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InterviewEurope 1 — Le grand rendez-vous (sur Podcast)· 13 septembre 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiSantéÉconomie & entreprises

Le grand rendez-vous du 13/09/2026 avec Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 26 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Bonjour Jean-Pierre Farandou. Merci d'être avec nous, vous êtes le ministre du Travail et des Solidarités.

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Dans votre intitulé de portefeuille, je remarque qu'il y a à la fois travail et solidarité. Pour certains, ça pourrait paraître antinomique, pour d'autres complémentaires, on en parlera.

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    Quel diagnostic posez-vous vous-même, vous qui êtes issu de la société civile, et quel camp soutenez-vous pour succéder à Emmanuel Macron ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    D'abord en ce qui concerne leur pouvoir d'achat. On va venir dans un instant au carburant, mais leur santé, également.

  • 2:21RelanceÉludée

    Pourquoi tout d'un coup se dire, tiens, le dentiste, allez hop, on rabote ?

  • 4:36RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on doit s'attendre à voir un soin déremboursé ou en partie déremboursé, et un autre, et un autre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:35Invité politiqueFait
    « Ça vient effectivement qu'il faut absolument rétablir les comptes de la sécurité sociale, qui est un bien commun. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « La sécurité sociale, normalement, elle est équilibrée, c'est assurantiel, comme on dit. »
  • 3:20Invité politiqueChiffre
    « Ça fait 3 500 milliards d'euros de dettes, maintenant. »
  • 3:33Invité politiqueChiffre
    « Vous savez, il y a quand même, je crois, 18 millions de personnes qui n'ont pas de reste à charge. »
  • 6:17Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 18 millions de Français qui sont exemptés, donc c'est pris en charge. »
  • 8:23Invité politiqueChiffre
    « Depuis que je suis là, je crois que j'ai gagné 3 milliards et demi de dépenses. »
  • 8:27Invité politiqueChiffre
    « J'ai fait passer une loi de lutte contre la fraude sociale, ça fait gagner 1 milliard et demi. »
  • 8:31Invité politiqueChiffre
    « J'ai incité les partenaires sociaux à négocier un accord sur les ruptures conventionnelles, ça fait gagner 1 milliard aux unédic. »
  • 8:37Invité politiqueChiffre
    « Je me suis battu au niveau européen pour revenir sur un règlement qui va faire gagner 800 millions d'euros à l'État français. »
  • 10:47Invité politiqueChiffre
    « 1945, est-ce que vous avez une idée de telles cotisations sociales ? À combien s'élevaient les cotisations sociales pour les salariés ? 4 %, 20 % maintenant. »
  • 10:56Invité politiqueChiffre
    « Les cotisations patronales ? 12 %, 40 % maintenant. »
  • 12:25Invité politiqueFait
    « On a en France une loi qui fait que le SMIC est indexé quand l'inflation dépasse 2%. »
  • 19:39Locuteur 5Chiffre
    « Le gouvernement votre collègue David Amiel Vanrody a dit pour boucler le budget cette année le budget 2027 il va falloir que les retraités contribuent à hauteur de 6 milliards. »
  • 25:40Invité politiqueChiffre
    « l'absence de budget c'est 15 milliards d'euros dépenses supplémentaires pour le pays »
  • 30:41Invité politiqueFait
    « c'est irréaliste d'un point de vue financier c'est pas possible »
  • 35:24Invité politiqueChiffre
    « pour les armées 6 milliards 4 de plus pour la police pour la gendarmerie on ne le fait pas »
  • 40:04Invité politiqueFait
    « le facteur 1 du chômage c'est le développement économique ou l'absence de développement économique »
  • 42:18Invité politiqueFait
    « Mme Le Pen a une drôle manière d'être européenne et M. Mélenchon pareil »
  • 42:40Invité politiqueFait
    « de partir à 60 ans »
  • 42:41Invité politiqueFait
    « 62 ans »
  • 43:31Invité politiqueChiffre
    « l'électorat Mme Le Pen c'est 35% à peu près »
  • 43:33Invité politiqueFait
    « il y a deux ans »
  • 44:54Invité politiqueChiffre
    « je crois que c'est 400 000 euros d'économie »
  • 44:57PrésentateurChiffre
    « 465 000 »
  • 45:16Invité politiqueFait
    « moi j'avais une retraite sympathique qui se dessinait »

Temps de parole

  • Jean-Pierre Farandou59 %
  • Présentateur17 %
  • ?9 %
  • Locuteur 58 %
  • Locuteur 46 %

≈ 17,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Europe

0:01
Locuteur 1

1. 10h-11h.

0:05
Locuteur 3

Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos.

0:09
Locuteur 1

Pierre

0:09
Locuteur 2

Devineau.

0:12
Locuteur

Bonjour

0:12
Présentateur

à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Jean-Pierre Farando. Bonjour. Merci d'être avec nous, vous êtes le ministre du Travail et des Solidarités. Pour ceux qui vous connaissent moins, je rappelle que vous avez fait l'essentiel de votre carrière dans le rail jusqu'à devenir le patron de la SNCF avant de devenir ministre. Dans votre intitulé de portefeuille, je remarque qu

0:30
Locuteur

'il

0:30
Présentateur

y a à la fois travail et solidarité. Pour certains, ça pourrait paraître antinomique, pour d'autres complémentaires, on en parlera. Dans cette émission, au même titre que du budget, des retraites, de la question de savoir s'il faut, oui ou non, remettre les Français au travail, comme le disent certains candidats à la présidentielle, avant de parler des solidarités. Justement, et puis en cette période chahutée par les discours politiques en vue de la présidentielle, « Quel diagnostic posez-vous vous-même, vous qui êtes issu de la société civile, comme on dit, et quel camp soutenez-vous pour succéder à Emmanuel Macron ? »

1:01
Locuteur

Pour

1:01
Présentateur

vous interroger ce matin, Stéphane Dupont, des Echos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. Le JDD titre ce matin, il a coulé la France, avec Emmanuel Macron représenté sur son jet ski. On va en débattre dans un instant, mais il est vrai que les Français sont inquiets. Jean-Pierre Farandou, d'abord en ce qui concerne leur pouvoir d'achat. On va venir dans un instant au carburant, mais leur santé, également, Europe 1, vous en parlaient ce matin, au 1er janvier, le dentiste ne sera remboursé qu'à hauteur de 50% pour les soins courants. Jean-Pierre Farandou, c

1:32
Locuteur

'est

1:32
Présentateur

le retour des 100 dents

1:33
Locuteur

? Non,

1:34
Jean-Pierre Farandou

il faut comprendre d'où ça vient. Ça vient effectivement qu'il faut absolument rétablir les comptes de la sécurité sociale, qui est un bien commun. Vous savez, c'est une des grandes œuvres du Conseil National de

1:42
Locuteur

la

1:42
Jean-Pierre Farandou

Résistance. À l'après-guerre, la France et tous les partenaires politiques, d'ailleurs, et sociaux, se dotent de systèmes de protection dont on dit qu'il est un des meilleurs du monde, et je pense que c

1:50
Locuteur

'est vrai. Et

1:50
Présentateur

donc, on arbitre sur différents soins. Enfin, les dents, c'est quand même le progrès, la modernité. Là, je faisais référence à cette phrase de François Hollande, malheureuse, qui a été citée, rapportée par un livre. Ça fait référence aussi au progrès qu'on a connu dans les soins buccodentaires. C'est quand même très particulier, les dents.

2:11
Locuteur

C

2:11
Présentateur

'est le sourire, c'est la façon, vous qui êtes chef d'entreprise, c'est aussi une façon d'être en société. C'est très important. Pourquoi tout d'un coup se dire, tiens, le dentiste, allez hop, on rabote ? Surtout par un décret

2:22
Locuteur 5

adopté un peu en catimini durant les vacances d'été.

2:26
Jean-Pierre Farandou

Ce n

2:26
Locuteur

'est

2:26
Jean-Pierre Farandou

pas tout d'un coup, je vous dis, c'est ça le sujet. C'est qu'il faut faire attention à ce que cette sécurité sociale, et ses comptes équilibrés, parce que, contrairement à un budget d'un État qui peut se permettre d'avoir un déficit, ça dépense au montant, la sécurité sociale, normalement, elle est équilibrée, c'est assurantiel, comme on dit. C'est-à-dire que les cotisations que vous payez sont censées couvrir les prestations que vous recevez. Ce n

2:44
Locuteur

'est

2:44
Jean-Pierre Farandou

plus le cas, d'ailleurs.

2:45
Locuteur

Depuis longtemps, oui. Depuis

2:46
Jean-Pierre Farandou

longtemps.

2:47
Locuteur

Mais vous voyez, l'argument que vous

2:48
Présentateur

avancez en disant que

2:48
Locuteur

l

2:48
Présentateur

'État peut avoir un déficit, c'est la sécurité sociale. Les Français, ils vous écoutent, ils disent, mais qu'est-ce qu

2:53
Locuteur

'ils

2:53
Présentateur

nous racontent ? Nous, c'est nos

2:54
Locuteur

soins dentaires. Je vais vous expliquer.

2:55
Jean-Pierre Farandou

Oui, mais quand même, c'est de l'argent, tout ça. On parle d'argent, on est bien d'accord. Il faut assumer les sujets d'argent. Il n

3:01
Locuteur

'y a

3:01
Jean-Pierre Farandou

pas d'argent magique, quand même, à

3:02
Locuteur

un

3:02
Jean-Pierre Farandou

moment donné. Il

3:03
Locuteur

n

3:03
Jean-Pierre Farandou

'y

3:04
Locuteur

en a eu pendant longtemps, pendant 10 ans, la dernière. Je ne sais

3:06
Jean-Pierre Farandou

pas, mais moi, depuis que je suis là, je peux vous lire, il n'y

3:08
Locuteur

en

3:08
Jean-Pierre Farandou

a plus. Il faut d'ailleurs aussi que les Français le comprennent, peut-être, et ce n

3:11
Locuteur

'est

3:11
Jean-Pierre Farandou

pas leur faute aux Français. Franchement, les Français, je ne leur en veux pas du tout. Les politiques, par contre, qui, pendant des décennies, ont fait semblant qu'il y avait de

3:17
Locuteur

l

3:17
Jean-Pierre Farandou

'argent alors qu'il n

3:18
Locuteur

'y en

3:18
Jean-Pierre Farandou

avait pas, ça s'appelle du déficit qui s'accumulait. Ça fait 3 500 milliards d'euros de dettes,

3:22
Locuteur

maintenant. C'est ça,

3:23
Jean-Pierre Farandou

le sujet. Ce qui est vrai pour l'État et vrai aussi pour la sécurité sociale. Donc, il est normal de rechercher à faire des économies. Une des manières de faire des économies, c'est effectivement de demander à chacun de participer, en hauteur de ce qu

3:33
Locuteur

'ils

3:33
Jean-Pierre Farandou

peuvent faire aussi. Vous savez, il y a quand même, je crois, 18 millions de personnes qui n'ont pas de reste à charge. Il faut que les autres, petit à petit, peut-être participent davantage à leur frais de santé. Après tout, on s'achète bien un abonnement de téléphone. Enfin, on accepte

3:43
Locuteur

d'avoir des défenses personnelles. Donc, vous dites que les

3:44
Présentateur

Français peuvent s'acheter un téléphone, le Duo iPhone, qui coûte 2300 euros. Par contre, ils attendent de la Mutuelle et de la Sécu de rembourser les dents. Et donc, ce n

3:52
Locuteur

'est

3:52
Présentateur

pas normal ? Non, ce que je dis, à partir du

3:54
Locuteur

moment... Ce que vous voulez dire,

3:54
Locuteur 5

c'est qu'il faut responsabiliser les Français. Ils n'ont pas été assez responsabilisés jusqu'à présent. Il y a l'impression que tout était gratuit ou que tout était remboursé.

4:01
Locuteur

Oui, je

4:01
Jean-Pierre Farandou

pense qu'il

4:01
Locuteur

y a

4:01
Jean-Pierre Farandou

de ça. Je pense qu'effectivement,

4:02
Locuteur

on

4:02
Jean-Pierre Farandou

a fait croire au français. Le mot gratuit, mais rien n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Jean-Pierre Farandou

gratuit. Quand on dit que

4:05
Locuteur

c

4:05
Jean-Pierre Farandou

'est gratuit, il y

4:06
Locuteur

a

4:06
Jean-Pierre Farandou

quelqu'un qui paye. Je vous dis, c'est raisonnement économique faux. C

4:09
Locuteur

'est la

4:09
Jean-Pierre Farandou

collectivité.

4:10
Locuteur

On

4:10
Jean-Pierre Farandou

est quand même suffisamment pour...

4:11
Locuteur

Non, mais la

4:11
Jean-Pierre Farandou

collectivité qui la finance, c'est les contribuables.

4:13
Locuteur

C'est qui la collectivité ? Mais de ce point de vue, est-ce qu'on voit ça ? Donc, à un moment

4:16
Jean-Pierre Farandou

donné, quelqu'un paye. Donc, il faut avoir ce courage de dire ça aux Français et ensuite de voir comment on fait pour rétablir les comptes. Sinon, elle va s'arrêter. Vous savez que quand il y

4:23
Locuteur

a

4:23
Jean-Pierre Farandou

du déficit, vous avez un organisme qui s'appelle la COS, elle emprunte. Elle a du mal à emprunter. Là encore, le risque de banque route, il n

4:28
Locuteur

'est

4:28
Jean-Pierre Farandou

pas nul. Donc, à un moment donné, il faut regarder les choses en face et avoir le courage de prendre des décisions.

4:33
Locuteur

Alors, c'est pas facile, elles ne sont pas

4:34
Jean-Pierre Farandou

populaires, mais il faut savoir les prendre.

4:36
Locuteur

Est-ce qu'on

4:36
Locuteur 4

doit s'attendre à voir un soin déremboursé ou en partie déremboursé, et un autre, et un autre ? Tout simplement,

4:41
Locuteur

est-ce

4:41
Locuteur 4

que l'État n'aurait plus les moyens, au sens large de

4:44
Locuteur

l

4:44
Locuteur 4

'État, d'assurer de tels soins ? Donc, de prochains soins déremboursés au fil du temps

4:47
Locuteur

?

4:49
Jean-Pierre Farandou

Là encore, j'aime bien regarder ce qui se passe ailleurs. Par exemple, vous avez la Belgique qui est juste à côté. C'est un pays qui n

4:53
Locuteur

'est

4:53
Jean-Pierre Farandou

pas très éloigné, qu'on appelle le reste à charge des citoyens belges, et bien supérieur en matière de

4:57
Locuteur

santé.

4:57
Jean-Pierre Farandou

Pas jusqu'à 1000 euros. Et nous, à 140 euros, vous avez vu, c'est un débat national. Voilà, donc c'est 1000 euros en Belgique. Non, mais c'est un

5:03
Locuteur

procès, c'est pour savoir, dans votre

5:04
Locuteur 4

esprit, est-ce qu'inévitablement, pour équilibrer les comptes publics, pour éviter la faillite, pour éviter une espèce d'effondrement des systèmes sociaux, tôt ou tard, il faudra transférer une plus grande part aux

5:14
Jean-Pierre Farandou

citoyens, morceau par morceau ? Moi, j'ai l'image d'un service public. Alors, ce que je connais bien, excusez-moi, on s'appuie sur l'expérience,

5:19
Locuteur

c

5:19
Jean-Pierre Farandou

'est les transports en commun. Ça a été ma vie professionnelle, les transports en commun. Vous savez que quand vous achetez un ticket de bus, vous payez une partie, mais ça coûte beaucoup plus cher, en fait, vous le savez bien. Mais la santé, c'est un peu pareil. On pourrait le considérer comme un large service public, où la collectivité prend une part énorme, et puis vous avez un petit ticket de bus, vous avez un petit peu de ticket santé. Et après, vous avez deux manières de le faire. Ou vous mutualisez ce reste à charge, ça s'appelle prendre une mutuelle, parce que vous mutualisez les risques, ou alors vous

5:43
Locuteur

avez un reste à charge

5:43
Jean-Pierre Farandou

individuel.

5:44
Locuteur

Je

5:44
Jean-Pierre Farandou

pense que ces mécanismes-là, effectivement, il faudra de plus en plus les mettre en oeuvre. Ça sera, en tout cas, si on veut conserver une santé de grande qualité, donc qui coûte cher, avec le vissement de la population, il me paraît logique de réfléchir à comment chaque citoyen peut participer à ces prestations.

5:59
Locuteur

Ça

5:59
Locuteur 5

va pénaliser plutôt les ménages modestes, vous en conviendrez, puisque les gens qui gagnent correctement leur vie de payer un peu plus de reste à charge, ça ne change rien pour eux. Mais pour les gens qui ont peu d'argent, et qui aujourd'hui sont pressurés, parce qu'il y

6:10
Locuteur

a

6:10
Locuteur 5

les carburants, il

6:11
Locuteur

y a

6:11
Locuteur 5

l'inflation, la vie est difficile, pour ces gens-là, cette mesure, elle va être quand même difficile

6:15
Locuteur

à accepter. Les gens modestes, ils sont

6:16
Jean-Pierre Farandou

exemptés du reste à charge. Vous avez 18 millions de Français qui sont exemptés, donc c'est pris en charge, si j'ose dire. C'est pris en considération, pardon. Vous voyez, donc, effectivement, vous avez raison, il

6:23
Locuteur

faut

6:23
Jean-Pierre Farandou

faire attention. Il y

6:24
Locuteur

a

6:24
Jean-Pierre Farandou

déjà une espèce de protection importante, les femmes enceintes, en fonction de votre pouvoir d'achat, etc. Donc voilà, il faut trouver cet équilibre entre une protection sociale des plus démunis, et là, je souscris à ça, ministre des Solidarités. Donc, j'ai ce sens de la solidarité, bien sûr, par rapport aux plus démunis, mais de notre côté, ne me paraît pas déraisonnable compte tenu de ce contexte très pesant de déficit et de dettes publiques.

6:48
Présentateur

Stéphane Dupont parlait des carburants, en effet, c'est le grand sujet du moment avec la flambée des prix. Psychologiquement, certains Français ne font plus le plein, ils font un tiers, un quart du plein, ils donnent un billet de 20 euros pour remplir la voiture. Il n

7:01
Locuteur

'y a

7:01
Présentateur

pas d'aide supplémentaire à annoncer le gouvernement. Est-ce que vous avez l'impression d'abandonner, là encore, les Français

7:05
Locuteur

?

7:06
Jean-Pierre Farandou

Les Français, on a mis en place des aides dédiées, des aides focusées, ciblées, à la fois sur les entreprises, parce qu'il faut d'abord protéger les entreprises, quand même. La richesse, ça vient des entreprises, donc il faut d'abord penser aux entreprises, en plus, après, penser aux salariés ou penser aux deux. Les entreprises les plus touchées, donc les transports, la pêche, l'agriculture, on sont aidés et continueront à être aidés. Donc là-dessus, on continue.

7:29
Locuteur

Sauf que

7:29
Présentateur

vous baissez la taxe sur l'essence et dans ce cas-là, vous adressez à tout le monde. On va parler de tonnerre de la défaite sociale, c'est pareil, c'est universel.

7:35
Jean-Pierre Farandou

Alors, je termine et je vous réponds. Donc voilà, les salariés modestes, gros rouleurs, on a un système, on le continue.

7:50
Présentateur

Vous

7:50
Locuteur

avez choisi d

7:51
Présentateur

'aider certains. Voilà, c'est

7:53
Locuteur

ce

7:53
Présentateur

que je disais. Je vous laisse continuer si vous voulez, mais la

7:57
Locuteur

question, c'est pourquoi vous avez choisi

8:00
Présentateur

certains Français

8:00
Locuteur

plutôt

8:01
Jean-Pierre Farandou

que s'adresser à tous les Français. Oui, on en revient à ce qu

8:03
Locuteur

'on

8:03
Jean-Pierre Farandou

disait,

8:03
Locuteur

c

8:03
Jean-Pierre Farandou

'est quand même un problème aussi. Vous savez que l'argent,

8:05
Locuteur

on

8:05
Jean-Pierre Farandou

ne

8:05
Locuteur

l

8:05
Jean-Pierre Farandou

'a pas. Quand on demande des aides à l'État, ce n'est pas comme on pique sous, on avait des tas de lingots d'or, on en prenait deux ou trois pour les données. On n'a rien. On

8:13
Locuteur

demande

8:13
Jean-Pierre Farandou

de l'argent. On n'a rien

8:14
Locuteur

en dépense.

8:14
Présentateur

On n'a rien. On dépense 1 700 milliards chaque année, Jean-Pierre Farrand.

8:17
Locuteur

Pourquoi est-ce qu'on ne réduirait

8:19
Présentateur

pas cette dépense plutôt que

8:20
Locuteur

cette équipe de la recette ?

8:21
Jean-Pierre Farandou

Là, vous vous adressez à moi, un ministre, depuis que je suis là, je crois que j'ai gagné 3 milliards et demi de dépenses. J'ai fait passer une loi de lutte contre la fraude sociale, ça fait gagner 1 milliard et demi. J'ai incité les partenaires sociaux à négocier un accord sur les ruptures conventionnelles, ça fait gagner 1 milliard aux unédic. Je me suis battu au niveau européen pour revenir sur un règlement qui va faire gagner 800 millions d'euros à l'État français. Et en plus, dans mon budget, je suis exemplaire. Cette année, j'ai accepté de participer à l'effort parce que l'État doit montrer l'exemple.

8:46
Locuteur

Et

8:46
Jean-Pierre Farandou

le ministre...

8:47
Locuteur

C'est économisé 2

8:47
Présentateur

milliards sur 40. Et voilà.

8:49
Locuteur

Mais tu en disant, l

8:50
Locuteur 4

'État n'est plus en moyen de fournir des aides. Il le fait parce que les circonstances t'exigent. Mais ce que je comprends, selon votre logique, l'État n'a plus les moyens. Cette politique d'aide, on la maintient presque à bout de souffle.

9:00
Jean-Pierre Farandou

En tout cas, il faut qu

9:00
Locuteur

'elle

9:00
Jean-Pierre Farandou

soit ciblée. C'est-à

9:01
Locuteur

-dire,

9:01
Jean-Pierre Farandou

les jets générales, sans aucune limite, tous azimuts, et quoi qu'il se passe,

9:07
Locuteur

j'en pense que ça, c'est terminé.

9:09
Locuteur 5

Vous dites que

9:09
Locuteur

c'est

9:09
Locuteur 5

terminé, mais pour beaucoup de Français, la situation est très difficile. Est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait de nouveau une forme d'éruption sociale, un nouveau mouvement des gilets jaunes ? Il y a certains leaders politiques,

9:20
Locuteur

je

9:20
Locuteur 5

pense à Fabien Roussel, hier à la fête de l'Huma, vous y étiez, qui appellent les gens à descendre dans la rue et de nouveau à bloquer les ronds-points. Est-ce que vous craignez un mouvement de cette... Sachant que les prix des carburants aujourd'hui sont beaucoup plus élevés qu'à l'époque des gilets jaunes. Est-ce que vous craignez ce genre de mouvement ?

9:34
Jean-Pierre Farandou

D'abord, je veux dire que je comprends les Français. Je veux dire, là encore, je pense être resté encore un peu connecté. Il

9:39
Locuteur

y a

9:39
Jean-Pierre Farandou

encore moins de deux ans, j'étais en entreprise, je voyais des cheminots travailler. C

9:43
Locuteur

'est le

9:43
Jean-Pierre Farandou

tribunal de ne

9:44
Locuteur

pas

9:44
Jean-Pierre Farandou

avoir fait carrière en politique. En tout cas, c'est une caractéristique que je trouve intéressante parce qu'elle me permet d'avoir un vécu. Un vécu de la vraie vie, j'allais dire. Pas que d'être dans la vie politique pure où le sujet de la connexion ou déconnexion peut se poser. Et je veille à continuer.

9:56
Locuteur

D

9:56
Jean-Pierre Farandou

'ailleurs, je vais souvent sur le terrain. J'ai mon petit point de chute dans le sud où je rencontre des gens dans une petite ville qui me rappellent aussi aux réalités du quotidien. Donc je comprends les Français. C'est dur pour les Français. C'est dur. On ne

10:07
Locuteur

va

10:07
Jean-Pierre Farandou

pas dire le contraire. Quand les gens le disent... Mais on ne peut plus vous aider. C'est-à-dire les aider de la manière comme on disait la plus large, la plus ouverte, la plus sans limite. Ce n'est pas possible. On n'a pas l'argent.

10:21
Locuteur

Est-ce qu'il n'y a pas une forme de modèle social

10:22
Locuteur 4

qui ne fonctionne plus tout simplement ? C'est-à-dire on a dépensé beaucoup plus quand on en avait les moyens. On a poussé ça très très loin. Arrive le moment où la dette nous écrase ou le déficit nous écrase. Donc finalement, on cherche à sauver les gens un peu sur le mode du cadeau de sauvetage. Mais le modèle lui-même ne fonctionne

10:36
Jean-Pierre Farandou

plus. Oui. Je pense qu'effectivement on est au bout d'un système. On parlait de la sécurité sociale pour démarrer. Elle a plus de 80 ans. Elle a été créée en 1945. Quelques chiffres pour vous dire pourquoi ça a changé. 1945, est-ce que vous avez une idée de telles cotisations sociales ? A combien s'élevaient les cotisations sociales pour les salariés ? 4 %, 20 % maintenant. Les cotisations patronales ? 12 %, 40 % maintenant. Et vous rajoutez la CIG. Donc on voit bien que... Et en plus les cotisations elles ne suffisent pas. Vous voyez bien que le problème effectivement on est au bout d'un système. Il faut des réformes bien évidemment. Il faudra des réformes pour les retraites.

11:08
Locuteur

Il

11:08
Jean-Pierre Farandou

faudra des réformes pour la santé. On en a évoqué quelques-unes. On a des réformes certainement pour notre système d

11:12
Locuteur

'aide.

11:13
Jean-Pierre Farandou

Oui il faut des réformes.

11:14
Locuteur

C

11:14
Jean-Pierre Farandou

'est sûr.

11:14
Présentateur

Justement les retraites on va en parler dans un instant. Jean-Pierre Farando ministre du travail et l'invité du Grand Rendez-vous.

11:20
Locuteur

A

11:20
Présentateur

tout

11:20
Locuteur

de suite.

11:22
Locuteur 1

10h-11h

11:23
Locuteur

Le

11:23
Locuteur 3

Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos

11:27
Locuteur

Pierre

11:27
Locuteur 2

Devineau

11:29
Présentateur

Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos avec le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farando et c'est Stéphane Dupont qui vous pose la question suivante.

11:38
Locuteur 5

Oui je crois qu'hier à la fête de l'humanité vous avez débattu avec Sophie Binet la patronne de la CGT que vous connaissez bien. La CGT comme un certain nombre de parties de gauche face à la hausse du prix des carburants et l'inflation réclame une hausse du SMIC et un gel du prix des carburants. Est-ce que c'est une idée qui selon vous est recevable avec l'idée que le travail ne paie plus en France et qu'avec un SMIC on n'arrive pas à vivre ? Qu'est-ce que vous répondez à Mme Binet

12:00
Locuteur

? D

12:00
Jean-Pierre Farandou

'abord sur le principe discuter avec les partenaires sociaux c'est une bonne chose qu'ils soient syndicats ou patronats parce que dans les partenaires sociaux il ne

12:06
Locuteur

faut

12:06
Jean-Pierre Farandou

pas oublier qu'il y a aussi l'organisme patronal qui sont très attentifs au développement des entreprises. Moi aussi d'ailleurs venant de l'entreprise je le redis très clairement le social est en aval de la dynamique économique. Il faut en gros créer la richesse avant de la partager. Je suis pour le partage mais je suis aussi très pour la création. Voilà donc je ne

12:22
Locuteur

l

12:22
Jean-Pierre Farandou

'oublie jamais il faut mettre les choses dans

12:23
Locuteur

le

12:24
Jean-Pierre Farandou

bon ordre. D'où le SMIC ? C'est la réponse au SMIC. On a en France une loi qui fait que le SMIC est indexé quand l'inflation dépasse 2%. Très bien. C'est quand même une forme de protection. Il y a peu de pays qui ont ça. Donc on a une forme de protection des salaires les plus bas dont acte de là à l'augmenter vous voyez bien que les entreprises et ce n

12:40
Locuteur

'est

12:40
Jean-Pierre Farandou

pas possible c

12:40
Locuteur

'est

12:40
Jean-Pierre Farandou

les entreprises qui paient les salaires. Dans leur compte d'exploitation dans l'équilibre général est-ce qu'elles peuvent le faire ? Si jamais elles le faisaient de toute manière elles le répercuteraient sur le prix de leurs produits ce qui alimenterait l'inflation. Donc ce n

12:50
Locuteur

'est

12:50
Jean-Pierre Farandou

pas si simple. Et de la même manière ce n

12:52
Locuteur

'est

12:52
Jean-Pierre Farandou

pas le ministre du travail qui fixe les salaires dans toutes les entreprises de France. C

12:56
Locuteur

'est

12:56
Jean-Pierre Farandou

ce qu'on appelle la négociation est obligatoire. Moi j'en ai fait beaucoup quand j'étais chef d'entreprise. Il faut laisser aux entreprises

13:01
Locuteur

le souhait de négocier vers le cas. Et le gel des

13:03
Locuteur 5

prix des carburants la deuxième mesure qu'elle réclame et que réclame notamment la France insoumise on en a déjà parlé sur ce plateau.

13:09
Locuteur

Oui

13:09
Jean-Pierre Farandou

on en a parlé tout à l'heure on a échangé là-dessus. Oui il

13:11
Locuteur

y a

13:11
Jean-Pierre Farandou

des aides ciblées pour les entreprises je le redis pour leur permettre de continuer leur activité et pour les salariés les plus modestes gros rouleurs mais on ne peut pas généraliser de manière très extensive un système d'aide structurelle.

13:22
Locuteur

Non

13:23
Locuteur 5

mais là ce serait les compagnies pétrolières qui paieraient là pour le coup s'il y avait un gel du prix des carburants ce ne serait pas l'État. C'est leur argument.

13:29
Jean-Pierre Farandou

C'est toute la discussion qu'on a notamment avec le premier d'entre eux. Moi je vois que le groupe Total tient parole maintient le prix des carburants au dessous des seuils de 2 euros.

13:37
Locuteur

C

13:37
Jean-Pierre Farandou

'est leur manière à eux de participer à l'effort. Ça me semble une bonne manière d'avancer.

13:41
Locuteur 4

Mais ce que vous dites me semble absolument essentiel c'est-à-dire vous vous rappelez par exemple que ce sont les entreprises qui paient des salaires qu'on ne peut pas décréter l'État une hausse des salaires artificiels comme cela. Des raisonnements économiques élémentaires mais qui me semblent manquer peut-être une partie de la gauche et des syndicats vous parlez des partenaires sociaux qui croient qu'il suffirait que l'État décrète pour que la société s'adapte immédiatement. Est

13:59
Locuteur

-ce

13:59
Locuteur 4

qu'il n

13:59
Locuteur

'y a

13:59
Locuteur 4

pas une forme de raisonnement économique élémentaire qui manque quelquefois à gauche

14:02
Locuteur

? À

14:04
Jean-Pierre Farandou

gauche et parfois ailleurs. On le sait c'est un problème qu'on a de manière assez générale c'est que les raisonnements économiques effectivement de base ne sont pas toujours installés. Qu'est-ce que c'est qu'un amortissement ? Qu'est

14:17
Locuteur

-ce

14:17
Jean-Pierre Farandou

que c'est qu'un bilan ? Qu'est-ce que c'est qu'une dette ? Un déficit ? Des taux ? Tout ça c'est peut-être des notions économiques peu maîtrisées dans la classe politique et c'est embêtant parce qu'elles vous rattrapent l'économie.

14:27
Locuteur

C

14:27
Jean-Pierre Farandou

'est terrible. L'économie on peut la négliger.

14:29
Locuteur

Vous voulez dire que les politiques sont

14:30
Présentateur

nulles en économie ? Vous vous retrouvez par exemple avec des partenaires politiques qui comprennent ce que vous dites ? C'est intéressant pour les Français

14:37
Locuteur

Je

14:38
Jean-Pierre Farandou

dis en tout cas que ce sujet de l'économie au sens qu'il y

14:41
Locuteur

a

14:41
Jean-Pierre Farandou

une science l'économie ce n

14:42
Locuteur

'est

14:42
Jean-Pierre Farandou

pas un dogme c'est une science et n'est pas la compétence la plus installée C'est la façon jolie de le dire Oui mais parce qu'il faut être nuancé dans le propos et c'est vrai que le fait de prendre des chefs d'entreprise comme moi forcément ça ramène dans le monde politique des gens qui savent ce que c'est puisque ça a été notre vie pendant des années je ne

15:01
Locuteur

suis

15:01
Jean-Pierre Farandou

pas tout seul d'ailleurs j

15:02
Locuteur

'ai

15:02
Jean-Pierre Farandou

le ministre Papin aussi qui vient de la grande distribution vous le savez nous on essaie d'amener cette vision économique parce qu'elle est essentielle et je le redis tournez le dos à

15:10
Locuteur

l

15:10
Jean-Pierre Farandou

'économie ça tient quelques années mais elle vous rattrape inéluctablement et on est sanctionné par les marchés financiers on a un certain nombre d'indicateurs qui traduisent bien comment le monde extérieur notamment le monde qui vous finance traduit la performance économique Il

15:21
Locuteur

y

15:21
Jean-Pierre Farandou

a un autre

15:21
Présentateur

sujet Jean-Pierre Farandou c'est la TVA sociale que met sur la table François Hollande après avoir été défavorable en 2012 lorsqu'il a accédé au pouvoir qu

15:28
Locuteur

'est

15:28
Présentateur

-ce que vous pensez de cette idée

15:29
Locuteur

?

15:30
Jean-Pierre Farandou

Moi je me fie beaucoup des mages magiques tout à coup il y

15:35
Locuteur

a

15:35
Jean-Pierre Farandou

des gens qui disent c'est simple on n

15:36
Locuteur

'a

15:36
Jean-Pierre Farandou

qu'à baisser les cotisations c'est la différence entre le salaire beau et le salaire net génial on a trouvé la martingale d'abord moi je dis avant de baisser les cotisations la première chose à faire c'est de rétablir les comptes de ces grands systèmes parce que ces cotisations elles financent les retraites elles financent la santé on en a déjà beaucoup parlé faisons en sorte déjà que ça soit rétabli parce que c'est une drôle d'idée de baisser les recettes d'un système qui est déjà en déficit il y a un petit problème là économique

15:59
Locuteur

Ah donc vous êtes pour

16:00
Présentateur

plus d'impôts vous alors que

16:02
Locuteur

les français

16:02
Présentateur

sont déjà ponctionnés au maximum vous avez dit c'est une idée bizarre de baisser les recettes

16:08
Jean-Pierre Farandou

vous avez la sécurité qui est en déficit vous lui baissez les recettes vous voyez que ça va arranger son déficit et vous même vous m'avez dit c'est quand même pas normal de baisser le reste à charge pour les dentistes vous êtes en contradiction non

16:20
Locuteur

je ne suis pas en contradiction c'est juste qu'au lieu de regarder dans la dépense

16:23
Présentateur

et de mieux l'aiguiller je me demande si on

16:25
Locuteur

ne peut pas mieux aiguiller la dépense

16:27
Présentateur

plutôt que de prendre encore

16:27
Locuteur

vos français mais c'est une différence de point de vue quand on

16:30
Jean-Pierre Farandou

le fait sur les dentistes vous m'avez dit c'est pas normal vous avez démarré comme ça vous voyez là vous reflétez une petite contradiction qui n'aide pas les français vous savez bien que non Jean-Pierre Farandou non mais bon pour

16:37
Locuteur

vous

16:37
Jean-Pierre Farandou

dire que ce n

16:38
Locuteur

'est

16:38
Jean-Pierre Farandou

pas si simple en revenant à la TVA sociale donc voilà des gens qui avant même de rétablir les

16:41
Locuteur

comptes

16:42
Jean-Pierre Farandou

de la santé et des retraites qui sont les deux éléments principaux de

16:45
Locuteur

la protection sociale mais ça serait un truc un truc à

16:46
Locuteur 5

somme nul c'est qu'on augmenterait la TVA pour baisser les cotisations sociales c

16:50
Locuteur

'est ça

16:51
Jean-Pierre Farandou

l'idée de combien on peut l'augmenter la TVA ? deux points et encore François Hollande dit 24%

16:56
Locuteur

oui

16:57
Jean-Pierre Farandou

de 20 à 24 c'est audacieux parce que là pour le coup les économistes disent ouais il y

17:01
Locuteur

a

17:01
Jean-Pierre Farandou

peut-être une petite marge de manœuvre en France à les deux points par rapport aux autres pays européens

17:04
Présentateur

sauf les produits de première nécessité et l'énergie

17:06
Jean-Pierre Farandou

on affine deux points de TVA ça vous fait deux points de cotisation en moins à peu près

17:11
Locuteur

bon

17:11
Jean-Pierre Farandou

des salariés gagnent deux points

17:13
Locuteur

deux

17:13
Jean-Pierre Farandou

points est-ce que ça répond au problème ? moi je ne

17:15
Locuteur

sais

17:15
Jean-Pierre Farandou

pas les gens qui se prennent c'est pas bon c'est quelque chose mais est-ce que c

17:18
Locuteur

'est

17:18
Jean-Pierre Farandou

à la hauteur des attentes je ne le crois pas

17:20
Locuteur

et la TVA

17:21
Locuteur 5

c'est de faire payer les importations c'est de faire payer aussi que toute la protection sociale ne repose pas seulement sur le travail sur les entreprises sur les salariés c

17:30
Locuteur

'est aussi ça l'idée de la TVA sociale il y a des arguments oui

17:33
Jean-Pierre Farandou

mais il

17:34
Locuteur

y

17:34
Jean-Pierre Farandou

a la modalité il y a la discussion je termine sur la TVA comme dirait l

17:37
Locuteur

'autre

17:37
Jean-Pierre Farandou

ça augmente les prix quand même donc vous reprenez un peu d'une main par l'inflation par les prises que vous avez données par la réduction des cotisations voilà donc on peut en débattre alors maintenant sur le principe est-ce que on ne demande pas trop au travail oui ayons le débat la fameuse le financement à la sécurité sociale en 1945 tout était sur le travail parce qu'on pouvait

17:58
Locuteur

on

17:59
Jean-Pierre Farandou

pouvait très bien je vous l'ai expliqué vous avez vu comment les cotisations sont déformées on rajoute la CLG en 1991 et ça ne suffit toujours pas puisqu'on est en déficit est-ce qu'il est normal de demander au travail les entreprises ou les salariés de tout prendre sur leurs épaules en tout cas le constat montre que c'est difficile

18:14
Locuteur 4

dans la mesure où on fait ce constat est-ce qu'on n'aurait pas à moyen terme surtout la présidentielle ça revient dans quelques mois exiger des réformes est beaucoup plus considérable que le rafistolage d'un modèle qui par lui-même ne fonctionne plus le fait que le commun est mortel lorsqu'il travaille l'essentiel de ce qu'il gagne sera récupéré par l'état ou par je ne sais quel organisme ou instance est-ce qu'il n

18:33
Locuteur

'y a

18:33
Locuteur 4

pas un modèle à réformer fondamentalement bien au-delà du rafistolage légitime qu'on peut faire

18:37
Jean-Pierre Farandou

c'est la discussion c

18:38
Locuteur

'est la discussion qu

18:38
Jean-Pierre Farandou

'on a commencé à avoir j'ai utilisé le mot réforme les réformes importantes moi je pense que par exemple le travail qu

18:44
Locuteur

'est

18:44
Jean-Pierre Farandou

-ce qu'il doit payer c'est ce qui est lié au travail donc c'est quoi c'est les retraites les retraites c'est la contrepartie du travail c'est aussi le chômage le chômage c

18:52
Locuteur

'est

18:52
Jean-Pierre Farandou

un risque lié au travail et vous avez les accidents du travail les maladies professionnelles très bien ça qu'il

18:56
Locuteur

y ait

18:56
Jean-Pierre Farandou

un système assurantiel avec des cotisations c'est logique après les autres prestations elles sont pour tout le monde au fond la santé elle est pour tout le monde tout ce qui est perte d'autonomie en fin de parcours c'est pour tout le monde les familles c'est pour tout le monde donc que ces objets là on réfléchisse à un financement de nature différente qui s'adosserait davantage à la fiscalité parce qu'il faut bien trouver aussi des ressources je pense que c'est une réflexion qui mériterait d'être posée

19:23
Locuteur 5

vous parliez tout à l'heure vous avez mentionné les retraités parce que c'est aussi ça qui est en filigrane dans le débat sur la TVA sociale faire peut-être contribuer plus les gens qui ne travaillent pas ou qui sont aujourd'hui inactifs par rapport à ceux qui travaillent le gouvernement votre collègue David Amiel Vanrody a dit pour boucler le budget cette année le budget 2027 il va falloir que les retraités contribuent à hauteur de 6 milliards il a mis sur la table trois mesures la désindexation ou la suppression de l'abattement de 10% pour frais professionnels non bénéficient les retraités ou les deux ou un mix des deux quelle est la solution qui a votre faveur est-ce que c'est déjà une bonne idée de faire contribuer les retraités et si oui comment il faut les faire contribuer

19:59
Locuteur

c

20:00
Jean-Pierre Farandou

'est pas une bonne idée mais ça peut être une nécessité c'est-à

20:03
Locuteur

-dire

20:03
Jean-Pierre Farandou

qu'à partir du moment où vous êtes donc vous

20:05
Locuteur

êtes favorable

20:06
Jean-Pierre Farandou

oui oui je pense qu'il faut effectivement il n

20:08
Locuteur

'est

20:08
Jean-Pierre Farandou

pas anormal il n

20:09
Locuteur

'est

20:09
Jean-Pierre Farandou

pas illogique de faire appel à un effort des retraités alors il faut déterminer quel retraité et quelle nature d'effort au nom de la solidarité

20:15
Locuteur

quel retraité

20:16
Présentateur

selon vous Jean-Pierre Farron à partir de quel seuil je ne m'avancerai pas sur les seuils parce

20:20
Locuteur

qu'il y a un seuil qui

20:21
Jean-Pierre Farandou

circulait ces

20:22
Locuteur

dernières semaines de 2000 euros je ne

20:23
Jean-Pierre Farandou

m'avance pas sur les seuils parce que vous allez voir qu'il

20:25
Locuteur

y a

20:25
Jean-Pierre Farandou

un process qui est en place donc voilà il faut laisser faire le process on verra bien qu'est-ce qu'il

20:28
Locuteur

en ressort Vous voulez dire le

20:29
Présentateur

process qui va apparaître dans le budget

20:30
Locuteur

?

20:31
Jean-Pierre Farandou

Il y a un process je ne

20:31
Locuteur

sais

20:31
Jean-Pierre Farandou

pas si vous l'avez vu le Premier

20:33
Locuteur

ministre a demandé

20:34
Jean-Pierre Farandou

a mis en place une concertation avec les groupes politiques de l'Assemblée et du Sénat qui souhaiteront discuter avec nous pour justement évaluer les plus et les moins des différents dispositifs et donc laissons le temps de cette concertation se faire et je pense que le Premier ministre arbitre aura

20:47
Locuteur

Et des indexations

20:48
Présentateur

à bêtement pour préférence professionnelle ou les deux ?

20:51
Locuteur

Alors moi des indexations d'abord je n

20:52
Jean-Pierre Farandou

'aime pas de la façon très claire parce que parfois ces termes-là les Français s

20:55
Locuteur

'y

20:55
Jean-Pierre Farandou

perdent aucune retraite ne sera réduite l'année prochaine On parle en fait de réévaluation et de combien on réévalue parce que les gens craignent qu'ils perdent leur retraite Non ! Voilà ! On les

21:05
Locuteur

revalorise pas

21:06
Jean-Pierre Farandou

! Voilà ! Mais c'est quand même important

21:07
Locuteur

parce que parfois il y a un peu de connu Il y a des retraites sur pas l'inflation ce qui est quand même une perte de 2% d'inflation donc ça fait quand

21:13
Locuteur 5

même une perte de pouvoir d

21:13
Locuteur

'achat une perte de 2

21:14
Jean-Pierre Farandou

% Mais vous avez vu c'est pas sur les salaires aussi on vient de l'avoir Et moi

21:17
Locuteur

d'ailleurs

21:17
Jean-Pierre Farandou

là

21:17
Locuteur

-dessus

21:24
Jean-Pierre Farandou

je vais la mettre au débat parce que je ferai partie de ces réunions avec les groupes donc je pense qu'il faut sortir du cadre On est enfermé dans un cadre Vous savez parfois là aussi c'est l'expérience de l'entreprise Sortir du cadre avoir des idées neufs Moi je voudrais en fait ce que je mets au débat Je ne serais peut-être pas suivi mais on a le droit de débattre C'est de traiter justement l'évaluation des traites la revalorisation des retraites comme les salaires par une négociation annuelle de revalorisation Voilà ! Avec des partenaires sociaux tous les ans C

21:49
Locuteur

'est ce qui se passe déjà dans

21:50
Jean-Pierre Farandou

les retraites complémentaires Voilà on pourrait s'en inspirer mais la responsabilité resterait à l'Etat Voilà il est normal que l'Etat prenne ses responsabilités sur des équilibres aussi importants Il est de dire chaque année on discute on vous écoute vous avez les paramètres vous avez l'équilibre vous avez les trajectoires vous avez la démographie vous avez tout un tas d'éléments Vous avez le pouvoir d'achat vous avez tout ça vous avez l'inflation Qu'est-ce que vous paraîtrait normal de faire ? L'Etat prendra ses responsabilités

22:10
Locuteur

On

22:11
Présentateur

continue la discussion avec Jean-Pierre Farandou dans un instant sur Europe 1

22:16
Locuteur 1

10h, 11h

22:17
Locuteur

Le

22:18
Locuteur 3

grand rendez-vous Europe 1 C News

22:21
Locuteur

Pierre

22:22
Locuteur 2

Devineau

22:23
Locuteur

Retour

22:24
Présentateur

sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 C News Les Echos avec le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou on parlait des retraites à l'instant il y a un grand débat sur l'âge de départ à la retraite la réforme la réforme a été suspendue comme vous le savez parce qu'il y

22:39
Locuteur

a

22:39
Présentateur

eu des arbitrages à faire notamment avec certains partis de gauche et les socialistes Aujourd'hui il y a ce débat-là de est-ce que les Français doivent travailler plus longtemps comme dans certains pays européens pays européens qui vont jusqu'à 67 ans 68 ans même et d'autres qui disent non au contraire il faut dégraisser le mammouth au niveau de la dépense publique plutôt que de faire travailler les gens plus de temps c'est par exemple l'argument de Marine Le Pen elle l'a redit au MEDEF d'ailleurs devant les autres candidats à la présidentielle elle qui voudrait une retraite plutôt à 62 ans Bruno Retailleau lui propose de travailler chaque jour une demi-heure de plus est-ce que c'est une bonne piste selon vous

23:20
Locuteur

? Travailler

23:21
Présentateur

davantage tous les jours ? Travailler davantage une demi-heure par jour pour gagner en croissance pour gagner en compétitivité ça

23:25
Locuteur

fait

23:25
Présentateur

38 heures ça fait

23:26
Locuteur

38 heures 10 au lieu de 35 travailler plus pour gagner plus et il paye

23:30
Jean-Pierre Farandou

combien

23:30
Locuteur

?

23:31
Jean-Pierre Farandou

ah bah je sais pas je sais pas je demande le travail doit payer c'est

23:34
Locuteur

son argument aussi M.

23:35
Jean-Pierre Farandou

Retailleau il la paye cette heure il la paye pas il fait quoi ? vous pensez que c'est gratuit ? je sais pas non non mais c'est

23:40
Locuteur

pour

23:40
Jean-Pierre Farandou

s'il dit qu'on gagne plus théoriquement c'est

23:41
Locuteur

qu'il est payé plus

23:42
Jean-Pierre Farandou

d'accord ok non mais je dis ça parce que moi je suis pas M. Retailleau donc je voudrais comprendre là aussi la proposition complète j'espère que

23:48
Locuteur

vous suivez les

23:48
Présentateur

propositions de M. Retailleau

23:49
Jean-Pierre Farandou

je les suis toutes bien évidemment mais parfois elles sont rapides et j'ai besoin de les préciser

23:53
Locuteur

c'est presque un vieux slogan de droite

23:56
Locuteur 4

travailler plus pour gagner

23:57
Locuteur

plus ça

23:58
Jean-Pierre Farandou

a été les heures sup vous

23:59
Locuteur

travaillerez davantage c'était le slogan de Nicolas Sarkozy on a fait beaucoup sur les heures sup

24:02
Jean-Pierre Farandou

alors la question de travailler plus c'est fondamental on travaille pas suffisamment dans ce pays là dessus vous êtes d'accord ? ah bah sur là dessus je suis complètement d'accord donc on

24:10
Locuteur

aurait jamais dû

24:11
Présentateur

suspendre la réforme des retraites selon vous

24:13
Jean-Pierre Farandou

ça par contre je suis d'accord qu'il fallait le faire oui c'est

24:15
Locuteur

pas ah oui alors vous allez nous expliquer c'est un peu contradictoire on y va par

24:20
Jean-Pierre Farandou

étapes

24:21
Locuteur

ou

24:21
Jean-Pierre Farandou

pas bon alors le travail après la suspension de la réforme

24:24
Locuteur

je

24:24
Présentateur

commencerai d'abord pourquoi est-ce que c'était intéressant de la suspension ?

24:28
Jean-Pierre Farandou

ok très bien la suspension il y a une raison de fond c'est que quand même vous avez quand même énormément de français qui ont parlé d'adhésion des français qui adhéraient pas à cette idée là et on s

24:39
Locuteur

'est

24:39
Jean-Pierre Farandou

pas posé la question pourquoi pourquoi c'était si compliqué que ça pour les français à l'idée de travailler deux ans de plus et moi je trouve que ce sujet là il fallait le travailler et je l'ai travaillé j'ai lancé une conférence sociale qui s'appelle travail emploi retraite où on s'est dit avant de parler des retraites on va parler des retraites parlons de ces 40 ans ces 42 ans dans l'entreprise et là dessus il y

24:56
Locuteur

a

24:56
Jean-Pierre Farandou

des choses à faire conditions de travail rémunération relations au management la place des femmes la place des jeunes la place des seniors il y a énormément de choses à faire qui vont permettre de travailler davantage je pense aux femmes je pense aux jeunes je pense aux seniors et plus on travaille plus effectivement par les cotisations on arrange le système donc déjà n'oublions pas cette partie là la partie amant elle est fondamentale plus on aura des français au travail plus on allègera quand même le sujet financier et l'enjeu financier et ça on est passé un peu vite deuxièmement oui il

25:20
Locuteur

y a

25:20
Jean-Pierre Farandou

un enjeu politique alors après on peut le critiquer bien évidemment et c'est le Premier ministre en fait je pense qu

25:25
Locuteur

'il

25:25
Jean-Pierre Farandou

ne sera pas gêné que je lui attribue à penser que la stabilité valait cet effort la

25:30
Présentateur

stabilité ça veut dire l'équilibre politique parce

25:33
Locuteur

que c'est pour stabilité bi

25:34
Présentateur

-relative

25:35
Locuteur

ça valait censure c'était simplement

25:37
Locuteur 5

pour faire voter le

25:38
Locuteur

but c'était censuré vous savez

25:40
Jean-Pierre Farandou

que l'absence de budget c'est 15 milliards d'euros dépenses supplémentaires pour le pays c'est quand même tous les marchés et on était l'année dernière imaginez d'ailleurs maintenant on parlera peut

25:46
Locuteur

-être du budget pour l'année prochaine c'est

25:48
Jean-Pierre Farandou

un choix politique qui peut être critiqué

25:51
Locuteur

la réforme est

25:51
Locuteur 5

suspendue aujourd'hui imaginez que pour un candidat à la présidentielle parle pour le prochain président de la république le prochain chef du gouvernement redire aux français on avait suspendu puis maintenant on remet le truc en route ça va être très difficile les gens ont dans l'idée qu'on va s'arrêter à 62 ans et 9 mois est-ce que c'est possible aujourd'hui de réenclencher une hausse de la durée de l'âge légal

26:13
Locuteur

?

26:14
Jean-Pierre Farandou

en tout cas il faut être factuel c

26:16
Locuteur

'est

26:16
Jean-Pierre Farandou

à dire que s'il ne se passe rien s'il

26:17
Locuteur

n'y a

26:17
Jean-Pierre Farandou

pas de nouvelle réforme la réforme redémarre au 1er janvier 2028 voilà c'est carré c'est dit c'est écrit donc c'est ce qui se passera après est-ce qu'il se passe quelque chose ça ne dépend pas de Jean-Pierre Ferrandou est-ce qu'il y

26:26
Locuteur

a

26:26
Jean-Pierre Farandou

une réforme nouvelle et laquelle ? il me semble avoir entendu là pour le coup que la plupart des candidats arrivent avec des propositions autour d'une réforme des retraites voilà donc on verra bien mais on

26:36
Locuteur

verra bien d'ailleurs est-ce que ce n'est pas un mauvais

26:36
Locuteur 5

signal qui a été envoyé cette suspension c'est ça que je voulais dire

26:40
Jean-Pierre Farandou

c'est un signal qui est de dire sur un sujet aussi sensible où les français deux ans après étaient encore en résistance totale c'est pas complètement stupide de se dire est-ce qu'il ne

26:48
Locuteur

faut

26:48
Jean-Pierre Farandou

pas la retravailler et rajouter des éléments et vous savez c'est le fameux conclave ça a failli marcher quand même le conclave moi je ne jette pas la pierre François Bayrou a eu cette idée bonne idée de dire est-ce qu'on ne pourrait pas demander aux partenaires sociaux de travailler sur la pénibilité du du retravail

27:01
Locuteur

parce qu'ils restaient du

27:01
Présentateur

conclave parce qu'ils ont claqué la porte les uns après les autres il

27:04
Locuteur

en restait plus beaucoup de monde

27:04
Jean-Pierre Farandou

il en restait deux et non des moindres qu'ils avaient le MEDEF et la CFDT la principale organisation patronale d'un côté le principal syndicat salarié de l'autre ça a du sens ça entraîne toute la dynamique et on voit bien qu'au fond là aussi c'est du bon sens la contrepartie à demander aux gens de travailler davantage c'est de prendre en compte quand même certains métiers qui par nature présentent une usure physique importante c'est du bon sens ça aussi après il faut trouver les curseurs il faut trouver les mécanismes ils ont été à ça d'aboutir franchement s'ils avaient abouti ça aurait été une autre histoire

27:30
Locuteur

dans les soirs

27:30
Locuteur 4

on passe très souvent à ça d'aboutir et finalement ça compte pas

27:34
Jean-Pierre Farandou

ouais mais il y a autant d'expérience à faire ça aussi

27:39
Locuteur

c'est plutôt

27:39
Jean-Pierre Farandou

le MEDEF qui a pas voulu toper je sais pas je pense pas généralement quand il y

27:43
Locuteur

a

27:43
Jean-Pierre Farandou

des sujets comme

27:44
Locuteur

ça

27:44
Jean-Pierre Farandou

alors

27:44
Locuteur

attendez parce qu'il y avait l'autre partie qui était

27:45
Présentateur

intéressante aussi c'était pourquoi est-ce que les français doivent travailler plus et est-ce que par exemple cette idée de travailler une demi-heure de plus par jour comme le propose Bruno Retailleau évidemment avec des heures payées est

27:55
Locuteur

-ce

27:55
Présentateur

que c'est une bonne solution Jean-Pierre Farandou

27:57
Jean-Pierre Farandou

moi je vous le dirais quand j'aurais entendu les partenaires sociaux patronaux et syndicaux sur le sujet parce que sur des sujets de travail la primauté de ma méthode et je m'en porte bien c'est de faire travailler les partenaires sociaux qu'est-ce que vous en pensez comment vous voyez les choses la

28:08
Locuteur

vraie vie elle sera là

28:09
Jean-Pierre Farandou

la vraie vie elle sera dans

28:10
Locuteur

les entreprises vous

28:11
Locuteur 4

avez dit il

28:11
Locuteur

y a

28:11
Locuteur 4

2-3 minutes les français ne travaillent pas assez globalement globalement

28:15
Locuteur

donc ils doivent

28:15
Jean-Pierre Farandou

travailler plus qu'une quantité de travail supérieure je pensais particulièrement aux jeunes, aux seniors, aux femmes qui sont beaucoup à temps partiel

28:22
Locuteur 4

ok donc

28:23
Locuteur

à

28:23
Locuteur 4

la lumière de cela la demi-heure de plus demandée par le candidat LR par Bruno Retailleau c'est rationnel dans les modalités on verra mais ça se défend l'idée qu'une demi-heure de plus par jour X heures de plus par semaine ça se défend c'est une réforme importante

28:37
Jean-Pierre Farandou

quand même c'est pas léger le temps de travail et franchement une réforme importante dans ce pays confère ce qu'on vient dire sur les retraites il faut qu'elle soit acceptable et acceptée sinon on est en France et moi je recommanderais sinon on est en France on

28:50
Locuteur

sait comment ça réagit il

28:50
Locuteur 4

y

28:51
Jean-Pierre Farandou

a des réactions on le sait bien c

28:54
Locuteur

'est

28:55
Jean-Pierre Farandou

un pays réactif la France c'est un pays réactif c'est-à-dire ? ça réagit socialement et donc

28:59
Locuteur

vous avez

28:59
Présentateur

peur de la réaction on

29:01
Jean-Pierre Farandou

se plie ?

29:01
Locuteur

non parce que la

29:01
Jean-Pierre Farandou

réaction sociale elle veut dire je n'en

29:03
Locuteur

ai

29:03
Jean-Pierre Farandou

pas peur mais elle signifie que les français n'adhèrent pas une bonne

29:05
Locuteur

réforme

29:06
Jean-Pierre Farandou

sociale quand vous avez des millions de personnes ça commence à être des français quand vous avez donc une réforme une réforme sociale touchant le quotidien des français et là on est au coeur de ça elle doit d'abord passer par la démocratie sociale

29:18
Locuteur

la démocratie sociale

29:19
Présentateur

c'est la rue Jean-Pierre Farandou

29:21
Locuteur

et la rue

29:22
Présentateur

elle sait pas attendez la démocratie sociale vous dites il y a des textes qui sont adoptés au parlement ça ne plaît pas aux français les français sont dans la rue et finalement on retire le texte c'est ça l'idée ? c'est ce que vous êtes en train de dire ?

29:34
Jean-Pierre Farandou

moi ça n'aurait pas été le premier je

29:36
Locuteur

sais bien je sais bien je

29:36
Jean-Pierre Farandou

sais

29:38
Locuteur

bien mais est-ce qu'on doit continuer comme ça ou est-ce qu'on doit il a fait des choses la situation est grave mais la rue n'est pas la

29:43
Jean-Pierre Farandou

démocratie c'est là où je voulais vous reprendre c'est la contradiction de la

29:46
Locuteur

démocratie quand même vous ne faites pas dire ce que j'ai pas dit la démocratie c'est pour ça que j'avais besoin de la capacité de convergence vous dites que globalement on ne

29:52
Locuteur 5

travaille pas assez en France donc la logique c'est que les seniors travaillent plus longtemps plus jeunes les

29:56
Jean-Pierre Farandou

jeunes emplois avec des plans pour accélérer le travail des seniors idem sur les jeunes qui démarrent trop tard dans la vie active donc

30:02
Locuteur

il

30:03
Locuteur 5

faudra repousser l'âge de la retraite vous en avez ? ah mais moi là dessus

30:06
Jean-Pierre Farandou

si

30:06
Locuteur 5

c

30:06
Locuteur

'est

30:06
Jean-Pierre Farandou

ça votre question vous ne l'avez pas posé vous l

30:07
Locuteur

'avez posé ? je vous l'ai posé un quart

30:09
Locuteur 5

d'heure

30:10
Jean-Pierre Farandou

ça

30:11
Locuteur

vous avait échappé oui oui vous l'aviez entendu non non alors je vous pose la question si vous

30:15
Locuteur 5

ne

30:15
Locuteur

l

30:15
Locuteur 5

'aviez pas entendu est-ce qu

30:17
Locuteur

'il faudra est-ce

30:18
Locuteur 5

qu'il

30:19
Jean-Pierre Farandou

faudra repousser l'âge de départ ?

30:20
Locuteur

je

30:20
Jean-Pierre Farandou

pense que oui je pense que oui à quel âge ? ça je ne

30:23
Locuteur

vous

30:23
Jean-Pierre Farandou

le dirai pas mais je pense que oui dans la mesure où mais parce que je veux laisser les partenaires sociaux travailler franchement c'est important c'est important c'est important mais nous

30:32
Locuteur

on a besoin aussi de notre avis qui

30:33
Jean-Pierre Farandou

avait

30:34
Locuteur

été seul d'entreprise vous avez l'avis de principe c'est déjà pas grave les 62

30:37
Locuteur 5

ans que propose Marine Le Pen ou que propose

30:40
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon c'est irréaliste ? au fond

30:41
Jean-Pierre Farandou

de moi je pense c'est irréaliste d'un point de

30:43
Locuteur

vue

30:43
Jean-Pierre Farandou

financier c'est pas possible on ne peut

30:44
Locuteur

pas se terminer

30:45
Jean-Pierre Farandou

vous connaissez là encore je vous ai parlé de 1945 d'ailleurs à quel âge était le départ rentré de 1945 ? 65 ans on n'aurait touché à rien on se porterait mieux au passage est-ce que vous connaissez la durée de vie à 1945

30:58
Locuteur

quand on avait 65 ans

30:59
Jean-Pierre Farandou

? 10 ans maintenant c'est plus de 20 ans voyez ça

31:02
Locuteur

nous ramène à une

31:03
Locuteur 4

conversation de

31:03
Locuteur

17 minutes ? c'est un modèle social décalé sur la réalité d'aujourd'hui

31:08
Jean-Pierre Farandou

on va rester 30 ans à la retraite ça marche pas quoi c'est juste du bon sens puisque la retraite c'est une forme de rente organisée par

31:15
Locuteur

l'Etat qui vous permet de vivre sans travailler

31:16
Jean-Pierre Farandou

tant

31:17
Locuteur

mieux tant mieux mais

31:18
Jean-Pierre Farandou

avoir la perspective qu'on va encore plus allonger ce temps alors pour le coup très

31:23
Locuteur 4

concrètement les gens ne travaillent pas suffisamment donc ils doivent travailler davantage par ailleurs la mystique de le conseil national de la résistance a dit 1945 peut-être qu'on est plus contemporain de cette époque peut-être que tout simplement aujourd'hui on constate que les gens vivent plus longtemps ne travaillent pas suffisamment les finances de l'Etat font faillite globalement c'est le portrait

31:41
Locuteur

les

31:41
Jean-Pierre Farandou

finances de l'Etat ne font pas faillite elles sont en difficulté une

31:43
Locuteur

difficulté

31:44
Locuteur 4

comme ça on appelle ça au seuil de la mort au sein palliatif la

31:47
Jean-Pierre Farandou

faillite c'est un terme précis quand même en droit des entreprises

31:50
Locuteur

on est en difficulté

32:09
Locuteur 5

très fort ben oui d'où la suspension parce qu'on n'a pas assez expliqué

32:12
Jean-Pierre Farandou

le travail je vous ai donné la réponse vous n'avez pas écouté je pense qu'on en a quand même beaucoup parlé ah non non non non on

32:18
Locuteur

n'a pas assez parlé des retraites mais pas avant les Français sont informés on a parlé

32:22
Jean-Pierre Farandou

des retraites mais pas des 40 ans avant c'est fondamental on ne s'est pas posé la question justement pourquoi 80 et quelques pourcents des Français c'était si horrible que ça de faire deux ans de plus et peut-être parce qu'ils ne

32:32
Locuteur

se

32:32
Jean-Pierre Farandou

pesaient pas dans leur travail pourquoi ils ne se plaisaient pas dans leur travail peut-être ça avait le coup d'en discuter cette discussion n'a pas eu lieu et moi je suis très fier d'avoir permis aux partenaires sociaux je redis patronat et syndicat pendant 10 mois d'avoir pu aborder ce sujet et vous savez je fais référence à la conférence travail en plan retraite dont le rapport final va être présenté très

32:51
Locuteur

très profondément il y aura

32:52
Jean-Pierre Farandou

des choses très intéressantes dans ce rapport

32:53
Présentateur

on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure David Amiel a annoncé 6 milliards de dépenses pardon d'économie et notamment sur les retraités il ne s'en cache pas vous avez aujourd'hui donc un débat qu'on vient d'avoir sur la retraite il faut travailler selon vous plus longtemps on ne saura pas jusqu'à quel âge et puis une fois qu'on est à la retraite on vous dit tiens vous allez rendre un petit peu d'argent parce que vous en avez trop il y a quand même quelque chose aujourd'hui dans la tête de nos seniors qui se disent l'employabilité des seniors c'est compliqué et on pourra peut-être en parler la retraite finalement me demande de travailler plus longtemps si je peux travailler si je ne

33:28
Locuteur

suis

33:28
Présentateur

pas au chemin si on ne

33:29
Locuteur

me

33:29
Présentateur

fout pas dehors à l'âge de 55 ans une fois que je suis à la retraite je paye et puis on me dit tiens finalement ça va peut-être avoir une désindexation sur ma retraite ça fait quand même beaucoup de choses vous comprenez qu'aujourd'hui j'entends la nécessité de participer à la collectivité mais quand on est aujourd'hui retraité je me mets à la place de ceux qui nous regardent et qui nous écoutent c

33:51
Locuteur

'est un peu terrifiant

33:53
Jean-Pierre Farandou

on a tous de la famille retraité on le saura un jour c'est une opération un peu vérité qui est en train de se faire c'est ce qu'on évoque il faut expliquer aux français les enjeux on peut très bien leur mentir leur dire tout va bien madame la marquise et repousser la boule je pense qu'il faut avoir le courage maintenant de mettre ces sujets sur la table je

34:10
Locuteur

pense

34:10
Jean-Pierre Farandou

qu'il

34:11
Locuteur

y a

34:11
Jean-Pierre Farandou

beaucoup de français qui sont capables de faire solidarité il faut que tout le monde participe à l'effort c'est très important on rappelle aussi que la finalité du budget c'est de faire plus plus pour l'armée plus pour la sécurité plus pour la justice

34:20
Locuteur

mais dans un instant on parle du budget qui arrive

34:22
Présentateur

le

34:22
Locuteur 3

30 septembre à tout de suite

34:26
Locuteur 1

10h-11h

34:26
Locuteur

le

34:27
Locuteur 3

grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos

34:30
Locuteur

Pierre

34:31
Locuteur 1

Devineau

34:33
Locuteur

retour

34:33
Présentateur

sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos avec le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farando on devrait connaître la copie du budget le 30 septembre prochain plusieurs parties ont déjà prévenu Jean-Luc Mélenchon veut censurer le budget le PS ne sait pas encore mais penche plutôt pour la censure le RN se réserve cette possibilité il semble difficile voire impossible de faire voter un budget la petite musique qui monte en revanche

34:55
Locuteur

c

34:55
Présentateur

'est cette dissolution avant même le budget vous y croyez vous

34:59
Locuteur

?

35:00
Jean-Pierre Farandou

moi j'ai des opinions sur ce que je maîtrise la dissolution c'est le président de

35:04
Locuteur

la

35:04
Jean-Pierre Farandou

république qui la décide donc voilà je ne

35:06
Locuteur

sais

35:06
Jean-Pierre Farandou

pas du tout ce qu'il a l'intention de

35:07
Locuteur

faire

35:07
Jean-Pierre Farandou

souhaitable ou pas ? non ce qui est souhaitable c'est la stabilité ce qui est souhaitable c'est que d'abord c'est qu'on arrive à donner un budget à ce pays parce que j'entends certaines personnes très légèrement expliquer qu'une loi spéciale c'est facile non parce que la particularité dans ce cas là on est parti de 10 mois comme il y

35:22
Locuteur

a

35:22
Jean-Pierre Farandou

des élections au milieu voilà ça veut dire par exemple tout ce qui est prévu tiens pour les armées 6 milliards 4 de plus pour la police pour la gendarmerie on ne le fait pas pour l'agriculture tiens le milliard sur l'agriculture on ne le fait pas il y a une crise de type hormouille il faut envoyer les militaires à

35:37
Locuteur

l

35:37
Jean-Pierre Farandou

'autre bout du monde on ne peut pas tout le fonctionnement de l'état que je connais bien ou en fait l'état abonde des écosystèmes de formation d'emploi on ne peut pas non mais c'est terrible et pendant ce temps là vous avez tout qui les rappe donc là je ne vous dis

35:49
Locuteur

pas les marchés financiers

35:50
Jean-Pierre Farandou

quand ils regardent ça les marchés financiers c'est terrible je pense que les gens pour le coup on parlait de légèreté c'est presque de l'inconscience là on est à deux doigts de l'inconscience si on a en soi l'intérêt général du pays on doit refuser une loi spéciale il faut qu'il se passe quelque chose il faut qu'il

36:03
Locuteur

y ait

36:03
Jean-Pierre Farandou

un budget

36:03
Locuteur

et

36:04
Locuteur 5

comment on fait voter le budget

36:05
Locuteur

?

36:05
Locuteur 5

après ce que vient de dire Pierre c'est à

36:07
Locuteur

dire

36:07
Locuteur 5

que les oppositions veulent censurer on ne voit pas comment c'est possible c

36:10
Locuteur

'est

36:10
Locuteur 5

pas faire des alliances c

36:12
Locuteur

'est pas simple

36:12
Jean-Pierre Farandou

mais vous savez moi j'ai toujours froid à la discussion donc il faut avec tout le monde il faut discuter

36:17
Locuteur

avec

36:17
Locuteur 5

les extrêmes à 8 mois à 8 mois d'une élection présidentielle vous pensez que les partis d'opposition vont vous faire cette fleur

36:22
Locuteur

?

36:23
Jean-Pierre Farandou

il y a le vote qu'il ne

36:24
Locuteur

faut

36:24
Jean-Pierre Farandou

jamais l'exclure et débattre par les amendements on a réussi l'année dernière quand même sur le PLFSS on a réussi

36:30
Locuteur

parce qu'il va y avoir des consultations avec les partenaires sociaux en lâchant la

36:33
Locuteur 5

réforme des retraites on en parlait

36:35
Jean-Pierre Farandou

vous ne soyez pas bons en sport vous parlez perdant avant d'engager le match moi je ne pars jamais perdant avant d'engager le match c'est toujours à espoir qu'on y arrive donc je m'engage avec ce mental de discussion et de capacité

36:44
Locuteur

est-ce que les ordonnances ça

36:45
Locuteur 5

peut être une solution c'est la troisième option qui n

36:48
Locuteur

'a

36:48
Locuteur 5

jamais été utilisée mais qui est possible

36:50
Jean-Pierre Farandou

vous avez tout dit donc ça n

36:51
Locuteur

'a

36:51
Jean-Pierre Farandou

jamais été utilisé c'est possible on verra bien le moment venu de toute manière c'est pas tout de suite si on devait être aux ordonnances on se retrouverait en janvier l'année prochaine on n'en est pas là la priorité c'est la discussion c'est la recherche de compromis la recherche d'équilibre

37:01
Présentateur

vous avez été hier à la fête de l'humanité vous avez dialogué excusez-moi oui en effet vous avez raison de me reprendre

37:13
Locuteur

qu

37:14
Jean-Pierre Farandou

'est-ce que j'en retiens en général comme ça oui j'en retiens évidemment qu'on a des propositions avec madame Binet mais ça c'est pas anormal voilà donc elle a une vision de la société qui est la sienne c

37:27
Locuteur

'est important

37:27
Présentateur

d'avoir un débat avec les partenaires sociaux une

37:31
Jean-Pierre Farandou

vision

37:31
Présentateur

de la société

37:31
Locuteur

qui

37:32
Jean-Pierre Farandou

est la sienne c'est-à-dire

37:33
Locuteur

?

37:33
Jean-Pierre Farandou

on connait ses opinions madame Binet donc par rapport aux entreprises elle est tout à fait favorable l'augmentation du SMIC ADNO imposée par l'Etat avez-vous

37:41
Locuteur

une vision

37:43
Locuteur 4

communisante un peu gauche radicale

37:45
Locuteur

?

37:45
Jean-Pierre Farandou

je n

37:46
Locuteur

'ai

37:46
Jean-Pierre Farandou

pas là pour commenter les orientations de madame Binet je pense que tout le monde les connait la CGT on voit où est-ce qu'elle est située je trouve la capacité à échanger sur ces sujets et exprimer des points de vue différents est déjà importante déjà on s'écoute on se respecte c'est tellement important le pays est tellement face à des difficultés que le pire c'est qu'en plus on ne se parle pas parce que ça va finir en guerre civile à force de ne pas se parler déjà on se parle on

38:07
Locuteur

essaie

38:08
Jean-Pierre Farandou

faire attention le retour des gilets jaunes ? il faut faire attention je veux dire en tout cas encourager le non-dialogue voire les oppositions voire les affrontements il ne

38:16
Locuteur

faut

38:16
Jean-Pierre Farandou

pas rajouter ça par-dessus des difficultés déjà se comprendre il y

38:19
Locuteur

a

38:19
Jean-Pierre Farandou

des petits points d'intersection de temps en temps c'est pas impossible il

38:21
Locuteur

y a

38:21
Jean-Pierre Farandou

le court terme il y

38:22
Locuteur

a

38:22
Jean-Pierre Farandou

le long terme par exemple je vais vous donner un point de convergence moi j'ai appris que dans certaines villes les maires s'attaquaient aux bourses du travail les bourses du travail c'est utile c'est des lieux où les syndicats se réunissent pour faire leur travail de syndicalistes moi je respecte le syndicalisme je ne suis pas d'accord et donc je vais lancer une mission pour faire le point sur ces bourses du travail parce que je trouve qu'il faut des lieux de dialogue pour que le

38:42
Locuteur

dialogue existe il faut des lieux de dialogue voilà par exemple le point vous ne l'écoutez pas c'est des

38:45
Jean-Pierre Farandou

mairies RN

38:46
Locuteur

c

38:47
Jean-Pierre Farandou

'est souvent des mairies RN effectivement et ce qui prouve d'ailleurs que le RN n'a pas les mêmes conceptions que moi en matière de dialogue social et de démocratie sociale

38:54
Locuteur 5

dans le débat actuel sur la campagne présidentielle il

38:57
Locuteur

y

38:57
Locuteur 5

a une mesure qui a été mise sur la table par Edouard Philippe mais qui est aussi je crois une des mesures que préconise Gabriel Attal c'est de réduire la durée d'indemnisation du chômage de la ramener à un an donc la raccourcir beaucoup pour vous c'est une bonne idée

39:10
Locuteur

? moi

39:11
Jean-Pierre Farandou

je veux répondre avec mon vécu c'est pareil moi j'ai fait je viens de faire une réforme sur le chômage parce que tout le monde en parle là encore mais une réforme ne vaut que c'est l'acceptable et accepté et des réformes qui sont restées en l'air ou qui ont fait beaucoup de bruit sans qu'elles aboutissent il y en a plein et il

39:23
Locuteur

y en a

39:23
Jean-Pierre Farandou

plein des armoires bon moi j'en ai fait une j'ai fait gagner un milliard d'euros à une édic c'est quand même par an ça commence à être considérable quand même c'est pas des petits sous bon et comment j'ai fait ? ma méthode Farandou j'ai demandé et je leur ai écrit aux partenaires sociaux en disant c'est en déséquilibre il faut trouver l'argent ils l'ont fait ils se sont mis autour de la table ils l'ont trouvé voilà donc je pense que c'est ce sujet là là encore attention aux déclarations il y a des réalités sociales qui sont derrière

39:47
Locuteur

c'est une

39:47
Locuteur 4

déclaration mais une proposition

39:49
Locuteur

réduire la

39:50
Locuteur 4

durée du chômage pour favoriser le retour à l'emploi bonne ou mauvaise idée ?

39:53
Jean-Pierre Farandou

au moment où le chômage a plutôt tendance à augmenter on est sur un sujet sensible je préférerais moi me concentrer sur comment réduire le chômage vous voyez ça c'est important ce qui renvoie à l'économique d'ailleurs parce que le facteur 1 du chômage c'est le développement économique ou

40:07
Locuteur

l'absence de développement économique est-ce que c'est pas réduire les aides ? justement c'est la question de Stéphane

40:10
Présentateur

est-ce que aujourd'hui au lieu de 18 mois on fait un an est-ce que par exemple je recevais l'autre jour un chef d'entreprise qui me disait moi je trouve que pour les moins de 30 ans le chômage c'est 3 mois voilà parce que sinon on reste on végète on va pas chercher du boulot on reste devant Netflix qu'est-ce que vous en pensez par exemple

40:28
Locuteur

?

40:28
Jean-Pierre Farandou

moi je pense que c'est une partie du débat mais moi le débat qui m'intéresse c'est l'insertion c'est la formation c'est comment on donne des compétences aux gens parce que le marché du travail ça serait trop simple si vous avez une offre d'emploi une demande d'emploi ça match non ça oui mais on fait pas tout ça il faut amener il faut accompagner les gens il

40:43
Locuteur

faut

40:43
Jean-Pierre Farandou

leur donner des formations il

40:44
Locuteur

faut

40:44
Jean-Pierre Farandou

leur donner des compétences ça

40:45
Locuteur

coûte de l'argent

40:45
Jean-Pierre Farandou

aussi ça coûte de l'argent c'est ce qu'on fait avec France Travail on a une superbe agence certains aussi veulent s'attaquer aux agences je sais pas lesquelles d'ailleurs

40:51
Locuteur

oui

40:51
Présentateur

mais peut-être pas France Travail ah bah France Travail je recommande

40:53
Locuteur

pas qu'on s'attaque vous reconnaîtrez

40:54
Présentateur

que dans les 770 agences il y

40:55
Locuteur

en

40:55
Présentateur

a peut-être certaines moi

40:56
Locuteur

je vous parle de

40:57
Jean-Pierre Farandou

celles que je connais France Travail c'est une agence qui marche très bien effectivement c'est le métier qu'elle fait donc voilà dans le chômage c'est une réalité complexe là encore je me méfie du caractère parfois un peu simplifié des propositions moi je suis une personne posée, réfléchie qui regarde les sujets dans tous les bouts et c'est systémique tout ça en plus vous prenez un élément vous parlez pas du reste moi ce qui m'intéresse c'est l'ensemble et la vision d'ensemble

41:16
Locuteur

quand

41:16
Présentateur

vous voyez la course à la présidentielle est-ce qu'il y a un candidat qui vous intéresse que vous écoutez davantage qu'un autre je

41:22
Locuteur

vais vous dire ce

41:22
Jean-Pierre Farandou

qui m'intéresse pas ça c'est clair allez-y madame Le Pen monsieur Mélenchon pourquoi ? je ne souhaite pas qu'il soit président de la république pour des questions de valeur et d'impact économique pour les deux c'est très mauvais je ne partage pas leurs valeurs moi je suis républicain européen ils sont le caractère républicain ils sont

41:36
Locuteur

pas républicains

41:37
Jean-Pierre Farandou

? l'antisémitisme des uns des propos focalisant sur l'immigration de l'autre vous

41:44
Locuteur

mettez ça sur le même étagère ?

41:45
Locuteur 4

ça dérépublicanise un homme

41:47
Locuteur

? ou

41:47
Jean-Pierre Farandou

une femme ? ça

41:48
Présentateur

dépend vous mettez l'antisémitisme et des propos des réflexions sur l'immigration sur le même étagère

41:52
Locuteur

? j

41:52
Jean-Pierre Farandou

'ouvre ces débats en tout cas moi j'ai du mal à m'y reconnaître l'anant par exemple l'immigration

41:55
Locuteur

c'est un délit

41:57
Jean-Pierre Farandou

oui c'est un délit

41:58
Locuteur

le fait de parler d'immigration c'est pas un

42:00
Jean-Pierre Farandou

délit non c'est pas un délit mais je ne

42:03
Locuteur

parle

42:03
Jean-Pierre Farandou

pas je ne

42:04
Locuteur

suis

42:04
Jean-Pierre Farandou

pas juge au moins je ne

42:05
Locuteur

parle pas

42:05
Jean-Pierre Farandou

juge je parle d'opinion

42:06
Locuteur

mais on parle librement

42:07
Jean-Pierre Farandou

je ne

42:07
Locuteur

suis

42:07
Jean-Pierre Farandou

pas juge je ne

42:08
Locuteur

suis

42:08
Jean-Pierre Farandou

pas sur le domaine de la justice moi je suis sur le domaine des valeurs je suis républicain je

42:11
Locuteur

suis

42:11
Locuteur 4

européen

42:12
Locuteur

Mélenchon

42:12
Locuteur 4

plus Le Pen en matière

42:13
Locuteur

de dédicc ça fait à peu près

42:14
Locuteur 4

45% des gens

42:15
Locuteur

45% des Français sont tentés par l'antirépublicanisme je suis

42:18
Jean-Pierre Farandou

européen il me semble que Mme Le Pen a une drôle manière d'être européenne et M. Mélenchon pareil moi

42:23
Locuteur

je suis pour

42:24
Jean-Pierre Farandou

m'opposer à M. Poutine je ne

42:26
Locuteur

suis

42:26
Jean-Pierre Farandou

pas sûr qu'on est réunie on soit d

42:27
Locuteur

'accord etc donc vraiment

42:30
Jean-Pierre Farandou

en termes de valeurs fondamentales politiques je ne suis pas de ce moment là et les

42:35
Locuteur

croix

42:35
Jean-Pierre Farandou

économiques des retraites je ne

42:38
Locuteur

sais

42:38
Jean-Pierre Farandou

pas sauf si tout à coup vous changez quand même d'avis vous trouvez ça très bien de partir à 60 ans 62 ans je n'avais pas compris que c'était votre position mais si

42:43
Locuteur

vous n'avez pas de position

42:45
Présentateur

on n

42:45
Locuteur

'est

42:45
Présentateur

pas responsable

42:45
Locuteur

politique

42:46
Jean-Pierre Farandou

si vous êtes cohérent vous comprendrez bien que je ne souhaite pas

42:50
Locuteur

je ne suis pas responsable

42:52
Jean-Pierre Farandou

politique et je vous pose des questions je vous réponds je ne souhaite pas que Mme Le Pen soit président de la

42:56
Locuteur

France je ne

42:56
Jean-Pierre Farandou

souhaite pas que M. Mélenchon soit président de

42:57
Locuteur

la

42:57
Jean-Pierre Farandou

France

42:58
Locuteur

je ne veux pas

42:58
Locuteur 4

comprendre votre raisonnement environ Mélenchon soit 13-14% dans le sondage quelques fois Le Pen plus de 30 45% des français seraient tentés par un vote anti-républicain vous êtes devant un peuple factieux

43:12
Locuteur

non

43:12
Jean-Pierre Farandou

je ne dis pas ça je pense qu'ils sont tentés par un vote dégagiste moi je vais vous dire ce que je pense

43:16
Locuteur 4

ok mais qui est à voter pour des anti-républicains

43:20
Locuteur

il

43:21
Jean-Pierre Farandou

faut que je me dire moi je respecte les français il ne

43:23
Locuteur

faut

43:23
Jean-Pierre Farandou

pas les

43:24
Locuteur

appeler même les anti-républicains ?

43:26
Jean-Pierre Farandou

je

43:27
Locuteur

suis

43:27
Locuteur 4

votre raisonnement

43:28
Locuteur

non

43:28
Jean-Pierre Farandou

mais l'essentiel par exemple l'électorat Mme Le Pen c'est 35% à peu près ouais plus ça fait moins il y a deux ans la plupart sont républicains bien évidemment mais leurs

43:38
Locuteur

représentants ne sont pas

43:39
Jean-Pierre Farandou

leur motivation leur motivation profonde vous allez dire leur motivation profonde c'est un mécontentement qui s'exprime par rapport à ce qui se passe dans leur pays ils en ont le droit

43:47
Locuteur

notamment l'immigration ça

43:49
Jean-Pierre Farandou

peut être une des composantes pour moi ce n

43:51
Locuteur

'est

43:51
Jean-Pierre Farandou

pas le bouc émissaire de tous nos problèmes c'est un peu lié à ça rien des sujets moi je ne désespère pas de dialoguer avec ces gens là et je dialogue avec ces gens là ils sont 35% et avec leurs représentants ? leurs représentants moi je suis ministre de la France donc moi quelqu'un qui représente les français je lui parle parce qu'ils représentent les français mais dans une circonscription des députés il n

44:10
Locuteur

'y

44:10
Jean-Pierre Farandou

a pas que des gens du rassemblement national à la circonscription et même ceux du rassemblement national c'est des français comme les autres il faut que je m'en occupe que dire des territoires le rassemblement national est très implanté dans les territoires mais moi je me soucie de ces territoires bien évidemment donc c'est une opposition si c'est une suggestion de votre question il faut être très net je suis contre les idées voire les valeurs portées aussi bien d'ailleurs par LFI que le rassemblement national mais après il y a des français qui se retrouvent dans ces idées mais je les respecte

44:35
Locuteur

une dernière

44:36
Présentateur

question Jean-Pierre Ferrandou est-ce que vous êtes suffisamment payé

44:38
Locuteur

? vous

44:41
Jean-Pierre Farandou

êtes taquin là non puisque le Premier Ministre va baisser les salaires des millions il faut le prendre comme vous le reliez on va demander des efforts aux français mais il n

44:52
Locuteur

'est

44:52
Jean-Pierre Farandou

pas normal qu'on montre l'exemple voilà donc je sais bien je crois que c'est 400 000 euros d'économie c'est pas ça qui va sauver la France

44:57
Présentateur

465 000 c

44:58
Locuteur

'est

44:59
Jean-Pierre Farandou

pas

44:59
Locuteur

un

44:59
Présentateur

peu démago

44:59
Locuteur

? non

45:00
Jean-Pierre Farandou

parce que c'est symbolique écoutez on demande des efforts aux français on se les applique à nous-mêmes à titre personnel vous

45:06
Locuteur

dites oui vous n'êtes pas là

45:08
Présentateur

pour l'argent en fait vous êtes là pour donner un coup de main comment est

45:11
Locuteur

-ce

45:11
Présentateur

que vous diriez ça

45:12
Locuteur

?

45:12
Jean-Pierre Farandou

oui je pense que je suis modestement et humblement c'est pour ça que j'ai dit oui parce que vous savez moi j'avais une retraite sympathique qui se dessinait j'aurais pu vaquer à d'autres occupations j'essaye et c'est d'être le plus utile possible à mon pays dans des circonstances difficiles et de poser les bases d'un redressement du pays parce qu'on peut redresser ce pays on

45:30
Présentateur

croirait même que vous êtes en campagne

45:32
Jean-Pierre Farandou

presque j'ai aimé des convictions et

45:34
Locuteur

que j'ai envie d

45:35
Jean-Pierre Farandou

'animer

45:35
Présentateur

un autre candidat à la présidentielle

45:36
Locuteur

merci beaucoup

45:37
Présentateur

Jean-Pierre Farandou très bon dimanche à tous