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interviewC à vous· 31 octobre 2025 13 min

Plainte d’avocats après la visite de Darmanin à Sarkozy - Le 5/5

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est un début de série. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

N.Sarkozy va rester en prison au moins jusqu'au 10 novembre. - A.Bégot: C'est à cette date que la cour d'appel de Paris pourra examiner sa demande de remise en liberté.

Demande déposée par ses avocats le jour même de son incarcération, le 21 octobre. N.Sarkozy a par ailleurs reçu cette semaine la visite de G.Darmanin. - G.Darmanin: Le procès de N.Sarkozy s'est déroulé sans qu'aucune intervention soit possible. - A.Bégot: C'est le moment où il s'engage à aller le voir et se justifie.

Il s'est rendu mercredi soir à la prison de la Santé. Une visite de 45 minutes en présence du directeur de l'établissement. Rien d'illégal.

Le ministre de la Justice a le droit de visiter des établissements pénitentiaires. Il le fait régulièrement. Malgré tout, une trentaine d'avocats réunis en collectif a porté plainte auprès de la Cour de justice de la République.

Ils accusent G.Darmanin de prendre position et d'apporter un soutien implicite à l'ancien président. - Il ne pouvait pas confondre les fonctions de garde des Sceaux avec l'ami Darmanin.

L'ami Darmanin peut envoyer un texto à Sarkozy mais ne peut pas, publiquement, en tant que garde des Sceaux, exprimer ce message de soutien et de solidarité parce que là, il fait pression. Nous sommes très inquiets pour la séparation des pouvoirs et la démocratie. C'est le début d'une forme d'autoritarisme et de reprise en main par le politique du judiciaire. - M.Bouhafsi: La ministre de la Culture promet des mesures d'urgence pour sécuriser le Louvre avant la fin de l'année. - A.Bégot: Près de 2 semaines après le spectaculaire cambriolage dont a été victime le musée, R.Dati a dévoilé les 1res conclusions de l'enquête administrative.

Pour elle, aucun doute: les questions de sécurité ont trop longtemps été sous-estimées. Elle promet des mesures anti-intrusion. - R.Dati: C'est un échec pour tout le monde.

J'ai demandé cette enquête administrative de toute urgence. Un rapport provisoire m'a été remis. Je souhaite communiquer rapidement et de manière urgente.

Avec ce rapport provisoire et les constats qui ont été faits, des mesures d'urgence s'imposent. On va revoir la gouvernance et l'organisation du Louvre, créer une nouvelle direction de la sécurité et de la sûreté. Nous aurons une vision globale des risques d'intrusion et de vol avec une vraie stratégie cohérente.

On ne peut pas continuer comme ça. Ca fait plus de 20 ans que ces risques ont été structurellement sous-estimés. - A.Bégot: "On ne peut pas continuer comme ça." Ce n'est pas un manque de moyens, de volonté, de la naïveté? - G.Araud: La moitié des bijoux avaient été achetés par la Société des Amis du Louvre et donnés au musée du Louvre.

Nous sommes la plus grosse société des amis de musées du monde. 70 000 membres. Ca a provoqué une grande émotion parmi nous.

La police est formidable. La manière dont ils ont arrêté déjà des criminels...

Ils semblent avoir démonté l'affaire. Deuxièmement, c'est la tristesse. Ensuite, la ministre a parlé.

Il va y avoir une enquête administrative. Quelque chose que je n'aime pas...

Bien que diplomate, je suis un sentimental. C'est l'effet de meute. En réalité, ils s'en foutent, du Louvre.

Soit ils veulent la tête de madame Dati, ou même le président...

Ou alors, tout le monde se précipite sur la présidente du Louvre. C'est une épreuve pour tout le Louvre. Attendons les résultats de l'enquête. - A.Bégot: Vous évoquiez le travail formidable des enquêteurs. 5 personnes interpellées mercredi soir. 2 avaient été mises en examen.

Ces 5 personnes sont toujours en garde à vue. Des individus qui, pour 4 d'entre eux, ont été arrêtés alors qu'ils se rendaient au stade Jean-Bouin pour assister au match Paris FC-OL. Les bijoux, malheureusement, restent introuvables. - G.Araud: Ils apparaissent comme un peu des pieds nickelés.

Il y a un risque qu'ils aient dépecé les bijoux. - M.Bouhafsi: On suivra les suites de cette enquête.

Dans les Bouches-du-Rhône, les gendarmes ont retrouvé la cloche d'un beffroi. - A.Bégot: L'histoire est digne d'un film.

Cette cloche date de 1763. Elle avait disparu le 7 septembre dernier alors qu'elle était entreposée dans un local en vue de sa restauration. Les gendarmes ouvrent une enquête, mais rien ou peu d'éléments, jusqu'au 23 octobre.

Ce jour-là, la mairie reçoit un mail anonyme avec une photo de la cloche. Ils sont sûrs que c'est la bonne. Il y a des inscriptions dessus.

L'auteur assure qu'il n'a pas l'intention de nuire, mais qu'il veut simplement que la vérité soit dite. Les enquêteurs remontent jusqu'à une société implantée à une vingtaine de kilomètres, où la cloche a été fondue. Les malfaiteurs voulaient revendre le métal. - C'est une histoire à dormir debout. - C'est rocambolesque.

Il faut pouvoir la transporter. - Je ne sais pas comment ça a pu disparaître. - A.Bégot: 2 personnes ont été interpellées.

Le maire a également réagi. - Voler une part du patrimoine commun, de la mémoire du village pour quelques centaines d'euros, c'est lamentable. J'en appelle à la plus grande fermeté, notamment au regard du professionnel, du fondeur, qui voit débarquer une cloche estampillée 1763 et ne se pose pas de questions. - A.Bégot: Hier, une raffinerie d'or à Lyon a été braquée à l'explosif.

Nouvelle illustration des nouvelles cibles des braqueurs. - Comme il n'y a plus d'argent dans les banques et qu'il n'y en a plus non plus dans les tirelires, Les fourgons blindés, on recherche d'autres objectifs. Les braquages se sont tournés vers le trafic de biens culturels.

On peut piller des églises, des musées ou des grandes demeures. Ce qui est peut-être l'évolution, c'est qu'avant, dès qu'on faisait du braquage, on avait des équipes confirmées. Là, dans l'opération du Louvre, on a des jeunes braqueurs... - M.Bouhafsi: La question du découvert bancaire a suscité beaucoup de réactions. - A.Bégot: Les règles vont changer l'an prochain.

C'est la transposition de directives européennes. Elle a agité toute la semaine la classe politique. - X.Bertrand: Les découverts bancaires, on n'y aurait plus droit ou quasiment plus droit? - J.-L.Mélenchon: Monsieur Macron a utilisé la directive européenne pour la transformer en quelque chose de terriblement dur. - R.Ménard: Dans ma famille, il y a eu plein de problèmes d'argent.

Le découvert, je sais que ça fonctionne. - A.Bégot: 1 Français sur 4 est à découvert tous les mois ou presque. - En tant qu'artiste-auteure, je n'ai pas de statut qui me permette d'avoir une sécurité de l'emploi ou des revenus réguliers.

Je suis parfois gravement dans le rouge. Ca m'inquiète que les lois puissent être durcies. - Pour les factures, pour les courses, l'électricité, le loyer...

C'est tout. Je ne sais pas comment je vais survivre. - Sans découvert, je ne peux pas terminer le mois. - A.Bégot: Bonsoir, D.Baal.

On a entendu tout et son contraire cette semaine sur le sujet. On va essayer de faire de la pédagogie. Qu'est-ce qui va changer, concrètement? - D.Baal: Pour la grande majorité des téléspectateurs, rien.

Ceux qui ont déjà une autorisation de découvert, ça reste en place. Ils vont pouvoir continuer à l'utiliser. Par contre, lorsqu'on n'en a pas, jusqu'à présent, pour de faibles montants, la tolérance était facilement mise en oeuvre.

Là, y compris pour des montants inférieurs à 200 euros, il faudra faire une étude de solvabilité approfondie concernant le client et mettre en place un contrat. C'est là qu'on rentre dans la paperasse. Au lieu d'avoir une réponse immédiate de son conseiller bancaire, il faudra attendre le temps de réaliser cette étude de solvabilité. - M.Bouhafsi: La majorité des Français sont à découvert de 60 ou 70 euros.

La moyenne est de 110 euros. - D.Baal: C'est là qu'est le problème.

La réglementation était déjà en place pour les découverts de plus de 200 euros. Là, ça va être pour les tout petits découverts. Lorsque je suis le 25 du mois et que mon salaire arrive le 31, permettre d'être débiteur de 70 euros, ce n'est pas un risque disproportionné pour le client ou pour la banque. - A.Bégot: Ca ne va pas rapporter plus? - D.Baal: Non.

C'est davantage de travail, une expérience client qui est moins bonne. C'est ça, le sujet: pourquoi compliquer la vie aux Français? C'est une directive européenne, mais c'est malheureusement le rouleau compresseur que nous avons souvent.

Je pourrais vous donner d'autres exemples où nous sommes concernés au détriment du consommateur. - G.Araud: Ce n'est pas l'UE.

La directive européenne permettait de ne pas soumettre les petits découverts à ces règles. C'est une décision française. C'est Bercy.

Il faut s'en prendre à la France, pas à l'UE. - D.Baal: C'est une directive qui a été transposée en droit français et sur laquelle, tant au niveau européen qu'au niveau français, les banques ont toujours dit qu'elles n'étaient pas d'accord. - M.Bouhafsi: Ce soir est une journée particulière. - A.Bégot: On a parlé de choses sérieuses.

Un peu de joie. Ce soir, c'est Halloween. Des millions de personnes le fêtent à travers le monde.

Ce matin, voici ce qu'on pouvait entendre dans le métro parisien. *-Châtelet...

Musique inquiétante. - A.Bégot: Il y avait des messages dans plein de stations.

Comme chaque année, des enfants sont venus réclamer des bonbons. D.Trump a croisé son sosie, un petit garçon déguisé en D.Trump.

Au Canada, c'est tout un village qui est paré de citrouilles. Un labyrinthe de maïs, des maisons-citrouilles...

Vous pouvez prier à l'hôtel de la citrouille. - Bienvenue à Citrouille ville. - C'est vraiment un autre monde.

Un monde imaginaire. - Les gens se déplacent d'assez loin. - Les structures sont bâties avec du bois.

On a installé un grillage dessus. - M.Bouhafsi: On est prêts!