Invitée sur Tébéo & Tébésud dans l’émission « Bonjour Bretagne »
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Notre invité politique de la semaine, c'est Anne Le Hénanf. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes conseillère à la mairie de Vannes et depuis un an députée de la première circonscription du Morbillan. Vous êtes affiliée au parti Horizon. Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
En novembre dernier, Emmanuel Macron a annoncé son souhait de développer un service express régional dans plusieurs métropoles françaises. En gros, c'est mettre en place des lignes de type RER pour relier plus facilement des petites villes aux grosses villes. Mais la notion de métropole exclut finalement de nombreux territoires.
Par exemple, on en trouve peu dans le Morbillan ou dans les Côtes d'Armor. Pas de métropole. Vous avez donc, avec d'autres élus régionaux et départementaux de Bretagne, interpellé le gouvernement sur ce sujet.
Quelle est votre proposition, Anne Le Hénanf ? Alors, en fait, à l'origine, David Appartient, le président du département du Morbillan, avec quatre présidents d'intercommunalité. Celles qui vont entre de Redon à Quimperlé, qui sont sur le territoire morbillanais.
Donc, Arc-Sud-Bretagne, Goble du Morbillan-Ven-Agglomération, Acta, Aurek-Ibron et puis Lorient ont immédiatement réagi. Quand le président de la République a annoncé de vouloir intensifier les lignes ferroviaires métropolitaines, en annonçant 40 nouvelles lignes, eh bien, nous, les Morbillanais, nous sommes dit, on va passer à côté de cette annonce, c'est dommage, puisque nous n'avons pas de métropole. Au sens, je dirais, institutionnel du terme.
Or, quand...
Mais parce qu'il y a du monde, finalement, il y a beaucoup de monde à venir travailler sur le bassin lorienté, qui fait le trajet par les routes nationales, chaque matin, par exemple. Exactement. On peut considérer qu'entre Aurek et Lorient, c'est une métropole.
Il y a énormément de personnes qui travaillent, il y a beaucoup d'étudiants, tout le long de la RN 165, en fait. Beaucoup de gens qui arrivent, qui vivent là. Donc, des déplacements pendulaires le matin, énormément, des bouchons, de plus en plus d'accidents sur la RN 165.
Et donc, nous, nous sommes mobilisés, donc déjà au niveau local. Et donc, moi, j'ai proposé à mes collègues parlementaires morbihanais de co-signer avec moi un courrier à la Première ministre et au ministre des Transports pour leur dire qu'on était très attentifs à ce qu'il y ait un élargissement et qu'on prenne en compte vraiment le profil, la typologie d'un territoire plus que le statut de métropole ou pas. Alors, est-ce que les infrastructures existantes, style gare ou voie ferrée, permettraient justement d'intensifier un trafic type RER ?
Alors, bon, le Mormillon, quand même, depuis quelques années, a beaucoup investi sur les gares. Il y a celle d'Oré, celle de Lorient, celle de Vannes est prévue également. Donc, au niveau des gares, je pense qu'il n'y a pas de souci.
Après, c'est au niveau des voies. Au niveau aussi, je sais, la SNCF, la problématique, c'est le matériel. C'est-à-dire, est-ce qu'il y a assez de trains ?
Donc, voilà, ça, c'est des sujets qu'il faudra aborder. Dans le projet d'Emmanuel Macron, il était envisagé de construire des nouvelles lignes. Nous, on en a une.
Est-ce que ça suffira à faire passer autant de trains avec une fréquentation acceptable et optimum pour la population ? Ça, c'est toutes ces choses qu'il faut avoir. Pour l'instant, on crante.
Est-ce qu'en parallèle de ces projets, justement, de type RER, SER, d'ailleurs, on appelle ça, il n'y a-t-il pas également un travail à faire sur les lignes de TER existantes en Bretagne ? On pense à un clivage nord-sud et on pense aussi aux difficultés à relier certaines villes bretonnes entre elles. Lorient-Brest, Lorient-Morlaix, Lorient-Saint-Brieuc, mais je pense que ça vaut pour Saint-Malo aussi.
Ça vaut aussi, oui. On presque un père aussi, c'est pas bon. C'est-à-dire qu'effectivement, une fois qu'on part de Brest pour ARN, c'est très facile parce qu'il y a un TER qui va tout droit, qui suit la ligne du TGV.
En revanche, quand on veut descendre dans le sud, tout de suite, il y a des barrages et quasiment des frontières. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y aurait effectivement, pour des raisons peut-être écologiques, même intérêt à revoir le réseau ferroviaire breton, madame ? Nous avons intérêt, je pense, à intensifier les voies de chemin de fer transverses, on peut dire, entre le nord et le sud, et la région Bretagne y travaille, parce que c'est une des compétences de la région Bretagne, le transport.
Donc je sais que c'est un sujet vraiment qui tient à cœur aux conseils régionaux de notre région. Maintenant, souvent, c'est le manque de moyens. Après, il y a des lignes aussi sur lesquelles nous parlions, parfois, comme, je pense, le Saint-Brieuc-Pontivy ou Pontivy-Auray.
Bon, voilà. Après, il faut toujours, pour prendre des décisions politiques intéressantes, intelligentes, regarder les usages, dire combien de personnes utiliseront ces voies là. Mais moi, je suis d'accord avec vous, il faut intensifier la voie de chemin de fer en Bretagne.
Donc, effectivement, il y a trop de monde, aujourd'hui, sur les routes. Voilà pour le sujet transport. Anne Le Hénant, vous appartenez aussi à la Commission Défense Nationale des Forces Armées.
La loi de programmation militaire a été votée, justement, récemment, avec une large majorité à l'Assemblée Nationale. C'est donc le programme qui définit les objectifs armés du pays jusqu'en 2030. Parmi ces mesures, j'en cite juste quelques-unes qui pourraient nous concerner.
La maîtrise des fonds marins, qui constitue un intérêt stratégique majeur, selon ce programme. Est-ce que c'est une compétence de recherche, on imagine, qui va se développer particulièrement en Bretagne, où on sait qu'il y a pas mal de recherches à la pointe dans ce domaine ? Je pense que la Bretagne va être, concernant la loi de programmation militaire, en avance de phase, parce qu'il y a différents sujets qui sont stratégiques, innovants, pour lesquels nous avons voté des budgets très importants.
Les fonds marins, effectivement, l'espace et le cyber. Il se trouve qu'en Bretagne, que ce soit sur les fonds marins ou le cyber, on a des compétences, on a des universités qui travaillent là-dessus, on a des chercheurs, on a des industriels, des technologies qui existent également, qu'il va falloir accompagner pour qu'elles se développent et qu'elles atteignent une taille intéressante pour pouvoir fournir les armées. Donc, sur les fonds marins et sur le cyber, je pense que la Bretagne, on a tout notre rôle à jouer.
Sur l'espace, je pense que ça se passera peut-être dans d'autres régions. Mais les fonds marins, il y aura bien sûr la recherche, mais pas que. Il y a accompagner et investir dans les sociétés bretonnes qui sont déjà en avance sur le sujet.
Il y en a quelques-unes. Et puis, bien entendu, de prévoir la formation des jeunes dans ces nouveaux métiers. Juste une question concrètement aussi, c'est quoi quand on parle des fonds marins ?
Ça va être quel fait ? En fait, il y a des enjeux économiques, c'est les principaux sur les fonds marins. Mais il y a aussi l'espionnage.
Il y a la protection, par exemple, tout simplement des réseaux de télécommunication. C'est avoir la capacité finalement à assurer notre souveraineté nationale en surveillant nos fonds marins. Et sur les zones internationales, il y a d'avoir la capacité également de voir ce que font nos adversaires.
La guerre en Ukraine a quand même changé beaucoup de choses. On a étudié la LPM vraiment sous cet angle-là également. Et c'est notamment de protéger notre littoral, mais également sur les zones internationales.
La dernière question de défense, Christophe. Avec quid du futur porte-avions, on dit que la Bretagne aura une place à jouer sur ce côté-là ? Alors, au niveau de l'emploi, oui, forcément.
En fait, je pense qu'on a un vrai savoir-faire en Bretagne qu'il va falloir valoriser et proposer pour ce futur porte-avions. Moi, je pense que cette LPM, honnêtement, quand on a regardé les chiffres, que ce soit en termes économiques, de chiffres d'affaires pour les entreprises, de création d'emplois, d'universités, de recherche, d'innovation, en Bretagne, il y en a quand même beaucoup, beaucoup d'atouts. Et notamment parce que nous sommes avant tout maritimes sur la partie… On suivra, on suivra ça de près.
Voilà, sur la partie liée à la mer. Voilà pour la partie défense. Steven, alors certes, Anne-le-Hénanf n'a pas Carnac dans sa circonscription, mais comme l'affaire des menhirs a fait du bruit, bien au-delà du mormillon, toi, tu voulais revenir dessus.
Oui, parce que le ciel est tombé sur la tête des habitants de Carnac à l'évocation de ces menhirs qui seraient sur une parcelle qui jouxte la rue Gallo-Romaine et la rue des menhirs. On ne mentait pas trop sur le label. Depuis, c'est un véritable cafarnaum.
Un archéologue a dit qu'il y en avait 39. Le maire a dit qu'il y en avait 4. Tout ça est en train de s'envenimer fort, tel point qu'on en parlera après.
Le maire a été victime de menaces, l'église taguée. Bref, on est dans un nouvel épisode d'Astérix. Mais moi, je suis allé voir de l'autre côté du sud, au nord, à Brest, si les habitants étaient d'accord avec cette idée qu'on puisse enlever des menhirs pour installer M.
Bricolage. On est égliteux. Je trouve que non, c'est dément.
Non, je ne suis pas pour. Le patrimoine, on se bat pour ça. Donc, il faut qu'il reste chez nous.
Déjà, on nous l'enlève pas mal. Donc, voilà. Non, non.
Eh bien, si c'est vraiment des menhirs, c'est quand même grave de déplacer des menhirs. Et puis, surtout pour construire un magasin. Donc, on est quand même en Bretagne.
Il faudra que les vestiges restent en place. Je trouve que c'est assez outreux de faire ça. Parce qu'un moultre bricolage, ce n'est pas quelque chose qu'on a forcément plus besoin que ça.
Ce n'est pas un besoin vital. Et surtout, c'est quelque chose qui est là depuis super longtemps. Et ça fait partie de notre histoire.
Et je trouve que ça est horrible. Est-ce que vous trouvez qu'on n'en fait pas un peu trop, des fois, pour défendre tout le patrimoine ? Parce qu'on en parle beaucoup.
L'histoire a montré que protéger le patrimoine, c'était quelque chose d'utile. Donc, non, on n'en fait pas trop. Pas du tout.
C'est respecter les anciens, enfin, tout ce qui est là. Non, non, non, non. Le patrimoine, c'est une richesse.
Pas du tout. Non, je trouve que c'est normal parce que ça fait partie de notre histoire. Voilà le point de vue de quelques Brestois que tu as pu rencontrer, Stéphane.
Alors, l'ampleur que prend cette affaire sur les réseaux sociaux et le déferlement de haine qu'elle provoque à l'encontre du maire et de sa famille a été déploré dans un communiqué par le préfet du Morbihan. Anne-Leuénan, il ne se passe pas une semaine en Bretagne en ce moment sans qu'un élu soit victime de harcèlement ou de menaces. Comment enrayer cette relation d'hyper-violence entre élus et citoyens ?
Alors, écoutez, il y a deux options dans cette histoire de Carnac qui est effectivement la circonscription vive voisine de la mienne. Mais j'ai exprimé ma solidarité, évidemment, avec le maire de Carnac. Donc, soit ceux qui ont lancé cette affaire ne sont absolument pas du tout au fait de ce qu'est être un élu en France aujourd'hui.
Et donc, c'est une inculture, une méconnaissance. Enfin, visiblement, des gens qui ne savent pas ce que c'est que le mandat d'élu et notamment de maire en France, puisqu'on ne peut pas dans une commune, et pour avoir été première adjointe de Vannes pendant quelques années, et adjointe à Vannes depuis 2008, on ne peut pas, un maire ne peut pas faire ce qu'il veut. Et heureusement, heureusement, il y a énormément de contrôles.
Le communiqué de presse du préfet du Morbihan du 11 juin, effectivement, indique que pour ce projet, en particulier à Carnac, il y a d'abord des années et des années de procédures, et puis ensuite, il y a un certain nombre de passages obligés à respecter pour un maire et sa municipalité. Donc, soit c'est ça, et donc on lance une info sans savoir de quoi on parle, soit c'est volontaire. Et à ce moment-là, c'est une affaire politique, et c'est pour déstabiliser un maire qui peut-être ne convient pas, ou que politiquement, il y en a qui souhaitent remettre en cause son honnêteté, sa probité, son engagement, que sais-je encore.
C'est quand même, grosso modo, quoi qu'il arrive...
Excusez-moi, madame, mais c'est quand même un archéologue émérite qui a soulevé le problème, à en croire les diverses sources et la biographie de ce monsieur. Ce n'est pas M. Lambda, ce n'est pas l'opposant politique, ce n'est pas un complotiste, c'est un homme historien qui a dit, là, il y avait des pierres qui étaient mégalithiques, où sont-elles et pourquoi a-t-on accordé un permis de construire ?
Alors, je comprends votre réserve, évidemment, et puis je comprends aussi, dois-je dire tout de suite, que les menaces ne sont pas une solution, mais qu'est-ce qui a pu bugger dans la matrice si jamais on a enlevé des pierres anciennes ? Sur un projet comme ça, un maire n'est pas seul, il ne peut pas décider tout seul. Il y a effectivement, comme je l'ai expliqué, des passages obligés au niveau de la préfecture, au niveau de la préfecture de région, au niveau de son intercommunalité, il est en équipe, l'enseigne en l'occurrence ne peut pas faire ce qu'elle veut, donc pour moi, ce n'est pas envisageable, ce n'est pas envisageable.
La seule option éventuellement, et là, je n'ai pas la réponse, c'est qu'entre deux événements d'urbanisme, il y a eu un bug et une info qui n'est pas circulé. Ça paraît un peu incroyable. Après, c'est un archéologue amateur, passionné des pierres, comme nous, puisque c'est notre patrimoine, ce sont nos ancêtres qui ont fait ça.
Vous voyez, on n'a aucun intérêt, un maire n'a aucun intérêt. Imaginez, laissez penser qu'un maire, pour mettre un magasin de bricolage, serait prêt à sacrifier son patrimoine, est une aberration, c'est inimaginable. On se bat tous les jours, les élus, pour conserver le patrimoine.
C'est ridicule. Pour moi, c'est une manipulation ou une, je dirais probablement, une méconnaissance totale et peut-être un bug administratif, éventuellement, pourquoi pas. On le saura, j'espère, prochainement ce qui s'est passé.
En tout cas, juste pour revenir à ma question sur cette relation de violence entre élus et citoyens, vous avez peut-être, vous aussi, pendant les différentes mois qui entouraient la réforme des retraites, en tant que députée de la majorité, eu affaire à des violences ou des interpellations de citoyens. Comment, ma question était, comment on enraye cette relation-là, qui se passe à différentes échelles d'élus, Anne-Louis ? Eh bien, déjà, ça commence par avoir, peut-être, une autre façon de présenter la fonction d'un élu local.
La pire chose qui puisse arriver pour la France et la démocratie, c'est qu'il n'y ait plus d'élus locaux volontaires. C'est-à-dire qu'un jour, des gens soient tellement, voilà, désabusés, dégoûtés, qu'il n'y ait plus de volontaires pour être dans les conseils municipaux. Eh bien, c'est la pire chose qui puisse arriver à la démocratie.
Donc, pour moi, le meilleur moyen de protéger les élus, c'est déjà de faire connaître ce qu'est vraiment un élu, en quoi ça consiste. Donc, quelque part, votre rôle, c'est de l'information. Et par d'autres moyens.
Des contacts avec la population. Systématiquement, défendre les élus. Ça se passe, par exemple, avec l'AMF, l'Association des maires de France du Morbihan.
Systématiquement, et aux côtés des élus qui sont agressés dans le Morbihan. C'est-à-dire, ce porte-partie civile. Donc, voilà, ce sont des moyens pour montrer que, non, on ne peut pas faire n'importe quoi.
Les élus, c'est des gens, les élus locaux, et les élus de 95% sont des gens honnêtes, qui sont engagés et qui ont envie de bien faire leur travail. Et donc, le meilleur moyen, à mon avis, c'est de l'information, les défendre. Et puis, à l'élu aussi, d'aller vers les citoyens et d'expliquer ce qu'il fait, évidemment.
Moi, c'est ce que je fais. Mais, par ailleurs, je prends aussi certaines prépautions pour éviter de me trouver face à une situation qui pourrait me mettre dans une critique. Vous avez été élu il y a un an comme députée.
D'ailleurs, première femme élue sur cette circonscription. Vos mots, à l'époque de l'élection, c'était « il va falloir être calme, stable et serein ». Est-ce qu'il a été facile de rester calme et sereine à l'Assemblée nationale cette année ?
Écoutez, moi, la chose que je souhaite vous dire, c'est que je ne m'attendais pas, évidemment, à ce que j'allais vivre pendant cette presque année. C'est une mission vraiment passionnante et j'ai le sentiment d'être à ma place. Mais parce que j'ai aussi, derrière moi, des années, des années, des années de mandat d'élu local.
Et je suis très contente, je peux vous dire, dans ma situation actuellement, d'avoir été élue locale. Qui vous donne les armes aujourd'hui de cette fonction politique de députée. Exactement.
C'est-à-dire, je sais de quoi je parle. Je suis très ancrée sur mon territoire et connue. Mes interlocuteurs, tous les jours, tous les jours, tous les jours, ce sont les maires, les conseils municipaux, justement, les habitants des communes.
Donc, je suis restée très terrain, très, très, très, très terrain. Quand je vais à Paris, à l'Assemblée nationale, je suis en mission. C'est comme ça que je le conçois.
Et quand je disais stable, calme, en fait, c'était presque prémonitoire. J'ai une particularité, j'ai une personnalité qui est extrêmement, je dirais, calme, effectivement, concentrée. Donc, c'est toujours le cas.
De temps en temps, je sors de mes gonds dans l'hémicycle. Quand j'entends trop de bêtises à la seconde, là, j'interviens et j'aime bien recadrer ou repréciser les choses sur des sujets que je maîtrise. Mais sinon, globalement, c'était très prémonitoire parce qu'il faut être très, très calme.
Mais quand je suis là-bas, je suis là pour mon territoire et puis pour faire voter les réformes sur lesquelles j'ai...
Merci.