François-Xavier Bellamy : «Nous avons le système éducatif qui décroche le plus en Europe»
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« Le plus important, c'est que l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'État. »
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« nous avons aujourd'hui le système éducatif qui décroche le plus en Europe »
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« des jeunes qui aujourd'hui sont au lycée en effet, qui vont passer leur bac en effet qui pour beaucoup d'entre eux auront leur bac alors que manifestement ils ont été privés des moyens mêmes d'articuler une phrase dans un français normal »
Temps de parole
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Le plus important, c'est que l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'État. Et avec cette première dépense publique, nous avons aujourd'hui le système éducatif qui décroche le plus en Europe et que ce que nous vivons, ce que nous voyons sous nos yeux, c'est le résultat de l'effondrement intérieur de notre école. Et c'est ça qui doit tous nous préoccuper. Plus que même la question du prix des murs, c'est la question du prix que nous mettons tous les jours dans une école qui ne parvient plus à transmettre les savoirs fondamentaux. Moi, c'est ce qui me frappe et je le dis comme citoyen mais aussi comme prof. J'ai enseigné pendant 12 ans.
Quand je vois ces images, je je retrouve ce que j'ai connu, le drame absolu de notre éducation nationale. Et je pense aujourd'ui professeurs, à tous les personnels éducatifs qui sont confrontés tous les jours à cet immense mensonge d'état qui est devenu notre éducation nationale.
des jeunes qui aujourd'hui sont au lycée en effet, qui vont passer leur bac en effet qui pour beaucoup d'entre eux auront leur bac alors que manifestement ils ont été privés des moyens mêmes d'articuler une phrase dans un français normal d'avoir plus de 10 mots de vocabulaire courant de de commencer ou de finir une expression sans un wesh ou un voilà de de parler correctement pour exprimer ce qu'ils pensent de conquérir les moyens de leur propre pensée l'effondrement de la pensée critique l'effondrement de la subtilité, de la nuance, de la capacité de de regarder le monde avec parfois bien sûr la révolte qu'il inspire, mais aussi l'émerveillement qu'il peut parfois susciter.
Cette cette cet appauvrissement profond de la condition humaine qui est le résultat de cette de cette crise éducative. Tout cela se condense aujourd'hui dans la violence que nous sommes en train de vivre aujourd'hui. Je je l'écrivais dans les déshérités, c'était en 2014. Je crains moins le choc des cultures que le choc des incultures. Ben, nous y sommes. Nous y sommes. Et et encore une fois, je ne dis pas cela pour excuser ces ces ces violences. Je le dis parce que nous avons le devoir de comprendre si nous voulons réparer le pays demain et si nous voulons rendre un avenir aussi à la à la jeune génération.
François-Xavier Bellamy