Rachida Dati dérape en direct… le débat vire au chaos
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Rachid Adati, Rachid Adati, chacun son tour, on va y venir, on va y venir au péris scolaire, simplement que Sophie Chikirou puisse répondre. Vous avez recruté des pédocriminels et vous le savez bien, vous avez une commission. Rachid Adati, Rachid Adati, on va pas le faire comme ça sur un bout de table, c'est d'aller être convaincu par la justice.
Et on va prendre le temps. Vous le savez, vous le savez parfaitement. Rachid Adati, Rachid Adati, vous voudrez que Sophie Chikirou puisse répondre.
A Paris, c'est pas les élus qui recrutent les fonctionnaires et les agents publics, c'est l'administration qui s'en occupe. Moi, quand je vais au tribunal, c'est parce que vous avez porté plainte contre moi. Vous êtes la seule qui me conduit devant les tribunaux.
C'est moi la troisième fois que vous portez plainte contre moi. Et le point commun de tout ça, c'est qu'à chaque fois, chaque fois, moi, je vous avais toujours perdu, mais moi la seule fois que je vais au tribunal, c'est quand vous portez plainte contre moi. Et donc ce que je veux dire, c'est qu'il y a dans la violence que vous exprimez à l'endroit de la liste que je conduis du rassemblement de la gauche et des écologistes, une brutalité qui s'explique par le fait que c'est la soliste qui peut battre Rachida Dati, mais que je trouve honnêtement au-delà de ce qui est normalement un débat démocratique serein et un respect mutuel qu'on se doit, y compris quand on est dans des oppositions.
Et je le dis, quand je serai maire de Paris, Madame Dati, la porte de mon bureau vous sera toujours ouverte comme maire d'arrondissement. On a très bien travaillé ensemble. Quand j'étais premier adjoint et vous étiez maire d'arrondissement, et j'aspire...
Mais parce que ça s'appelle le respect démocratique, c'est ça les électeurs qui choisissent. Vous avez un niveau de géométrie, exactement. Non, pas du tout, j'ai le respect des élus de la République.
J'ai le respect des élus de la République et donc j'aurai un souhait de travailler avec vous quand vous serez maire d'arrondissement. Vous avez évoqué et vous avez dit qu'il y avait une similitude parce que des questions de justice, je voudrais que vous puissiez répondre l'une comme l'autre. Rachida Dati, vous comparaîtrez devant le tribunal correctionnel en septembre 2026.
Sophia Chikirou, le 12 mai, vous serez jugée par la 13e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Allez-y. Je vais vous dire, monsieur Grégoire, ça fait six mois, six mois, des attaques outrancières, insultantes, mensongères depuis six mois.
Vous et vos troupes, que ce soit monsieur Brossail, monsieur Leclerc. Et tous les journalistes aussi, et tous les juges aussi manifestement. Non, mais attendez, je vais vous dire, je vous réponds très sereinement.
Ne stressez pas, franchement. Moi, j'ai connu, comme je vous l'ai dit, des grands hommes de gauche, Robert Badinter, Henri Leclerc, Simone Veil, qui avaient des grands principes et qui défendaient des grands principes. Je les admire beaucoup, moi aussi.
Oui, des grands principes de l'État de droit et des grands principes de la République. Vous piétinez allègrement la présomption d'innocence. Je n'ai jamais été condamnée.
Et je vais vous dire, oui, j'ai une procédure Renault qui se rapporte à quoi ? Un contrat d'avocat privé, avec de l'argent privé, qui ne concerne pas ni...
Pas que privé, d'ailleurs, le Parlement européen a lui-même engagé des procédures. Si, si, si, si, mais si, les journalistes vérifieront ça demain, tranquillement. Le Parlement européen n'a entamé aucune poursuite.
Dans le cadre de vos activités de lobbying, c'est même pas...
Parce que vous citez une affaire, mais il y en a au moins dix ans. Un dossier a été instruit sur le Parlement européen, pour ceux qui s'apparentraient à du lobbying et qui paraîtraient incompatibles avec votre mandat. C'est exactement de cela dont je parlais.
Le Parlement européen ne m'a pas poursuivi, il n'est pas parti civil. Voilà, vous voulez cette information ? Le Parlement européen ne m'a l'air, vous corrigez en direct.
Oui, vous pourrez le corriger, il n'est pas parti civil et il ne me poursuit pas. Et c'est un contrat privé qui date de 2009, c'est un contrat d'avocat. Pourquoi vous travaillez en même temps que vos mandats ?
Oui, parce que moi je ne dépends pas de la politique, je ne dis pas des notes de frais. Comme Mme Hidalgo, comme votre directeur de campagne, qui paye ses vacances, les restaurants, ses enfants. Vous pouvez publier vos frais de représentation comme ministre.
Vous pouvez y aller. Vous pouvez y aller, non, moi je ne peux pas y aller. Non, c'est à vous d'y aller.
Je n'ai jamais utilisé d'argent public ni de notes de frais. Ça a été déjà publié. Pourquoi vous travaillez ?
Parce que moi je ne dépends pas de la politique. On se consacre à nos mandats. Non, je ne dépends pas.
Je ne dépends pas de la politique, M. Grégoire. Ça c'est sûr, ça se voit, oui.
Et je ne dépends pas de la politique, ça c'est le premier point. Et je n'ai jamais été...
C'est mieux de ne pas dépendre d'autres gens aussi. Je n'ai pas été mise en cause pour de l'argent public, c'est la seule affaire. Sauf cette question.
Tout ce que vous inventez comme affaire, soit ça n'existe pas, soit ça ne me concerne pas. C'est pas moi, à la rigueur c'est les journalistes qui les inventent, mais pas nous, c'est pas nous qui les inventons. C'est les journalistes qui les inventent.
Mais bien sûr, la presse c'est toujours la même. C'est toujours la même. Nous on est scannés matin, midi et soir, on est suspectés matin, midi et soir.
On a bon dos. Mais c'est très à l'aise. C'est très à l'aise.
C'est très à l'aise. Vous avez mis dos à dos sur cette question-là. Vous vous serez jugé donc le 12 mai prochain, 13ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.
Moi je vais vous dire franchement, j'ai l'impression que là, pour ce qui est des affaires, moi je ne suis pas à la hauteur. Je vous le dis très franchement. On vient me chercher des poux pour une affaire de cafetière et de micro-ondes.
Pas de plaignants, pas de préjudice. Je n'ai pas de participe non plus. Donc il n'y a pas de problème.
Par contre, M. Grégoire est manquant d'élégance et d'arguments. Il n'arrive pas à assumer son bilan et pourtant, pour suivre son bilan, il est scandale.
Attendez, attendez, Rachid Adati, chacun son tour. On va y venir. On va y venir au périscolaire.
Je voudrais que vous avez recruté des pédocriminels. Et vous le savez bien, vous en avez une commission. Rachid Adati, on ne va pas le faire comme ça sur un bout de table.
Vous allez être convaincu par la justice. Et on va prendre le temps. Vous le savez parfaitement.
Nous ne sommes pas à Paris, ce n'est pas les élus qui recrutent, les fonctionnaires et les agents publics. C'est l'administration qui s'en occupe. C'est vous qui êtes en charge du recrutement.
Et donc, ça fait partie des très nombreux membres que vous avez formulés. Rachid Adati, je suis très serein, bien sûr. Vous, vous êtes déjà convoqué.
Moi, je ne le serai jamais sur cette affaire. Vous savez très bien. C'est une question suffisamment précise et sérieuse pour qu'on prenne le temps d'en parler.
Donc, je voudrais que d'abord, Sophia Chiquirou...
Moi, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je vous dis très honnêtement, je ne joue pas dans cette catégorie-là, ni d'un côté, ni de l'autre. Mais sur cette affaire qui est quand même le plus grand scandale sexuel sur des enfants, on parle de viols...
Arthur, vous parlez tout à l'heure de l'affaire Bétarame, vous estimez que c'est...
Non, mais ce sont des viols et des agressions sexuelles sur des enfants d'école maternelle. De quoi parlons-nous ? De crimes atroces.
De crimes atroces. C'est une réalité. Monsieur Grégoire fait comme s'il découvrait les choses.
Ça fait 12 ans qu'il est au pouvoir. Attendez...
Tous les cas que vous évoquez datent de 2025 et de 2026, madame Dati. Qu'est-ce que vous racontez ? Non, depuis 2015, nous vous avons alerté...
Les cas qu'on évoque ici, qu'on...
Les cas évoqués sont effectivement les trois dernières années. C'est important de le préciser. Les 52 animateurs suspendus, c'est sur les trois dernières années.
Madame de Malherbe, en 2015, le Conseil de Paris du 14 avril 2015, les alertes ont eu lieu à ce moment-là. Il y a un rapport de l'inspection qui pointe des...
Vous l'avez dit, et tout le monde pourra s'y référer. Et là, je vais vous dire, je rejoins madame Chikourou, c'est un système. Quand vous avez 50 animateurs dans des écoles entre le 11e et le 12e, il y a un système de prédateurs.
C'est une réalité. Il faut faire la lumière là-dessus. Monsieur Grégoire ne peut pas s'en tirer comme ça.
Il dit, moi-même, j'ai été victime d'agression sexuelle. Oui, je suis désolée pour vous, mais ça aurait dû vous donner une...
Ça a été le cas, ça a été le cas dans toutes mes missions, dans toutes mes fonctions, dans mon engagement personnel. Ça aurait dû vous donner en 2014. Dans tous mes engagements personnels et politiques, j'ai mis ce sujet au cœur de mon action.
Monsieur Grégoire, on ne va pas s'énerver. Justement, vous auriez pu...
Un peu comme vous dites, il a recruté des pédocriminels, pardonnez-moi. C'est une réalité. Non, c'est faux, vous le savez très bien.
C'est une réalité. C'est faux et chacun qui nous écoute peut mesurer le mensonge que vous formulez. Exactement, parce que c'est grave et c'est une réalité.
Et justement, quand il y a eu ce recrutement, la réponse, c'est de dire, on est dans la moyenne nationale, mais on part d'enfants violés, agressés. Et moi, je vais vous dire, puisque vous parlez d'une affaire personnelle, moi, j'ai eu un mariage forcé. Ça a démultiplié mon combat pour le droit des femmes et leur liberté.
Au contraire, j'ai mis beaucoup d'actions en œuvre, justement, des dispositifs qui protégeaient les femmes de ce type de contraintes et d'absence de liberté. Et c'est là où je ne vous rejoins pas, monsieur Grégoire. Vous auriez pu le découvrir.
Et je vous aurais, évidemment, j'aurais été avec vous. J'aurais combattu avec vous. Nous aurions mené des actions ensemble.
Nous sommes tous les deux au Conseil de Paris. On l'a fait, on l'a fait, madame Dati. Vous savez bien qu'on a fait plein de mesures.
Et vous ne pouvez pas vous exonérer de ces responsabilités. Le cas le plus grave qui vient de se produire, c'est produit dans votre arrondissement. Dans votre arrondissement.
Votre équipe est totalement impliquée dans ce scandale. Sauf si, effectivement, les journalistes de Mediapart ont une fois de plus menti. Je voudrais qu'on puisse sortir de ce moment.
Je souhaite apporter une responsabilité collective. Et c'était un opportun mot quand on est élu, monsieur Grégoire. Sinon, je vous dis...
On l'a entendu. Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, un dernier mot, Sophie Chikirou, vous êtes en effet légèrement en retard. C'est votre responsabilité.
Monsieur Grégoire, vous avez été en charge des ressources humaines. Vous ne pouvez pas vous dérober. Rachida Dati, Rachida Dati, vous l'avez dit.
Rachida Dati