"Il faut monter d'un cran dans le rapport de force" estime Adrien Leclerc, secrétaire général de FO en Loire-Atlantique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Bonjour Adrien Leclerc, merci d'être en direct dans le studio d'Ici Loire-Océan.
- 1:05RelanceRéponse partielle
Mais lorsque certains rentrent dans le périmètre et créent des tensions, quel est votre attitude ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Sur le fond, le gouvernement est responsable de cette colère par son absence de réponse, selon vous ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Vous attendez quelque chose de la rencontre cet après-midi de Sébastien Lecornu avec les syndicats et les représentants étudiants ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Vous savez qu'on est à 6 mois d'une élection présidentielle, que le gouvernement n'a pas de majorité à l'Assemblée. Tout ça aussi compte dans la difficulté peut-être de trouver une voie de passage ?
- 4:30RelanceRéponse directe
Vous êtes prêt à ce rapport de force ? Semaine après semaine, mois après mois, ça veut dire qu'on va avoir ces manifs tous les samedis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Invité politiqueFait
« on appelait, comme vous savez, pour permettre aux gens de revendiquer, de manifester leur colère et leur opposition à l'autoritarisme d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Ce qui est marquant, vous l'avez dit, ces centaines de milliers de personnes qui ont justement bravé tous ces interdits montrent bien que le gouvernement porte une responsabilité totale. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Le 21 septembre dernier, on a un premier lycée en région parisienne qui revendique tout simplement d'avoir des profs, de ne plus avoir d'inondations, etc. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Et comment répond le gouvernement ? Par une répression terrible, féroce, qui se traduit également par des mutilations de jeunes. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Je parlais de la jeunesse mobilisée qui veut l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master pour les étudiants. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Mais si on prend les salaires qui sont bloqués, les prix qui ne cessent d'augmenter, notamment des carburants et alimentaires, »
- 2:38Invité politiqueFait
« si on voit les attaques contre les retraités, quand on voit le nouveau budget de guerre et d'austérité que nous prépare M. Lecornu et son gouvernement, la responsabilité est là. »
- 3:00Invité politiquePromesse
« Je souhaite que la jeunesse mobilisée obtienne ce qu'elle demande, c'est-à-dire l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master, »
- 3:15Invité politiquePromesse
« Je souhaite que des milliards et des milliards d'euros soient redirigés vers le bâti scolaire, notamment et pas seulement. »
- 3:23Invité politiqueChiffre
« Quand on voit que certains avancent le chiffre de 10 milliards pour répondre aux besoins, c'est un tiers de la rallonge budgétaire pour l'armée de début juillet que Lecornu a fait voter au Parlement. »
- 4:16Invité politiqueChiffre
« la position historique de Force Ouvrière est de dire que le SMIC doit atteindre 80% du salaire médian en France, qui est environ de 2200. »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« Il faudrait une augmentation de 300 euros du SMIC aujourd'hui. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Et oui, c'est un rapport de force. »
- 4:42Invité politiqueFait
« Force Ouvrière en Loire-Atlantique a pris toutes ses responsabilités d'ailleurs. »
- 5:32Invité politiqueFait
« Je comprends l'émoi et je comprends l'inquiétude. »
Temps de parole
- Invité politique66 %
- Présentateur26 %
- ?5 %
- Présentateur 23 %
≈ 33,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ici Loire-Océan, le réveil 100% local, ici matin.
A
8h moins le quart, le secrétaire général de Force Ouvrière en Loire-Atlantique, Adrien Leclerc, est l'invité d'Issi Loire-Océan avec vous Nicolas Creusel. Bonjour Adrien Leclerc, merci d'être en direct dans le studio d'Issi Loire-Océan.
On
va parler du fond des revendications de ces centaines de milliers de manifestants encore samedi à travers la France et notamment à Nantes. Mais d'abord un mot peut-être
sur
ces incidents qui ont éclaté à partir du moment où certains ont voulu pénétrer dans le périmètre qui était interdit par la préfecture. Vous étiez à ce moment-là
? Nous
on appelait, comme vous savez, pour permettre aux gens de revendiquer, de manifester leur colère et leur opposition à l'autoritarisme d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. On appelait donc à se rassembler place de la République. Ce qui est marquant, vous l'avez dit, ces centaines de milliers de personnes qui ont justement bravé tous ces interdits montrent bien que le gouvernement porte une responsabilité totale.
Il
la porte seule sur la situation.
On va
parler du fond, mais ça veut dire que vous assumez en tant que syndicaliste d'avoir bravé des interdits dans la circulation, dans le périmètre,
dans le parcours des
manifs
ou pas ?
Non, non, nous
on n'a rien
bravé du tout. On a appelé à se rassembler et à permettre aux gens de manifester en dehors du périmètre interdit.
En dehors du périmètre
interdit. Mais lorsque certains rentrent dans le périmètre et créent des tensions, quel est votre attitude
? Honnêtement, je ne sais
pas
qui crée les tensions, mais en tout cas, ça ne nous engage pas. Sur le fond, le gouvernement est responsable de cette colère par
son
absence de réponse, selon vous
?
Si on prend la situation quand même, je ne parle même pas des épisodes caniculaires qui ont eu lieu avant, de la colère des pompiers qui manquaient de matériel, etc. Si on prend par exemple la jeunesse mobilisée.
Le
21 septembre dernier, on a un premier lycée en région parisienne qui revendique tout simplement d'avoir des profs, de ne plus avoir d'inondations, etc. Beaucoup de lycéens se reconnaissent dans leurs revendications. Donc ça fait finalement une... comment dire ? Ça s'élargit, ce mouvement lycéen. Et comment répond le gouvernement ? Par une répression terrible, féroce, qui se traduit également par des mutilations de jeunes. Donc je serais tendu à
dire
que le gouvernement, s'il veut trouver une issue apaisée à cette situation, il doit répondre aux revendications et aux
colères qui s'agrègent. Vous pensez qu'il joue le
pourrissement
?
Sans doute, ça s'est déjà vu, ça se voit en ce moment. Ah, vous pensez
qu'en ce moment ça se voit ?
Oui, je pense, puisqu'on voit quand même que les colères s'agrègent. Je parlais de la jeunesse mobilisée qui veut l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master pour les étudiants. Mais si on prend les salaires qui sont bloqués, les prix qui ne cessent d'augmenter, notamment des carburants et alimentaires, si on voit les attaques contre les retraités, quand on voit le nouveau budget de guerre et d'austérité que nous prépare M. Lecornu et son gouvernement, la responsabilité est là. Vous
attendez quelque chose de la rencontre cet après-midi de Sébastien Lecornu avec justement les syndicats, les représentants étudiants et les représentants lycéens, puisqu'on attend des annonces, notamment sur les lycées.
Je
le souhaite,
surtout
je le souhaite. Je souhaite que la jeunesse mobilisée obtienne ce qu'elle demande, c'est-à-dire l'abrogation de Parcoursup et de Mon Master, que les moyens soient donnés à l'enseignement supérieur pour pouvoir justement répondre à cette promesse républicaine d'accéder à l'enseignement supérieur de son choix. Je souhaite que des milliards et des milliards d'euros soient redirigés vers le bâti scolaire, notamment et pas seulement. Quand on voit que certains avancent le chiffre de 10 milliards pour répondre aux besoins, c'est un tiers de la rallonge budgétaire pour l'armée de début juillet que Lecornu a fait voter au Parlement. Et
vous savez qu'on est à 6 mois d'une élection présidentielle, que le gouvernement n'a pas de majorité à l'Assemblée.
Tout
ça aussi compte dans la difficulté peut-être de trouver une voie de passage, une voie
de sortie. Mais justement, la profondeur de cette colère s'exprime par le fait également qu'on n'attend pas les élections présidentielles. C'est maintenant que ça se joue, donc le gouvernement doit répondre maintenant. Mais avec quelles possibilités s'il n
'a
pas de majorité
? Avec
les possibilités qu'il a d'ouvrir. En fait, c'est sa propre responsabilité, ce ne sont pas les miennes. La mienne en tant que syndicaliste, c'est de revendiquer. Augmentation des salaires, augmentation du SMIC.
Pas
de trouver des solutions, quoi. Vous, vous
donnez les problèmes. Je ne suis pas au gouvernement, j'aimerais bien
trouver des solutions si vous voulez. Mais en attendant, en tant que syndicaliste, moi, je dresse des constats et je dresse des revendications. Prenons la question du SMIC. Par exemple, la position historique de Force Ouvrière est de dire que le SMIC doit atteindre 80% du salaire médian en France, qui est environ de 2200. Il faudrait une augmentation de 300 euros du SMIC aujourd'hui. Ce que le
MEDEF refuse
catégoriquement.
Et oui, c'est un rapport de force.
Et vous êtes prêt à ce rapport de force ?
Semaine
après semaine, mois après mois, ça veut dire qu'on va avoir ces manifs tous les samedis ?
Nous sommes déjà dans le rapport de force. Force Ouvrière en Loire-Atlantique a pris toutes ses responsabilités d'ailleurs. Je pense maintenant qu'il faut qu'on arrive encore à monter d'un cran. La jeunesse mobilisée a fait ce qu'elle avait à faire. Elle a ouvert la brèche. Maintenant, il faut que nous, nous arrivions à discuter avec les salariés, à les convaincre, à ce que toutes les structures Force Ouvrière du département les réunissent ou leur proposent de se réunir sur leur lieu de travail pour décider la grève.
La grève France, la vraie grève, le 5 novembre. Au-dessus des
manifs du samedi, c'est désormais un appel à la grève.
Alors,
le 5 novembre,
bien sûr. Mais c'est sûr qu
'à un moment, il faut monter d'un cran dans le rapport de force. C'est vrai que la grève permet justement de monter ce cran. Et se pose justement la question de la grève interprofessionnelle le 5 novembre,
qui me
paraît extrêmement importante.
Qui est un jeudi. Mais M. Leclerc, je reviens juste sur les samedis pour terminer très rapidement. Les commerçants de Centreville, par exemple, se donnant, s'inquiètent. Parce que novembre, décembre, c'est les courses de Noël. C'est le moment où ils font aussi leurs chiffres de l'année. Et on sait que les manifs,
ça
fait fuir les clients, parfois.
Je comprends l'émoi et je comprends l'inquiétude. Ce que je vous dis là, en fait, c'est qu'à un moment, pour monter d'un cran dans le rapport de force, ce n
'est
pas simplement la manifestation qui peut devenir un rituel. C'est poser la question de la grève, du rapport de force, et finalement, qui est essentiel dans l'entreprise.
Merci d'être venu ce matin. Vous êtes secrétaire général de Force Ouvrière, Adrien Leclerc. Merci d'être venu
en
Loire-Atlantique, bien sûr.