"Moi, j'ai une chance, c'est que Macron n'est pas mon père en politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Zone de danger. Est-ce qu'il va prononcer le mot choc que personne n'ose prononcer ? C'était votre programme avec Bien ici.
On est bien ici. Trouvez votre futur logement [musique] par vide quartier et tant de trajet sur bieni.com.
C'était votre rendez-vous BFM Première avec la Skoda Octavia, partenaire de vos journées bien remplies. [musique] [musique] Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Bruno Lemè.
Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Ça faisait un petit bout de temps que je ne vous avais vu.
Vous revenez avec ce livre, Le temps d'une décision. C'est aux édition Galimar. Vous avez évidemment été à la tête de Bercy pendant 7 ans et dans ce livre, il y a quelque chose d'assez douloureux qui est de voir que la décision politique qu'on y reviendra vous apparaît de plus en plus difficile à prendre avec évidemment une question.
Dans ce cas, si c'est pas les politiques qui décident qui décide de notre sort, je vous poserai évidemment la question, mais j'ai regardé les chiffres ce matin. La situation honnêtement est très mauvaise. La dette, vous connaissez, on va y revenir.
Ça vous colle à la peau cette fameuse étiquette, l'homme aux 1000 milliards de dettes. Vous vous en défendez, vous nous le direz dans un instant, mais euh ce matin, les taux d'intérêt auxquels la France emprunte sur les marchés passent au-dessus des 4 %. C'est du jamais vu depuis 2009. aux États-Unis, ces taux sont aussi au plus haut depuis 2007.
Est-ce qu'on est dans une zone de danger ? On est face à un risque de choc économique et financier majeur dans les mois qui viennent. Si la crise dans le D3 d'Ormous se poursuit, euh cette envolée des taux est directement liée à l'augmentation des prix du pétrole qui est lié au blocage dumouse.
Donc soit il y a une solution diplomatique que je souhaite dans les semaines qui viennent et tout cela se dégonflera et s'apaisera. Soit à l'inverse la crise se poursuit ce qui n'est évidemment pas souhaitable. Cela provoquera à nouveau une augmentation des prix du pétrole, une augmentation des prix de l'alimentation, un risque de crise alimentaire aussi puisque vous avez une augmentation très forte du prix des intrans et à terme de vraies difficultés économiques.
Ça se traduit par une envolée des taux qui pèse évidemment sur la charge de la dette. Ce qu'on a payé chaque année pour la charge de la dette. Ça veut dire qu'on est dans une spirale.
Ça veut dire que nous sommes face à un risque de choc économique et financier majeur. Mais je pense que tous nos compatriotes ont parfaitement conscience de ça. Au-delà de ce choc économique et financier possible, vous avez aujourd'hui un risque industriel, j'en parle beaucoup dans mon livre, en montrant les surcapacités chinoises, la détermination de la Chine à être le premier producteur industriel mondial, le premier producteur technologique si l'Europe ne réagit pas très rapidement pour protéger nos frontières, pour mettre en place des tarifs contre les biens industriels chinois pour assumer une vraie préférence européenne, pas une préférence européenne qui est étendue au Canada et à tous les partenaires parce que c'est le cas aujourd'hui, il faut quand même le le dire, il y a une logique totalement folle.
Je recevais ce matin l'un des spécialistes de cette entreprise qui ne verra pas le jour à Fausse sur Mè, ça devait être 3000 emplois, une entreprise de panneaux solaires qui meurt notamment de ces décisions européennes de ne pas assumer un fabriqué en Europe parce que le label fabriqué en Europe, il pourrait être donné par exemple à des panneaux solaires qui sont faits au Vietnam. Mais c'est totalement révoltant parce qui a été décidé par la Commission européenne, cette fausse préférence européenne qui est élargie à tous les partenaires commerciaux européens. C'est comme si la Chine ou les États-Unis disaient "Nous, on défend nos produits industriels chinois ou américains, mais comme on a un accord commercial avec l'Europe, l'Europe pourra en bénéficier." Mais jamais la Chine, jamais les États-Unis ne feraient ça.
Qu'est-ce qu'on attend pour se réveiller, pour assumer une vraie préférence européenne, une vraie protection à nos frontières avec des tarifs doués ? protectionnisme bien sûr, mais la personne que vous avez en face de vous non seulement l'a assumé mais l'a décidé. Nous avons été les premiers à obtenir qu'il y ait des tarifs doués qui soient mis en place pour compenser les subventions que la Chine a versé aux véhicules électriques chinois.
Ces tarifs, ils sont encore insuffisants. Il faut les élever. Il faut assumer une vraie préférence européenne réservée à l'Europe, au continent européen et aux entreprises européennes.
Il faut utiliser le levier des marchés publics pour privilégier la production. Pardon, j'aimerais bien comprendre quand même. C'estàd que l'Europe c'est devenu un frein.
Mais c'est pas un frein, c'est un de nos outils majeurs ou enfin là ce que vous êtes en train de décrire c'est quand même une situation opérer une véritable révolution idéologique pour comprendre que le modèle et c'est là aussi ce que je défends dans le livre le modèle sur lequel nous vivons depuis 1957 le libre échange l'ouverture de nos frontières le doux commerce. C'est fini c'est fini mais c'est pas assumé. Et c'est d'ailleurs ce que vous dites.
Vous dites on est racontez qu'on est un peu au milieu du gay. En fait, on n plus dans le modèle d'avant mais on n' pas non plus assumé que les choses avaient changé. C'est la bonne expression et donc vous êtes au milieu du gay en général vous êtes au milieu des courants et vous êtes balloté deci de là.
Le rôle d'un responsable politique aujourd'hui plus que jamais face à une inquiétude considérable de nos compatriotes que je comprends sur l'industrie, sur l'économie, sur l'emploi, c'est de se projeter à 25 ans et de se dire est-ce qu'on peut réussir ? Ma réponse est oui. Comment pouvons-nous réussir en changeant de modèle et en refondant complètement le modèle économique français et le modèle économique européen ?
Et la refondation du modèle européen, c'est tout simplement assumer de jouer avec les mêmes RS que les Américains et les mêmes règles que les Chinois. On défend nos intérêts économiques bec et ongles avec de la protection, de la préférence européenne et des marchés publics qui sont réservés aux produits européens. en priorité pour nous.
Bruno Lemire, demain Sébastien Lecornu va tenir une conférence de presse avec notamment la question des aides ou non, vous le disiez, on va au-devant potentiellement d'un véritable choc économique. Il y a déjà une forme de choc pétrolier avec les prix à la pompe qui continuent à monter, qui sont repartis à la hausse. Est-ce qu'il faut aider ou est-ce qu'il faut taxer ?
Euh taxer, c'est un mot que j'essaie de retirer de mon vocabulaire. Quand j'étais ministre des finances, euh nous n'avons jamais augmenté les impôts. Nous avons garanti une stabilité fiscale qui est indispensable pour les ménages comme pour les entreprises.
Non, pas creusé. Vous avez pas non plus beaucoup baissé les dépenses. On a sans doute pas suffisamment baissé les dépenses, mais nous avons garanti cette stabilité fiscale qui a donné quoi comme résultat pour une de Malerbe ? 2,5 million d'emplois crés, 120000 emplois industriels de la croissance une attractivité financière qui faisait de nous le pays le plus attractif.
Mais comment vous expliquez alors qu'on soit reparti à au-dessus des 8 % de ch parce que nous avons changé de politique. C'est aussi simple que cela. Notre politique économique de 2017 à 2024, elle a marché.
On peut tout contester. On peut critiquer ce qui a été fait sur les finances publiques, sur la dette. Il y a plein de choses qu'on peut critiquer, c'est la démocratie et la critique est toujours bonne à prendre.
Mais ce que je crois profondément, c'est que la politique nous avons engagé en matière économique en 2017 soutenir les entreprises, donner la visibilité fiscale, soutenir l'industrie, l'industrie, l'industrie, c'est-à-dire de la création de valeur sur notre territoire. Le bilan au bout de 5 ans, c'était de l'emploi, quasiment le PL d'emploi, des usines qui rouvraient, de nouvelles filière industriel comme les batteries électriques à DINERc et une France qui faisait rêver tous les investisseurs. Ça a été abandonné cette politique.
On a augmenté l'impôt sur les sociétés. On a fait une surtaxe à l'IS, on a abandonné la baisse des impôts de production. Mais le résultat, il est inéluctable.
Vous changez de politique, vous perdez vos résultats. Il restera quoi ? Il restera quoi du macronisme ?
Ça ce sera aux historiens de juger. Je suis acteur politique, je ne suis pas historien. Vous êtes encore, vous l'êtes encore, vous définiiez encore votre rôle aujourd'hui comme acteur politique.
Bien sûr, je suis un acteur de la vie publique. J'essaie de porter ce que peut-être demain la France, l'Europe, ouvrir des perspectives, poser des débats pour que les prochaines échéances soient réussies. [raclement de gorge] Si nous voulons que les prochaines échéances électorales soient réussies, il faut pas que cette prochaine élection présidentielle soit une élection par défaut.
Le sujet c'est pas d'ériger des digues contre les extrêmes, c'est d'ouvrir un chemin pour les Français. Ça doit pas être une élection contre, ça doit être une élection pour. Ça doit pas être une élection par défaut, ça doit être une élection d'ambition pour un peuple et pour un pays qui a tout pour réussir.
Vous avez dit d'ailleurs Bruno Lemè que vous n'étiez pas candidat à la à la présidentielle, que c'était pas cette logique là. Pourquoi vous avez écrit ce livre du coup ? pour dire aux français voilà où nous en sommes, voilà le monde dans lequel nous sommes.
Je discute beaucoup avec mes enfants, j'ai quatre enfants. Parfois il me pose la question "Mais c'est quoi le monde actuel ?" Bah pour le faire comprendre, j'ai voulu dans ce livre dire "Bah regardez le monde actuel, vous avez quelqu'un, il s'appelle Trump, il dirige les États-Unis d'Amérique, voilà comment il est, voilà comment il négocie.
G le président chinois vou savoir comment il décide vou savoir comment il se comporte lors d'un G20 vous voulez savoir comment est-ce qu'il discute avec un président de la République ouvrez mon livre et regardez comment ça se dé plus Trump que Macron d'ailleurs. C'est quoi ? parce que vous vous dites "Je veux pas tirer sur une ambulance".
Parce que les Français connaissent bien Emmanuel Macron et connaissent peut-être moins bien Donald Trump et j'ai eu l'occasion de discuter, d'échanger à plusieurs reprises avec lui. Je pense que c'est très important que les Français comprennent la dérive des États-Unis d'Amérique et à quel point il est devenu donc urgent maintenant de nous séparer des États-Unis d'Amérique. Emmanuel Macron.
Pourtant euh on s'en souvient, il y a eu des moments où pour vous, alors que vous estimiez euh que les choses allaient très mal, qu'il fallait par exemple revoir le budget, il ne vous a pas écouté. Euh est-ce que aujourd'hui pourquoi vous le protégez ? Je j'entends beaucoup de critiques sur le président de la République.
Il y a deux raisons qui font que je refuse de m'inscrire dans cette logique de critique systématique du président de la République. La première, elle est très simple, c'est que quand on a travaillé pendant 7 ans comme ministre des finances avec un président de la République, la plus élémentaire des dignités, c'est de reconnaître ce qu'on lui doit. Bien sûr, donc partie de ces ingrats, on reproche beaucoup à Gabriel AT par exemple. raison vous savez dans dans vouloir j'en vois beaucoup j'envoie beaucoup qui veulent tuer le père moi j'ai une chance c'est qu'el Macron n'est pas mon père en politique.
Je suis né en politique avant Emmanuel Macron très précisément avec Jacques Chirac. Je me suis engagé en politique pour Jacques Chirac avec Jacques Chirac au moment de la crise en Irak en 2003. Donc j'ai pas besoin de tuer le père.
Mon père en politique c'est Jacques Chirac. Ce n'est pas Emmanuel Macron. Mais je le redis, il y a une question aussi de dignité.
Vous avez servi ce qui aujourd'hui en mais chacun est lib dans un pays lib et rien n'est plus important pour moi que la liberté. Vous soutiendrez qui ? Et je rajoute un argument qui est important.
À force d'accabler un homme, on ne voit pas que le véritable problème c'est que le modèle français est devenu un antimodèle. Ce modèle dans lequel la production est délaissée au profit de la consommation, ce modèle dans lequel le travail est plus taxé que tout. Ce qui décourage tous ceux qui travaillent, tous ceux qui ont un salaire.
Ce modèle dans lequel on sait plus qui dirige quoi ou il y a une confusion complète des responsabilités. Bah ce modèle, il doit être transformé. Je le redis, il faut une refondation.
Je vous reposerai la question de savoir qui vous soutenez. Et quand vous dites "On ne sait plus qui dirige quoi, on ne sait plus non plus et c'est vraiment aussi le cœur de votre livre qui décide et comment les décisions sont prise." Qui [raclement de gorge] décide ?
Qui décide ? La réponse que j'apporte dans mon livre, elle est simple. Des régimes autoritaires, Donald Trump, Shishing Ping, Vladimir Poutine, les géants, les géants de la tech qui ont une influence considérable.
Et là aussi, si l'Europe n'est pas capable de créer ses propres géants de la tech, ses propres semiconducteurs, je travaille aujourd'hui pour une entreprise de semi-onducteur, sa propre intelligence artificielle, ses propres stockages de données de toute façon, nous serons une colonie numérique des États-Unis et de la Chine. Donc, si nous voulons décider par nous-même, il faut mener la bataille technologique. Écoutez ce qu' a dit Arthur Mench, le patron de patr à la commission des affaires économiques.
Constat désastreux sur la situation et les bâtons dans les roues qu'on met en France. Si je pouvais prendre maintenant mon rôle de conseiller de l'entreprise ASML, la plus grande entreprise de tech en Europe pour laquelle je travaille depuis 2 ans, je reprendrai mot pour mot ce qu'a dit Arthur Mench. Dites-le.
Nous faisons tout pour torpiller les technologies européennes et françaises en étant incapable de mettre l'innovation avant la régulation, en ne prenant pas les risques nécessaires et en ayant pas le courage d'investir de la dette en commun. J'ai fait de la dette en commun pour protéger nos compatriotes face à la crise du COBIS. Il est indispensable de faire de la dette en commun demain pour financer l'innovation, la lutte contre changement.
Mais vous assz cocas de l'entendre de votre part. Mais c'est pas caucas, je l'ai fait. Vous avez fait non mais de Maler c'est pas les choix mais les choix fondamentaux Bruno Lemer dans votre vie vous dit il faut changer de modèle il faut nous l'avons il faut changer l'organisation mais ça vous l'avez pas fait mais j'étais ministre des finances j'étais dit premier ministre président de la République dire non mais moi ça c'était pas moi c'était Macron mais j'assume toutes mes responsabilités sur la dette toutes mes responsabilités sur les choix économiques que nous avons fait et sur les résultats on entendu le constat de François Villero de Galot François Villero de Galot qui juste avant de quitter son poste Le gouverneur de la Banque de France dit au fond, le drame aussi de notre pays, c'est que par exemple, on n' jamais osé faire les vrais choix parce que c'est une gérontocratie qu'on a choisi toujours de protéger euh les plus âgés, la retraite, qu'on a pas fait de choix d'innovation, qu'on a pas fait le choix des jeunes.
Ça vous étiez aux manettes là-dessus. Mais nous avons fait des choix fondamentaux quand 2017 on fait les choix fiscaux qui ont été les nôtres. Baisser l'impôt sur la société, faire une flat taxe à 30 %, baisser l'impôt sur les ménages et des choix fondamentaux.
Quand nous décidons de réformer l'assurance chômage, c'est un choix absolument fondamental. Quand nous relançons l'apprentissage beaucoup qui fondamental quand nous mettons en place le produit des pannes de retraite, c'est moi qui l'ai créé. 13 millions aujourd'hui de souscripteurs, 150 milliards d'économies qui ont été faites, c'est le début d'une retraite par capitalisation.
C'est un choix que j'ai fait. Donc nous avons fait des choix fondamentaux. Est-ce qu'ils sont suffisants ?
Non. Parce que maintenant nous devons passer à une véritable refondation sur des bases qui soient plus saines de notre modèle éducatif de santé, de production et économie. Je m'enseignonis la la Banque de France à l'instant.
Un mot parce que c'est aujourd'hui qu'Emmanuel Moulin devra convaincre aussi notamment les les parlementaires de pouvoir devenir le futur gouverneur de la la Banque de France. Dans votre livre, vous en parlez comme d'un ami. Euh, c'était l'ancien secrétaire général de l'Élysée, mais il a d'abord travaillé dans votre cabinet.
Bruno Lemire, vous trouvez que c un bon choix ? Vous trouvez que c'est le bon moment ? Ah, je trouve que c'est un très bon choix.
C'est le bon moment. De toute façon, il s'impose à nous puisque le gouverneur actuel François Villrois de Galot à qui je rends hommage et qui a fait un super job a décidé de servir dans le domaine social. C'est tout à son honneur.
Il faut le remplacer auprès des orphelins d'uteuil. Et Emmanuel Moulin est à mes yeux un homme qui a remplit toutes les conditions pour être un très bon gouverneur de la banque de France. Moulin à la bandai qui le décident.
Oui, enfin c'est enfin il décide, il valide ou il valide pas. Il décide quand même. Amélie de Monchalin à la Cour des comptes, Emmanuel Moulin à la Banque de France.
Vous n'avez pas voulu, vous n'avez pas souhaité ou vous n'avez pas pu ou qu'est-ce que vous en pensez vous de cette idée de basculer à la tête de grandes institutions ? Vous n'auriez pas voulu vous ? Non, moi je suis attaché plus que tout à ma liberté et je considère que quand vous avez servi à un moment donné, il est bon d'aller voir autre chose.
J'ai démissionné de la haute fonction publique. Je dis dans mon livre qu'il faut mettre fin à la monarchie technocratique. C'est-à-dire tous ces gens qui pensent savoir mieux que personne ce qui est bon pour le pays, mais qui refusent d'écouter le peuple français.
La refondation, c'est aussi une refondation politique dont le principe de base sera d'écouter et de consulter les Français. Ça fait 20 ans à de maler consulter les Français. Ça fait 20 ans qu'il y a pas eu un référendum en France.
Et si nous avions des résultats extraordinaires, si nous avions le plein d'emploi, l'industrie mais je suis pour une pratique très régulière du référendum au niveau national comme au niveau local, y compris avec l'initiative citoyenne pour que le peuple puisse participer à la définition de son destin, la logique sur laquelle nous vivons depuis des décennies où il y a des gens qui vous disent "Je sais mieux que vous ce qui est bon pour vous. Je vais décider. Je suis la raison et vous vous êtes l'ignorance." C'est devenu insupportable et ça a créé une fracture morale entre les dirigeants politiques et le peuple français.
Le premier enjeu des années qui viennent va être de résorber cette fracture morale entre le peuple français et ses dirigeants politiques. Et pour moi, la seule façon de la résorber, c'est de redonner la parole au peuple, de les consulter parce que le peuple sait ce qui est bon, sait ce qui est nécessaire et il faut parier toujours sur son intelligence. Il faut beaucoup aimer les Français.
Vous voyez là, il faut leur faire confiance. Vous êtes finalement quand même assez optimiste. Certains disent que le deuxième tour ce sera RN LFI, les deux extrêmes.
Est-ce que c'est le même péril ? Est-ce que vous imaginez ça cette situation ? Bon, je crois pas du tout.
Ensuite, pour moi, il y a pas de moindre mal. Ce sont deux mots. Je rappelle qu'en 2024, quand il y a une action législative, tout le monde s'est précipité pour dire il faut voter LFI contre le RN.
Moi, j'ai refusé ce choix. J'ai dis on fait pas le choix du moindre mal quand on aime profondément son pays qu'on aime profondément les français qui mon périlité les deux sont des dangers donc j'ai refusé en 2024 et j'assume cette position politique d'avoir refusé d'appeler à voter pour la France insouise car c'est un danger pour le pays c'est le communautarisme c'est la division et c'est un antisémitisme larvé qui est contraire à notre culture nationale. Mais j'ai la conviction profonde que si nous savons changer totalement nos pratiques politiques, refonder ce qu'est la démocratie française sur la base vous avez dit vous avez simplification de l'organisation tout est possible commencé vous avez commencé comme vous le dites avec avec Jacques Chirac vous savez aussi que c'est une question d'incarnation qui vous soutiendrez mais c'est beaucoup trop de tôt pour savoir qui soutenir voyez bien que les idées sont même pas posées qui aujourd'hui défend comme je le fais une refondation complète de notre modèle politique simplifier l'organisation supprimer le département pour qu'il fusionne avec les régions.
Savoir qui fait quoi et qui est responsable de quoi, avoir un président qui préside et un premier ministre qui gouverne. Avoir 10 ministres définis dans la Constitution et pas un de plus. Avoir un parlement qui pour 50 % vote des lois et qui pour 50 % contrôle.
Parce que ce que je constate, c'est qu'on a dit qu'on allait mettre fin à l'inflation normative. Regardez les derniers chiffres qui sont tombés. Il y a jamais eu autant de normes.
Donc là aussi, consultons le peuple français. Prenons le code de la construction, le code de l'environnement, le code du travail, simplifions-les en 6 mois et les nouveaux codes simplifiés, vous les soumettez à référendum des Français. Ça c'est comme ça ça fait un programme.
Merci Bruno Lemer d'avoir répondu à mes questions ce matin. Le temps d'une décision, votre récit et vos solutions, c'est chez Galima, il est 8h47 sur MCB FM TV et à la veille à la veille de la conférence de presse de Sébastien Lecnu, conférence de presse durant laquelle on attend de nouvelles aides pour les secteurs qui qui souffrent et puis aussi les mots du premier ministre qui dira que la crise va durer. C'est un peu la tonalité de de Bruno Lomè également assez pessimiste sur l'économie.
On est face à un risque de choc économique et financier majeur dans les mois qui viennent si la crise dans le D3 d'Ormous poursuit. Donc soit il y a une solution diplomatique que je souhaite, soit à l'inverse la crise se poursuit, ce qui n'est évidemment pas souhaitable. Cela provoquera à nouveau une augmentation des prix du pétrole, une augmentation des prix de l'alimentation, un risque de crise alimentaire aussi puisque vous avez une augmentation très forte du prix des intrans et à terme de vraies difficultés économiques.
Il y a énormément d'attentes autour des annonces demain du premier ministre. Et puis il y a des idées aussi Emmanuel le chiffre comme celle d'Ano qui a écrit sur le WhatsApp de de la matinale et qui dit "On est tous en train de déclarer nos impôts en ce moment, nos revenus et qui dit pourquoi ne pas prendre en compte dès maintenant les personnes qui déclarent les frais kilométriques ?" Est-ce qu'on peut expliquer la question et répondre ensuite ?
Alors là pour les la déclaration d'impôts actuel, ça va être extrêmement compliqué. Oui, il y a un bar de remboursement des frais kilométriques qu'en gros on peut ajuster pour être plus ou moins favorable sur le plan sur le plan fiscal, c'est que malheureusement pour une déclaration d'impôt 2025 qui doit être rendue dans les dans les 15 jours qui viennent, S.
Bruno Le Maire