Julien Odoul : "Emmanuel Macron jette des illusions à des fins électoralistes !" (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:00ComplaisanteRéponse partielle
Bonjour Julien Audoul. Bonjour Jean-François Kili.
- 0:11FerméeRéponse directe
Le RN est-il d'accord avec Trump ?
- 0:45OuverteRéponse directe
De voir le RN se poser en protecteur des juifs de France, oubliez les frasques de Jean-Marie Le Pen ?
- 1:41FerméeRéponse partielle
Vaincu le Hamas, à vos yeux ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Il faut que Netanyahou poursuive l'offensive à Gaza ?
- 2:55RelanceRéponse partielle
Il faut qu'il se retire de Gaza, Netanyahou, il faut qu'il poursuive l'offensive ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Oui, c'est ce que disent Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
- 0:18Invité politiqueFait
« Après les atrocités et les pogroms du 7 octobre 2023, après l'assassinat de 1200 civils visés parce qu'ils étaient juifs, effectivement, le calendrier est totalement mortifère. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Donner un État à la Palestine, donner un État surtout au Hamas, c'est effectivement récompenser les viols, récompenser les atrocités, les massacres qui ont été commis le 7 octobre 2023 et c'est intolérable. »
- 1:08Invité politiqueFait
« Rappelez-vous, en 2010, Marine Le Pen a été la première responsable politique française à dire qu'en France, il y avait des quartiers où il ne faisait pas bon être femme, être juif ou même être blanc. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Et personne dans la classe politique a fait le constat et a le courage de mener de front cette bataille essentielle, vitale même. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Non, il n'est pas vaincu, il tient toujours la bande de Gaza, il a de nombreux soutiens, il maintient d'ailleurs le peuple palestinien sous son totalitarisme, il faut bien le dire. »
- 2:15Invité politiqueFait
« C'est un groupe terroriste qui n'a qu'un seul objectif et d'ailleurs c'est dans ses statuts de 1988, c'est l'éradication du peuple juif et la disparition de l'État d'Israël. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Mais nous disons, et nous le disons depuis 7 octobre et bien avant, que la garantie première c'est la sécurité. »
- 4:05Invité politiqueFait
« M. Macron se paye de mots. M. Macron jette des illusions à des fins électoralistes, on le sait, veut flatter un électorat qui est le même, qu'il a voulu séduire par son refus de participer à la grande marche contre l'antisémitisme, il faut s'en rappeler. »
- 5:26Invité politiquePromesse
« On en a assez des taxes dans notre pays. Il faut un moratoire fiscal. »
- 5:30Invité politiqueChiffre
« On est le pays le plus taxé au monde, les Français sont les contribuables les plus matraqués au monde, on voit qu'on a un taux de prélèvement obligatoire qui est indécent. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« Il y a 60 milliards à récupérer sur le train de vie de l'État, les comités théodules, les agences inutiles. »
- 7:48Invité politiqueChiffre
« par son refus de lutter contre l'immigration de guichet social qui nous coûte un pognon de dingue »
- 8:26Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de majorité. »
- 9:01Invité politiqueFait
« nous étions opposés à la réforme des retraites. Nous avons un autre projet qui est porté par Marine Le Pen avec un système progressif. »
- 9:33Invité politiqueChiffre
« Il y a 60 milliards à récupérer sur le train de vie de l'État, les comités théodules, les agences inutiles. »
Temps de parole
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Bonjour Julien Audoul. Bonjour Jean-François Kili. Vous avez entendu Donald Trump à l'ONU. Reconnaître un État palestinien, ce serait récompenser les terroristes du Hamas. Le RN est-il d'accord avec Trump ?
Oui, c'est ce que disent Marine Le Pen et Jordan Bardella. Après les atrocités et les pogroms du 7 octobre 2023, après l'assassinat de 1200 civils visés parce qu'ils étaient juifs, effectivement, le calendrier est totalement mortifère. Donner un État à la Palestine, donner un État surtout au Hamas, c'est effectivement récompenser les viols, récompenser les atrocités, les massacres qui ont été commis le 7 octobre 2023 et c'est intolérable.
C'est fou, paradoxe de l'histoire politique de ce pays, de voir le RN vous-même désormais qui se pose en protecteur des juifs de France oubliez les frasques de Jean-Marie Le Pen, vous avez une sorte d'ennemi commun désormais.
Ça fait très longtemps que le RN est un bouclier pour les juifs de France. Rappelez-vous, en 2010, Marine Le Pen a été la première responsable politique française à dire qu'en France, il y avait des quartiers où il ne faisait pas bon être femme, être juif ou même être blanc. C'était en 2010 et effectivement la suite a montré que nous étions les seuls à dénoncer, à combattre l'ennemi mortel des Français et particulièrement de nos compatriotes de confession juive, c'est l'islamisme. Et personne dans la classe politique a fait le constat et a le courage de mener de front cette bataille essentielle, vitale même.
Il y a eu cette affirmation d'Emmanuel Macron, Julien Audoul, à la tribune de l'ONU la veille, le Hamas, a dit le président, a été vaincu sur le plan militaire, il doit désormais l'être sur le plan politique. Vaincu le Hamas, à vos yeux ?
Non, il n'est pas vaincu, il tient toujours la bande de Gaza, il a de nombreux soutiens, il maintient d'ailleurs le peuple palestinien sous son totalitarisme, il faut bien le dire. Le Hamas n'est pas un groupe politique, ce n'est pas un mouvement de résistance comme le disent les Insoumis, les amis de Jean-Luc Mélenchon. C'est un groupe terroriste qui n'a qu'un seul objectif et d'ailleurs c'est dans ses statuts de 1988, c'est l'éradication du peuple juif et la disparition de l'État d'Israël. C'est le seul objectif du Hamas, c'est ni un État palestinien, ni la croissance.
Il faut que Netanyahou poursuive l'offensive à Gaza ?
Mais nous disons, et nous le disons depuis 7 octobre et bien avant, que la garantie première c'est la sécurité. Sécurité pour l'État d'Israël, pour le peuple israélien qui vit sous la menace constante d'attentats, de tirs de roquettes, etc. Et sécurité pour les Palestiniens, parce que la principale menace aujourd'hui pour les Palestiniens c'est de vivre en République islamique avec le Hamas à sa tête.
C'est une offensive suite ou pas ? Il faut qu'il se retire de Gaza, Netanyahou, il faut qu'il poursuive l'offensive, pour bien comprendre votre position.
Encore une fois, je ne suis pas dans l'État-major israélien, moi je regarde cette situation comme un parlementaire français. Bien sûr, mais ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il faut qu'il y ait un processus, que ce processus doit se faire par étapes, c'est ce que nous souhaitons d'ailleurs avec Marine Le Pen, Jordan Bardella et le Rassemblement National. Nous sommes évidemment pour la solution à deux États, mais dans un calendrier...
C'est ce que dit Emmanuel Macron quand il dit reconnaissance de l'État palestinien, mais processus progressif de paix, etc.
Il ne peut pas y avoir de processus tant que les otages sont toujours dans les tunnels de la mort, il y a 48 otages israéliens qui sont toujours détenus par le Hamas, tant qu'il n'y a pas d'autorité politique palestinienne qui soit en mesure de garantir l'existence de l'État d'Israël, ça n'existe pas aujourd'hui, étant qu'il n'y a pas, encore une fois, l'assurance que l'État palestinien est véritablement un État.
Donc vous dites quoi alors pour la position d'Emmanuel Macron ? Qu'est-ce que c'est ? C'est une faute à vos yeux ou il va trop vite ? Qu'est-ce que vous dites ce matin ?
M. Macron se paye de mots. M. Macron jette des illusions à des fins électoralistes, on le sait, veut flatter un électorat qui est le même, qu'il a voulu séduire par son refus de participer à la grande marche contre l'antisémitisme, il faut s'en rappeler. Mais c'est un électorat communautaire, c'est un électorat qui est aujourd'hui capté par la France insoumise, c'est un électorat qu'il croit satisfaire en agitant la bannière palestinienne. En vérité, il n'apportera que des désillusions et une surenchère permanente. Il ne va pas arrêter les manifestations antisémites, il ne va pas arrêter les pogroms, il ne va pas arrêter la haine antisémite qui se déverse dans notre pays.
Pour bien comprendre, vous ne définissez pas l'électorat qu'il fait ? Ah si, je le définis très bien.
C'est un électorat qui est aujourd'hui islamo-gauchiste, qui a fait de la cause palestinienne, qui a été dévoyée son objectif premier, avec une haine contre nos compatriotes de confession juive, il faut bien le dire, c'est l'électorat qui est aujourd'hui capté, instrumentalisé par Jean-Luc Mélenchon.
C'est dit, parlons de ce qui se passe dans ce pays désormais, Julien Wodoul, est-ce que vous allez, et je reprends la formule d'Éric Revelle sur Sud Radio, est-ce que vous allez danser, vous aussi, la Zucmania, c'est-à-dire, au fond, signer pour la taxe Zucman ?
Non, certainement pas. On en a assez des taxes dans notre pays. Il faut un moratoire fiscal. On est le pays le plus taxé au monde, les Français sont les contribuables les plus matraqués au monde, on voit qu'on a un taux de prélèvement obligatoire qui est indécent, et qu'en contrepartie, on a des services publics qui s'effondrent, que ce soit sur l'hôpital, l'éducation, la justice, la police. Donc, stop les taxes. Les taxes, il faut arrêter. Marine Le Pen, elle parle de rédablir l'ISF.
Non, mais c'est pas, encore une fois, il faut arrêter cette surenchère, et surtout arrêter de stigmatiser les chefs d'entreprise, ceux qui produisent de la richesse, les petits patrons qui tiennent l'économie française. Voilà, arrêtons cette chasse aux riches, entre guillemets, parce qu'on ne sait pas vraiment à quel niveau on est riche dans notre pays, mais très clairement, tout ça est contre-productif, à la fois socialement et économiquement. Et Marine Le Pen veut rétablir l'ISF ?
Non, elle ne veut pas rétablir l'ISF, elle veut transformer l'ancienne ISF en impôts sur la fortune immobilière, financière, pardon, et transformer l'impôt sur la fortune immobilière en impôts sur la fortune financière, justement pour... Ce n'est pas très clair. C'est très clair, c'est très clair. En fait, nous ce que nous souhaitons, ce n'est pas taxer le patrimoine enraciné, c'est-à-dire pas s'en prendre aux contribuables qui a pendant des années participé à l'économie de notre pays et qui a acheté sa maison, et qui va être taxé parce qu'il a acheté sa maison. Nous ce que nous souhaitons, c'est taxer tout ce qui est plus-value.
Alors, le patron, Patrick Martin, le patron du Medef, veut faire un grand meeting, la raison, oui, non, contre les taxes. Les patrons qui mobilisent, c'est assez inédit quand même. Alors, ce n'est pas vraiment inédit, il y a eu plusieurs mouvements de petits patrons.
Mais là, c'est particulier, ça intervient à un moment particulier. Mais c'est vrai qu'il y a un ras-le-bol. Vous soutenez ? Moi, je soutiens le ras-le-bol. Je comprends effectivement le ras-le-bol de chefs d'entreprise qui en ont marre d'être les vaches à lait, qui en ont marre de payer, payer, payer, alors que l'État ne fait pas les efforts, alors qu'il ne fait pas les économies. On ne fait pas les économies sur le train de vie de l'État, sur la communication, sur les agences,
les comités déodules. Vous dites oui au meeting des patrons. C'est une bonne idée.
Encore une fois, ils se manifestent comme ils l'entendent. Moi, j'observe que, quand on demande des efforts toujours au même, effectivement, il y a un problème. Et l'État, par la politique qu'il mène, par son refus de lutter contre les gaspillages, par son refus de lutter contre l'immigration de guichet social qui nous coûte un pognon de dingue, devrait déjà faire des économies dans ces domaines-là.
Sébastien Lecornu consulte encore et toujours. Ça fait 15 jours qu'il est en poste. Là, ce sont les syndicats qui viennent chez lui, à Matignon, aujourd'hui. Julien Oudoul, c'est la bonne méthode, parce qu'il ne se passe rien et on a trois semaines de silence. C'est le monde du silence, pendant trois semaines. C'est bien ou c'est pas bien ? Oui, alors je ne sais pas si ce sera...
Parce que tout le monde s'énerve, pas mieux sous les mers. Ou le Titanic, peut-être. Mais effectivement, M. Lecornu voit que ses marges de manœuvre sont extrêmement réduites. Parce que la donne est la même. Il n'y a pas de majorité. Et surtout, il y a un besoin de rupture. Nous nous le disons au Premier ministre, Marine Le Pen, Jordan Bardella l'ont redit lors de leur entretien à Matignon, il faut la rupture avec le macronisme. C'est simple, c'est clair, c'est net. Si M. Lecornu veut continuer dans la politique qui est menée depuis huit ans, il sera censuré.
S'il a le courage et l'audace de rompre, c'est-à-dire d'appliquer une autre politique qui est souhaitée et portée par 11 millions de nos électeurs, il aura peut-être une chance de s'en sortir.
Alors, il y a un point précis. La gauche réclame la suspension, le Parti Socialiste, la suspension de la réforme des retraites. C'est oui ou c'est non pour vous ?
Mais nous, comme vous le savez, nous étions opposés à la réforme des retraites. Nous avons un autre projet qui est porté par Marine Le Pen avec un système progressif.
Oui, vous êtes passé de 60 à 60 ans. C'est pas un âge de départ,
c'est des annuités, c'est 42 annuités. Il faut suspendre ou pas ? Encore une fois, cette réforme est injuste socialement et elle est inefficace économiquement. Tout le monde le sait. Mais il y a d'autres, il y a évidemment d'autres mesures à appliquer dès maintenant pour rendre de l'argent aux Français et des marges de manœuvre à notre pays. Je le dis, il y a 60 milliards à récupérer sur le train de vie de l'État, les comités théodules, les agences inutiles. Sur le service public de l'audiovisuel, par exemple, c'est 4 milliards, au hasard.
Et puis, vous avez l'immigration de guichet social qui est l'éléphant au milieu du couloir que personne ne veut toucher, qui nous coûte un pognon de d'argent.
Vous ne répondez pas sur la suspension, en fait. Julien Audoul, vous évoquez France Télévisions qui est dans le rouge. Il y a le rapport de la Cour des Comptes, un déficit de 40 millions d'euros. Que dites-vous ce matin ?
Je dis que c'est malheureux que ce soit le contribuable qui paye. Ce sont les Français qui payent pour ce service public qui n'est plus public, il faut bien le dire. C'est un service de gauche avec une idéologie de gauche qui vise à rééduquer les Français, quelquefois à les insulter, à les infantiliser. Tout ça est intolérable. Et c'est vrai que quand on a entendu les leçons, les dictates de Mme Ernot, tout ça montre bien qu'il y a une déconnexion totale de ce service public qui est à des années de lumière de ce que veulent les Français.
Marine Le Pen, elle dit privatisation. C'est toujours d'actualité au Rassemblement National. Bien sûr. Donc si vous êtes demain au pouvoir, vous privatisez le service public ? Évidemment.
C'est 4 milliards d'euros que nous pourrions récupérer. Aujourd'hui, les Français ne comprennent pas pourquoi ils paient pour des programmes, des chaînes où, encore une fois, il n'y a pas de pluralisme politique, bien souvent, et où il y a une hostilité croissante que ce soit notre culture, notre histoire.
Il y a un projet de réduction de la voilure et d'une BBC à la française. Pourquoi pas aller vers ce projet ?
Non mais aujourd'hui, je pense qu'il n'est plus viable et il n'est plus souhaitable que les Français paient pour un service public, l'audiovisuel, qui a montré depuis des années son orientation et son hostilité vis-à-vis du pluralisme. Non, vous dites dissolution de façon ferme.
Privatisation. Privatisation. Et dissolution aussi. En quelque sorte, j'entends dissolution dans tout ce que vous dites depuis quelques minutes. Vous allez vers la dissolution,
en réalité. Ce n'est pas nous qui décidons, on sera le président de la République. Nous, nous souhaitons effectivement un retour aux urnes pour que les Français puissent trancher cette crise politique et institutionnelle. Aujourd'hui, on voit bien que les bidouilles, les magouilles, les communications ne mènent à rien. Il y a besoin d'un changement de cap et d'un changement de politique qui ne pourra être effectif qu'avec une dissolution d'une nouvelle majorité.
Avec l'ultime question, Julien Oudoul, avec Jordan Bardella qui serait Premier ministre, là, quasiment à l'automne, c'est le projet du Rassemblement National, cette rentrée ?
C'est souhaitable pour les Français. Plus tôt nous arriverons au pouvoir, mieux ce sera pour que... Dès l'automne. Mais dès l'automne, encore une fois, c'est le président de la République qui a les clés de la dissolution. Nous, nous souhaitons que ces élections arrivent le plus tôt possible parce que la situation économique, sociale, sécuritaire, migratoire de notre pays est tellement grave que nos idées doivent arriver au pouvoir avec Jordan Bardella à Matignon.
Merci à vous, Julien Oudoul. Merci beaucoup.
Julien Odoul