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InterviewRadio France (sur Site radio)· 26 octobre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

"Il faut monter d'un cran dans le rapport de force" estime Adrien Leclerc, secrétaire général de FO en Loire-Atlantique

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Bonjour Adrien Leclerc, merci d'être en direct dans le studio d'Ici Loire-Océan.

  • 1:05RelanceRéponse partielle

    Mais lorsque certains rentrent dans le périmètre et créent des tensions, quel est votre attitude ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Sur le fond, le gouvernement est responsable de cette colère par son absence de réponse, selon vous ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Vous attendez quelque chose de la rencontre cet après-midi de Sébastien Lecornu avec les syndicats et les représentants étudiants ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Vous savez qu'on est à 6 mois d'une élection présidentielle, que le gouvernement n'a pas de majorité à l'Assemblée. Tout ça aussi compte dans la difficulté peut-être de trouver une voie de passage ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Vous êtes prêt à ce rapport de force ? Semaine après semaine, mois après mois, ça veut dire qu'on va avoir ces manifs tous les samedis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « on appelait, comme vous savez, pour permettre aux gens de revendiquer, de manifester leur colère et leur opposition à l'autoritarisme d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Ce qui est marquant, vous l'avez dit, ces centaines de milliers de personnes qui ont justement bravé tous ces interdits montrent bien que le gouvernement porte une responsabilité totale. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « Le 21 septembre dernier, on a un premier lycée en région parisienne qui revendique tout simplement d'avoir des profs, de ne plus avoir d'inondations, etc. »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « Et comment répond le gouvernement ? Par une répression terrible, féroce, qui se traduit également par des mutilations de jeunes. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « Je parlais de la jeunesse mobilisée qui veut l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master pour les étudiants. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Mais si on prend les salaires qui sont bloqués, les prix qui ne cessent d'augmenter, notamment des carburants et alimentaires, »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « si on voit les attaques contre les retraités, quand on voit le nouveau budget de guerre et d'austérité que nous prépare M. Lecornu et son gouvernement, la responsabilité est là. »
  • 3:00Invité politiquePromesse
    « Je souhaite que la jeunesse mobilisée obtienne ce qu'elle demande, c'est-à-dire l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master, »
  • 3:15Invité politiquePromesse
    « Je souhaite que des milliards et des milliards d'euros soient redirigés vers le bâti scolaire, notamment et pas seulement. »
  • 3:23Invité politiqueChiffre
    « Quand on voit que certains avancent le chiffre de 10 milliards pour répondre aux besoins, c'est un tiers de la rallonge budgétaire pour l'armée de début juillet que Lecornu a fait voter au Parlement. »
  • 4:16Invité politiqueChiffre
    « la position historique de Force Ouvrière est de dire que le SMIC doit atteindre 80% du salaire médian en France, qui est environ de 2200. »
  • 4:22Invité politiqueChiffre
    « Il faudrait une augmentation de 300 euros du SMIC aujourd'hui. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Et oui, c'est un rapport de force. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Force Ouvrière en Loire-Atlantique a pris toutes ses responsabilités d'ailleurs. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « Je comprends l'émoi et je comprends l'inquiétude. »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur26 %
  • ?5 %
  • Présentateur 23 %

≈ 33,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Loire-Océan, le réveil 100% local, ici matin.

0:06
Locuteur

A

0:06
Présentateur

8h moins le quart, le secrétaire général de Force Ouvrière en Loire-Atlantique, Adrien Leclerc, est l'invité d'Issi Loire-Océan avec vous Nicolas Creusel. Bonjour Adrien Leclerc, merci d'être en direct dans le studio d'Issi Loire-Océan.

0:17
Locuteur

On

0:17
Présentateur

va parler du fond des revendications de ces centaines de milliers de manifestants encore samedi à travers la France et notamment à Nantes. Mais d'abord un mot peut-être

0:24
Locuteur

sur

0:25
Présentateur

ces incidents qui ont éclaté à partir du moment où certains ont voulu pénétrer dans le périmètre qui était interdit par la préfecture. Vous étiez à ce moment-là

0:33
Locuteur

? Nous

0:34
Invité politique

on appelait, comme vous savez, pour permettre aux gens de revendiquer, de manifester leur colère et leur opposition à l'autoritarisme d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. On appelait donc à se rassembler place de la République. Ce qui est marquant, vous l'avez dit, ces centaines de milliers de personnes qui ont justement bravé tous ces interdits montrent bien que le gouvernement porte une responsabilité totale.

1:02
Locuteur

Il

1:03
Invité politique

la porte seule sur la situation.

1:05
Locuteur

On va

1:05
Présentateur

parler du fond, mais ça veut dire que vous assumez en tant que syndicaliste d'avoir bravé des interdits dans la circulation, dans le périmètre,

1:11
Locuteur

dans le parcours des

1:11
Présentateur

manifs

1:12
Locuteur

ou pas ?

1:12
Invité politique

Non, non, nous

1:12
Locuteur

on n'a rien

1:13
Invité politique

bravé du tout. On a appelé à se rassembler et à permettre aux gens de manifester en dehors du périmètre interdit.

1:19
Locuteur

En dehors du périmètre

1:20
Présentateur

interdit. Mais lorsque certains rentrent dans le périmètre et créent des tensions, quel est votre attitude

1:25
Locuteur

? Honnêtement, je ne sais

1:26
Invité politique

pas

1:26
Présentateur

qui crée les tensions, mais en tout cas, ça ne nous engage pas. Sur le fond, le gouvernement est responsable de cette colère par

1:34
Locuteur

son

1:35
Présentateur

absence de réponse, selon vous

1:36
Locuteur

?

1:37
Invité politique

Si on prend la situation quand même, je ne parle même pas des épisodes caniculaires qui ont eu lieu avant, de la colère des pompiers qui manquaient de matériel, etc. Si on prend par exemple la jeunesse mobilisée.

1:47
Locuteur

Le

1:47
Invité politique

21 septembre dernier, on a un premier lycée en région parisienne qui revendique tout simplement d'avoir des profs, de ne plus avoir d'inondations, etc. Beaucoup de lycéens se reconnaissent dans leurs revendications. Donc ça fait finalement une... comment dire ? Ça s'élargit, ce mouvement lycéen. Et comment répond le gouvernement ? Par une répression terrible, féroce, qui se traduit également par des mutilations de jeunes. Donc je serais tendu à

2:10
Locuteur

dire

2:10
Invité politique

que le gouvernement, s'il veut trouver une issue apaisée à cette situation, il doit répondre aux revendications et aux

2:16
Locuteur

colères qui s'agrègent. Vous pensez qu'il joue le

2:17
Présentateur

pourrissement

2:18
Locuteur

?

2:19
Invité politique

Sans doute, ça s'est déjà vu, ça se voit en ce moment. Ah, vous pensez

2:22
Locuteur

qu'en ce moment ça se voit ?

2:22
Invité politique

Oui, je pense, puisqu'on voit quand même que les colères s'agrègent. Je parlais de la jeunesse mobilisée qui veut l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master pour les étudiants. Mais si on prend les salaires qui sont bloqués, les prix qui ne cessent d'augmenter, notamment des carburants et alimentaires, si on voit les attaques contre les retraités, quand on voit le nouveau budget de guerre et d'austérité que nous prépare M. Lecornu et son gouvernement, la responsabilité est là. Vous

2:48
Présentateur

attendez quelque chose de la rencontre cet après-midi de Sébastien Lecornu avec justement les syndicats, les représentants étudiants et les représentants lycéens, puisqu'on attend des annonces, notamment sur les lycées.

2:58
Locuteur

Je

2:59
Invité politique

le souhaite,

2:59
Locuteur

surtout

3:00
Invité politique

je le souhaite. Je souhaite que la jeunesse mobilisée obtienne ce qu'elle demande, c'est-à-dire l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master, que les moyens soient donnés à l'enseignement supérieur pour pouvoir justement répondre à cette promesse républicaine d'accéder à l'enseignement supérieur de son choix. Je souhaite que des milliards et des milliards d'euros soient redirigés vers le bâti scolaire, notamment et pas seulement. Quand on voit que certains avancent le chiffre de 10 milliards pour répondre aux besoins, c'est un tiers de la rallonge budgétaire pour l'armée de début juillet que Lecornu a fait voter au Parlement. Et

3:33
Présentateur

vous savez qu'on est à 6 mois d'une élection présidentielle, que le gouvernement n'a pas de majorité à l'Assemblée.

3:37
Locuteur

Tout

3:37
Présentateur

ça aussi compte dans la difficulté peut-être de trouver une voie de passage, une voie

3:42
Invité politique

de sortie. Mais justement, la profondeur de cette colère s'exprime par le fait également qu'on n'attend pas les élections présidentielles. C'est maintenant que ça se joue, donc le gouvernement doit répondre maintenant. Mais avec quelles possibilités s'il n

3:53
Locuteur

'a

3:53
Invité politique

pas de majorité

3:54
Locuteur

? Avec

3:54
Invité politique

les possibilités qu'il a d'ouvrir. En fait, c'est sa propre responsabilité, ce ne sont pas les miennes. La mienne en tant que syndicaliste, c'est de revendiquer. Augmentation des salaires, augmentation du SMIC.

4:02
Locuteur

Pas

4:02
Invité politique

de trouver des solutions, quoi. Vous, vous

4:04
Locuteur

donnez les problèmes. Je ne suis pas au gouvernement, j'aimerais bien

4:05
Invité politique

trouver des solutions si vous voulez. Mais en attendant, en tant que syndicaliste, moi, je dresse des constats et je dresse des revendications. Prenons la question du SMIC. Par exemple, la position historique de Force Ouvrière est de dire que le SMIC doit atteindre 80% du salaire médian en France, qui est environ de 2200. Il faudrait une augmentation de 300 euros du SMIC aujourd'hui. Ce que le

4:26
Locuteur

MEDEF refuse

4:27
Présentateur

catégoriquement.

4:28
Invité politique

Et oui, c'est un rapport de force.

4:30
Présentateur

Et vous êtes prêt à ce rapport de force ?

4:32
Locuteur

Semaine

4:32
Présentateur

après semaine, mois après mois, ça veut dire qu'on va avoir ces manifs tous les samedis ?

4:35
Invité politique

Nous sommes déjà dans le rapport de force. Force Ouvrière en Loire-Atlantique a pris toutes ses responsabilités d'ailleurs. Je pense maintenant qu'il faut qu'on arrive encore à monter d'un cran. La jeunesse mobilisée a fait ce qu'elle avait à faire. Elle a ouvert la brèche. Maintenant, il faut que nous, nous arrivions à discuter avec les salariés, à les convaincre, à ce que toutes les structures Force Ouvrière du département les réunissent ou leur proposent de se réunir sur leur lieu de travail pour décider la grève.

4:58
Locuteur

La grève France, la vraie grève, le 5 novembre. Au-dessus des

5:01
Présentateur

manifs du samedi, c'est désormais un appel à la grève.

5:03
Locuteur

Alors,

5:03
Présentateur

le 5 novembre,

5:03
Locuteur

bien sûr. Mais c'est sûr qu

5:04
Invité politique

'à un moment, il faut monter d'un cran dans le rapport de force. C'est vrai que la grève permet justement de monter ce cran. Et se pose justement la question de la grève interprofessionnelle le 5 novembre,

5:13
Locuteur

qui me

5:14
Invité politique

paraît extrêmement importante.

5:15
Présentateur

Qui est un jeudi. Mais M. Leclerc, je reviens juste sur les samedis pour terminer très rapidement. Les commerçants de Centreville, par exemple, se donnant, s'inquiètent. Parce que novembre, décembre, c'est les courses de Noël. C'est le moment où ils font aussi leurs chiffres de l'année. Et on sait que les manifs,

5:27
Locuteur

ça

5:27
Présentateur

fait fuir les clients, parfois.

5:32
Invité politique

Je comprends l'émoi et je comprends l'inquiétude. Ce que je vous dis là, en fait, c'est qu'à un moment, pour monter d'un cran dans le rapport de force, ce n

5:39
Locuteur

'est

5:39
Invité politique

pas simplement la manifestation qui peut devenir un rituel. C'est poser la question de la grève, du rapport de force, et finalement, qui est essentiel dans l'entreprise.

5:48
Présentateur

Merci d'être venu ce matin. Vous êtes secrétaire général de Force Ouvrière, Adrien Leclerc. Merci d'être venu

5:54
Locuteur

en

5:54
Invité politique

Loire-Atlantique, bien sûr.