Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com· 12 mars 2019 8 min

Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Débat des Indécis

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

On va accueillir M. Dupont-Aignan qui est là, on accueille toute l'opposition, et après on aura la ministre des Transports qui sera avec nous. Merci M. Dupont-Aignan d'être là, je vous en prie. Dans le cadre du grand débat, on a reçu tout à l'heure, il y a quelques minutes, M. Majoubi, on vient recevoir M. Corbière, et je voulais vous recevoir parce que dans le cadre du grand débat, on ne reçoit pas tout le monde, normalement, c'est ça un grand débat ? Allez-y, je vous en prie. J'espère. Bon, qu'est-ce que vous pensez du grand débat national, vous-même ?

0:29
Nicolas Dupont-Aignan

Grand débat, une mauvaise intention qui a au moins permis aux Français de parler un peu plus. La question, ce sont les réponses et les décisions. Si le grand débat, c'est une écoute sincère, tant mieux. Si le grand débat, c'est pour mettre la poussière sous le tapis et faire semblant d'entendre les Français, tout en continuant la même politique qui suscite la colère sociale, c'est un drame à venir. Malheureusement, je crois qu'ils n'ont pas compris. Donc je crois qu'ils vont, comme disent les adolescents, nous enfumer, et c'est ça qui me fait de la peine. Maintenant, je ferai tout pour qu'on puisse avancer.

Et mon parti politique, Debout la France, fait 12 propositions très concrètes, financées, à l'occasion du grand débat, et on verra.

1:16
Présentateur

D'accord. Est-ce qu'il y a des questions dans la salle, peut-être, pour M. Dupont-Aignan ? Il y a eu beaucoup de questions depuis tout à l'heure, il y a eu beaucoup de propositions qui ont été faites. Notamment une, on a parlé du RIC. Est-ce que vous, vous êtes pour une sorte de RIC ?

1:29
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, vous pouvez retrouver mes propositions de loi. J'ai été pour le RIC en 2012. Moi, je l'appelais référendum d'initiative populaire. Bon. Populaire, citoyenne. Et j'ai déposé une proposition de loi en 2013, vous pouvez la retrouver. J'ai recommencé en 2017. J'en ai redéposé une en 2018. Donc vous êtes pour ? À fond pour, et sans verrou parlementaire, et sur tous les sujets. 500 000 signatures au début, vous voyez, j'ai évolué, j'avais mis un million de signatures. Et puis j'ai descendu la dernière à 500 000 en 2018, avant la crise des gilets jaunes. Donc, je suis gaulliste et je crois au suffrage universel, au référendum.

Le drame de la Vème République, c'est que les présidents ont pris les pouvoirs importants donnés par la Vème au Président de la République, mais n'ont pas pris l'aspect référendum qui mettait sous tension le Président. Et d'ailleurs, le général de Gaulle est parti sur un référendum perdu. Les autres, ils ne sont jamais partis sur un référendum perdu. Pire, ils ont fait voter par l'Assemblée nationale et le Sénat ce qu'avaient refusé les Français au moment du grand référendum sur l'Europe.

2:34
Présentateur

Vous êtes pour une Vème République ?

2:35
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'aime pas le terme de Vème, Vème, je suis pour revenir à l'esprit de la Vème, qui était le refus du régime des partis. C'est devenu d'ailleurs le régime du parti unique. À intervalle régulier, il y a un parti unique qui a tous les pouvoirs pendant 5 ans, 7 ans. C'est tout le contraire de ce qu'avait imaginé le général de Gaulle. C'est tout le contraire de l'esprit de la Vème. Ça veut dire que j'ai fait des propositions pour complètement oxygéner cette République. Alors on peut l'appeler 6ème, 7ème, 8ème, 5ème, 4ème, je m'en fiche.

3:05
Présentateur

Ah, aujourd'hui, ça sera la 6ème.

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

Mais l'enjeu, ce n'est pas ça. L'enjeu, c'est de redonner le pouvoir au peuple. Mais pour cela, il faut renégocier tous les traités européens, car aujourd'hui, c'est l'Europe, l'Union Européenne, qui a confisqué le pouvoir. Donc on ne peut pas parler de 5ème République, de 6ème République, de réforme institutionnelle, si on ne revoit pas complètement le système européen. Et ce sera l'enjeu, je l'espère, des élections européennes. Il faut tout renégocier. Le peuple n'a plus le pouvoir. Mais plus du tout. Le peuple vote une fois tous les 5 ans. L'oligarchie, j'ai écrit un livre, Résistance, je fais ma pub, il vient de sortir.

Et vous avez une recette dedans pour qu'on redonne le pouvoir au peuple. Il n'a plus le pouvoir.

3:48
Présentateur

Mais quand vous dites qu'il vote tous les 5 ans, ce n'est pas vrai ? Il vote tous les ans dans ce pays, on vote tous les ans.

3:53
Nicolas Dupont-Aignan

Je veux dire, le pouvoir d'influencer le destin du pays. On ne contrôle plus nos frontières, on ne contrôle plus nos lois, on ne contrôle plus notre budget, on ne contrôle plus notre monnaie. Mais au niveau européen, on sait comment ça marche. Et au niveau national, ce sont les oligarques qui ont mis au pouvoir M. Macron. Il est l'homme des oligarques, il a été élu par eux, financé par eux. Ils étouffent la démocratie, ils achètent les gens. Et ça va se faire... Tiens, vous allez recevoir Mme Borne, je crois. Vous allez lui demander, j'ai demandé à Sud Radio, pourquoi Aéroport de Paris va être privatisé...

4:32
Présentateur

C'est la salle qui pose la question, mais...

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, non mais... Non, je veux... Pardon.

4:36
Présentateur

Non, non, non, non, mais vraiment, la salle pose la question...

4:38
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais je vous en prie. Mais juste, ça serait intéressant que la salle demande à Mme Borne pourquoi c'est Bank of America qui va toucher la commission de la vente d'Aéroport de Paris et pourquoi Bank of America, c'est un fidèle de M. Macron qui est chargé de cette vente ? Combien de millions d'euros vont être empochés par cette banque pour brader le patrimoine national ? Et combien... Quand on pense que le pillage public qui a commencé avec Alstom et toutes les entreprises va se poursuivre là, avec les amis de M. Macron ? Mais c'est du délire ce qui se passe. Et c'est pas une question de droite et de gauche, hein.

5:08
Présentateur

J'ai juste une question pour terminer, M. Dupont-Aignan. Vous savez que je vous recevrai toujours, moi.

5:13
Nicolas Dupont-Aignan

Mais j'espère.

5:14
Présentateur

J'ai toutes les élections et je vous recevrai toujours parce que vous êtes élu et...

5:18
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi vous ne me recevriez pas ?

5:19
Présentateur

Non, mais justement, non, mais ce que je veux dire, c'est que... Je veux revenir sur ce qui s'est passé la semaine dernière sur le plateau de C'est à vous. Moi, ça m'intéresse en tant que journaliste. Oui. Pourquoi vous, tout le temps, vous avez ce discours de dire que les journalistes sont contre vous, que les gens sont contre vous dans les médias ? Pas tout le temps.

5:33
Nicolas Dupont-Aignan

Vous comprenez que ça a peu choqué, en fait ? Non, parce que j'ai eu des dizaines de milliers de messages de soutien. Oui, non, mais d'accord. Que vous n'imaginez pas. Si, si, mais ça, je vous crois complètement. Vous savez, je ne l'ai pas fait par plaisir. Mais il y a un moment, quand vous baladez dans le pays, tiens, tout à l'heure, en venant, là, il y a un monsieur qui est venu me voir, qui m'a dit merci, monsieur. Vous savez ce qu'il m'a dit ? Il m'a dit, par votre prise de parole, vous nous vengez de ce qu'ils nous font subir au quotidien. Vous vous rendez compte ? Il y a une crise démocratique.

6:00
Présentateur

Mais là, moi, je vous parle sur un plateau de télévision. Mais pourquoi la profession... C'est quand même assez dur que vous avez...

6:04
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais je pense que c'est justifié.

6:06
Présentateur

D'accord.

6:07
Nicolas Dupont-Aignan

Et je n'ai jamais dit tous les journalistes. Jamais. Et si vous reprenez mon bouquin, j'ai écrit page 190, parce que pour un de vos confrères, je l'ai relu cet après-midi. Et je dis que dans une démocratie, quand il n'y a plus de confiance dans les politiques, et quand il n'y a plus de confiance dans la presse, on doit se regarder. Et je pense que j'essaye, en tout cas, on essaye, nous, les politiques, de se regarder pas tous. Vous avez raison. Je trouve que ça serait bien que les journalistes, qui ne sont pas tous pareils, fassent aussi un peu le ménage chez eux. Nous, on essaye de faire le ménage chez nous, on n'y arrive pas toujours, il faut être honnête.

Encore une fois, je n'ai jamais critiqué la profession de journaliste. En revanche, le jour où il y aura une vraie diversité de commentaires dans beaucoup d'émissions, où les Français se sentiront représentés, je pense que ça ira mieux. Je peux vous donner une anecdote ? Allez-y, on terminera là-dessus. Au Salon de l'Agriculteur, il y a un confrère d'un grand journal, La Voix du Nord, que j'estime beaucoup, qui est un très bon journaliste, et qui me dit, je ne comprends pas pourquoi on a besoin, quand on va dans le Nord, on se fait insulter, on se fait agresser. Et il me dit, c'est déplaisant et scandaleux. Et je lui dis, vous avez raison.

Et je lui dis, mais tiens, est-ce que vous vous êtes posé la question de savoir pourquoi La Voix du Nord a pris partie aux élections régionales pour un candidat ? Oui. Est-ce que ce n'est pas la conséquence ? Et il m'a regardé, et il était sincère, il m'a dit, oui, tiens, je n'y avais pas pensé. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une éthique, une déontologie journalistique qui est partagée par beaucoup de journalistes, mais pas par tous. Et ce serait peut-être bien qu'on ait le sentiment, quelle que soit son opinion, que la presse contribue au débat public. Voilà ce que vous faites d'ailleurs.

Et d'ailleurs, s'il y a beaucoup de monde sur Internet pour des nouveaux sites comme les vôtres, il y a peut-être une raison.

7:43
Présentateur

Oui, je pense qu'il y a beaucoup de monde.

7:44
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne sais pas pour vous flatter, mais je le pense. Je pense que les gens, vous savez, il y a un libre marché de la formation.

7:49
Locuteur non identifié

Oui, mais je parlais des propos, après chacun a ses idées. Mais les propos, il y a un moment, il faut dire les choses,

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

alors peut-être que je les dis, mais de toute façon, une fois tous les deux ans, je ne serai jamais invité, c'est à vous, mais ça ne me changera pas. Voilà, je m'en fiche complètement.

8:04
Présentateur

Merci beaucoup d'être venu, en tout cas, nous voir, M. Le Connion. Merci à vous. Merci à vous d'avoir répondu positivement à l'invitation.

8:09
Nicolas Dupont-Aignan

Et il y a beaucoup de choses à dire sur plein de dossiers, j'espère que vous allez les dire.

8:12
Présentateur

Oui, de toute façon, vous recevrez à nouveau à YouTube pour les élections européennes de Boula France.

8:17
Nicolas Dupont-Aignan

Merci à vous.

8:17
Présentateur

Vous êtes candidat tête de liste de Boula France.

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

Merci.

8:19
Présentateur

Merci à vous.