Le grand rendez-vous du 13/09/2026 avec Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités
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Chapitres
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Bonjour Jean-Pierre Farandou. Merci d'être avec nous, vous êtes le ministre du Travail et des Solidarités.
- 0:28OuverteRéponse directe
Dans votre intitulé de portefeuille, je remarque qu'il y a à la fois travail et solidarité. Pour certains, ça pourrait paraître antinomique, pour d'autres complémentaires, on en parlera.
- 0:52OuverteRéponse partielle
Quel diagnostic posez-vous vous-même, vous qui êtes issu de la société civile, et quel camp soutenez-vous pour succéder à Emmanuel Macron ?
- 1:15OuverteRéponse directe
D'abord en ce qui concerne leur pouvoir d'achat. On va venir dans un instant au carburant, mais leur santé, également.
- 2:21RelanceÉludée
Pourquoi tout d'un coup se dire, tiens, le dentiste, allez hop, on rabote ?
- 4:36RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on doit s'attendre à voir un soin déremboursé ou en partie déremboursé, et un autre, et un autre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Invité politiqueFait
« Ça vient effectivement qu'il faut absolument rétablir les comptes de la sécurité sociale, qui est un bien commun. »
- 2:37Invité politiqueFait
« La sécurité sociale, normalement, elle est équilibrée, c'est assurantiel, comme on dit. »
- 3:20Invité politiqueChiffre
« Ça fait 3 500 milliards d'euros de dettes, maintenant. »
- 3:33Invité politiqueChiffre
« Vous savez, il y a quand même, je crois, 18 millions de personnes qui n'ont pas de reste à charge. »
- 6:17Invité politiqueChiffre
« Vous avez 18 millions de Français qui sont exemptés, donc c'est pris en charge. »
- 8:23Invité politiqueChiffre
« Depuis que je suis là, je crois que j'ai gagné 3 milliards et demi de dépenses. »
- 8:27Invité politiqueChiffre
« J'ai fait passer une loi de lutte contre la fraude sociale, ça fait gagner 1 milliard et demi. »
- 8:31Invité politiqueChiffre
« J'ai incité les partenaires sociaux à négocier un accord sur les ruptures conventionnelles, ça fait gagner 1 milliard aux unédic. »
- 8:37Invité politiqueChiffre
« Je me suis battu au niveau européen pour revenir sur un règlement qui va faire gagner 800 millions d'euros à l'État français. »
- 10:47Invité politiqueChiffre
« 1945, est-ce que vous avez une idée de telles cotisations sociales ? À combien s'élevaient les cotisations sociales pour les salariés ? 4 %, 20 % maintenant. »
- 10:56Invité politiqueChiffre
« Les cotisations patronales ? 12 %, 40 % maintenant. »
- 12:25Invité politiqueFait
« On a en France une loi qui fait que le SMIC est indexé quand l'inflation dépasse 2%. »
- 19:39Locuteur 5Chiffre
« Le gouvernement votre collègue David Amiel Vanrody a dit pour boucler le budget cette année le budget 2027 il va falloir que les retraités contribuent à hauteur de 6 milliards. »
- 25:40Invité politiqueChiffre
« l'absence de budget c'est 15 milliards d'euros dépenses supplémentaires pour le pays »
- 30:41Invité politiqueFait
« c'est irréaliste d'un point de vue financier c'est pas possible »
- 35:24Invité politiqueChiffre
« pour les armées 6 milliards 4 de plus pour la police pour la gendarmerie on ne le fait pas »
- 40:04Invité politiqueFait
« le facteur 1 du chômage c'est le développement économique ou l'absence de développement économique »
- 42:18Invité politiqueFait
« Mme Le Pen a une drôle manière d'être européenne et M. Mélenchon pareil »
- 42:40Invité politiqueFait
« de partir à 60 ans »
- 42:41Invité politiqueFait
« 62 ans »
- 43:31Invité politiqueChiffre
« l'électorat Mme Le Pen c'est 35% à peu près »
- 43:33Invité politiqueFait
« il y a deux ans »
- 44:54Invité politiqueChiffre
« je crois que c'est 400 000 euros d'économie »
- 44:57PrésentateurChiffre
« 465 000 »
- 45:16Invité politiqueFait
« moi j'avais une retraite sympathique qui se dessinait »
Temps de parole
- Jean-Pierre Farandou59 %
- Présentateur17 %
- ?9 %
- Locuteur 58 %
- Locuteur 46 %
≈ 17,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe
1. 10h-11h.
Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos.
Pierre
Devineau.
Bonjour
à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Jean-Pierre Farando. Bonjour. Merci d'être avec nous, vous êtes le ministre du Travail et des Solidarités. Pour ceux qui vous connaissent moins, je rappelle que vous avez fait l'essentiel de votre carrière dans le rail jusqu'à devenir le patron de la SNCF avant de devenir ministre. Dans votre intitulé de portefeuille, je remarque qu
'il
y a à la fois travail et solidarité. Pour certains, ça pourrait paraître antinomique, pour d'autres complémentaires, on en parlera. Dans cette émission, au même titre que du budget, des retraites, de la question de savoir s'il faut, oui ou non, remettre les Français au travail, comme le disent certains candidats à la présidentielle, avant de parler des solidarités. Justement, et puis en cette période chahutée par les discours politiques en vue de la présidentielle, « Quel diagnostic posez-vous vous-même, vous qui êtes issu de la société civile, comme on dit, et quel camp soutenez-vous pour succéder à Emmanuel Macron ? »
Pour
vous interroger ce matin, Stéphane Dupont, des Echos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. Le JDD titre ce matin, il a coulé la France, avec Emmanuel Macron représenté sur son jet ski. On va en débattre dans un instant, mais il est vrai que les Français sont inquiets. Jean-Pierre Farandou, d'abord en ce qui concerne leur pouvoir d'achat. On va venir dans un instant au carburant, mais leur santé, également, Europe 1, vous en parlaient ce matin, au 1er janvier, le dentiste ne sera remboursé qu'à hauteur de 50% pour les soins courants. Jean-Pierre Farandou, c
'est
le retour des 100 dents
? Non,
il faut comprendre d'où ça vient. Ça vient effectivement qu'il faut absolument rétablir les comptes de la sécurité sociale, qui est un bien commun. Vous savez, c'est une des grandes œuvres du Conseil National de
la
Résistance. À l'après-guerre, la France et tous les partenaires politiques, d'ailleurs, et sociaux, se dotent de systèmes de protection dont on dit qu'il est un des meilleurs du monde, et je pense que c
'est vrai. Et
donc, on arbitre sur différents soins. Enfin, les dents, c'est quand même le progrès, la modernité. Là, je faisais référence à cette phrase de François Hollande, malheureuse, qui a été citée, rapportée par un livre. Ça fait référence aussi au progrès qu'on a connu dans les soins buccodentaires. C'est quand même très particulier, les dents.
C
'est le sourire, c'est la façon, vous qui êtes chef d'entreprise, c'est aussi une façon d'être en société. C'est très important. Pourquoi tout d'un coup se dire, tiens, le dentiste, allez hop, on rabote ? Surtout par un décret
adopté un peu en catimini durant les vacances d'été.
Ce n
'est
pas tout d'un coup, je vous dis, c'est ça le sujet. C'est qu'il faut faire attention à ce que cette sécurité sociale, et ses comptes équilibrés, parce que, contrairement à un budget d'un État qui peut se permettre d'avoir un déficit, ça dépense au montant, la sécurité sociale, normalement, elle est équilibrée, c'est assurantiel, comme on dit. C'est-à-dire que les cotisations que vous payez sont censées couvrir les prestations que vous recevez. Ce n
'est
plus le cas, d'ailleurs.
Depuis longtemps, oui. Depuis
longtemps.
Mais vous voyez, l'argument que vous
avancez en disant que
l
'État peut avoir un déficit, c'est la sécurité sociale. Les Français, ils vous écoutent, ils disent, mais qu'est-ce qu
'ils
nous racontent ? Nous, c'est nos
soins dentaires. Je vais vous expliquer.
Oui, mais quand même, c'est de l'argent, tout ça. On parle d'argent, on est bien d'accord. Il faut assumer les sujets d'argent. Il n
'y a
pas d'argent magique, quand même, à
un
moment donné. Il
n
'y
en a eu pendant longtemps, pendant 10 ans, la dernière. Je ne sais
pas, mais moi, depuis que je suis là, je peux vous lire, il n'y
en
a plus. Il faut d'ailleurs aussi que les Français le comprennent, peut-être, et ce n
'est
pas leur faute aux Français. Franchement, les Français, je ne leur en veux pas du tout. Les politiques, par contre, qui, pendant des décennies, ont fait semblant qu'il y avait de
l
'argent alors qu'il n
'y en
avait pas, ça s'appelle du déficit qui s'accumulait. Ça fait 3 500 milliards d'euros de dettes,
maintenant. C'est ça,
le sujet. Ce qui est vrai pour l'État et vrai aussi pour la sécurité sociale. Donc, il est normal de rechercher à faire des économies. Une des manières de faire des économies, c'est effectivement de demander à chacun de participer, en hauteur de ce qu
'ils
peuvent faire aussi. Vous savez, il y a quand même, je crois, 18 millions de personnes qui n'ont pas de reste à charge. Il faut que les autres, petit à petit, peut-être participent davantage à leur frais de santé. Après tout, on s'achète bien un abonnement de téléphone. Enfin, on accepte
d'avoir des défenses personnelles. Donc, vous dites que les
Français peuvent s'acheter un téléphone, le Duo iPhone, qui coûte 2300 euros. Par contre, ils attendent de la Mutuelle et de la Sécu de rembourser les dents. Et donc, ce n
'est
pas normal ? Non, ce que je dis, à partir du
moment... Ce que vous voulez dire,
c'est qu'il faut responsabiliser les Français. Ils n'ont pas été assez responsabilisés jusqu'à présent. Il y a l'impression que tout était gratuit ou que tout était remboursé.
Oui, je
pense qu'il
y a
de ça. Je pense qu'effectivement,
on
a fait croire au français. Le mot gratuit, mais rien n
'est
gratuit. Quand on dit que
c
'est gratuit, il y
a
quelqu'un qui paye. Je vous dis, c'est raisonnement économique faux. C
'est la
collectivité.
On
est quand même suffisamment pour...
Non, mais la
collectivité qui la finance, c'est les contribuables.
C'est qui la collectivité ? Mais de ce point de vue, est-ce qu'on voit ça ? Donc, à un moment
donné, quelqu'un paye. Donc, il faut avoir ce courage de dire ça aux Français et ensuite de voir comment on fait pour rétablir les comptes. Sinon, elle va s'arrêter. Vous savez que quand il y
a
du déficit, vous avez un organisme qui s'appelle la COS, elle emprunte. Elle a du mal à emprunter. Là encore, le risque de banque route, il n
'est
pas nul. Donc, à un moment donné, il faut regarder les choses en face et avoir le courage de prendre des décisions.
Alors, c'est pas facile, elles ne sont pas
populaires, mais il faut savoir les prendre.
Est-ce qu'on
doit s'attendre à voir un soin déremboursé ou en partie déremboursé, et un autre, et un autre ? Tout simplement,
est-ce
que l'État n'aurait plus les moyens, au sens large de
l
'État, d'assurer de tels soins ? Donc, de prochains soins déremboursés au fil du temps
?
Là encore, j'aime bien regarder ce qui se passe ailleurs. Par exemple, vous avez la Belgique qui est juste à côté. C'est un pays qui n
'est
pas très éloigné, qu'on appelle le reste à charge des citoyens belges, et bien supérieur en matière de
santé.
Pas jusqu'à 1000 euros. Et nous, à 140 euros, vous avez vu, c'est un débat national. Voilà, donc c'est 1000 euros en Belgique. Non, mais c'est un
procès, c'est pour savoir, dans votre
esprit, est-ce qu'inévitablement, pour équilibrer les comptes publics, pour éviter la faillite, pour éviter une espèce d'effondrement des systèmes sociaux, tôt ou tard, il faudra transférer une plus grande part aux
citoyens, morceau par morceau ? Moi, j'ai l'image d'un service public. Alors, ce que je connais bien, excusez-moi, on s'appuie sur l'expérience,
c
'est les transports en commun. Ça a été ma vie professionnelle, les transports en commun. Vous savez que quand vous achetez un ticket de bus, vous payez une partie, mais ça coûte beaucoup plus cher, en fait, vous le savez bien. Mais la santé, c'est un peu pareil. On pourrait le considérer comme un large service public, où la collectivité prend une part énorme, et puis vous avez un petit ticket de bus, vous avez un petit peu de ticket santé. Et après, vous avez deux manières de le faire. Ou vous mutualisez ce reste à charge, ça s'appelle prendre une mutuelle, parce que vous mutualisez les risques, ou alors vous
avez un reste à charge
individuel.
Je
pense que ces mécanismes-là, effectivement, il faudra de plus en plus les mettre en oeuvre. Ça sera, en tout cas, si on veut conserver une santé de grande qualité, donc qui coûte cher, avec le vissement de la population, il me paraît logique de réfléchir à comment chaque citoyen peut participer à ces prestations.
Ça
va pénaliser plutôt les ménages modestes, vous en conviendrez, puisque les gens qui gagnent correctement leur vie de payer un peu plus de reste à charge, ça ne change rien pour eux. Mais pour les gens qui ont peu d'argent, et qui aujourd'hui sont pressurés, parce qu'il y
a
les carburants, il
y a
l'inflation, la vie est difficile, pour ces gens-là, cette mesure, elle va être quand même difficile
à accepter. Les gens modestes, ils sont
exemptés du reste à charge. Vous avez 18 millions de Français qui sont exemptés, donc c'est pris en charge, si j'ose dire. C'est pris en considération, pardon. Vous voyez, donc, effectivement, vous avez raison, il
faut
faire attention. Il y
a
déjà une espèce de protection importante, les femmes enceintes, en fonction de votre pouvoir d'achat, etc. Donc voilà, il faut trouver cet équilibre entre une protection sociale des plus démunis, et là, je souscris à ça, ministre des Solidarités. Donc, j'ai ce sens de la solidarité, bien sûr, par rapport aux plus démunis, mais de notre côté, ne me paraît pas déraisonnable compte tenu de ce contexte très pesant de déficit et de dettes publiques.
Stéphane Dupont parlait des carburants, en effet, c'est le grand sujet du moment avec la flambée des prix. Psychologiquement, certains Français ne font plus le plein, ils font un tiers, un quart du plein, ils donnent un billet de 20 euros pour remplir la voiture. Il n
'y a
pas d'aide supplémentaire à annoncer le gouvernement. Est-ce que vous avez l'impression d'abandonner, là encore, les Français
?
Les Français, on a mis en place des aides dédiées, des aides focusées, ciblées, à la fois sur les entreprises, parce qu'il faut d'abord protéger les entreprises, quand même. La richesse, ça vient des entreprises, donc il faut d'abord penser aux entreprises, en plus, après, penser aux salariés ou penser aux deux. Les entreprises les plus touchées, donc les transports, la pêche, l'agriculture, on sont aidés et continueront à être aidés. Donc là-dessus, on continue.
Sauf que
vous baissez la taxe sur l'essence et dans ce cas-là, vous adressez à tout le monde. On va parler de tonnerre de la défaite sociale, c'est pareil, c'est universel.
Alors, je termine et je vous réponds. Donc voilà, les salariés modestes, gros rouleurs, on a un système, on le continue.
Vous
avez choisi d
'aider certains. Voilà, c'est
ce
que je disais. Je vous laisse continuer si vous voulez, mais la
question, c'est pourquoi vous avez choisi
certains Français
plutôt
que s'adresser à tous les Français. Oui, on en revient à ce qu
'on
disait,
c
'est quand même un problème aussi. Vous savez que l'argent,
on
ne
l
'a pas. Quand on demande des aides à l'État, ce n'est pas comme on pique sous, on avait des tas de lingots d'or, on en prenait deux ou trois pour les données. On n'a rien. On
demande
de l'argent. On n'a rien
en dépense.
On n'a rien. On dépense 1 700 milliards chaque année, Jean-Pierre Farrand.
Pourquoi est-ce qu'on ne réduirait
pas cette dépense plutôt que
cette équipe de la recette ?
Là, vous vous adressez à moi, un ministre, depuis que je suis là, je crois que j'ai gagné 3 milliards et demi de dépenses. J'ai fait passer une loi de lutte contre la fraude sociale, ça fait gagner 1 milliard et demi. J'ai incité les partenaires sociaux à négocier un accord sur les ruptures conventionnelles, ça fait gagner 1 milliard aux unédic. Je me suis battu au niveau européen pour revenir sur un règlement qui va faire gagner 800 millions d'euros à l'État français. Et en plus, dans mon budget, je suis exemplaire. Cette année, j'ai accepté de participer à l'effort parce que l'État doit montrer l'exemple.
Et
le ministre...
C'est économisé 2
milliards sur 40. Et voilà.
Mais tu en disant, l
'État n'est plus en moyen de fournir des aides. Il le fait parce que les circonstances t'exigent. Mais ce que je comprends, selon votre logique, l'État n'a plus les moyens. Cette politique d'aide, on la maintient presque à bout de souffle.
En tout cas, il faut qu
'elle
soit ciblée. C'est-à
-dire,
les jets générales, sans aucune limite, tous azimuts, et quoi qu'il se passe,
j'en pense que ça, c'est terminé.
Vous dites que
c'est
terminé, mais pour beaucoup de Français, la situation est très difficile. Est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait de nouveau une forme d'éruption sociale, un nouveau mouvement des gilets jaunes ? Il y a certains leaders politiques,
je
pense à Fabien Roussel, hier à la fête de l'Huma, vous y étiez, qui appellent les gens à descendre dans la rue et de nouveau à bloquer les ronds-points. Est-ce que vous craignez un mouvement de cette... Sachant que les prix des carburants aujourd'hui sont beaucoup plus élevés qu'à l'époque des gilets jaunes. Est-ce que vous craignez ce genre de mouvement ?
D'abord, je veux dire que je comprends les Français. Je veux dire, là encore, je pense être resté encore un peu connecté. Il
y a
encore moins de deux ans, j'étais en entreprise, je voyais des cheminots travailler. C
'est le
tribunal de ne
pas
avoir fait carrière en politique. En tout cas, c'est une caractéristique que je trouve intéressante parce qu'elle me permet d'avoir un vécu. Un vécu de la vraie vie, j'allais dire. Pas que d'être dans la vie politique pure où le sujet de la connexion ou déconnexion peut se poser. Et je veille à continuer.
D
'ailleurs, je vais souvent sur le terrain. J'ai mon petit point de chute dans le sud où je rencontre des gens dans une petite ville qui me rappellent aussi aux réalités du quotidien. Donc je comprends les Français. C'est dur pour les Français. C'est dur. On ne
va
pas dire le contraire. Quand les gens le disent... Mais on ne peut plus vous aider. C'est-à-dire les aider de la manière comme on disait la plus large, la plus ouverte, la plus sans limite. Ce n'est pas possible. On n'a pas l'argent.
Est-ce qu'il n'y a pas une forme de modèle social
qui ne fonctionne plus tout simplement ? C'est-à-dire on a dépensé beaucoup plus quand on en avait les moyens. On a poussé ça très très loin. Arrive le moment où la dette nous écrase ou le déficit nous écrase. Donc finalement, on cherche à sauver les gens un peu sur le mode du cadeau de sauvetage. Mais le modèle lui-même ne fonctionne
plus. Oui. Je pense qu'effectivement on est au bout d'un système. On parlait de la sécurité sociale pour démarrer. Elle a plus de 80 ans. Elle a été créée en 1945. Quelques chiffres pour vous dire pourquoi ça a changé. 1945, est-ce que vous avez une idée de telles cotisations sociales ? A combien s'élevaient les cotisations sociales pour les salariés ? 4 %, 20 % maintenant. Les cotisations patronales ? 12 %, 40 % maintenant. Et vous rajoutez la CIG. Donc on voit bien que... Et en plus les cotisations elles ne suffisent pas. Vous voyez bien que le problème effectivement on est au bout d'un système. Il faut des réformes bien évidemment. Il faudra des réformes pour les retraites.
Il
faudra des réformes pour la santé. On en a évoqué quelques-unes. On a des réformes certainement pour notre système d
'aide.
Oui il faut des réformes.
C
'est sûr.
Justement les retraites on va en parler dans un instant. Jean-Pierre Farando ministre du travail et l'invité du Grand Rendez-vous.
A
tout
de suite.
10h-11h
Le
Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos
Pierre
Devineau
Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos avec le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farando et c'est Stéphane Dupont qui vous pose la question suivante.
Oui je crois qu'hier à la fête de l'humanité vous avez débattu avec Sophie Binet la patronne de la CGT que vous connaissez bien. La CGT comme un certain nombre de parties de gauche face à la hausse du prix des carburants et l'inflation réclame une hausse du SMIC et un gel du prix des carburants. Est-ce que c'est une idée qui selon vous est recevable avec l'idée que le travail ne paie plus en France et qu'avec un SMIC on n'arrive pas à vivre ? Qu'est-ce que vous répondez à Mme Binet
? D
'abord sur le principe discuter avec les partenaires sociaux c'est une bonne chose qu'ils soient syndicats ou patronats parce que dans les partenaires sociaux il ne
faut
pas oublier qu'il y a aussi l'organisme patronal qui sont très attentifs au développement des entreprises. Moi aussi d'ailleurs venant de l'entreprise je le redis très clairement le social est en aval de la dynamique économique. Il faut en gros créer la richesse avant de la partager. Je suis pour le partage mais je suis aussi très pour la création. Voilà donc je ne
l
'oublie jamais il faut mettre les choses dans
le
bon ordre. D'où le SMIC ? C'est la réponse au SMIC. On a en France une loi qui fait que le SMIC est indexé quand l'inflation dépasse 2%. Très bien. C'est quand même une forme de protection. Il y a peu de pays qui ont ça. Donc on a une forme de protection des salaires les plus bas dont acte de là à l'augmenter vous voyez bien que les entreprises et ce n
'est
pas possible c
'est
les entreprises qui paient les salaires. Dans leur compte d'exploitation dans l'équilibre général est-ce qu'elles peuvent le faire ? Si jamais elles le faisaient de toute manière elles le répercuteraient sur le prix de leurs produits ce qui alimenterait l'inflation. Donc ce n
'est
pas si simple. Et de la même manière ce n
'est
pas le ministre du travail qui fixe les salaires dans toutes les entreprises de France. C
'est
ce qu'on appelle la négociation est obligatoire. Moi j'en ai fait beaucoup quand j'étais chef d'entreprise. Il faut laisser aux entreprises
le souhait de négocier vers le cas. Et le gel des
prix des carburants la deuxième mesure qu'elle réclame et que réclame notamment la France insoumise on en a déjà parlé sur ce plateau.
Oui
on en a parlé tout à l'heure on a échangé là-dessus. Oui il
y a
des aides ciblées pour les entreprises je le redis pour leur permettre de continuer leur activité et pour les salariés les plus modestes gros rouleurs mais on ne peut pas généraliser de manière très extensive un système d'aide structurelle.
Non
mais là ce serait les compagnies pétrolières qui paieraient là pour le coup s'il y avait un gel du prix des carburants ce ne serait pas l'État. C'est leur argument.
C'est toute la discussion qu'on a notamment avec le premier d'entre eux. Moi je vois que le groupe Total tient parole maintient le prix des carburants au dessous des seuils de 2 euros.
C
'est leur manière à eux de participer à l'effort. Ça me semble une bonne manière d'avancer.
Mais ce que vous dites me semble absolument essentiel c'est-à-dire vous vous rappelez par exemple que ce sont les entreprises qui paient des salaires qu'on ne peut pas décréter l'État une hausse des salaires artificiels comme cela. Des raisonnements économiques élémentaires mais qui me semblent manquer peut-être une partie de la gauche et des syndicats vous parlez des partenaires sociaux qui croient qu'il suffirait que l'État décrète pour que la société s'adapte immédiatement. Est
-ce
qu'il n
'y a
pas une forme de raisonnement économique élémentaire qui manque quelquefois à gauche
? À
gauche et parfois ailleurs. On le sait c'est un problème qu'on a de manière assez générale c'est que les raisonnements économiques effectivement de base ne sont pas toujours installés. Qu'est-ce que c'est qu'un amortissement ? Qu'est
-ce
que c'est qu'un bilan ? Qu'est-ce que c'est qu'une dette ? Un déficit ? Des taux ? Tout ça c'est peut-être des notions économiques peu maîtrisées dans la classe politique et c'est embêtant parce qu'elles vous rattrapent l'économie.
C
'est terrible. L'économie on peut la négliger.
Vous voulez dire que les politiques sont
nulles en économie ? Vous vous retrouvez par exemple avec des partenaires politiques qui comprennent ce que vous dites ? C'est intéressant pour les Français
Je
dis en tout cas que ce sujet de l'économie au sens qu'il y
a
une science l'économie ce n
'est
pas un dogme c'est une science et n'est pas la compétence la plus installée C'est la façon jolie de le dire Oui mais parce qu'il faut être nuancé dans le propos et c'est vrai que le fait de prendre des chefs d'entreprise comme moi forcément ça ramène dans le monde politique des gens qui savent ce que c'est puisque ça a été notre vie pendant des années je ne
suis
pas tout seul d'ailleurs j
'ai
le ministre Papin aussi qui vient de la grande distribution vous le savez nous on essaie d'amener cette vision économique parce qu'elle est essentielle et je le redis tournez le dos à
l
'économie ça tient quelques années mais elle vous rattrape inéluctablement et on est sanctionné par les marchés financiers on a un certain nombre d'indicateurs qui traduisent bien comment le monde extérieur notamment le monde qui vous finance traduit la performance économique Il
y
a un autre
sujet Jean-Pierre Farandou c'est la TVA sociale que met sur la table François Hollande après avoir été défavorable en 2012 lorsqu'il a accédé au pouvoir qu
'est
-ce que vous pensez de cette idée
?
Moi je me fie beaucoup des mages magiques tout à coup il y
a
des gens qui disent c'est simple on n
'a
qu'à baisser les cotisations c'est la différence entre le salaire beau et le salaire net génial on a trouvé la martingale d'abord moi je dis avant de baisser les cotisations la première chose à faire c'est de rétablir les comptes de ces grands systèmes parce que ces cotisations elles financent les retraites elles financent la santé on en a déjà beaucoup parlé faisons en sorte déjà que ça soit rétabli parce que c'est une drôle d'idée de baisser les recettes d'un système qui est déjà en déficit il y a un petit problème là économique
Ah donc vous êtes pour
plus d'impôts vous alors que
les français
sont déjà ponctionnés au maximum vous avez dit c'est une idée bizarre de baisser les recettes
vous avez la sécurité qui est en déficit vous lui baissez les recettes vous voyez que ça va arranger son déficit et vous même vous m'avez dit c'est quand même pas normal de baisser le reste à charge pour les dentistes vous êtes en contradiction non
je ne suis pas en contradiction c'est juste qu'au lieu de regarder dans la dépense
et de mieux l'aiguiller je me demande si on
ne peut pas mieux aiguiller la dépense
plutôt que de prendre encore
vos français mais c'est une différence de point de vue quand on
le fait sur les dentistes vous m'avez dit c'est pas normal vous avez démarré comme ça vous voyez là vous reflétez une petite contradiction qui n'aide pas les français vous savez bien que non Jean-Pierre Farandou non mais bon pour
vous
dire que ce n
'est
pas si simple en revenant à la TVA sociale donc voilà des gens qui avant même de rétablir les
comptes
de la santé et des retraites qui sont les deux éléments principaux de
la protection sociale mais ça serait un truc un truc à
somme nul c'est qu'on augmenterait la TVA pour baisser les cotisations sociales c
'est ça
l'idée de combien on peut l'augmenter la TVA ? deux points et encore François Hollande dit 24%
oui
de 20 à 24 c'est audacieux parce que là pour le coup les économistes disent ouais il y
a
peut-être une petite marge de manœuvre en France à les deux points par rapport aux autres pays européens
sauf les produits de première nécessité et l'énergie
on affine deux points de TVA ça vous fait deux points de cotisation en moins à peu près
bon
des salariés gagnent deux points
deux
points est-ce que ça répond au problème ? moi je ne
sais
pas les gens qui se prennent c'est pas bon c'est quelque chose mais est-ce que c
'est
à la hauteur des attentes je ne le crois pas
et la TVA
c'est de faire payer les importations c'est de faire payer aussi que toute la protection sociale ne repose pas seulement sur le travail sur les entreprises sur les salariés c
'est aussi ça l'idée de la TVA sociale il y a des arguments oui
mais il
y
a la modalité il y a la discussion je termine sur la TVA comme dirait l
'autre
ça augmente les prix quand même donc vous reprenez un peu d'une main par l'inflation par les prises que vous avez données par la réduction des cotisations voilà donc on peut en débattre alors maintenant sur le principe est-ce que on ne demande pas trop au travail oui ayons le débat la fameuse le financement à la sécurité sociale en 1945 tout était sur le travail parce qu'on pouvait
on
pouvait très bien je vous l'ai expliqué vous avez vu comment les cotisations sont déformées on rajoute la CLG en 1991 et ça ne suffit toujours pas puisqu'on est en déficit est-ce qu'il est normal de demander au travail les entreprises ou les salariés de tout prendre sur leurs épaules en tout cas le constat montre que c'est difficile
dans la mesure où on fait ce constat est-ce qu'on n'aurait pas à moyen terme surtout la présidentielle ça revient dans quelques mois exiger des réformes est beaucoup plus considérable que le rafistolage d'un modèle qui par lui-même ne fonctionne plus le fait que le commun est mortel lorsqu'il travaille l'essentiel de ce qu'il gagne sera récupéré par l'état ou par je ne sais quel organisme ou instance est-ce qu'il n
'y a
pas un modèle à réformer fondamentalement bien au-delà du rafistolage légitime qu'on peut faire
c'est la discussion c
'est la discussion qu
'on a commencé à avoir j'ai utilisé le mot réforme les réformes importantes moi je pense que par exemple le travail qu
'est
-ce qu'il doit payer c'est ce qui est lié au travail donc c'est quoi c'est les retraites les retraites c'est la contrepartie du travail c'est aussi le chômage le chômage c
'est
un risque lié au travail et vous avez les accidents du travail les maladies professionnelles très bien ça qu'il
y ait
un système assurantiel avec des cotisations c'est logique après les autres prestations elles sont pour tout le monde au fond la santé elle est pour tout le monde tout ce qui est perte d'autonomie en fin de parcours c'est pour tout le monde les familles c'est pour tout le monde donc que ces objets là on réfléchisse à un financement de nature différente qui s'adosserait davantage à la fiscalité parce qu'il faut bien trouver aussi des ressources je pense que c'est une réflexion qui mériterait d'être posée
vous parliez tout à l'heure vous avez mentionné les retraités parce que c'est aussi ça qui est en filigrane dans le débat sur la TVA sociale faire peut-être contribuer plus les gens qui ne travaillent pas ou qui sont aujourd'hui inactifs par rapport à ceux qui travaillent le gouvernement votre collègue David Amiel Vanrody a dit pour boucler le budget cette année le budget 2027 il va falloir que les retraités contribuent à hauteur de 6 milliards il a mis sur la table trois mesures la désindexation ou la suppression de l'abattement de 10% pour frais professionnels non bénéficient les retraités ou les deux ou un mix des deux quelle est la solution qui a votre faveur est-ce que c'est déjà une bonne idée de faire contribuer les retraités et si oui comment il faut les faire contribuer
c
'est pas une bonne idée mais ça peut être une nécessité c'est-à
-dire
qu'à partir du moment où vous êtes donc vous
êtes favorable
oui oui je pense qu'il faut effectivement il n
'est
pas anormal il n
'est
pas illogique de faire appel à un effort des retraités alors il faut déterminer quel retraité et quelle nature d'effort au nom de la solidarité
quel retraité
selon vous Jean-Pierre Farron à partir de quel seuil je ne m'avancerai pas sur les seuils parce
qu'il y a un seuil qui
circulait ces
dernières semaines de 2000 euros je ne
m'avance pas sur les seuils parce que vous allez voir qu'il
y a
un process qui est en place donc voilà il faut laisser faire le process on verra bien qu'est-ce qu'il
en ressort Vous voulez dire le
process qui va apparaître dans le budget
?
Il y a un process je ne
sais
pas si vous l'avez vu le Premier
ministre a demandé
a mis en place une concertation avec les groupes politiques de l'Assemblée et du Sénat qui souhaiteront discuter avec nous pour justement évaluer les plus et les moins des différents dispositifs et donc laissons le temps de cette concertation se faire et je pense que le Premier ministre arbitre aura
Et des indexations
à bêtement pour préférence professionnelle ou les deux ?
Alors moi des indexations d'abord je n
'aime pas de la façon très claire parce que parfois ces termes-là les Français s
'y
perdent aucune retraite ne sera réduite l'année prochaine On parle en fait de réévaluation et de combien on réévalue parce que les gens craignent qu'ils perdent leur retraite Non ! Voilà ! On les
revalorise pas
! Voilà ! Mais c'est quand même important
parce que parfois il y a un peu de connu Il y a des retraites sur pas l'inflation ce qui est quand même une perte de 2% d'inflation donc ça fait quand
même une perte de pouvoir d
'achat une perte de 2
% Mais vous avez vu c'est pas sur les salaires aussi on vient de l'avoir Et moi
d'ailleurs
là
-dessus
je vais la mettre au débat parce que je ferai partie de ces réunions avec les groupes donc je pense qu'il faut sortir du cadre On est enfermé dans un cadre Vous savez parfois là aussi c'est l'expérience de l'entreprise Sortir du cadre avoir des idées neufs Moi je voudrais en fait ce que je mets au débat Je ne serais peut-être pas suivi mais on a le droit de débattre C'est de traiter justement l'évaluation des traites la revalorisation des retraites comme les salaires par une négociation annuelle de revalorisation Voilà ! Avec des partenaires sociaux tous les ans C
'est ce qui se passe déjà dans
les retraites complémentaires Voilà on pourrait s'en inspirer mais la responsabilité resterait à l'Etat Voilà il est normal que l'Etat prenne ses responsabilités sur des équilibres aussi importants Il est de dire chaque année on discute on vous écoute vous avez les paramètres vous avez l'équilibre vous avez les trajectoires vous avez la démographie vous avez tout un tas d'éléments Vous avez le pouvoir d'achat vous avez tout ça vous avez l'inflation Qu'est-ce que vous paraîtrait normal de faire ? L'Etat prendra ses responsabilités
On
continue la discussion avec Jean-Pierre Farandou dans un instant sur Europe 1
10h, 11h
Le
grand rendez-vous Europe 1 C News
Pierre
Devineau
Retour
sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 C News Les Echos avec le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou on parlait des retraites à l'instant il y a un grand débat sur l'âge de départ à la retraite la réforme la réforme a été suspendue comme vous le savez parce qu'il y
a
eu des arbitrages à faire notamment avec certains partis de gauche et les socialistes Aujourd'hui il y a ce débat-là de est-ce que les Français doivent travailler plus longtemps comme dans certains pays européens pays européens qui vont jusqu'à 67 ans 68 ans même et d'autres qui disent non au contraire il faut dégraisser le mammouth au niveau de la dépense publique plutôt que de faire travailler les gens plus de temps c'est par exemple l'argument de Marine Le Pen elle l'a redit au MEDEF d'ailleurs devant les autres candidats à la présidentielle elle qui voudrait une retraite plutôt à 62 ans Bruno Retailleau lui propose de travailler chaque jour une demi-heure de plus est-ce que c'est une bonne piste selon vous
? Travailler
davantage tous les jours ? Travailler davantage une demi-heure par jour pour gagner en croissance pour gagner en compétitivité ça
fait
38 heures ça fait
38 heures 10 au lieu de 35 travailler plus pour gagner plus et il paye
combien
?
ah bah je sais pas je sais pas je demande le travail doit payer c'est
son argument aussi M.
Retailleau il la paye cette heure il la paye pas il fait quoi ? vous pensez que c'est gratuit ? je sais pas non non mais c'est
pour
s'il dit qu'on gagne plus théoriquement c'est
qu'il est payé plus
d'accord ok non mais je dis ça parce que moi je suis pas M. Retailleau donc je voudrais comprendre là aussi la proposition complète j'espère que
vous suivez les
propositions de M. Retailleau
je les suis toutes bien évidemment mais parfois elles sont rapides et j'ai besoin de les préciser
c'est presque un vieux slogan de droite
travailler plus pour gagner
plus ça
a été les heures sup vous
travaillerez davantage c'était le slogan de Nicolas Sarkozy on a fait beaucoup sur les heures sup
alors la question de travailler plus c'est fondamental on travaille pas suffisamment dans ce pays là dessus vous êtes d'accord ? ah bah sur là dessus je suis complètement d'accord donc on
aurait jamais dû
suspendre la réforme des retraites selon vous
ça par contre je suis d'accord qu'il fallait le faire oui c'est
pas ah oui alors vous allez nous expliquer c'est un peu contradictoire on y va par
étapes
ou
pas bon alors le travail après la suspension de la réforme
je
commencerai d'abord pourquoi est-ce que c'était intéressant de la suspension ?
ok très bien la suspension il y a une raison de fond c'est que quand même vous avez quand même énormément de français qui ont parlé d'adhésion des français qui adhéraient pas à cette idée là et on s
'est
pas posé la question pourquoi pourquoi c'était si compliqué que ça pour les français à l'idée de travailler deux ans de plus et moi je trouve que ce sujet là il fallait le travailler et je l'ai travaillé j'ai lancé une conférence sociale qui s'appelle travail emploi retraite où on s'est dit avant de parler des retraites on va parler des retraites parlons de ces 40 ans ces 42 ans dans l'entreprise et là dessus il y
a
des choses à faire conditions de travail rémunération relations au management la place des femmes la place des jeunes la place des seniors il y a énormément de choses à faire qui vont permettre de travailler davantage je pense aux femmes je pense aux jeunes je pense aux seniors et plus on travaille plus effectivement par les cotisations on arrange le système donc déjà n'oublions pas cette partie là la partie amant elle est fondamentale plus on aura des français au travail plus on allègera quand même le sujet financier et l'enjeu financier et ça on est passé un peu vite deuxièmement oui il
y a
un enjeu politique alors après on peut le critiquer bien évidemment et c'est le Premier ministre en fait je pense qu
'il
ne sera pas gêné que je lui attribue à penser que la stabilité valait cet effort la
stabilité ça veut dire l'équilibre politique parce
que c'est pour stabilité bi
-relative
ça valait censure c'était simplement
pour faire voter le
but c'était censuré vous savez
que l'absence de budget c'est 15 milliards d'euros dépenses supplémentaires pour le pays c'est quand même tous les marchés et on était l'année dernière imaginez d'ailleurs maintenant on parlera peut
-être du budget pour l'année prochaine c'est
un choix politique qui peut être critiqué
la réforme est
suspendue aujourd'hui imaginez que pour un candidat à la présidentielle parle pour le prochain président de la république le prochain chef du gouvernement redire aux français on avait suspendu puis maintenant on remet le truc en route ça va être très difficile les gens ont dans l'idée qu'on va s'arrêter à 62 ans et 9 mois est-ce que c'est possible aujourd'hui de réenclencher une hausse de la durée de l'âge légal
?
en tout cas il faut être factuel c
'est
à dire que s'il ne se passe rien s'il
n'y a
pas de nouvelle réforme la réforme redémarre au 1er janvier 2028 voilà c'est carré c'est dit c'est écrit donc c'est ce qui se passera après est-ce qu'il se passe quelque chose ça ne dépend pas de Jean-Pierre Ferrandou est-ce qu'il y
a
une réforme nouvelle et laquelle ? il me semble avoir entendu là pour le coup que la plupart des candidats arrivent avec des propositions autour d'une réforme des retraites voilà donc on verra bien mais on
verra bien d'ailleurs est-ce que ce n'est pas un mauvais
signal qui a été envoyé cette suspension c'est ça que je voulais dire
c'est un signal qui est de dire sur un sujet aussi sensible où les français deux ans après étaient encore en résistance totale c'est pas complètement stupide de se dire est-ce qu'il ne
faut
pas la retravailler et rajouter des éléments et vous savez c'est le fameux conclave ça a failli marcher quand même le conclave moi je ne jette pas la pierre François Bayrou a eu cette idée bonne idée de dire est-ce qu'on ne pourrait pas demander aux partenaires sociaux de travailler sur la pénibilité du du retravail
parce qu'ils restaient du
conclave parce qu'ils ont claqué la porte les uns après les autres il
en restait plus beaucoup de monde
il en restait deux et non des moindres qu'ils avaient le MEDEF et la CFDT la principale organisation patronale d'un côté le principal syndicat salarié de l'autre ça a du sens ça entraîne toute la dynamique et on voit bien qu'au fond là aussi c'est du bon sens la contrepartie à demander aux gens de travailler davantage c'est de prendre en compte quand même certains métiers qui par nature présentent une usure physique importante c'est du bon sens ça aussi après il faut trouver les curseurs il faut trouver les mécanismes ils ont été à ça d'aboutir franchement s'ils avaient abouti ça aurait été une autre histoire
dans les soirs
on passe très souvent à ça d'aboutir et finalement ça compte pas
ouais mais il y a autant d'expérience à faire ça aussi
c'est plutôt
le MEDEF qui a pas voulu toper je sais pas je pense pas généralement quand il y
a
des sujets comme
ça
alors
attendez parce qu'il y avait l'autre partie qui était
intéressante aussi c'était pourquoi est-ce que les français doivent travailler plus et est-ce que par exemple cette idée de travailler une demi-heure de plus par jour comme le propose Bruno Retailleau évidemment avec des heures payées est
-ce
que c'est une bonne solution Jean-Pierre Farandou
moi je vous le dirais quand j'aurais entendu les partenaires sociaux patronaux et syndicaux sur le sujet parce que sur des sujets de travail la primauté de ma méthode et je m'en porte bien c'est de faire travailler les partenaires sociaux qu'est-ce que vous en pensez comment vous voyez les choses la
vraie vie elle sera là
la vraie vie elle sera dans
les entreprises vous
avez dit il
y a
2-3 minutes les français ne travaillent pas assez globalement globalement
donc ils doivent
travailler plus qu'une quantité de travail supérieure je pensais particulièrement aux jeunes, aux seniors, aux femmes qui sont beaucoup à temps partiel
ok donc
à
la lumière de cela la demi-heure de plus demandée par le candidat LR par Bruno Retailleau c'est rationnel dans les modalités on verra mais ça se défend l'idée qu'une demi-heure de plus par jour X heures de plus par semaine ça se défend c'est une réforme importante
quand même c'est pas léger le temps de travail et franchement une réforme importante dans ce pays confère ce qu'on vient dire sur les retraites il faut qu'elle soit acceptable et acceptée sinon on est en France et moi je recommanderais sinon on est en France on
sait comment ça réagit il
y
a des réactions on le sait bien c
'est
un pays réactif la France c'est un pays réactif c'est-à-dire ? ça réagit socialement et donc
vous avez
peur de la réaction on
se plie ?
non parce que la
réaction sociale elle veut dire je n'en
ai
pas peur mais elle signifie que les français n'adhèrent pas une bonne
réforme
sociale quand vous avez des millions de personnes ça commence à être des français quand vous avez donc une réforme une réforme sociale touchant le quotidien des français et là on est au coeur de ça elle doit d'abord passer par la démocratie sociale
la démocratie sociale
c'est la rue Jean-Pierre Farandou
et la rue
elle sait pas attendez la démocratie sociale vous dites il y a des textes qui sont adoptés au parlement ça ne plaît pas aux français les français sont dans la rue et finalement on retire le texte c'est ça l'idée ? c'est ce que vous êtes en train de dire ?
moi ça n'aurait pas été le premier je
sais bien je sais bien je
sais
bien mais est-ce qu'on doit continuer comme ça ou est-ce qu'on doit il a fait des choses la situation est grave mais la rue n'est pas la
démocratie c'est là où je voulais vous reprendre c'est la contradiction de la
démocratie quand même vous ne faites pas dire ce que j'ai pas dit la démocratie c'est pour ça que j'avais besoin de la capacité de convergence vous dites que globalement on ne
travaille pas assez en France donc la logique c'est que les seniors travaillent plus longtemps plus jeunes les
jeunes emplois avec des plans pour accélérer le travail des seniors idem sur les jeunes qui démarrent trop tard dans la vie active donc
il
faudra repousser l'âge de la retraite vous en avez ? ah mais moi là dessus
si
c
'est
ça votre question vous ne l'avez pas posé vous l
'avez posé ? je vous l'ai posé un quart
d'heure
ça
vous avait échappé oui oui vous l'aviez entendu non non alors je vous pose la question si vous
ne
l
'aviez pas entendu est-ce qu
'il faudra est-ce
qu'il
faudra repousser l'âge de départ ?
je
pense que oui je pense que oui à quel âge ? ça je ne
vous
le dirai pas mais je pense que oui dans la mesure où mais parce que je veux laisser les partenaires sociaux travailler franchement c'est important c'est important c'est important mais nous
on a besoin aussi de notre avis qui
avait
été seul d'entreprise vous avez l'avis de principe c'est déjà pas grave les 62
ans que propose Marine Le Pen ou que propose
Jean-Luc Mélenchon c'est irréaliste ? au fond
de moi je pense c'est irréaliste d'un point de
vue
financier c'est pas possible on ne peut
pas se terminer
vous connaissez là encore je vous ai parlé de 1945 d'ailleurs à quel âge était le départ rentré de 1945 ? 65 ans on n'aurait touché à rien on se porterait mieux au passage est-ce que vous connaissez la durée de vie à 1945
quand on avait 65 ans
? 10 ans maintenant c'est plus de 20 ans voyez ça
nous ramène à une
conversation de
17 minutes ? c'est un modèle social décalé sur la réalité d'aujourd'hui
on va rester 30 ans à la retraite ça marche pas quoi c'est juste du bon sens puisque la retraite c'est une forme de rente organisée par
l'Etat qui vous permet de vivre sans travailler
tant
mieux tant mieux mais
avoir la perspective qu'on va encore plus allonger ce temps alors pour le coup très
concrètement les gens ne travaillent pas suffisamment donc ils doivent travailler davantage par ailleurs la mystique de le conseil national de la résistance a dit 1945 peut-être qu'on est plus contemporain de cette époque peut-être que tout simplement aujourd'hui on constate que les gens vivent plus longtemps ne travaillent pas suffisamment les finances de l'Etat font faillite globalement c'est le portrait
les
finances de l'Etat ne font pas faillite elles sont en difficulté une
difficulté
comme ça on appelle ça au seuil de la mort au sein palliatif la
faillite c'est un terme précis quand même en droit des entreprises
on est en difficulté
très fort ben oui d'où la suspension parce qu'on n'a pas assez expliqué
le travail je vous ai donné la réponse vous n'avez pas écouté je pense qu'on en a quand même beaucoup parlé ah non non non non on
n'a pas assez parlé des retraites mais pas avant les Français sont informés on a parlé
des retraites mais pas des 40 ans avant c'est fondamental on ne s'est pas posé la question justement pourquoi 80 et quelques pourcents des Français c'était si horrible que ça de faire deux ans de plus et peut-être parce qu'ils ne
se
pesaient pas dans leur travail pourquoi ils ne se plaisaient pas dans leur travail peut-être ça avait le coup d'en discuter cette discussion n'a pas eu lieu et moi je suis très fier d'avoir permis aux partenaires sociaux je redis patronat et syndicat pendant 10 mois d'avoir pu aborder ce sujet et vous savez je fais référence à la conférence travail en plan retraite dont le rapport final va être présenté très
très profondément il y aura
des choses très intéressantes dans ce rapport
on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure David Amiel a annoncé 6 milliards de dépenses pardon d'économie et notamment sur les retraités il ne s'en cache pas vous avez aujourd'hui donc un débat qu'on vient d'avoir sur la retraite il faut travailler selon vous plus longtemps on ne saura pas jusqu'à quel âge et puis une fois qu'on est à la retraite on vous dit tiens vous allez rendre un petit peu d'argent parce que vous en avez trop il y a quand même quelque chose aujourd'hui dans la tête de nos seniors qui se disent l'employabilité des seniors c'est compliqué et on pourra peut-être en parler la retraite finalement me demande de travailler plus longtemps si je peux travailler si je ne
suis
pas au chemin si on ne
me
fout pas dehors à l'âge de 55 ans une fois que je suis à la retraite je paye et puis on me dit tiens finalement ça va peut-être avoir une désindexation sur ma retraite ça fait quand même beaucoup de choses vous comprenez qu'aujourd'hui j'entends la nécessité de participer à la collectivité mais quand on est aujourd'hui retraité je me mets à la place de ceux qui nous regardent et qui nous écoutent c
'est un peu terrifiant
on a tous de la famille retraité on le saura un jour c'est une opération un peu vérité qui est en train de se faire c'est ce qu'on évoque il faut expliquer aux français les enjeux on peut très bien leur mentir leur dire tout va bien madame la marquise et repousser la boule je pense qu'il faut avoir le courage maintenant de mettre ces sujets sur la table je
pense
qu'il
y a
beaucoup de français qui sont capables de faire solidarité il faut que tout le monde participe à l'effort c'est très important on rappelle aussi que la finalité du budget c'est de faire plus plus pour l'armée plus pour la sécurité plus pour la justice
mais dans un instant on parle du budget qui arrive
le
30 septembre à tout de suite
10h-11h
le
grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos
Pierre
Devineau
retour
sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos avec le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farando on devrait connaître la copie du budget le 30 septembre prochain plusieurs parties ont déjà prévenu Jean-Luc Mélenchon veut censurer le budget le PS ne sait pas encore mais penche plutôt pour la censure le RN se réserve cette possibilité il semble difficile voire impossible de faire voter un budget la petite musique qui monte en revanche
c
'est cette dissolution avant même le budget vous y croyez vous
?
moi j'ai des opinions sur ce que je maîtrise la dissolution c'est le président de
la
république qui la décide donc voilà je ne
sais
pas du tout ce qu'il a l'intention de
faire
souhaitable ou pas ? non ce qui est souhaitable c'est la stabilité ce qui est souhaitable c'est que d'abord c'est qu'on arrive à donner un budget à ce pays parce que j'entends certaines personnes très légèrement expliquer qu'une loi spéciale c'est facile non parce que la particularité dans ce cas là on est parti de 10 mois comme il y
a
des élections au milieu voilà ça veut dire par exemple tout ce qui est prévu tiens pour les armées 6 milliards 4 de plus pour la police pour la gendarmerie on ne le fait pas pour l'agriculture tiens le milliard sur l'agriculture on ne le fait pas il y a une crise de type hormouille il faut envoyer les militaires à
l
'autre bout du monde on ne peut pas tout le fonctionnement de l'état que je connais bien ou en fait l'état abonde des écosystèmes de formation d'emploi on ne peut pas non mais c'est terrible et pendant ce temps là vous avez tout qui les rappe donc là je ne vous dis
pas les marchés financiers
quand ils regardent ça les marchés financiers c'est terrible je pense que les gens pour le coup on parlait de légèreté c'est presque de l'inconscience là on est à deux doigts de l'inconscience si on a en soi l'intérêt général du pays on doit refuser une loi spéciale il faut qu'il se passe quelque chose il faut qu'il
y ait
un budget
et
comment on fait voter le budget
?
après ce que vient de dire Pierre c'est à
dire
que les oppositions veulent censurer on ne voit pas comment c'est possible c
'est
pas faire des alliances c
'est pas simple
mais vous savez moi j'ai toujours froid à la discussion donc il faut avec tout le monde il faut discuter
avec
les extrêmes à 8 mois à 8 mois d'une élection présidentielle vous pensez que les partis d'opposition vont vous faire cette fleur
?
il y a le vote qu'il ne
faut
jamais l'exclure et débattre par les amendements on a réussi l'année dernière quand même sur le PLFSS on a réussi
parce qu'il va y avoir des consultations avec les partenaires sociaux en lâchant la
réforme des retraites on en parlait
vous ne soyez pas bons en sport vous parlez perdant avant d'engager le match moi je ne pars jamais perdant avant d'engager le match c'est toujours à espoir qu'on y arrive donc je m'engage avec ce mental de discussion et de capacité
est-ce que les ordonnances ça
peut être une solution c'est la troisième option qui n
'a
jamais été utilisée mais qui est possible
vous avez tout dit donc ça n
'a
jamais été utilisé c'est possible on verra bien le moment venu de toute manière c'est pas tout de suite si on devait être aux ordonnances on se retrouverait en janvier l'année prochaine on n'en est pas là la priorité c'est la discussion c'est la recherche de compromis la recherche d'équilibre
vous avez été hier à la fête de l'humanité vous avez dialogué excusez-moi oui en effet vous avez raison de me reprendre
qu
'est-ce que j'en retiens en général comme ça oui j'en retiens évidemment qu'on a des propositions avec madame Binet mais ça c'est pas anormal voilà donc elle a une vision de la société qui est la sienne c
'est important
d'avoir un débat avec les partenaires sociaux une
vision
de la société
qui
est la sienne c'est-à-dire
?
on connait ses opinions madame Binet donc par rapport aux entreprises elle est tout à fait favorable l'augmentation du SMIC ADNO imposée par l'Etat avez-vous
une vision
communisante un peu gauche radicale
?
je n
'ai
pas là pour commenter les orientations de madame Binet je pense que tout le monde les connait la CGT on voit où est-ce qu'elle est située je trouve la capacité à échanger sur ces sujets et exprimer des points de vue différents est déjà importante déjà on s'écoute on se respecte c'est tellement important le pays est tellement face à des difficultés que le pire c'est qu'en plus on ne se parle pas parce que ça va finir en guerre civile à force de ne pas se parler déjà on se parle on
essaie
faire attention le retour des gilets jaunes ? il faut faire attention je veux dire en tout cas encourager le non-dialogue voire les oppositions voire les affrontements il ne
faut
pas rajouter ça par-dessus des difficultés déjà se comprendre il y
a
des petits points d'intersection de temps en temps c'est pas impossible il
y a
le court terme il y
a
le long terme par exemple je vais vous donner un point de convergence moi j'ai appris que dans certaines villes les maires s'attaquaient aux bourses du travail les bourses du travail c'est utile c'est des lieux où les syndicats se réunissent pour faire leur travail de syndicalistes moi je respecte le syndicalisme je ne suis pas d'accord et donc je vais lancer une mission pour faire le point sur ces bourses du travail parce que je trouve qu'il faut des lieux de dialogue pour que le
dialogue existe il faut des lieux de dialogue voilà par exemple le point vous ne l'écoutez pas c'est des
mairies RN
c
'est souvent des mairies RN effectivement et ce qui prouve d'ailleurs que le RN n'a pas les mêmes conceptions que moi en matière de dialogue social et de démocratie sociale
dans le débat actuel sur la campagne présidentielle il
y
a une mesure qui a été mise sur la table par Edouard Philippe mais qui est aussi je crois une des mesures que préconise Gabriel Attal c'est de réduire la durée d'indemnisation du chômage de la ramener à un an donc la raccourcir beaucoup pour vous c'est une bonne idée
? moi
je veux répondre avec mon vécu c'est pareil moi j'ai fait je viens de faire une réforme sur le chômage parce que tout le monde en parle là encore mais une réforme ne vaut que c'est l'acceptable et accepté et des réformes qui sont restées en l'air ou qui ont fait beaucoup de bruit sans qu'elles aboutissent il y en a plein et il
y en a
plein des armoires bon moi j'en ai fait une j'ai fait gagner un milliard d'euros à une édic c'est quand même par an ça commence à être considérable quand même c'est pas des petits sous bon et comment j'ai fait ? ma méthode Farandou j'ai demandé et je leur ai écrit aux partenaires sociaux en disant c'est en déséquilibre il faut trouver l'argent ils l'ont fait ils se sont mis autour de la table ils l'ont trouvé voilà donc je pense que c'est ce sujet là là encore attention aux déclarations il y a des réalités sociales qui sont derrière
c'est une
déclaration mais une proposition
réduire la
durée du chômage pour favoriser le retour à l'emploi bonne ou mauvaise idée ?
au moment où le chômage a plutôt tendance à augmenter on est sur un sujet sensible je préférerais moi me concentrer sur comment réduire le chômage vous voyez ça c'est important ce qui renvoie à l'économique d'ailleurs parce que le facteur 1 du chômage c'est le développement économique ou
l'absence de développement économique est-ce que c'est pas réduire les aides ? justement c'est la question de Stéphane
est-ce que aujourd'hui au lieu de 18 mois on fait un an est-ce que par exemple je recevais l'autre jour un chef d'entreprise qui me disait moi je trouve que pour les moins de 30 ans le chômage c'est 3 mois voilà parce que sinon on reste on végète on va pas chercher du boulot on reste devant Netflix qu'est-ce que vous en pensez par exemple
?
moi je pense que c'est une partie du débat mais moi le débat qui m'intéresse c'est l'insertion c'est la formation c'est comment on donne des compétences aux gens parce que le marché du travail ça serait trop simple si vous avez une offre d'emploi une demande d'emploi ça match non ça oui mais on fait pas tout ça il faut amener il faut accompagner les gens il
faut
leur donner des formations il
faut
leur donner des compétences ça
coûte de l'argent
aussi ça coûte de l'argent c'est ce qu'on fait avec France Travail on a une superbe agence certains aussi veulent s'attaquer aux agences je sais pas lesquelles d'ailleurs
oui
mais peut-être pas France Travail ah bah France Travail je recommande
pas qu'on s'attaque vous reconnaîtrez
que dans les 770 agences il y
en
a peut-être certaines moi
je vous parle de
celles que je connais France Travail c'est une agence qui marche très bien effectivement c'est le métier qu'elle fait donc voilà dans le chômage c'est une réalité complexe là encore je me méfie du caractère parfois un peu simplifié des propositions moi je suis une personne posée, réfléchie qui regarde les sujets dans tous les bouts et c'est systémique tout ça en plus vous prenez un élément vous parlez pas du reste moi ce qui m'intéresse c'est l'ensemble et la vision d'ensemble
quand
vous voyez la course à la présidentielle est-ce qu'il y a un candidat qui vous intéresse que vous écoutez davantage qu'un autre je
vais vous dire ce
qui m'intéresse pas ça c'est clair allez-y madame Le Pen monsieur Mélenchon pourquoi ? je ne souhaite pas qu'il soit président de la république pour des questions de valeur et d'impact économique pour les deux c'est très mauvais je ne partage pas leurs valeurs moi je suis républicain européen ils sont le caractère républicain ils sont
pas républicains
? l'antisémitisme des uns des propos focalisant sur l'immigration de l'autre vous
mettez ça sur le même étagère ?
ça dérépublicanise un homme
? ou
une femme ? ça
dépend vous mettez l'antisémitisme et des propos des réflexions sur l'immigration sur le même étagère
? j
'ouvre ces débats en tout cas moi j'ai du mal à m'y reconnaître l'anant par exemple l'immigration
c'est un délit
oui c'est un délit
le fait de parler d'immigration c'est pas un
délit non c'est pas un délit mais je ne
parle
pas je ne
suis
pas juge au moins je ne
parle pas
juge je parle d'opinion
mais on parle librement
je ne
suis
pas juge je ne
suis
pas sur le domaine de la justice moi je suis sur le domaine des valeurs je suis républicain je
suis
européen
Mélenchon
plus Le Pen en matière
de dédicc ça fait à peu près
45% des gens
45% des Français sont tentés par l'antirépublicanisme je suis
européen il me semble que Mme Le Pen a une drôle manière d'être européenne et M. Mélenchon pareil moi
je suis pour
m'opposer à M. Poutine je ne
suis
pas sûr qu'on est réunie on soit d
'accord etc donc vraiment
en termes de valeurs fondamentales politiques je ne suis pas de ce moment là et les
croix
économiques des retraites je ne
sais
pas sauf si tout à coup vous changez quand même d'avis vous trouvez ça très bien de partir à 60 ans 62 ans je n'avais pas compris que c'était votre position mais si
vous n'avez pas de position
on n
'est
pas responsable
politique
si vous êtes cohérent vous comprendrez bien que je ne souhaite pas
je ne suis pas responsable
politique et je vous pose des questions je vous réponds je ne souhaite pas que Mme Le Pen soit président de la
France je ne
souhaite pas que M. Mélenchon soit président de
la
France
je ne veux pas
comprendre votre raisonnement environ Mélenchon soit 13-14% dans le sondage quelques fois Le Pen plus de 30 45% des français seraient tentés par un vote anti-républicain vous êtes devant un peuple factieux
non
je ne dis pas ça je pense qu'ils sont tentés par un vote dégagiste moi je vais vous dire ce que je pense
ok mais qui est à voter pour des anti-républicains
il
faut que je me dire moi je respecte les français il ne
faut
pas les
appeler même les anti-républicains ?
je
suis
votre raisonnement
non
mais l'essentiel par exemple l'électorat Mme Le Pen c'est 35% à peu près ouais plus ça fait moins il y a deux ans la plupart sont républicains bien évidemment mais leurs
représentants ne sont pas
leur motivation leur motivation profonde vous allez dire leur motivation profonde c'est un mécontentement qui s'exprime par rapport à ce qui se passe dans leur pays ils en ont le droit
notamment l'immigration ça
peut être une des composantes pour moi ce n
'est
pas le bouc émissaire de tous nos problèmes c'est un peu lié à ça rien des sujets moi je ne désespère pas de dialoguer avec ces gens là et je dialogue avec ces gens là ils sont 35% et avec leurs représentants ? leurs représentants moi je suis ministre de la France donc moi quelqu'un qui représente les français je lui parle parce qu'ils représentent les français mais dans une circonscription des députés il n
'y
a pas que des gens du rassemblement national à la circonscription et même ceux du rassemblement national c'est des français comme les autres il faut que je m'en occupe que dire des territoires le rassemblement national est très implanté dans les territoires mais moi je me soucie de ces territoires bien évidemment donc c'est une opposition si c'est une suggestion de votre question il faut être très net je suis contre les idées voire les valeurs portées aussi bien d'ailleurs par LFI que le rassemblement national mais après il y a des français qui se retrouvent dans ces idées mais je les respecte
une dernière
question Jean-Pierre Ferrandou est-ce que vous êtes suffisamment payé
? vous
êtes taquin là non puisque le Premier Ministre va baisser les salaires des millions il faut le prendre comme vous le reliez on va demander des efforts aux français mais il n
'est
pas normal qu'on montre l'exemple voilà donc je sais bien je crois que c'est 400 000 euros d'économie c'est pas ça qui va sauver la France
465 000 c
'est
pas
un
peu démago
? non
parce que c'est symbolique écoutez on demande des efforts aux français on se les applique à nous-mêmes à titre personnel vous
dites oui vous n'êtes pas là
pour l'argent en fait vous êtes là pour donner un coup de main comment est
-ce
que vous diriez ça
?
oui je pense que je suis modestement et humblement c'est pour ça que j'ai dit oui parce que vous savez moi j'avais une retraite sympathique qui se dessinait j'aurais pu vaquer à d'autres occupations j'essaye et c'est d'être le plus utile possible à mon pays dans des circonstances difficiles et de poser les bases d'un redressement du pays parce qu'on peut redresser ce pays on
croirait même que vous êtes en campagne
presque j'ai aimé des convictions et
que j'ai envie d
'animer
un autre candidat à la présidentielle
merci beaucoup
Jean-Pierre Farandou très bon dimanche à tous
Jean-Pierre Farandou