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interviewBFMTV· 17 mars 2026 7 min

Guerre au Moyen-Orient: le point en intégralité d'Emmanuel Macron avant le conseil de défense

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On regarde le président de la République, il est en train d'arriver au palais de l'Elysée. C'est dans un instant que le conseil de défense va démarrer. Un conseil de défense évidemment dans un contexte très particulier, extrêmement tendu au Moyen-Orient avec aujourd'hui la mort de celui qui dirigeait le pays, Ali Larijani, qui a été annoncé par Israël.

Et au moment où Donald Trump lui demande aux alliés, demande à l'OTAN notamment d'intervenir pour sécuriser le détroit d'Hormuz. C'est donc dans un contexte très particulier qu'on attend le président de la République, Patrick Chos. Et on voit évidemment comme toujours dans un conseil de défense, à la fois des responsables politiques et diversifiés.

Le président qui arrive et on voit évidemment les ministres des armées à ses côtés. Bien, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs, merci d'être là pour ce conseil de défense. Et avant que nous ne débutions nos travaux, je Je voudrais avant tout saluer la mémoire du Major Arnaud Frion, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vars à qui la nation vient de rendre hommage ce matin.

Merci, Madame la ministre, d'avoir présidé cette cérémonie. Le Major Frion est mort pour la France, en Irak, en fin de semaine dernière, lors d'une attaque de drone perpétrée par une milice pro-iranienne alors qu'il œuvrait à la lutte contre le terrorisme, au combat contre Daech, à la défense de la souveraineté irakienne et ce faisant à notre sécurité. Je vais ici redire combien la nation se tient aux côtés de sa famille, de ses proches, de ses frères d'armes.

Et j'ai évidemment aussi une pensée particulière pour nos militaires blessés qui sont encore, pour certains, dans des soins intensifs durant... en ce moment même à l l'hôpital.

Ce conseil de défense, comme les précédents, vise donc à faire le point sur l'ensemble des dossiers et la situation au Moyen-Orient et à examiner les conséquences des opérations militaires conduites par les Etats-Unis, d'Amérique et d'Israël dans la région. Et à la riposte massive que l'Iran a décidée et qui touche nombre des pays de la région. Je le redis ici, la France n'a pas choisi cette guerre, nous n'y prenons pas part et nous avons une position purement défensive en protection de nos ressortissants, en soutien de nos alliés.

Notre objectif, nos objectifs sont clairs et ils sont définis depuis le premier jour, ils n'ont pas changé. Le premier, c'est de protéger nos ressortissants, nos emprises diplomatiques et militaires et nos sécurité et la stabilité régionale. Et donc nous avons honoré notre parole, nous continuons de l'honorer, nous sommes des partenaires loyaux et nous leur avons apporté un soutien très clair depuis le début qui est de les aider à protéger leur propre population avec une ligne très claire là aussi qui est de contenir au maximum l'extension géographique du conflit.

Donc chacun d'entre eux reconnaît d'ailleurs l'action qui est la nôtre à leur côté pour leur sécurité. Avec une situation spécifique qui est le Liban, pays ami ô combien important pour la France dans lequel nous sommes exposés à travers évidemment la finule et notre présence au sein de ce contingent onusien, et où nous travaillons aux côtés des autorités libanaises pour préserver la souveraineté, là aussi l'intégrité territoriale et la lutte sans relâche contre le Hezbollah. Et puis notre troisième catégorie d'objectifs, c'est évidemment de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime dans la région.

Nous l'avons dit là aussi dès le premier jour, c'est une tâche à laquelle nous avons plusieurs fois contribué et elle est essentielle pour nos intérêts, en particulier économiques, pas simplement ceux de la France mais nous le savons pour pour le gaz, le pétrole à l'international ou pour la liberté de navigation. Nous avons une présence avec beaucoup de nos partenaires en Méditerranée orientale, où la situation est stabilisée, mais nous l'assumons aux côtés tout particulièrement de Chypre, qui a été visée et en surveillance de la situation libanaise. Nous sommes engagés pour la sécurité maritime et la liberté de navigation en mer rouge et à Babel-Mendem, où nous disposons d'un cadre européen d'opération qui doit demeurer.

Il reste pertinent et il doit demeurer dans ce strict cadre. C'est ce qu'on appelle l'opération Aspides sous commandement grec. Ce cadre ne doit pas être étendu à d'autres opérations, il fonctionne, il est réactivé et nous avons su avec plusieurs partenaires mener des actions utiles durant ces dernières années, elles gardent leur pertinence.

S'agissant du détroit d'Hormouz, qui est évidemment la situation la plus sensible, nous allons dans quelques instants faire le point mais je vais ici redire le cadre dans lequel nous avons pu nous exprimer ou déjà commencer à bâtir des décisions. Nous ne sommes pas partie prenante au conflit. Et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Hormuz dans le contexte Par contre, nous sommes convaincus qu'une fois la situation plus calme, et je suis à dessein, ce terme est suffisamment large.

Une fois la situation plus calme, c'est-à-dire une fois que le cœur des bombardements aura cessé. Nous sommes prêts, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité du système d Mais c'est tout un travail à la fois politique, technique, avec évidemment l'ensemble des acteurs du transport maritime, avec les assureurs et opérationnels que nous devons bâtir. Nous avons commencé les échanges avec l'Inde, avec plusieurs autres partenaires européens ou partenaires de la région.

Ce travail supposera des discussions et une déconfliction avec l'Iran parce qu'en aucun cas ça ne peut être une opération de vive force. Et donc il est à bâtir dans les jours et les semaines à venir, mais c'est une mission que nous sommes prêts à assumer pour la liberté de circulation à la fois des portes-conteneurs et des tanqueurs qui doit donc être pleinement distincts des opérations de guerre et nous examinerons très précisément évidemment les autres sujets les plus sensibles comme en Irak ou au Liban que j'évoquais. Mais je veux ici redire, pour clôturer mon propos introductif, que la France a une responsabilité dans la région simple et claire, protéger nos ressortissants de nos intérêts, être des partenaires fiables pour tout le monde et œuvrer à la désescalade et à la stabilité.

Et c'est dans ce cadre que nous souhaitons avancer. Je vous remercie.

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