Foire aux Vins d'Alsace | Interview Mr. Ott et Mr. Klinger
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Alors, bonjour à tous. Nous sommes sur le stand CAC en péis de la foire au vin d'Alsace et nous allons aujourd'hui vous parler de la question des traitements au drone. Et nous avons ici autour de la table Sébastien Michelou qui dirige la société Digital Routs qui est le le le prestataire de de traitement par drone.
Donc il nous parlera de sa de son entreprise. Il a déjà traité en Alsace. Nous avons aussi le député Uberotte qui est intervenu donc pour défendre la loi qui aujourd'hui permet de traiter sur les drones.
Et nous avons Christian Clinget, le sénateur qui est aussi intervenu au Sénat pour défendre la loi. Voilà. Alors peut-être pour commencer, on va peut-être rentrer sur la partie directement politique avec Hubert.
Hubert, tu as défendu la loi. Est-ce que tu peux nous présenter tes convictions ? Pourquoi tu as défendu cette loi à l'Assemblée nationale ?
Le vignoble aujourd'hui après une longue histoire doit faire face à de grands enjeux. Le le vignoble alsacien notamment, mais d'autres vignobles en France sont caractérisés par une topographie qui est très variable. On passe de zones quasiment plates ou en pleine à des zones très escarpées en quasi montagne.
Les conditions dans lesquelles on doit suivre la vigne et la plante et l'accompagner dans son développement, la soigner sont donc très variables d'un terrain à l'autre. Il fut un temps, il y a quelques années, c'est interdit aujourd'hui. On pouvait avoir recours aux hélicoptères lorsque le vignob se situait dans une dans une dans un contexte de pente très abrupte.
C'est terminé aujourd'hui et on imagine pourquoi. La dérive et les conséquences des traitements sur le voisinage, sur la biodiversité, on les craint. Et donc le législateur a décidé que çaen était fini de l'hélicoptère.
Mais quand on laisse nos inviticuteurs dans une difficulté culturale, il faut une réponse et une réponse adaptée, une réponse qui permet un progrès et non pas ni une stagnation ni une régression. Et avec les drones, j'ai la conviction qu'on a la réponse, en tout cas qu'on a une des réponses, notamment sur les pentees abruptes. Et pourquoi nous alsaciens, nous élu alsaciens, nous sommes motivés par cette perspective parce que sur nos terrains les plus escarpés, nous avons des productions remarquables.
L'excellence viticol alsienne, elle est intimement liée au terrain et particulièrement sur ces terrains escapés sur lesquels elle s'exprime magnifiquement avec des labels particuliers, avec des grands crus, avec des appellations géographiques qui nous portent et qui permettent de construire la notoriété alsacienne comme elle elle a elle a construit et comme elle continue de construire les autres une notoriété française. Donc je crois que c'est une réponse indispensable si on veut donner de la perspective, si on veut accompagner le progrèvicol français et nous pour nous il s'agit du vignoble alsacien aussi. Donc sénateur clinget vous-même vous avez aussi voté pour la loi.
Est-ce que vous pouvez nous parler des des convictions et comment vous avez ressenti la nécessité de de voter cette loi ? Tout à fait. On a euh j'étais intervenu au Sénat au titre du groupe dans la discussion générale et euh on peut dire que l'agriculture française et la viticulture est un peu à la croisée des chemins avec des problématiques économiques, des problématiques environnementales et je crois qu'il est nécessaire pour l'habiticulture française mais aussi alsacienne évidemment d'accompagner euh je dire le monde agricole dans les derniers outils innovants.
Et cette cette proposition de loi est bien déterminée dans ce cadre-là proposer des solutions d'aujourd'hui qui n'existaient pas hier et qui peuvent répondre sur plusieurs aspects à à des problématiques environnementales. C'est l'objet de la BPL qui grâce au drone permet, j'allais dire une application de produits phytosanitaires. Al c'est très encadré hein. sera dit, ça sera dit plus tard ou ou tout à l'heure, enfin c'est très encadré au niveau de l'usage et ça permet évidemment de protéger de la vine, de protéger le personnel qui applique ces ces produits de de traitement de pour la protection de la plante et c'est un peu l'objectif effectivement de de notre action commune, voilà, sur ce terrainl.
Et pour revenir un petit peu aussi, c'est vrai qu'il y a une interdiction européenne en 2009 sur le traitement par Aéronef, c'était effectivement l'avion et l'hélicoptère et par surtransposition un petit peu maladie française, les drones a été ont été inclus un petit peu dans sur sur le traitement aérien alors que nos voisins allemands, autrichiens euh ont une vision totalement différente et la vision suisse est encore plus différente puisque que elle considère l'application par drone comme une application terrestre parce qu'effectivement la personne qui est là, elle a bien les pied sur terre et elle n'est pas elle n'est pas sur le sol et c'est un outil absolument formidable en terme de j'allais dire de non dérive de produit. Il faut le voir pour le croire mais en tout cas c'est c'est un outil technologique et il faut accompagner justement cette accaparation de cette nouvelle technologie à notre viticulture asiatienne. Voilà.
Alors, avant de revenir dans le les détails de cette loi qui mérite quelques précisions, euh Sébastien, vous nous apporterez aussi ces ces ces précisions, euh quelle a été la est-ce qu'il y a eu des difficultés politiques de pour faire passer cette loi ? Donc, parlez-nous un peu des débats, comment ils se sont structurés. C'est très intéressant parce que la façon dont cette loi a cheminé, elle était effectivement laborieuse, elle était difficile.
Euh on il y avait le fameux obstacle que l'on connaît bien de euh d'un d'une embolie de d'amendement. Donc certains considèrent que c'est de l'obstruction. Euh nous on a fait face, on a laissé le débat se dérouler.
C'est vrai qu'on n'est pas arrivé au bout au mois de décembre. Au début du mois de décembre, lorsque nous avions à débattre du sujet, nous ne sommes pas arrivés au bout du temps euh de qui était consacré à ce texte. Et donc, il nous manquait encore un certain nombre d'amendements à à étudier et à avant de passer au vote solennel.
Euh le l'effort a été fait euh de remettre à l'agenda parlementaire en mois de janvier le texte afin qu'on puisse terminer le travail. Et on l'a terminé. Euh il fallait prendre le temps et il fallait se battre argument par argument face à nos collègues qui avaient comme motivation une sorte d'extrême vigilance par rapport à à à un potentiel danger phytosanitaire. qui n'était pas le sujet du texte, mais il a fallu le démontrer point par point et nous nous y sommes euh collés à ce à cette à ce travail.
Je crois qu'on a plutôt réussi parce qu'à la fin ce texte a été adopté avec une majorité confortable. Je crois que là, on a démontré que malgré euh la volonté peut-être d'obstruer, en tout cas d'encombrer par de nombreux amendements un débat parlementaire, si on y fait face et si on est déterminé, on peut on peut aller au bout. Et je crois que c'est indispensable parce que contourner le débat euh il en reste toujours quelque chose d'amer.
C'est ça. Et là on a fait un débat sur un sujet agricole viticole. On a pris à témoin la France entière et on a tenté, je crois qu'on a réussi, de démontrer que c'est une valeur ajoutée pour l'agriculture et que ce n'est il n'y aura pas de dommages collatéraux pour les citoyens qui sont les finalement les bénéficiaires de la qualité du travail agricole que vont produire nos nos viticulteurs avec cet atout qui est le drone qui comme l'a dit mon collègue sénateur monsieur clinget qui est qui nous fait bénéficier d'une précision nouvelle, d'une technicité nouvelle, d'une facilitation de travail et d'un accès à des parcelles compliquées dans des conditions inédites, presque inimaginable il y a encore une dizaine d'années.
Franchement, il faut il faut pas se priver du progrès quand il nous sert des évidences comme celle-là. C'est ça sénateur à au Sénat, ça a été toujours euh aussi compliqué ou on a on a on a eu effectivement aussi ce ce débat-là et c'est normal même si au Sénat c'est plus simple parce que l'archipalisation politique est est est est moins compliquée que qu'à l'Assemblée nationale, mais évidemment il y a des bas parce qu'il y a eu des crates de de de certains groupes politiques sur l'utilisation des produits phyosanitaires. Euh la proposition soit est quand même très encadrée, hein. sont d'abord l'utilisation sur un certain type de production, c'est-à-dire les vignes en forte pente, les production de bananes pour les pépinéristes aussi par exemple avec des utilisations toujours de biocontrôle ou à faible impact environnemental.
Donc tout ça c'est bien encadré et une fois qu'on a une discussion là-dessus et qu' qu'on s'est mis plus ou moins d'accord, ben le texte est passé relativement facilement au Sénat. Et je crois que l'idée c'est quand même d'utiliser les nouveaux les nouvelles technologies aussi à j'allais dire à notre viticulture alisatienne qui est ancestral mais tel la médecine utilise les robots aujourd'hui pour pour s'opérer ça choque personne mais utilisons aussi des nouvelles technologies pour pour produire des produits sains. On a on a l'agriculture la plus belle du monde donc frais voilà comme ça.
Est-ce que vous avez eu ce ce débat justement sur les perspectives technologiques et d'ouvrir l'agriculture sur de nouvelles perspectives ? Oui. Oui, il y a il y a eu des débats.
Oui, effectivement euh certains voulaient déjà aller un peu plus loin, c'est-à-dire l'ouvrir sur toutes les productions avec tous les produits. Je pense que la politique des petits pas est bonne. C'est-à-dire franchissons un cap, marchons lentement, gravissons l'échelle et prouvons à tout le monde qu'effectivement voilà, c'est un bon produit.
Enfin, c'est une bonne technologie en tout cas pour notre production. Je vous remercie. Euh donc euh sur cette vous nous expliquez qu'elle est relativement restrictive, qu'il y a énormément de contraintes dans un premier temps.
L'idée c'est quand même de faire rentrer le drone dans la viticulture et dans l'agriculture et qui est une acceptation sociétale. Euh est-ce que vous pouvez nous présenter un peu les les le le périmètre et les contraintes ? Alors ou H Uber ou Sébastien, je pense que pour les contraintes Allez ouais les contrates en tout cas.
Oui, les contrat légal légal avec quel produit sur quel type de pente ? Et bien cela aussi la construction du texte, disons la sa validation par l'assemblée est passé par des étapes difficiles où il a fallu démontrer à nos collègues écologistes comme souvent très inquiet face à des changements d'air technologique euh que en fait ce sera un atout euh parce qu'on gagnera considérablement en précision. Euh on n'est pas, comme l'a dit Christian tout à l'heure, on n'est pas dans un aéronef digne de ce nom.
On est simplement sur un engin qui est porté dans l'air bah par un pilote terrestre mais qui va au plus près de la cible avec des techniques des buses mais ça Sébastien en parler. Des techniques qui permettent effectivement de garantir que l'objectif visé soit atteint avec la plus grande précision. On n jamais connu ça avant.
Jamais. et le la directivité du Get euh qui est toujours descendant est un est une victoire supplémentaire parce que il n'y aura pas de brumisation, en tout cas infiniment moins qu'avant. Donc tout ça c'est des garanties pour les pour les gens inquiets.
Ouais. euh il n'y aura pas de sustentation de substance comme ça pouvait être le cas dans les techniques précédentes, mais surtout euh c'est encadré parce que évidemment déjà la une des fiertés du vignoble alsacien, c'est son évolution spectaculaire dans son adéquation, dans sa recherche d'adéquation les attentes environnementales et les attentes en matière de santé publique. C'est le vignoble qui a fait qui est le plus performant.
En 25 ans, on a changé de monde. Nos viticuteurs aujourd'hui, soit ils sont en bio, c'est près de 40 % d'entre eux, soit ils sont pas en bio et en conventionnel, mais ils ont fait des choix et des des ils ont pris des engagements dans euh des produits à faible risque et donc ils sont tous concernés par un texte qui prévoit justement de limiter l'usage du drone à ce qui concerne les produits de faible risque ou les produits de biocontrôle. Donc on est vraiment sur euh une rencontre de mondes qui se sont mutuellement préparés à à cette ère nouvelle et je pense que c'est c'est d'ailleurs exemplaire et ça ça montre qu'en agriculture en général euh en cherchant cette performance environnementale, on atteint la performance tout court.
C'est ça. Donc on est sur des vignobles de fortes pentees uniquement où on peut étendre. Je vais compléter justement là-dessus.
C'était un des combats, je crois que la dernière bataille euh euh d'amendement que j'ai pu mener, dont je suis plutôt plutôt heureux ou en tout cas satisfait, euh c'est d'avoir réussi à passer en séance plainère quelque chose qui avait été plutôt contré en en commission juste avant, c'est d'élargir les terrains concernés parce que ne seront concernés par le drone que les terrains en pente. Et le débat c'était est-ce qu'on commence à 30 % de pentes jusqu'à au-delà ou est-ce qu'on commence à 20 % de pente ? Et quand on analyse dont on connaît bien la structuration topographique d'un vignob comme celui de l'Alsace mais c'est valable aussi chez nos collègues dans le couloir ranien ou euh dans d'autres régions qui sont particulièrement accidenté sur ce plan topographique, vous n'allez pas faire le tri à 20 % et 30 % sinon ça va vous compliquer la vie techniquement.
Donc euh j'ai réussi et ça j'en suis très fier avec mon collègue Fugit, nous avons réussi à faire passer euh à élargir euh ce qui était prévu à 30 % et plus à 20 % et plus. Ce qui fait que par exemple dans le cas de l'Alsace sont concernés désormais par l'usage du drone potentiellement euh non plus euh 900 haectar comme c'était le cas à partir de 30 % mais 3000 hactares. 3000 hactares sur 15000 c'est 5 à 5 ça c'est pas rien.
Ça fait 20 % du vignoble alsacien qui peut être géré avec le recours à l'utilisation du drone. Et ça je pense que c'est une vraie victoire de passer de 30 à 20 %. Merci.
Sébastien, est-ce que vous pouvez d'abord peut-être nous parler de de l'utilisation présentée digital roots évidemment et nous parler de de l'utilisation du drone en Suisse et quel est le rapport sociétal ? Tout à fait. Alors euh en 2018, nous avons commencé les les premières opérations en Suisse.
La différence de la France, la Suisse utilisait encore des hélicoptères. Donc il était plus simple d'obtenir une première autorisation de vol. On nous a autorisé à voler comme des hélicoptères avec les mêmes distances de sécurité et des produits qui étaient homologués pour traitement par voie aérienne.
À la fin 2018, on a mené avec l'Agroscope qui est l'équivalent de LINRA chez vous des mesures de dérive sur vigne parce que évidemment la question de la dérive elle est centrale dans tous les pays. C'est la question qu'on pose tout le temps et en fait on s'est aperçu que cette dérive elle tombe très rapidement par rapport au cours de d'homologation des produits les copes de Rotman par exemple. On a un flux qui est descendant et en fait à mesure qu'on a mené des des mesures de dérive, on s'est aperçu que le profil de dérive était toujours le même.
On a une très forte dérive dans les 5 premiers mètres après quasiment plus rien. Pourquoi ? Parce qu'on a ce flux descendant.
Donc ce flux descendant, il est il amène de la précision, il réduit la dérive et on a aussi d'autres mesures de dérive qui ont été fait en même temps avec l'Osave et qui a donné un papier scientifique qu'on va pouvoir mettre en lien de la de la vidéo et qui montre en fait que le drone est le moyen qui provoque le moins de dérive de tous les moyens de traitement qu'on a aujourd'hui. Plus simple parce qu'en fait on propulse vers le sol et non pas vers le haut. C'est-à-dire que quand j'ai un tracteur où je vais propulser vers le haut, le vent va amener cette dérive et va la transporter.
C'est uniquement pour ça. Donc en fait, en terme de dérive, on voit qu'on est extrêmement performant. Euh en parlant de précision, on a une précision qui est extrêmement élevée.
J'ai bien aimé le le la l'idée de l'opération par robot que le sénateur Clinger a a mis. C'est ça. C'est un robot, on le programme.
D'abord, on va faire euh un mapping du terrain. Donc, on va faire une modélisation en 3D du terrain. On va dessiner les lignes de vol qui vont suivre ce terrain et ensuite ce drone, il va suivre ses lignes de vol.
Et c'est vraiment un robot. Il faut voir ça comme un rail virtuel et ce drone va voler là-dessus. Donc, on n pas de d'interaction manuelle.
Le drone doit voler automatiquement. C'est d'ailleurs une des une des conditions dans la législation suisse. Le drone doit voler de manière autonome.
On peut pas le piloter parce que sinon onarrive pas vraiment à estimer les distances et là on pourrait provoquer la vive parce par un mauvais positionnement de la machine. OK. Donc en fait ce drone doit voler de manière autonome et vu qu'il est complètement autonome, il est complètement contrôlable.
Donc c'est exactement où il est. Il est euh mu par un système GNSS RTK. Donc on a une précision on dit centimérique, on va dire 5 6 cm mais on n'est pas à des précisions là, on est vraiment précis.
L'altitude aussi, on voit que ça fonctionne bien parce que le suivi du terrain se passe bien mais on a pas de crash, ça se passe donc forcément le système de guidage fonctionne. Donc voilà en terme de résultat bah ça fait comme je disais depuis 2018 en Suisse on est passé en 2018 avec des machines qui étaient il faut connaître un petit peu des les premiers prototypes de DJI. On est nous partenaires de DJI.
On a beaucoup collaboré avec la RDI en Chine pour améliorer les machines, pour amener les fonctionnalités et les machines ont très fortement évolué. où à chaque nouvelle génération la machine évolue énormément et le modon qu'on a derrière qui T50 aujourd'hui euh permet d'embarquer 46 de produits, permet de faire des granules, a des bulles rotatifs qui permet de constituer des gouttelettes de taille différente de 50 micr à 500 € et quand on a des problématiques où on aimerait bien avoir des buses antidéries, dynamiquement on peut faire des buses des des gouttelettes plus grandes avec ce avec ce drone pour faire des gouttelettes qui sont considérées comme antidérie. Donc voilà un petit peu pour la la technologie.
Alors, je vous remercie, on est déjà rentré bien dans le détail de la technique et je voulais encore rester un petit peu avant sur le la partie sociétale. Donc, peut-être vous redonner la parole pour vous demander un peu comment voyez-vous les les perspectives euh politiquement une fois qu'on va qu'on aura utilisé ce drone et qu'il fait tous les l'état de toutes ces possibilités, sa démonstration de sa neutralité, de son apport environnemental, qu'est-ce que vous voyez comme perspective euh à l'avenir ? ce que vous imaginez déjà une extension des des usages puisque finalement il y a moins de dérive que un tracteur si on en croit Sébastien de Digital Rousse, je pense que le tracteur gardera son usage sur les terrains qui sont très en faible pente parce que tout le monde n'aura pas forcément recours à à cette prestation parce que je pense qu'il faudra soit être un grand exploitant euh ou avoir des moyens euh pour s'approprier euh disons la le le l'outil.
Mais je pense que en tout cas je souhaite que très vite des euh une se créer une entreprise ou des entreprises prestation euh parce que nos viticuteurs n'ont pas forcément que des terrains en pente et ont besoin sur ces terrains en pente d'améliorer cette approche. Donc ils pourront avoir recours à une prestation clé en main, je dirais avec des gens qui ont la technicité, qui ont l'habitude et qui maîtrisent l'engin et qui ont aussi bien sûr tout l'équipement parce que l'équipement, il faut voir ce que c'est. J'ai personnellement, je je rajouterai une chose hein, c'est j'ai vu Sébastien Luvre dans deux démonstrations sur le terrain.
Ce qui m'a frappé, c'est que un professionnel va se poser la question "Mais si le get est descendant, comment est-ce que je touche entièrement la plante y compris le dessus des feuilles. En fait, il y a quelque chose d'assez magique, c'est que le la ventilation provoquée par les les pâles de du drone, comme c'est très proche de la plante, va agiter les feuilles et ce qui fait que l'aspersion descendante va toucher aussi bien la face inférieure que la face supérieure. Donc ça aussi ça fait partie de cette finesse de développement de de l'outil pour aboutir à quelque chose qui soit qui soit très satisfaisant.
Voilà, pas simplement satisfaisant mais je rajouterai vous avez dit vous me posez la question sur la sur l'objectif sociétal. Oui, je crois qu'on a il faudra on a les moyens là avec cet engin et avec la précision qu'il permet et avec les garanties aussi bien pour les utilisateurs, pour nos viticuteurs que pour les riverins par exemple que on aura jamais autant on aura jamais gagné autant de précision et d'évitement. Donc ça c'est une garantie.
Ensuite, dans le cas du vignoble, il faut que nos concitoyens comprennent que ce n'est certainement pas dans ce domaine là de de l'agriculture qu'on court des risques pour la santé publique. Et ça, j'ose le dire parce que je suis ces dossiers de près. Nos bituteurs ont fait des bons considérables.
Il faut reconnaître ça. Des bons considérables qui qui apportent des gains environnementaux. J'ai décolé depuis 2 ans l'apparition d'un papillon le flambé qui a disparu depuis 50 ans du vignoble alsacien.
Il est de retour. Ça c'est le gain environnemental de novicuteurs, il faut le dire. Euh donc ce sont ce sont les meilleurs signes.
On peut faire toutes les mesures. La vie qui la vie qui réapparaît dans un contexte cultural nous montre qu'il y a connexion. Et je terminerai avec une chose, nous avons quelque chose d'extraordinaire. en Alsace qui fait notre attractivité territoriale dans la globalité de ce qu'est l'Alsace, c'est bien sûr nos paysages viticoles.
Le paysage viticol, quel est son atout ? C'est cette imbrication incroyable fine d'une beauté inégalable entre les zones habitées et les zones cultivées. Il faut pas dégrader ça.
Donc si on ne veut pas dégrader cette cette subtile imbrication de l'habitat et donc des riverins avec les viticuteurs quand ils travaillent dans leur parcelle cultivée, si on ne veut pas dégrader ça, si on ne veut pas mettre des espèces de zones qui vont dénaturer ce paysage, et bien c'est par ce biais là qu'on y arrive en rassurant avec des nouvelles technologies qui nous permettent d'être dans l'attente sociétale de la précision des traitements et dans la qualité de traitement qui ne sont pas délétaires pour la vie en général. Donc je crois que cette direction là, il faut l'accompagner. C'est ça le progrès et c'est ça aussi le respect de toutes les grandes valeurs qui sont importantes pour nos concitoyens et qui le sont aussi pour nos viticulteurs et pour nos agriculteurs en général.
Donc là, on fait consensus et on réussit un vrai progrès parce qu'il est partagé et parce qu'il tire tout le monde. En fait, on ne cliffe pas, on divise pas mais on rassemble. Voilà. sénateur en en off au Sénat, est-ce que on a conscience de est-ce que vos vos collègues ont ont conscience de de l'importance de l'apport technologique que nous raconte le député H ?
Oui, tout à fait. Oui, mais c'est une volonté très forte hein du Sénat que on a beaucoup de sénateurs qui sont issus du monde agricole. C'est un peu la chambre vraiment des territoire.
Donc on a encore beaucoup de d'exbattants agricoles et et viticoles et ils ont tout à fait conscience de de l'arrivée de de ces nouvelles technologies dans j'allais dire dans dans une culture plutôt ancestrale qui est le monde quel monde viticole. Quel monde viticole ? Euh pour répondre aussi à l'autre question, l'ouverture de des champs des possibles ira assez vite à mon avis.
Euh nous sommes dans un périmètre qui est qui est restraint et qui est défini pour pour démarrer et et c'est plutôt bien. Mais effectivement euh je pense et tu as abordé de cette problématique, les vignes qui sont à proximité des habitations, ben voilà, pour moi c'est vraiment le prochain usage du drone face aux problématiques de dérive sur sur les habitations ou sur les river ou à proximité des des lieux publics. Là, c'est c'est déjà un peu l'usage de demain et les choses iront très très vite lorsqu'on verra l'efficacité de ce produit.
Lorsque, on va dire et comme toute nouvelle technologie, il y a le prix d'entrée qui est peut-être un peu plus cher, mais lorsqu'on l'utilisera et c'est comme toute nouvelle technologie, ben les prix seront accessibles, donc le le champ le champ des possibles va s'élargir et ce sera plutôt une bonne chose. Alors, je vous laisse le mot de la conclusion. Est-ce que vraiment le le drone est une réponse par rapport aux problématiques de Rivin ?
Le drone peut être une réponse par rapport aux problématiques de Rivin. On a quand même deux euh choses qu'il faut mettre en balance. On a la partie produit, je dirais plutôt législation, produits phitaux, dérive et ce genre de choses.
Et on a aussi la la législation qui touche à l'aviation. La législation sur l'aviation aujourd'hui nous restera à de par les règles euh euh dans des zones qui sont avec des densité de population. Donc si on a des densités de population élevées au-delà de 300 personnes par kilomè carr, ça devient difficile de de voler.
Mais de ce côté-là, on voit qu'il y a aussi un assouplissement de la loi européenne avec la nouvelle Sora qui arrive où on aura plutôt tendance à avoir 500 personnes par kilomètre carr donc on va pouvoir se rapprocher un petit peu des habitations. Bon oui donc il y a encore du pain sur la planche encore du pain sur la no les j'aimerais j'aimerais spécifier que sur la partie de la diversification du drone sur les cultures. On veut en Suisse.
On a d'abord fait que de la Vine parce que c'est là que l'intérêt principal venait comme comme en Alsace et on commence à diversifier aujourd'hui cet usage. Alors on a été voir des des arbres fruitiers, ça fonctionne très très bien. Je suis en contact permanent aussi avec la filière banane.
On voit qu'il y a une très très grosse demande de la filière banane pour couvrir couvrir ces bananes là que la vie. Ouais parce qu'elles sont pâtes parce que parce qu'elles sont en pente et qu'elles sont difficilement accessibles. Et en fait on traite la canopée du bananier.
Donc depuis dessous, c'est difficile de passer par-dessus les feuilles pour traiter de manière efficace. Dans la diversification, on voit chez nous, on de plus en plus on va vers la grande culture. Le gros avantage, c'est qu'on a pas le tassement des roues des tracteurs.
On peut rentrer dans les cultures comme par exemple les pommes de terre très facilement avec le drone alors qu'on ne peut plus rentrer avec des tracteurs. Dès qu'on a un petit peu d'eau, on va s'enfoncer. Et typiquement les vignes de faire des rattrapages dans les céréales aussi hein.
Ouais, c'est ça. Et les vignes à plat aussi, il y a beaucoup d'intérêt parce qu'en fait on veut réduire le tcement des sols. C'est uniquement pour ça.
Donc en fait ce qui marche en pand fonctionne aussi très bien à plat. Et ben je j'ai quelque chose sur parce que ça ça me ça m'évoque un point important, le gain pour la sécurité et la facilitation des conditions de travail de nos viticuteurs. En tout cas des des gens qui sont amenés à à s'occuper de la de la plante sur le terrain s'accompagne aussi d'un gain pour la préservation du milieu de la vigne.
C'est-à-dire que les tous les anges terrestres passent le sol et éventuellement produisent des conditions pour une éion plus grande et et l'écrasement et cetera. Avec les drones, on parce que il faut faut se mettre dans la situation. Je prends l'exemple de ceux qui sont en en agriculture biologique, le recours à des traitements paradoxalement est nettement supérieur à ce qui se passe dans le monde du conventionnel.
Donc si vous passez très souvent dans la parcelle, vous damez le sol, vous l'abîmez et là le recours au drone va nous soulager quasi de façon quasi totale de cette contrainte sur le sol. Donc le sol qui est devenu le la clé de l'évolution euh de l'excellence viticole puisqu'on ne on parlera beaucoup du sol à l'avenir euh de sa vitalité de ses particularités qui s'expriment dans le vin issu du travail de l'homme après après la récolte du raisin. que je crois que tout cela va dans le même sens et il est important de dire que tout ce qui est issu et tout ce qui prolonge à la fois l'authenticité et la tradition trouve dans la technologie nouvelle la plus récente des moyens supplémentaires de s'exprimer de la meilleure des façons.
Et bien nous vous remercions. Merci
Hubert Ott