3mn pour parler #BURNOUT
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiqueFait
« Bonjour, je suis Benoit Hamon candidat à l'élection présidentielle de 2017 et aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet sérieux, difficile, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle. »
- 0:10Invité politiqueFait
« Le burn-out en français c'est le "syndrome d'épuisement professionnel", en soi, ce n'est pas une maladie, mais il débouche sur plusieurs types de pathologie psychiques : la dépression, un état d'anxiété généralisé, un stress extrêmement fort, directement imputable à votre travail. »
- 0:25Invité politiqueChiffre
« En France, on estime selon le cabinet Technologia qu'il y a 3,2 millions de salariés qui sont exposés à un risque sévère de burn-out. »
- 1:27Invité politiqueFait
« les salariés, les syndicats, se sont organisés et la société s'est organisée pour faire en sorte que la branche Accidents du travail et maladies professionnelles, mette à contribution les entreprises et les oblige à sécuriser les échafaudages, à sécuriser les conditions de travail des salariés. »
- 2:04Invité politiqueFait
« Identifier toutes ces entreprises dans lesquelles l'organisation du travail, la politique managériale, la manière dont la hiérarchie se comporte avec les salariés, conduisent à une multiplication de ces situations où, les salariés, comme colonisés par le travail, comme colonisés par la pression, s'effondrent »
- 2:42Invité politiquePromesse
« je souhaite, que demain, le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle. Ainsi ces pathologies psychiques ne seront plus prises en charge, par l'Assurance Maladie, mais seront prises en charge, par la branche Accidents du travail - Maladies professionnelles »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« Les entreprises cotisent à 97% dans la branche Accidents du travail - Maladies professionnelles, sachant que désormais, elles auraient à payer cher, si on constatait qu'il y avait beaucoup de burn-outs dans leurs effectifs ou dans leurs établissements »
- 3:10Invité politiqueFait
« un salarié est d'autant plus productif, qu'il est en bonne santé, qu'il est heureux d'aller travailler, qu'il s'y sent bien »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, je suis Benoit Hamon candidat à l'élection présidentielle de 2017 et aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet sérieux, difficile, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle. Le burn-out en français c'est le "syndrome d'épuisement professionnel", en soi, ce n'est pas une maladie, mais il débouche sur plusieurs types de pathologie psychiques : la dépression, un état d'anxiété généralisé, un stress extrêmement fort, directement imputable à votre travail. En France, on estime selon le cabinet Technologia qu'il y a 3,2 millions de salariés qui sont exposés à un risque sévère de burn-out.
3,2 millions de salariés qui occupent des tâches extrêmement différentes : cela peut être dans le secteur public, notamment dans les hôpitaux, dans les grandes administrations, où la perte de sens conduit aujourd'hui beaucoup de salariés à s'effondrer, cela peut être aussi dans des PME, dans des tâches de direction, mais aussi dans des tâches qui peuvent être d'exécution, bref... Tout le monde, aujourd'hui, est exposé à un risque de burn-out. La réalité, c'est que ce syndrome, est l'objet d'un véritable déni en France. On ne permet pas que ces pathologies psychiques à la différence de beaucoup d'autres pays européens, soient aujourd'hui reconnues comme des maladies professionnelles.
Il y a pourtant un enjeu fondamental à ce que cela soit le cas. Pourquoi ? Observons que, il y a de cela plusieurs décennies, quand on s'est inquiété, que dans les entreprises du bâtiment, les salariés soient victimes de chutes, d'accidents graves, voir même, meurent au travail, les salariés, les syndicats, se sont organisés et la société s'est organisée pour faire en sorte que la branche Accidents du travail et maladies professionnelles, mette à contribution les entreprises et les oblige à sécuriser les échafaudages, à sécuriser les conditions de travail des salariés. Comment ?
En demandant aux entreprises de cotiser, à due proportion de leur sinistralité, c'est-à-dire du nombre d'accidents du travail que l'on observait. Résultat : Plus il y a d'accidents, plus vous payez. Et incitées par cette mesure, beaucoup d'entreprises se sont attachées à sécuriser les conditions de travail, des ouvriers du bâtiment faisant chuter radicalement le nombre d'accidents. Et bien il faut faire la même chose avec les pathologies psychiques.
Identifier toutes ces entreprises dans lesquelles l'organisation du travail, la politique managériale, la manière dont la hiérarchie se comporte avec les salariés, conduisent à une multiplication de ces situations où, les salariés, comme colonisés par le travail, comme colonisés par la pression, s'effondrent, parce qu'ils ne comprennent plus ce que l'on attend d'eux, et parce qu'aujourd'hui, ils travaillent trop. C'est la raison pour laquelle, je souhaite, que demain, le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle.
Ainsi ces pathologies psychiques ne seront plus prises en charge, par l'Assurance Maladie, mais seront prises en charge, par la branche Accidents du travail - Maladies professionnelles, Les entreprises cotisent à 97% dans la branche Accidents du travail - Maladies professionnelles, sachant que désormais, elles auraient à payer cher, si on constatait qu'il y avait beaucoup de burn-outs dans leurs effectifs ou dans leurs établissements, ce serait une incitation directe pour ces entreprises, à changer l'organisation du travail, à penser la bienveillance à l'égard des salariés, au motif que, c'est absurde de le dire mais c'est une telle évidence que, un salarié est d'autant plus productif, qu'il est en bonne santé, qu'il est heureux d'aller travailler, qu'il s'y sent bien.
C'est au nom de ce pari là, de cette logique là, de ce principe là que je souhaite que demain, le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle, pour inciter à la bienveillance dans les entreprises. Voilà cette vidéo est terminée, si vous l'avez aimée, n'hésitez pas à la liker. Si vous n'êtes pas d'accord avec ce que j'ai dit, laissez-moi vos commentaires, ça m'intéresse qu'on poursuive l'échange. Et enfin, si vous voulez continuer, à connaître les grandes propositions de mon programme pour les présidentielles de 2017, et bien, abonnez-vous à cette chaîne. On aura l'occasion de se revoir très bientôt.
Benoît Hamon