Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 février 2024 25 min

Narcotrafic "Il faut s'attaquer au haut du spectre (...) à ceux qui tirent les ficelles"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci beaucoup Marie Carlotti d'avoir accepté notre invitation et d'être avec nous pendant cette première demi-heure vous êtes élu des bouches du rô de membres du groupe socialiste questeur du Sénat on va parler de beaucoup de sujets avec vous mais on commence on l'a vu dans le journal par l'actualité internationale et et ces déclarations d'Emmanuel Macron vous êtes à la commission des affaires étrangères Emmanuel Macron qui hier organisait une conférence d'aide à l'Ukraine à Paris il appelle les alliés à un sursaut et n'exclut pas l'envoi de troupe occidentale à l'avenir qu'en dites-vous je vous avoue que je ne sais pas comment interpréter cette déclaration il s'est vite empressé de dire que finalement il y avait pas de consensus il le dit au moment où effectivement c'est bien cette initiative parce que il faut avoir un vrai sursaut il le dit au moment où on ne livre pas suffisamment d'armes on sait qu'il y a 30 % uniquement des promesses qui ne qui ont été tenu donc je trouve que maintenant l'essentiel c'est de livrer des armes d'aider l'Ukraine il faut effectivement que que l'Ukraine gagne la guerre parce que l'Ukraine mène la guerre pour elle-même mais elle la mène pour nous-même aussi pour nous les Français et les Européens donc il faut qu'elle gagne la guerre donc pour gagner la guerre il faut les aider aider l'Ukraine aider le peuple ukrainien et comment les aider en livrant des équipements en livrant des armes voilà on est en retard plus plus qu'aujourd'hui mais plus qu'aujourd'hui on a pris des engagements on les tient pas on tergiverse on est frileux et en plus on découvre que la France est 15e dans la l'aide à l'Ukraine 15e donc Emmanuel Macron fait des déclarations ce qu'on attend maintenant c'est des actes concrets et il faut aider nos industries à créer à avoir des moyens financiers pour effectivement faire créer des armes le plus vite possible dans les meilleurs délais pour qu'on puisse tenir nos engagements c'est ça qu'il faut faire parce canon Sébastien le Cornu il dit que par exemple il y aura 78 canons Césars qui seront produits cette année oui d'accord mais on dit beaucoup de choses depuis le début et on constate que ça tergiverse et ça prend du temps notre on a besoin vous savez que nous avons fait une proposition le groupe socialiste on veut créer un LED un livret d'épargne défense souveraineté pour pour pouvoir trouver des fin comment juste une petite parenthèse comment ça va marcher ce livret de défense épin de souverereaineté alors c'est un nouveau livret on ne fait pas une annexe au livret à on touche pas avec la situation du logement aujourd'hui il faut franchement on touche pas au livré à on fait un autre livré mais d'autres ont fait des propositions j'ai entendu glman dire qu'il fallait faire un emprunt peut-être au niveau européen qu'il fallait se ressaisir et faire exactement les pays européens ont fait pendant le covid où ils se sont rendus compte que on avait pas assez de médicaments qu'on narrivait pas à les fournir ils ont joué sur la dette il y a plein de choses à faire mais je crois que l'intérêt de la réunion d'hier soir c'est au moins que on ait une prise de conscience que aujourd'hui les le temps joue en faveur de Poutine et nalviani a dit il ira jusqu'au bout faut écouter ce qu'il a dit il ira jusqu'au bout c'est pour ça que l'Ukraine ne doit pas perdre la guerre hein c'est pas possible de l'envisager et on doit se se mettre parce que si l'Ukraine perd la guerre bah c'est nous qui sommes au front derrière voilà donc aujourd'hui il attend Poutine tranquillement il attend bon ça propre élection il y a aucun problème elle est déjà réglée il attend l'élection de son ami Trump qui aujourd'hui joue pour empêcher la livraison des armes il attend les élections européennes parce qu'il doit regarder comme nous les sondages et il se dit tiens peut-être que l'extrême droite va devenir très forte au niveau européen déjà qui sont fragiles et frileux les Européens là j'aurais des amis donc le temps joue pour Poutine et il faut effectivement aujourd'hui que que les Français prennent conscience que ça n'est pas de l'argent dépensé pour rien on a besoin de se défendre d'autant que vous avez entendu les dernières déclarations de Trump bon l'aut temp je peux la la jeter par-dessus bord donc on aura que N traviller une défense européenne juste est-ce que vous demandez un débat au Parlement sur ce sujet alors je souhaite qu'à ce stade franchement avec les déclarations qu'il vient de faire avec tout ce qui s'est passé dans toutes les villes de France la semaine dernière pour pas célébrer parce que ça ne se célèbre pas pour marquer les 2 ans de guerre il y a eu des manifestations partout donc je veux dire il y a une mobilisation de de de la société civile donc oui il faut quand même qu'il qu'il parle devant la représentation nationale on a besoin d' de discuter pas besoin de voter mais qu'on entende la position du gouvernement et qu'on entende la réaction des groupes politiques oui je souhaite un débat sur l'Ukraine au Sénat on va parler de l'actualité du Sénat dans cette actualité il y a la commission d'enquête sur le narcotrafic donc vous êtes la vice-présidente elle poursuit ses auditions il y en avait deux hier on va revenir dessus avec mathas sarz qui nous [Musique] rejoint bonjour Mathias bonjour Orian bonjour madame carlotier bonjour et Mathias on va donc ouvrir avec vous une page sur la commission d'enquête du Sénat sur le trafic de drogue oui une commission d'enquête voulue par les républicains grâce à leur droit de tirage son nom officiel est commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier on y reviendra elle est présidée par le socialiste Jérôme Durin Marie Carlotti ici présente en est la vice-présidente et enfin Étienne blanc sénateur HR dur rô le rapporteur une commission d'enquête qui a débuté fin novembre Orian et qu'est-ce qui a poussé le Sénat à déclencher cette commission d'enquête et bien un constat alarmant les réseaux des trafiquants de drogue se développe en 2022 27,7 tonnes de cocaïne ont été saisies en France et 5 fois plus que 10 ans auparavant on monte à 157 tonnes en comptabilisant tous les produits stupéfiants enfin ce qui inquiète c'est l'explosion de la violence lié à ces trafics de drogue prenons par exemple la ville de Marseille en 2023 plus de 44 personnes ont été tuées dans des règlements de compte très probablement lié au narcotrafic mathas c'est aussi un degré qui a été franchi dans la violence oui je l'évoqué avec les chiffres des règlements de compte à Marseille exemple très concret cette fois ce lundi la commission d'enquête auditionné Émile Diaz dit Milou figure repentie de la French Connection autrement dit pas un enfant de cœur et lui-même fait un constat singlant sur la criminalité d'aujourd'hui liée à la drogue c'est des appaches quand on attaque la diligence on tue tout le monde pour prendre un bracelet voilà c'est c'est des malades et c'est des malades je vous le dis moi ils sont malades nous on éétait pas malade nous nous on cherchait l'argent madame Carlotti vous vous avez fait votre vie à Marseille est-ce que vous partagez ce constat fait par par Émile Diaz alors d'abord pour vous dire que on parle beaucoup de Marseille d'ailleurs c'est pour ça que au départ c'est Jérémy by gu bénaroch et moi-même qui voulions cette commission d'enquête parce qu'on voulait la cibler sur c'était un tort on avait pas de Joker et les alr ont pu obtenir eux la commission d'enquête tant mieux que ce soit comme ça parce que ce qui s'est passé à Marseille bien sûr c'est plutôt caricatural hein voilà mais aujourd'hui ça s'étend à toute la France ça s'étend dans les villes moyennes ça s'étend dans les campagnes on voit bien que la question de la drogue maintenant interpelle l'ensemble du territoire et on a voulu cette commission d'enquête non seulement pour faire un constat on a fait des vrais constats extrêmement douloureux d'ailleurs mais aussi pour faire des préconisations des propositions on ne veut pas que notre pays la France deviennne un narcopays c'est le cas de certains de nos voisins donc aujourd'hui les les frontières sont étanches et c'est bien sur beaucoup de points mais elles sont aussi étanche pour les trafiquants et en plus ils ont toujours un coup d'avance oui c'est extrêmement violent oui aujourd'hui à Marseille c'est violent peut-être un peu plus qu'ailleurs oui avant on disait de façon scandaleuse c'est pas grave ils se tuent entre eux on peut plus dire des choses pareilles parce que les familles ne peut pas ne peuvent pas le comprendre une maman qu'on tue à qui on a tué son enfant qui soit petit dealer ou qui soit soit sur qui soit là au mauvais moment c'est la mère d'un enfant de 15 ans de 18 ans donc on doit faire attention à ce qu'on dit il faut effectivement sanctionner les petits délinquants il faut sortir ces gens qui vivent dans les quartiers des conditions difficiles dans lesquelles ils vivent au quotidien mais il faut s'attaquer au haut du spectre au patron de Milou à ceux qui sont bien calés ailleurs souvent à Dubaï et qui eux sont ceux qui tirent toutes les ficelles et on mène un travail à la commission d'enquête extrêmement compliqué difficile on a une cinquantaine d'auditions plus de 100 personnes et personnalités sont venu nous parler c'est c'est vraiment tentaculaire un peu comme la pieuvre d'ailleurs tentaculaire on rendra nos préconisations enfin le le président et le le rapporteur rendront eux nous on sera avec eux leur préconisation au mois de mai on va essayer de cibler certains sujets peut-être d'en mettre d'autres à côté pour dire on y revient parce qu'on n arrivera pas donc oui la situation est grave en France et hier on a entendu un journaliste italien on va venir qui est venu nous dire attention les politiques vous n'en parlez pas assez saisissez-vous et nous on va essayer de le faire des élections européennes pour parler de la coopération de nos de nos tribunaux de la coopération de nos de nos nos policiers et parce que c'est très fondamental c'est aussi une autre forme de guerre on parlait de des déclarations de Macron il faut aussi qu'on regarde très précisément il faut arrêter ce processus alors on l'arrêtera pas ils ont toujours un coup d'avance mais à un moment donné vous savez quand Nixon commençait à voir arriver de l'héroïne bien de de très bonne qualité comme a dit Milou he il a dit à Marseille on avait la meilleure héroïne de meilleure qualité oui quand elle a défilé sur les sur les marchés américains un jour il en a eu assez il a pris son coup de téléphone il a téléphoné je crois que c'était Pompidou en disant bon où vous faites faites quelque chose parce que là c'est l'inverse c'est-à-dire que maintenant c'est la cocaïne qui prend le dessus sur beaucoup les drogues de synthèse aussi la cocaïne qui qui n'est plus la cocaïne des des petits bourgeois bobo qu' m dit Milou je l'ai repris là-dessus d'ailleurs parce que maintenant elle s'est démocratisé excusez-moi de de ce terme et et il y a plein de jeunes dans les quartiers qui sont laissés à l'abandon qui qui qui se niffent et cetera donc oui effectivement aujourd'hui il faut prendre des affaires en main sur cette question et peut-être que le débat européen pourrait en être une occasion en tout cas j'attends la sortie de la commission d'enquête vous savez que la commission d'enquête elles sont régies par des choses extrêmement rigoureuses donc j'ai pas le droit d' dire trop parce que c'est comme ça sinon on est on est sanctionné pénalement on fait jurer on a fait jurer Milou hein voilà qui disent la vérité toute la vérité il l'a fait sans problème il a dû la dire d'ailleurs en partie et donc la commission d'enquête a des règles très strictes et elle publiera officiellement ces résultats au mois de mai mathas un mot parce que on a parlé des des auditions d'hier mais les sénateurs ils auditionnent beaucoup de personnes oui bah hier Roberto Saviano justement l'écrivain journaliste italien auteur du livre gomor sur les dessous de la M avant lui il y avait eu Frédéric veau directeur général de la police nationale Didier Lallemand secrétaire général de la mer et ancien préfet de police de Paris la liste est très longue objectif Orian remédié au problème par des décisions politiques fortes fin janvier c'est le criminologue Alain Bauer qui était reçu au palais du Luxembourg madame laassatrice vous l'aviez justement interrogé sur les moyens à mettre en place écoutez sa réponse on peut trouver des moyens et les adapté y compris en terme de répression et de sanction rapide efficace limité dans le temps mais qui ne fait pas durer 117 interpellations 90 présentations au juges et au dernier moment nul ne sait pourquoi 3 ensfer le fait de vouloir systématiquement trouver des alternatives à tout ne règle rien s'il y a pas un contenu à l'alternative aujourd'hui l'alternative c'est classement sans suite injonction faut pas le refaire enfin des choses qui n'ont pas d'effet dans la réalité c'est c'est un constat d'échec quand même que que tire Alan Bauer sur les politiques anti-drogue ouais c'est un constat d'échec mais je ne veux pas rester sur le constat d'échec je crois que ce qu'il dit c'est qu'il y a pas une vraie volonté politique de la part de de l'ensemble de la classe politique hein en France puisque c'est ce que je connais le mieux il y a pas de volonté politique et et vraiment ce qu'on souhaite à l'issue de ce de ce rapport c'est de de créer quelque chose qui crée une vraie volonté politique alors le la commission d'enquête va se se déplacer aussi je vous l'ai dit dans beaucoup de départements puisque maintenant c'est dans tous les territoires français que que ce mal existe et à Marseille la semaine prochaine ouais le 7 et le 8 mars à Marseille qu'est-ce que vous attendez de ce déplacement alors une chose particulière bon confirmer des choses qu'on a vu ailleurs hein le port on va en prison on va voir la prison et cetera et cetera mais pour la première fois on va rencontrer les familles parce que je crois ce que je disais tout à l'heure est fondamental les familles se sentent délaissées donc on va travailler aussi regardez comment on peut faire l'accompagnement des familles qui sont malheureuses pour la première fois les familles ont été reç au conseil municipal de Marseille par Benoît paayant où il a dit tous les enfants qui meurent sont des petits marseillais et et du coup voilà il faut considérer que faut les accompagner sur le plan sociologique sur le plan affectif sur le plan juridique faut pas les laisser tomber c'est la première fois qu'on va les voir et elles vont nous parler tout à fait clairement de de leur vécu moi je les ai déjà vu et elles vont nous raconter des histoires extrêmement émouvantes alors justement Alain Bower c'est l'un des reproches qui a été fait c'est que toute cette collecte d'information elle est faite mais le risque c'est que ça n'accouche de rien pas de mesures concrètes qui peuvent changer les politiques publiques en matière de lutte antidrroogue alors on peut pas dire qu'on ne fait rien c'est pas vrai il y a des choses qui se font des choses qui avancent mais on peut aller plus vite plus loin regardez ce qui se fait par exemple sur les repentis hier on a écouté Milou qui nous a proposé une autre solution tout le mondeon c'était publi donc je peux en parler hein lui il dit on peut très bien faire parler les balances ça existe ouais mais il y a aussi une des statutes du rupenti on est très le en France aux États-Unis ils ont mis en place un statut des repentis très percutant qui coûte de l'argent évidemment pour accompagner les gens pour et l'Italie a a copié sur les États-Unis on devrait peut-être copier sur l'Italie ça serait intéressant de voir ce qui se passe ailleurs on gèle les avoirs on gèle les avoirs mais on gèle les avoirs mais c'est pareil pour les les oligarques russesin on gèle les avoirs mais il faut les geler beaucoup plus tôt il faut agir rapidement et voilà donc je je pense que on a plein de choses à faire je ne sais pas ce qui va sortir je le répète de la commission d'enquête clairement mais c'est moi personnellement des pistes que je veux défendre merci Mathias à tout à l'heure merci Rian on parlera de la code de popularité de l'exécutif ce sera à suivre dans le club un mot sur une autre actualité du Sénat ce sera demain que le Sénat doit se prononcer sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution vous avez dit hier il nous faut dé jouer les tentatives d'obstruction et les pressions qui s'exercent auprès de certains de nos collègues qu'est-ce que vous avez voulu dire alors j'ai voulu dire que le le texte qui arrive aujourd'hui au Sénat il arrive déjà on y a travaillé on a fait des efforts je parle de de de la gauche en particulier et du mouvement féministe puisque dans le texte qui nous arrive le le le droit a été remplacé par la liberté on avait peur que la liberté soit moins contraignante bon le Conseil d'État nous a rassuré d'autant qu'il a rajouté une liberté garantie et on apprend alors c'est ça un peu qui qui très agaçant que le LR le président du groupe veut poser un amendement pour supprimer garantie vous savez très bien qu'il faut voter en terme identique pour que les choses aillent vite et pour qu'on ait le Congrès le 4 mars c'est ça qui aurait été lundi il faut aller vite pourquoi il faut aller vite parce que franchement 86 % des Français sont d'accord pour la plupart ils pensent que c'est déjà quasiment fait et là le fait de de de finalement rajouter un amendement qui viendrait perturber le travail qui a été fait précédemment ça vudrait dire qu'on l'a pas voté en terme identique et que moi j'appelle ça de l'obstruction puisque ça sera voté de toute façon ça va faire une navette ça sera voté ça veut dire qu'on prend on gagne du temps et par ailleurs je viens vous dire que depuis quelques semaines et ça ce qui me dérangerait ça c'est que si monsieur retaillot fait ça il ouvre la voix à tous ceux qui sont antivg j'ai pas dit que lui il était j'ai dit qu'il ouvrait la voix parce que fait plus d'une semaine 15 jours qu'il se déchaîne qu'il nous envoie des ça c'est-à-dire ne pas permettre au Sénat de voter en terme identique mais bien sûr ne pas permettre au Sénat de conclure enfin d'apparaître vous savez depuis quand on travaille là-dessus la première fois qu'on a parlé de d'un droit fondamental on parlait pas à l'Assemblée c'était Catherine Coutel une députée socialiste qui a parlé d'un droit fondamental parlait pas de la Constitution encore ça avait un sens les premiers qui ont déposé une ce ce cette la constitualisation de l'IVG c'est le groupe communiste en 2017 le groupe socialiste avec Lucart vounas Laurence Rossignol et Marie-Pierre de la gonrie ont déposé une proposition de loi en 2018 19 elle a été encore rejetée il faut que cette foi ça soit la bonne parce que ça correspond à un mouvement de la société un travail que les féministes ont porté depuis des années on suivra tout ça ce sera demain après-midi à partir de 16h30 l'actualité dans nos régions maintenant c'est grâce à nos partenaires de la presse régionale on va parler de la Corse puisque c'est un dossier que vous suivez particulièrement ici au Sénat notamment pour votre groupe on va y aller en cor on retrouve Henri Mariani bonjour Henry merci beaucoup bonjour bonjourre Avec nous directeur délégué de Corse Matin et Henri hier soir avait lieu un dîner important à beauovau autour du du ministre de l'Intérieur Gérald haranin dîner avec les élus cors qui a duré longtemps plus de 4 heures qu'a proposé Gérald haranin bien écoutez il a il a proposé que la Corse soit inscrite dans la Constitution via l'article 74-1 alors c'est un peu technique on va pas faire un cours de droit constitutionnel mais pour faire cours l'autonomie de la Corse que réclame la majorité nationaliste de Gil Siméoni sera inscrite dans la Constitution si bien évidemment le projet de loi et voté et à cette inscription dans la Constitution et bien euh il sera adossé ce qu' l'on appelle une loi organique c'est-à-dire une loi qui va fixer euh le contenu de cette autonomie de la Corse dans quel domaine précis dans quel domaine de compétence la Corse pourra exercer son pouvoir et être complètement autonome dans certains domaines alors on peut imaginer que ce sera dans les domaines dont elle a déjà des compétences par exemple les transports l'agriculture le tourisme la gestion de l'eau mais peut-être d'autres compétences que l'État souhaitera à un moment donné transférer à cette collectivité de Corse autonome encore une fois si si le projet de loi va à son terme et abouti ou et comment on l'a un peu vu dans le journal mais comment on réagit les les Adelus de lillele qui semblaient assez optimiste oui alors Gill Siméon que que j'ai écouté il y a quelques minutes sur une radio nationale disait que c'est potentiellement historique pourquoi potentiell parce qu'il y a encore bien des écueils à franchir le le gouvernement n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale il n'en a pas non plus au Sénat et puis il faudra faire une réforme constitutionnelle il faudra donc les 3/5e des deux assemblées en congrès à Versailles pour que cette loi soit cette réforme de la Constitution soit soit adoptée ça n'est pas gagné compte tenu des difficultés et de l'absence de majorité donc il y a encore un long chemin parlementaire à parcourir le projet de loi va être d'abord examiné par par le Sénat très probablement d'ici le mois de de mai ou le mois de juin le Sénat c'est le représentant des des collectivités locales on le sait là aussi le parti du président de la République n'a pas de majorité on peut on peut craindre que le texte soit un peu édulcoré lorsqu'il reviendra devant l'Assemblée nationale donc effectivement le le parcours le chemin est encore extrêmement long avant de voir éventuellement si le projet de loi va va à son terme euh le l'autonomie de la Corse inscrite dans la constitution mariearlette carlti reste avec nous he Henri hein mariearlette Carlotti ce qui s'est passé hier soir à beauau est-ce que ça vous rend optimiste sur un aboutissement du processus d'autonomie ah bah ça fait 2 ans que les négociation dure moi je voudrais féliciter ce qui s'est passé envers les tous les élus cors je voulais féliciter Gilles Siméon et d'être arrivé avec les élus qui étaient autour de lui à un consensus sur au moins quatre points après il reste encore des discussions qui qui sont complémentaires mais ils ont porté hier soir ensemble à Gérard daranin une déclaration politique solennelle pour dire qu'ils étaient pour la reconnaissance constitutionnelle de l'accord c'est je trouve que c'est tellement normal tellement normal que que cette île qui a une spécificité qui à la fois une île et une montagne dans la Méditerranée avec une culture très forte soit reconnue dans la Constitution française donc j'espère que ça va aboutir j'ai entendu qu'il y avait encore quelques difficultés je je trouve que moi je voudrais assurer mes collègues sénateurs hein tous en leur disant ne vous inquiétez pas on peut avoir l'autonomie en Corse mais cette Corse reste dans la République ne vous inquiétez pas d'ailleurs parce qu'ils sont inquiés parce que Henri je je vais vous laisser la parole sur la question du Sénat peut-être bah la question qui qui qui n'est pas encore tranchée et madame la sénatrice le sait la la la motion la délibération pardon votée majoritairement par par l'assemblée de cors en en juillet dernier et porté par le président du conseil exécutif demande que la Corse puisse faire ses propres lois dans certains domaines bien évidemment sans toucher au pouvoir régalien qui reste des prérogatives de l'État il n'en demeure pas moins que hier le ministre de l'Intérieur s'est montré extrêmement frileux sur cette question et préfère un pouvoir d'adaptation c'est-à-dire la possibilité pour la Corse d'adapter certaines lois et non pas de faire la loi donc on voit bien que là encore avant de rapprocher les points de vue il y a encore il y a encore du du du travail à faire merci merci de cette précision parce que moi je ne la connaissais pas en l'état mais je pense qu'il y a aussi d'autres points sur qui sont complémentaires à la à la réforme constitutionnelle qui est le mode de scrutin qui est l'organisation territoriale tout ça ça peut continuer à se discuter je sais qu'il a été proposé justement sur ce que vous dites que que les que la ça se fasse par étape que ça se fasse sur une durée de 5 ans que ça touche pas les lois régaliennes donc peut-être qu'il y a encore une possibilité de débattre moi vis-à-vis de mes collègues sénateurs à ce stade je peux les rassurer pour la question de la langue on reconnaît enfin la langue corse mais on ne met pas au panier la langue française donc ça c'est très important pour eux ils en parlent tout le temps je veux les rassurer sur la question de du statut de résident voilà c'est pas le terme qui est employé dans le l'accord statut de résidence très exactement pas tout à fait la même chose rés bien sûr tout à fait vous avez d'accord vous avez raison c'est pas est-ce que vous n'avez pas l'impression que enfin que ce ce cette Corse autonome elle ne risque d'ouvrir une sorte de fédéralisme à la française c'est-à-dire est-ce que d'autres régions ne vont pas finalement et peut-être à juste titre qui sait réclamer la même chose mais est-ce qu'il y a d'autres régions qui vivent dans les mêmes conditions que les Corses c'està-dire dans tout certains présidents de région mais qui est plus de décentralisation c'est ce que nous voulons c'est ce que nous président de la Région Bretagne a très vite réagi quand Emmanuel Macron ouvert la voix à l'onomie d'accord mais le statut de nous on est depuis toujours et c'est les lois de fer qui ont initié ça pour une déc calisation le pouvoir doit être au plus près des citoyens ça ne déstructure pas l'état français bien au contraire mais par rapport à la Corse il y a quand même une particularité c'est une île personne ne vit dans les mêmes conditions vous savez d'où vient quand même mieux que moi puisque vous y êtes hein moi je je ne vis pas en Corse donc j'ai aucune leçon à donner mais vous savez mieux que moi quand même d'où ils viennent ils viennent d'un d'un moment où où ils étaient pris entre les clanistes où rien ne se passait en Corse où il y avait pas d'université pas possibilité de se soigner ils ont acquis quelque chose d'autre ils ont ils sont arrivés depuis quelques jours à à trouver même un accord dans une cadre d'une politique solennelle une déclaration solennelle je trouve que mais ça veut dire vousê vous êtes inquiète des conséquences sur l'île si jamais ce processus d'autonomie très inquiète parce que ça suffit maintenant ça fait longtemps que c'était une promesse du gouvernement je crois que Gilles siméog et maintenant les élus corses parce que je ne veux pas les les fracturer au moment où ils s'unissent euh ont trouvé un une une voix il faut aller jusqu'au bout de cette voie oui j'ai peur parce que je n'ai pas envie que si les choses échouent et bien tout se déglingue je pour pas en dire plus en Corse je n'ai pas envie qu'il y ait des mécontentements qui refassent qui refassent surface voilà il s'est passé des moment difficile encore on a arrivé on est arrivé à apaiser la situation même si ça reste compliqué hein voilà il faut leur faire comprendre que ils ont intérêt à aller vite pour avoir la paix et une espèce de de de sérénité quand ils vont aller passer leurs vacances par exemple merci Henry on suivra bien sûr tout ça avec vous une visite de Gérald harmanin qui est prévu dans les prochains jours oui théoriquement le ministre viendra mi-mars notamment à l'assemblée de cors et on suivra évidemment tout ça avec vous merci beaucoup merci Henri Mariane d'avoir été avec nous Bovo à la table de l'autonomie c'est la Une de cor matin dans son édition du jour merci Henry Marian merci beaucoup marieette Carlotti merci on suivra évidemment ça avec vous je crois que le 5 mars vous là-dessus avec votre groupe ouais je veux faire de la pédagogie on va on va également suivre tout ça dans les prochaines semaines avec vous merci merci Mar carlti d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club des territoires on ira au salon de l'agriculture