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interviewAZUR· 4 août 2025 49 min

🎙️ AZUR - Épisode 3 : Bernard Chaix, trajectoire d'un entrepreneur et d'un élu niçois

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La sincérité c'est ma marque de fabrique donc il y a pas de problème problème. Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver aujourd'hui pour ce 3e épisode d'Azur. Je voudrais aussi également vous remercier pour votre fidélité.

Aujourd'hui, je reçois un homme de conviction. Il est à la fois entrepreneur engagé, élu de terrain. Il incarne une réelle fidélité au territoire, une vision forte du local et également sur la partie nationale.

On dit souvent de lui qu'il ne parle pas pour séduire mais qu'il parle pour bâtir. Azur épisode 3, c'est parti. Bonjour Bernard, merci de d'être là aujourd'hui, merci d'être notre invité.

C'est un réel plaisir de vous avoir ici. Bonjour, merci pour l'invitation. Donc vous appelez Bernard Chex, vous êtes né un 6 janvier comme moi.

Ah on est cap précéente tous les deux. Qu'est-ce qu'on sait pas sur vous ? Qui êtes-vous ?

Et bien je suis un noois. Euh d'origine mes parents sont néanises, mes grands-parents sont néanis et j'en suis très fier. Je suis très attaché à mes racines et très attaché à la ville de Nice, mais également à à tout le territoire maralpin.

J'aime autant la mer que la montagne et voilà. Donc ça été pour moi aussi source d'inspiration dans ma vie d'homme. Et souvent quand une personne qui vient de l'entrepreneuriat et qui part sur la politique, qu'est-ce qui vous différencie de vos collègues députés que vous pouvez avoir à l'assemblée ?

Beaucoup de choses. Euh certains politiques sont dans la réalité, d'autres ne le sont pas du tout. Euh moi, mon ancrage euh entrepreneurial a été euh une chance pour moi parce que j'ai fait de la politique économique avant de faire de la politique et ça a été pour moi d'abord euh une source de formation très forte.

Euh ça m'a permis aussi de rencontrer des gens euh des entrepreneurs comme moi et qui voulaient que les choses changent. Hm. Et j'ai passé de nombreuses années à pester contre ceux que je considérait pas à la hauteur ou ne faisant pas suffisamment pour nous les entrepreneurs.

C'est sûr. Et là où je suis aujourd'hui, je continue je continue à en fait mon ADN est resté le même. H de de ce que je comprends, vous êtes dans le concret.

Même si on dit parfois que les politiques ne sont pas forcément dans le concret, ils sont dans un ancrage politique qui s'éloigne de la réalité, de ce qu'on comprend, de ce qu'on voit, de ce qu'on écoute quand vous prenez la parole. Vous êtes quelqu'un dans dans le concret. Et donc nous, pour nous ici Azure, c'est hyper important de rentrer vraiment dans cette dans cette vision.

Donc euh donc est-ce que vous pouvez me dire les valeurs qui vous portent à travers Bernard She entrepreneur et à travers Bernard Shex euh député ? Alors l'entrepreneur vous répondra que la valeur principale c'est l'effort et le travail. H sans ces deux qualités on narrive à rien.

Mais il faut également avoir une vision. Il faut avoir une vision de son activité professionnelle, son activité économique. Il faut avoir une vision qui est plutôt à coup, on va dire à court terme et à moyen terme.

Quand vous faites de la politique, vous êtes dans la réactivité. Vous êtes dans la réactivité du moment, de l'actualité politique. Mais ça ne suffit pas.

Il faut aussi avoir une vision à long terme. Une vision à long terme pour nos entreprises, une vision à long terme pour la collectivité. pour ses habitants, pour les contribuables que nous sommes.

Donc il faut avoir à la fois cette réactivité, il faut avoir la patience aussi et cette vista de voir loin pour bâtir des choses. Et c'est ça qui est important aujourd'hui. On le voit même au niveau local.

Euh il serait bon d'avoir une vision plus globale et peut-être moins euh moins dans l'actualité du moment. D'accord. Et et est-ce que vous dans votre vie d'entrepreneur ou politique ou les deux, est-ce que vous avez eu un moment, une rencontre, quelque chose qui a fait que vous êtes dit "OK, là je veux changer le cours de ma vie, je suis entrepreneur, je veux devenir je veux devenir politique ?" Qu'est-ce qui a fait que même si on comprend qu'il y a des choses qui ne vous plaisaient pas lorsque vous étiez entrepreneur, vous étiez dans le tissu économique, qu'est-ce qui a fait que vous avez dit "OK, je veux changer ma vie et je veux devenir député".

Alors, d'abord, j'ai jamais pensé à être député. C'est arrivé avec, on va dire par des rencontres importantes effectivement que j'ai pu avoir dans ma vie. Mais le déclenchement, ça a été à l'âge de 18 ans.

Je suis en 1965. OK. 18 19 ans, j'ai créé ma première entreprise et j'avais déjà cet esprit fédérateur.

Je faisais un BTS Action commerciale. OK. et j'ai enrôlé tous mes copains du monde de la promotion pour les mettre à contribution.

Voilà. Donc déjà et pourquoi j'ai eu à franchir ce ce cap jeune en fait ? Et bien il y avait un homme à l'époque qui a donné beaucoup d'espoir aux jeunes de l'époque.

C'était qui ? Bernard Tapi. Voilà.

Bon, après, il y a eu des il y a eu des dérapages et cetera, mais à cette époque-là, c'était un chaman, c'était un entrepreneur, c'était quelqu'un qui réussissait ce qu'il faisait. Il rachetait des entreprises, il les revendait, il se développait, il faisait des émissions de télévision et nous à cette époque-là et bien on était devant notre télévision. Le mentor un peu.

Voilà. Sagenta vous donnait envie d'av et on voyait cet homme qui nous expliquait que tout était possible, qu'il fallait entreprendre. Du reste, il avait une émission, je crois, qui s'appelait entreprendre si je me trompe pas.

Oui. Et on était tous devant nos postes de télévision et on rêvait. On rêvait de C'était un modèle entrepreneurial qui je pense pour les gens de ma génération, même de la mienne he vraiment sincèrement.

Alors, je ne savais pas que ça avait passé les générations comme ça, mais en tout cas, moi je me souviens, c'était très fort. H voilà. Et ça m'a donné envie et ça donne envie d'entreprendre.

Et dans l'entrepreneuriat, dès que vous connaissez une petite réussite, peu importe le niveau à laquelle elle se trouve, et ben ça vous encourage encore plus à développer vos affaires. Bernard Tapi était quelqu'un de vraiment inspirant jusqu'au dernier moment, il était passé sur BFM TV, il disait à un moment donné, sa dernière phrase c'était "Ne laissez jamais personne vous dire que c'était impossible." Et en fait, ça représente aussi bien la vie en général quand on combat contre une maladie ou autre chose, mais également dans le monde entrepreneuriat.

Donc je suis je suis je suis en phase avec vous sur sur ça. Euh si vous voulez bien, on va rentrer sur plutôt votre engagement politique. Ensuite, on parlera de la votre vision sur la France, sur Nice et cetera.

Euh vous êtes proche d'Éric Siotti, membre de l'UDR. Qu'est-ce qui vous relie profondément à cette famille politique et qu'est-ce qui vous relie profondément à Eric Siotip ? Alors, j'ai toujours été de droite.

Je suis un homme de droite. L'orientation l'orientation politique qu'Ericoti a pu avoir, les discours qu'il a pu prononcer, les engagements qu'il a pris quand il était président du conseil départemental, j'ai eu à le connaître à cette époque-là puisque je présidais l'Office du commerce et de l'artisanat de la ville de Nice et il m'avait déjà à l'époque beaucoup aidé dans le développement de cet office du commerce en direction des entrepreneurs de la proximité. Donc déjà, on a eu ce contact pour la ville de Nice et pour les commerçants du centre-ville.

C'est la base. C'est la base. Euh, j'ai fait de la politique économique.

À ce titre-là, j'ai rencontré pendant très longtemps euh des gens qui faisaient de la politique dont c'était le métier. Et j'espère euh par mes conversations, par mes propos, par mes orientations avoir pu quelquefois faire changer les choses. J'ai une fidélité absolue pour Eric Sioti qui est un homme d'engagement qui nous l'a prouvé. qui est courageux.

Et quand il a retourné la table, comme on dit, et bien euh il m'a fait une proposition, celle de me présenter dans la circonscription. Hm. Et j'ai accepté en en toute connaissance de cause.

Je savais à quoi j'allais m'exposer. C'était vraiment c'est pas un mandat facile mais surtout en ce moment, tout le monde a compris. On va en parler ou après sur la vision surtout en ce moment.

Et et est-ce que pour vous euh le fait d'avoir cet ancrage local être un politique du coup maintenant, est-ce que c'est plus une posture ou c'est une conviction profonde ? Alors, je revendique l'appartenance au monde entrepreneurial que je n'ai jamais perdu. Mon mon ADN, il se situe là.

Pourquoi ? Parce que j'ai fait du militantisme patronal toute ma vie. Mon engagement remonte à l'âge de 20 ans à la chambre syndicale du meuble.

J'en ai aujourd'hui 60 et je n'ai jamais cessé de défendre les entreprises. Et beaucoup euh de président de fédération aujourd'hui ne s'y trompent pas puisqu'on fait appel à moi pour intervenir, pour écrire à des ministres, pour intervenir au gouvernement lors des questions au gouvernement. Euh voilà pour défendre cet entrepreneuriat.

Moi la politique politicienne c'est récent. Euh ça fait 5 ans H seulement 5 ans. Il y a pas encore un vrai background comme on dit ou vous vous êtes rentré direct dedans avec votre vision votre vision entrepreneurial ce qui n' pas au niveau local et vous êtes dit bah peut-être que en fait je peux remonter tout ça au niveau national mais est-ce que ça va aussi vite que dans le monde entrepreneuriat alors absolument pas et c'est bien là le problème aussi en tout cas je fais partie d'un groupe parlementaire qui aujourd'hui a 15 députés et nous essayons de d'amener notre contribution à cet effort, à cet effort national que tout le monde comprend bien.

Notre groupe politique aujourd'hui, c'est probablement celui où il y a le plus de chefs d'entreprise. Il y a 577 députés à l'Assemblée nationale, nous sommes 22 chefs d'entreprise. Je fais rire beaucoup de mes amis parce que je leur dis bah vous savez, je dois faire partie de ces rares députés quand ils prennent l'avion le lundi pour monter à l'Assemblée nationale.

Ils ont quand même en tête le souci des échéances, le paiement de l'Ursaf et de la TVA. Donc tout ça c'est du concret. C'est du concret et surtout ça vous rappelle vos engagements et vos obligations.

H voilà donc c'est pas facile de concilier les deux. C'est pas facile du tout. En tout cas, je m'y emploie et j'essaie de faire pour le mieux.

Vous changerez quoi à l'Assemblée nationale pour faire avancer plus vite les choses ? réduire les textes législatifs, les allées venues entre le Sénat, l'Assemblée nationale, tout ça est est extrêmement lourd. On a l'impression d'être dans la répétition permanente.

C'est-à-dire que vous vous abordez des sujets sur lesquels vous restez des jours et des nuit euh à palabrer pour changer un mot, une phrase, les amendements multiples et variés, l'obstruction parlementaire à laquelle nous assistons de tous les groupes parlementaires. H on peut pas stigmatiser un par rapport à l'autre. Tout ça manque beaucoup de rythme.

Est-ce que c'est pas un reflet sur la France au final ce qui se passe à l'Assemblée nationale sans donner de détail ? Est-ce que c'est pas au final un miroir de ce qu'il y a sur le terrain en France ? Oui, c'est c'est effectivement ça.

Mais malheureusement, nous ne sommes pas assez nombreux du bon côté pour pouvoir faire aujourd'hui changer les choses même si nous en avions envie. Et ça va mettre du temps, vous pensez à consens ? Ça met du temps parce que si vous voulez, vous avez cet atavisme qui existe depuis toujours où on est une machine à produit des produire des normes, des règles, on veut tout encadrer, l'État doit être présent dans tout, contrôler tout à un moment donné euh voilà un peu de liberté, la liberté d'entreprendre h la liberté aussi pour ceux qui le souhaitent de développer et de gagner de l'argent.

Moi dans ma bouche, gagner de l'argent c'est pas un gros mot. Faut pas que ça soit tabou. Faut pas que ça soit tabou de plus en plus.

Exactement. Exactement. Et tout ça fait que on tire vers le bas.

H on tire toujours vers le bas. H Il y a pas assez de reconnaissance pour ceux qui créent des emplois. Il y a pas assez de reconnaissance pour ceux qui payent beaucoup d'impôts.

Au contraire, il faut toujours qu'ils en payent plus. Regardez, on va examiner le nouveau budget à la rentrée. On cible jamais les pistes d'économie sur lesquelles nous insistons.

C'est toujours euh en direction des mêmes ceux qui produisent, ceux qui créent de la richesse et cetera. Donc aujourd'hui, moi je suis désespéré de rencontrer de de jeunes entrepreneurs qui n'espèrent qu'une seule chose, c'est aller développer leur business ailleurs. H sur un autre territoire.

Malheureusement pas en France, souvent à l'étranger. Et ça, moi je peux pas m'y résoudre. Et et malheureusement, il y a pas que les jeunes les jeunes entrepreneurs qui qui sont dans ce souci là.

Qu'est-ce que vous répondez à Ber Arnaud sur sa position le quand lorsqu'il lorsque Donald Trump a été élu, il a annoncé que il est parti aux États-Unis pour voir ben l'ambiance qu'il y avait, le mou comme on dit maintenant qu'il y avait. Il était plutôt positif dans sa vision et plutôt négatif sur sa vision sur la France. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Alors écoutez, j'ai trouvé courageux que le PDG de Michelin, que des grands patrons comme Bernard, Arnaud et d'autres prennent des positions. C'est extrêmement rare. C'est extrêmement rare.

C'est dire que la situation de la France aujourd'hui est compliquée. Je veux dire, ces gens-là, d'habitude, on ne les entend pas. Ils sont dans l'action, ils sont dans le développement.

Quand vous avez le PDG de Michelin qui vous explique que la France d'où tout est parti pour l'entreprise Michelin, c'est vrai, est le territoire le moins compétitif au monde qui gagne de l'argent partout sauf en France. C'est qu'il y a un problème. Il y a un blocage mais il y a plus qu'un blocage.

Je veux dire, c'est qu'à un moment donné, il va falloir réformer tout ça. Je je suis pas certain qu'on prenne le bon chemin en ce moment. Tout ça, c'est des vœux pieux.

Alors, je sais pas du tout à quel niveau il va falloir qu'on arrive pour qu'il y ait vraiment un consensus national. Pour ça que je crois beaucoup à un gouvernement d'union nationale où toutes les sensibilités seraient représentées. Mais et bien évidemment euh Mais c'est ce qu'a voulu faire Emmanuel Macron ça.

Euh oui et non parce que vous avez des gens qui respectent pas les accords et puis vous avez surtout des groupes politiques qui font des accords politiques contre nature. H voilà ce qui n'est pas notre cas. D'accord.

Si vous voulez, on reviendra sur bien sûr, on reviendra sur votre vision sur la France juste après. On fait un focus sur Nice. Oui, c'est là votre base.

Vous connaissez Nice comme votre poche, j'imagine. J'ai la prétention de dire que je connais bien Nice. Quelle est votre vision sur la ville à l'instant Té ?

Alors euh il faut que Nice reste une ville attractive pour qu'elle reste une ville attractive, un territoire attractif, parce que ça va bien au-delà des frontières de la ville, même si c'est la on l'a bien compris, la 5e ville-de- France, une grosse métropole. Euh il faut il faudrait peut-être être un petit peu plus dans le concret toujours par rapport à nos entreprises. Comment peut-on avoir des entreprises performantes si on n' pas la capacité d'accueillir nos salariés dignement dans un habitat de qualité à des conditions correctes ?

Ça c'est la mission du politique local qui doit avoir cette vision, qui doit faire de la réserve foncière, qui doit faire de la création et de d'habitat social de qualité pour les gens qui travaillent. Mais concrètement ça passe par quelle action ? Et ben concrètement, ça passe par un plan d'investissement important pour le logement mais également pour toutes les structures d'accueil qui vont accueillir de jeunes actifs qui vont avoir des enfants ou qui ont déjà des enfants.

Quand on voit aujourd'hui quand on est un jeune ménage, je le sais parce que je suis grand-père depuis 3 ans et je connais les difficultés qu'on peut traverser, que les jeunes peuvent traverser quand ils développent leur activité ou quand ils sont salariés et qu'ils se posent le problème de faire garder leurs enfants en crèche. Il y a pas suffisamment de place. Alors, il y a des il y a des crèches privées qui se sont beaucoup développées, qui sont de qualité, mais qui coûtent aussi très cher, même si certaines sont euh prises en charge en partie, mais jamais en totalité euh par les aides par les aides sociales.

Ça fait partie du dispositif. Moi, je me mets toujours à la place de ces jeunes couples qui doivent à un moment donné laisser leurs enfants dans une structure et qui s'aperçoivent que quelquefois ces structures n'ont pas beaucoup changé. Euh voilà.

Alors, il y a surtout le fait qu'elles n'ont pas beaucoup changé, mais j'ai un ami, enfin un couple d'amis qui ont un enfant et qui ont qui le mettent en crèche du coup et et il disait justement que ça leur coûte entre 700 et 1000 €. Vous leur répondez quoi ? C'est c'est enfin parfois on peut se poser la question de se dire bah en fait peut-être que une des personnes du couple ne travaille pas pour au final garder l'enfant au lieu de donner l'argent à la je l'entends souvent.

Concrètement du coup on peut on peut faire quoi pour aller contre ça ? Alors, les niveaux des salaires sont ce qu'ils sont. Oui.

Euh, peut-être que sur la Côte d'Azure, ils sont pas meilleurs qu'ailleurs en France. Hm. On a aujourd'ui un frein à l'emploi.

Effectivement, c'est le coût du logement et les infrastructures qui vont avec. Ensuite, quand on est de jeunes parents et qu'on est des ados, on veut les scolariser dans des dans des établissements de qualité. C'est ce que nous avons ici sur la Côte d'Azure.

On a beaucoup d'établissements qui soient publics, semi-privés, de grande qualité. Mais euh voilà, tout ça c'est une stratégie qui est à long terme parce que c'est pas facile de changer les choses mais c'est quelque chose sur lesquelles il faut à la fois mobiliser des fonds financiers importants et sur lesquels il faut donner une priorité absolue, notamment un plan école de qualité avec une école primaire qui quelquefois l'occasion de de rentrer dans les écoles pas qu'au moment des élections puisque souvent il y a les bureaux de vote et on se rend compte que dans certains quartiers de la ville de Nice, bien les écoles sont encore très vétustes écoles primaires sans climatisation. Et sans climatisation.

Bon là, on est confronté à un problème euh voilà environnemental qui est très fort. Je peux comprendre que ça coûte aussi très cher. Euh mais encore une fois, on dépense des fois beaucoup d'argent dans des choses que à titre personnel, je juge assez inutile.

Comme quoi, voilà, communication à outrance, de grands événements sportifs qui sont très importants mais qui coûtent aussi très cher. Quelquefois aussi de ce que je ressens sur le terrain, c'est ce sentiment que tout est fait pour les touristes, les gens de passage et que tout fait, on a fini par abandonner un peu la vie quotidienne des Nissois. C'est un peu le sentiment que j'ai et et qui est confirmé sur le terrain.

C'est ce que j'entends. Euh vous savez, j'ai j'ai commencé mon engagement politique dans un quartier populaire, c'était où ? Qui s'appelle Rickier Saint-Rooc.

Donc, j'ai été élu sur mon nom dans le canton numéro 8, ce qui a fait de moi un conseiller départemental et un vice-président du département qui était en charge du RSA, de la politique donc de sociale mais également de la fraude au RSA. Donc c'est assez intéressant de voir ce qui se passe de ce côté-là aussi. Je confirme.

Voilà. Et dans ce quartier Saint-Roquier, ben vous rencontrez des gens qui travaillent et vous rencontrez des gens qui ont des doléances et qui vous explique que l'équipement sportif n'est plus à niveau. Je donne des exemples.

La salleite, la salleite à Nice, moi je l'ai toujours connu comme elle est aujourd'hui. H j'ai c'est il y aurait des pistes d'amélioration. Si si j'aime bien poser cette question à mes invités.

Si vous avez une carte blanche oui sur Nice H quel projet vous vous rêverez de de mettre en place ? Alors moi à titre personnel, je rêve d'aucun projet à titre personnel. Je moi, je m'inscris dans une équipe h et je suis, vous l'avez compris, euh derrière à côté d'Éric Choti.

C'est lui qui décidera de ce qu'il voudra faire le moment venu. Mais nous avons déjà dans nos nombreuses réunions de travail décelé beaucoup de pistes d'amélioration, mais c'est pas à moi de vous donner les éléments, vous l'avez compris, j'imagine bien. Mais il y a beaucoup de choses à faire.

OK pour l'inissois. Qu'est-ce qui vous paraît urgent aujourd'hui à Nice dans un premier temps sur le plan économique, social et après identitaire ? Alors sur le social et on relira la sécurité aujourd'hui c'est c'est un manque évident de moyens.

Je veux dire on nous annonce une police municipale plétorique dans laquelle on sait même plus qui est comptabilisé. les papis, les mamis traficent qui ont un rôle essentiel bien sûr mais qui ne sont pas armés. Les ASVP qui sont plutôt là je pense pour faire de la verbalisation.

Maintenant effectivement ils peuvent faire partie d'un dispositif de sécurité où ils sont dans la rue donc ils voient ce qu'ils peuvent et déclencher des alertes plus rapidement. Euh ça ça revient assez régulièrement dans mes conversations de terrain. beaucoup d'incividité, beaucoup de d'agression verbale, beaucoup de tension, y compris dans les transports en commun avec des parents qui me disent "Bah moi, j'ai une jeune fille, voilà, ma fille a 16 ans 17 ans, je lui interdit de prendre le tramouet après 20h l'hiver, voilà, et l'été, faire attention, éviter des zones sensibles comme le quartier du vie, comme le secteur du Vieux Nice.

Voilà. Donc on sent qu'il y a à Nice une on va dire que la l'insécurité qui n'était pas ressentie jusqu'à présent commence à l'être. Il y a beaucoup de beaucoup de rues dans Nice euh où il faut faire attention.

Euh voilà, les caméras font partie du dispositif. Certes, ça peut être efficace. On l'a vu lors des attentats, on l'a vu notamment, je pense à la basilique Notredame, mais bon, ça ne suffit pas.

Qu'est-ce que vous ferez concrètement du coup si vous y étiez à un moment donné dans l'équipe municipale et et pour palier à ces problèmes de sécurité ? C'est quoi l'action concrète ? Bah, je pense qu'ÉCoti aura à cœur de renforcer le dispositif de sécurité, voilà, en augmentant les effectifs de la police municipale, tout en pesant du de tout son poids pour que au niveau des engagements de police nationale, là aussi sans renforcé parce que ce que l'on se rend compte c'est que il y a eu beaucoup d'annonces donc on finit par plus par plus savoir exactement à quel chiffre nous nous situons. puisqu'on nous annonce des effectifs puis après on se rend compte que 6 mois après, 8 mois après, un an après les effectifs sont toujours pas là.

Donc voilà, c'est une situation qui est ce qu'elle est mais je pense qu'elle doit être améliorée parce que ça ça fait vraiment partie du bien vivre voilà et qui fait que les gens auront envie de rester notamment dans le cœur de ville bien sûr parce que beaucoup ont la possibilité d'aller sur les collines ou ailleurs. Il faut penser à ceux qui eux n'en ont pas la possibilité. Et voilà des voies vélo partout dans le centre-ville.

Est-ce que vous pensez que c'est un sens ou est-ce que vous ou c'est un non sens ? Mais écoutez, j'ai rencontré le président d'une association bien connue à Nice, d'utilisateur de vélo. Euh même lui critique le plan vélo à Nice.

Pourquoi ? Alors que les gens bah pourquoi ? Parce que il y a des incohérences.

Il y a des incohérences d'une part et il y a des zones accidentogènes d'autre part et les utilisateurs de vélo. Je ne suis pas utilisateur de de vélo, donc je pourrais pas vous en parler précisément mais de ce que j'entends dire, il y a dans le cœur de ville des incohérences, des croisements difficiles et voilà. Donc à titre personnage, je trouve qu'il y en a un peu trop h et que ça limite beaucoup les déplacements et que le fait de limiter les déplacements dans un cœur de ville, de les rendre plus difficiles, ça a une incidence sur la vie économique et sur le poumon de la ville.

C'est-à-dire s'il y a un changement de circulation d'une rue, vous pensez que des certains entrepreneurs peuvent vous dire peê peuvent être contre contre cette idée parce que ça leur fait perdre du chif d'affair ? Bien justement, c'est le décalage qui peut y avoir quelquefois entre le mandat politique et l'engagement entrepreneurial. Vous avez par exemple celui qui a en responsabilité la circulation qui peut très rapidement changer un sens de circulation parce que il juge que c'est nécessaire et cetera sans se soucier que un simple changement de sens de circulation quelquefois dans une rue de l'hypercentrille peut entraîner automatiquement une baisse de chif d'affaires peut-être de l'ordre de 10 15 20 %.

De la même manière quand vous supprimez du stationnement, ça crée aussi des freins à la consommation de la même manière que quand vous ne créez pas suffisamment de zones de livraison ou que ces zones de livraison sont utilisées à partir de 12h pour le stationnement riverin, pour le stationnement des clients, ça n'est pas efficace parce qu'aujourd'hui ça n'aura échappé à personne. Il y a une grosse consommation sur le net. Oui, vous avez de plus en plus de commerçants individuels qui utilisent les deux canaux de distribution, le physique en magasin, mais également un complément d'activité avec de la vente sur internet.

Donc aujourd'hui, on doit être en capacité de venir récupérer de la marchandise dans un magasin du centre-ville pour pouvoir la livrer, ce qu'on appelle le dernier kilomètre et et inversement recevoir des marchandises d'un transporteur pour pouvoir alimenter sa clientèle locale. Donc à un moment donné, il faut avoir cette vision globale de dire "On veut un commerce attractif dans le cœur de ville et bien pour ça, il faut se donner les moyens et il faut également revoir le stationnement et le coût du stationnement. Pensez qu'il est trop cher ?

À partir du moment où il est payant et il est un certain prix, il est forcément plus cher que là où c'est gratuit. Quand vous prenez les exemples de réussite des centres commerciaux et Dieu sait s'ils sont nombreux en périphérie de la ville de Nice puisque il a été laissé ce développement quand même très important au détriment des commerces de centre-ville. Aujourd'hui, c'est très net.

C'est bien d'avoir les deux. Oui, mais c'est une question d'équilibre. Il faut pas déséquilibrer l'un et cetera.

Mais quand vous voyez que les centres commerciaux de périphérie sont tous gratuits, touss, alors certains vous diront, c'est bien m bien méconnaître tel centre commercial qui effectivement fait payer le transport euh fait payer le stationnement. Mais c'est faux. D'abord, il y a toujours plus ou moins 3 heures gratuits et quand il y a une forte affluence, les barrières sont ouvertes et personne ne paye.

Je confirme. Je veux dire aujourd'hui quand vous venez consommer dans la ville de Nice, je considère que le coût du stationnement, qu'il soit euh en ouvrage, puisqu'il a été donné en délégation de services public à des groupes privés qui eux ont souvent acheté les parkings très chers, donc on peut comprendre qu'ils aient une politique de stationnement assez élevée, mais il aurait fallu négocier mieux peut-être pour obtenir une franchise plus importante de 1h voire 2h parce qu'aujourd'hui si vous voulez consommer dans un centre-ville, il faut que vous puissiez passer 2 he tranquillement sans avoir le souci de récupérer la voiture ou alors de de de sa aujourd'hui vous payez jusqu'à 6 ou 7 € de l'heure. Oui.

Donc il faut avoir quand même de gros moyens. Si vous vous faites une journée shopping plaisir à Nice où vous dites "Bon, je vais aller faire les magasins, je vais aller déjeuner au restaurant et puis ensuite je vais refaire les magasins." C'est un billet.

Euh ça représente un budget par rapport à un endroit où vous pourriez aller où là tout est gratuit. Donc, j'avais défendu l'idée à l'époque quand j'étais à la présidence de l'Office du commerce de faire un stationnement aidé. Un stationnement aidé, moi je suis pas pour le tout gratuit.

Le stationnement aidé c'est c'était à l'époque vous consommiez dans un commerce multi-enseigne. Euh j'étais récompensé de ma fidélité par une aide au stationnement. C'està-dire qu'on vous créditait une carte que vous utilisiez et en fait ça vous faisait du parking et du stationnement gratuit.

Voilà. OK. Je pense que ça ça avait du sens.

Plus vous consommez, plus vous avez davantage. C'est un peu le principe de la carte de réduction et de fidélité. Ben plus vous consommez à Nice et ben plus vous avez de de possibilités, voilà, vous avez plus de possibilités de stationnement.

Voilà, donc c'est voilà, c'est une vraie réflexion à avoir. Euh il faut qu'on puisse accéder au au commerce, il faut qu'on puisse consommer. Quand vous achetez certains matériaux, il faut que vous puissiez les prendre avec vous et repartir.

Si vous êtes garé trop loin dans un parc relaé, ça ça peut être compliqué. C'est vrai. Là, on parlait sur le la partie consommation locale.

Oui. Si vous me permettez, on pourrait aussi faire un zoom sur la partie tourisme. Oui.

Je pense euh aux bateaux de croisière qui ne sont plus autorisés à venir euh au proche des des du littoral nissois et métropolitain. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous pensez de ça ? Ridicule. ridicule parce que il y a une saison estivale, j'ai pas les chiffres en tête mais enfin je crois que c'est 38000 croisiéristes qui contribue très largement à faire vivre l'économie locale.

Je veux dire ce qu'on nous décrit aujourd'hui comme étant euh du surtourisme, je m'interroge parce que quand on est euh sur une 3è piste à l'aéroport de Nice et et elle est nécessaire pour faire vivre le territoire, on a cette chance d'avoir un aéroport en plein cœur de ville. Le deuxème après les deux de Paris, voilà, c'est 15 millions de passagers. Donc vous voyez le le delta, la balance.

Donc je pense qu'il y a aussi un effet d'annonce, tout le monde l'aura compris, euh peut-être qu'arrivait au bon moment où il fallait qu'on pense à autre chose. Euh mais tout ça est assez ridicule. Euh l'économie par exemple euh de Ville-Franche repose en partie sur l'activité croisière.

H donc on peut pas du jour au lendemain prendre une décision qui aille à l' compte de l'économie du territoire et qui va bouleverser les choses. Je veux dire derrière tous ces gens, il y a des investissements, il y a des salariés, il y a des engagements financiers. Vous pensez qu'il y a cette valeur, les valeurs dont vous parlez là, elles ont pas été prises en compte lorsqueon a interdit à réflexion, pas de concertation. le président de la branche en question, je me suis entretenu avec lui.

Il aurait bien voulu qu'il y ait un débat. Le problème, c'est que le débat arrive après la prise de décision. Donc à un moment donné, c'est pas une manière normale de consultation.

H OK, si vous voulez, on va faire on va dézoomer et on va plus zoomer maintenant sur la France. Oui, comme on l'a déjà fait tout à l'heure. Euh le climat actuel, vous le voyez du coup négatif.

Est-ce que du coup vous voyez plus des actions à court terme ou plutôt des actions structurelles sur les prochaines années ? Qu'est-ce qui va faire que la France redevienne la France qu'on a connu, j'ai envie de dire, dans les tres glorieuses, mais même après la France de la consommation, la France tout en gardant cette partie écologique qui est hyper importante. Mais qu'est-ce qui va faire que la France va redorer son blason ?

Mais je pense qu'avant tout, il faut que les Français prennent conscience de la chance qu'ils ont d'habiter en France. Hm, il faut arrêter de décrier, il faut arrêter de stigmatiser, il faut arrêter euh je dire moi-même j'assiste à des conversations au niveau national euh où quand vous sortez de la discussion, vous vous demandez si effectivement tout va pas craquer. C'est vrai que les gens n'ont n'ont pas il y a pas un bon état d'esprit aujourd'hui.

Il y a on le voit à l'Assemblée nationale suivant les groupes politiques quelquefois avec des discussions absolument lunaires. Je dire tout ça ne donne pas une bonne image de notre pays et de ceux qui sont censés le développer. Moi, je pense qu'il faut redonner confiance.

Et pour redonner confiance, il y a il y a il y a c'est gagner sa vie, bien la gagner, essayer de payer moins d'impôts et avoir surtout la certitude d'être en sécurité en France. Et face à nous, nous avons des gens qui nous expliquent que quelque part on a fait le maximum, on peut pas faire plus. Euh l'État, c'est c'est une grosse machine.

Euh bah souvenez-vous à la première dissolution h quand il y a eu le risque après la première après la dissolution, pardon, qu'il y a eu le le risque de censure du gouvernement. Qu'est-ce qu'on n pas entendu ? Vous vous rendez pas compte si vous censurez le gouvernement.

Il y aura plus pas de budget. Les retraites seront plus payées, les gens iront au distributeur automatique à la banque. On on a fait le parallèle rien qui sortira.

On a fait le parallèle de la France à la Grèce même à un moment donné, je crois. On a voulu faire peur aux français. On a voulu faire peur au français.

Les Français se sont ils ont compris la situation parce que regardez ce qui s'est passé en un an. les retraites ont continué à être payées, les services euh de l'hôpital ont continué à fonctionner plus ou moins bien par rapport aux régions. Euh et bien ça a eu au moins eu un avantage, c'est que l'impôt des Français, il a pas augmenté.

Hm. Voilà, parce que c'est ça dont il s'agit aujourd'hui. Il faut faire des économies.

Il faut faire des économies sur à peu près tout, sauf sur la sécurité, sur l'armée et sur la santé. Il faut préserver le pouvoir d'achat de nos retraités. Voilà, ça c'est fondamental et il faut s'attaquer à ce qui coûte le plus cher en France, c'est le social.

Alors moi je suis pour, je vous ai dit tout à l'heure que je me suis occupé du RSA pendant 2 ans dans les Alpes Maritimes. C'est un budget important et on a fait des économies. C'està-dire qu'on a continué à le donner à des gens qui en avaient besoin tout en le supprimant à des gens qui fraudaient.

Donc aujourd'hui, la fraude sociale, c'est probablement là où on doit pouvoir faire le plus d'économie. Si euh lorsque la le président de la République et le premier ministre ont annoncé que il fermerait quelques agences françaises pour faire des économies. Oui.

Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Oui. Et dans un second temps, quelles agences vous viennent à l'idée de se dire bah en fait on dépense beaucoup d'argent mais en terme de rentabilité surtout en terme Ben je vous en citer quelques-unes puisque nous avec le groupe UDR on est de ceux qui pensent que il y a beaucoup d'agences de l'État qui sont totalement inutiles et qui coûtent des millions des dizaines de millions voire plus à l'État français.

Quand vous mettez tout ça bout à bout j'aime autant vous dire vous allez pouvoir faire des économies de l'ordre de 400 à 500 millions d'euros. Bon, vous avez évidemment ce l'agence à laquelle tout le monde pense, c'est l'ARCOM. Évidemment, ça a été largement décrié.

Euh absolument pas indépendant, tout le monde l'a compris. Même si on veut nous faire croire qu'ils sont indépendants, ils ne le sont pas puisque à la tête de cette agence, plus ou moins tout le monde est désigné par le président de la République. Donc tout le monde a compris l'orientation.

Vous avez dans les agences de l'État une multitude d'agences qui ne servent absolument à rien, qui sont des acronymes que personne ne connaît. Derrière vous avez 50, 100, 200, 300 personnes. Vous savez pas ce qu'ils font.

Quelquefois euh notamment sur le littoral et cetera, je sais qu'il y avait eu un débat là-dessus. Donc vous avez quand même des gens qui sont qui sont là pour n'ayant pas peur des mots emmerder les gens hein. C'est le cas.

Vous avez les cés moi-même j'ai été à un moment donné euh conseiller commerce. J'ai bien vu que même si les gens qui y sont travaillent h les dossiers ne sortent jamais. Donc il y a rien de concret qui sort de tout ça.

Vous voulez dire c'est une machine à à faire des dossiers, à faire des bilans, à faire des projection, des compes-rendus qui restent dans les tiroirs. Donc au niveau du C national, je vous laisse le soin de regarder la liste des gens qui y sont et vous vous rendrez compte que il y a beaucoup de copinage. Donc as-tons encore les moyens de financer des agences de cette enfin de cette qualité là ?

J'en doute puisqueaujourd'hui il faut faire des économies partout surtout. Est-ce que sur la partie sécuritaire est-ce que la vision que vous avez sur Nice c'est la même que vous avez en France ? On entend de plus en plus que les Français ont peur au final.

Qu'est-ce que vous leur répondez à ça ? D'abord, ils ont raison d'avoir peur parce que quand on voit tout ce qui se passe aujourd'hui en France, y compris dans des petites communes et dans des petites villes qui ne sont ni des villes touristiques ni de grandes agglomérations, regardez ce qui s'est passé récemment à Limoge. Moi, j'ai eu un magasin à Limoge quand j'ai développé mon enseinne de meuble.

J'avais un magasin à Limoge. Je connais parfaitement bien cette petite ville. Je Ça paraît absolument incroyable savoir ce qui s'est passé.

C'est juste incroyable. Alors, est-ce que ça va continuer à proliférer ? Est-ce que ça va se développer dans d'autres villes-de-france ?

Évidemment que oui, puisque vous avez euh nous nous nous heurons à cette problématique euh des peines, des sanctions qui ne sont pas tout le monde l'a compris à la hauteur des faits et à un moment donné ben écoutez la machine est en route. C'est un un train en marche que plus personne Regardez ce qui s'est ce qui s'est passé hier au soir à Nice sur la prenade des Anglais. manifestation proalestine h à à quelques mètres de là où a été stoppé le terroriste lors du 14 juillet avec des incidents, je les ai vu sur les vidéos, j'ai moi-même reposté une vidéo d'Éric Choti où vous avez des personnes qui en viennent presque aux mains avec des propos homophobes, avec des propos antisémites et cetera.

J'y étais se trouvait que j'avais un rendez-vous pas loin. Donc j'ai été étonné. Aucun policier.

Il y avait zéro policiers, zéro surveillance autour. Bah écoutez moi en tout cas à l'heure où je suis passé, il était 20h. Il y avait aucune police.

Alors peut-être en civil hein, j'espère. Mais vous rendez compte dans une ville touristique comme Nice en fin juillet en plein moment touristique pour la ville ça peut tourner mal un truc comme ça. H J'aimerais revenir sur une partie de votre vie qui est qui a été l'entrepreneuriat et qui a été chef décoration.

Hm hm. Euh est-ce que vous pouvez nous raconter un peu la jeunesse de de chex décoration et qu'est-ce que devient cheque décoration maintenant ? Alors déjà vous dire j'ai eu beaucoup de chance parce que j'ai eu un père avant moi qui lui-même avait eu un père avant lui.

Donc ça veut dire que l'entreprise a été créée en 1936 à Nice rue des rouledes et depuis euh avril 1936 et bien on n' jamais quitté le 8 Rupol des Rouledes. Autant vous dire qu'on a connu des crises, on a connu des guerres. Chaque génération a eu à affronter des éléments extérieurs qui sont venus contrarier l'économie de l'entreprise.

Moi-même quand je suis rentré dans l'entreprise, j'ai eu à subir la guerre du golf. Après, on a eu les subprime, enfin il y a eu beaucoup beaucoup de choses qui ont fait que mais ma grande fierté aujourd'hui et ben effectivement c'est que mes enfants continuent parce que j'ai toujours cru en la transmission et la formation c'est une chose, il faut préparer la transmission. Moi, je suis très fier d'avoir préparé mes enfants à affronter l'avenir.

Alors, c'est une très petite entreprise, mais euh suivant les cycles de l'économie, ça se développe et puis ça réduit. Mais en tout cas, l'entreprise est toujours là. Et c'est donc toujours une entreprise familiale qui sera pas revendue.

C'est toujours toujours une entreprise familiale. C'est l'entreprise que l'on gardera quoi qu'il arrive. Maintenant, chaque génération amène sa pierre à l'édifice.

Bien sûr. Mon père avait d'autres affaires qu'il a qu'il a vendu. Moi-même, j'ai créé Tof et Canapé qui était une enseigne de meubles.

J'ai eu jusqu'à 12 magasins de meubles en France. Alors, c'est une partie un peu plus méconnue de mon activité. Tout le monde pense que je je suis me voyais peut-être comme un commerçant euh dans son domaine de la décoration, mais en fait, j'ai eu un fort développement dans le meuble qui qui est qui aujourd'hui n'existe plus parce que j'ai vendu mes affaires.

D'accord. Et puis parallèlement, on est un peu touch à tout. Donc on a investi dans l'immobilier, on fait des opérations immobilières et cetera.

Donc tout ça mis bout à bout fait que bah l'histoire continue et j'en suis j'en suis ravi. Vous parlez de touche chatou. Est-ce que un jeune de 20 ans h h vous lui conseillerez plus de focus sur une activité ou est-ce que vous lui direz sois polyvalent ?

Sois polyvalent. Faut être aujourd'hui plus que jamais. Il faut être un véritable couteau suisse aujourd'hui.

Euh il faut plus avoir euh quelque part honte d'un potentiel échec. Vous savez, quand j'étais président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, j'ai eu cette j'ai eu la nécessité d'accompagner des chefs d'entreprise de grande qualité qui éprouvaient à un moment donné des difficultés et c'était très dur pour eux de franchir le seuil du tribunal de commerce de Nice ou d'Antibe. Donc, j'ai accompagné ces gens-là et quelquefois pour leur donner alors qu'ils sont très courageux mais pour leur donner la force d'affronter le tribunal de commerce, on faisait deux fois le tour du pâté de maison avant d'y rentrer.

Ils avaient besoin de de cette aide. Pourquoi ils avaient peur ? Mais parce que ça fait jamais plaisir à quelqu'un qui a qui a engagé son argent, ses économies euh quelquefois 15h, 17h de travail par jour sans vacances de dire bah voilà, je suis au pied du mur, je suis dans une mauvaise passe, euh je peux plus faire face et cetera.

Donc, il fallait que notre organisation syndicale patronale soit au côté de ces gens-là pour leur donner la force h d'aller plus loin. Et moi, j'ai connu des gens qui ont eu des échecs et qui aujourd'hui, je terrai les noms, ont des entreprises florissantes. Il faut déculpabiliser le chef d'entreprise.

Voilà. Vous avez eu des échecs vous ? Oui, forcément.

Euh, [Musique] j'ai dû faire alors des échecs patent, non, mais l'agilité d'un chef d'entreprise, c'est de corriger de corriger la trajectoire. À un moment donné, il faut sentir les choses. Bon, des fois ça marche, des fois ça marche pas.

À titre personnel, heureusement, j'ai toujours su faire la part des choses. Voilà. OK.

Est-ce que vous avez un livre ou un événement ou vraiment un élément important qui vous accompagne encore aujourd'hui et qui vous avec lequel vous vous servez pour motiver vos enfants au sein de l'entreprise familiale ? Alors, j'ai beaucoup de chance parce que je parle beaucoup avec mes enfants, donc ils se nourrissent de mon expérience et moi je suis très admiratif de ce qu'ils font notamment sur les nouveaux canaux de distribution sur le digital. Donc aujourd'hui, il y a la partie physique du commerce qui est fait le dire au led.

Puis une activité que personne ne voit qui est faite sur le net et qui fonctionne très bien qui donne des pistes de développement. Justement parlé d'une citation, je toujours en tête la citation qui m'avait été rapportée par mon père de son père qui tenait le temps, c'est de l'argent. Je fais partie d'une famille sommes originaires plusieurs plusieurs générations de la valide de Lubaï de Barcelonette.

J'ai toute partie de ma famille qui est partie au Mexique. Sont partis pourquoi ? Sont partis dans l'espoir de d'y faire fortune.

H ce qui fait la différence c'est que une fois qu'ils ont créé leur business là-bas et qu'ils ont réussi bah ils sont revenus. Ils sont revenus en France. H ils sont revenus avec le fruit de leur travail.

Voilà. Donc le temps c'est de l'argent et préparer les générations futures, la transmission. Voilà concernant le livre puisque vous m'avez posé la question, mais le livre vient de sortir en librairie il y a quelques semaines.

C'est le livre d'Éric Sioti. Je ne regrette rien ça. On est dans l'actualité du moment.

Vous lui faites un peu de pub. Exactement. Mais vous savez euh le son livre se vend très très bien, ce qui est assez rare du reste pour un livre politique, mais je pense que ce livre euh en tout cas pour moi a été très intéressant parce que euh même si je l'ai vécu de l'intérieur, on comprend mieux euh les raisons pour lesquelles Eric Choti a basculé.

Hm. Si euh vous avez une dernière phrase, un dernier mot à dire aux téléspectateurs de d'Azur et ça serait quoi ? Garder espoir.

Tout est encore possible. Tout est possible. Il faut avoir la volonté et puis peut-être l'insouciance de dire que quoi qu'il arrive et ben justement on va y arriver.

Et justement parce que c'était difficile qu'on y est arrivé. Voilà. Donc en fait la vie est un combat, tout le monde l'a compris mais ce combat et ben voilà tous les matins, tous les matins, il faut partir avec la même énergie.

Moi vous savez, je vis une vie passionnante sur le plan politique, familial, politique, amical. J'ai une chance énorme dans ma vie. J'ai toujours fait ce que j'ai eu envie de faire.

C'est c'est magnifique. C'est même la politique, c'est un choix. La politique c'est un choix.

Personne m'a personne m'a contraint d'en faire. Et toute ma vie a été comme ça. C'est pour ça je suis passionné par ce que je fais et c'est voilà et c'est quelque chose qui me motive.

Et puis si ça devait s'arrêter et bien écoutez ça s'arrêtera. Ça aura été une partie de ma vie. Tant mieux.

Merci Bernchex. Merci à vous. À bientôt.