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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 20 février 2023 9 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Clara Chappaz : "La French Tech c'est 25.000 start-up, c'est un secteur qui croît très vite"

Au micro : Mathilde MunozSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a beaucoup de changements cette année ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Et donc pour les moins connus, les nouveaux venus qui viennent d'intégrer ce classement des 120 entreprises les plus prometteuses, il y a quoi par exemple ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Comment sont-elles choisies ces entreprises ? Quels sont les critères de sélection pour intégrer ce top 120 ?

  • 4:12RelanceRéponse partielle

    Levées de fonds, est-ce que c'est vraiment le bon critère ?

  • 5:22OuverteRéponse directe

    Alors ces entreprises qui sont dans ce classement, vous les aidez de manière très pratique en simplifiant par exemple les démarches administratives, vous leur fournissez un accompagnement, ce n'est pas une aide financière, ça c'est la BPI qui s'en charge. Et est-ce qu'en échange vous leur demandez des contreparties ?

  • 6:42RelanceRéponse partielle

    Mais donc si elles ont un mauvais bilan carbone, il se passe quoi ? Vous les éjectez du classement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52Invité politiqueChiffre
    « Il y a 27 nouvelles entreprises entrantes dans le programme cette année. »
  • 1:33Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'aujourd'hui, un certain nombre de Français, plus de 1 sur 2, les utilisent quasiment tous les mois. »
  • 3:43Invité politiqueChiffre
    « pour un minimum autour de 15 millions d'euros. »
  • 3:47Invité politiqueChiffre
    « et une croissance de ce chiffre d'affaires qui est autour de 25% »
  • 4:08Invité politiqueChiffre
    « Combien est-ce que les entreprises ont levé avec un minimum de 40 millions d'euros ? »
  • 4:50Invité politiqueChiffre
    « près de 25% d'emplois en plus en 2022 par rapport à 2021 dans le Next 40 French Tech 120. »
  • 7:03PrésentateurChiffre
    « Une quinzaine sur 120, c'est ça ? »
  • 7:06Invité politiqueChiffre
    « On a une quinzaine de femmes dirigeantes ou cofondatrices dans le French Tech 120. »
  • 7:10Invité politiqueChiffre
    « Ce chiffre a triplé dans les trois dernières années »

Temps de parole

  • Invité politique80 %
  • Présentateur20 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter. Mathilde Munoz. Le 5-7. Il est 6h20, Emmanuel Macron reçoit plusieurs centaines d'acteurs de la French Tech à l'Elysée en fin de journée. Le président doit présenter ses ambitions en la matière pour les dix prochaines années. Bonjour Clara Chapaz. Bonjour. Vous êtes la directrice de la mission French Tech, c'est l'organe du ministère de l'économie qui est chargé de soutenir le secteur. Vous accompagnez dans leur développement les entreprises les plus prometteuses, celles qui font partie des labels Next 40 et FT 120. Ces deux listes sont renouvelées tous les ans. C'est aujourd'hui que vous présentez la nouvelle mouture 2023. Est-ce qu'il y a beaucoup de changements cette année ?

0:39
Invité politique

Tout à fait. On est très fiers aujourd'hui avec les ministres Bruno Le Maire et Jean-Noël Barraud d'annoncer les lauréats de ce programme d'accompagnement qui est le French Tech 120 Next 40 pour l'année 2023. Il y a 27 nouvelles entreprises entrantes dans le programme cette année. Donc 27 sur un classement de 120. Exactement. C'est à peu près le même ratio que d'habitude ? C'est à peu près le même ratio que d'habitude. Ce classement, ce programme, il accompagne des entreprises pour un an. Donc tous les ans, on demande aux entreprises de repostuler et on voit un certain nombre de changements en fonction de la dynamique des startups. On est sur un secteur qui est très dynamique.

La French Tech, c'est quoi ? En deux mots. C'est 25 000 startups. C'est un million d'emplois directs et indirects dans ces startups. C'est un secteur qui croît très vite grâce notamment à un certain nombre de levées de fonds qui leur donnent une capacité de se déployer à l'échelle, de créer ces innovations qui sont rentrées dans notre quotidien. Je pense qu'aujourd'hui, un certain nombre de Français, plus de 1 sur 2, les utilisent quasiment tous les mois.

Doctony, Blablacar, les plus connus, mais aussi pour les services aux entreprises comme la gestion financière avec Pigment qui a près de 40 000 clients ou encore les RH avec une entreprise comme Scalo qui aide les entreprises sur ce genre de thématiques.

1:53
Présentateur

Et donc pour les moins connus, les nouveaux venus qui viennent d'intégrer ce classement des 120 entreprises les plus prometteuses, il y a quoi par exemple ?

2:00
Invité politique

En fait, il y a deux grosses tendances qui se dégagent sur la promotion 2023. C'est à la fois les entreprises de la transition écologique qui sont vraiment sur une grande montée en puissance sur tous les domaines. Je pense à Electra et Zplug qui vont aider les Français à pouvoir électrifier et notamment tous les réseaux d'électrification pour les voitures. Je pense par exemple à Innovafid et Insects qui créent des protéines à base d'insectes pour remplacer les protéines animales ou encore à des entreprises comme Flying Whales qui développent de nouveaux modes de transport via des ballons à air. Et le deuxième secteur que l'on voit monter en puissance, ce sont les startups industrielles.

Les startups industrielles, ce sont des entreprises qui, on a cité Doctoly, Blablacar, ce sont des entreprises purement numériques. Les startups industrielles, quant à elles, vont créer des usines. Ce sont des entreprises comme Vercor par exemple qui est en train de créer une gigafactory de batteries électriques produites ici en France dans la lignée du plan France 2030. Une gigafactory qui va pouvoir permettre à tous de s'électrifier et de créer ces batteries qui sont vraiment critiques pour la transition écologique.

3:03
Présentateur

Comment sont-elles choisies ces entreprises ? Quels sont les critères de sélection pour intégrer ce top 120 ?

3:08
Invité politique

Donc le programme Next 40 French Tech 120, à la base c'est l'impulsion du président Emmanuel Macron qui dit dès 2019, les entreprises de la French Tech ont tout le potentiel d'être dans le CAC 40 de demain. Le CAC 40 c'est ses plus grandes entreprises cotées. Et donc pour ce faire on se dit, comment est-ce qu'on va évaluer la performance d'une entreprise économique ? De deux façons, on a toutes les entreprises qui sont capables d'avoir des revenus assez vite, les entreprises qui vont pouvoir mettre sur le marché une innovation. Donc on va regarder la confiance de leurs clients, le chiffre d'affaires.

Donc quel est le minimum de chiffre d'affaires et une croissance de ce chiffre d'affaires qui est autour de 25% pour un minimum autour de 15 millions d'euros. Et de l'autre côté on a toute cette vague d'entreprises que je viens de citer qui a besoin de fonds d'investissement parce qu'elles sont sur des innovations à temps long. Pour construire une usine, ça prend quelques années. Et donc il va falloir que les fonds d'investissement leur fassent confiance. Et donc ça c'est l'autre manière d'évaluer la confiance, c'est celle des investisseurs privés. Et donc on demande les levées de fonds. Combien est-ce que les entreprises ont levé avec un minimum de 40 millions d'euros ?

4:11
Présentateur

Donc chiffre d'affaires et levées de fonds. Levées de fonds, est-ce que c'est vraiment le bon critère ? Parce que ce n'est pas parce qu'on lève X millions d'euros qu'on est assuré d'être pérenne, de créer des emplois, d'ouvrir des usines. Il y a déjà eu des exemples d'usines qui avaient vraiment levé beaucoup de fonds et puis finalement ça a fait pchit.

4:23
Invité politique

Tout à fait, alors je pense que déjà il faut dédramatiser l'échec. On est sur un écosystème start-up, c'est un écosystème innovant. Un écosystème innovant prend des risques, c'est vraiment le métier de l'entrepreneur, c'est de prendre des risques. Donc il y a des entreprises qui vont être très solides et d'ailleurs les entreprises françaises je pense ont démontré en 2022 cette solidité. Elles se sont vraiment montrées à la hauteur des enjeux avec des emplois qui sont encore à la hausse, près de 25% d'emplois en plus en 2022 par rapport à 2021 dans le Next 40 French Tech 120. C'est vraiment conséquent quand on sait que l'année 2022 a été compliquée.

Mais je pense que ces levées de fonds sont un gage de montrer une capacité à passer à l'échelle. Parce que quand on lève de l'argent, on peut soit aller développer des projets très ambitieux comme celui de la Gigafactory de Vercors à Dunkerque ou avoir pour les entreprises numériques la capacité d'aller chercher des talents et du coup de pouvoir se développer très rapidement.

5:22
Présentateur

Alors ces entreprises qui sont dans ce classement, vous les aidez de manière très pratique en simplifiant par exemple les démarches administratives, vous leur fournissez un accompagnement, ce n'est pas une aide financière, ça c'est la BPI qui s'en charge. Et est-ce qu'en échange vous leur demandez des contreparties ?

5:34
Invité politique

Tout à fait. Alors le programme d'accompagnement de la mission French Tech pour le Next 40 French Tech 120, d'abord c'est le travail inouï d'une équipe qui est au service de ces entreprises. C'est une équipe d'account managers, donc de personnes qui vont être en charge d'un panel de ces entreprises et les accompagner au quotidien. Pour vous prendre des exemples très très concrets et je reviendrai à votre question sur leurs engagements parce qu'elle est très importante, c'est une entreprise qui va avoir besoin d'attirer un certain nombre de talents experts de l'étranger.

Une entreprise comme DNA Script qui est sur les technologies de rupture dans la santé qui va grâce au French Tech Visa pouvoir aller chercher ses talents. C'est une entreprise qui va permettre, grâce au French Tech 120, d'apprendre de ses pairs via un certain nombre d'ateliers collectifs, par exemple avec une entreprise comme Alan qui partage sa vision sur la culture d'entreprise. Et donc les contreparties ? Les contreparties, c'est un certain nombre d'engagements qui pour la première fois en 2023 sont très importants.

Je pense d'abord à la nécessité de s'engager sur la transition écologique avec la mesure du bilan carbone pour ces entreprises, le scope 1, le scope 2 et le scope 3, donc un bilan carbone complet, car ces entreprises doivent être le moteur de la transition écologique.

6:42
Présentateur

Mais donc si elles ont un mauvais bilan carbone, il se passe quoi ? Vous les éjectez du classement ?

6:44
Invité politique

On va les accompagner. C'est tout l'idée du Next 40 French Tech 120, c'est comment est-ce qu'on avance ensemble, collectivement, plus vite sur la transition écologique, aussi sur la parité et l'inclusion, qui sont deux autres critères sur lesquels on va demander un certain nombre d'engagement.

6:58
Présentateur

Parce qu'il y a très peu de femmes patronnes dans ce classement quand même.

7:00
Invité politique

Alors tout à fait.

7:01
Présentateur

J'ai vu, c'est quoi ? Une quinzaine sur 120, c'est ça ?

7:03
Invité politique

On a une quinzaine de femmes dirigeantes ou cofondatrices dans le French Tech 120. Ce chiffre a triplé dans les trois dernières années, mais il est beaucoup trop faible. Ça c'est certain. Et donc comment vous pouvez les pousser à changer la zone ? On a encore une fois une véritable dynamique qui se crée au niveau de l'écosystème. On a co-construit avec les entrepreneurs une initiative l'année dernière qu'on appelle le pacte parité. Le pacte parité, c'est cinq engagements sur tous les maillons de la chaîne pour accélérer sur la parité, sur le recrutement avec des processus plus inclusifs, sur le retour de congés maternités et encore une fois sur le rôle modèle, le rôle de la représentativité.

Et c'est pour ça d'ailleurs que je me réjouis qu'on accueille notre première femme dirigeante dans le Next 40. C'est Eleonor Crespo de Pigment. Et on aura un véritable enjeu à montrer à toutes les femmes que c'est possible d'être Eleonor demain.

7:48
Présentateur

Et une dernière question, très rapidement, c'est que les financements nettement ralentissent l'an dernier dans le deuxième semestre à cause de la guerre en Ukraine. C'est vraiment le défi numéro un de ces prochains mois. Essayer de retrouver des financements des investisseurs. Il y a beaucoup moins d'argent qu'avant ? Alors en fait, les fonds d'investissement

8:06
Invité politique

ont de l'argent. La question, c'est de savoir comment ils vont les déployer. Et je pense que les entreprises qui sont très solides, qui créent ces emplois, qui créent cette croissance, ont toutes les chances de continuer à se faire accompagner. Et en tout cas, ça va être ça l'enjeu de mobiliser à la fois le secteur public et les financements publics et les investisseurs privés pour être sûrs qu'au sortir de cette crise, on puisse continuer à accélérer. Et je pense que c'est les perspectives que nous donnera Emmanuel Macron, le président Emmanuel Macron ce soir, qui seront très intéressantes dans cette perspective. Clara Chappaz, merci, directrice de l'émission French Tech.

Clara Chappaz : "La French Tech c'est 25.000 start-up, c'est un secteur qui croît très vite" · Pourquijevote