Narcotrafic : Emmanuel Macron peut-il reprendre le contrôle ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que selon vous ce qui s'est passé à Marseille est une nouvelle étape dans l'escalade du narcotrafic ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Laurent Nunes a qualifié les meurtres à Marseille de crime d'intimidation. Partagez-vous cette analyse ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les méthodes italiennes de lutte contre le narcotrafic sont-elles transposables en France ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Benoît Paillant demande un parquet national anti-narcotrafic à Marseille. Cette mesure est-elle suffisante ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron a déclaré que les consommateurs de drogue étaient complices. Faut-il sanctionner davantage les consommateurs ?
- 13:00RelanceRéponse directe
Le Rassemblement national a voté contre la loi narcotrafic. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Fait
« Ce qui a été fait est plutôt réussi et même réussi dans la lutte contre le terrorisme. C'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic. »
- 2:00Fait
« La lutte contre le narcotrafic s'est invitée lors du sommet sur la souveraineté technologique à Berlin. »
- 5:00Fait
« Emmanuel Macron pointe la responsabilité des consommateurs. Pour lui, les complices de ce système. »
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ce qui a été fait est plutôt réussi et même réussi dans la lutte contre le terrorisme. C'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic. L'urgence est si forte pour le président que la lutte contre le narcotrafic s'est invitée lors du sommet sur la souveraineté technologique à Berlin.
Interpellé à l'Assemblée, Sébastien Lecornu a tenu le même discours. Ce qui a été fait avec succès dans le passé, compris en matière d'organisation, ça avait été d'ailleurs initié par le président Hollande sur la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic. Des déclarations qui suivent une première réunion d'urgence à l'Élysée.
La prochaine est prévue dans 3 semaines pour mettre en œuvre rapidement la loi narcotrafic promulgué en juin. Le président de la République a demandé à tous les acteurs de poursuivre la lutte qui est la nôtre, de l'amplifier. Il faut savoir qu'à Marseille, l'action qu'on mène, elle porte des coups très durs au trafic.
Marseille avec trois meurtres commis en plein jour depuis octobre, mais encore Grenoble avec le coma ce weekend d'un jeune touché par balle près d'un point de deal. Outre l'ouverture du parquet national antiriminalité organisé le Pnaco, le 1er janvier, Emmanuel Macron pointe la responsabilité des consommateurs. Pour lui, les complices de ce système.
S'il y a du trafic, s'il y a des enfants qui se sont tués, s'il y a des réseaux de criminalité organisé qui prospèrent, c'est qu'à la fin, il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue. Et son ambition est internationale. La France ne doit pas être la seule à prendre des mesures.
Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noel Barre présentera demain à Bruxelles un régime transversal de sanctions européennes contre les acteur de la criminalité organisée. On que ça tient et on va en parler avec vous. Vous êtes déjà prêt.
Françoise Degan, bonjour François, [rires] comment ça va ? Oui. Et Hubbert Courier, bonjour Hubert, directeur de l'information du télégram.
On va revenir évidemment sur cette actualité dramatique, sur cette question du narcotrafic. Euh est-ce que euh selon vous euh ce qui s'est passé, Laurent Nunes, il a qualifié ça hier, de crime d'intimidation, une nouvelle étape a été franchi à Marseille François. Oui.
Oui. Alors Oriane, c'est vrai, c'est un crime, c'est un assassinat politique pur et dur. C'est un une mise et une menace claire.
Je rappelle quand même que il faudrait pas qu'on ait des mémoires de poisson rouge. Je rappelle quand même que Marseille a été la plaque tournante lors de la French Connection il y a dans les années 70. Je rappelle que c'était Gaé de temps en pas qui officier.
Je rappelle qu'on a abattu un juge à Marseille, un juge qui enquêtait justement sur la French Connection. Donc les ce type d'assassinat n'est pas nouveau. Je ne suis pas en train de de vous expliquer que c'est pas pour amoindrir ce qui s'est passé aujourd'hui, mais Marseille a toujours été aussi cette ville convulsive.
Le le le la l'assassinat du juge a été quelque chose de de d'éprouvant. La French connection qui a été démantelée, c'était Marseille. débat New York, Chicago, c'était Marseille.
Donc oui, on est face à quelque chose de de dramatique. Après, je suis très sur les mesures, je vais je vais vite moi, je je j'entends tout le discours apocalyptique. On s'en sort pas, on devient un état narcotrafic et cetera.
Bon, d'abord nous n'avons rien à voir avec la Colombie, hein, parce que la Colombie, c'est aussi un système de corruption généralisé. Par ailleurs, je pense que il faut aller chercher les méthodes chez nos voisins. Je connais bien l'Italie, évidemment, j'y vis en partie.
Et et donc j'ai vu ce que fait les Italiens pour lutter contre le narcotrafic des prisons, une prison qui s'appelle la caserne d'ouro qui est à 2h de Rome où vous avez les plus grands trafiquants qui sont enfermés. Euh ils sont 200, elle peut pas être survolée par les drones. et c'est exactement l'idée mais il s'est interpé des Italiens.
C'est à peine une visite par mois et ça si vous voulez c'est la punition et également travailler beaucoup plus sur le statut des repentis, c'est-à-dire pousser les gens exactement comme l'ont fait Falcon et et Borellino qui l'ont payé de leur vie. Bien sûr les juges les juges italiens, c'est travailler un tel statut de repentique que évidemment dans l'organisation et bien on encourage si vous voulez les mouchards dans le bon sens du terme pour les démanteler. Voilà.
Moi je crois qu'on peut en venir à bout avec ça. Voilà. Ouais.
Et et pour revenir sur ce qui s'est passé à Marseille Hubert avant de vous entendre on va écouter Benoît Paillant le maire de Marseille qui était l'invité ce matin d' RTL et et qui dit ce qui se passe à Marseille c'est un défi à l'État. Il faut rétablir une préfecture de police avec une chaîne de commandement claire. Il faut des moyens de police judiciaire, il me faut de la police scientifique, il me faut de la police financière.
Donc il faut des moyens humains, des moyens matériel. Et je demande à ce que le parquet le Pnaco, le parquet national anti narcotraficent s'installer à Marseille. Voilà les les mesures en tout cas ce que demande Benoît Paillon.
Oui, en c'est c'est l'ambivalence aussi des maires qui effectivement considèrent qu'ils n'ont pas de pouvoir pour lutter contre, qui se retournent vers l'État, même s'il y a quand même beaucoup de maires notamment dans le sud qui ont pris des mesures euh ne serait-ce qu'à travers la vidéo protection, à travers les polices municipales, armées et cetera pour non pas essayer d'enrayer mais en tout cas faire quelque chose et d'ailleurs qui ont des résultats. C'est une guerre en fait et on l'a vu à l'étranger Françoise l'a dit nous on n pas connu les années de plomb comme en Italie. effectivement, l'assassinat du du juge Falcon à Palerme une semaine aux États-Unis.
Les États-Unis, c'est quand même un régime assez enfin un état assez répressif. Ça fait des années qu'il mène la guerre contre le narcotrafic. Ça a commencé aux Colombie.
La Colombie a été un état qui a failli être totalement déstabilisé. Ils ont même abattu un avion en vol et puis ils ont fini par rabattre euh Escobar, Pablo Escobar. Et puis le trafic s'est déplacé vers le Mexique et aujourd'hui la DEA, la drug administration Enforcement est est toujours en bagarre, en guerre permanente.
Elle a perdu des agents sur le terrain. Bon nous finalement on est au début de cette guerre. C'est ça en fait qu'il faut voir.
Et un certain nombre de choses de décisions été prises. Je vous l'avais rappelé. Alors le rôle des repentis est très important. h sécurité il y a eu un certain nombre d'opétions mais on voit bien que ces opérations c'est à recommencer en permanence donc je pense qu'il faut évidemment il faut avoir de l'espoir et considérer que le volontarisme politique permet d'avoir des solutions mais ça prendra énormément de temps.
Voilà une guerre la coordination des services des des bon on a un parquet dédié maintenant là-dessus comme il y a eu un parquet antiterroriste. Bon, la menace terroriste, elle s'est un peu éloignée, mais elle est pas encore présente. Le problème aussi, c'est que ce sont des trafiquants qui sont à l'international.
Beaucoup d'entre eux vivent à Dubaï, ils ont une collection avec les prisons. Alors, la coopération avec certains avec nos voisins est très importante, que ça soit les Belges, les Marocains, avec les Algériens, malheureusement la coopération sécuritaire est interrompue. Mais voilà, il faut à la fois rester lucide.
Et se dire que voyez même dans une région comme la la mienne le narcotrafic alors qui est une région un peu refuse un peu une pén devient mythique maintenant la Bretagne parce que dans les faits et bien mais alors à Ren et à Nand c'est déjà très développé mais on a eu encore récemment ces jour-ci un assassinat à Brest et et là aussi avec parfois l'ambiguité des des élus locaux qui qui veulent pas s'en mêler mais qui en même temps sont forcément impactés et on va voir ce que dit Amine Kessas. Il publie une tribune ce matin dans le monde hein. Amine Kessas c'est ce militant narcotrafic dont le frère a été abattu dont les obsè on ont eu lieu hier.
Voilà ce qu'il dit ce matin et notamment cette phrase de fin très forte nous comptons nos morts. Mais que fait l'État ? Alors moi j'entends la douleur c'est insupportable.
Je regardais le père de de d'Amine qui s'assit et de ce petit ce jeune qui a été assassiné. Euh je comprends la douleur à vif et cetera. Je pense que nous sommes vraiment au combat.
J'apprécie beaucoup que Hubert parle de guerre parce que c'est exactement cela le sujet. Mais il ne faut pas être timide. Je reprends vraiment l'ital.
Je rappelle que donc je le redis, le juge Michel a été assassiné dans les années 70 à Marseille parce qu'il clétait sur il était en train de démanteler la French connection. Donc nous avons déjà payé le prix du sang avec des magistrats, hein, pas autant que l'Italie. Je je redis qu'il ne faut pas être timide.
Mais ça veut dire que c'est trop timide que le projet de loi de lutte contre le narcotraque est trop timide. Quand vous discutez avec les flics des narcos qui sont vraiment pas euh vraiment honnêtement, il y a pas de caricature à avoir. C'est pas des autoritaires des tyranistes et des tyran et des fascistes.
Ils disent il faut qu'on soit ne vont plus être timides. Il faut les frapper au portefeuille. Quand vous quand vous ce qui est assez intéressant, il y a une complémentarité aujourd'hui sur le plan politique, c'est une course sacrée d'union nationale.
Même la France insoumise tient ce discours. Hubbert, je veux terminer parce que c'est très important sur le concret. Quand vous vous promenez dans les rues de temps en temps, vous voyez passer une Lamborghini avec marqué politia finance là-dessus.
Qu'est-ce que c'est cette Lamborghini ? Elle a été saisie au mafieux. Les maisons sont saisies, l'argent est saisi et en plus de ça, c'est reversé aux effectifs de la police par exemple hein.
Voilà. Donc en ce qui concerne par exemple les bagnoles ultra puissantes pour faire pour lutter contre les goofes. Donc nous devons aussi le parquet le parquet le parquet narco, c'est formidable.
Il faut les frapper là où ça leur fait mal. Il faut les frapper au portefeuille quand on les quand on les attrape. Les Italiens ont attrapé le chef de Cozanostra qui était en caval depuis 30 ans il y a quelques semaines.
Et bien il est au trou mais il est au trou dans cette prison où il ne peut plus parler à personne. Donc il faut vraiment frapper durement. Et puisque vous parliez ton corps de national Hubert, on va écouter ce qu'on dit Bruno Retaillot qui était le ministre de l'intérieur au moment de de du vote de cette loi contre le narcotrafic.
Bruno Rota qui était ce matin sur C News. Le renseignement c'est capital contre ces grandes organisations criminelles. Or le renseignement comment l'obtient-on ?
On l'obtient par des moyens humains mais technologiques. Aujourd'hui les écoutes de grand-papa, vous savez vous téléphonez sur votre téléphone portable et la police, la gendarmerie vous écoute. Ça ne marche plus.
Pourquoi ? parce que ces organisations ont muté sur des messages cryptés et on peut capter aujourd'hui ces messages sans pour autant empruntre la règle sacrointe bien entendu de la confidentialité de ces échanges privés. Le Rassemblement national a voté contre.
Bon voilà, il pointe l'attitude du Rassemblement national pour une Rotaïole. Il pointe un le retard par rapport à à l'avancée technologique des narcotrafiquants et deuxièmement les votes du Rassemblement national. Il y a parfois des postures tactiques chez le Rassemblement national qui sont un peu difficiles à suiv. on en parlera sur la sur la fiscalité mais c'est vrai que le renseignement est très important et on a actuellement un trou dans la raquette avec les les renseignements la sécurité militaire algérienne puisque bon bah on sort d'une crise majeure.
Une des raisons d'ailleurs à mon avis pour lesquelles le président de la République après avoir demandé une certaine fermeté à François Bairou à rétropédaler et finalement désavouer Bruno Retaillot, c'est aussi ça. la préoccupation sécuritaire. Sans même parler du fait qu'on a soupçonné les Algériens à une certaine époque d'avoir organisé des attentats à Paris en 95 notamment au métro Saint-Michel.
Il y a il y a il y a le fait qu'on on est on est dépendant d'eux pour du renseignement parce qu'ils sont très implantés en France, ils ont des réseaux et cetera. Bien sûr bien sû ça marche bien avec le Maroc parce que on a reconnu la maroité du occidental mais il faut qu'on ait une une espèce de vision à 360 sur le Maghreb sans ommettre personne. Dernier sujet que je voudrais aborder avec vous sur sur ce thème Emmanuel Macron il a dit hier que acheter de la cocaïne ou du cannabis c'était de fait être complice.
Est-ce que ça veut dire que il y a une responsabilité des consommateurs ? Est-ce qu'il faut sanctionner plus durement les consommateurs ? Moi je je vraiment excusez-moi mais je j'entends ce qu'il disent du pont Moretéti avait dit cela aussi je crois avec des mots assez violent fum c'est c'est du sang que vous fumez et cetera ou je ne sais plus un truc dans ce registre là personnellement je ne consomme pas même un demi-joint ça me rend malade mais je veux dire je vois tout à fait quand Non non non mais vraiment Hubert a raison quand il dit que dans le moindre village et dans le moindre comment dirais-je maintenant dans la moindre campagne tous les maires vous le disent en fait la cocaïne si vous voulez Ça circule maintenant comme les bonbons hein je veux dire avec la avec la fa mais moi je moi alors là je ne suis pas d'accord parce que à un certain stade je veux dire c'est une addiction donc c'est une maladie donc c'est une maladie je pense qu'il faut faire de la prévention mais enfin je veux dire sanctionner les consommateurs c'est vraiment vouloir soigner les eff les effets sans traiter la cause en fait c'est des oui mais il faut peut-être faire peut-être faire les deux parce que il y a une escalade dans la consommation des produits et je Je me souv j'étais aux États-Unis là pendant la campagne présidentielle et j'ai vu dans certaines villes les ravages du FAIL.
Aujourd'hui leur problème, ça c'est autre chose. Bah c'est une graduation supplémentaire. Mais sanction ou pas sanction ?
Non, moi je suis pour les sanctions parce que vous avez des zombies dans les rues, vous voyez c'est ça. D'accord. Mais les sanctions ça vous soigne pas.
C'est une addiction si vous voulez. Moi je fais partie moi je fais partie des gens qui pensent par exemple que il faut dépénalise le cannabisme et que ça mérite un grand débat national. Mais si ça marche très bien par exemple dans l'état de Washington par exemple c'est Seattle par exemple vous achetez le cannabis dans cetera pas du tout ça c'est une réminissance de la vieille gauche ça y est ça recommence mais je suis pas du tout libertaire je m'en tape je vous dis juste qu'il faut trouver un moyen de d'enlever des ressources si vous voulez au narcotrafiquant le cannabis c'est une super ressource c'est pas simplement la cocaïne.
Donc voilà et puis les vieilles recettes de la droite, c'est comme si Oui, c'est comme si je vous disais les vieilles recettes de la droite réa craque, il faut punir les malades. Non, on les punit pas déjà, on les soigne et ça sert à rien. C'est un cataplasme sur une jambe de bois d'aller punir les malades.
C'est la débilité par exemple, je dis pas que vous êtes débile. D'aller punir les Non, non, pardon, c'est d'aller punir les clients. Non, non, pardon.
Ah, vous m'avez attaqué sur la vieille gauche. Attention, j'ai Il fallait pas il fallait pas. Allez, je sais pas si vous serez plus d'accord des prostituées en fait.
Voyez c'est je sais pas si vous serez plus d'accord sur le sujet qui arrive. On va parler du budget puisque le budget de la sécurité sociale [rires] arrive aujourd'hui au Sénat avec sa suspension de la réforme des retraites. L'Assemblée, elle continue à examiner le budget.
On va voir ce que dit la droite Laurent Voquier qui était présent hier à la réunion de groupe des Républicains au Sénat et Bruno Retaillon. On les écoute, on compte beaucoup sur nos collègues sénateurs parce que bah toute une partie du débat budgétaire va évidemment se faire ici. Et donc c'était important qu'on partage la ligne commune qu'on a qui est très simple.
Aucune augmentation d'impôts, aucune augmentation de taxes des économies sur la dépense et on est la seule famille politique à porter ça. À l'Assemblée nationale, euh vous aviez eu une coalition souvent entre la gauche et le Rassemblement national pour une folie fiscale. C'est une sorte de holdup fiscal en bande organisée.
Je pense que ici au Sénat, on va reprendre ce travail, faire en sorte que on baisse les impôts, qu'on supprime des impôts et surtout que on s'attaque enfin à la dépense publique. Voilà. Hold up fiscal en bande organisée.
François, c'est très bien. Je trouve que Bruno Rotaillon n'est jamais aussi bien que dans son rôle de sénateur. C'est vraiment véritablement ce qui lui convient.
Il est il est il a acquis le sens de la punchline. Ouais. Après, si vous voulez le hold up en borne organisée, je ne veux pas me je ne veux pas vraiment être désobligeante avec le Sénat.
On sait déjà ce que le Sénat va faire évidemment il va détricoter tout le il va remettre l'église au milieu du village. Bien sûr, ça voilà pour vous. Et puis il va y avoir une CMP, on peut déjà écrire le scénario.
Est-ce qu'elle est conclusive ou pas ? Je pense pas qu'elle sera conclusive. Et hop et tout le monde serait s'apprête à mon avis à siéger au moins jusqu'au 23 décembre. on va laisser quand même le réveillon et cetera et aller jusqu'au bout du bout du 31 décembre qui est la deadline.
Je pense que les choses vont se terminer comme cela. Après, est-ce qu'il y a une majorité extrêmement fine, euh vraiment improbable mais majorité mais là quand vous entendez Laurent Voquier et Bruno Rotaillot, vous pensez vraiment qu'un compromis possible ? Je je pense comme nous sommes, excusez-moi ça c'est des postures, d'accord ?
Moi je veux bien tout le cinéma, les portes claques et cetera. Il y a les postures blabla blab blabla le Sénat vous imaginez peut décrypter un peu quand même 34 milliards les par c'est il y a les postures et puis après il y a la réalité du vote au moment alors sur le truc en vente organisée puisque c'était la la punchline de Retaillot c'est les fameux 34 milliards d'augmentation d'impôts. En fait, il y en a 26 qui sont consacrés à la taxe sur les multinationales dont effectivement c'est une posture parce que eux-mêmes au Rassemblant national reconnaissent que il pourrait peut-être en tirer au maximum un milliard.
C'est-à-dire évidemment MLF reconnaissant. Alors attends, ce qui est un peu dommage dans cette affaire où effectivement les gens sont perdus et puis même un peu dégoûtés par ces ces débats budgétaires alors que le but c'était justement de Ah vous pensez qu'ils sont dégoûtés les gens ? Non, les gens sont dégoûtés par le spectacle de la politique parce qu'en pense qu'ils attendent le résultat.
Je pense pas du tout qu'ils sont dégoûtés. Pas du tout. Attendez, arrêtez de m'interrompre tout sinon je perds le fil de mes idées.
Il est un peu dommage que en fait on narrive pas à on n pas d'abord établi le la partie dépense avant la partie recette. C'est-à-dire que il aurait été important parce que là on file vers le Sébastien Lecnu a dit l'autre soir, on file vers 6 points de de de déficit de PIB là. Si si après ça c'est la règle parlementaire on vote d'abord la pâtie recette avant d'examiner la partie dépense.
Ou effectivement mais je veux dire pour la compréhension des problèmes il aurait mieux valu qu'on dis quelles sont les économies à faire et ensuite quelle recette peut-on obtenir ça c'est ça oui ça c'est ça c'est la recette de la droite classique c'est-à-dire d'abord on fait des économies vous savez il y a il y a aussi un certain nombre d'économistes pas forcément les vôtres qui considèrent que la dépense publique quand elle n'est pas maîtrisée ça crée de la pauvreté et du chômage. à un moment donné, il faut atterrir, il faut être raisonnable. Ce qui serait dommage, c'est qu'effectivement aujourd'hui, on semble s'acheminer non pas vers un retour au 493 mais vers des des ordonnances.
C'est ce que me confiait hier soir une ministre et non des moindres hein dans le domaine, je veux pas la citer. Non, c'est bah non, la citez pas, c'estof. C'estof. [rires] Ou alors vous nous la citez carrément.
Mais mais si vous voulez pas une minute aux ordonnances. Je pense que Sébastien le cornu devant les sénateurs s'est engagé et le pire serait la loi spéciale. Non mais il y aura pas tout ça.
La loi spéciale serait une reconduction du budget. Non non mais la réalité c'est que dans les ordonnances il peut y avoir un compromis. Le cornus s'est engagé à ne pas utiliser mais enfin on dirait comme on dirait que ce premier ministre en fait il engagé mais offre devant les patrons l'autre jour il a laissé entendre que c'était possible.
Ouais mais non écoutez ça veut dire que ce serait le contrat moral. C'est dire qu'il dégage tout de suite, c'està dire qu'il saute tout de suite et que la gauche le sanctionne et c'est l'ascension. La gauche a peut-être pas envie d'aller au vote finalement hein.
Mais est-ce que pour faire passer la suspension de la réforme des retraite, la gauche accepterait pas ? Moi je pense que c'est pas possible. Vous pouvez pas dire au Parti socialistes qui travaillent et à Olivier Fort qui négocie avec le corps nu c pied à pied chacun n'oubliant pas d'où il vient.
Vous pouvez dire à la gauche allez coucou Jeepier, vous avez eu votre suspension maintenant voter au nom de la stabilité. Ça existe pas. parce que là on brûle un peu les étapes c'est de savoir si la droite et le parti socialiste est capable de se mettre d'accord central surtout à l'occasion du le bloc central qui qui pour l'instant a fait a démissionner hein ou c'est d'accord enfin qui fiss ce budget on a entendu Édard Philippe hier il est pas tendre avec ce budget mais est-ce qu'avec toute cette équation il peut y arriver Sébastien le corn moi je pense qu'il y a une il existe une majorité très relative et très fragile fragile hein je dirais fragile pour arriver un consensus.
C'est quoi ? Qu'est-ce qu'on cherche ? C'est quoi le consensus ?
Le consensus pour que ce budget passe serait en gros que le bloc central vote pour on peut faire les comptes. Les contres c'est 212. OK, on les connaît tous, c'est LFI et le RN direct 212.
OK, il faut il faudrait que vote vote pour le bloc central une partie de Liot les républicains et que et ça c'est de la tambouille électorale. Laisse-moi finir le calcul et que écoutez vous êtes écoutez et que le parti socialiste la gauche et le PC si vous voulez non arrêtez de cette cette caricature de la gauche qui sait pas compter qui sait pas faire d'économie. Regardez, ça fait 8 ans qu'on se cogne de la droite dans ce pays.
Vous avez vu l'état des finançuel Macron c'est la droite évidemment enfin excusez-moi, il a gouver mais écoutez, il a gouverné avec Édouard Philippe. Vous allez pas m'expliquer qu'Emanel Macron est un gauchiste. Mais vous vous plaisantez quand même.
Une année à droite la première année. Tout est à droite depuis le début. Enfin Hubert, soyez sérieux.
Vous pouvez pas [rires] vous pouvez pas le monde est à droite aujourd'hui. Les socialistes ont besoin de réinventer un peu le logiciel. Bien sûr.
Le monde est d'ailleurs d'ailleurs en Irlande c'est la droite qui est passée. D'ailleurs à New York c'est la droite qui est passée. D'ailleurs, les deux gouverneurs aux États-Unis, les deux gouverneurs femmes qui sont une de la CIA, l'autre des marines.
On va on va revenir au [rires] budget au budget en disant que il faut une abstention en réalité des socialistes du PC et de du et des verres pour que le budget ait une chance de passer. Est-ce que euh il y aura dans la corbeille suffisamment pour obtenir cette abstention ? Euh ben je n'en suis pas sûr.
De toute façon, la gauche ne votera jamais ce budget. C'est pas le se non plus. Donc euh mais elle l'intérêt les LR, ils ont intérêt à à rester sur leur ligne à quitte à faire euh quitte à ce que la conséquence soit qu'il y ait plus de budget et que ça entraîne Laurent Panifous.
Le ministre nous l'a dit, s'il y a pas de budget, il y a censure, il y a dissolution. Bien sûr, direct. Ouais, enfin ça peut encore évoluer parce que personne n'a vraiment intérêt à la dissolution et sauf peut-être sûrement même le RN et la F et la France insoumise.
Donc en réalité, il peut encore y avoir des compromis et ça c'est aussi le génie d'émotion social. Je suis d'accord avec ce que ce que dit Hubert dans le sens pour une fois on arrive à être d'accord. Je pense que même dans la tête d'Emmanuel Macron, je ne suis même pas sûr que si on est on n'aboutit pas sur le budget, vous savez que c'est le budget précédent qui s'applique le 31 décembre, je suis même pas sûr que il y ait la case d'olution, il y a peut-être une autre case d'un nouveau gouvernement technique pour gérer les affaires courantes.
Je ne suis même pas sûr, vous savez. Euh, en tout cas, il y a une fenêtre de dissolution à partir de la mi-décembre. Allez, on va terminer là-dessus parce que vous êtes d'accord.
On va terminer sur cette bonne note. Ouais, mais on finit par l'histoire du jour. [rires] Et cette semaine a lieu le congrès des maires.
On connaît la partie politique avec les maires qui travaillent sur leur problématique, qui échange avec le gouvernement. Mais cette semaine, c'est aussi l'occasion pour les maires de faire leur courses. Alors, pas pour eux, mais pour leur commune, c'est le salon des maires qui se tient juste à côté du congrès.
Les élus rencontrent des exposants. Ils peuvent acheter des bans publics, des feux rouges, des poubelles ou encore et c'est la période des décorations de Noël. Et vous voyez euh sur ces images, on va aller voir.
Oh, il y a des beaux ours, des beaux pingouins, tout ça. Des automates mécaniques, made in France en Normandie. On va écouter le fabricant.
Tous nos automates sont fabriqués euh en France dans nos ateliers. On fabrique les mécaniques, on fabrique les peluches et ces automates sont exportés en dans le monde entier. On a des ourses polaires, des pingouins, mais on a aussi des collections avec des ourses bruns et blancs, petits et grands, qui vont préparer les cadeaux de Noël.
Et voilà, ça donne envie d'être à Noël. C'est belles décorations. Adouci, vous devriez mettre ça en studio.
C'est vrai, on va lui demander de nous en apporter un pour Noël. Très bonne idée, Françoise. Bon, vous verrez peut-être ces ourses dans votre commune.
On va essayer de voir si on peut en récupérer un pour le plateau. Merci Hbert. Merci Françoise.
Hommage à nos élus locaux. Oui, exactement. On suivra puisque vous en parlez, ce sera à suivre évidemment toute la journée ce congrès des m sur notre antenne demain.
À suivre également le discours de Sébastien le cornu qui viendra conclure ce congrès. Merci à tous. Merci les amis.
Merci beaucoup. On se retrouve demain. [musique]
Emmanuel Macron