La bataille des municipales a commencé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
À moins de 4 mois des élections, gros plan sur ces villes qui pourraient basculer, où les batailles sont rees, serrées et où tous les coûts sont permis. Et direction d'abord la 3e ville de France qui sera particulièrement scrutée. Lyon est dirigée depuis 5 ans par l'écologiste Grégory Dousset, candidat à sa réélection, mais il est vivement concurrencé par celui que tout le monde appelle président à Lyon.
L'exhomme d'affaires et ex-patron de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Holas, espère conquérir la ville avec ses méthodes très caches. Son portrait, Julien Cholin, Lenan Barbier. Quent un monument de la ville veut devenir le maire ?
Jean-Michel Holas, président [musique] historique de l'Olympique Lyonnais, favori des sondages face au maire sortant, l'écologiste Grégory Doussé. Gens demandent qu'on vienne les aider. Jean-Michel Holas contre les Verts enquête sur un match où tous les coups semblent permis pour gouverner Lyon.
Je veux devenir votre prochain maire. Ce soir-là dans le 3è arrondissement décoration et petit four de rigueur pour l'inauguration du QG de campagne de Jean-Michel Holas. Dans la salle des élus, de la droite et du centre, Sony Anderson, une ancienne star du club.
Des chefs d'entreprise aussi venus entendre le patron auas. Malgré une cicatrice au visage suite à une opération, l'énergie ne manque pas pour étrier le bilan des écologistes. Il faut je vois des milliers d'heures perdues dans des embouteillages.
Donc plus de pollution, plus de stress et plus de découragement. Il va être dans le rationnel et dans l'efficacité comme il a dû l'être pour innover, construire sa boîte et faire plein de choses. Un champion des affaires passé au football puis à la politique, forcément l'histoire rappelle quelqu'un.
Jean-Michel Holas a bien connu Bernard Tapi dans les années 80. Comme lui, il fait d'abord fortune. Sa société commercialise des logiciels pour les entreprises.
Puis Bernard Tapi l'encourage à acheter l'Olympique Lyonnais. À l'époque, la comparaison fait sourire l'intéressé. C'est vrai que Bernard Tapi a pris des initiatives dans le même sens, mais il fait beaucoup plus de choses que moi et d'autres choses qui ne me passionnent pas du tout.
Pens, c'est la politique par exemple. Par exemple, oui, Jean-Michel Holas a développé sa fortune estimée à plus de 400 millions d'euros. À 76 ans, l'homme se tourne finalement vers la politique.
Officiellement, il [musique] a transmis ses affaires à son fils Alexandre. qui pilote notamment la plus grande salle de spectacle de Lyon, propriété de la famille Olas. Alors, faut-il voir en Jean-Michel Holas un Bernard Tapis Lyonnais ?
Non, répond le candidat. Il a voulu tout faire en même temps. Moi, je viens de transmettre l'ensemble de mes activités économiques à mon fils.
Pas de mélange des genres pour vous. Pas de mélange des genres. J'ai jamais eu de problème ni avec euh des gardes à vue, ni avec euh le fisque.
Bon, la comparaison avec Bernard Tapis a ses limites. C'est ça que vous dites. C'est ça que c'est ça que je que j'explique.
À Lyon, tout le monde connaît le président Holas, Jean-Michel Holas [musique] pour les élections 15 et 22 mars. Mais convainc-il autant comme candidat à la mairie ? La ville, on le sait quoi.
Puis ça nous changer aussi de de tous ces verres là qui nous cassent les bonbons. H on peut plus circuler en vie. Moi, j'ai vendu ma voiture à cause de ça.
De quelqu'un qui vient du milieu du football et qui va en politique, ça vous séduit ? Non. Pourquoi ?
Gérer une ville et gérer une équipe de foot, je suis quasiment sûr que c'est pas pareil. À 3 mois du scrutin, le candidat Olas n'a pas encore publié son programme, mais [musique] il promet déjà la gratuité des transports pour les plus modestes. Une police métropolitaine [musique] et des référendums tous les ans.
Surtout, il critique la politique des écologistes. Reviendra-t-il dessus ? Nous lui avons posé la question sur la ZFE, sur les logements sociaux, sur l'encadrement des loyers.
Ben justement, c'est la grosse différence entre, je dirais ce que l'on prône et puis ce que l'on fait. En quête d'une réponse plus claire, nous insistons en ce moment. Vous pas répondu en deux mots sur la ZFE, les logements sociaux et l'encadrement des loyers.
Votre position, ça demande un peu plus de de mots. Je pense que il y a eu des erreurs majeures qui ont été commises. Comment les réparer ?
Bah, il faudra voir les usagers. Sommes ravis. Depuis, le candidat a confirmé vouloir désencadrer les loyers et revoir certaines interdictions de circulation. de temps.
Alors, allons-y. Allons-y. Et puis au-delà du programme, il y a le style lorsqu'il promet par exemple de reverser ses indemnités à des associations ou de se passer de collaborateurs, des mesures [musique] jugées populistes par ses opposants qui dénoncent aussi de fausses informations diffusées selon eux par le candidat.
Comme dans cette vidéo [musique] où un élu de l'équipe Holas s'interroge sur la disparition de 800 vélos électriques acquis par la ville. Personne ne sait où ces vélos seraient stockés et donc on peut légitimement se demander où sont passés les vélos de la ville de Lur. Faut baller la mairie.
Elle a bien acquis des vélos électriques mais seulement 150. Tous recensés et utilisés par les agents pour leur mission. [musique] Une autre mise en cause vise cette fois le candidat au LAAS.
En bon entrepreneur, l'homme d'affair a étudié le terrain avant de se lancer et commandé plusieurs sondages pour s'assurer de sa popularité. Des études commanditées par la holding familiale Hnest peut-on lire sur les documents. Jean-Michel Holas [musique] a-t-il utilisé les moyens de son entreprise pour préparer sa campagne ?
Lui s'en défend. Ils ont été payés directement par moi-même. Sont pas du tout les entreprises qui ont payé.
Pourquoi apparaît alors sur la Bon ? Écoutez, je sais pas, faut demander aux instituts de sondage ou à ceux qui ont fait les opérations, mais l'important, c'est de savoir qui a payé. C'est moi qui a payé directement.
Contacté, les instituts concernés n'ont pas souhaité apporter de précision supplémentaire. Dans les sondages plus récents, Jean-Michel Holas fait la course en tête avec 47 % d'intention de vote au premier tour contre 27 % seulement pour son adversaire le maire sortant écologiste Grégory Doué lui aussi en campagne. Combat c'est certain de pouvoir inverser la tendance.
Chaque campagne est particulière bien sûr ce qu'on peut noter c'est une agressivité assez forte une violence dans les propos. Comment vous expliquiez que vous commenciez si bas la campagne là ? Mais d'un côté, vous avez un candidat qui a une très bonne notoriété, c'est très bien.
C'est c'est un avantage certain. Et de l'autre côté, vous avez un maire sortant qui est maire qui n'est pas en campagne. Mais une fois qu'on va commencer à débattre, à confronter nos programmes, nos visions, ce que nous voulons aussi pour Lyon, et bien on verra.
L'écologiste a convié l'ancien président de club à un débat public. Proposition déclinée pour l'instant. pas avant février répond Jean-Michel Olas.
Et je précise pour être complète que les autres principaux candidats à Lyon sont Anaïs Beloussa shérifi pour la France insoumise, Alexandre Hbert du palais pour l'UDR RN, George Képenaquian pour qui est centriste sans étiquette et Nathalie Perin Gilbert pour divers gauche. Être candidat, c'est aussi proposé une liste attractive avec des colistiers et surtout des colistières parce que la parité est désormais obligatoire même dans les villages de moins de 1000 habitants et constituer ces listes devient parfois un véritable cass-tête dans certaines communes comme à Baissant en Savoie 350 habitants où le maire cherche désespérément des femmes qui veulent s'engager. Lucas Franchina Jean-Pierre Rivalin Baessan, petit village Savoyard et ses 352 habitants.
Ici dans quelques mois se termine le second mandat de Jérémy Trac. À 38 ans, il compte bien conserver sa place de mer, mais pour la première fois, il doit monter une liste paritaire, une contrainte qui chamboule ses plans pour les municipales. Allez, c'est parti.
Ce matin-là, il profite de la compétition de biathlon dans l'espoir de convaincre des femmes à s'investir. Bonjour, ça va ? Ça va toi ?
Salut, bonjour. Ça va ? C'est toujours ici que je viens prendre mon petit café moi, tu sais bien.
Oui. [rires] Donc toi, tu as déjà tu as déjà été candidate de fois en plus avec moi. Voilà.
Donc il faut qu'on trouve des dames. Voilà, des dames qui veulent s'engager des jeunes. Indiqué une.
La loi impose désormais aux commune de moins de 1000 habitants de présenter des listes avec autant d'hommes que de femmes. Sur le terrain, le maire multiplie les tentatives. Mesdames, bonjour.
Elles m'ont pas entendu. Un exercice nouveau pour l'élu. Et qu'est-ce qui est différent d'être bénévole ou élu ?
Bén, il y a quelqu'un qui prend la décision pour moi et psychologement, je me sens pas capable. Et non, je pourrais pas. Et puis que les gens ils vous critiquent, je supporterai pas.
Ils vont aller manger. Nous, on habite des petits villages. Ah non, non, je supporterai pas.
Une réponse très souvent entendue depuis le début de sa campagne. Mais le temps presse pour le maire. 5 à six femmes devront composer son équipe aux prochaines élections.
Du coup, je vais vous montrer qu'est-ce qui le conseil municipal d'aujourd'hui. Alors, hop, on a le document ici là. Donc on a la composition du conseil municipal 2020-2026.
On voit que donc on est 11 élus à Baissant et que sur les 11 élus, bah aujourd'hui on a trois femmes que sur ces trois femmes, il y en a au moins une qui sera pas candidate au mois de mars prochain. Alors avec ses adjointes et à partir de la liste électorale, ils essayent d'identifier des candidates. Ouais.
Cette personne elle est jamais sur ou peu donc c'est pas possible. J' avais pas pensé pour le coup. Ça peut peut-être être intéressant à regarder.
Moi, j'ai pensé au club des sports. Est-ce que il y a des femmes ? On a une nouvelle retraitée là par exemple.
Ah oui, en 1964. Bah oui oui. Construire une liste peut vite tourner aux casset dans les petites communes et la doyenne du conseil municipal met en garde sur la manière de démarcher ses potentiels recrues.
C'est difficile de dire aux femmes, je viens te chercher que parce que tu es une femme quoi. Après, c'est le tacte du maire qui va si le maire dit "Je viens juste te chercher parce que tu es une femme", bah bien sûr, elle va pas partir. À l'issue de la Réunion, plusieurs noms ressortent, notamment celui de Latitia, une figure du village qu'il souhaite raller à sa liste.
Commerçante abaissant depuis 6 ans, c'est elle qui tient le magasin de sport. Bonjour. On cherche à interroger des personnes jeunes femmes dynamiques.
Tu vois que les femmes aujourd'hui elles ont quand même elles sont plus investis dans le monde du travail mais on a toujours la charge des enfants. L'an prochain, elle pourrait bien franchir le pas porté par son expérience d'entrepreneuse. Quand j'ai repris le magasin, j'avais 21 ans.
Et donc quand on est jeune et une femme et qu'on vient de reprendre un magasin, on doit tout le temps prouver ce qu'on vaut. Donc aujourd'hui, c'est pas quelque chose, en tout cas personnellement, c'est pas quelque chose qui me fait peur. Il reste 4 mois au maire sortant pour trouver les arguments et motiver des femmes à rejoindre sa liste.
Ça, on aura l'occasion d'en reparler. Voilà, on va se revoir très vite. La commune de Bessan n'est pas seule face à cette problématique.
En France, 70 % des communes possèdent moins de 1000 habitants. Et dans ce moment morose, et bien il y a des élus qui se battent pour mettre en avant des initiatives positives. Connaissez-vous la Fédération française des trucs qui marchent.
Magalie Boissin et Jean-Marie Leartier vous présentent ce label qui recense les bonnes idées qui fonctionnent au niveau local. Une ancienne chapelle au cœur de la ville qui n'a plus rien de sacré car aujourd'hui on peut y dormir et depuis 1 an et demi, c'est ici que se rend pour travailler Johann Amar. Il est directeur de cet hôtel pas comme les autres.
Lorsque l'on ouvre le portail le matin et qu'on arrive devant le devant le bâtiment côté parc, c'est toujours un émerveillement. Même quand il fait froid comme aujourd'hui. 25 aparts hôtel ont été créés ici l'an dernier pour héberger notamment des sportifs paralympiques pour les jeux à Châurou.
Et depuis l'établissement affiche quasi complet surtout pour des séjours d'affaires. C'est comme à la maison. Donc on a une vraie cuisine avec les couverts, une cafetière, une plaque de cuisson.
Sur un studio comme celui-ci en prix moyen, on a entre 55 et 60 € la nuit. Un mois ça va coûter entre 1200 et 1250 €. C'est beaucoup moins cher que l'hôtel.
Et c'est du tout compris. Pour rénover les lieux abandonnés depuis 30 ans, il a fallu 15 mois de travaux. L'ancienne Nef a même été transformé en salle de séminaires.
Coût du chantier, 10 millions d'euros pour la mairie qui a touché quelques subventions et espère à terme rentabiliser le projet. Cette rénovation du patrimoine qui crée en même temps des emplois, elle a été repérée par la Fédération des trucs qui marchent. Oui, vous avez bien entendu, une fédération insolite portée par ce jeune élu local. qui travaille aussi dans un cabinet de conseil pour valoriser les initiatives des communes.
Château rou à cette année s'affiche dans la boîte. Superbe un appart hôtel pour accueillir des travailleurs en déplacement avec une soixantaine d'autres villes. Des kits offerts aux habitants pour économiser l'eau.
Facile, ça coûte pas cher et ça marche bien. Une microcrèche dans la maison d'entraite. Excellent.
Des kiosqu journaux transformés en comptoir de produits fait de frais. Ah mais ça je l'ai vu. Le nom est volontairement décalé reconnaît le maire pour faire parler tout simplement.
Est-ce qu'on est fier d'être dans une boîte à truc ? Oui, on est fier d'être dans une boîte à trucs qui marche parce qu'il y a des boîtes à truc qui ne marchent pas mais celle-ci elle est très utile pour les élus. On a besoin de mutualiser nos expériences et que le fait que certains il suitent les plâtres pour les autres et bien c'est une vraie plus-value pour nous.
Il y a un côté ludique, finalement, il faut rendre la politique plus cool. Euh c'est comme ça qu'on va intéresser des jeunes, qu'on va intéresser des publics assez éloigné euh de la politique. Et le truc qui marche le plus depuis 4 ans, c'est un concept assez simple.
Transformer la France des ronds-points et des zones industrielles, ce que certains appellent la France moche en du beau et des œuvres d'art. Ici dans l'ine, des chef-dœuvres ont remplacé les publicités de supermarchés pendant presque un mois. Sous cet abribus, cet employés côtoient chaque jour les soleils du peintre Gustave Kaibot.
Ça m'interpelle en tout cas et ça me ça me parle beaucoup les plantes. Ça apporte en tout cas de la la culture et puis de la la couleur. 10 œuvres affichées sur une vingtaine d'emplacements dans toute la ville.
Pas toujours si simple de s'en rendre compte. Quel tableau ? Alors le clone Monnaie là.
Est-ce que vous l'aviez remarqué ? Absolument pas. [rires] Et maintenant j'y ferai attention. et ça m'évitera de prendre le train et d'aller au Louvre et puis voilà.
Et euh je trouve que c'est une excellente idée. Le coût de l'opération est assez limité, environ 1000 € pour les frais d'impression et les droits d'auteur à payer au musée. Ah, moi, je suis persuadé que cette initiative, elle peut se répliquer euh partout.
Ça coûte pas très cher puisque la ville a tout au long de l'année des emplacements qui lui sont réservés. Un truc qui a marché dans 90 villes cette année. Près de 3 millions de Français ont pu voir les œuvres de Reno Rouselet à côté de chez eux.
Jean-Pierre Bataille