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interviewLCP (sur YouTube)· 17 octobre 2025 18 min

Suspension de la réforme des retraites : y a-t-il un piège ? - 16/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dans la question qui fâche ce soir, la suspension de la réforme des retraites est un détail qui a toute son importance. Comment l'inscrire dans le droit ? Y aura-t-il une loi spécifique ou bien un amendement dans le budget ?

Mardi, en annonçant cette suspension, le Premier ministre reste fou. Hier, lors de ses premières questions gouvernement, il s'est fait plus précis. Si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyal, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre.

La France insoumise n'a évidemment aucune confiance dans ce processus proposé par Sébastien Lecnou. La suspension annoncée n'est qu'un l'heure, une tromperie, un subterfuge au mieux un très bref report glissé par un amendement budgétaire dont rien ne garantit la présence dans le texte final. Des doutes partagés par Marine Le Pen qui estime que les socialistes d'Itell vont se faire rouler dans la FARI.

Rien ne nous dit que cet amendement suspendant la réforme borne survive à un rejet du PLFS, à une réécriture par le Sénat, au passage au CMP, à une possible censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire, voire à sa disparition en cas de budget par ordonnance. Malgré l'immense concession faite par Sébastien le cornu, le PS le met en garde. La censure n'est pas pour aujourd'hui, mais elle peut-être pour demain.

Il n'y aura pas d'entoureloupe ou de russe procédurale. Vous êtes le garant qu'à la fin du processus la suspension devienne une réalité juridique. La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de Français.

Alors la question qui fâche ce soir, la voici. Est-ce qu'il y a un piège dans la suspension de la réforme des retraites ? On va d'abord poser la question à la députée socialiste qui est avec nous, Sandrine Runel.

Vous aussi, vous avez des doutes ce soir ? Alors, on a un engagement du Premier ministre devant la représentation nationale. Il a effectivement précisé que ce serait un amendement qui serait déposé par le gouvernement dans le cas du PLFS.

Et donc maintenant, c'est au gouvernement de faire atterrir l'engagement qu'ils ont pris à la fois devant la représentation nationale mais devant l'ensemble des Français de suspendre la réforme des retraites. Mais est-ce que depuis hier après-midi entre députés socialistes, vous vous dites, vous entendez forcément les autres députés des autres groupes qui vous disent entre autres que vous allez vous faire rouler dans la farine, que c'est une entourele. Vous reconnaissez à tout le moins que c'est un chemin qui est semé d'embûche ce soir ?

Alors, on n'a pas entendu euh attendu les commentaires des autres groupes politiques. Euh nous sommes des parlementaires, donc nous connaissons les mécanismes. Nous avons déjà évidemment vécu des PLF, des PLFS.

Donc euh nous connaissons effectivement les difficultés à faire atterrir euh un amendement euh qu'il soit du gouvernement ou d'un groupe politique dans le cadre du budget de la sécurité sociale. Pour autant, désormais, nous allons pouvoir rentrer dans ce débat budgétaire et c'est à partir de là que nous allons du coup débattre de cette de cette suspension. Mais moi ce que je dis aujourd'hui c'est que il y a un engagement du premier ministre sur cette suspension.

C'est une première victoire pour les 3 millions et demi de français qui vont pouvoir partir plus tôt. Et puis par la suite, c'est l'engagement de chacun désormais de pouvoir aussi faire en sorte que cet amendement soit à la fois adopté et infiné présent dans le texte. Donc maintenant, c'est au députés euh de prendre la responsabilité et de faire en sorte que cela soit rendu possible.

Les Français nous regarderont. Oui, un amendement au projet de loi de finance de la sécurité sociale, c'est la garantie que ça arrivera vite. C'est pour ça que Sébastien Lecornu a fait ce choix.

C'est comme ça qu'il l'a justifié hier. Sauf que ça veut dire que c'est inclus dans tout un tas de mesures avec lesquelles les socialistes et d'autres ne seront pas forcément d'accord. À quelle concession êtes-vous prêt en échange de la suspension de la réforme des retraites ?

Alors, il y a aucune concession sur lesquelles nous fons évidemment de compromis là-dessus. Bien au contraire, il y a évidemment un certain nombre d'horreur voire intégralement puisque c'est quand même le projet qui a été déposé, c'est celui de Beou moins les de jours fériers. Et donc notamment concernant l'année blanche, nous savons déjà que de toute manière euh tout le monde s'accordera pour pour la faire sauter.

Donc il y a maintenant le débat qui va s'ouvrir. Nous déposerons des amendements. Nous évidemment combattrons les mesures d'austérité, les mesures sur le doublement des franchises médicales qui sont dans le projet de la sécurité sociale.

Nous déposerons des amendements sur la taxe du cadre du budget de l'État et donc il n'y a pas de compromis en fait. Il y a des choses que nous allons améliorer. Ensuite, encore une fois, personne n'est majoritaire dans cette dans cette assemblée.

Donc, nous irons chercher des majorités pour faire adopter des mesures les plus justes possibles pour les Françaises et les Français. Daniel Obodon, maintenant que votre motion de censure a été rejetée, quelle position adopte désormais les insoumis et notamment par rapport à ce dont vient de parler Sandrine Runel. Nous, nous continuons à avoir la même position que nous avons depuis le début, depuis, j'allais dire l'année dernière.

Nous sommes des parlementaires. Nous faisons notre travail de manière consciencieuse, de manière construite. Nous avons même réussi à faire voter en première lecture l'année dernière un budget en matière de recette qui a été euh balayé par le vote contre de la droite et de l'extrême droite et ensuite vous avez eu le les 493.

Donc notre positionnement, il a toujours été le même. Nous disons la vérité et la réalité des prix qui consiste à rappeler qu'en définitive c'est Emmanuel Macron qui décide et il a décidé qu'il veut faire des coupes budgétaires, qu'il veut continuer ses politiques néolibérales et monsieur le cornu un ou deux ou trois va s'y s'y s'y s'y appliquer. C'est pour cela que nous disons depuis le début que cette concession supposée concession, cette suspension qui en réalité comme l'expliquait Michael Zemour est en fait un décalage qui va en vérité toucher peu de monde une génération ça fait ça fait des des des centaines de milliers de français mais sur l'ensemble des personnes qui vont aller à la retraite et les générations successives en réalité c'est un décalage de quelques mois.

Donc euh non seulement cela, mais en plus on le sait, quand il y a un flou, c'est qu'il y a un loup. Et euh en réalité depuis cette annonce, on se rend compte au fur et à mesure quand on va pointer du doigt comme l'a fait en premier madame euh la vice-présidente de l'Assemblée nationale Nadjumongoli qui demandait sous quelle forme arriverait cette mesure. On a eu un flottement quand même parce que la la porte-parole du gouvernement a dit "On va en décider." Et puis finalement les quelques minutes qui suivent puisque ça revenait quand même, c'était assez énorme finalement.

Oui oui, c'est bien un un un amendement mais ce que vous n'avez pas rappelé là, c'est que le premier ministre a dit il faudra le compenser, il faudra le financer. Donc de toute façon, il y a des contud une colonne. Voilà.

Et on le sait, ça d'ailleurs été dit par notre collègue socialiste, le plan le cornu c'est le plan Beou en vérité. Et ça veut dire pour en réalité il y a pas de plan. C'est-à-dire qu'à partir du moment à partir du moment où le texte est au débat à l'Assemblée nationale fait les comptes et vous le savez l'année blanche ce qu'on appelle l'année blanche ça signifie pas de revaloralisation sur les retraites.

Donc c'est des millions de retraités qui vont subir et à et et à qui le premier ministre le cornu et monsieur Macron veulent faire subir et veulent faire payer le décalage de la réforme des ret. Donc de toute façon ça va coûter avec en plus en dans l'ensemble d'un projet de financement de la sécurité sociale dont il a dit qu'il ferait des coupes partout. Donc en vérité oui c'est une arnaqueur poser une question une toute petite remarque parce que je capte un peu mais pendant que votre vos collègues parl vous avez levé les yeux au ciel souvent et parfois notamment quand elle l'évoquait l'horreur budgétaire à la fin euh vous êtes pas totalement sur la même ligne.

Ah mais si mais ça va dans le sens de ce que je disais. Oui, c'est c'est un projet de loi de financement de l'État et de financement de la sécurité sociale qui est plein de coupe. La question du coup, c'est le piège dans lequel se sont laissés enfermer les collègues socialistes qui ont échangé leur soutien au gouvernement ne votant pas la censure contre eux rien du tout parce que effectivement il n'y a aucune perspective garantie que cet amendement dont on ne connaît pas la formulation par ailleurs hein parce que le diable est dans les détails et tout le monde le sait en matière de travail budgétaire et parlementaire.

On ne connaît pas sa formulation, on ne sait pas comment va euh le financer le le gouvernement, euh qu'est-ce qu'il va demander en échange entre guillemets comme coupe ? Et on n'est même pas sûr que ça aille au-delà du vote euh de de la CMT voir euh d'Ordonan. Je voudrais qu'on entende Nicolas Meddorf.

Nicolas Mzdorf donc député Renaissance d'abord sur la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que vous faites partie de ceux qui est que la concession était nécessaire pour sortir de la crise ou de ceux qui la jugent trop élevé pour la voter ? Non, moi je suis contre la suspension de la réforme de retraite.

Euh on l'a on l'a dit, je l'ai dit euh parce que je trouve que déjà j'avais hésité à la voter l'année dernière parce que je trouvais qu'elle n'allait pas assez loin. Euh quand même système de retraite va dans le mur hein. Il y a il y a 150 milliards de de déficit.

Euh il y a un moment donné il y a il y a moins de cotisant que de retraiter. Donc la pyramide des âges étant ce qu'elle est en France. Il faut arrêter de mentir aux Français. notre système par répartition va droit dans le mur et donc cette suspension des de la réforme des retraites euh clairement euh augmente l'urgence à faire une réforme de fond sur notre système.

Donc je suis euh fondamentalement opposé à ça. C'est une décision du premier ministre parce qu'il faut bien faire des compromis lorsqu'on a une assemblée nationale où il n'y a pas de majorité absolue. C'est sa volonté.

Je dote pas d'ailleurs qu'il y ait une majorité pour voter cet amendement puisque en fait mais vous vous vous ne voterez pas cet amendement. Non, mais moi je suis cohérent avec moi-même. Je On a fait cette réforme des retraites, je vais pas la défaire un an plus tard.

Tous ceux qui étaient euh contre cette réforme des retraites plus être cohérent aussi avec euh le bloc central avec Renaissance. Il se trouve qu'il y a quelques instants, Emmanuel Macron a réuni à l'Élysée des cadres de renaissance. Peut-être avez-vous eu des échos de cette réunion.

Mais je crois que mes collègues ont dit la même chose que moi. Euh c'est ce qui ressort en tout cas puisque euh on a on est cohérent nous dans le groupe. Mais que vous a dit Emmanuel Macron ce soir ?

Mais moi j'étais pas avec Emmanuel Macron. Oui mais vous parlez a des boucles pour s'échanger des messages sur ce que dit le président. Encourage, il est content.

Il vous encourage à quoi ? Il vous encourage à quoi ? À ne pas voter la suspension de la réforme des retraites.

Non Emmanuel Macron, il a été très clair. Il dit que c'est le prix à payer pour trouver un compromis et de la stabilité. Vous a dit que c'était douloureux pour nous tous.

Oui, c'est les mots qu'il a employé. C'est douloureux pour nous. Il y a des députés du bloc central qui ont soutenu la réforme des retraites qui ont été agressés chez eux dans les permanences ont été saccagés, brûlé. les familles menacées, pardon, c'est au-delà simplement de l'arithmétique de de la pyramide des âges.

La réforme des retraites, c'était un engagement humain politique des députés du bloc central. Donc c'est vrai que c'est douloureux pour nous. Donc mais ce que je veux vous dire, c'est que il faut que tout le monde soit cohérent.

Nous, on était contre euh la suspension de la réforme la réforme des retraites. Donc moi, par exemple, je vais pas voter l'amendement, mais tous ceux qui étaient pour la suspension de la réforme des retraites devront voter l'amendement qui est proposé par le gouvernement parce que sinon la retraite sera pas suspendue. Voilà.

Alors, les délais imparti courts. Imaginons que l'amendement qui suspend la réforme soit adopté à l'Assemblée. Il sera retoqué ensuite au Sénat.

Il y aura alors une commission mixte paritaire au sein de laquelle le RN et LFI ne valideront pas les autres mesures du texte. Donc cette commission mixte paritaire ne sera pas conclusive. Ah si.

Ah bah si le RN et LFI ne vote pas les autres mesure du paquet sécurité sociale'estce qui se passa les LR qui seront majoritaires qui morceaux. Vous n'allez pas réclamer d'être dans la CMP. Je suis pas sûr que notre je crois qu'on a on a deux nous avons une personne en CMP.

C'est pas ça qui va faire la différence. On l'a vu malheureusement sur le texte d'extrême droite sur l'immigration. Ils ont réussi à mettre d'accord sur le dos.

Nicolas, il se passera quoi si les 50 jours d'examen n'aboutissent pas à un vote ? Non mais là vous vous me demandez de sortir la boule de cristal. Enfin, on a même pas commencé Non, il y a pas 36000 solutions.

On a même pas commencé l'étude du PLFS que vous êtes déjà la CMP conclusive ou pas. Non mais franchement moi je veux bien faire parce que vous savez bien que c'est comme ça. Moi je veux bien faire de la politique fiction mais Sébastien Lecorn on le connaît bien est un homme de parole il va proposer son amendement.

Moi je partage d'ailleurs ce que dit madame Auonau. Faudra voir la rédaction de l'amendement. Qu'est-ce que qu'est-ce qu'il y aura dedans ?

Il y aura un débat à l'Assemblée nationale puis il y aura un débat au Sénat puis il y aura une commission peut-être mixe paritaire et on verra ce qui ressort. Mais pardon mais c'est c'est le parlement le parlement pardon mais qui travaille. On va pas reprocher pour une fois au Parlement de la 5e République de travailler et de trouver des équipes.

Mais permettez-nous d'avoir des doutes sur votre capacité à vous entendre quand je vous entends ce soir dire bah non, nous on votera pas l'amendement sur la suspension de la réforme des retraites. Quand j'entends à la fois votre voisine insoumise et les socialistes dire bah nous on fera pas des concessions sur l'année blanche. On se dit mais comment vont-ils réussir à s'entendre ?

Est-ce que à un moment chacun réussira à faire un pas vers l'autre ? Non mais attendez attendez pas vers l'autre pardon mais Sébastien le cornu il vient de dire il va suspendre la réforme des retraites et je rappelle qu'il y a une majorité pour suspendre la réforme des retraite à l'Assemblée nationale. Non il y a une majorité pour l'abroger c'est pas la même chose.

Vous avez pas voté l'amendement qui suspend. Alors il y a une majorité pour abroger. Donc du coup vous allez laisser passer la réforme des retraites.

Non la réforme de retraite est en cours. Je vous le rappelle. Non non non je rappelle que nous nous demande l'abrogation et nous avons fait en sorte d'ailleurs que ce soit un sujet dans notre niche parlementaire.

Du coup, vous préférez qu'elle que la réforme des retraites continue plutôt qu'elle soit suspendue ? Non, nous verrons quelle est la formulation de cet amendement. Pour le coup, nous faisons pas de la politique fiction et à quoi il est lié.

Alors si est lié s'il est lié à euh la le vote sur les franchises médicales ou sur l'année blanche ou sur je ne sais quelle horreur, nous n'entérinerons d'abord premièrement nous n'entinerons jamais la retraite à 64 ans et certainement pas euh au prix parce que vous parliez là de la dimension humaine parce que j'ai été interpellé là-dessus. Vous parliez de la dimension humaine. Euh c'est pour des millions de gens que la question de 2 ans de vie volée euh est une question euh de vie ou de mort y compris dans le système voudrais qu'on passe je voudrais s'il vous plaît qu' je voudrais je voudrais qu'on donne la parole un petit peu s'il vous plaît à Sandrine Runel parce qu'en l'occurrence dans la déclaration de politique générale on surveillait les mots magiques de Sébastien le Cornu.

Là ça veut dire que vous allez surveiller les mots magiques de l'amendement. À quoi est-ce que vous allez être particulièrement attentive ? Quel mot il faudra dans cet amendement ?

Alors l'amendement, il est très simple. Moi, j'entendais les les débats. En fait, on est sur l'idée d'une suspension, c'est-à-dire plus précisément, en fait, c'est un blocage et donc c'est un blocage à 62 ans et 9 mois et 170 trimestres.

Alors, bien évidemment que nous sommes euh nombreux à être favorables à l'abrogation de la réforme des retraites, mais je ne vois pas comment la France insoumise et le Rassemblement national qui crie haut effort et qui l'ont encore redit ce matin que nous ne voulons pas de cette réforme des retraites ne voterez pas un amendement qui bloquerait à 62 ans et 9 mois et qui permettrait, contrairement à ce qu'a dit ma collègue, non pas à une mais à quatre générations d'ici 2028 et qui vont du coup permettre de partir plus tôt. Et moi je pense en fait aux femmes, aux carrières longues, aux pénibilité aussi dont on parle suffisamment peu et qui vont pouvoir partir plus tôt. Donc en effet, il y a une majorité pour se faire.

Ça ne veut pas dire que le débat sur l'abrogation ne se fera pas dans le cadre de la présidentielle en 2027. Bien évidemment qu'il s'invitera dans ce débat politique, mais nous avons évidemment une formulation qui est très simple en fait et l'amendement, il sera pas très compliqué à écrire. h c'est que nous avandé et c'est ce qui arrivera assz rapidement puisque le débat à l'assemblée commence la semaine prochaine pourquoi vous riez Daniel Obon mais j'imagine que Olivier Fort va envoyer un texto à Sébastien le cornu puisqu'ils ont des échanges très fréquents avec les termes exacts mais je note que dans les termes exacts on passe là de suspension non mais c'était une petite remarque en passant parce que de fait en fait vous devriez écrire directement l'amendement et le soumettre à monsieur le cornu parce que on est passé quand même dans le début de la discussion à une suspension suspension d'ailleurs dont un des meilleurs spécialistes du sujet, monsieur Michael Zemour, dit qu'en vérité c'est un décalage.

Les mots ont un sens dans un texte parlementaire et budgétaire. mettre suspension, décalage ou blocage, ça c'est le le nouveau terme qu'a euh exprimé notre notre collègue. Ce n'est absolument pas la même chose.

Vous le savez pertinemment parce que ça n'a pas ça n'emporte pas les mêmes conséquences parce que ça n'emporte pas les mêmes chiffres chiffrage budgétaires. Vous le savez pertinemment entre une génération concernée et plusieurs comme l'affirme notre collègue, c'est un débat actuellement. C'est un débat actuellement et tout le monde n'est pas d'accord.

Ça n'emporte pas les mêmes conséquences. Donc vous voyez, ce ne sera pas si simple. Et nous nous croyons et nous disons depuis le départ toute cette histoire.

Depuis déjà monsieur Beirou, les collègues socialistes se sont fait enfariner et continue et continue à se faire enfariner malheureusement au dépend non seulement du travail parlementaire mais de millions de français franor non mais on oublie la moitié de l'histoire dans cette affaire. C'est-à-dire que quand on parle de suspension, c'est jusqu'à l'élection présidentielle parce que c'est les Français à travers un programme présidentiel qui choisiront si finalement on la on abroche définitivement la réforme des retraites ou si on continue de rien jusqu'en 2027. En fait, on on dit au français, on suspend la réforme jusqu'à que vous choisissiez un président de la République et une nouvelle assemblée nationale qui prendra de nouvelles dispositions.

Il y a pas plus démocratique que ce choix de la part de Sébastien Lecnu et je suis le premier à le regretter. Tout le monde devrait se féliciter que je regrette que Sébastien le CNU fasse ça quand même. Et plus tôt l'élection présidentielle arrivera, mieux ce sera et donc autant avoir une élection présidentielle anticipé.

On mettra pas d'accord. Écoutez pour les Français un an et demi de macronisme et d'austérité. Je vous assure que Merci à tous les trois.

Le travail parlementaire commence. Merci à tous les trois. Yeah.