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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 9 juillet 2018 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploi

Macron répond aux critiques - Les questions SMS #cdanslair 09.07.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Le chef de l'État est-il à la recherche d'un second souffle ? A-t-il perdu la main ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirer en comparant les courbes de popularité des présidents précédents ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron peut-il renouer le lien avec les Français ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Mais il ne leur promet pas des lendemains qui chantent aux Français ?

  • 3:48OuverteRéponse partielle

    Pourquoi dépenser un pognon de dingue pour imiter les Américains ?

  • 4:43OuverteRéponse partielle

    Qui décrétera la fin de la para-ridicule des gardiens républicains en grande tenue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42InvitéChiffre
    « il est à peu près, dans le baromètre IFOP JDD, au même niveau qu'était Nicolas Sarkozy 13 mois ou 14 mois après son élection. »
  • 2:57InvitéFait
    « Il avait dit qu'il augmenterait la CSG pour les retraités. »
  • 4:57InvitéChiffre
    « démocratie à un coût, peut-être que ça coûte 3 ou 400 000 euros. »
  • 5:09InvitéChiffre
    « J'ai lu entre 300 et 400 000 euros l'organisation d'un congrès sur une grosse demi-journée. »
  • 7:38InvitéChiffre
    « 36 000 points prélevés par jour. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Invité 227 %
  • Invité 316 %
  • Invité 415 %
  • Présentateur14 %

11 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Invité

— Le chef de l'État est-il à la recherche d'un second souffle ? A-t-il perdu la main ? Qu'est-ce que vous voyez dans les sondages ? Est-ce qu'il a perdu la main ? — Perdu la main, non. Mais il était dans une situation assez « hors normes » par rapport à ses prédécesseurs. Au bout d'un an, on l'avait dit, on l'avait écrit, il était à des niveaux de popularité qui étaient assez nettement supérieurs. Et là, depuis un mois, parce que c'était il y a assez peu de temps, il est rentré quelque part dans une fourchette assez classique, y compris un premier effritement dans son propre électorat. Donc on a un phénomène d'érosion et d'usure du pouvoir qui a déjà frappé ses prédécesseurs.

Et donc Emmanuel Macron doit aussi intégrer cette variable-là en disant le temps où on marchait un petit peu sur l'eau, où les Français nous laissaient le bénéfice du doute parce qu'on ne savait pas trop si on était de gauche ou si on était de droite, parce qu'on était en train de casser les codes. Eh bien tout ça, c'est un petit peu fini. Vous avez vu ces dernières semaines quelques couacs, des annonces qui ont eu du mal à passer, les reproches qui ont été faites sur le train de vie de l'Elysée, ce qu'on n'avait pas vraiment entendu depuis le début du quinquennat, alors que ça avait frappé durement ses prédécesseurs.

Donc quelque part, ils rentrent dans la normalité avec toutes les difficultés qui sont... Donc ce n'est pas catastrophique, mais ça impose un changement de braquet. – Justement. Quels enseignements tiraient si l'on compare les courbes de popularité des présidents précédents après une année d'exercice ? C'est ce que vous disiez à l'instant ? – Voilà. Donc il y a un an, il y a un mois, c'était au bout d'un an, il était plus populaire et assez nettement. Et là, aujourd'hui, si on compare notamment à Nicolas Sarkozy, il est à peu près, dans le baromètre IFOP JDD, au même niveau qu'était Nicolas Sarkozy 13 mois ou 14 mois après son élection.

Ce qui n'est pas un niveau totalement déshonorant, mais la spécificité a disparu. – Un peu plus haut que François Hollande quand même ? – Oui, un petit peu plus haut. – Emmanuel Macron peut-il renouer le lien qu'il a lui-même détricoté, non seulement avec les parlementaires, mais surtout avec les Français ? – Oui, absolument. D'abord, ce que je le disais tout à l'heure, il y a seulement une année qui se fait, une grosse année qui s'est écoulée, et donc il s'est passé beaucoup de choses. Les résultats qu'il attend, forcément, ça va prendre un peu de temps. D'ailleurs, il a réclamé le temps, et c'est un travail de longue haleine. Donc il a largement le temps, j'allais dire, de renouer ce lien.

Il faut quand même que maintenant, il applique les correctifs qu'il a dessinés dans son discours, c'est-à-dire aussi vis-à-vis des Français. Il faut que les Français ressentent ça, ressentent peut-être un président plus proche d'eux. C'est quand même, dans toutes les études de l'IFOP que nous publions à Paris Match, c'est quand même vraiment systématiquement le manque d'empathie, pas suffisamment proche des gens. C'est vraiment le critère, le trait de caractère qui apparaît le plus, en tout cas où il est le plus bas. – Mais il ne leur promet pas des lendemains qui chantent aux Français ? – Non, non, il ne promet pas des lendemains qui chantent. – Il devrait le faire ?

– Je ne crois pas, il ne va pas changer. Il a été élu quand même sur la base d'un discours de vérité. Il avait dit qu'il augmenterait la CSG pour les retraités. Il n'a pas changé, il n'a pas calé là-dessus. Donc non, il ne va pas changer. Mais il est quand même obligé à un moment de montrer un peu plus d'empathie avec les Français. Puis ça fait partie de la cinquième et aussi peut-être d'une adaptation à la fonction présidentielle. Il a joué l'incarnation pendant un an, Jupiter, en rupture avec François Hollande. Bon, ça y est, maintenant François Hollande, on l'a un peu oublié comme président. Il faut qu'Emmanuel Macron, il soit un peu plus lui-même, peut-être un peu… – Collectif ?

– Oui, et puis un peu moins loin des Français. C'est quand même un président qui a 40 ans, on a l'impression parfois qu'il trône comme ça loin des Français. Je pense qu'il faut qu'il revienne à essayer une forme peut-être d'empathie, de simplicité, de sobriété. – Mais ce que je trouve intéressant, c'est qu'il réagit, vous le disiez tout à l'heure, sous la pression de la droite. C'est-à-dire qu'il y a l'électorat de droite qui le suit moins que c'était le cas jusqu'à présent. Et puis il y a quand même des grandes figures de droite qui se sont exprimées depuis quelques semaines. Vous en parliez tout à l'heure, vous nous jeudi, Xavier Bertrand, on a entendu Dominique de Villepin.

On a entendu évidemment Jean-Louis Borloo qui est encore traumatisé par ce qui lui est arrivé après son plan banlieue. Et puis on a entendu aussi quelqu'un, et ça on sait qu'à l'Élysée ça a tangué ce jour-là, on a entendu quelqu'un comme François Pinault, le milliardaire. – Une droite qui le reproche de ne pas faire assiette sociale. – Oui, parce que finalement il est peut-être allé trop vite dans un sens, il a laissé des gens qui le soutenaient ou qui en tout cas pouvaient être intéressés par ce qu'il était en train de faire sur le bord du chemin. – Il y a la main que ce matin, sur les inégalités ce matin, dans Libération. – Vous avez raison de l'ajouter.

Et je pense que ça c'est des critiques qui marquent beaucoup plus que celles qui viennent de la gauche parce que ce n'est pas son objet pour l'instant, il a le nez sur les européennes et puis sur les municipales et ce n'est pas à gauche que ça va se passer. – Pourquoi dépenser un pognon de dingue pour imiter les Américains ? L'allocution du 14 juillet ce n'était pas assez bien, alors là référence au coût de ce discours de l'État de l'Union version Emmanuel Macron au congrès. – Moi je trouve que c'est une critique qui est toujours un peu excessive, démocratie à un coût, peut-être que ça coûte 3 ou 400 000 euros. De toute façon c'est une modification constitutionnelle dont il a hérité.

Alors voilà, il l'applique, oui ça coûtera chaque année. – Ça a coûté combien ? – J'ai lu entre 300 et 400 000 euros l'organisation d'un congrès sur une grosse demi-journée. – Qui décrétera la fin de la para-ridicule des gardiens républicains en grande tenue ? Où est la simplicité allemande ?

5:25
Présentateur

– Nous n'y sommes pas, nous n'y sommes pas. Les Allemands ont un parlement qui est d'une incroyable simplicité. Je vous signale quand même qu'à la simple chambre basse, au Bundestag, ils sont 900. Donc eux ils n'ont pas fait d'économie là-dessus, ils sont même 902 en ce moment. Et d'ailleurs ça marche plutôt bien. Donc moi cette histoire de faire des gains importants budgétaires sur des sommes aussi ridicules, je crois que c'est une espèce de façon de flatter le boujadisme français. Par rapport au budget de l'ensemble de l'État, ce sont des gouttes d'eau.

Donc les gardes républicains, de toute façon vous n'allez pas les virer de l'armée, ils ne vont pas disparaître s'ils ne font pas le salut. Moi je m'en passerai pour tout vous dire. Mais chaque fois qu'il y a eu des présidents de l'Assemblée par exemple, qui ont été tentés par l'idée de simplifier le cérémonial interne à l'Assemblée, je parle sous des gens qui fréquentent plus l'Assemblée que moi, mais il y a eu chaque fois des levées de boucliers dans leur propre bureau de l'Assemblée ou du Sénat, leur disant non, non, non, non, non, non, non, non, non, c'est très important que le Parlement aussi ait sa noblesse visible, institutionnelle, qui ait cette espèce d'apparat républicain.

Donc je pense que ce n'est pas pour demain.

6:41
Invité

Un an après avoir voté Macron, ma retraite baisse, gazole et gaz sont en hausse et je dois rouler à 80 km heure, on m'aurait menti. Peut-être un peu d'économie sur le carburant s'il roule un peu moins vite, mais là où on voit bien, pour revenir sur une question que vous avez posée tout à l'heure, sur le pouvoir d'achat, le gouvernement peut, il a certains leviers, on le voit sur la taxe d'habitation, sur les cotisations salariales, mais il y a toute une partie des hausses, notamment en matière énergétique, qui ne sont pas directement imputables à l'action du gouvernement, et qui se ressentent, qui sont très fortement ressentis par les Français. La hausse des carburants.

Voilà, et le propos de votre téléspectateur, on est en plein dedans. J'ajoute que le 80 km heure, pour beaucoup de Français, la question de la sécurité routière, c'est juste un alibi pour faire rentrer davantage d'argent dans les caisses en multipliant l'activité des radars. C'est comme ça aussi que beaucoup le déconne, oui, c'est ressenti. Même si le gouvernement a dit que... Que tout, comme les autres gouvernements, tout l'argent serait fléché pour améliorer... 36 000 points prélevés par jour. L'état-providence du XXIe siècle de Macron consiste-t-il à faire les poches des classes moyennes pour donner aux plus modestes ?

Ça, c'est la vraie question qu'on peut se poser, effectivement, en entendant ce discours. Pour l'instant, c'est très compliqué, parce que c'est un concept, vous le disiez tout à l'heure très bien, qui a été mis sur la table, mais on n'a pas le contenu. Et on va attendre septembre pour voir ce que le président met dans cet état-providence du XXIe siècle. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h30. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, silence, ta pousse. Merci à vous.

Macron répond aux critiques - Les questions SMS #cdanslair 09.07.2018 · Pourquijevote