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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 10 décembre 2024 15 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Emmanuel Macron joue sa dernière carte, le RN et LFI répondent

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  • 2:11PrésentateurFait
    « En France, déjà parce que ce n'est pas forcément la culture, mais aussi parce qu'il y a des vraies différences de vision sur le programme politique et sur ce qu'il faudrait mettre en place pour le pays. »
  • 2:20PrésentateurChiffre
    « ça donne environ 365 élus. »
  • 2:29PrésentateurFait
    « et qui permet donc de gouverner de façon assez stable. »
  • 6:11PrésentateurFait
    « La France, techniquement, ne serait pas sans budget puisque ce qui est prévu pour le moment, c'est que le budget de 2024 soit utilisé temporairement pour l'année 2025, de façon à ce que l'État continue à fonctionner. »
  • 9:40PrésentateurFait
    « Ils étaient déjà déconseillés depuis des années par les autorités sanitaires. »
  • 9:49PrésentateurChiffre
    « Selon le Parisien, 307 cas graves ont été recensés entre 2012 et 2018. »
  • 10:37PrésentateurChiffre
    « au moins 5,4 millions de salariés en France sont concernés par ce changement. »
  • 10:51PrésentateurChiffre
    « Au total, on estime qu'il y a 9 millions de mètres carrés inoccupés sur les 173 millions de mètres carrés de bureaux dans l'Hexagone »
  • 11:18PrésentateurChiffre
    « Ces mètres carrés vacants auraient pu loger plus de 32 000 personnes, selon leurs estimations. »
  • 11:36PrésentateurChiffre
    « Les rendez-vous chez les psychologues ont même augmenté de 13,8% en 2024 par rapport à 2023. »
  • 13:46PrésentateurChiffre
    « l'inflation, avec les prix qui sont en moyenne 30% plus élevés en Nouvelle-Calédonie que dans l'Hexagone. »

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Présentateur

Ce mardi, Emmanuel Macron a reçu autour de la même table la droite, les élus de son camp, les socialistes, les écologistes ou encore les communistes. Bref, quasiment tout le monde, tout le monde sauf le Rassemblement National et la France Insoumise. Son objectif affiché, constituer un gouvernement d'intérêt général ou du moins convaincre l'opposition de ne pas le censurer. Mais alors derrière tout ça, à quoi peut-on réellement s'attendre alors que le nom du futur Premier ministre ou de la future Première Ministre est attendu dans les prochains jours ? Vous allez le voir, il y a énormément de choses qui font débat. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien.

C'est donc le sujet à la une des actualités du jour. Bon, c'est une première depuis la dissolution de l'Assemblée Nationale, après avoir enchaîné les consultations groupe par groupe à l'Elysée. Eh bien, Emmanuel Macron a invité à la même table et en même temps les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires. En tout cas, tous ceux en dehors du Rassemblement National et de la France Insoumise, avec un but affiché. construire un gouvernement plus stable pour éviter une nouvelle censure et éviter donc un blocage politique. Car actuellement, je ne vous apprends rien, il n'y a aucun groupe qui n'a une majorité de députés à l'Assemblée Nationale pour pouvoir gouverner tout seul.

Le nouveau Front Populaire est certes arrivé en tête aux élections législatives, mais il ne dispose que, entre guillemets, de 193 députés et il n'a pas de majorité donc pour gouverner seul. Alors, on l'a déjà dit, la gauche, mais aussi d'ailleurs des élus d'autres bords politiques, ont reproché au président de la République de ne pas donner la chance au nouveau Front Populaire puisque c'est le camp qui est arrivé en tête aux élections législatives et c'est la plus grande alliance aussi à l'Assemblée Nationale. Mais Emmanuel Macron donc refuse toujours et semble donc se tourner vers d'autres options pour composer un gouvernement.

Il y a donc ces échanges avec plusieurs parties autour de la table et en soi, c'est des choses qu'on peut retrouver dans certains pays, notamment dans ce que l'on appelle les démocraties parlementaires comme en Allemagne ou encore en Italie. Dans ces pays, des élections ont lieu, les différents groupes se retrouvent ensuite autour d'une table et tentent de trouver des compromis pour former un gouvernement. Mais en France, déjà parce que ce n'est pas forcément la culture, mais aussi parce qu'il y a des vraies différences de vision sur le programme politique et sur ce qu'il faudrait mettre en place pour le pays.

Pour toutes ces raisons-là et aussi en raison du fonctionnement de la Ve République, eh bien ce fonctionnement-là est plus délicat. Alors quand on additionne les députés, des écologistes, des socialistes, des communistes, des républicains, du groupe centriste ou encore du camp présidentiel, ça donne environ 365 élus. Donc en théorie, si on additionne, oui, tous ces députés, ça fait une majorité absolue qui dépasse largement les 289 et qui permet donc de gouverner de façon assez stable.

Et ça semble donc être l'objectif d'Emmanuel Macron qui se dit que si tout ce monde-là est réuni à minima autour d'un accord de non-censure sur un gouvernement qui serait nommé, eh bien ça permettrait au président de la République et au gouvernement qui arriverait de ne pas dépendre donc d'une potentielle censure. Une potentielle censure qui serait votée autrement par la France Insoumise ou par le Rassemblement National. Alors évidemment, on va voir tout ce qui fait débat dans un instant et on va comprendre les positions de chacun, mais la tenue même de cette réunion a fait pas mal réagir du côté du Rassemblement National et de la France Insoumise.

L'ERN, qui n'a donc pas été convié et qui refusait au début de se rendre à l'Elysée, a dénoncé, je cite, le mépris, l'irrespect et l'inélégance du président par la voix de son président Jordan Bardella. Manuel Bompard, de son côté, qui est le coordinateur de la France Insoumise, a déclaré qu'Emmanuel Macron avait bien convié la France Insoumise, selon lui, mais que le parti avait décliné son invitation. Il a par ailleurs demandé aux partis du Nouveau Front Populaire qui ont participé à ces réunions de ne pas céder, je cite, à la tentation du gouvernement du non-national.

La figure de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a quant à lui écarté toute concession qui serait faite aux macronistes. Mais du coup, rentrons au cœur du sujet, si vous le voulez bien. Est-ce que réellement un gouvernement d'intérêt général, comme il est appelé par Emmanuel Macron, est réellement possible dans les faits ? Eh bien, ça semble un peu compliqué, voire très compliqué, dans la situation actuelle, au vu des désaccords importants entre les différentes personnes qu'il y avait autour de la table.

Déjà, ce qu'on peut noter, c'est que la chef de file des écologistes, Marine Tondelier, a pris la parole sur son compte X ce mercredi, déclarant, je cite, « Non, nous ne participerons pas à un gouvernement d'intérêt général avec les républicains ou des macronistes ou je ne sais qui. » En précisant aussi que les écologistes, selon elle, resteraient fidèles au Nouveau Front Populaire et que le fait que les républicains soient autour de la table était un problème.

De ce côté, Cyrielle Chatelain, qui est la présidente du groupe écologiste social, donc en quelque sorte, la présidente des écologistes à l'Assemblée nationale, a tweeté, je cite, « Il est hors de question que les écologistes participent ou soutiennent un gouvernement macroniste ou de droite. » Autrement dit, aujourd'hui et au vu des déclarations qu'on entend ici, une participation aux discussions est donc effectuée par les écologistes, mais pour pousser visiblement la nomination d'un premier ministre de gauche, et le tout donc sans ministre macroniste ou les républicains.

Quant à Fabien Roussel, qui est le secrétaire national du Parti communiste, il estime qu'Emmanuel Macron doit, je cite, « regarder à gauche », estimant qu'il faut construire des compromis, tendre la main et être dans le dialogue, fin de citation. Le Parti socialiste, de son côté, explique avoir trois exigences. Premièrement, la nomination d'un premier ministre de gauche et qui serait jugé légitime. A voir ce qui est mis concrètement derrière ça. Deuxième condition du côté du PS, l'idée de conditionner une hypothèse d'accord de non-censure et de non-usage du 49.3, un véritable changement de cap politique. A voir là aussi ce qu'on met dedans.

Et enfin, troisième chose, le parti ne participera pas, je cite, à un gouvernement dirigé par un premier ministre de droite. Il ne soutiendra pas plus le principe d'un gouvernement technique. Donc non à un gouvernement technique, non à un premier ministre de droite. Mais vous le voyez, du côté du PS et par rapport aux écologistes, il semblerait que le PS ne ferme pas la porte non plus à un premier ministre, par exemple, qui pourrait être jugé davantage centriste. Or, il y a certains noms qui ont circulé ces derniers jours.

Alors, du côté de Renaissance, donc le camp d'Emmanuel Macron, le député Sylvain Maillard a estimé sur Europe 1 ce matin qu'il fallait un gouvernement capable de faire passer un budget dans le mois et demi qui arrive. Il semble ouvert donc à une entente avec les socialistes, les écologistes et les communistes, estimant, je cite, qu'ils bougent parce qu'ils entendent leurs électeurs qui leur disent que ce n'est pas possible de laisser la France sans budget. Alors après, attention, pour être très précis là-dessus, on en a déjà parlé dans ce format des actus du jour.

La France, techniquement, ne serait pas sans budget puisque ce qui est prévu pour le moment, c'est que le budget de 2024 soit utilisé temporairement pour l'année 2025, de façon à ce que l'État continue à fonctionner. Par ailleurs, a priori, il y a des ajustements qui peuvent être faits tout de même sur ce budget 2024, notamment pour essayer de prendre en compte l'inflation. Donc voilà, c'est important d'avoir tout ça en tête. Alors, du côté du groupe Liot, qui réunit un certain nombre de députés, certains indépendants, que ce soit centre-gauche, centriste ou au centre-droit et à droite, ils ont posé leurs conditions pour participer à un accord de non-censure du gouvernement.

Ils souhaitent notamment faire avec Emmanuel Macron un pacte de non-dissolution de l'Assemblée nationale pour apporter, je cite, de la stabilité au pays. C'est ce qu'a estimé le député Charles de Courson, cité par LCI, sachant que Charles de Courson, il y a quelques jours, est bien plaidé aussi pour une potentielle démission d'Emmanuel Macron. On en avait déjà parlé là aussi sur le compte. Du côté de la droite, Laurent Wauquiez, le chef des députés Les Républicains, a assuré aux membres de son parti que la réunion de mardi n'était pas une réunion forcément pour participer à un gouvernement.

Ce week-end, Laurent Wauquiez avait aussi déclaré dans le journal Le Figaro qu'il ne voulait ni de la France insoumise au gouvernement, ni du programme du nouveau Front populaire. Il estime aussi que son parti souhaite un programme de travail clairement à droite. Bref, je vous passe le détail de toutes les déclarations, mais là aussi, ça semble difficile pour les Républicains de gouverner avec la gauche. Pour résumer donc, un gouvernement qui irait des communistes au parti Les Républicains, aujourd'hui, ça paraît extrêmement peu probable au vu de ces divergences profondes sur le fond et donc sur la capacité à réellement gouverner ensemble.

Maintenant, la question qui se pose, c'est sur un éventuel accord de non-censure. Mais pourquoi faire ? À quoi ça ressemblerait ? Là aussi, aujourd'hui, ça paraît extrêmement flou alors que les discussions sont encore en cours. Ça me semble en tout cas important de faire un point là-dessus aujourd'hui. Donc je vous mets des liens d'ailleurs en description pour en savoir plus. Je vous laisse avec Blanche pour les actualités en bref. Et je reviens du coup juste après pour la petite question du jour. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. L'armée israélienne a mené des attaques massives contre des installations militaires en Syrie.

Une ONG a fait état de plus de 300 raids israéliens depuis la chute de Bachar al-Assad ce dimanche, détruisant ainsi, je cite, les principaux sites militaires du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Pour le moment, aucune victime n'a été annoncée. Ces raids ont touché notamment des aéroports, des centres de recherche militaires ou encore des radars. Israël s'est justifié en déclarant avoir détruit des dépôts militaires, notamment d'armes chimiques, pour éviter leur prise par les rebelles islamistes.

Par ailleurs, au sujet de la Syrie, 10 jihadistes français ont été identifiés au sein du groupe rebelles islamistes Hayat Tahir Al-Sham HTS ce mardi, selon l'agence Radio France. HTS, c'est le groupe qui est à l'origine de l'opération du renversement du régime syrien, survenu il y a quelques jours. Cependant, il n'est pas encore certain que ces 10 français aient participé à la prise de Damas. Par ailleurs, comme le souligne France Info, il existe d'autres forces islamistes dans le pays. Il y a donc bien plus de français que les 10 identifiés au sein du HTS.

En tout cas, les rebelles ont nommé Mohamed Al-Bashir comme chef du gouvernement transitoire de la Syrie, et dirigé jusqu'à présent le gouvernement de salut du bastion rebelle d'Idleb dans le nord-ouest du pays. Deuxième actu en France, 8 médicaments antirhumes ne seront plus en vente libre dans les pharmacies à partir de ce mercredi. Il s'agit de Dolirhum, du Rinadvil, Umex, Neurofenrum ou encore de Lactifed. Alors attention, ça ne veut pas dire qu'ils ne seront plus du tout disponibles, simplement qu'ils ne seront disponibles que sur ordonnance. Ça fait suite à une décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Il faut savoir qu'ils étaient déjà déconseillés depuis des années par les autorités sanitaires. En fait, ces médicaments, qu'on appelle vasoconstricteurs, contiennent de la pseudo-éphédrine, qui est une molécule. À forte dose, elle peut notamment provoquer des hallucinations, voire des infarctus ou des AVC. Selon le Parisien, 307 cas graves ont été recensés entre 2012 et 2018. En gros, pour les autorités sanitaires, ça ne vaut donc pas le coup de prendre ce type de médicament pour soigner quelque chose d'aussi bénin que le rhum. Troisième actu, à partir du 1er janvier, il ne sera plus possible d'utiliser ces tickets restaurants pour faire ses courses au supermarché.

Alors attention, ça ne concerne pas les aliments directement consommables comme les sandwiches ou encore les plats préparés. En fait, à partir de 2025, on ne pourra plus acheter par exemple des pâtes ou du riz avec ces tickets restaurants. En fait, ça a toujours été le cas, mais depuis le Covid, une dérogation avait été mise en place. On pouvait aussi utiliser ces titres restaurants pour acheter tout type d'aliments. Cette dérogation, elle devait se terminer fin 2024, mais l'Assemblée nationale avait récemment voté pour prolonger cette règle jusqu'en 2026. Le texte devait donc ensuite être défendu au Sénat par un ministre, puis voté par les sénateurs pour devenir une loi définitive.

Le souci, c'est qu'avec la démission du gouvernement de Michel Barnier, le Sénat n'aura sûrement pas le temps de voter le prolongement du dispositif. En tout cas, au moins 5,4 millions de salariés en France sont concernés par ce changement. Quatrième actu, alors que la crise du logement persiste, une nouvelle étude publiée ce lundi révèle un nombre impressionnant d'immeubles de bureaux vides en France. Au total, on estime qu'il y a 9 millions de mètres carrés inoccupés sur les 173 millions de mètres carrés de bureaux dans l'Hexagone, selon les calculs du Consortium des bureaux en France. 2 millions de mètres carrés de bureaux seraient même en état de friche.

En gros, ce sont des immeubles de plus de 1000 mètres carrés, entièrement vides depuis plus de deux ans et sans projet, selon la définition du CBF. C'est particulièrement le cas en Ile-de-France. Selon le Parisien, sur l'ensemble des mètres carrés de bureaux, près d'un tiers se situe dans cette région, ce qui équivaut à 27 695 immeubles, sachant que 7,5% d'entre eux sont vides. Ces mètres carrés vacants auraient pu loger plus de 32 000 personnes, selon leurs estimations. Cinquième actu, dès janvier, les Français pourront consulter un psychologue gratuitement, une fois par mois. Depuis quelques années, la santé mentale est un sujet qui prend de l'ampleur en France.

Les rendez-vous chez les psychologues ont même augmenté de 13,8% en 2024 par rapport à 2023. Alors jusqu'ici, le gouvernement avait mis en place l'initiative intitulée Mon Parcours Psy. Il fallait cependant avoir une ordonnance pour pouvoir consulter, et elle ne donnait droit qu'à 8 séances gratuites par an. Cette nouvelle mesure serait en quelque sorte donc un prolongement du dispositif existant. Pour en bénéficier, pas besoin d'ordonnance, il suffira de consulter la liste des psychologues agréés par l'État, accessible via la plateforme officielle de Mon Soutien Psy sur Amélie.

Cependant, et c'est important de le préciser, cette mesure du gouvernement ne fait pas du tout l'unanimité chez les professionnels du secteur. Selon le collectif de psychologues Manifeste des Psychologues, ce dispositif a été pensé pour de l'accompagnement léger, seulement une séance par mois. Le collectif estime que seuls les patients ayant les moyens financiers pourront poursuivre une vraie psychothérapie. Si vous voulez en savoir plus, je vous mets des liens en description. Et on termine avec cette actu culturelle. Les nominations de la 92e édition des Golden Globes Awards, une cérémonie de récompense de cinéma et de télévision américaine, ont été annoncées ce lundi.

En tête, il y a la comédie musicale Emilia Perez, du réalisateur français Jacques Audiard. Déjà primé deux fois au Festival de Cannes, le film va concourir dans dix catégories. Celle du meilleur film musical, du meilleur scénario, ou encore celle de la meilleure actrice pour Carla Sofia Gascogne, et celle de la meilleure actrice dans un second rôle pour Selena Gomez et Zoé Saldana. En deuxième position des nominations, il y a le film The Brutalist, avec l'acteur Adrienne Brody dans le rôle d'un architecte survivant à la Shoah, avec sept nominations.

Il est suivi du thriller Conclave, l'adaptation de la comédie musicale Wicked a quant à elle raflé quatre nominations, dont celle du meilleur film musical. Les Golden Globes se tiendront en Californie le 5 janvier prochain, on suivra ça. Merci beaucoup Blanche. Alors la question du jour, ce sera la suivante. Bonjour, pourriez-vous faire un point sur la situation actuelle en Nouvelle-Calédonie ? Alors, pour dire les choses très simplement, ces derniers jours, la situation reste globalement tendue dans cet archipel français, mais un certain nombre de restrictions ont été levées début décembre, et c'est le cas par exemple du couvre-feu qui était en place.

A noter ce qui avait provoqué les émeutes il y a quelques mois, c'était la volonté affichée par le gouvernement de réformer le système électoral en Nouvelle-Calédonie. Tout ça a été abandonné par l'exécutif ces derniers mois, donc c'est quelque chose qui n'est plus en tout cas à l'ordre du jour, surtout que vous l'aurez compris, il n'y a pas de nouveau gouvernement pour l'instant. Mais ce qu'il faut aussi comprendre, c'est qu'il y a d'autres colères en ce moment en Nouvelle-Calédonie, comme dans d'autres territoires d'outre-mer aussi, et notamment l'inflation, avec les prix qui sont en moyenne 30% plus élevés en Nouvelle-Calédonie que dans l'Hexagone.

Là-dessus, évidemment, on aura l'occasion d'en reparler dans les prochains jours, mais ça me paraissait essentiel de faire un point là-dessus aujourd'hui. Voilà en tout cas pour les actualités aujourd'hui. Je le rappelle, pour tous les nouveaux, ce format est aussi dispo en version podcast sur Spotify, Apple Podcast, Deezer, bref, je ne vais pas citer toutes les applis, mais vous le savez, n'hésitez pas à vous abonner, je ne sais pas si ce n'est pas encore le cas. En description, vous avez des infos et d'autres liens aussi pour vous informer avec nous. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.

Alors si de votre côté vous voulez plus d'actualités, sachez qu'on a lancé très récemment un nouveau podcast dédié spécifiquement aux actualités culturelles, concrètement en quelques minutes chaque jour. On parle de musique, de cinéma, de séries, de littérature, de jeux vidéo, avec l'objectif d'analyser des tendances importantes, mais aussi de vous recommander pas mal de choses. Vous allez aussi pouvoir de temps en temps retrouver des interviews exclusives directement sur ce podcast. Alors concrètement, il s'appelle les Actu Pop Hugo Décrypte, donc si vous tapez Hugo Décrypte Pop sur votre appli de podcast, vous allez pouvoir le retrouver.

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