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interviewC à vous (sur YouTube)· 19 mars 2026 52 min

Municipales : un scrutin tremplin pour la présidentielle ? - C à Vous l’Intégrale - 19/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Avant toute chose, on est heureux de souhaiter la bienvenue au 3e petit Sénéchal, dont on vient d'apprendre la naissance.

Félicitations à ses parents, à Lorrain, qu'on embrasse, et à ses 2 grands frères...

A la une, le démenti d'E.Macron. - E.Macron: Les municipales doivent se tenir Dans le cadre le plus respectueux et républicain, mais tout ça est faux et pas à la hauteur. - A.-E.Lemoine: Réponse, depuis Bruxelles, du chef de l'Etat après les accusations portées contre lui par le candidat socialiste à la mairie de Paris.

Que reproche E.Grégoire à E.Macron? - P.Cohen: D'être intervenu pour avoir favorisé le retrait de S.Knafo de la course à la mairie de Paris.

Un retrait qui rebat les cartes pour le duel final. Bon, ce n'est pas un duel, mais une triangulaire pour le 2d tour de l'élection à Paris dimanche. - A.-E.Lemoine: La bataille de Paris devient un enjeu national qui dépasse la capitale?

C'est l'un des sujets qu'on aborde avec J.Viard. Bonsoir.

Vous êtes sociologue et directeur de recherche associé au Cevipof et au CNRS. Dans "La Tribune", vous soulignez que l'opposition entre métropole et périurbain nourrit le vote d'extrême droite. Vous nous expliquerez comment et pourquoi.

Dans le 5/5 de L.Amar, l'inquiétude en Grande-Bretagne après la multiplication des cas de méningite, l'arrivée de plus en plus précoce des moustiques dans l'Hexagone et le français, 4e langue la plus parlée au monde. - Bonsoir! - Bonsoir. - G.Clooney: Mon français est horrible. - Un petit peu. - C'est plus confortable, si on parle français ensemble... - A 50 ans, elle est allée en France et a dit: "Toi, tu vas parler français et on va quitter les Etats-Unis." - A.-E.Lemoine: Aimez-vous la France autant que la France aime le cinéma américain? - Encore plus. - L.Amar: Le français est aussi la 2e langue la plus apprise au monde.

C'est pour ça que ces stars le maîtrisent sur notre plateau. On compte aujourd'hui 396 millions de francophones, beaucoup plus que les années précédentes. - A.-E.Lemoine: On en parle avec notre invitée, K.Dijoud, enseignante de lettres classiques au collège et instagrameuse très suivie, et qui le sera de plus en plus, maintenant que le français est la 4e langue la plus parlée au monde.

C'est un fait, le français est de plus en plus parlé. Mais les Français sont de moins en moins heureux? - E.Tran Nguyen: On était à la 33e place l'année dernière.

On a encore baissé. On va voir ce qui nous rend heureux ou malheureux et quelle est la clé du bonheur. - A.-E.Lemoine: Après 20h, G.Montagné et la journaliste M.Hintermann.

Et dans votre OEil? - P.Lescure: On ouvre le centenaire du trompettiste Miles Davis avec des archives. - A.-E.Lemoine: En cuisine, C.Ferrari, qui nous accompagne depuis lundi, à côté de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Qui va remporter les élections municipales? J'aurais bien demandé le pronostic de Paul le poulpe, mais Carla a décidé d'en faire des tacos. - C.Ferrari: Ce soir, on le cuisine, le poulpe.

On va faire des tacos avec avocat, oignons pickle, mayonnaise chipotle et marinade. - B.Chameroy: Je vous dirai lundi, mais le poulpe a parlé. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure pour le dîner.

Tout de suite, L'Edito de Patrick. - P.Cohen: La fièvre monte, à 3 jours du 2d tour de l'élection municipale. - P.Cohen: Avec une incertitude jamais vue depuis 25 ans, avec la prise de Paris par la gauche de B.Delanoë.

La bascule aura-t-elle lieu dimanche dans l'autre sens? Au premier tour, E.Grégoire, pour la gauche et les écologistes, a plus de 12 points d'avance sur son adversaire LR, R.Dati.

Un écart qui semblait difficile à rattraper jusqu'à ce que P.-Y.Bournazel ne fasse alliance avec R.Dati, contraint et forcé par les appareils.

Il a quitté dans la foulée la vie politique parisienne. Plus encore avec le désistement de la candidate zemmouriste S.Knafo, qui appelle ses électeurs à chasser la gauche de l'hôtel de ville.

R.Dati se retrouve seule candidate de droite, de "toutes les droites", disent les adversaires de Zemmour à Macron. E.Grégoire, qui a refusé de fusionner avec LFI, demeure dans le viseur de S.Chikirou.

D'où le choix du candidat socialiste, pour mobiliser la gauche derrière, de dramatiser l'enjeu: brandir l'épouvantail de l'extrême droite et accuser le président de la République d'avoir mis ses mains dans la tambouille parisienne. - E.Grégoire: Vous croyez que S.Knafo s'est retirée pour rien?

C'est le pacte du diable, d'envoyer le signal qu'en toutes circonstances, l'union des droites est plus importante que tout. Le message, c'est: "Je me retire à Paris pour laisser gagner la droite et vous nous soutiendrez dans la dynamique d'union des droites sur le plan national en 2027." E.Macron est intervenu, et beaucoup de vos confrères nous l'ont relayé, pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate. - P.Cohen: E.Grégoire, sur franceinfo, qui n'apporte pas d'éléments tangibles pour prouver ses accusations.

Le président a-t-il aidé au retrait? "Absurde", affirme l'intéressé 2 heures plus tard en arrivant à un sommet à Bruxelles. - E.Macron: Ces propos n'ont aucun sens.

Ils déshonorent un peu la personne qui les dit, un peu à l'emporte-pièce. C'est pas sérieux. Je ne connais pas madame Knafo personnellement.

Je n'interviens pas dans ces municipales. La discussion que nous avons montre que j'ai largement autre chose à faire. - P.Cohen: Autant on ne sait pas pour S.Knafo, autant on sait qu'E.Macron a traité le cas Bournazel, au moins avec un coup de fil à E.Philippe, pour lui faire faire ce qu'il jurait de ne pas faire: une fusion avec R.Dati, dont l'entrée au ministère ne facilitait pas sa campagne pour Paris.

R.Dati s'était déjà défendue d'avoir conclu un pacte secret avec l'extrême droite. - R.Dati: Vous dites qu'il y a des accords secrets.

Pourquoi vous mentez? Quel accord secret? J'ai dit à madame Knafo que je ne ferai pas d'alliance avec elle.

J'ai pas d'accord secret. Tout est sur la table. Vous faites un front républicain?

Renaissance, l'UDI, l'UDR? Où est l'accord? Je ne suis pas responsable de tous ceux qui souhaitent votre départ. - P.Cohen: Enfin, l'outsider de ce 2d tour, S.Chikirou, a alterné les coups hier soir dans ce débat, fustigeant le bilan de la majorité sortante, mais disant aussi ne pas souhaiter le succès de R.Dati. - S.Chikirou: Je ne veux pas d'une maire des riches après qu'on ait eu un président des riches.

On va bientôt se débarrasser d'E.Macron. Je dis aux Parisiens: ne nous remettez pas pour des années de macronisme de droite à Paris!

On est à un an de se débarrasser du macronisme. - P.Cohen: Débat suivi par 750 000 téléspectateurs.

La prise de position de M.Le Pen, appelant à faire barrage à E.Grégoire.

La cheffe de file du RN l'a fait de sa propre initiative. On ne lui avait rien demandé. Dans la foulée de ce qu'avait dit J.Bardella mardi...

En apparence, c'est un coup de pouce à R.Dati, mais en pleine controverse sur le thème "dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es", c'est comme si M.Le Pen avait voulu donner raison au candidat socialiste dans une sorte de baiser de la mort à sa rivale de droite.

Un sondage Ifop pour "Paris Match" donne une très légère avance à E.Grégoire, 46 %, face à 44 % pour R.Dati.

Tout indique que ça pourrait se jouer à quelques milliers de voix. - A.-E.Lemoine: On a vu, en plein sommet de Bruxelles, E.Macron obligé de démentir fermement s'occuper de la municipale à Paris.

S.Chikirou s'en mêle. Le scrutin devient-il un enjeu qui dépasse la municipale? - J.Viard: Moi, je ne suis pas parisien.

Je m'intéresse de savoir si le Front national va passer à Marseille. - A.-E.Lemoine: Le Rassemblement national. - J.Viard: Pardon. 30 % des gens ont voté pour des listes minoritaires au premier tour et changent.

A un moment, il y a la culture de gauche ou la culture de droite. On se demande qui peut gagner la ville. Il y a toujours à peu près 30 % de gens qui dépassent leur vote.

En plus, là, les votes dans les secteurs n'ont pas été les mêmes que dans les villes à Paris, Lyon et Marseille. Le sondage ne me surprend pas tellement. Pour le moment, c'est le pronostic que j'aurais fait.

Mais je ne suis pas pronostiqueur. Je pense que des gens vont venir de l'ultragauche vers le candidat socialiste. Du fait que Bournazel et C.Beaune ne soient pas là, des gens vont venir...

Ca veut dire que la Macronie de gauche n'est pas derrière R.Dati. Il y a aussi la question de la moralité, du procès qu'elle risque d'avoir...

Ca pèse. L'affaire a l'air ouverte. - P.Cohen: Si on veut se lancer dans les pronostics, il y a beaucoup d'inconnues.

Le vote Bournazel, le vote Knafo, le vote Chikirou, qui sera forcément réduit par rapport au premier tour, la mobilisation de l'électorat de gauche, la mobilisation ou la surmobilisation de l'électorat de droite...

Beaucoup d'inconnues, on le dit par précaution. - J.Viard: Le problème, c'est qu'au soir du premier tour, LFI, puis le RN, ont pris le récit en mains tout de suite.

Ils ont d'ailleurs annoncé des succès quasiment à 20h05. Tout le débat s'est cristallisé comme s'il y avait une montée des extrêmes. C'est faux.

Il y a des reconductions, mais les gens votent pour reconduire leur maire. Toulon, je connais bien...

Même là, c'est pas sûr que le RN l'emporte. Mais ils ont pris le récit. "Ils ont gagné!" Ils ont gagné Roubaix et Saint-Denis, ce n'est pas rien, mais pareil pour l'extrême droite. - A.-E.Lemoine: Il faudrait se méfier de ces récits qui voudraient réduire la France qu'en métropole? - J.Viard: Trump maîtrise le récit depuis qu'il est élu.

Le propre du populiste est d'avoir compris la société médiatique. On n'est plus un peuple. On est une foule avec un leader qui fait discours, qui fait spectacle, et on court derrière. - A.-E.Lemoine: Donc les partis essaient de se positionner pour 2027? - J.Viard: Se positionner pour tout!

Ils voulaient prendre des villes...

Bien sûr, 2027! Le propre du populisme, c'est la maîtrise médiatique. Les vieux partis continuent à faire de la politique à l'ancienne.

Il n'y a plus de classes sociales structurées en peuple. Il faut entraîner les gens...

E.Macron était un populiste démocratique. Il est arrivé avec des copains, il a fait le buzz, il a avancé...

C'est la même chose. Mais le propre du populisme, c'est que ça s'use très vite. Vous n'arrivez pas avec un programme.

Pourquoi, après, ils font la guerre? Parce qu'il faut maintenir l'intérêt. C'est le danger de ce régime.

En France, ce n'est pas le problème. Mais on est là-dessus. - P.Cohen: Vous diriez que LFI, qui a fait une grande partie de l'actualité de la semaine de cet entre-deux-tours, avec des coups d'éclat réels et des succès, comme Saint-Denis, sans doute Roubaix, mais qui n'a été en tête que dans 5 communes au premier tour sur 35 000...

LFI a été, D'une façon, surmédiatisé? Ou le talent de ses chefs et de J.-L.Mélenchon a permis d'attirer la lumière sur eux? - J.Viard: Je ne veux pas critiquer mes camarades sondeurs, mais ils se sont fait enfumer.

Ils sont partis derrière le discours de LFI comme s'ils n'avaient pas anticipé la stratégie qui allait être développée. Ca m'a énormément surpris. Je pense que les autres ont mieux joué la partie, mais c'était prévisible.

C'est systématique des grands camps populistes. C'est un leader qui attire la foule. Le camp se structure autour du leader.

C'est pour ça que ça s'use très vite. Macron, on le savait très bien. Le problème, c'est: quand est-ce qu'on pense, quand on a le pouvoir?

Et au bout de 5 ans, est-ce qu'on continue de penser? Pour les retraites, il y avait un projet hyper complexe, puis on a dit 64 ans et tous le pays s'est révolté. Il faut comprendre que le modèle politique n'est pas le même, donc logique de foule...

Pour la présidentielle, on a 2 extrêmes qui jouent avec leurs bordures, ce qui peut se comprendre...

Moi qui ai été élu à Marseille, il y a un peuple de gauche, à Marseille. On a fait tellement de choses. Il y a une cohésion. - P.Cohen: C'est pas le cas à droite? - J.Viard: Si, aussi.

Mais la droite de Marseille, c'est pas pareil. L'électorat de droite est parti vers le RN. Mais il n'y a pas eu une élection, il y en a 35 000.

A Marseille, M.Vassal est déjà présidente de la métropole. Elle a pris une claque, la dernière fois... - P.Cohen: Une candidate LR soutenue par Renaissance. - J.Viard: Aucun président de métropole n'a remporté la ville.

Ils ont tout essayé. Pourquoi vous voulez élire la présidente du département et présidente de la métropole, en plus maire de Marseille? A part B.Tapie, la probabilité est très faible.

Donc les gens votent pour l'extrême droite. - A.-E.Lemoine: Un mot sur les scores du RN analysés par LCP...

La moyenne du score du RN dans les villes de 3000 à 20 000 habitants frise les 30 %. Le score baisse ensuite progressivement et atteint les 12,4 % dans les communes de plus de 200 000 habitants. Comment vous expliquez cet écart? - J.Viard: Le populisme d'extrême droite...

LFI, c'est pas pareil. C'est une alliance entre le lumpen intellectuel et les populations aisées. Deux types de population...

Certains ont fait de longues études. Ils pensaient qu'ils allaient tous être cadres. Ils se retrouvent à 2000 euros par mois maximum, dans des boulots...

C'est pour ça que Saint-Denis, c'est vraiment l'alliance des deux. Il y a le milieu universitaire et la mainmise de LFI sur les populations immigrées. C'est des populations qui ne votent pas par adhésion à l'idéologie proposée, mais comme barrage face à l'extrême droite.

Ils savent que leur ennemi, c'est l'extrême droite. Ils votent pour le plus adversaire. Sur les partis de droite, les milieux populaires sont allés habiter dans le périurbain.

Leur rêve, c'est la maison avec le jardin. 63 % des Français ont un jardin. 70 % des gens habitent autour des villes.

C'est des gens qui, en ville, étaient souvent dans des HLM, votaient souvent à gauche et sont allés là, deviennent petits propriétaires, ont des logiques différentes...

Là où ils étaient, il y a des immigrés. Je dis toujours qu'il faut penser une ville comme Versailles. 4000 aristocrates dansent et 15 000 mecs font le boulot.

Les quartiers immigrés, c'est ça. C'est les policiers, tous les gens de service...

Vous savez qu'on a inventé le mot "infirmière" pendant la guerre de 14? Avant, c'était "enfermée". On faisait soigner les gens par les bonnes soeurs.

Est arrivée une infirmière anglaise qui a dit que c'était très mauvais pour la santé. On en est dans la même situation avec l'ensemble de ces emplois. Le secteur médical se développe.

L'essentiel des milieux populaires sont périurbains. Londres n'a pas voté pour le Brexit. On n'a pas réfléchi comment on intègre dans la démocratie les populations périurbaines qui se pensent comme des Parisiens de la campagne, des Marseillais ou des Lyonnais.

Ils disent toujours: "J'ai acheté un terrain pas cher dans un rond-point près d'un supermarché, d'un collège et de mon boulot." A la différence des bobos qui veulent s'installer à l'extérieur, "j'ai une maison magnifique au bord de la Loire"...

C'est pas le même imaginaire. On n'a rien fait. Je plaide depuis longtemps pour qu'on ait deux droits de vote.

Que ces gens soient des citoyens de leur ville et qu'ils vivent à l'extérieur. Ils votent dans leur ville et dans leur village, mais surtout dans leur ville. - P.Lescure: Comment fonctionnerait le double vote?

Là où on habite, là où on travaille? - J.Viard: Si vous avez un commerce, vous pouvez voter.

Si vous avez un contrat de travail, je vois pas pourquoi. Il y a 1 million de contrats de travail dans Paris et 700 000 Parisiens qui travaillent dans la ville. Donc chaque jour, il y a des gens qui rentrent... - A.-E.Lemoine: Qui devraient avoir un pouvoir de décision sur ce qui se passe dans la ville. - J.Viard: Excusez-moi, mais le périphérique, c'est pas vous qui tournez dessus, c'est les périphéries. - P.Cohen: Surtout quand les communautés adjacentes sont pas consultées. - J.Viard: En plus!

A un moment, la démocratie est le même territoire que pendant la Révolution française. La commune, c'était l'ancienne paroisse. Est-ce que c'est bien d'avoir supprimé le droit de panachage dans les petites communes?

On l'a fait parce que les gens rayaient plutôt les dames que les messieurs. Mais est-ce à la règle des élites sociales de s'imposer aux milieux populaires ou faut-il faire le travail pour qu'il y ait un désir de ça? Est-ce qu'il y a avait un désir dans les campagnes pour qu'il n'y ait plus de panachage?

Les décisionnaires sont convaincus que l'égalité hommes-femmes est l'avenir, donc le contraire de cette pratique. R.Bachelot m'a dit qu'elle a transmis sa circonscription à la femme du chef de...

Entre-temps, elle a divorcé et s'est mariée avec une autre fille...

J'étais pour le mariage pour tous. Mais dans ce territoire traditionnel, c'était pas forcément le meilleur choix. La fois suivante, on présente les couples homosexuels contre.

Résultat: le FN a gagné. La culture part du peuple, pas des élites centrales et des cultures parisiennes. Le rôle des partis, c'était ce lien, ce chaînage.

L'erreur d'O.Faure, c'est d'avoir dit qu'il ne ferait pas d'alliance. On ne lui demandait rien!

Chaque endroit décide. - A.-E.Lemoine: Il a dit "pas d'alliance au niveau national".

Il laisse la liberté locale. - J.Viard: Mais il n'a aucun pouvoir.

Il n'est pas patron de chaque commune de France. C'est une élection locale où le chef de liste dépose sa liste, ou pas. Là-dessus, il ne faut pas se tromper de film.

Ca veut pas dire que je suis pas d'accord avec les progrès de l'évolution du statut des femmes et tout. Mais à un moment, on fait le travail culturel d'évolution du peuple et, petit à petit, on change la loi. C'est pareil en agriculture.

On décide que tel produit est interdit sur les cerises. D'accord...

Qu'est-ce qu'on fait? On mange les cerises avec le produit interdit de l'étranger et on ne fait plus de cerises. Ou on fait une agriculture de produits moins traités par le reste de l'Europe.

Le reste de l'Europe, l'élite, les achète et tout part à l'étranger. Et qu'est-ce qu'on mange dans nos écoles? Des produits importés.

Où est l'égalité? - A.-E.Lemoine: Votre Analyse de ces scores record au premier tour des municipales? - J.Viard: La société est sortie des cadres institutionnels.

Evidemment, dans les 68 % de communes avec une seule liste, les gens ne sont pas précipités. Prenez le modèle PLM et imposez-le à toutes les communes. On pourra voter pour son maire. - P.Cohen: C'est le cas pour toutes les communes. - J.Viard: Pour une liste et pour un individu.

On vote pour le leader. Il faut un modèle unique. - A.-E.Lemoine: On vote d'un côté pour un maire et, de l'autre, pour son conseiller.. - P.Cohen: Il y a le même vote partout.... - J.Viard: Il faut des modèles uniques dans tout le pays, des mêmes règles.

Les gens ne savent même pas qu'il y a une prime majoritaire. Quel est le nombre d'habitants qui déclenche la prime majoritaire? - P.Cohen: Justement, cette prime est moins élevée à Paris, Lyon et Marseille que dans les autres communes. - J.Viard: On a des systèmes tellement compliqués...

Pour le département, il y a 2 élus par siège. Et la région, il n'y en a qu'un. Il faut être politologue pour comprendre quelque chose.

La démocratie, normalement, l'enjeu n'est pas là...

Il faut arriver à remettre une démocratie très simple avec partout les mêmes règles. Mais il ne faut pas hurler si les gens ne vont pas voter. - A.-E.Lemoine: Le code électoral revu et corrigé par J.Viard ce soir. - J.Viard: C'est pas parce qu'on se marie plus pour faire des bébés...

Avant, il fallait se marier pour accéder à la couette. Maintenant, on fait connaissance et, éventuellement, après, on amène les enfants au mariage. - E.Tran Nguyen: Moi, j'ai une question très simple pour vous. *-C.Maé: Il est où, le bonheur? - E.Tran Nguyen: Ce n'est pas que pour vous mettre la chanson dans la tête que je passe cet extrait, mais aussi parce que la Finlande est le pays le plus heureux au monde, pour une année supplémentaire de suite. ... - E.Tran Nguyen: Pour compléter le top 5, après la Finlande, il y a l'Islande, le Danemark, le Costa Rica, une première pour une entrée dans le top 5 et le meilleur classement jamais atteint pour un pays d'Amérique latine, puis la Suède.

C'est la première fois qu'aucun pays anglophone ne figure dans le top 10. Toujours pas la France, qui est tombée bien bas. On était encore à la 33e place l'an dernier.

On était à la 27e place en 2024. Aujourd'hui, on n'est qu'à la 35e place. Vous allez me demander comment est calculé ce résultat, quels sont les critères du bonheur.

Les chercheurs demandent d'abord à chacun de noter sa vie sur 10. Je sens que Babeth est en train de noter la sienne...

La France est à 5,586 de moyenne. Par comparaison, la Finlande est à plus de 7 sur 10. Outre ces perceptions personnels, d'autres facteurs Sont pris en compte, comme le PIB par habitant, l'espérance de vie en bonne santé, le soutien social, la liberté de faire des choix, la générosité et la perception de la corruption.

Autre fait important de cette étude: en Amérique du Nord et en Europe occidentale, les jeunes sont bien moins heureux qu'il y a 15 ans, alors que l'utilisation des réseaux sociaux, en parallèle, a considérablement augmenté. Nombreux font la corrélation. On a voulu voir le verre à moitié rempli et on a demandé aux jeunes et aux moins jeunes s'il y avait des raisons d'être heureux en France. - On a tout pour être heureux, en France. - La beauté de Paris, des sites, l'intelligence des Français... - La qualité de vie.

J'ai beaucoup voyagé dans le monde, mais je vois la différence en revenant en France. - La prise en charge santé. - La gastronomie et ses qualités. - La culture en numéro 1. - Comme je suis artiste, le statut d'intermittent, c'est chouette et ça rend heureux. - E.Tran Nguyen: Pourquoi sommes-nous classés si bas?

Nos téléspectateurs ont leurs hypothèses pour l'expliquer. C'est quoi, la clé du bonheur, J.Viard?

On a raison d'être aussi malheureux? - J.Viard: Tous les observateurs disent qu'on n'a pas de raison.

On est un pays qui vit très bien et qui est convaincu de s'effondrer. La plupart des gens en sont convaincus. Regardez la violence.

On a l'impression que c'est "Orange mécanique", quand on regarde les médias. Quand on se promène à Marseille, la vie va bien. A entendre les médias, c'est la ville où on est le moins en sécurité en France.

Il y a aussi un problème de taille...

Je suis de plus en plus d'accord avec J.-L.Borloo sur le fédéralisme.

D'affirmer son appartenance à la Bretagne, à la Provence...

Il faut rajouter des appartenances. La commune, la région, la nation, la patrie plus que la nation...

On n'est plus dans une période d'appartenance. Nous, c'était les classes sociales. On appartenait au monde ouvrier, au monde chrétien.

Les gens sont perdus. Les indicateurs mathématiques ne sont pas en leur sens. Ce pays s'est embourbé.

Ce que je disais pour la démocratie est vrai aussi pour l'appareil d'Etat. L'essence a augmenté de 30 centimes et tout le monde manifeste. Il y a la guerre, il y a des gens qui meurent.

C'est la première question. On essaie qu'elle ne tue pas trop de gens, qu'elle ne dure pas longtemps. Il sera temps de parler communion après.

Il faut dire aux gens: "La vie, tu la construis, tu avances." Il y a un sujet de remobilisation de cette société. Elle s'est un peu enkystée dans le code de 45.

L'ONU, c'était génial, mais il ne se passait plus rien. D.Trump a inventé un truc complètement dingue.

Est-ce qu'on peut lui reprocher d'inventer autre chose? Le monde change. Les structures ne bougent pas.

La France, c'est un grand pays politique. En France, quand on n'a pas de projet politique, on n'a plus de désir, au fond. Je connais bien la Belgique.

Ils n'ont pas la vocation de changer le monde. Nous, on veut porter des valeurs dans le monde. - A.-E.Lemoine: Je rappelle votre dernier ouvrage.

Vos chroniques sur franceinfo quand vous commentez l'actualité quasiment en direct...

Vous réfléchissez, vous pensez la situation de la France en direct en observateur de l'actualité. C'est publié aux Editions de l'Aube. Vous restez avec nous?

D'autres sujets à vous soumettre dans le 5/5. 20e jour de la guerre en Iran. - L.Amar: Les frappes israéliennes et américaines continuent de s'abattre.

Elles sont plus nombreuses aujourd'hui que lors des 19 derniers jours, selon le secrétaire américain à la Défense. 7000 cibles ont été touchées jusqu'à présent. Les stigmates de la guerre sont de plus en plus visibles à Téhéran.

Vous voyez Un immeuble détruit dans le quartier de Resalat, qui avait déjà été bombardé la semaine dernière. Le Croissant-Rouge iranien y cherche des survivants. ... - L.Amar: A Téhéran, des funérailles massives ont été organisées, cérémonie retransmise en direct à la télévision d'Etat pour rendre hommage aux généraux tués ces dernières semaines.

Après A.Larijani, chef de la sécurité, c'est E.Khatib, ministre du Renseignement, qui a été éliminé hier.

Le commandant du Hezbollah continue d'être ciblé. Regardez ce journaliste de la télévision russe qui a frôlé la mort en plein direct. ...

Explosion. - L.Amar: Israël s'est attaqué à des installations gazières ces dernières heures.

Vous voyez un immense gisement. Des terminaux gaziers au sud de l'Iran ont été bombardés hier. - P.Cohen: Une ligne rouge à nouveau franchie.

Les Américains ont fait savoir aux Israéliens qu'ils n'étaient pas d'accord. - L.Amar: C'est la 1re fois depuis le début de l'offensive que ce type d'installation est touchée par une frappe israélienne, dont D.Trump n'avait pas connaissance.

Ca l'a mis en colère. ...

Ces bombardements ont provoqué des représailles iraniennes. Les Gardiens de la révolution ont annoncé des frappes sur des installations énergétiques au Qatar, aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui menace à son tour d'entrer dans la guerre. ... - L.Amar: Cette guerre continue d'avoir des répercussions sur les prix des matières premières.

Hausse de 70 % sur les prix du gaz brut européen Depuis le début du conflit. C'est important, mais on est loin des niveaux atteints lors des 15 premiers jours de la guerre en Ukraine. E.Macron a proposé un moratoire sur les attaques visant les infrastructures énergétiques et civiles. - A.-E.Lemoine: Les frappes iraniennes qui se poursuivent aussi à Dubaï. - L.Amar: 13 missiles et 27 drones interceptés hier aux Emirats arabes unis.

Des images de plus en plus difficiles à obtenir parce que ceux qui les filment risquent gros. Interdiction de documenter la guerre. C'est la nouvelle règle fixée par le gouvernement émirati. 60 personnes sont en garde à vue, accusées d'avoir menacé la sécurité nationale.

Trois Français en font partie. E.Macron dit avoir entamé les démarches pour les faire libérer.

Dubaï surveille les influenceurs, qui sont nombreux à s'y être installés. - On ne peut pas tout vous montrer, ce qu'on voit de nos yeux. On ne peut pas poster Ce qui pourrait affoler la population. - On n'a pas le droit de montrer ce qui se passe.

On n'a pas le droit de montrer ce qui va tomber du ciel. J'ai pas envie de finir au cachot. - Je sais pas ce que j'ai le droit de dire ou pas.

Je vais fermer ma bouche. - L.Amar: Ces règles s'appliquent également aux journalistes sur place, pour qui il est de plus en plus difficile de filmer la guerre aux Emirats ou au Qatar. - A.-E.Lemoine: En Iran, les joueuses de foot qui ont refusé de chanter l'hymne national sont de retour. - L.Amar: Elles ont choisi de rentrer en Iran plutôt que d'accepter l'asile politique en Australie.

C'est dans ce pays qu'elles disputaient la Coupe d'Asie et qu'elles étaient restées silencieuses pendant l'hymne national iranien. Seules 2 joueuses ont déposé une demande d'asile. Le reste de la délégation est arrivé hier, chaleureusement accueilli: musique, drapeaux, couronne de fleurs.

Les voilà traitées en héroïnes, considérées hier comme des ennemies du régime. Si elles ont quand même choisi de rentrer, c'est sans doute pour protéger leur famille. Un mot de football masculin.

L'Iran devait, doit disputer l'été prochain la Coupe du monde sur le continent américain. Le ministre des Sports avait annoncé un boycott pur et simple, qui semble maintenant nuancé. ... - A.-E.Lemoine: La Coupe du monde démarre le 11 juin.

Une épidémie de méningite sans précédent au Royaume-Uni. - L.Amar: 27 cas ont été signalés, 15 confirmés, 12 encore sous enquête.

Les autorités sanitaires expriment leur plus grande inquiétude. Le cluster se situe dans la région de Canterbury. Tous les patients ont été hospitalisés.

Pour au moins 4 d'entre eux, c'est une infection à méningocoque, rare mais très grave. C'est potentiellement foudroyant. Ca peut provoquer de graves séquelles si ce n'est pas traité rapidement.

L'épidémie a fait 2 morts dans le comté de Kent, un étudiant et une élève. ... - L.Amar: Regardez cette une du "Daily Mirror". "Terreur sur le campus".

Le journal parle d'une ruée sur les médicaments et les vaccins. Ecoutez ce témoignage d'une étudiante contaminée. ... - L.Amar: Ce qui inquiète les autorités sanitaires, ce sont 3 soirées organisées début mars dans une boîte de nuit très prisée des jeunes de la région.

Elles ont rassemblé au moins 2000 personnes, selon le propriétaire de l'établissement. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Berrod, rédacteur en chef adjoint sur les questions de santé au "Parisien-Aujourd'hui en France".

La vitesse de propagation inquiète les autorités. - N.Berrod: On est à 27 cas aujourd'hui.

Ca se multiplie rapidement. C'est ça qui la rend sans précédent. On a des centaines de cas de méningite grave Chaque année, au Royaume-Uni ou en France.

C'est la rapidité de propagation. Il y a eu cet événement super propagateur en boîte de nuit début mars. Le risque est que ça se propage davantage.

On ne sait pas pourquoi ça se propage si vite. - P.Cohen: Normalement, ce n'est pas si contagieux. - N.Berrod: Ca se transmet plus difficilement que le covid.

Il faut vraiment des contacts rapprochés, s'embrasser, boire dans le même verre. C'est très propice dans une discothèque. Ca ne se propage pas très facilement, mais cette souche de la bactérie à l'origine de ce cluster, on se demande si elle n'est pas un peu différente des souches qu'on a d'habitude.

La bactérie mute. Des analyses sont faites pour voir si cette souche n'a pas des petites mutations... - A.-E.Lemoine: Qui expliqueraient la vitesse de propagation. - N.Berrod: Qui pourraient l'expliquer. - A.-E.Lemoine: Et qui pourraient expliquer la mortalité qu'elle entraîne? - N.Berrod: Le méningocoque de type B, on sait que c'est un méningocoque qui, lorsqu'il infecte une personne et que ce n'est pas pris en charge rapidement, peut avoir des conséquences graves et une mortalité.

Ce n'est pas étonnant d'avoir des cas graves. - A.-E.Lemoine: Ca peut provoquer des décès, mais aussi des séquelles importantes? - N.Berrod: Tout à fait.

Il y a des personnes qui sont amputées car elles ont eu des méningites quand elles étaient petites. Plus c'est pris en charge tôt, moins le risque de séquelles est important. C'est dans les 24 heures.

C'est extrêmement rapide. Il faut détecter les premiers symptômes... - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire? - N.Berrod: Maux de tête, vomissements, taches violettes sur la peau...

C'est très évocateur. Il faut aller consulter en urgence. Qui dit bactérie dit antibiotiques. - A.-E.Lemoine: Les autorités françaises ont confirmé le cas d'une personne hospitalisée en France, vraisemblablement contaminée dans le fameux cluster de Canterbury.

Il faut s'inquiéter d'une propagation en France? - N.Berrod: A ce stade, non.

Il y a eu ce cas qui est de retour d'Angleterre. Je ne doute pas que toutes les mesures de prévention, d'isolement ont été prises en charge. C'est une bactérie dont la durée d'incubation peut aller jusqu'à 10 jours.

Il peut y avoir 10 jours entre l'incubation et l'apparition des symptômes. S'il n'y a pas d'autres cas en France dans 5 ou 6 jours, on pourra dire que c'est contenu. Comment est-ce qu'ils auront contenu ça en Angleterre?

Ils ont donné des antibiotiques en prévention à tous les étudiants dans le comté de Canterbury. On peut espérer qu'ils arrivent à la contenir rapidement. Il est probable qu'il y ait encore d'autres cas confirmés demain et après-demain. - A.-E.Lemoine: Le vaccin, c'est la meilleure solution?

A qui on propose le vaccin en France? - N.Berrod: Il y a 2 vaccins contre les méningocoques.

Il y en a un contre le méningocoque ACWY et un vaccin contre le méningocoque B. Celui-ci existe depuis une vingtaine d'années. Il est obligatoire pour les nourrissons en France et en Angleterre.

Sauf que les personnes adultes n'ont pas été vaccinées à l'époque. On propose aussi aux 15-24 ans de recevoir 2 doses de ce vaccin contre le méningocoque B. Le vaccin reste aujourd'hui la meilleure façon de nous protéger.

Il est efficace autour de 70-80 % contre ce méningocoque particulièrement violent et méchant. - A.-E.Lemoine: On parle aussi météo, estivale ce jeudi sur une grande partie de la France. - L.Amar: Quelques nuages en montagne, un peu de pluie en Corse et dans les Pyrénées.

Sinon, il fait chaud pour la saison. On est encore en hiver pour quelques heures. - On a conscience que, pour la saison, on n'est pas sur des normales saisonnières. - On peut se poser des questions sur comment va se passer le printemps et l'été au niveau des sécheresses. - La végétation va être très en avance. - L.Amar: Il y a ceux qui se posent des questions et les autres qui pensent juste à profiter d'une balade sur la plage. - C'est génial.

Depuis le début de la semaine, il fait un temps magnifique. On se promène et ça fait du bien. On se décontracte. - Il fait beau, chaud.

On en profite. Tout commence à s'agiter, à s'animer. C'est merveilleux. - L.Amar: Globalement, on est contents.

On déjeune en terrasse, on vit les fenêtres ouvertes, mais le revers du beau temps, c'est le retour des moustiques. Presque toutes les régions de France sont concernées. Le moustique qui nous agace en ce moment, c'est l'Aedes detritus, une espèce de moustique hivernal qui n'a pas de signe distinctif. - On est le 8 mars 2026.

Nous avons déjà des proies capturées dans nos pièges. - Nous sommes le 10 mars 2026 à La Grande-Motte. Voici le résultat de capture d'un piège. - A.-E.Lemoine: Les moustiques sont là plus tôt, on est d'accord? - N.Berrod: Oui, notamment parce que l'hiver a été très doux.

On a à la fois les moustiques classiques qui sortent d'hibernation quand il fait doux et les moustiques-tigres...

On a des larves de moustique-tigre qui sont dans le Sud depuis fin février. Ces larves vont devenir des adultes fin mars. On aura probablement plus de moustiques-tigres que d'habitude. - P.Cohen: Avec la pluie qui est tombée, il y a forcément des eaux stagnantes. - N.Berrod: Le moindre petit récipient, la moindre coupelle, il suffit d'un peu d'eau pour que des larves de moustiques-tigres se développent.

Le moindre petit récipient dans votre jardin, vous le retournez. Ca tue les larves. - A.-E.Lemoine: On risque d'être face a une année record? - N.Berrod: On verra bien.

Une année très intense. Potentiellement record. Il peut transmettre des maladies.

On a des cas de dengue, de chikungunya, de virus Zika... - J.Viard: Une pensée pour les agriculteurs.

Ils craignent le gel. Notamment sur les pommiers, les arbres fruitiers...

C'est très dangereux. Petite remarque sur Dubaï. Je suis très content que les gens se rendent compte qu'on ne va pas en vacances dans les dictatures.

Je suis d'une génération où on n'allait pas en Espagne, au Portugal, parce qu'on avait des valeurs. Maintenant, on va n'importe où parce qu'on a du pognon. - A.-E.Lemoine: Voilà pour cette intervention.

On en vient au français qui devient la 4e langue la plus parlée au monde. - L.Amar: 396 millions de personnes parlent français dans le monde.

On l'apprend dans ce rapport. Le français passe donc 4e. L'anglais toujours en tête avec 1,5 milliard de locuteurs devant le mandarin et l'espagnol. ... - J'ai toujours dit qu'en Afrique, les gens qui parlent le mieux français sont les Congolais.

On s'exprime très bien. - Au Liban, on a notre propre façon de parler français. - Avec mon ami marocain, j'ai dit que j'avais acheté une voiture "Pigeot".

Il fallait pas. - Je parle fort. - L.Amar: Ce classement démontre l'importance de l'Afrique. 65 % des francophones vivent sur ce continent.

Le français a gagné une place pour passer 4e. Il est passé devant l'arabe. C'est le résultat d'un changement d'une méthode de comptage.

Les enfants scolarisés en français sont décomptés même si ce n'est pas leur langue natale. Le français peut se vanter d'être la 2e langue la plus apprise dans le monde. C'est pour ça que tant de stars internationales l'ont parlée ici. - A.-E.Lemoine: Bonsoir. - J.Aniston: Bonsoir. - G.Clooney: Mon français est horrible. - A.-E.Lemoine: Vous allez à... - Beaubourg. - B.Cooper: On peut parler français ensemble... - J.Foster: A 50 ans, elle a dit: "Tu vas parler français." - A.-E.Lemoine: Vous aimez la France autant que la France aime le cinéma américain? - J.Foster: J'aime encore plus. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, K.Dijoud, enseignante en lettres classiques au collège et instagrameuse.

Avec votre compte, vous délivrez des conseils pour s'exprimer le mieux possible en français. Vous allez avoir de plus en plus d'abonnés car le français est de plus en plus parlé dans le monde, notamment en Afrique, mais aussi au Québec, dont vous appréciez les efforts pour éviter les anglicismes. - K.Dijoud: Il y a un mot-valise que j'adore: "divulgâcher".

Je le trouve sublime. Au lieu de dire "spoiler", on peut dire ça. C'est un anglicisme à éviter. - A.-E.Lemoine: C'est la 2e langue la plus apprise dans le monde derrière l'anglais.

Vous l'enseignez. En tant que prof de lettres, quelles sont les pires fautes auxquelles vous êtes confrontée? Quelque chose vous exaspère: quand vos élèves écrivent "comme même" au lieu de "quand même".

Comment ça arrive? - K.Dijoud: Je vois ça depuis plusieurs années.

Quand je dis aux élèves qu'il faut écrire "quand même", ils sont surpris. Je pense que c'est une modification phonétique. A l'oreille, ils ont l'impression que c'est "comme même". - A.-E.Lemoine: Des adolescents qui disent "un peu près" au lieu de "à peu près". - K.Dijoud: Je pense que c'est lié à l'oreille. - A.-E.Lemoine: Le barbarisme qui vous horripile, c'est "je vous partage" au lieu de "je partage avec vous".

C'est quoi, un barbarisme? - K.Dijoud: C'est le langage qui est transformé.

C'est même une erreur de syntaxe. C'est "je partage avec vous". Il faudrait dire "je partage avec vous". - A.-E.Lemoine: Vous mettez 0 quand vos élèves écrivent ça? - K.Dijoud: Non. - A.-E.Lemoine: La langue française est en pleine évolution. - L.Amar: 150 nouveaux mots ont fait leur entrée dans "Le Petit Robert".

Par exemple, "dinguerie" ou encore "chill". Voilà une abréviation qui n'a pas encore sa place dans le dico, mais si ça ne tenait qu'à F.Luchini, elle y serait déjà. - F.Luchini: JPP.

J'adore! Elles m'ont appris JPP. Quand j'en ai marre des journalistes, j'arrête pas de dire aux producteurs: "JPP!" - A.-E.Lemoine: Il faut accepter qu'une langue évolue, même si on la triture, on la malmène? - K.Dijoud: Ca montre sa vitalité.

J'ai partagé cet extrait sur mon compte Instagram avec mes abonnés. Des gens m'ont demandé ce que ça voulait dire. J'ai dû expliquer.

Je trouve ça savoureux. Ca montre que contrairement au latin, c'est une langue vivante. "Dinguerie", j'adore. - A.-E.Lemoine: Pourquoi? - K.Dijoud: Parce que ça reste du français.

Il est enthousiasmant et joli. - A.-E.Lemoine: Vous avez envie aussi de raviver l'existence de mots oubliés.

Quel est votre mot préféré? Une "billevesée"? - K.Dijoud: C'est une référence à B.Pivot, qui l'avait mis dans ses "100 mots à sauver". - A.-E.Lemoine: Vous arrivez à caser ce mot sur Instagram?

Il faut faire attention sur les genres. On doit dire un ou une éphéméride? - P.Cohen: Un éphéméride? - K.Dijoud: C'est une éphéméride. - A.-E.Lemoine: Je suis trop content!

Une ou un effluve? - E.Tran Nguyen: Une effluve! - K.Dijoud: Un effluve. - A.-E.Lemoine: Un orque ou une orque? - P.Cohen: Un orque. - E.Tran Nguyen: Une orque. - A.-E.Lemoine: Vous ne voulez pas prendre Patrick dans votre classe de collège? - P.Cohen: Je parle rarement d'orque... - A.-E.Lemoine: La mauvaise foi?

Je rappelle votre livre. Il y a aussi celui-ci. Merci d'être venue sur notre plateau.

Je rappelle votre ouvrage, J.Viard. Dans un instant, G.Montagné, entre autres.

Vous aurez toutes vos chroniques. Merci.

Municipales : un scrutin tremplin pour la présidentielle ? - C à Vous l’Intégrale - 19/03/2026 — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote