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interviewFrançois Ruffin· 4 septembre 2025 10 min

Je souhaite une élection présidentielle dans 6 mois !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

François Ruffin, député de la Somme. Bonjour François Ruffin. Bonjour.

J'ai- 4 avant ce fameux vote de confiance à l'Assemblée. La chute de François Baou pour vous ce serait forcément 100 % positif, zéro négatif. Vous savez la chute de François Berou n'est pas un exploit et c'est pas un objectif en soi.

C'est pas un horizon. Maintenant là, on a un gouvernement qui la grande question au fond, c'est qui doit payer ? qui doit payer pour les 1000 milliards d'euros de dett faites par notre Mozzart de la finance ?

Mais vous reconnaîtrez que la question sera pas réglée lundi même si François Baou tombe. Évidemment, on est dans une crise fiscale qui est inscrite maintenant dans la durée. Moi, je souhaite qu'il y ait une épiphanie même de François Berou, pourquoi pas bah c'està-dire l'ange Gabriel qui arriverait avec ses petites ailes et qui viendrait dire bon ben maintenant ça suffit.

Ça suffit de faire payer les retraités, de faire payer les salariés, de faire payer les malades de longue durée et maintenant il faut que ça soit les plus fortunés, les privilégiés qui paye. Vous avez vu ? Mais il fait des mauvais coups jusqu'au bout.

Euh vous avez vu la franchise médicale doublement par décret alors qu'il a plus de légitimité. Et bien les boîtes de médicament maintenant, il y aura 2 € à la place de 1 € qui seront remboursé. Ça sera 16 € à la place de 8 € pour les transports médicaux.

ça sera 8 € à la place de 4 € pour aller faire une radio. Donc jusqu'au bout, il y a des mauvais coûts qui font payer des gens qui que déjà la maladie a pauvrit. Après lundi, il y aura la question de qui peut gouverner, qui est en situation de gouverner.

On a vu que le chef de l'État ouvrait de nouvelles portes puisqu'il a demandé, y compris à ses propres soutiens d'élargir les discussions, d'élargir le socle comme on dit. Euh pourquoi pas discuter avec les socialistes ? Il a même ouvert jusqu'à des écologistes, des communistes.

Est-ce que vous à titre personnel vous seriez prêt à participer à ce socle commun élargi, à ces discussions pour un nouveau gouvernement, une nouvelle majorité demain ? Je vous parlais de d'épiphanie, mais faut qu'il y ait une révélation du côté d'Emmanuel Macron. On déjà dire qu'il a beaucoup tardé pour ouvrir cette porte là qui aurait pu se présenter dès l'année dernière, juste après l'élection.

Là, il l'en trouve. Il l'en trouve. Mais il faut qu'il ait pas seulement le la possibilité d'avoir un gouvernement avec de la gauche dedans.

Il faut qu'on permettre qu'il gouverne à gauche. Ça veut dire que je demande pas à Emmanuel Macon un un méal coule pas avec des lanières de cuir et des clous au bout pour dire j'ai fauté. Euh la politique de l'offre à qui est consisté à des cadeaux fiscaux aux grandes sociétés et aux grandes fortunes est un naufrage pour le pays.

Je lui demande pas de faire ça publiquement mais enfin de d'accepter qu'il y a un véritable changement de direction et qu'il soit pas un point de blocage parce que sinon je veux dire dans cette situation là s'il décide de bloquer je veux dire même Tegevara à Matignon mais avec le président pour bloquer à l'Élysée avec pas de majorité à l'assemblée je doute qu'on arrive à rééquilibrer entre la taxation entre le capital et le travail il y a pas que le président ça veut dire si demain on veut imaginer qu'il puisse y avoir une sorte de consensus une majorité minima, faudra des concessions de tout le monde, vous y compris. Est-ce que vous êtes prêt par exemple à dire sur la taxation des haut patrimoine on recule ? Sur l'abrogation, la réforme des retraite, on recule.

Sinon, il y a il y a aucune chance de compromis. Vous vous demandez de reculer sur ce qui est l'essentiel. Quelle est la quelle est la C'est sûr que c'est plus compliqué de reculer l'essentiel que l'excessoire ?

Et surtout, quelle est la crise aujourd'hui ? C'est une crise fiscale. Emmanuel Macron pendant ces 8 années a décidé de paisser de 55 milliards d'euros par an les impôts, notamment, je l'ai dit, sur les grandes sanxiétés et sur les grandes fortunes.

C'est une crise des recettes. Donc la grande question qui se pose, c'est qui doit payer ? Et je pense que au fond, cette grande question doit être résolue pour moi par une grande élection.

La grande élection qu'on a dans notre pays, c'est l'élection présidentielle. C'est elle qui permet de fixer un cap. Sinon, qu'est-ce qu'on va avoir si on passe pas par ça ?

On va avoir encore 1 an, 1 an et demi d'enlisement, d'attermoiement. Et je pense que aujourd'hui, il est temps de que à nouveau soit posé la question du cap pour les Français. Alors, que je comprenne bien ce que vous dites.

Vous nous dites "Ce sera tranché en 2027" ou "Vous vous nous dites il faut une présidentielle maintenant Moi, je souhaite une présidentielle dans 6 mois que on ait le temps chaque partie de présenter un projet, d'aller l'offrir au français, d'en débattre, que ça soit pas une dissolution improvisée comme on l'a eu l'année dernière et que ça permette et que même le président de la République puisse dire bah moi je postule à nouveau, je veux retrouver devant le peuple une légitimité aujourd'hui que ce soit constitutionnel et aujourd'hui on a on a une crise fiscale et on a une crise démocratique. cette je moi je fais confiance au peuple et je pense que c'est au peuple de trancher quel est le cap qu'on doit donner très clairement en le présentant de manière très polie et policé vous appelez le chef de l'État la démission je pense que de c'est ce que général de Gaul avait fait en son temps. Aujourd'hui on est dans une impasse.

On va continuer à s'enfoncer je le crains dans cet impasse là sauf à laisser la possibilité au peuple français de s'exprimer et de choisir pour la durée une nouvelle stabilité. Et pourquoi 6 mois François Rufin après tout bon il reste même pas un an et demi avant cette présidentielle sachant qu'une campagne si on veut qu'elle se déroule bien correctement qu' a un vrai débat d'idée ça prend plusieurs mois donc c'est c'est c'est là c'est c'est c'est c'est aprèsdemain vous imaginez monsieur Bris tout ça on a eu Barniers on a eu berérou on sait pas quelles hypothèses on peut encore avoir mais de desgouvernements qui se succèdent comme ça on voit l'inquiétude qui monte dans le pays on voit qu'il y a une question qui a besoin d'être tranchée pour moi la première question à tranché c'est qui doit payer Et je le dis, vous savez, les crises fiscales dans notre pays, c'est pas rien. La révolution française est née d'une crise fiscale et il a fallu les États généraux pour dénouer cette crise fiscale.

Je pense que de la même manière, il faut en passer par le peuple, par le pays, lui redonner voix pour dénouer cette crise, il ne vous a pas échappé que ce n'est pas à ce stade la pente du chef de l'État. Ça veut dire que si le 8 septembre, il vous dit par exemple, ben écoutez moi je suis ouvert à la discussion mais je nomme à Matignan Sébastien Lecnu, Gérald Arman, des membres du bloc central. ce sera la censure automatiquement pour vous.

La grande question pour moi, je vais le répéter, c'est celle de l'orientation. Hm. Qui on fait payer ?

Est-ce que le patrimoine des 500 fortunes françaises a été multié par 14 ces 30 dernières années ? Mais c'est une manière de dire que pour vous, il y a pas de tabou, il y a pas de véau. Le SMIC n'a pas doublé.

Mais je pose une question qui est une question d'orientation au-delà des étiquettes. C'est voilà évidemment l'orientation je propose de justice fiscal est quand même portée par la gauche de se dire bah il nous faut une taxe sur les patrimoines. Comment ça se fait que dans notre pays le capital soit moins taxé que le travail ?

C'est pas normal. Vous m'avez répondu, ce ne sera pas un sujet de recul ou de compromis par exemple. Mais c'est d'autant moins possible de reculer sur cette question, monsieur Gindre, que c'est le cœur, c'est le nœud, c'est et vous savez quand je dis ça, j'ai 80 % des Français qui sont pour la suppression des nus fiscales.

J'ai 76 % des Français qui sont pour rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune. J'ai 94 84 % des Français qui sont pour taxer les super profits. Donc en fait, il y a un profond désir dans le pays démocratique de justice fiscale. et ça bouche, ça bloque, ça bloque en haut et on on empêche que ce cette profond désir de rétablir simplement la balance entre ceux qui sont le moins taxés, comment ça se fait que les milliardaires dont je parlais sont deux fois moins taxés que leurs femmes de ménage ?

Juste Françoisin, le 10 septembre, ce sera de jours après la chute annoncée de François Barou, il y a ce mouvement bloquou qui est en train de se préparer. Est-ce que vous vous souhaitez que ce soit une journée de blocage, une journée de sabotage, une journée réellement de mise à l'arrêt du pays ? Moi ce que je souhaite c'est débloquons tout.

Mais par où ça bloque aujourd'hui ? Ça bloque pas par en bas. Les soignants dans les hôpitaux, ils font leur bou l'eau et ce sont eux qui tiennent notre santé debout.

Les enseignants dans les écoles, ils font leur boulot mais ça bloque par en haut. Je l'ai dit, il y a aujourd'hui dans cette crise fiscale, il y a un profond désir de changement queil y a un rééquilibrage entre le capital et le travail et pour l'instant c'est d'en haut que ça bloque. Donc évidemment dans un pays comme le nôtre, il y a deux moyens de débloquer.

Il y a les urnes, bah repassons-en par les urnes. Et il y a la rue. Et la rue qui doit qui vient dire bah faut que faut que ça change.

Ce qui vient dire quoi ? Qui vient dire ça suffit. Vous savez, ça suffit que euh les milliardaires payent moins d'impôts que leurs femmes de ménage.

Ça suffit euh que euh dans notre pays le capital soit euh moins taxé que le travail. Un mot également parce que c'est une actualité très importante du Mercosur. La Commission européenne hier a validé cet accord de libre échange avec certains pays d'Amérique latine tout en garantissant qu'il y aurait des mesures de sauvegarde pour les produits européens sensibles.

C'est notamment un message envoyé à la France en disant ne vous inquiétez pas pour vos agriculteurs. Est-ce que vous saluez l'annonce de ces mesures de sauvegarde ? Absolument pas.

Et là, monsieur Toussin, je vais prononcer le mot. Moi, je souhaite la démission d'Ursula Van Derleon. Je souhaite sa démission parce que on a eu la semaine dernière un accord signé avec les États-Unis qui est complètement notre défaveur, qui est une humiliation, qui est une soumission.

Et cette semaine alors que tous les partis français tous ont dit leur opposition à cet accord sur le Mercur, madame Van vient poser ça et en disant les assemblées n'auront pas voté. Donc vous souhaitez la censure de Funderlion comme le dit le RN. Le RN dit on déposera une motion.

Vous souhaitez que les parlementaires de gauche la votent au Parlement européen ou je évidemment je souhaite qu'il y ait une censure de madame Ursula Van Derleon et il y a il y a une demande d'abrogation de cet accord sur le Mercur qui est d'ors et déjà déposé. Vous savez pendant la crise Covid, le président de la République avait dit déléguer notre alimentation à d'autres est une folie. Est-ce que on souhaite que de la même manière qu'on a fait de la Chine l'usine du monde, on fasse du Brésil la ferme l'usine du monde ?

Et même au-delà de ça, quelle est l'ambition de l'Europe aujourd'hui ? c'est d'être la championne du libre échange. Madame Vererleon va en Inde, va au Vietnam pour faire de nouveaux accords de libre échange.

Vous avez diffusé un reportage sur le texique au Bangladesh. Aujourd'hui, est-ce que les Français veulent plus de mondialisation ou est-ce qu'ils veulent plus de protection ? Merci du grand chement qu'on doitorter dans notre pays.