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Discours / meetingBREIZH-INFO· 11 avril 2017 3 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Clip officiel de campagne présidentielle 2017 : Nathalie Arthaud

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Invité politiqueFait
    « Nous, ouvriers, employés, techniciens, enseignants, cheminaux, aide à domicile, femmes de ménage, fonctionnaires, caissière, nous faisons tourner toute la société, nous produisons toutes les richesses »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « Il faut que nous imposions nos intérêts, nos emplois, nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail et de vie contre les dividendes des actionnaires, contre les fortunes d'une minorité capitaliste, contre les parachutes dorées des PDG. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « L'élection présidentielle ne changera pas notre vie car elle ne changera pas notre condition d'exploiter. Quel que soit l'élu, il fera la politique dictée par la classe capitaliste. »
  • 2:58Invité politiquePromesse
    « Avoir un emploi, un salaire, une retraite digne. Pouvoir se loger, se faire soigner et éduquer nos enfants. C'est un vote de dignité et de combativité ouvrière. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Nathalie Arthaud

Je me présente pour faire entendre le camp des travailleurs. Nous, ouvriers, employés, techniciens, enseignants, cheminaux, aide à domicile, femmes de ménage, fonctionnaires, caissière, nous faisons tourner toute la société, nous produisons toutes les richesses, y compris les super profits qui sont encaissés par une minorité, y compris les produits de luxe réservés aux plus riches, les progrès des transports, de la médecine, toutes les proesses techniques, c'est nous. C'est nous qui faisons fonctionner toute l'économie. C'est nous qui faisons vivre toute la société.

Quand je parle du camp des travailleurs, j'inclus évidemment ceux que la classe capitaliste transforme en chômeur, en licenciant ou en supprimant des emplois. Je pense aussi aux travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs, artisans et commerçants qui vivent de leur travail et qui sont eux aussi rançonnés par le grand capital. Il faut que nous imposions nos intérêts, nos emplois, nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail et de vie contre les dividendes des actionnaires, contre les fortunes d'une minorité capitaliste, contre les parachutes dorées des PDG.

Il faut stopper ce qui se passe depuis des années où une minorité privilégiée profite de la crise pour s'enrichir encore et toujours en écrasant les conditions d'existence de ceux qui travaillent. travailleuses, travailleures, tous les candidats expliquent qu'avec eux plus rien ne sera jamais comme avant. C'est un mensonge. Au lendemain de l'élection, qu'est-ce qui changera pour nous ? Beaucoup iront pointerés à Pôle Emploi, à l'agence d'intérim où enchaîneront les petits boulots dans les entreprises.

Nous serons confrontés au mêmes grands patronats, aux mêmes actionnaires invisibles mais tout-puissants et ils continueront à nous imposer des cadences de plus en plus folles, plus de flexibilité pour des salaires insuffisants parce que c'est sur l'aggravation de l'exploitation qu'ils construisent leur fortune et augmentent leurs profits. Et nous nous retrouverons confrontés aux banquiers, aux propriétaires qui n'admet aucun retard de loyer. Nous serons face au pouvoir de l'État qui sait dérouler le tapis rouge au plus riche mais qui se montre sans pitié pour les classes populaires. L'élection présidentielle ne changera pas notre vie car elle ne changera pas notre condition d'exploiter.

Quel que soit l'élu, il fera la politique dictée par la classe capitaliste. Les candidats susceptibles d'accéder à l'Élysée ont démontré tout au long de leur carrière leur appartenance et leur dévouement au monde bourgeois. Voter pour l'un d'eux, c'est voter contre notre camp. Rejetons ce je truqué. Dénonçons cette société où les bourgeois ont tous les droits et les travailleurs uniquement des obligations. Affirmons collectivement nos intérêts de classe. Avoir un emploi, un salaire, une retraite digne. Pouvoir se loger, se faire soigner et éduquer nos enfants. C'est un vote de dignité et de combativité ouvrière. Ensembleons entendre le camp des travailleurs.