalement dans les derniers mètres il pourrait se dégonfler dire attendez on repousse c'est tout à fait ce qu'il a fait sa sa vie lorsqu'il était encore une fois promoteur immobilier. Je voulais quand même vous apporter une petite information, Maxime, ainsi qu'à tous vos interlocuteurs et au public. Il y a ce matin quelque chose qui s'est passé à Washington.

Il y a une journaliste extraordinaire qui s'appelle Maggie behrman qui travaille pour le new york times qui suit donald trump sans relâche c'est une passion qu'elle a depuis 2014 et elle a révélé dans un livre qui sortira en juin comment Donald Trump avait pris cette décision pour intervenir en Iran. Et elle révèle que mi-février, dans The Situation Room à l'intérieur de la Maison Blanche, eh bien il a demandé à des fidèles ce qu'il appelle le clan des fidèles c'est-à-dire moins de huit personnes de venir dans deux situations room et de dire voilà ce qu'est ce qui va se passer en iran est ce que je dois y aller il a demandé à marco rubio il a demandé Au directeur de la CIA, John Radcliffe, qui paraît-il selon Maggie Haberman n'était pas du tout pour une intervention. Il a demandé au vice-président J .D.

Vance qui était lui aussi très réticent. Il a demandé à sa chief of staff, Suzy Wiles, il a demandé à sa porte-parole de la Maison-Blanche qui lui a dit « Monsieur le Président, si jamais vous attaquez, ne vous inquiétez pas, la communication sera prête ». Il y a des détails absolument incroyables que Margui Habermann a obtenu, et à la fin de cette réunion dans The Situation Room Donald Trump a regardé ce monde ce monde de fidèles en disant je crois quand même que je vais y aller mais l'objectif pour moi c'est petit 1. de tuer les dirigeants iraniens et 2. de faire en sorte et d'attendre que le peuple iranien soit dans la rue.

Et donc si cela est véridique comme Maggie Haberman l'a décrit dans ce livre et bien c'est très intéressant de voir que Donald Trump a pris sa décision mi-février en espérant que le peuple iranien aille dans la rue. Merci Laurence en direct de Washington. Info à l'instant Lisa Def, info importante.

On Vous apprenez tout à l'heure que le Pakistan demande solennellement, demande officiellement un délai de deux semaines à Donald Trump. L'agence de presse Reuters a eu contact avec un haut responsable iranien à ce sujet et Téhéran examine positivement la proposition du Pakistan. Pourquoi ça vous fait sourire chez le général Cholet ?

C'est un jeu de rôle. Les Pakistanais sont en train de jouer pour Trump, lui donner un nouveau délai et les Iraniens eux aussi peuvent en profiter. Donc c'est du tango.

Il faut décrypter et pour danser le tango il faut être deux, voilà. Et là en l'occurrence à trois parce qu'elle est pakistanique qui s'en fait aussi. On fait évoluer la formule.

Mais honnêtement on voit bien que depuis le départ c'est ça c'est quand même la quatrième fois qu'il repousse son ultimatum. Alors on n'y est pas, on va voir. On n'y est pas encore, il peut faire les deux.

On peut prendre des paris comme Sergaï tout à l'heure. On n'y est pas encore mais on voit bien que tout ça est En fait, l'objectif, de toute évidence, depuis le départ, n'est pas de faire tomber le régime malgré tout ce qu'on pensait. En tout cas, pas du côté américain.

Du côté américain, parce que les Israéliens, de toute évidence, c'est leur volonté. Voilà, écoutez, on voit bien que son objectif, mais ce qui avait été finalement un petit peu donné par la CIA comme possibilité, c'est de négocier avec une partie des durs du régime, leur réintégration dans un cadre international sur la base de...

En fait, ils vont faire...

L'idée est de les obliger à accepter un deal en échange de la levée des sanctions et du fait qu'ils puissent recommencer vers du business. Et les 6 milliards d'euros qu'ils ont, de dollars, qui sont gelés au Qatar. C'est vraiment...

C'était ça l'objectif de départ dans la tête des gens qui essayaient de trouver une solution de sortie. Après, c'est pas facile à mettre en œuvre parce qu'ils ont en face d'abord un système où il y a une partie qui ne veut pas, il y a une partie qui reste idéologique et où tout le monde a un flingue. Donc, à la sortie, celui qui va gagner risque de liquider la partie qui a perdu.

Donc les enjeux sont forts. Ulysse ? Oui, je crois qu'il faut s'arrêter un instant sur la formule proposée par le Pakistan puisqu'il propose une Une trêve.

On peut parler d'un cessez-le-feu, ce que refusait jusqu'à présent l'Iran. Mais donc Trump examine la proposition d'une trêve de deux semaines. Ça change tout.

C'est-à-dire que l'ultimatum de ce soir il s'évanouit attendez on n'y est pas non mais si et si vous avez raison non mais il faut qu'on s'y arrête est-ce qu'une trêve est possible c'est ce que disent les pakistanais il y a une proposition qui est sur la table qu'est ce que va dire Trump. Alors il peut la refuser en disant « Il n'en est pas question, je veux que l'Iran cède cette nuit ou pas ». Mais compte tenu de...

Et qu'une civilisation meurt au passage. Oui, mais justement, ce qu'il ne souhaite le dire, compte tenu de l'effet de cette formule à travers le monde, c'est-à-dire la condamnation unanime du pape au sénateur de Washington en passant par les pays du sud, comme on dit, il y a un moment où peut-être Trump doit se dire j'ai peut-être intérêt à saisir au bon cette proposition et à dire ok faisons une trêve. Ça paraît improbable parce que les frappes ont continué toute la journée, on l'a vu, les Israéliens, les Américains.

Les Américains diffusent en ce moment des images de B2 qui seraient prêts à intervenir, etc. Mais donc, qu'est-ce que ça voudrait dire une trêve de deux semaines s'il l'acceptait avant la fin de l'ultimatum Ça veut dire, je donne une chance à la négociation de façon formelle. Donc on n'en sait pas beaucoup plus pour l'instant, mais si ça se débloque...

C'est en train de se passer en ce moment ? Voilà, c'est pour ça que j'attire l'attention sur ce point, parce que c'est la première fois qu'on a un ils n'ont pas, ils ne s'engagent pas comme ça sans rien. Serghaï dans une seconde, Lisa Hadev d'abord.