Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC — Face à Face· 21 juin 2021 21 min

L'invité de Bourdin Direct : Jordan Bardella - 21/06

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:07
Jordan Bardella

Jean-Dane Bardella, bonjour. Bonjour. Vice-président du Rassemblement National, député européen, Jean-Dane Bardella, avant de revenir sur l'échec de votre parti et sur votre échec, je voudrais parler évidemment de l'abstention et de la non-participation de très nombreux Français à ces élections départementales et régionales. C'est aussi un échec de toute la classe politique, Jean-Dane Bardella.

0:35
Présentateur

C'est un échec démocratique qui concerne l'intégralité des forces politiques, des mouvements politiques. Quand deux tiers des Français ne se déplacent pas, qui plus à deux tiers des électeurs du Rassemblement National ne se déplacent pas, c'est que ce scrutin n'a pas été suffisamment lisible. On avait deux élections en une. J'ai beaucoup de gens autour de moi, quand on leur disait qu'on allait voter deux fois, ils comprenaient le premier et le second tour, et pas qu'on avait deux élections le même jour. Donc évidemment que tout cela a été aussi organisé de manière, dans l'amateurisme le plus total. Des milliers de gens qui n'ont pas reçu les professions de foi, les bulletins de vote.

1:07
Jordan Bardella

Ce n'est pas le platane qui cule sur les bords des routes, c'est le conducteur qui entre dans le platane. Évidemment, mais la situation...

1:15
Présentateur

Évidemment, mais lorsque vous avez parçu votre profession de foi, que vous êtes par exemple une personne âgée qui n'avait peut-être pas d'autres moyens de vous informer, évidemment que vous n'en pâtissez. Sauf que ce sont les jeunes en majorité qui se sont absolument fermés. Et c'est vrai, un jeune sur deux qui n'était pas au courant qu'il y avait une élection.

Moi, je me souviens, il y a quelques semaines, quand le gouvernement nous a confirmé le report des élections à la frontière de l'été, je dirais fin du mois de juin, le gouvernement s'était engagé à faire des campagnes de communication massives pour expliquer l'enjeu du scrutin, pour sensibiliser les Français au fait qu'il y ait deux scrutins le même jour. Il n'y a rien eu de tout ça. Il y a des matchs de foot, ça fait 10, 12, 13 millions de vues. Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas des clips avant ? Pour rappeler la date de l'élection, il y a un jeune sur deux qui n'était même pas au courant qu'il y avait une élection hier.

1:51
Jordan Bardella

Donc, est-ce la faute de l'électeur ? Est-ce la faute de, je ne sais pas moi, de l'organisation de cette élection ? Ou est-ce la responsabilité et des partis politiques et des hommes et femmes politiques qui sont censés tout de même présenter des programmes et nous inciter à aller voter ?

2:10
Présentateur

Je pense que c'est la faute des dirigeants qui se sont succédés à la tête de notre pays qui ont dégoûté les gens de la politique. qui, lorsqu'ils n'ont été élus, ont fait l'exact inverse, qui ont trahi des référendums et puis qui ont aussi désacralisé la fonction présidentielle. Parce que, si vous voulez, quand l'image que vous faites des politiques, ce sont des youtubeurs qui se roulent sur le gazon à l'Elysée, des ministres qui font des karaokés dans des meetings comme Marlène Schiappa en hurlant, en chantant. Quand on désacralise à ce point la fonction politique, la fonction régalienne, il ne faut pas s'étonner que les gens méprisent la politique. On n'ait pas envie de se déplacer.

Mais pourquoi n'arrivez-vous pas, vous-même,

2:48
Jordan Bardella

votre parti, vous-même, à convaincre ? Pourquoi ? Nos électeurs ne se sont pas déplacés. Il y a des raisons. Marine Le Pen, j'ai écouté. Marine Le Pen, qui n'a cessé, qui n'a cessé de rappeler qu'il fallait se mobiliser. Vous étiez avec elle, vendredi encore, je crois, en Seine-et-Marne. Un appel à la mobilisation, mais qui n'a pas été entendu. Je veux dire aux électeurs,

3:11
Présentateur

je veux dire aux électeurs du Rassemblement National, en restant chez vous, en ne vous déplaçant pas le jour du vote, vous n'exprimez pas une colère, vous la laissez perdurer. Alors cette élection, c'est une élection à deux tours. Nous pouvons remporter notamment la région pas qu'à dimanche, et j'appelle l'ensemble de nos électeurs à se déplacer, parce qu'on ne changera pas le quotidien des Français. On ne changera pas la politique si on ne change pas les gens qui sont au pouvoir. Et pardon, mais nous n'avons aucune, aucune responsabilité dans la situation actuelle du pays. Mais je dis aux Français, on a une crise migratoire majeure. On a une crise sécuritaire majeure.

Il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays. Une crise économique sociale à venir avec la sortie du Covid, et vous vous abstenez. Donc évidemment qu'il faut aller voter, évidemment qu'il faut se déplacer, et que la meilleure arme pour ne pas laisser les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron et à ses amis, c'est le bulletin de vote.

4:00
Jordan Bardella

Jordan Bardella, vous n'avez cessé de parler de sécurité tout au long de cette campagne. Combien avez-vous fait dans votre département la Seine-Saint-Denis ? Un peu plus de 12 ou de 9,12%. Je parlais de la région Ile-de-France. Non, mais je vous parle de la Seine-Saint-Denis, votre département. Vous voyez qu'il y a un département qui s'apptient beaucoup.

4:19
Locuteur

9,12%.

4:19
Jordan Bardella

Et vous n'avez cessé de parler de sécurité

4:22
Présentateur

et d'insécurité. Je vais être très clair avec vous. En allant aux élections régionales en Ile-de-France, je savais que ce n'est peut-être pas la région la plus facile pour le Rassemblement national. Vous pouvez au moins admettre cela. Mais enfin, lorsqu'on disait il y a quelques semaines que l'on pouvait être la première force d'opposition à Valérie Pécresse en région Ile-de-France, tout le monde nous riait au nez. Donc nous sommes aujourd'hui, c'est vrai, la première force d'opposition à Valérie Pécresse en Ile-de-France. Mais en Ile-de-France comme ailleurs, les électeurs du Rassemblement national ne se sont pas déplacés. Donc moi, je les appelle à aller voter.

Voilà, je leur dis, on peut râler, on peut être en colère, mais on ne peut pas rester chez soi au moment où il faut se rendre aux jambes pour remplacer les dirigeants qui sont au pouvoir. Avec un taux de participation dérisoire. Regardez, par exemple, Valérie Pécresse, mais je ne vais pas me comparer. Le taux de participation dérisoire, il est le même pour tous. Il est désinscrit. Donc évidemment que les sortants ont été avantagés de la même manière qu'aux municipales, on a été, avec une forte abstention, avantagés aussi dans nos mairies. Mais est-ce que s'abstenir, c'est un acte politique ?

Pendant longtemps, on a dit voter pour le Rassemblement National, c'est le vote de la contestation, c'est le vote de l'opposition. Aujourd'hui, on voit bien que les gens qui votent pour le Rassemblement National aujourd'hui ne votent plus par contestation, ils votent par adhésion à un projet politique. Et quand le scrutin n'est pas assez clair, regardez, lorsque les gens se déplacent, nous gagnons les élections. Aux élections européennes de 2019, c'est le seul scrutin national du quinquennat. Les gens se sont déplacés à une participation historique inédite qu'on n'avait pas vue depuis 25 ans dans notre pays. Nous avons gagné les élections européennes.

Lorsque nous sommes arrivés avec une participation dans un premier temps relative à Perpignan et que Louis a dit on peut gagner les élections municipales, venez voter, les Français et les habitants de Perpignan se sont déplacés. Donc lorsque l'on est en possibilité de gagner, nos électeurs se déplacent. Donc je leur dis, vous avez possibilité de faire élire Thierry Mariani à la tête de la région PACA. Ne laissez pas le candidat d'Emmanuel Macron être réélu. On ne peut pas déplorer la politique du gouvernement. On ne peut pas descendre dans les rues pour manifester dans ce grand mouvement populaire qui a été celui des Gilets jaunes.

On ne peut pas exprimer une colère contre le gouvernement et ne pas aller voter le jour J. Ça n'est pas possible. Voilà, la meilleure arme en démocratie c'est le bulletin de vote. Donc on ne peut pas râler et déplorer les conséquences des politiques des gens qui sont au pouvoir et rester chez soi le jour du vote.

6:38
Jordan Bardella

Est-ce que, franchement, je vais poser une question claire et directe. Jordan Bardella, est-ce que vous, responsable politique, vous et tous les autres, vous ne vous posez pas des questions sur votre légitimité ? Est-ce que je veux dire sur la manière dont vous vous adressez aux Français ? Sur cette façon sans cesse, peut-être, je ne sais pas, de diviser, sans cesse, finalement, de montrer du doigt les Français. Parce que qui sont les premiers responsables ? Vous. Ce ne sont pas les électeurs. J'ai l'impression depuis hier que parce qu'il y a une abstention forte, on montre du doigt ceux qui se sont abstenus. Mais s'ils se sont abstenus, c'est pour de bonnes raisons.

Parce que vous ne les convainquez pas.

7:25
Présentateur

Mais vous savez, la politique, M. Bourdin, c'est l'école de l'humilité. Oui. Et ce que vous dites là est une remise en question. Vous remettez en question ce matin ? Mais tout le monde se remet en question quand il faut savoir être humble. Quand on fait de la politique et qu'on a deux tiers des gens qui restent chez eux le jour du vote, bien sûr qu'on se remet en cause. Est-ce que ça vient de notre fait ? Est-ce que c'est de la faute du gouvernement ? Est-ce que c'est ce climat de tension qui, comme je l'ai entendu ce matin, M.

Bertrand, tout au long de cette campagne, je ne vais pas me victimiser, je n'aime pas ça, mais tout au long de cette campagne, on a été la cible d'attaques toujours plus violentes. Nos électeurs ont été la cible d'attaques extrêmement violentes, humiliantes, qui étaient candidats en région Hauts-de-France. Dire, j'appelle à briser les mâchoires du Front National. Quand une ministre, Mme Grégoire, appelle à abattre l'ennemi de la République qui est Marine Le Pen. Quand M. Dupond-Moretti, qui ne s'est pas qualifié, je veux dire, la République En Marche, ça fait les pires scores qu'est fait un parti au pouvoir sous la Ve République, appelle à chasser le Rassemblement National.

Mais enfin, c'est ça la démocratie, c'est ça l'image qu'on renvoie de la vie politique à nos concitoyens, plutôt que de parler de pouvoir d'achat, plutôt que de parler répondre des attaques de nos adversaires. Ben oui, ce n'est pas forcément évident. Maintenant, évidemment qu'on s'interroge, mais je dis que cette élection, c'est une élection à deux tours. Et que ce n'est pas parce que nous avons fait des scores qui sont peut-être moins importants que ceux qui étaient attendus hier, que l'élection est pliée. Il y a encore un second tour et les gens ont la possibilité de s'exprimer de nouveau dimanche dans les urnes. Est-ce qu'il y a une perte du sens civique, selon vous ?

Quand on regarde la courbe, bien sûr, oui, quand on regarde la courbe d'abstention, notamment des régionales qui ne fait que décembre depuis un certain nombre de temps, il y a ce besoin d'oxygéner la démocratie. Mais je vais vous dire, quand les gens se déplacent et ont le sentiment qu'un bulletin de vote sur deux ne sert à rien, les gens finissent par rester chez eux. Lorsque s'agissant du rassemblement national, ils votent pour nous et qu'à chaque fois, on a des désistements, des fronts républicains, des gens qui appellent la gauche à voter pour la droite, la droite à voter pour la gauche, les verts à voter pour le candidat de M. Macron. C'est toujours la faute des autres. Je suis humble.

Vous êtes humble, mais nous n'avons jamais eu le pouvoir, M. Bourdin. Et qu'on est un peu, si vous voulez, les effets collatéraux. Comment est-ce qu'on gagne le pouvoir, Jean-Marc ? En remportant les élections. En remportant les élections. Et partout, nous avons conçu le pouvoir. En s'alliant. Mais écoutez, vous ne voulez pas nous faire ce reproche à nous, évidemment qu'il faut s'allier. Mais je veux dire, dans le cadre de ces élections régionales, on a montré un visage extrêmement ouvert du rassemblement national. Thierry Mariani qui peut gagner la région PACA dimanche si les Français vont voter. Il n'est pas issu du rassemblement national. Il était ministre de Nicolas Sarkozy.

Il a été aux Républicains pendant des années et des années. Et il a fait le constat des reniements, des trahisons de ce parti. Regardez, la droite, c'est ce parti politique qui a trahi le référendum de 2005. Les Français avaient voté non à la Constitution européenne. Nicolas Sarkozy, à l'époque, et le Parti Socialiste avaient quand même imposé le traité de Lisbonne aux Français alors que les gens avaient émis un rejet à l'égard de la construction européenne. Donc, vous voyez, on paye des années de trahison, de renoncement de la vie politique. Mais je dis juste, nous n'avons pas été au pouvoir.

Donc, c'est vrai, je trouve particulièrement injuste que l'on subisse peut-être cet effet aussi d'oubli, de mépris alors même que nous n'avons jamais eu le pouvoir et que nous portons des idées qui sont les idées d'une majorité de Français et qui sont radicalement différentes. Regardez dans nos vies.

10:42
Jordan Bardella

Est-ce que les résultats sont illégitimes ? Parce que certains disent avec ce taux de participation les résultats sont illégitimes. Ils ne le sont pas aux yeux de la loi. J'entends Jean-Luc Mélenchon qui réclame même une commission d'enquête sur les conditions dans lesquelles M. Mélenchon

10:55
Présentateur

il est sorti de la République. C'est la course à tout ce que la radicalité peut faire de pire dans le désarmement de l'État, dans la volonté de remettre en cause les institutions. Il explique même maintenant que les terroristes à la veille d'attentats qui commettent des barbaries sur notre sol seraient payés par l'État, seraient des fonctionnaires de l'État. Donc, M. Mélenchon il est sorti de la République. Mais en revanche, bien sûr qu'il faut tous qu'on s'interroge.

Nous, on souhaite la proportionnelle à toutes les élections pour faire en sorte que lorsque vous votez 10% des gens votent pour un mouvement vous avez 10% des élus pour faire en sorte qu'on instaure le référendum d'initiative citoyenne. C'était l'une des revendications des Gilets jaunes. Elle n'a pas été mise en oeuvre. Il est où le référendum que devait faire Emmanuel Macron ? Alors, c'était sur le climat on pouvait discuter du ciel mais il est où ce référendum ? Vous auriez voté oui ou non ? Non, mais c'est pas le sujet mais je dis juste que quand on promet un référendum il faut aller jusqu'au bout. Quand on promet la proportionnelle

11:45
Jordan Bardella

comme l'a fait Emmanuel Macron il faut aller au bout. Jordan Bardella j'entends de nombreux commentateurs dire c'est un signe il n'y aura pas de face à face Marine Le Pen Emmanuel Macron la prochaine présidentielle.

11:55
Présentateur

Mais ça, si vous voulez c'est le... Comment réagissez-vous ? Je pense que les républi... Enfin, une partie... Alors, on est content de savoir que Mme Pécresse et M. Bertrand sont revenus aux Républicains quand les Républicains perdent ils n'y sont plus et là on voit que M. Jacob revendique les victoires en premier tour en tout cas en Ile-de-France et en région Hauts-de-France. Je dis juste que c'est un mirage voilà, c'est une victoire en trompe-l'œil.

Ce sont des élections de gestionnaires comme aux élections municipales avec une faible participation ont fait un bon score hier des gens qui étaient au pouvoir les présidents de région sont sortis quasiment en tête sauf en PACA où Thierry Mariette arrivait en tête dans l'intégralité des régions comme aux municipales l'an dernier parce que ce sont des scrutins qui ont été c'est vrai, totalement dépolitisés. Moi, je crois que le match de la présidentielle que ce duel verra affronter deux choix de société en réalité.

Soit d'un côté les mondialistes avec Emmanuel Macron qui veulent accélérer les transferts de souveraineté vers Bruxelles qui veulent la fin des frontières nationales qui veulent le démantèlement de notre modèle de protection sociale et je dis ça aussi aux Français si vous donnez les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron et à ses amis dimanche la réforme des retraites elle arrive la réforme de l'assurance chômage elle arrive le laxisme en matière pénale en matière d'insécurité il va continuer donc est-ce qu'on continue d'aller vers cette société-là ou est-ce qu'on décide de porter aux responsabilités des gens qui comme nous portent la majorité des idées du pays ?

Non mais est-ce que Marine Le Pen n'est pas fragilisée ? Le résultat d'hier est probablement le résultat du second tour Non je pense que ça n'a rien à voir parce que je pense qu'on ne peut pas en tirer des enseignements Regardez Mais n'êtes-vous pas devenu trop lisse ? Non mais non

13:24
Jordan Bardella

moins contestataire Écoutez Je sais qu'on va vous faire ce reproche dans votre camp Jordan Bardella Vous vous attendez à ça ?

13:32
Présentateur

Ça fait des années qu'on lutte contre les plus radicaux dans notre mouvement dans notre camp Voilà des radis des gens qui nous expliquent que plus la situation du pays s'aggrave plus il faut être radical On n'est jamais tombé dans ces dérives-là Je pense que plus la situation du pays s'aggrave plus le fossé se creuse entre les institutions de la République et le peuple français plus justement nous devons apparaître comme une force modérée d'apaisement et de voie de sortie démocratique Mais je ne pense pas qu'on soit modéré soit radical Je pense simplement qu'on porte les idées d'une majorité de Français Il y a une majorité de Français aujourd'hui qui considère que le pouvoir a quitté notre pays pour terminer à Bruxelles qui considère que la politique pénale est trop laxiste qui considère qu'on ne soutient pas assez nos forces de l'ordre nos forces armées qui considère qu'il y a trop d'impôts dans notre pays qui considère qu'il faut la proportionnelle le référendum d'initiative citoyenne Mais je dis juste qu'il y a un décalage entre le petit milieu parisien entre les commentateurs les analystes les sondeurs et la réalité de ce qu'est notre pays et c'est ce fossé-là aussi qui je crois nourrit l'abstention dans notre pays

14:31
Jordan Bardella

Jordan Bardella Il y a une image qui a fait le tour des réseaux sociaux hier vous êtes allé voter en Seine-Saint-Denis et vous êtes retrouvé au moment d'émarger la liste d'émargement vous vous êtes retrouvé face à une jeune femme qui portait un foulard vous avez quand même signé alors j'ai vu encore une fois dans votre camp des hommes et des femmes réagir en disant Bardella n'aurait pas dû signer il aurait dû protester

15:00
Présentateur

vous auriez dû protester vous voyez je suis contre le port du voile de la même manière que je suis opposé à cette politique migratoire massive qui a importé dans notre pays des cultures des mœurs des coutumes qui ne sont pas les nôtres mais jamais je ne m'attaquerai à des personnes donc bien sûr que j'ai signé le registre car je suis poli et bien élevé et que je peux être contre le voile sans vouloir m'attaquer à des personnes maintenant effectivement cette jeune femme a toute sa place dans la république elle a toute sa place dans la république c'est pas terminé monsieur Bourdin lorsque l'on représente l'état lorsque l'on est pour la journée au moins qu'on remplit des missions de service public on ne devrait pas pouvoir porter un signe ostentatoire y compris religieux dans la tenue d'un bureau de vote cette jeune femme a toute sa place dans la république mais cette jeune femme a toute sa place en tant que citoyenne française mais je suis moi opposé au port du voile voilà je considère que le port du voile notamment pour les femmes dans notre pays n'est plus un vêtement religieux ce n'est plus un vêtement culturel cultuel c'est devenu un outil militant voilà de sécession de l'espace public qui est aujourd'hui utilisé par les fondamentalistes islamistes pour diviser notre pays diviser notre société et renvoyer une vision extrêmement rétrograde de la femme tous les ports

16:19
Jordan Bardella

de signes religieux dans l'espace public sont des signes fondamentalistes religieux

16:25
Présentateur

je crois qu'ils le sont devenus je crois qu'ils le sont devenus oui je suis moi extrêmement mal à l'aise avec le voile et lorsque la kippa est un signe fondamentaliste mission de service public et qu'on porte un voile oui je suis gêné je suis extrêmement gêné voilà parce que nous sommes en France et que nous ne sommes pas en Iran est-ce que la kippa ou je ne sais pas le voile je ne sais pas pour l'instant la kippa vous voyez mon département vous parlez de mon département la Seine-Saint-Denis justement je vous en parle parce qu'il y a beaucoup la kippa les français de confession juive ils ne peuvent plus la porter en Seine-Saint-Denis bien souvent les français de confession juive dans notre pays et notamment dans le 93 ils ne peuvent plus porter la kippa et ils sont obligés d'en partir parce qu'ils sont menacés par les fondamentalistes islamistes et donc c'est vrai que nous avons cédé du terrain et qu'aujourd'hui les radicaux ont gagné dans notre pays et c'est vrai que Valérie Pécresse je le dis d'ailleurs par le laxisme qui a été le sien par les accointances d'un certain nombre de ses mères avec l'islamisme radical dans notre pays a accompagné le développement du fondamentalisme islamiste on parle souvent de l'islamo-gauchisme mais on oublie bien souvent l'islamo-droitiste et moi j'ai été harcelé pendant 6 ans par la majorité de Valérie Pécresse et notamment par M.

Béchisa qui est sa tête de lice en Seine-Saint-Denis qui a accordé des locaux municipaux à des associations islamistes il m'a fait des procès pour cela la justice m'a donné raison donc vous voyez que le vote de dimanche prochain c'est un vote qui est beaucoup plus politique que cela et moi j'appelle effectivement les Franciliens à se saisir des urnes Valérie Pécresse est à la tête de notre région depuis 6 ans l'insécurité a explosé dans notre pays dans notre région il n'y a plus un seul endroit et je pense au transport en commun puisque ce sont des domaines de compétences de la région où les femmes se sentent en sécurité où elles ne regardent pas derrière elles et je ferai effectivement si je suis élu président de région dimanche de la sécurité ma priorité bon il n'y a peu de chance mais ça ce sont les électeurs

18:07
Jordan Bardella

qui le diront exactement ce sont les électeurs qui le diront dites-moi est-ce que vous appelez monsieur Felizia en région PACA à maintenir sa liste

18:16
Présentateur

mais moi je ne donne pas de leçons aux français je ne donne pas de consignes de vote aux français je ne les infantilise pas je les sensibilise à l'enjeu du scrutin et je dis en tout cas aux électeurs du Rassemblement National et aux électeurs des Républicains qui ont été bien méprisés je trouve par les ténors de ce mouvement politique qui ont laissé je dirais cette liste se voir composée d'amis de monsieur Macron parce qu'en réalité monsieur Mugelli il est le candidat d'Emmanuel Macron avant d'être le candidat de monsieur Jacob j'ai vu que monsieur Jacob était extrêmement mal à l'aise or beaucoup d'électeurs des Républicains ne veulent pas voir réélu Emmanuel Macron parce qu'ils savent qu'un nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron sera un quinquennat

18:54
Jordan Bardella

de violence de désordre à propos de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur j'en profite pour dire que j'arbitrerai le débat du second tour le seul d'ailleurs dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ce sera jeudi matin à 8h30 8h30 9h30 sur RMC et BFM TV un mot encore dernier mot sur la réforme des retraites est-ce que vous comprendriez que le gouvernement reprenne cette réforme avant la présidentielle avant le oui la présidentielle écoutez le gouvernement

19:21
Présentateur

a passé son temps a passé son quinquennat à mettre de l'huile sur le feu voilà et à organiser le désordre et la désunion est-ce que vous seriez pour une reprise des retraites lorsque nous avons exprimé notre opposition à la réforme des retraites non monsieur Bordin pour vous répondre lorsque vous je sais que vous reprochez souvent aux politiques de ne pas répondre clairement donc je vous dis non mais lorsque nous avons opposé notre nous sommes opposés à la réforme des retraites dans cette grande contestation populaire qui s'est déroulée dans le pays il y a quelques semaines tout le monde nous expliquait qu'on était dans le faux et que la réforme de Macron était formidable monsieur Macron a lui-même dit que la réforme n'était pas applicable en l'état donc on voit bien que monsieur Macron ça consiste à faire travailler plus pour faire gagner moins et qu'évidemment que ce système à points qui laisserait la discrétion du ministère de l'économie et de Bercy et donc du politique le coût final de la retraite est évidemment extrêmement dangereux et nous nous sommes attachés à une retraite qui préserve aussi un certain nombre de régimes spécifiques toujours à 60 ans 40 annuités pleines 40 annuités pleines 60 ans 40 annuités 60 ans oui avec 40 annuités 60 ans ça veut rien dire aujourd'hui on rentre en moyenne

20:21
Jordan Bardella

attendez Marine Le Pen a toujours dit 60 ans

20:23
Présentateur

toujours mais en France il y a deux critères il y a l'âge vous le savez il y a l'âge

20:27
Jordan Bardella

et le nombre d'annuités je le sais

20:29
Présentateur

en réalité aujourd'hui vous rentrez en moyenne à 22 ans et demi sur le marché du travail donc avec 40 annuités vous partirez à 42 ans et demi d'autres rentrent plus tôt et bien pour les métiers les plus pénibles ils pourront partir plus tôt effectivement je l'assume parce qu'on n'imagine pas un militaire ou un marin pêcheur travailler jusqu'à 65 ans monsieur Bourdin il n'y a que les gens qui sont au pouvoir les liquidateurs d'en haut les prédateurs d'en haut qui nous dirigent et qui font bien souvent le jeu des grandes banques de la grande finance qui considèrent que l'on peut travailler jusqu'à 70 ans l'espérance de vie en bonne santé elle recule dans notre pays et c'est cela que nous devons avoir en tête merci merci d'être venu nous voir