Stéphanie Rist : "Nous avons encore beaucoup d'efforts à faire sur la santé mentale"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité [musique] politique Maxime Liedo. Il est 8h13 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Bonjour madame la ministre.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Énormément de sujets à voir avec vous naturellement après le vote et les différents votes, la volonté de lutter contre la faute sociale, les différentes idées qui se mettent en place dans le budget. le ministre du travail qui alerte sur un déficit euh de la sécurité sociale qui serait élevé.
On va y venir. Donc je vous demanderai avec le nombre de sujets qu'on a évoqué d'être le plus concret et le plus pédagogue possible. Première question pour commencer.
Hier le Sénat votait notamment des dispositions pour lutter contre la fameuse fraude sociale. Maronniier qui revient très régulièrement. Gabriel Atal on avait déjà fait déjà fait un un cheval on va dire de bataille.
Ma première question est toute simple. Alors qu'on a en réalité un haut conseil pour le financement de la protection sociale qui estime que ce manque a gagné et qui vaut à près de 13 milliards d'euros mais que la sécurité sociale estime que elle n'a que 3 milliards d'euros on va dire sur lequel elle peut aller piocher. Comment on peut faire une lutte crédible alors qu'on n pas la totalité des fonds de fraude identifié ?
Alors, deux choses. La première, c'est que depuis le plan de Gabriel Atal, on a doublé les sous qu'on récupère de la lutte contre les fraudes. Ça c'est important parce que c'est un engagement du des gouvernements ces dernières années pour aller récupérer les sous.
Pourquoi ? Parce que c'est ce qui maintient notre pacte social. On peut pas demander aux gens de payer des impôts, de payer des cotisations si par ailleurs on ne va pas chercher ce qui fraudent euh qui est une petite partie de la population mais sur laquelle il faut lutter très fort.
C'est tout l'enjeu qui coûte visiblement quand même 13 milliards d'euros. Tout à fait. C'est tout l'enjeu du texte qu'on a qui a été voté hier au Sénat qui va arriver à l'Assemblée nationale en décembre et qui permet de mieux lutter contre la fraude avec plus de partage d'information de données entre les administrations qui permet de mieux sanctionner de plus sanctionner.
On a renforcé euh les les sanctions pour les gens qui ont des revenus illicites, pour les gens qui euh fraudent. Euh pour ceux qui on a fait en sorte que les versements d'allocation chômage par exemple soient que sur des comptes en France ou dans les pays de l'Union européenne, un ensemble de mesures qui sont parfois très techniques mais qui vont donner à nos administrations plus d'outils, plus de force pour aller chercher euh ces milliards qui sont qui relèvent de la fraude. Mais est-ce une lutte crédible ?
Parce que j'aimerais que vous essayez de répondre concrètement à cette question. On a en effet une fraude évaluée à 13 milliards. Globalement, il y en a que de ou 3 milliards parfaitement et clairement identifiés par les organismes de la sécurité sociale.
Ça veut dire qu'il reste quand même 10 milliards totalement dans la nature. Est-ce qu'on on peut dire que c'est, on va dire, un combat sérieux quand on laisse 10 milliards potentiels de fraudes évaporé, aller ailleurs dans la nature. Mais c'est c'est pour ça qu'on met en place ces outils.
Par exemple, quand vous espérez aller plus loin dans les recettes, on va dire, avec ces nouveaux outils, c'est ça. On va essayer de prendre beaucoup plus en amont. Quand vous avez, je vous donne un exemple concret, vous avez des entreprises qui sont appelées des entreprises éphémères qui à peine ouvertes se ferme et disparaissent.
Donc dans ces cas-là, une fois qu'elles ont disparu, vous pouvez plus aller les taxer. Donc ce qu'on met dans ce euh dans ce texte, c'est des outils qui permettent de se dire cette entreprise-là, elle va elle est faite par bande organisée d'escroc et elle va faire de la fraude. Donc, on va la taxer avant qu'elle ferme.
C'est ça ce texte de loi. Est-ce que vous avez peut-être un chiffre à nous donner quant, on va dire, à l'argent que vous estimez pouvoir récupérer avec ces nouveaux dispositifs ? Alors, c'est toujours, moi je m'aventurerai pas sur un chiffre.
Ce que je peux dire c'est que depuis le plan de Gabriel Atal, on a doublé les chiffres de recouvrement et qu'il faut qu'on poursuive cet effort. Mais vous savez, en parlant en milliards, je je pense que ça ça ne répond pas à la question des gens qui nous écoutent. Je n'ai pas le chiffre exact en tête.
Ce que je sais c'est que ça a doublé, que je pense qu'il faut qu'on lutte beaucoup plus sur la fraude et c'est tout l'enjeu de ce texte de loi. Parmi les nouvelles disposition voté hier au Sénat, vous l'avez évoqué, la volonté notamment de partager les données entre les différentes agences et une disposition qui fait énormément parler notamment l'autorisation pour France Travail et les organismes de sécurité sociale par exemple d'avoir accès à des données sensibles, des données de compagnie aériennes, des opérateurs téléphoniques, n'est-ce pas ? une traque légèrement injustifiée.
Est-ce qu'on ne donne pas trop de pouvoir à ces agences là ? Alors, c'est un débat qui est très intéressant qu'on a eu hier au Sénat. Vous avez ceux qui disent ça empiète sur les libertés individuelles et d'autres qui disent il faut donner tous les moyens pour cette lutte contre la fraude.
Moi, je je fais confiance vraiment au débat du Parlement qui a qui a acté au Sénat hier cette mesure. Nous verrons à l'Assemblée la poursuite de ce débat et je crois que la construction de ce texte au Parlement se fera avec un équilibre à la sortie du texte. Question justement parce que on parle aussi des fraudeurs.
Pourquoi ne pas s'intéresser à nos amis américains ? C'est un sujet qu'on évoque beaucoup ces dernières semaines. On voit que des retraités américains viennent en France grâce à un dispositif initié depuis une loi de 2016 en réalité se faire soigner par le système français.
Est-ce qu'il n'y a pas là tout de suite des mesures très concrètes rapidement à prendre pour lutter contre ce système là qui est de l'abus parce que les contribuables français payent pour le confort des d'amis américains. Oui. Alors, ça a été un débat du budget de la sécurité sociale ce weekend qui va évoluer avec le passage au Sénat pour lequel j'avais donné un avis effectivement de de sagesse qui permet d'adopter l'amendement qui était prévu.
Il faut savoir que c'est des conventions diplomatiques entre les États. Donc c'est une discussion qui doit se faire aussi de façon diplomatique. On avance et c'est vraiment dans le cadre du budget de la SQ.
Et et vous en tant que ministre de la santé, qu'est-ce qu'il faudrait prendre ? Il faut mettre fin à ce système là par exemple vous en tant que ministre de la santé. Moi je crois qu'il y a pas de tabou et qu'il faut ouvrir ce débat.
C'est des gens qui ont qui ont vécu en France, qui ont cotisé. Il faut voir à quel point ils ont le droit aux prestations sociales ou pas et remettre ces conventions sur la table. L'actualité qui arrive désormais, c'est donc le projet en effet de de finance de la sécurité sociale qui va arriver de plein fouet au Sénat avec, on va dire un déficit aggravé plus 6,8 milliards de déficit supplémentaires quand on voit ce qui a été voté ces dernières heures à l'Assemblée nationale.
Aujourd'hui, il y a le ministre du travail Jean-Pierre Farandou dans le dans le Parisien qui nous dit il nous manque beaucoup d'économie et le texte initial devait ramener le déficit à 17,5 milliards aujourd'hui. Le chiffre officiel c'est lequel ? Avec tout ce qui a été vanté, voté aujourd'hui, le déficit de la sécurité sociale s'établit au montant pharamineux de Alors, aujourd'hui, on est plutôt alentour de 25 26 milliards de déficit après le texte à l'assemblée, mais on est dans des discussions, on est tout au début du cheminement de ce texte du budget de la sécurité sociale.
Notre objectif avec le gouvernement, la copie initiale du texte était d'arriver de passer de 23 milliards en 2025 à 17 milliards en 2026. Il faut qu'on arrive à baisser ce trou de la sécu. Pourquoi ?
Pas simplement pour faire joli, mais parce que quand on baisse le trou de la sécu, ça permet aux Français d'être d'être sûr d'avoir une protection sociale qui soit pérenne. Donc, on a un effort partagé à faire. C'est tout l'objet euh de ce texte de budget de la sécurité sociale qui demande un effort à tous pour permettre de baisser ce trou de la SQ.
Le texte va arriver au Sénat, reviendra à l'Assemblée nationale. On va voir à la fin, mais notre volonté au gouvernement, c'est de garder une copie qui baisse le trou de la CQ en dessous des 20 milliards. Et ici, puisque le mot à la mode est celui de compromis, si on ne devait pas arriver précisément à cet objectif voulu de 17,5 milliards pour le trou de la du financement de la sécurité sociale, à combien vous estimeriez qu'il serait acceptable d'arriver avec tout ce qui est en train de se magouiller ? que par exemple un déficit à 20 milliards, vous pourriez dire c'est acceptable, on peut se diriger vers là pour laisser quand même un peu de place à différentes propositions des opposition.
Oui, on est dans dans une discussion de compromis donc on est ouvert à faire évoluer. On n'est pas à 17 milliards piles, ça aurait pas de sens mais en dessous des 20 milliards, on est bien. Enfin, on est mieux.
C'est en tout cas, c'est votre souhait peut-être d'arriver vers la trajectoire aussi qu'on envisage pour les années suivantes. Il faut regarder ça avec une projection. Hm hm.
Puisque justement il y a un déficit, il faut donc avoir des économies. C'est la volonté, c'est notamment le message que Martel Jean-Pierre Farandou dans le Pierre Risien ce matin, la volonté d'économie. Où est-ce que vous allez faire des économies désormais ?
Quelles sont vos cibles identifiées ? Alors dans le budget de la sécurité sociale, on a des efforts, donc des économies qui sont demandées à tous. On a euh des mesures sur les franchises.
Euh vous savez ces forfaits de responsabilité qui font que on va doubler le prix euh la de la boîte de médicament ou de la consultation chez le médecin. Je rappelle d'ailleurs que les Français les plus fragiles ne les payent pas euh ces ces franchises et c'est important puisqueen tant que ministre de la santé, je dois protéger les plus fragiles. Donc on doit avoir un débat sur qui paye ou qui paye pas ses franchises, mais ça c'est un effort demandé aux Français les ceux qui le peuvent le plus.
Il y a des efforts demandés sur les professionnels de santé. Il y a des efforts demandés sur les l'industrie pharmaceutique avec une baisse des tarifs des médicaments pour 1 mliard 6 de baisse. Donc des efforts importants sur l'industrie pharmaceutique.
Il y a des efforts dans ce budget de la sécurité sociale partagés pour les organismes complémentaires avec une taxe qui rapporterait 1 milliard d'euros. Donc vous voyez que tous les secteurs euh ont des économies demandées. Après le débat parlementaire fait évoluer euh le sujet à l'assemblée, certaines de ces économies ont été retirées.
Euh nous allons voir comment le débat se fait au Sénat puis de retour à l'Assemblée. Alors entrons justement dans le dans le détail de certaines taxes qui sont voulues, notamment une taxe qui fait énormément parler, la taxe sur le vapotage. Vous avez vu qu'une pétition est actuellement en ligne.
Elle réunit déjà près de 200000 signatures avec un message qui vous est d'une certaine manière adressé qui dit "En réalité la taxe sur le vapotage aurait des conséquences, je cite désastreuse pour la santé publique et pour l'emploi en France. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Vous maintenez ?
Non, cette proposition doit d'être sur la table. Elle doit aller dans un certain sens. Alors cette taxe, elle est discutée dans le budget et pas le budget de la sécurité sociale parce que c'est une taxe sur un produit.
Bon, ça à la limite ça change pas grand-chose. En tant que médecin, en tant que ministre de la santé et médecin par ailleurs, c'est pas [rires] interdit. Euh, on sait que le vapotage peut être utile au sevrage tabagique et moi, je défends cette position de dire que tous les outils nécessaires à l'arrêt du tabac doivent être protégés.
Euh voilà donc les débats les débats ont lieu. Vous avez vu que Mais en tant que ministre de la santé, votre position c'est de dire attention à cette taxe justement pour continuer les gens à sortir du tabagisme. Je pense que le débat est intéressant.
Ouais. Mais on peut pas dire on peut pas dire que le gouvernement met une copie à discuter au Parlement et puis moi de dire voilà ce que je veux à la fin. En tant que ministre de la santé, je dis que les produits utiles à l'arrêt du tabac sont utiles.
Euh autre sujet, autre taxe aussi, on est en France après tout. La taxe fast food, vous avez vu que c'est une un député écologiste qui propose une taxe de 50000 € à l'ouverture des restaurants franchisés de restauration rapide, puis 10000 € par année d'exploitation des montants doublés en cas de proximité avec des écoles. Puisqu'on parle de santé publique, on connaît les conséquences de on va dire la malbouffe sur la santé notamment des plus jeunes.
Est-ce que cette idée de taxe est quelque chose qui a vos faveurs, madame la ministre ? Alors, ayant dans ma famille que des restaurateurs, j'ai un point de vue peut-être un peu biaisé. Mais ce que je veux dire, c'est surtout ces sujets de taxes euh comportementales, c'est-à-dire de taxes qui euh orienteraient une politique publique de santé publique.
Elles peuvent avoir un intérêt euh quand elles sont accompagnées et elles sont parfois aussi assez compliquées parce que elles entraînent tout un écosystème parce que elles entraînent de l'emploi, pas mal de choses. qu'on peut pas enfin c'est pas blanc ou noir, c'est vraiment des peut-être envisager une taxe fast food mais pas de cette manière taxe par taxe et je crois que surtout ça se construit avec les acteurs. Une taxe comportementale qui est efficace se construit avec les acteurs, c'est-à-dire avec les industriels, avec les les restaurateurs et cetera.
Mais une taxe fast food sur le principe, même s'il faut la travailler, est-ce qu'elle à votre faveur ? En tout cas, il faut rechercher la justice. Les taxes, c'est de la justice.
Et je crois que dans tout sujet des taxes, il faut faire de la justice sur les fast food. Écoutez, moi à titre personnel, je comprendrai pourquoi il y a une justice par rapport au restaurateur. Autre projet puisque on parle aussi de de santé publique, vous avez vu ce qui se passe avec aujourd'hui les les capsules d'azote, c'est extrêmement prisé sur les jeunes.
On avait évoqué main et main de fois, ça a encore été malheureusement au cœur de l'actualité cette semaine, on a évoqué main et main de fois la possibilité de l'interdire définitivement, d'en arrêter la vente. Est-ce que ça aussi pour une question de santé publique, c'est quelque chose qu'il va falloir mettre sur la table rapidement madame la ministre ? Alors, merci de parler de ce sujet parce que tous les auditeurs qui nous écoutent doivent expliquer notamment à leurs jeunes ados la dangerosité de ce produit qui sont les cartouches pour faire de la chantilly.
Les jeunes prennent ça parce qu'ils pensent que ça va les faire rigoler et que c'est pas grave. C'est dangereux et c'est même très dangereux. Ça donne des troubles neurologiques qui entraînent parfois des conséquences irréversibles avec des jeunes qui ont des difficultés après à marcher toute leur vie.
Donc il faut vraiment que il y ait un effort pédagogique sur le fait de dire même une cartouche d'azote c'est dangereux euh pour la santé. Ça c'est le premier truc. La deuxième chose, il y a eu des lois euh de députés ces dernières années donc qui en encadrent la vente de ces cartouches.
Je rappelle que c'est interdit pour les mineurs. Je sais aussi que les élus locaux, les maires sont très engagés sur cette lutte donc pour faire et de la pédagogie et aussi essayer de diminuer cette consommation. Donc en tant que ministre de la santé précisément comme c'est un un outil dangereux, quelque chose qui est en vente, est-ce qu'il faut déjà en interdire la vente ? que vous allez proposer vous en tant que ministre de la santé quelque chose alors déjà informé c'est interdit au mineur je le redis l'encadrement de la vente elle est elle est était votée dans des dans des propositions de loi qui sont maintenant devenues des lois donc on continue notre engagement effectivement sur la lutte contre les addiction mais je le redis informer aussi autour de vous de la dangerosité de ce produit et de la sensibilisation comme on dit comme on dit question aussi puisque c'est vous qui allez porter ce dossier madame la ministre toujours dans les enjeux de de santé, ce sont les fameuses maisons France santé avec des objectifs ambitieux.
On parle de 130 millions d'euros, 2000 maisons France santé. Est-ce que c'est crédible quand on voit aujourd'hui à quel point le le pays est enquisté de mettre autant d'argent et surtout pourquoi faire ? Alors ces 150 millions d'euros qui ont été proposés à l'Assemblée ce weekend pour les maisons France Santé.
Les maisons France santé c'est quoi ? ça sera de rendre visible pour nos concitoyens des organisations de professionnels qui fait qu'ils auront la réponse à leur demande en soin, c'est-à-dire dans les 48 heures, si c'est pas une urgence évidemment, dans les 48 heures, un rendez-vous chez le médecin. vraiment d'une part de valoriser ce qui est fait sur les terrains et surtout que les gens se savent où aller.
Votre quand votre maman sort de l'hôpital parce qu'elle a fait un accident vasculaire cérébral et que vous ne savez pas comment faire pour qu'elle soit prise en charge derrière ou trouver un kiné ou trouver le médecin, ben vous pousserez la porte d'une maison France Santé, vous reconnaîtrez parce que il y a le logo France Santé et vous pourrez avoir accès à ces informations et surtout la la prise en soin. Donc c'est une mesure très importante annoncée par le Premier ministre que nous mettons en œuvre rapidement. Donc vous avez bon espoir que tous les objectifs soient remplis avant Noël comme annoncé.
Alors 15 maisons France Santé par département d'ici Noël. On a commencé et on y arrivera et l'engagement sera tenu. C'est c'est de la conviction qu'on entend ce matin au micro de Sud Radio.
Dernier sujet aussi parmi lesquels on va dire dont vous avez la charge, c'est notamment la santé mentale. Vous avez vu que selon un dernier baromètre de santé publique France, 15 % des 1879 ans sont passés par une phase dépressive. Une campagne de communication notamment a été lancée.
On se rappelle de Michel Barnier qui avait dit que la santé mentale était une grande grande cause nationale. Est-ce que dans les prochains mois, dans les prochaines semaines, quand on voit de tels chiffres, le gouvernement, vous allez peut-être vous engager, on va dire prendre des décisions sur le sujet madame le ministre ? Alors, c'est vraiment important plusieurs choses.
La première chose, je voudrais que tous les auditeurs entendent, le 31 14. Le 31, c'est le numéro de prévention du suicide. Ça c'est vraiment important de connaître ce numéro de téléphone.
Il sauve des vies. Le 31 14. La politique qu'on met en place et qui date pas de il y a 2 jours mais de des ministres qui m'ont précédé, c'est de dire il faut faire une détection précoce notamment chez les jeunes.
J'ai rendez-vous aujourd'hui même avec le ministre de l'éducation. Nous devons avancer sur la détection des troubles de santé mentale parce que quand on détecte les troubles sont moins graves et on sauve des vies. D'autre part et ça c'est depuis ces dernières années, on augmente énormément le financement euh pour la psychiatrie, pour la pédopsychiatrie.
Dans ce budget de la sécurité sociale, c'est 65 millions qui sont mis en plus pour le budget qui est en forte croissance ces dernières années. Nous augmentons le nombre de professionnels formés, le nombre de psychologues dans les centres médicaux psychologiques et nous avons encore beaucoup d'efforts à faire. Donc de l'organisation sur le terrain.
Nous avons créé mon soutien psi qui permet à tous les Français d'avoir accès à un psychologue remboursé par la sécurité sociale en accès direct et ça c'est des mesures qui permettent d'aller se faire soigner. Deux questions encore euh madame la ministre d'actualité cette fois-ci quelque chose qui fait beaucoup réagir et d'ailleurs on attend aussi vos commentaires, vos analyses au standard. Le le ministre du travail a posé sur la table l'idée pour faire des économies justement de mettre en deux parenthèses cette fameuse prime de Noël qui était notamment euh versée à des euh familles avec enfant.
Là, on voudrait la supprimer pour des familles sans enfant. C'était notamment distribué à certains allocataires notamment du RSA ou de certains minim sociaux. Est-ce que vous aussi vous êtes favorable à ce qu'on supprime cette prime de Noël pour euh on va dire les les parents seuls ou juste ceux qui n'ont pas d'enfants ?
Là là aussi, je crois qu'il faut revenir euh à la philosophie du texte du budget. Le gouvernement a mis euh sur la table des parlementaires un budget qui fait des économies et qui recherche dans toutes les ce qu'on appelle des niches les endroits où on pourrait se dire est-ce qu'il faut que des gens qui n'ont pas d'enfants en l'occurrence aient quand même une prime de Noël. Je crois que le débat est important.
Le débat doit avoir lieu. Nous devons trouver des économies. Le ministre du travail euh l'a redit euh ce weekend.
Euh aussi, les les pistes sont sur la table et les discussions doivent se faire pour qu'à la fin on arrive à une copie avec des économies. Mais on n'est pas fermé. Mais vous en tant que ministre de la santé, est-ce que c'est quelque chose en effet qui a vos faveurs ?
Bien sûr, il faut tailler au bout d'un moment dans la prime de Noël. Écoutez, la prime de Noël par rapport à la ministre de de la santé. Euh idées ministre d'un gouvernement, vous avez une idée forcément.
Oui, bien sûr, mais je suis en conviction avec la copie du gouvernement, mais en conviction surtout avec la méthode, c'est-à-dire aucune fermeture au débat. Aucune fermeture au débat. Dernière question madame madame la ministre, votre siège de députés en réalité est en jeu.
Vous pourriez perdre votre siège en janvier dans le Loiré. Vous êtes ministre, vous allez être candidate, j'imagine. Donc ça sera une législative partielle.
Si jamais vous n'arrivez pas à reconquérir ce siège d'une certaine manière, vous tirez les conséquences, vous démissionnerez du gouvernement. Ben, je crois qu'il faut être cohérent. Oui, bien sûr, bien sûr.
Mais vous savez ce qui m'importe là ? Je connais bien le budget de la sécurité sociale. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai été ministre puisqu'il fallait rapidement faire un budget de la sécurité sociale.
Je suis utile et il me semble si je suis utile, je suis au bon endroit et ensuite nous verrons d'abord qu'on arrive à avoir un budget de la sécurité sociale parce que c'est ce qui est important pour les Français. H merci beaucoup madame la ministre Stéphanie Ris d'avoir été avec nous, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées d'avoir été avec nous ce matin. On vient d'en parler, la fameuse prime de Noël.
Est-ce un bon moyen de faire des économies ? On en parle notamment avec vous au standard 0826 300300 et vous êtes également nombreux à nous appeler au 0826 300300 pour réagir par rapport à ce qui se passe du côté de Marseille avec visiblement des règlements de compte qui commencent malheureusement à devenir la la norme. On en parle dans un instant sur Sud Radio.
Restez avec nous. à tout de suite.
Stéphanie Rist