Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingLCI (sur YouTube)· 17 août 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

"Notre liberté a un prix" : rappelle Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Ce 17 août 1944, nous étions dans un paysage de guerre barbelé, villa détruite, route défoncée, activité fébrile, mais c'était la France. »
  • 6:00Emmanuel MacronChiffre
    « 70 km de côte et une ambitieuse tête de pont à 25 km du littoral. »
  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « 350000 soldats dont 230000 Français, 2000 bâtiments de guerre et autant d'avions. »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « Le 25 août, le drapeau tricolore flotte sur Notre Dame de la garde. Un mois d'avance sur le calendrier des opérations. »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « La guerre est revenue en Europe et ceux qui pensent qu'elle est très loin et que ne concerne pas sont les mêmes somnambules que ceux d'hier. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci beaucoup monsieur le maire, cher François pour vos votre accueil et vos paroles. Monsieur le ministre, monsieur le député, madames et messieurs les maires monsieur le préfet, monsieur l'ambassadeur, mesdames et messieurs les présidentes et présidents d'association, mesdames et messieurs en vos grades et qualités. Borméen Borméen.

Chers amis, oui, je vous remercie, monsieur le maire pour votre mot, une fois encore pour votre accueil et vous savez combien pour notre part épouse et moi-même nous tenons à ce rendez-vous et combien il m'est précieux aussi de vous retrouver d'année en année, de reconnaître des visages, de partager maintenant vos histoires. Monsieur le maire, permettez-moi ici de vous remercier pour votre engagement au service de la commune, de nos concitoyens, de remercier à vos côtés toute votre équipe municipale et ce faisant de remercier une fois encore nos maères qui à travers le territoire de la République sont tout à la fois ces sentinelles de nos valeurs de notre République et ses acteurs du quotidien. Alors oui, nous sommes heureux avec mon épouse chaque année de vous retrouver et reviennent des visages, des mémoires, celles de Pierre Velche en vous voyant à nouveau fidèle à son rendez-vous à travers sa famille donc mais il était là avec sa jovialité et avec nous en souvenons tous une forme d'innocence qui voulait faire croire que leur bravoure était quelque chose de naturel.

Et en déposant tout à l'heure cette gerbe de fleurs au côté d'Hugo et de Chloé, c'est évidemment aussi que je pense votre fille qui était à nos côtés il y a 2 ans. Ce sont oui à ces vies, ces familles, ces histoires que nous sommes liés maintenant irrémédiablement. Alors, je vous remercie d'être là fidèle toutes et tous présents à ce rendez-vous et à cette commémoration. pas simplement parce que ce serait un ryth une habitude mais parce que c'est en effet de ces scansion de notre temps collectif essentiel pour savoir d'où nous venons.

Et cette année encore, je vous ai lu entendre, je vous ai entendu lire, pardon, nom, c'est mort pour la France de la commune nous rappelant les sacrifices qui nous ont fait et en rappelant ses noms, ses vies et comme vous venez de le faire, monsieur le maire, ces scènes d'apocalypse que nos aînés ont affronté, surmonté, nous devons nous souvenir de ce qui a rendu possible notre liberté d'aujourd'hui. Ce 17 août 1944, nous étions dans un paysage de guerre barbelé, villa détruite, route défoncée, activité fébrile, mais c'était la France. Il y avait des raisins dans les vignes.

L'odeur de résine chaude sortait de sous les pains. C'était la France. Ces mots ne sont pas les miens.

Ce sont ceux d'un jeune homme de 20 ans comme tant d'autres des premiers bataillons parachutistes de choc débarqués à Cavaler en ce mois d'août 44. Il n'était pas originaire de Borm, nul n'est parfait. Mais en s'engageant dans l'armée française, en participant au débarquement après avoir contribué à la prise de l'île d'Elbe, il alliait pour toujours son destin à celui de la Provence et de votre commune.

Il s'appelait Michel Bruce, mais il aurait pu s'appeler Louis, Maurice, Henry, Pierre, Yora ou Ibrahim. Ses noms disent le souvenir ému et ses mots à lui disent ce souvenir ému d'un engagé de la France libre qui retrouvait enfin son pays. Je réentends en écho ces mêmes mots ceux du bertmain retrouvant lui aussi sa terre natale pendant ce même mois d'août 1944 saisissant cette terre pleine de sable au moment du débarquement de province.

C'est la mémoire d'une jeunesse projetée dans cet autre débarquement et dans le tourbillon de l'histoire. Car oui, sur le littoral, le long des calenques, dans l'épined, au bord des routes, c'était partout, c'était enfin la France. Cette même France un an plus tôt, Michel Bruce, alors étudiant aux enciences politiques avait dû la quitter.

Il avait fui l'occupation à bord d'un kayak de fortune depuis Perpignan pour gagner Barcelone et de là les armées d'Afrique. Et il ne pouvait se douter qu'à l'été 1944, d'autres embarcations à costeraient cette fois au Cap du Pied du Cap pardon au Levant à Portcé de force spéciales. Il ne pouvait se douter alors qu'une partie de la libération du territoire national se jouerait ici face à la Méditerranée sur les côtes provençales.

Il ne pouvait se douter alors qu'il participerait lui-même à l'opération Dragoun conçu pour prendre l'armée allemande en tenaille après le débarquement de Normandie. Oui. Le littoral que Michel Bruce foulait en ce jour d'aouturri.

La guerre faisait rage, mais ces villages, cette terre, ces paysages, c'était la France toujours encore. C'était la France aussi qui débarqua sur les plages varoises à partir du 15 août. Toute la France, division blindée, commando d'Afrique, division d'infanterie algérienne et marocaine.

Zoav, spa tirailleurs d'Afrique du Nord ou sub-saharienne, goumier et à bord pied noir sans oublier les marsins du Pacifique et les dissidents de nos autres mers, des Antilles à la Nouvelle-Calédonie. C'était la France, la France combattante avec ses rêves, ses idéaux, ses espoirs, ses ambition. La France résistante aussi dans l'ombre qui avait aplani le terrain pour la France se préparant à la victoire en exil.

La France qui répondait à l'appel du général de Gaulle, mené par de brillants généraux de l'âtre de Tassini à la tête de cette armée B mais aussi Monsabert Sudre de Leus Tousé tant d'autres tant d'autres et tant de héros après eux ceux qui en ce mois d'août 44 retrouvaient le sol de France ou le foulit pour la première fois ce qui envers et contre tout ne l'avait jamais quitté Cet armada était partie de Corse, d'Italie, d'Algérie et avec la 7e armée américaine sous les ordres du général Patch, avec la pluie des britanniques et des Canadiens, elle écrivait sa geste. Sur les plages de cette Méditerranée qui a vu naître et s'effondrer tant d'empires, se joie une Iliade moderne aux 350000 soldats dont 230000 Français, 2000 bâtiments de guerre et autant d'avions. 70 km de côte et une ambitieuse tête de pont à 25 km du littoral.

D'abord le prélude souterrain, les FFI, les maquis du Var, les réseaux du golfe de Saint- Tropé, tous les compagnons de l'ordre et de l'ombre qui dès la préparation de l'opération en ville collectèrent des renseignements au péril de leur vie qui identifièrent les champs de mines et des faiblesses du mur de la Méditerranée, qui prirent les armes et menèrent sans relâche le combat contre l'ennemi nazi. Et puis l'entrée en scène des forces spéciales, notamment des commandau d'Afrique dans la nuit du 14 au 15 août, chargé de détruire les pièces d'artillerie, de réduire les défenses sur les côtes. Puis les milliers de parachutistes américains et canadiens de la vallée de l'Agence, largués avec leur matériel sur le nuit, la mote pour couper la route aux renforts allemands.

Puis le 15, les bombardements du matin incessant venus par achever des semaines de pilonnage. Et enfin le débarquement, les barges, les chalants, les dex, le ciel zébré de parachutes et de tir, les alliés et l'armée B libérèrent un à un nos villages et nos villes, traçant leur route de clochers en mairie, de batterie en casmat, appuyé par l'aviation, soutenue par la marine. Certains sites résistèrent plus que d'autres.

La bataille d'hier, la difficile prise de la batterie de Movan et du golf hôtel face à la plaine du Gapot. Nous souvenons, comme vous l'avez rappelé, monsieur le maire, des otages lavandourins, des familles borméennes auxquelles on avait imposé une garde cruelle le soir fatidique du 16 août 1944. Et je salue non seulement ses mémoires, mais nos anciens ici présents qui ont vécu cette époque.

L'attente au bout de la nuit et au confin de l'angoisse. Et enfin, au petit matin, venu juste à temp du haut du village, sous l'œil bienveillant du château des seigneurs de fosse raisonne le pas des soldats américains et des commandau d'Afrique. La rumeur de la libération de Borm qui se mut alors en cri de joie.

Ettandis que l'armée américaine du général Patch prend le flanc est entame de son côté la remontée de la vallée du Rône, l'épopée provençale se poursuit pour les Français dans les rues et sur les rades de Toulon à la poudrière sur les hauteurs du coupon et du pharon. Le légendaire cuirincé Laoren déchaîne sa foudre sur les batteries de la presquille de Saint-Mandrier. Le 25 août, le drapeau tricolore flotte sur Notre Dame de la garde.

Un mois d'avance. sur le calendrier des opérations. La tente dépassée, les prévisions allemandes déjouées, les espérances surpassées.

Le rappel au fond que rien n'est écrit d'avance, que les seules fatalités invincibles sont celles que personne ne pense à questionner. Ainsi fut la fin de cet été 1944. Mêlée, pleine de cris, de douleur et de joie, de détonation et de haur des parades de libérateur.

Le 26 sur les Champsélysées, le 29 sur la Cannère, le FFL Michel Bus avait raison, c'était la France. L'audace et le sacrifice, le courage et le pignâtreté. En un été, ils ont fait basculer l'avenir.

Ils ont fait basculer l'avenir parce qu'ils ont décidé de l'écrire. C'est cela la leçon de ce 17 août. nous font commémorer cette libération.

C'est redire année après année que nous n'oublions rien, que nous ne les oublions pas, mais c'est savoir année après année nous souvenir que notre liberté a appris leur sacrifice. que si la France a été occupée, que si la barbarie nazie nous a tenu sous son jou pendant tant d'années, c'est que parce que pendant tant d'années avant, tant de monde, y compris chez nous, tel des somnambules n'ont pas voulu voir que la menace qui paraissait si loin au confin de l'Europe ne nous concernait pas, que ce qui pouvait toucher les Tchèc ou les Polonais était trop loin et n'arriverait jamais. C'était une évidence.

Les somnambules nous ont mené au désastre. et puis que tant considérre les vassaux étaient peut-être moins dangereux qu'être libre et que de fait d'cun avec des responsabilités éminentes ont accepté de renoncer à la liberté en capitulant d'abord en étant occupé ensuite et par un zel impardonnable en collaborant après. Et au fond la France a tenue et s'est libérée par quoi ? l'esprit de résistance était-il majoritaire ?

Non, mais était quelques-uns qui sont notre fierté pour toujours et qui n'ont jamais mis un genou au sol ni cédé. beaucoup ont payé de leur vie, la résistance de l'intérieur. Puis ceux qui patiemment autour du général à Londres, en Afrique et à travers le monde ont construit cette résistance de l'extérieur, cette capacité à reprendre pied.

Et ce enfin, vous l'avez rappelé, monsieur le maire, qui n'ayant jamais vu nos côtes, n'ayant jamais vu notre sol, se sont engagés à nos côtés pour nous libérer. C'est l'alliage de la bravoure et du courage français apatride ou étranger et des bouviers aux manouchiants jusqu'aux soldats américains débarquant sur nos côtes normandes ou aux jeunes français d'alors n'ayant jamais vu nos côtes et ne connaissant que l'Afrique venant mourir sur les plages de Provence. C'est cela tout entier ce qui nous fait libre aujourd'hui.

Et nous avons un devoir, ne pas les oublier, nous rappeler de leur bravoure et de leur nom, mais nous souvenir aujourd'hui, nous si chanceux qui avons vécu dans un pays qui avait depuis des décennies les dividendes de la liberté, de la paix, qui pensait que c'était acquis pour toujours pays de cocagne et on oublie chaque jour de le dire. Nous avons aujourd'hui à regarder notre destin en face. La guerre est revenue en Europe et ceux qui pensent qu'elle est très loin et que ne concerne pas sont les mêmes somnambules que ceux d'hier.

Ceux qui pensent qu'on peut être libre en étant faible, ceux qui pensent qu'on peut être libre en continuant de vivre comme s'il n'y avait pas la guerre et un monde de prédateur à nos portes sont ceux qui de fait, ils n'auront peut-être pas à en répondre, mais préparent la défaite de demain. Au fond, c'est ceux qui ont décidé d'être déjà soumis. La leçon du 17 août, c'est cela.

Si nous voulons être libre, n'oublions jamais les sacrifices qu'il y a derrière cette liberté et n'oublions jamais que c'est notre responsabilité aujourd'hui dans ce monde imprévisible, plus dangereux, fait de tant de prédateurs, de tout faire pour que la France n'ait jamais à subir ce qu'elle a alors subi. Nous préparer, nous armer. Être une nation à la force morale qui ne mettra jamais un genou au sol et le faire en européen.

Nous qui depuis maintenant plus de 7 décennies avons réussi à conjurer ces guerres civiles qui nous divisaient. Et vous le voyez bien, c'est temps qui s'ouvre sonux. Je le dis avec la modestie qui doit toujours nous animer lorsque nous nous comparons à ces femmes et ces hommes qui ont donné leur vie il y a plus de 80 ans.

Mais nous devons nous rappeler dans ces moments que nos devoirs sont à mettre en premier et nos devoirs, c'est de garder notre pays libre, souverain, indépendant et fort. C'est cela leur leçon. C'est ce que nous leur devons et c'est ce que nous ferons.

Voilà mesdames et messieurs, je ne veux pas être plus long. C'était ça la France le disait toute aborme parce que grâce à ces quelques-uns, elle était toujours restée la France. Et c'est à nous de ne rien oublier de leur sacrifice, de ne rien oublier de ce jour de joie et de libération pour votre commune et pour notre pays et de ne rien oublier de ce que cela nous oblige aujourd'hui à notre tour de faire.

Merci à Borm à nouveau de nous accueillir. C'était leur France et c'est la nôtre. Vive la République et vive la France. [Applaudissements]

"Notre liberté a un prix" : rappelle Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas|LCI — Emmanuel Macron · Pourquijevote