CENSURE DE BAYROU : LE PS, LA "GAUCHE" QUI "TRAVAILLE" À TRAHIR (ENCORE)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il y a beaucoup de gens qui veulent surtout qu'on revienne au 62 ans ça va être possible ça ou pas dans le contexte dans lequel on est non le Premier ministre et le patronat ont malheureusement définitivement enterré ce ce conclave et c'est très grave parce que le premier ministre s'était engagé à ce que ces discussions soient sans totem ni tabou et il nous a dit ce weekend qu'il y avait un tabou les 62 ans or les 62 ans c'est la question centrale il y a la gauche qui braille et il y a la gauche qui travaille il y a celles et ceux qui s'interrogent ou même dénoncent parfois avec beaucoup de véé et beaucoup de violence le principe même de la négociation je leur adresse ces mots du Grand jores au soutien du gouvernement Vald crousseau il nous plaît que notre parti ne soit pas composé de ces éternels impuissants qui critiquent chicanent disputent et jamais nagistent et combattent toujours trop tard François Baayou a exclu tout retour à l'âge de départ à 62 ans vous vous êtes fait avoir quand même comment vous appelez ça vous quand vous vous faites élire sur un programme et que vous faites le contraire en aidant ceux c'est-à-dire les macronistes au pouvoir à rester au pouvoir je fais pas le sondage parce qu'il faut pas être trop cruel en demandant au gens de lever la main dans la salle est-ce qu'il y en a un ou une qui croyait qu'ils avaient l'intention dans le conclave de nous ramener à 62 ans [Musique] [Musique] le journal Le Monde explique dans un article publié lundi 17 mars que la gauche accuse François berou de trahison après que le premier ministre a décrété la veille dimanche 16 mars qu'il n'était pas question pour lui de revenir à l'âge légal de départ en retraite à 62 ans François Baayou a exclu tout retour à l'âge de départ à 62 ans vous vous êtes fait avoir quand même non non non parce que le débat va continuer mais c'est vrai que cela pose une question que vaut la parole de François Beyou dans la réalité ce n'est bien sûr pas la gauche qui se sent trahit comme le prétend donc faussement le monde ce sont les socialistes et ce n'est pas du tout la même chose pour bien le comprendre il faut une nouvelle fois remonter au coup de force antidémocratique du 7 juillet 2024 dont la presse et les médias mainstream continuent très tranquillement de faire comme s'il n'avait jamais existé mais qui 9 mois plus tard surdétermine toujours notre actualité politique ce jour-là la gauche unie au sein du nouveau front populaire le NFP a remporté le second tour des élections législatives organisé après la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron chef de l'État français l'assemblée est divisé en quatre blocs c'est donc la gauche le nouveau front populaire qui arrive en tête de cette élection suivi d'ensemble le camp macroniste le rassemblement national arrive en tête au premier tour n'est que 3e et enfin les républicains maintiennent à peu près leur nombre de députés pour empêcher une victoire du rassemblement national les électeurs ont majoritairement voté pour le NFP qui avait promis dans son programme d'abroger la réforme des retraites de 2023 dont les 3/4s des Français ne voulaient pas mais qui leur avait été imposé par la force par Macron et par sa première ministre de l'époque l'étonnante ellisabeth borne aussi sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 modifié par l'amendement de coordination communiqué à l'Assemblée nationale mais après cette incontestable victoire électorale de la gauche le chef de l'État décidément allergique à la démocratie a confisqué le résultat des législatives en refusant de confier Matignon à Luce casté candidate désigné par le nouveau front populaire à qui le poste de Premier ministre aurait pourtant dû revenir au lieu de ça Macron comme pour mieux souligner qu'il n'éprouve qu'un immense mépris pour les électeurs a demandé au rassemblement national l'autorisation de nommer Michel Barnier lequel fort de ce parinage c'est à son tour entouré de ministre d'extrême droite dont la nomination a également été approuvé par Macron comme Bruno rotaillot qui s'est empressé après sa nomination au ministerère de l'intérieur de vitupérer contre l'État de droit et donc contre la démocratie quand Michel Barnier après avoir perdu le soutien du rassemblement national a été censuré au mois de décembre dernier le chef de l'État aurait pu se décider à respecter enfin le résultat du second tour des élections législative en nommant la première ministre désignée par le NFP le moment est grave mais je pense qu'un espoir est levé je suis prête nous sommes prêts je demande maintenant au au président de la République de prendre ses responsabilités et de et de et de me nommer Premier ministre vous êtes mais il a préféré continuer à bafouer toutes les règles démocratiques en nommant plutôt le centriste François berou qui sait qu'il a absolument besoin du soutien de l'extrême droite s'il veut éviter d'être censuré comme son prédécesseur et qui n'a donc pas cessé de donner toujours plus de gage au rassemblement national dans le même temps berou a voulu a doué aussi les socialistes dont il sait pertinemment qu'il ne faut jamais beaucoup les pousser pour qu'ils acceptent de se renier il leur a donc promis de rouvrir des discussion sur la réforme des retraites de 2023 dont les trois/arts des Français ne demandaient pas du tout qu'elle soit rediscutée mais qu'elle soit purement et simplement abrogé ce dernier point est intéressant parce qu'il nous rappelle très opportunément que le centrisme en politique est une vaste escroquerie qui prétend se tenir à écouistance de la droite et de la gauche mais qui dans la réalité donne des gages très concrets à l'extrême droite alors qu'elle n'offre que de vagues promesses à la gauche de fait berou depuis sa nomination gouverne bel et bien à droite de la droite en promettant par exemple un débat sur l'identité nationale dont il sait parfaitement qu'il profitera principalement au rassemblement national et en laissant retaillot vociférer impunément contre l'immigration dont le ministre de l'Intérieur a encore répété la semaine dernière qu'elle n'était je cite pas une chance pour la France et la considère donc comme une calamité en revanche le même berou vient donc de renier sa promesse de rouvrir des négociations sur la réforme des retraites de 2023 puisqu'en décrétant dimanche dernier qu'il n'était pas question de revenir à l'âge légal de départ à 62 ans il a de fait mise un terme à ces discussions revenons maintenant au traitement médiatique de cette intéressante séquence et aux articles de presse expliquant que la gauche se sent trahie par cette déclaration de François berou le problème est que cette gauche ne se limite pas au Parti socialiste elle compte aussi outre les écologistes et les communistes la France insoumise qui à l'inverse des socialistes ne s'est jamais laissé embobiner par les promesses de François berou tout au contraire les insoumis ont toujours refuser pour ne pas renier l'engagement pris auprès des électeurs du nouveau front populaire de renégocier une réforme des retraites dont ces électeurs demandaient l'abrogation et ils ont déposé plusieurs motions de censure pour tenter de faire tomber le gouvernement Bou mais à chaque fois les socialistes ont refusé comme leur assemblement national de voter cette censure pour mieux se présenter comme une gauche raisonnable et ouverte au compr is en suggérant que les insoumis étaient quant à eux des jusqu'au bouhistes et cervelés on se rappelle qu'Olivier fort premier secrétaire du Parti socialiste avait même décrétter au mois de janvier dernier qu'il incarnait je cite une gauche qui travaille alors que la France insoumise représenté je cite toujours une gauche qui braille je vais reprendre la l'expression de mon premier secrétaire il y a la gauche qui braille et il y a la gauche qui travaille c'est la gauche qui braille vous parlez de la gauche gubille LFI ce matin c'est la gauche qui braille pour moi c'est la gauche qui braille on sait aujourd'hui que cette gauche présentée comme Brayard avait en réalité quelques raison de se méfier puisque berou comme elle l'avait prévu vient une nouvelle fois de ridiculiser les socialistes qui expliquaent doctement qu'il fallait lui faire confiance et que les insoumis étaient desgueuls irresponsables ces mêmes socialistes qui se plaignent aujourd'hui d'avoir été littéralement roulé dans la farine par le Premier ministre sont donc seuls à se sentir trahi puisqu'ils sont seuls à lui avoir accordé leur confiance sans jamais écouter les insoumis qui les mettaient en garde contre cette confondante naïveté il est donc inexact malhonnête de prétendre comme le font la presse et les médias mainstream que c'est la gauche dans son ensemble qui se plaint d'avoir été trahi mais cette présentation des faits est doublement commode d'une part elle permet de suggérer que la France insoumise n'a pas fait preuve de plus de discernement que les socialistes dont la crédulité se trouve ainsi relativisée et qui peuvent par conséquent continuer à se présenter comme des gens raisonnables et responsables victimes de la malhonnêteté du Premier ministre qui les a comme ils disent pris pour des idiots vous savez ce que je pense erocrel ma conviction profonde vous êtes les idiots utiles de la droite et de l'extrême droite parce que vous ne pourrez jamais gagner tout seul à gauche jamais personne n'a gagné tout seul à gauche il aura fallu se rassembler or toutes les forces avec lesquelles il faut se rassembler vous essayez de les attaquer et de les tuer et d'autre part et surtout elle permet d'occulter qu'en fait trahison c'est d'abord et avant tout le parti socialiste qui dans toute cette affaire a fait preuve de déloyauté non seulement à l'égard de ses partenaires du nouveau front populaire mais aussi et surtout à l'égard de ses électeurs auprès de qui il s'était formellement engagé à abroger purement et simplement la réforme des retraites de 2023 et non à la renégocier avec François berou mégageons que les socialistes après avoir ainsi fait la démonstration éclatante de leur impressionnant amateurisme face à un Premier ministre qui les a mené en bateau reviendront à plus de modestie même eux doivent désormais avoir compris que leurs électeurs risquaient de se rendre compte que leur gauche qui travaille est une gauche qui déraille merci d'avoir suivi cette chronique à jeudi prochain comment vous appelez ça vous quand vous vous faites élire sur un programme et que vous faites le contraire en aidant ceux c'est-à-dire les macronistes au pouvoir à rester au pouvoir socialistes disent compromis ah oui et ben certains diraient compromission moi je dis trahison ce sont des traîtres voilà ce sont des traîtres ceux qui proposent de ne pas voter la censure traître à leurs électrices et leurs électeurs et traître à la nation au pays tout entier aussi [Musique]
François Bayrou