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interviewSénat (sur YouTube)· 6 mars 2026 49 min

Marges de la grande distribution : audition de la FEEF

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nos auditions, les auditions de notre commission d'enquête. Donc nous recevons à présent monsieur Léonard Prunier, président de la Fédération des entreprises et des entrepreneurs de France, la FEF accompagnée de madame Dian Aubert, directrice des affaires publiques. Nous vous remercions vraiment de de votre présence et de votre patience l'une et l'autre.

Euh donc, je vous rappelle les règles de notre commission d'enquête qui consiste préalablement à prêter serment, donc de dire toute la vérité. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 ans d'improvisionnement d'emprisonnement et de 75000 € d'amende le cas échéant. Donc je vais vous inviter à ouvrir vos micros, petit bouton rouge, lever la main droite et dire je le jure, je jure.

Merci monsieur Prenier. Est-ce que madame on n'interviendra pas ? Très bien.

Par ailleurs, est-ce que vous avez des liens d'intérêt à déclarer des des missions ? Alors, j'ai pas pas de conflit d'intérêt. Bon, je rappelle juste que je suis moi-même président d'une entreprise dirigeant qui travaille avec la distribution.

Donc, je fournis et multimédaillé au concours agricole. Très bien. Merci beaucoup.

Merci donc monsieur Premier et madame d'être présent. C'est vrai que la fédération que vous représentez euh comprend à la fois des PME et des ETI industriels, aussi bien alimentaire que non alimentaire. Il s'agit d'environ 900 entreprises, hein, vous nous préciserez tous ces chiffres, allant de la toute petite entreprise à la plus grosse ETI.

Donc, malgré des règles visant à protéger l'Amont par rapport à l'AV, vous vous montrez très critique contre la législation en place et vous estimez que le système élu issu des lois égalimes et défaillant notamment avec les plus petites entreprises en matière de négociation puisque l'on vient finalement saucissonner la matière première agricole et la matière première industrielle selon votre formule, vous nous l'expliciterez. Euh nous voudrions donc avoir votre ressenti, en tout cas des précisions sur tous ces points et puis votre ressenti sur les négociations commerciale qui s'achève, l'évolution de vos marges euh et euh d'une manière plus détaillée, voilà ce qui va et ce qui va moins bien globalement dans notre système de de chaîne à la fois de production jusqu'à la distribution de l'agroalimentaire. Donc je vous propose un de temps monsieur Premier, vous laissez la parole une dizaine de minutes et puis ensuite madame la rapporteur vous propose vous posera si les questions.

Donc vous avez la parole. Très bien. Merci beaucoup madame la présidente, madame la rapporteur.

Ben je vous remercie de me donner l'occasion de m'exprimer dans votre commission d'enquête hein. Donc je m'exprime comme président de la FF Fédération des Entreprises Entrepreneurs de France qui représente les PMI PMET industriel de la qui travaille fournisseur de la distribution. Alors, c'est 1100 adhérents la FEF pour un total de 23 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 50000 emplois directs. 87 % de nos adhérents sont des TPE PME, 13 % des ETI et 0 % de grands groupes.

La FEF représente donc des entreprises à taille humaine dont les centres de décision sont en France et qui négocient exclusivement en France avec la grande distribution. Nous fabriquons des produits de consommation du quotidien. Donc, vous l'avez dit, en grande majorité des produits alimentaires, mais aussi des produits DPH et non alimentaires, nos entreprises produisent à la fois des marques PMETI et des marques de distributeur.

Et c'est aussi important de le rappeler, 67 % des marques de distributeurs sont fabriquées par des PME françaises. Autrement dit, la MDD est d'abord un enjeu de PMETI. Plus largement, les PMET représentent plus de 90 % des fournisseurs de la grande distribution et leur place dans le quotidien des Français est importante.

Près d'un € sur de dépensé en grande distribution provient d'un produit fabriqué par une PMETI qu'il soit vendu à sa marque PME ou en en marque de distributeurs. Enfin, ce sont nos entreprises qui font vivre les territoires, qui entretiennent une diversité d'offres et d'innovation dans les rayons, une véritable biodiversité économique et qui sont un maillon central de notre souveraineté alimentaire parce qu'elles sont directement liées à l'amour agricole. 78 % de nos matières premières agricoles sont françaises.

La FEF a d'abord été créée pour faciliter le développement des fournisseurs PMETI dans les relations avec la distribution. Puis constatant la dégradation continue de nos résultats économiques et estimant que les lois sur les relations industrie comommerce ne protégeaient pas suffisamment les PMETI. Nous vous avons décidé de nous prendre en main et de faire du lobbing politique.

Ce que nous demandons globalement, c'est un cadre de relation commerciale simplifié et adapté à l'arrêté des industriels PMETI. Cela passe par deux mesures que je détaillerai après pour les fournisseurs de moins de 350 millions d'euros de chiffre d'affaires groupe consolidé donc mondial. La négociation annuelle avec tarif révisable pour permettre au PMT de vendre prix juste et deuxièmement la clôture des négociations au 31 janvier.

Pourquoi cette réforme était urgente ? Parce que si l'on parle ici de marge, je vais être très direct. Pour les PMETI, le sujet n'est pas un un surpue.

Cette dégradation est documentée. Selon l'étude de la Banque de France réalisée pour la FEF, hein, le taux de résultat de zone industrielle PMET est faible autour de 2,6 %. Ce qui est extrêmement bas pour des industriels qui doivent investir pour moderniser, innover et décarboner.

La part de nos entreprises déficitaires est passée de 19 % à 31 % depuis 2018. Aujourd'hui, plus d'une ETI PMETI sur 3 ne couvre pas ses charges. Le taux d'indêtement supérieur à 7 ans est supérieur à 7 ans pour 45 % des PME ETI, ce qui constitue un point d'alerte.

Et puis dernier point, un très fort affaiblissement de la dynamique de création d'emploi. Alors qu'on crée 3 à 4 % d'emplois par an, nous ne créons plus d'emploi. Aujourd'hui, nous sommes pris en étou entre des coûts de production en hausse et l'incapacité de répercuter ces coûts dans les tarifs dans une relation structurellement déséquilibrée sur un marché où la concentration de la grande distribution s'intensifie.

Et je veux le dire simplement, sans marge, pas d'innovation, ni décarbonation, ni modernisation. La marge pour une pil, ce n'est pas un bonus financier, c'est un emploi local, c'est un investissement durable dans le territoire. L'INC le montre d'ailleurs que l'écart se creuse dans l'agroalimentaire entre les grands groupes et les entreprises indépendantes.

L'écart de marge est passé de 7,1 points en 2019 à 12 points en 2022. Autrement dit, le décrochage des PMETI par rapport aux grandes entreprises s'installe et cela m'amène à attirer votre attention sur l'intitulé même de la commission, les marges des industriels et de la grande distribution. Je comprends naturellement cette formulation, mais le terme industriel recouvre des réités très différentes.

Une PMETI n'est pas une grande entreprise en plus petit. D'un côté, il y a les multinationales avec des marques leaders incontournables, des effets de gamme mondiaux, des capacités de financement très importants, des leviers de réallocation international et une puissance de négociation considérable. De l'autre, il y a les PMETI, des marques challenger substitœuvre faible et une dépendance très forte au marché domestique et au distributeurs français.

Il ne s'agit pas ici évidemment d'opposer ces catégories d'entreprises. Elles sont complémentaires pour la prospérité de la France mais de ne pas faire la confusion. Qu'à faire un amalgame entre une multinationale, une PME ou une ETI de croissance, c'est toujours au détriment du plus petit acteur.

L'inspection générale des finances l'a d'ailleurs souligné dans ses travaux sur l'inflation alimentaire en 2022, les grands groupes et les PMETI ne disposent pas des mêmes marges de négociation. Donc si l'on parle des industriels sans distinction, on risque de produire une analyse globale qui ne reflète pas la réalité de l'essentiel du tissu productif français. C'est pourquoi nous plaid donc pour une différenciation explicite dans vos travaux sur les marges.

Distinguer PMETI et multinational n'est pas un point de sémantique, c'est une condition de justice économique et cette différenciation doit être rigoureuse. On confond parfois le chiffre d'affaires d'une tale française d'un grand groupe international avec le chiffre d'affair groupe consolidé. Alors pour apprécier le pouvoir de marché, c'est bien le chiffre d'affaires consolidé donc mondial qui est pertinent comme on le fait en droit de la concurrence.

En effet, trouvez-vous cela normal qu'une entreprise mémeux comme la mienne qui fait moins de 50 millions d'euros de chi d'affaires est les mêmes règles que la multinationale que vous avez auditionné juste avant qui fait plusieurs dizaines de milliards d'euros de chif d'affaires. La différenciation existe pourtant dans tous les pans du droit en droit fiscal, droit du travail, droit social, sauf dans les relations commerciales. Et je tiens à votre disposition les études juridiques qui prouvent que c'est possible également et que souhaitable économiquement.

Face à ce constat, notre demande tient une phrase simplifié le cadre des négociations commerciales pour nos industriels PMTI afin de le rendre plus adapté et plus protecteur. Nos adhérents le disent très clairement, les outils actuels ne fonctionnent pas. 72 % jugent la clause de révision automatique des prix inefficace et 84 % trop complexe à mettre en œuvre.

Ce qui rejoint le constat de la CEPC dans sa recommandation 24-1 décembre 2024 qui écrivait que la clause de révision est complexe à mettre en œuvre pour des conventions avales dans lesquelles la profondeur de gamme est importante et les options de transparence ne résolvent pas le problème. 80 % de nos adhérents sont en option 1 ou 2 sans que cela ne se traduise, on l'a vu, dans leurs résultats économiques. Nous proposons donc une réforme autour de deux mesures pour les fournisseurs réalisant moins de 350 millions d'euros de chi d'affaires groupe consolidé.

Seuil de référence indéfini par la directive européenne sur les pratiques commerciales déloyales de 2019. Première mesure, je l'ai dit, une négociation annuel avec tarifs révisable fondé sur le tarif de l'industriel PMETI, ce qui permet de parachever la construction du prix en marche avant. Quand le tarif fournisseur est appliqué, les coûts à moins agricoles et les coûts industriels sont de fait sanctuarisés et la valeur peut mieux se répartir de la Val vers Laamont.

Concrètement, le fournisseur invoie un tarif applicable à la même date, à l'ensemble des enseignes avec 2 mois de prévenance tandis que la négociation annuelle porte sur le plan d'affaires. C'est un cadre orienté commerce, moins de rendez-vous, moins de complexité et une capacité d'adaptation économique comme cela se pratique dans d'autres pays européens. Le CGAERE l'a très bien résumé.

Le cadre actuel en figeant pour un an le prix convenu est une contrainte lourde et très dérogatoire du droit commun alors que le droit commun d'adapter le prix aux évolutions de marché. Et il a ajouté un point clé pour les PMETI. Le contexte concurrentiel est tellement fort pour nos entreprises que le risque de rupture au déférencement dissoite toute modification injustifiée du tarif.

Autrement dit la concurrence joue comme garde fou. Deuxème mesure nécessaire mais non suffisante et j'insiste sur le non suffisante clôturer les négociations au au 31 janvier pour les PMETI soit un mois avant les grands groupes. L'objectif est concret réduire la durée des négociations, mieux sécuriser l'accès au rayon et accélérer l'exécution du plan d'affaires pour les PME.

Hein ? Madame la présidente, madame la réporteur, je voulais démontrer l'équilibre économique de nos PMETI est très préoccupant. C'est pourquoi nous vous demandons d'agir en urgence pour faire évoluer par la loi la relation commerciale entre les fournisseurs PMET et la grande distribution.

Si on veut des PMET françaises solides, il faut que des prix qui couvrent nos coûts réels et un cadre simple qui permettent d'investir plutôt que de survivre. Merci madame. Merci monsieur le président.

Alors, on donne tout de suite la parole à à madame la rapporteur pour les premières questions. Oui. Alors, vous avez évoqué la question de l'évolution des marges.

Est-ce que vous pouvez nous nous donner des chiffres sur l'évolution des marges de vos enfin de j'allais dire de vos membres mais en tout cas au moins des entreprises qui vous concernent, c'est-à-dire les PME et les ETI sur les cinq dernières années par exemple. Ah ben voilà, c'est je dire nous on a on a raisonné sur la partie déficitaire. On est passé en 2018, on avait 19 % de nos adhérents déficit, on est à 31 % en 2024.

C'est l'étude Banque de France qu'on fait faire. On demande à la Banque de France de prendre tous nos adhérents. Donc vous voulez dire quand qu'en l'espace de 6 ans, il y a 10 %.

Bah on a on est 20, on est passé de 20 à 1/3. Voilà. et et on voit que depuis 3 ans, ben on était à 35, on est légèrement remonté à 3124, mais ça veut dire qu'une entreprise sur 3 perd de l'argent.

D'accord. Et donc ça ça a été particulièrement gravé avec la période inflationniste où en fait les les coûts ont été plus élevés et n'ont pas pu être répercutés sur les prix. On a on voit qu'on a pas pu répercuter.

Tout à fait. Tout à fait. D'accord.

Et il n'y a pas eu de rattrapage ces deux dernières années. Ah non, vous ça s'est aggravé. Ça s'est aggravé.

Alors à part 2024, voyez, on parle de 35 à 31. Sachant que je mets un bémol dans l'évolution hein, c'est qu'on a quand même des adhérents qui disparaissent et donc ils ne sont plus dans l'historique. Oui, ça tout.

Combien ? Pardon, ça serait une pondération. Oh, il y a enfin ça doit être 10 15 adhérents par an.

Donc, mais la Banque de France reprend l'historique des adhérents à la dette. D'accord. Très bien.

Alors, je j'aurais aimé que vous nous donniez votre regard puisque vous avez un regard aiguisé hein sur la législation, enfin sur la législation en vigueur et en particulier sur celle qui concerne égalime. Euh quel est votre regard ? On a bien vu ce que vous nous proposiez hein qui était de fixer votre prix et puis de le sanctuariser.

Ce qui peut-être qu'on reprendra pas votre idée dans le rapport mais en tout cas vous avez bien essayé mais sinon quelle est votre analyse de des lois égalim sur ces dernières années ? Globalement les lois égalim ont complexifié la relation commerciale. La loi et initialement égalim partait d'un principe juste et nécessaire. c'était sanctuariser la matière première agricole pour le monde agricole et on a besoin d'un monde agricole fort robuste et aussi qui peut investir et après on a ripé en voulant appliquer on va dire la même chose aux industriels PMET dans la relation avec la distribution donc aujourd'hui al notamment Galim 2 nous dit voilà votre matière vous devez sanctuariser la matière première agricole donc on arrive chez les clients en disant nous dans nos entreprises en moyenne c'est 48 % donc on arrive on a on va dire un tarif brut de 100, on arrive, on dit qu'on a 48 non négociables.

Très bien. Mais les 52, ils sont négociables quand on achète. En fait, là on n pas été au bout de la logique et c'est notre proposition avec le tarif pour les PMETI, c'est qu'en fait quand on achète une matière agricole, on demande pas le détail au monde agricole entre ses coûts d'énergie, ses coûts de céréales, ses coûts de main d'œuvre.

On a un prix global. Alors que nous, on a tous aussi sonné comme si on avait des tiroirs caisses différents. Moi j'aime bien cette image.

C'est comme si on disait bon ben il y a un compte en banque pour la matière agricole. Il faudrait un compte en banque pour la matière première industrielle, un compte en banque pour les salaires, un compte en banque pour l'État. Il y a aussi celui-là et chacun et on facturait ces différentes parties au distributeur.

Non, on facture un prix global et l'entreprise au final soit elle couvre ses charges, soit elle les couvre pas. On peut pas saucissonner. Et pareil quand quand on dit on sanctuarise dans la négociation avec le distributeur, distributeur dit très bien voilà, je vous dis 48 sanctuarisés, la variation été de 1 de on prend mais le reste on prend pas.

Donc c'est c'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais est-ce que dans les faits c'est sanctuarisé ? Alors est-ce que est-ce qu'en fait on vous applique, j'allais dire la double peine sur la matière première industrielle en disant "OK, on touche pas la matière première agricole, du coup vous allez baisser un peu plus la matière première industrielle et on aura quand même infiné le même prix." Alors moi je vais être très honnête avec vous.

Je n'arrive pas à répondre à cette question parce que on a un prix on a un prix unique à la fin. Donc ce sont des discussions mais à la fin peut-être si vous avez sanctuarisé votre matière agricole et que l'énergie est pas passée de toute façon vous êtes en déficit. H c'est on peut pas dissocier le choses.

C'est ça le fond. L'idée c'était quand même de pouvoir permettre de payer les agriculteurs et les producteurs donc et de bien les payer. Donc ça je suis complètement d'accord.

On sacsissonne pas pour le plaisir, on saissonne parce que derrière il y a une réalité. Je pense qu'il faut se remettre dans la conjoncture post état généraux de l'alimentation où il y avait une déflation sur les prix agricoles et on avait pas ces énormes variations de pays et en fait on a changé de monde parce que du coup maintenant on est dans une grande variabilité des MPI qui fait que voilà donc en fait c'est c'est le contexte qui a changé là-dessus. Le le contexte a fortement évolué, le contexte mondial, on enchaîne les crises.

Enfin, là mondialement, on va sûrement encore en vivre une. Le contexte de nos clients a fortement évolué aussi. Il y a de moins en moins de clients distributeurs en France.

Donc moi, je remets pas en question le principe et la volonté qu'avait le législateur sur Galim. Par contre, on avait nous comme Ala FF dès le début alerter sur la complexité pour une entreprise. Aujourd'hui, des entreprises comme les nôtres, on fait des courrier juridique avec les clients, on est en lien avec les avocats en période de négociation quasiment régulièrement.

C'est pas comme ça qu'on peut vivre. On n pas les moyens, c'est pas possible. [rires] Et et j'entends, j'ai pas encore réussi à vous convaincre sur notre mesure, mais pour le reprendre dans votre rapport, mais je vais je ne désespère pas.

En fait, ce qu'on non ce qu'on propose, c'est quelque chose en fait d'assez c'est la c'est la la continuité de ce qui a été mis en place de le mettre pour les PMETI et après ça empêche pas de négocier avec nos clients hein le plan d'affaires. Mais au moins aujourd'hui, je reste le le vrai le sujet de fond qu'il faut qu'on arrive à traiter c'est quand ça varie faut que ça varie le même jour chez tous les clients et qu'ils en soient sûr. C'est ça l'enjeu majeur notamment en cours d'année.

Sont certains que le prix d'achat, le prix de vente entre l'industriel PMTI et le distributeur varie de la même manière le même jour, on va recréer de l'harmonie. On va recréer, je dirais, un apaisement dans le système alors qu'aujourd'hui, ils peuvent toujours décaler. Hm hm.

C'est-à-dire, ils peuvent toujours décaler. Ben, quand vous êtes en négociation, on parle du prix convenu. Donc, vous avez votre négociation annuelle qui doit être conclue le 1er mars.

Après, en cours d'année, si vous avez besoin de faire varier, vous avez les clauses de révision de renégociation. Si elle fonctionnait, alors elle fonctionne dans certains certaines filières, mais dans la plupart des filières, elles fonctionnent pas. Sinon, nos entreprises ne seraient pas dans ce niveau de déficit.

Donc en cours d'année, quand vous avez besoin de renégocier, la loi dit aujourd'hui que pour faire varier le prix convenu, il faut l'accord des deux parties. Tant qu'on n'est pas d'accord, rien ne bouge. Alors que nous, dans notre proposition, on dit on on les les remises négociées dans dans annuellement pour le 1er mars sont fixes.

Par contre, on peut faire varier la base brute qui existe dans beaucoup d'univers et dans d'autres pays européens. Dans ces cas-là, on ça s'applique automatiquement. Donc il y a plus il y a plus ce on est plus pris en étau.

C'est ça qu'il faut voir aujourd'hui. Le l'environnement concurrentiel notamment de la grande distribution en France, on est à cinq acteurs aujourd'hui. On verra comment il évolue.

Mais c'est comme ça dans d'autres pays. Je dirais ça là-dessus. C'est pas forcément une spécificité française.

En Allemagne, on voit que les les quatre premiers distributeurs, je crois ont 85 % de part de marché. Donc maintenant, il faut des règles du jeu adaptées à ce déséquilibre significatif. Alors, je je voudrais qu'on aborde la sanctuarisation de la matière première agricole dont vous nous avez dit effectivement que c'est du saucissonnage et que ça ne vous convient pas.

Mais malgré tout, je voudrais qu'on travaille sur les options option 1 et 2. Majoritairement, c'est ce que prend ce que prennent vos membres. Bon, il y a aussi on a aussi l'option 3.

Euh qu'est-ce que qu'est-ce que vous pensez vous déjà de cette option 3 ? Est-ce que vous y voyez comme les industriels une impossibilité, une opacité du coup, une impossibilité de négocier sereinement, un manque de transparence. Qu'est-ce que Comment vous voyez cette troisème option ?

Alors l'option 3 euh alors déjà elle est coûteuse hein parce qu'il faut de il faut une certification amont, une certification après. Donc après bon certains de nos membres l'utilisent hein, je peux comprendre aussi parce que on a aussi euh à un moment euh dans les relations commerciales, on peut être fournisseur d'un autre marque et fournisseur de marque de distributeur. Enfin, il y a il y a quand même un enjeu de il y a aussi un savoir-faire, le savoir-faire de fabrication et les chaînes industrielles.

Après, on voit bien que les options 1 ont de ou deux qui qui peuvent être amenées. Elle pose quelques soucis moi je trouve parce que globalement l'option je rappelle est calculée sur le tarif. Donc plus vous avez de marche sur un produit moins vous avez de matière agricole.

C'est mathématique. Donc on indique clairement aussi les produits. On a le plus de marge suivant certains produits et tout ça.

Oui. On donne une transparence sur la part agricole mais ça permet pas de vendre au juste prix. Et si on veut, enfin, je disais hein, 78 % des matières premières agricoles sont françaises dans nos entreprises.

Alors, il y en a qui le sont pas aussi parce qu'il y a des matières qui existent pas en France. 43 % de nos matières agricoles dans nos entreprises sont sous label de qualité. Alors que ça soit bio, label rouge, HVE, enfin la liste.

Donc on contribue à la diversité du monde agricole. Donc si pour que le monde agricole ait des débouchés, faut que nous on existe. Moi je parle pas de prix dans la relation avec le monde agricole.

Je parle juste de capacité à exister pour acheter. Hm hm. Voilà.

Donc après voilà, je dirais sur pour votre question sur option 3, toute façon nous on considère que vu l'état de nos entreprises qui sont alors pourquoi elle passe en option un ou deux souvent nos entreprises aussi hein c'est que ça facite la négociation. On évite de perdre de rendez-vous mais ça permet pas de résoudre le problème de fond. Mais c'est une forme, c'est quand même la une réponse à une forme de pression sur ben quand il y a l'option 3, on a il y a d'abord des débat sur pourquoi l'option 3.

Alors la première année he de la mise en place, beaucoup d'entreprises étaient en option 3 parce qu'on avait pas eu le temps de de se retourner parce que la loi je sais plus avait dû être votée en octobre ou un truc mais après beaucoup de PMET sont passés en option 1 ou deux mais le résultat est pas là quand même. Le résultat est pas là. Alors, on en vient maintenant aux négociations commerciales.

Donc euh moi, ce que ce que je voudrais savoir, c'est j'imagine que vous avez des discussions en tant que fédération avec les grands distributeurs sur la qualité des négociations commerciales. Euh comment quelles sont les instructions, les orientations euh aujourd'hui que vous voyez être donné à ces négociations commerciales ? Est-ce que d'après vous on va vers l'apaisement ?

Est-ce que c'est toujours aussi tendu ? Est-ce que c'est encore plus tendu cette année avec entre autres notre commission ou d'autres d'autres facteurs ? Alors moi je il y a une réelle volonté chez les distributeurs et c'est les chances qu'on a avec eux de prendre en compte la différenciation.

Après quand l'échéance avance je dirais il y a ça devient de moins en moins ça devient de plus en plus compliqué. Donc on a signé cette charte cette année une charte avec une échant au 15 janvier. Bon, nous on a vu que 37 % des contrats qui étaient concernés étaient signés au au 15 janvier.

Là, on a fait un un son des résultats d'un sondage express. On voit que 55 % de nos entreprises ont signé sur le mois de février. Donc ça veut dire que c'était pas signé en janvier.

Et moi le chiffre qui m'a marqué hein, c'est que 76 % de nos entreprises demandaient des hausses et au final on est à 64 % d'entreprise à la baisse. D'accord. 55 de hausse et 76 avait besoin de hausse et 64 on signé à la baisse.

Donc il y a quelque chose qui fonctionne pas bien. C'est et aujourd'hui le enfin on l'a vu, la charte a créé un je dirais un élan et puis a été aussi rassembleur pour essayer de ch d'avoir une dynamique plus apaisée. Mais au final quand quand les entreprises étaient à peu près d'accord, ça allait mais il y a eu des gros écarts dans les demandes entre ce que demandaient des distributeurs et ce que les entreprises.

Et là ça ça se finit à la fin dans ces cas-là. Pour ça aussi qu'on a besoin d'avancer la date de fin pour nos entreprises. 3 mois c'est beaucoup trop long. l'année où ça a été avancé puisque ça a été avancé par par le législateur.

Donc on a eu 2000 les négociations 2023 je crois 202324 qui ont été avancés pour les PMETI au 15 février 15 janvier. 15 janvier exactement. Donc là quel est votre retour d'expérience là-dessus ?

Ah ben notre retour d'expérience nous il était favorable. On avait quand on était pas d'accord au moins c'était fini le 15 janvier. Quand la la la négociation était difficile, au moins le 15 janvier, c'était fini.

Hm h c'est Est-ce que ça s'est traduit en terme de prix ? Ah mais c'est pour ça que je je dis que c'est nécessaire et non suffisant. H au moins, on a la visibilité sur le plan d'affaires.

On sait enfin nos équipes pour nos équipes au moins et pour les dirigeants, on sait ce qu'on peut investir, pas investir, mais ce n'est pas suffisant parce que ça ne permet pas ça permet de signer un accord, d'avoir une visibilité mais ça permet pas complètement de vendre au bon prix. Très bien. Alors, je voudrais qu'on parle des centrales.

Donc, vos membres négocient où et avec qui pour les grands distributeurs ? Est-ce qu'il négocient avec les centrales européennes ? Certains de vos membres négocient avec des centrales européennes ou tout le monde négocie en France avec des centrales françaises ?

Alors, à ma connaissance, tous nos membres négocient exclusivement en France. Je n'ai aucun adhérent à ma enfin qui négocie dans les centrales. D'accord.

Très bien. Ça été de toute façon, c'est quelque chose qu'on voit quand on échange. Puis c'est ce qui a été dit hein.

Les centrales internationales, c'est 50 100 d'après ce que j'entendais dans les auditions. Moi, je parle de 22000 entreprises. Donc, il y en a 21900 qui négocient en France.

Hm hm. Alors après elle négocie soit au niveau national et au niveau national il y a une centrale de massification en France hein au retaitel soit et ou alors aussi il y a des négociations régionales et des négociations au magasin. Très bien.

Euh donc ces négociations, j'aimerais savoir moi si elles sont précédées par des négociations de services. Ah non ou non. Ah bah pas ma connaissance.

Non non. nos négociations, c'est on envoie nos conditions générales de vente et nos tarifs avant le 1er décembre et la négociation commence à ce moment-là. Ah non, enfin pas à ma connaissance.

D'accord. D'accord. Donc il y a pas d'obligation en France de passer par une centrale de service, d'aller acheter de la data, d'acheter Ah non, ça ça se négocie pour nos entreprises au moment de la négociation.

C'estàd que ça peut être des contreparties qu'on peut demander euh quand on négocie, on arrive avec un tarif euh et on peut en contre et on peut accepter une une remise en contrepartie d'une data, de quelque chose qui nous intéresse, mais ça se fait dans la négociation annuelle. D'ord. D'accord.

C'est en même temps. Ah, c'est en même temps. Et ça c'est dans c'est dans la condition la convention récapitulative, comment ça c'est dans le 3 net.

Donc en fait la partie qui qui réintègre le prix. On n plus dans les marges arrières mais effectivement. D'accord.

Très bien. Donc ça ça se fait en même temps, ça se fait en France. Ah oui et euh il n'y a pas d'abus à ce sujet d'après vous.

Bah au final euh nos entreprises étant déficitaires, il y a quelque chose qui fonctionne pas bien. On narrive pas au bon prix quand même. Ça, j'entends bien que ça fonctionne pas.

Non, enfin non, mais on arrive pas au bon prix quand même. Donc il y a quelque chose qui va pas. Bon prix.

D'accord. Très bien. Est-ce que vous avez eu écho de sanctions pendant la négociation de déférencement de moindre volume mis en rayon, ce genre de choses ?

Ah moi, j'ai pas eu écho de choses de cet ordre-là effectives. Après tes menaces, oui, mais pas de choses effectivés pas ma connaissance. Donc là, ce que vous êtes en train de nous dire, c'est quand même les grands distributeurs ne réagissent pas de la même manière avec les grands groupes multinationales qu'avec multinationaux, pardon, qu'avec les petites et moyennes entreprises françaises.

Ah, je pense dans les échos qu'on a eu de ce qui se passait avec Groupe, Oui, il y a il y a il y a pas le même niveau de Oui, il y a pas ce genre de chos mais par contre, il peut y avoir des menaces, il peut y avoir de la pression, ça oui, mais et c'est une négociation de plan d'affaires. D'accord. Ouais.

Non, non, mais c'est intéressant. Euh est-ce que vous savez quelle est la moyenne des services dans la négociation totale ? J'en ai aucune idée.

Vous n'en avez aucune idée ? Non. Ce qu'on n' pas de notion de décomposition du tarif et des remises.

Mais peut-être que si à un moment vous vous avez ça de la part de vos membres, non, ça fait pas partie des choses. OK. Est-ce que vous considérez que vous êtes en en situation de dépendance économique à l'égard des distributeurs ?

Alors ça c'est une question je dirais complexe que le marché français fait qu'il y a aujourd'hui 4 à 5 distributeurs. Donc le on voit l'évolution en 20 ans. Donc on est je dirais chaque négociation a un enjeu de plus en plus fort.

Et c'est là où il nous faut des règles adaptées. Quand un client pèse 15 % de votre activité ou 20 euh ben si vous loupez la négociation ou quoi que ce soit, vous vous retrouvez au tribunal des affaires économiques, hein. C'est en fait moi c'est pas la dépendance économique de toute façon le marché est comme ça.

Les débouchés sont là. Alors il y a d'autres débouchés. Certains de nos adhérents font un peu d'export il y a le secteur de la restauration hors domicile mais ça reste pour beaucoup d'entreprises des beaucoup plus petits marchés.

Donc le le marché se concentre donc l'enjeu des négociations est de plus en plus important et aujourd'hui enfin nous on considère que les règles de négociation sont pas adaptées pour nous. D'accord. et elle et de toute façon qu'elles soient les mêmes pour tout le monde, je dis pas que ça se passe mieux pour les grands attention mais on a on n'est pas on n'est pas dans les mêmes enjeux et les impacts sont pas les mêmes.

Quand c'est quand c'est 20 % de l'activité totale d'une entreprise qui est en jeu de votre usine euh la sanction elle est elle peut être immédiate. Alors comment se passe maintenant les négociations avec les agriculteurs ? Ben globalement, j'ai envie de vous dire les négociations avec les agriculteurs aujourd'hui là vous ça c'est votre responsabilité si je puis dire puisqueen fait vous vous allez négocier avec le distributeur, on peut dire que les distributeurs sont euh sont compliqués, enfin que la négociation est rude et cetera.

Ceci dit, vous vous avez dans votre responsabilité la négociation avec euh les agriculteurs. Oui. Puisqueen fait vous êtes l'élément, vous êtes l'industriel qui transforme.

D'accord. Petit, moyen et ETI, mais vous êtes quand même l'industriel. Donc, comment vous vous assurez-vous de payer euh et de respecter, de sanctuariser la matière première agricole de vos euh de vos fournisseurs ?

Ben, globalement, le la négociation avec le monde agricole est assez faible. C'est souvent des contrats hein euh que je vous donne les chiffres exacts, mais euh 38 % de nos entreprises ont des collaborations depuis plus de 20 10 ans avec des entreprises agricoles. 21 % depuis plus de 20 ans.

Certaines entreprises montent des filières. On on on a besoin de la matière agricole, donc on l'achète au prix demandé globalement. Il y a très peu de négociations.

Donc il y a une évolution continue de la MPA. Vous constatez sur l'ensemble de vos de vos adhérents. Je sais pas si vous avez ces chiffresl.

Ah, on n pas le détail. Alors après continue, il y a des MPA qui sont très volatiles, hein. Voilà.

Mais mais globalement c'est la MPA, c'est c'est plus 1 % enfin comme souvent on nous dit, c'est des chiffres. Non, vous avez pas de chiffre sur l'évolution de la rémunération de votre MPA. Ah non, ça, j'ai pas de chiffre à ce niveau-là.

Après le l'enjeu qu'on a nous dans nos et c'est un peu la c'est la difficulté qu'on a aussi avec les clauses de révision automatique, c'est qu'aujourd'hui tout ce qui concerne l'MPA est basé sur le coût de production agricole hein. Euh et sachant qu'un coût de production ce n'est pas un prix de marché hein. Je vais prendre l'exemple de la nous de la volaille he que je connais plutôt bien.

Euh vous avez des coûts de production qui peuvent être stables ou à la baisse parce qu'ils sont liés au cours du céral mais quand il y a la grippe avière il y a plus de volaille sur le marché français donc les prix flambent. Mais nous ça par exemple dans nos dans nos clauses de révision ça c'est pas pris en compte. Donc on a pu se retrouver dans des cas où les clauses étaient à la baisse.

Le distributeur disait "Vous devez baisser vos prix que nous nos prix d'achat avaient doublé." Non mais ça ça tient qu' vous qu' a pas Mais non, il y a pas d'indicateur sur l'achat. Il y a pas.

Oui, mais vous pouvez élaborer dans votre cahier des charges des des clauses de vente. Vous pouvez vous-même y mettre un certain nombre de clauses en en temps en tant que crise sanitaire ou choses comme ça. Ah, on peut mettre des on peut Ah bah, on fait jouer dans ces cas-là les histoires de euh comment on appelle ça ?

Euh truc subi là, comment je j'ai oublié le terme catastrophe naturelle. Non non non. Euh mais mais sauf que la clause légale, elle peut s'appliquer à la messe parce que l'indicateur, il est sur le coût de production.

Ah bah bien sûr, c'est et c'est là voyez quand je parlais de complexité quand une globalement une entreprise PMETI a un chiffre d'affair bien moins qu'un grand groupe sur une référence donc on a une multitude de références donc ça fait démultiplier les clauses mais c'est pas possible ça fonctionne pas on est si on veut être fin on va mettre des clauses différentes suivant les grammages des produits mais mais on peut pas les créer toutes ces clauses voilà donc c'est on on le sentiment je le comprends le et pour ça notre proposition, elle est d'aller jusqu'au bout de ça. C'est le tarif et si l'entreprise abuse, vas-y. De toute façon, elle vendra plus de produit.

Je voudrais vous poser une question par rapport à cette stratégie qu'on peut entendre qui consisterait finalement quelque part à sanctuariser le le le prix de l'industrie. En tout cas, voilà. Mais est-ce que vous ne craignez pas que finalement la négociation, elle se reporte sur le plan d'affaires ? parce que la négociation qui est aujourd'hui et vous le dites à juste titre qui s'est qui a basculé sur les MPI puisque les MPA sont que vous ne pensez pas de la même manière si vous avez votre prix la négociation va basculer sur votre plan d'affair ?

Alors globalement notre proposition elle est pas parfaite. On reste dans un univers concurrentiel de commerce mais ça on est tous convaincus, ça fait plusieurs années qu'on y a travaillé qu'elle est bien moins mauvaise que la situation actuelle. Après la négociation sur le plan d'affaires, elle aura lieu de toute façon parce que mais dur du coup puisque il faudra récupérer la marge prix qu'on aura dû octroyer.

Enfin, je je fais l'avocat du diable hein, mais euh parce qu'en fait c'est ce qu'on voit sur les plus gros groupes, hein. Oui, mais au final au final il faut bien quand même qu'il y ait des produits dans les rayons he en fait faut quand même partir du consommateur final, il faut bien que vous vendiez aussi. Ah, il faut qu'on vende mais mais sauf que la vente nous à notre niveau, elle se fait plus par problématique de concurrence entre fournisseurs que par rapport au distributeurs.

Notre enjeu, une entreprise, moi mes concurrents, c'est mes autres fabricantes. Pardon, excusez-moi, je vous raison, c'est que la concurrence, elle est plus la concurrence, elle est horizontale pour nous. Donc si on se dépositionne sur un marché, c'est je vous disais tout à l'heure, 43 % de nos matières premières école sont sous signe de qualité.

Mais c'est qu'il y a une raison, c'est pour se différencier des grandes marques, pour apporter autre chose au consommateur. Une PME qui veut aller, je dirait frontalement sur le marché d'une grande entreprise qui a une grande puissance de marché qui fait de la publicité, mais elle peut pas y arriver. Il faut il faut apporter un plus, il faut apporter quelque chose d'autre.

C'est et c'est et l'équilibre dans les rayons, il est là-dessus. Nos clients ont besoin de diversité et aujourd'hui, on voit bien que les consommateurs veulent aussi de la diversité, veulent aussi des produits de PME. Sinon, les produits seraient pas en rayon s'ils se vendaient pas.

Moi, j'ai j'ai une autre question. Euh que pensez-vous euh de s'agissant de la sanctuarisation de la matière première agricole, est-ce que vous pensiez que nous pourrions avoir un intérêt à la limiter aux produits français, à la matière première agricole française ? [rires] Alors, c'est un élément de complexification supplémentaire, mais d'un autre côté, on entend beaucoup de critiques parce qu'en fait, comme on ne connaît pas l'origine de cette matière première agricole, euh voilà, ça fait planer des des interrogations sur le coût réel et sur euh bah la légitimité de de cette sanctuarisation, voyez.

Alors, après euh je vais vous répondre, il y a quand même alors il y a quand même des matières agricoles qu'on ne trouvera pas du tout en France. Donc est-ce que ça veut dire que donc ces entreprises là qui enfin je pense au café hein comme ça actuellement ou alors je suis pas sûr qu'on dans nos métro dans nos ultramarin il y en est pas mais effectivement voilà oui ou euh bah je vous laisse y réfléchir vous nous direz parce que c'est c'est un sujet qui est apparu un peu dans le débat voilà mais globalement c'est le tarif complet qu'il faut sanctuariser j'ai bien compris mais si vous acceptez de faire l'exercice intellectuel de réflexion et de me dire Si j'ai bien compris que vous votre objectif c'est la sanctuisation globale de votre prix mais voilà c'est une option sur la matière première agricole. Est-ce que pour vous il y aurait un intérêt ?

Mais vous pourrez nous répondre par écrit monsieur si vous avez besoin bien évidemment réfléchir. Ouis, je vais réfléchir. Ouais.

Et puis je voulais savoir ce que vous pensiez aujourd'hui des méthodes de bah en fait des marques locales, des marques territoriales ou même des stratégies du genre c'est qui le patron voyez qui associe le producteur, l'industriel et voilà. Qu'est-ce que vous pensez de la montée en puissance de toutes ces démarches là ? Ah mais moi je trouve ça qui visiblement arrivent à à vendre à des prix qui sont plus Moi je trouve ça très intéressant toutes ces démarches-là de toute façon et je dirais c'est ça c'est la force des PME, il faut être différent des grands.

Donc il faut trouver ce qui va parler au consommateur ce qui va correspondre aux besoins du distributeur. Donc tout euh et historiquement des distributeurs font des marques de distributeurs sur des produits de terroir aussi. Enfin c'est donc c'est de la diversité.

Le aujourd'hui on veut de la diversité les consommateurs veulent de la diversité. Donc il faut pousser. Nous on a créé, voyez, le label à la FEF PME plus pour que les consommateurs identifient les produits de PME et c'est un succès.

Aujourd'hui, c'est 3 % de part de marché en grande distribution d'après les études qu'on a faites. Donc ça correspond à l'attente. Donc il faut le valoriser, expliquer ce que c'est.

Euh de toute façon le je dirais la nature a horreur du vide, donc ce qui marche continue puis ce qui marche pas s'arrête. C'est aussi ça le commerce hein. Il y a il y a parfois on essaie des choses qui fonctionnent pas, on arrête.

Il y a d'autres choses qui fonctionnent. Donc moi je trouve ça très bien et puis il est important et il nous semble important de à la FF d'avoir euh cette information consommateur d'où vient le produit enfin ça c'est que du plus ça c'est clair élément d'attractivité du produit c'est un élément d'attractivité après la difficulté c'est que je disais il y a des matières premières qu'on trouve pas en France et quand vous êtes le seul à indiquer clairement vous l'indiquez pas les autres ben c'est contre vous c'est vous qui vous faites attaquer donc ça ça devrait être un vrai sujet de réflexion d'aller Et quand quand tout le monde doit donner la transparence, bah c'est ça informe beaucoup mieux le consommateur. Très J'avais une question.

Euh est-ce que pensez-vous d'un plafonnement des marges distributeur ? Alors moi je suis pas très favorable à tout ce qui est plafonnement. Je vais être clair avec vous.

Euh parce que bah quand on commence à plafonner les marges, alors après on va vouloir plafonner nos marges aussi hein parce qu'il y a des produits on perd de l'argent, des produits on gagne de l'argent et si vous plafonner, vous avez aujourd'hui des produits de marque de PME qui se vendent avec une belle marge et qui ont un intérêt pour les distributeurs parce qu'ils ont de la marge. Donc si vous plafonnez, beaucoup de nos produits auront beaucoup moins d'intérêt pour les distributeurs. Après derrière, il y a comment il y a un équilibre de la marche, ça je d'accord, mais là-dessus, il y a il y a le commerce qui joue.

Moi l'encadrement des marges, ça finit toujours par réduire les marges. D'accord. Très bien.

C'est aussi un équilibre dans industriel la marge. Et puis après la marge. Alors là, vous parliez des distributeurs, donc c'est un calcul entre un prix d'achat et un prix de vente.

Mais sur un industriel, qu'est-ce que c'est qu'une marge industrielle sur un produit ? C'est quoi le prix de revient ? Qu'est-ce qu'on met dedans ?

Enfin, c'est des vraies questions de contrôle de gestion ça. Bien sûr, bien sûr. Très bien.

Je vous remercie. Moi, je n'ai pas d'autres d'autres questions. Peut-être si une dernière sur les modes de distribution alternatif.

Donc on commence à voir, j'allais dire de d'autres, on commence à voir, on voit depuis un certain temps des modes de distribution un peu alternatif. Donc je pense je pense au déstockeur par exemple, à Action qu'on a reçu hier et cetera. Donc tous ces grands magasins qui vont aller chercher des prix très bas avec différentes stratégies hein d'ailleurs et qui viennent faire un peu concurrence euh aux grands distributeurs que nous connaissons.

Mais il y a aussi les circuits courts, les magasins de producteurs, enfin plein d'autres formes de distribution que cette grande distribution. Et donc on voit qu'il y a une évolution ces derniers temps. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que vous vous le ressentez sur le marché qui concerne vos membres ou est-ce que ça n'est pas ça n'est pas palpable ? Ah ben si aujourd'hui de toute façon, je dirais là on est un peu dans les grandes lois de l'économie hein. Quand il y a une concentration, il y a un moment se recrée d'autres choses, hein.

C'est c'est et c'est là où les PME peuvent s'en sortir. Après, on voit d'autres enseignes qui émergent, on voit vous parlez de circuits euh plus proches, c'est des opportunités pour tout le monde d'aller d'aller adresser au consommateurs des produits d'une autre manière. H après aujourd'hui la la grande distribution moi j'ai pas je crois que vous avez reçu des gens ben qui sont beaucoup plus experts.

Je me rends pas je mais la grande distribution reste le déboucher majeur pour beaucoup d'entreprises et ça reste pour les consommateurs. Je sais pas quelle proportion des achats des consommateurs moins sont faits en conception mais ça reste majeur. Donc ça reste aujourd'hui hyper fort et mais c'est le cas dans d'autres pays européens.

C'est pas une spécificité française ça. Après, on voit que dans d'autres pays les je dirais l'ADN des distributeurs n'est pas forcément le même. Hm hm.

Très bien. Mais écoutez, je vous remercie. Pour moi, c'est bon.

Est-ce que monsieur Prier, il y a des points qui vous tiennent à cœur que nous n'aurions pas évoqué ou sur lesquels vous souhaitez insister ? Ben moi, je dirais, j'insiste sur notre fragilité aujourd'hui avec des règles qui sont pas adaptées et le besoin de je dirais de enfin de rétablir l'équilibre dans la relation commerciale aujourd'hui. C'est important parce que voyez un sujet vous parliez nous nos entreprises elles ont besoin de livrer.

On a besoin que nos produits en rayon. Quand on disparaît d'un rayon, alors c'est la catastrophe parce que pour revenir c'est des années de travail hein, c'est pas parce qu'on n'est pas malheureusement nos nos marques souvent ne sont pas réclamées du consommateur. Donc nous l'enjeu, il est de réussir à livrer, d'être présent et de grappiller ben magasin par magasin une place, se faire une place.

Donc c'est pour ça que il nous faut des négociations beaucoup plus simples et qui soient, moi je rêve, voilà, c'est un idéal, mais qu'on reparte sur la création de valeur tous ensemble, c'est indispensable. Mais aujourd'hui, notre cadre, il est trop compliqué et aujourd'hui ça devient une vraie barrière à l'entrée pour nos entreprises. Moi, j'ai l'habitude de dire, on n' jamais passé autant de temps avec nos avocats sur les négociations.

Il y a 10 ans euh on faisait appel à l'avocat euh une fois tous les 2 ans pour revoir ses conditions générales de vente. Moi, si je prends mon cas, mes conditions générales de vente, elles sont passées de 9 pages à 25 pages, je crois. Et alors qu'on sait très bien que les conditions générales de vente, c'est quand on a un conflit.

Et quand on a un conflit avec un distributeur euh généralement et qu'on en est qu'on veut saisir un tribunal, c'est qu'on nexiste plus hein. Donc c'est pas l'enjeu. Et moi le point sur je veux assister, c'est que on a fait des dans les lois sur les relations commerciales, on ne prend pas en compte la spécificité PMETI et il nous faut des lois sur le la dernière grande loi dite égalim 3 des croisilles, c'était une loi du divorce sur le divorce.

Comment on se sépare ? Mais c'est pas ce qu'on veut nous, c'est comment on travaille dans la durée ensemble. Et aujourd'hui, on a besoin de se projeter sur la Quand vous faites un investissement industriel, un an c'est pas suffisant.

Alors on parle des contrats pluréannuels qui sont, je dirais parfois utilisés et signés. Mais le problème du contrat pluréannuel, alors l'avantage qu'il a, c'est qu'on a pas refaire tout le juridique, on a pas refaire tout ça tout. Mais le problème de fond du contrat pluriannuel c'est le prix.

C'est comment on révise le prix. Et avec notre système de tarifs révisables qui bougent de la même manière en gardant les remises, ben ça permet de se projeter beaucoup plus dans le contrat plusannuel et pour le chef d'entreprise PM d'avoir confiance parce que l'économie c'est de la confiance. L'investissement he un chef d'entreprise il investit quand il a confiance dans l'avenir hein.

S'il se dit qu'est-ce qui va encore se passer ? Il hésite avant d'acheter des avant de d'investir et si vous voulez voir à terme je dirais nos prix de revient baissé, il faut qu'on investisse. Oui.

Mais alors là, monsieur Premier, je partage mais là vous touchez un aspect que nous législateurs, on maîtrise pas qui est la confiance entre les différents acteurs de la chaîne. C'est pas nous qui sommes l'origine de la de la défiance entre les différents acteurs de la chaîne. J'entends ce que vous dites sur sur égalime 3 en disant que c'est la loi du divorce, mais en fait c'est c'est parce qu'il y avait des menaces de divorce que on a essayé de créer un un outil qui fasse que la pression du divorce ne joue pas sur l'anego sur voilà enfin on le sait vous et moi quoi.

Donc le vrai sujet c'est ça, c'est que le le législateur qui a aussi hérité des galimes dans le casre des états généraux de l'alimentation, on n pas tout inventé dans notre petite tête quand même. Il y avait un travail de départ, une passe départ mais nous on est en dehors de cette relation donc nous on souhaiterait qu'il y ait de la confiance comme ça on serait pas là. Mais le problème c'est que visiblement cette confiance elle elle existe.

Alors je sais pas si je peux dire existe pas. Moi, je suis pas dans les boxes mais visiblement elle est pour le moins c'est plutôt du je t'aime moi non plus quoi ou voilà c'est donc je ce sujet de la confiance il est déterminant mais dans toutes les actions économiques. Dans toute action économique et là c'est comment faire en sorte que la chaîne de de de création de valeur agroalimentaire française retrouve un peu plus de de confiance ou peut-être même de considération vis-à-vis des autres maillons.

Et c'est ça en fait. Je suis d'accord mais moi aujourd'hui enfin la FF on considère que le cadre législatif actuel amplifie la défiance pour nos entre je parle pour nos entreprises he je parle pas là-dessus je parle que de ce que je connais mais il amplifie la complexité et la défiance donc c'est là où on a besoin d'un allègement mais je parle de nos entreprises he pour les petites entreprises qui a besoin d'allègement je pense que non mais voilà je dis vous imaginez aujourd'hui je parle d'une TPE qui va livrer trois quatre magasins en direct elle doit signer un contrat avec des clauses de révision, des formules de calcul. Non mais euh c'est c'est pas alors que ça serait son tarif qui varie quand elle a besoin et si elle fait pas ses clauses alors c'est pas le cas.

Elle va pas prendre une amende par les contrôles de l'État. Enfin généralement ils vont mais c'est pas possible d'avoir des contrats aussi compliqués. C'est pas possible.

C'est c'est là où il y a je dis pas que tout sera rose hein si vous reprenez nos propositions là-dessus. Je suis pas non plus naïf, mais on peut se remettre en marche avant et se et simplifier parce que aujourd'hui la compétition est rude. Donc tout ce qu'on peut alléger, tout ce que et on si nos clients savent que s'il y a une variation, elle est identique chez tout le monde déjà, ils vont pas être à dire non je j'accepterai que quand l'autre l'aura pris.

Petite question qui me vient à l'esprit parce qu'on a auditionné aussi Grand Frau qui a une stratégie plus de prix voilà de responsabilité en fait d'une prise en compte du des prix du fournisseur pour le coup. Est-ce que vous p vous pouvez nous en parler ? Est-ce que vous avez un regard particulier sur la stratégie par exemple de Grand Frais ?

Alors euh déjà grand frais, il faut séparer parce que Grand frais ce sont plusieurs entités mais globalement enfin c'est une enseigne qui euh qui se développe fortement et qui a un je dirais en tout cas sur certaines parties un vrai besoin de pouvoir sécuriser ces approvisionnements pour avoir des produits spécifiques qu'on trouve pas ailleurs. Donc il y a des vrais partenariats qui sont créés. Ça fait partie de la logique de l'enseigne qui est en prise de part de marché qui qui est alors je sais pas si on peut considérer que c'est alternatif un peu mais mais qui est un mode de distribution différent. bien sûr qui est un modèle économique assez intéressant parce que c'est quatre acteurs je crois qui sont je sais plus combien mais c'est très intéressant et c'est des opportunités de croire mais le le besoin c'est une vision de long terme ça c'est clair h est-ce que vous pouvez nous faire passer votre proposition par écrit ah le texte de loi oui il fait cinq articles, une de pages.

Voilà et peut-être nous le détailler nous le détailler quand même. Et si vous avez d'autres propositions euh que vous voulez nous soumettre n'hésitez pas. On les recevra avec plaisir.

Ça ne veut pas dire qu'on qu'on les portera hein bien entendu, mais en tout cas on les lira avec attention si vous voulez nous les nous les faire parvenir ainsi que vos autres propositions pour améliorer la situation des PME et des ETI françaises. Voilà. Merci à vous.

Merci beaucoup madame. Merci. Merci beaucoup monsieur Prenier.

Merci madame. Et puis à l'intention de de nos auditeurs, on a une petite suspension des des auditions et nous reprendrons le 24 mars avec la DG concurrence. Voilà, avec les services de l'État.

Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci.