SOPHIE BINET : "LA MOBILISATION N'EST PAS FINIE"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la première chose que j'ai dit à la première ministre c'est qu'il y aura pas de page de tournée c'est que le sujet retraite était encore d'actualité je vous rappelle qu'il y a une proposition de loi du groupe liotte pour le 8 juin vous avez peur en fait on nous a reproché d'utiliser des outils constitutionnels alors qu'ils étaient constitutionnels et cela même qui l'ont fait aujourd'hui veulent dévoyé un outil constitutionnel c'est un texte de sortie de crise et que enfin l'Assemblée nationale qui est le seul représentant du peuple français se prononce je pense que c'est quelque part une sorte de miroir aux alouettes voyez où on fait croire aux salariés qui auraient une possibilité de déboucher donc je le redis je pense que c'est assez irresponsable je réitère le message de la CGT il faut retirer cette réforme sinon les choses ne pourront plus reprendre comme avant et le quinquennat je ne sais pas de quelle manière il va finir [Musique] bonjour à tous le 6 juin prochain c'est la 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites le gouvernement ne rêve que d'une chose chlore enfin ce chapitre est parti en vacances mais s'il en est une qui l'entend pas de cette oreille c'est vous Sophie Binet bonjour bonjour c'est la première fois que nous vous recevons à blast et nous sommes très contents vous êtes la secrétaire général de la CGT depuis mars vous avez succédé à Philippe Martinez et vous donc vous avez repris le flambeau dans son flambeau dans ce combat contre la réforme des retraites sur les plateaux on vous demande souvent en ce moment si le 6 juin ce sera la dernière manifestation je sais que ça vous agace un petit peu mais quand même là ça va faire 5 semaines qui a pas eu de manifestation comment est-ce qu'on fait juste avant l'été pour continuer à mobiliser non ça me fait rire parce qu'en fait depuis le début du mouvement on nous demande à chaque manif si ça sera la dernière et à chaque fois il y a des suites on nous demande aussi à chaque manif quand est-ce que l'Inter syndical va exploser et à chaque fois elle tient bon donc moi j'ai deux choses simples à dire d'abord effectivement l'intersyndical elle est solide elle tient elle tiendra et puis sur les suites du 6 juin comme au début de comme depuis le début de la mobilisation les choses se décident par étape et pour qu'il y ait des suites aussi juin il faut que les 6 juin soit le plus fort possible donc les suites du 6 juin c'est chacune et chacun qui les écriront en étant mobilisés le 6 juin l'enjeu du 6 juin c'est de débarquer la réforme des retraites on connaît le 6 juin c'est une date qu'on connaît qu'on apprend à l'école disait le jour J le débarquement nous le 6 juin on veut débarquer la réforme des retraites et on a des chances sérieuses une opportunité importante avec ce qui va se passer à l'assemblée de 8 juin dont on parlera tout à l'heure c'est vraiment important d'être le plus nombreux de nombreuses possibles en grève et dans la rue le 6 juin pour continuer à faire mentir tous les pronostics du gouvernement parce que depuis le début ce mouvement il nous a expliqué que peut-être qu'on était contre la réforme des retraites mais que il y avait un fatalisme qui est dominerait et qui ferait que les gens ne se mobiliseraient pas nous a expliqué que peut-être qu'on était contre mais que la situation des salaires était telle en France et ça je partage ce point que les gens ne seraient pas prêts à faire grève malgré ça il y a eu des grèves massives nous a expliqué que les syndicats se diviseraient que on tournerait la page et on voit bien que là malgré toutes ces stratégies de pourrissement du gouvernement scandaleuse non seulement on ne tourne pas la page non seulement on ne se divise pas mais on continue à se mobiliser et c'est ce qu'il faut montrer le 6 juin pour débarquer la réforme des retraites et mettre à l'ordre du jour des perspectives de progrès notamment d'augmentation de salaire et puis de réponse à l'enjeu environnementale parce que le 8 juin c'est la niche parlementaire du groupe liotte donc c'est un groupe centriste qui vise l'abrogation de la réforme et donc de repasser l'âge légal à 62 ans donc vraiment c'est il faut maintenir la pression pour ce vote le 8 juin sera examiné à l'Assemblée nationale une proposition de loi transpartisame donc signée par plusieurs groupes à l'Assemblée nationale qui vise à abroger la réforme des retraites c'est très important parce que ça permettrait une sortie de crise par le haut et ça permettrait enfin de passer à autre chose en annulant cette réforme et en pouvant repartir d'une feuille blanche puisque l'article 2 de cette proposition de loi c'est une grande conférence sociale patrona syndicat pour définir des mesures de financement de notre système des retraites et ça nous à la CGT et l'intersyndicale plus largement on est très demandeur de ça parce que c'est le débat que Macron est borne ont refusé en faisant croire que le seul moyen de financer notre système de retraite c'était d'augmenter l'âge de départ et d'augmenter le nombre d'annuités de cotisations et bien nous nous avons des dizaines de propositions pour financer les retraites et c'est de ça dont nous souhaitons parler donc le 8 juin c'est très important ce qui va se passer à l'Assemblée nous appelons tout le monde à interpellé les parlementaires sur le site jusqu'au retraite.fr les syndicats directement envoyer des mails à son député exactement c'est un site de l'intersydical qui vous permet en deux clics ça prend même pas 5 minutes d'envoyer un mail d'envoyer un tweet à votre député pour l'appeler à voter cette proposition de loi transpartisanale et à prendre ses responsabilités le 8 juin prochain j'insiste parce que les responsables les pressions elles sont très très fortes sur les députés on sait certains l'ont dit devant des caméras que il y avait des pressions du chantage des pressions amicales ou pas etc pour notamment au moment du débat sur la motion de censure bon là il y a la même chose parce que le gouvernement panique donc pour que les députés voient bien faut bien qu'ils sentent la volonté de des gens qui sont supposés représentés c'est-à-dire nous donc c'est important d'être dans la rue le 6 juin et puis c'est important d'interpeller un maximum de députés pour les à être présent le 8 juin prochain dans l'hémicycle et puis à bien voter c'est à dire à voter pour cette proposition de loi transpartisane qui permet d’abroger la réforme des retraites alors dans cette histoire votre meilleur allié à part Laurent Berger la CFDT c'est Charles de courseon que nous avons interrogé à blase la semaine dernière alors il y a député depuis 30 ans conservateurs de droite c'est pas un gros mot il est pour la retraite à 65 ans mais idéologiquement il est contre la façon dont on allait mener par le président et donc il s'apprête à essayer de torpiller la loi c'est quoi c'est l'ennemi de mon ennemi et mon meilleur ami ou un allié objectif c'est disons que comment dire on partage ce combat contre la réforme des retraites je pense que ça ça montre à quel point la politique de Macron est violente puisque même des députés de droite ce sont opposés à sa réforme nous on a plein de désaccords avec Charles de Courson sur les questions sociales vous l'avez dit aussi sur en termes de questions sociétales après son groupe fait partie de ceux qui ont déposé cette proposition de loi pour le 8 juin prochain c'est pas le seul puisque je rappelle qu'il y a aussi tous les députés de la nups qui sont qu'aux signataires de cette proposition de loi et donc oui c'est ce qu'on peut qualifier d'un allié objectif c'était un terme de Lénine qui dans le combat permet effectivement de se rapprocher de la victoire la CGT elle interpelle tous les parlementaires quel que soit leur bord politique à l'exception du rassemblement national et donc moi j'avais déjà fait des rencontres des conférences de presse avec des députés de droites ou des députés de gauche donc c'était pas la première fois dès lors qu'on est d'accord sur un objectif commun à savoir là cette proposition doit d'abrogation qu'il est effectivement de salut public de voter et j'insiste c'est pour ça que c'est intéressant cette proposition de loi transpartisane c'est que ça montre que la question de la réforme des retraites quelle que soit ses options politiques c'est pour ça que nous aussi les députés LR avec qui nous avons énormément de désaccords mais on voit bien que la quasi-totalité de la population française elle est contre cette réforme des des retraites parce que ça c'est une réforme extrêmement violente qui revient à nouveau lait 2 ans de vie parce que sur la méthode il y a eu une un passage en force du gouvernement de A à Z de refuser d'entendre les organisations syndicales de refuser d'entendre les parlementaires et même de leur refuser de voter de refuser d'entendre les Françaises et les Français en empêchant qu'il y a un référendum donc c'est aussi une question démocratique le fait de voter cette proposition de loi c'est de dire que on peut pas gouverner le pays contre son peuple et que à un moment c'est normal quand il y a une crise et un conflit de ce niveau de violence de se retourner vers la population et de dire bon ok il y a un désaccord référendum et puis on tranche comme ça et on trouvera une sortie de crise de cette façon là et c'est un problème que Emmanuel Macron et son gouvernement depuis le début de la mobilisation à chaque fois que l'Inter syndicale a tenté découvrir des portes de sortie de crise il les a et nous les a claqués violemment à la porte il nous a claqué pardon les portes violemment au nez en empêchant ainsi toute sortie de crise ça c'est grave alors on va essayer un peu de se projeter le si juin la mobilisation sera ce qu'elle sera ou la souhaiter forte le 8 juin qu'est-ce qui va se passer parce que il y a trois scénarios en fait déjà il y a possibilité qui n'est pas de vote là il y a des manœuvres actuellement on le sait très importantes pour essayer de retoquer la proposition de loi en amont donc c'est le fameux article 40 qui fait qu'on ne peut pas engager des nouvelles dépenses si elles n'ont pas été compensées bon Charles de Courson c'est un vieux renard de l'Assemblée justement pour parler de la convention sociale ça devrait normalement sauf si on est encore sur un coup de force contrer cette manœuvre là de la majorité si un vote et que la loi passe qui a une majorité qui se dessine à assembler sur cette proposition de loi qu'est ce qui va se passer ça va aller au Sénat oui tout à fait si la loi est adoptée derrière elle part au Sénat au Sénat on peut être assez inquiet sur le fait qu'elle soit adoptée bon même si nous on considère que les sénateurs il faut les interpeller et puis les appeler à voter cette proposition de loi faut préjugé de rien il faut aller au débat nous on ira au débat avec les sénateurs et les sénatrices comme on sait le faire mais ce qui est important de rappeler c'est que infini le dernier mot revient à l'Assemblée nationale et ça c'est ce que le gouvernement féminine d'oublier et donc si cette loi est votée 8 juin ça a renforcera ce que dit l'Inter syndicale depuis le début c'est que il serait irresponsable d'appliquer cette réforme au 1er septembre là il y aurait une loi en navette parlementaire une loi d'abrogation et on appliquerait la réforme à marche forcée au premier septembre sachant que la façon dont se prépare l'application de cette réforme et aussi scandaleuse que le contenu même de la réforme puisque donc les décrets ne sont toujours pas parus donc les les personnels des différentes caisses de retraite là sont dans l'incapacité de préparer la mise en application de la réforme et il y a déjà un niveau de stress et de burn-out extrêmement élevé parce qu'on les fait travailler à marche-forme forcée dans des conditions scandalesuses et puis le résultat pour les assurer sociaux le résultat pour les salariés c'est qu'ils n'ont aucune transparence sur leur situation individuelle avec des risques d'erreurs de calcul extrêmement élevés donc c'est scandaleux dans ce contexte d'appliquer cette réforme à marche forcée au 1er septembre surtout si le 8 juin la proposition de loi transpartisane d'abrogation de la réforme et voter donc nous la première chose que on fera au soir du 8 juin c'est rappeler et interpeller le gouvernement sur la nécessité d'être responsable de laisser le débat démocratique se faire et donc de suspendre immédiatement l'application de la réforme le gouvernement lui dit que il sera prêt à mettre en application la réforme en septembre oui ben ça c'est leur discours de technocrate dans leur tour d'ivoire mais sur le terrain c'est pas du tout ce qui se passe parce que sur le terrain il y a jamais eu une réforme des retraites qui a été d'application aussi rapide jamais jamais jamais et donc vouloir faire les choses comme ça c'est encore une nouvelle preuve de mépris et d'irrespects pour à la fois les personnels et puis surtout les salariés parce que ça va être la roulette russe sur la façon dont leur départ en retraite se va se passer on sait aussi qu'il y a plein de difficultés dans des entreprises avec des salariés qui étaient déjà partis en frères traites qui avait utilisé leur compte épargne temps etc et qui en fait les calculs si la réforme s'appliquait bien au 1er septembre ce que nous continuons à contester et ce que nous allons continuer à essayer d'empêcher donc si cette réforme s'appliquait au premier septembre tous les calculs tomberaient à terre et donc il y a des salariés qui se retrouvant alors que ils avaient organisé leur départ à devoir travailler trois mois quatre mois de plus alors que tout était fait pour qui partent donc on sait que dans plein d'entreprises il y a plein de problèmes il y a ça alors l'autre scénario c'est si le gouvernement joue le jeu qu'un vote toujours possible que Charles de Courson et son groupe perte de vote dans ce cas-là quand même après que la loi a été promulguée si la niche ne donne rien est-ce que quand même ce sera pas un peu fini pour nous non puisque nous avons dit depuis le début notre opposition à cette réforme le fait qu'elle n'était pas justifiée économiquement et qu'elle était extrêmement violente socialement donc si jamais par malheur il y avait on perdait le vote le 8 juin ce qui m'étonnerait quand même c'est pas pour rien que le gouvernement veut à tout prix empêcher ce vote c'est parce que ils savent bien que les règles de majorité pour adopter une proposition de loi ne sont pas les mêmes que les règles de majorité pour la motion de censure puisqu'il suffit le 8 juin d'avoir une majorité simple et pas une majorité qualifiée avec tous les inscrits c'est ça en fait avoir une majorité pour une motion de censure c'est quasiment impossible et c'est pas pour rien que sous la Cinquième République il y en a quasiment jamais été le cas par contre pour adopter une proposition de loi c'est plus facile et d'ailleurs on l'a déjà réussi sur la question d'EDF et de l'électricité puisque on a réussi il y a quelques semaines à faire voter contre la vie du gouvernement une proposition de loi de nationalisation de DF qui permet de faire d'EDF et de la fonte historique d'électricité un bien public et de répondre ainsi aux enjeux sociaux et environnementaux et cette proposition de loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale elle poursuit son parcours et elle vient nourrir notre mobilisation pour que l'électricité soit un bien public le 16 mai vous avez rencontré Elisabeth borne fallu reprendre langue comme on dit là c'était la deuxième fois donc nous la voyons cette fois c'était chaque organisation syndicale qui était reçu séparément et ce qui est important à souligner c'est que malgré cette stratégie on a bien compris pourquoi le pouvoir voulait nous recevoir séparément d'ailleurs moi dans l'entretien elle m'a dit à certains points ah oui mais sur ce point toutes les organisations sont pas syndicales ne sont pas d'accord etc bon ce qui était faux plus je savais très bien que c'était faux elle le savait aussi donc je lui ai dit bien tenté mais non toutes les organisations syndicales sont d'accord sur le fait qu'il faut retirer la réforme des retraites sur le fait qu'il faut augmenter les salaires sur le fait qu'il faut revoir les ordonnances travail c'est-à-dire la réforme du Code du travail qui a été faite par Emmanuel Macron sitôt son arrivée à l'Elysée en 2017 et dont le résultat est catastrophique sur le terrain aujourd'hui c'est pas pour rien que il y a une telle dégradation des du niveau des salaires c'est parce que la négociation collective elle a été entravée par cette réforme autoritaire et unilatérale on a beaucoup moins de représentants du personnel qu'auparavant on a supprimé les CHSCT les comités hygiène santé sécurité et amélioration des conditions de travail et donc les accidents du travail continuent à exploser il y a aucun levier par exemple pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail tout ça à cause des ordonnances Macron qui en plus facilite le licenciement des salariés et donc toutes les organisations syndicales et notamment la CGT on lui a dit que il fallait revoir en profondeur les ordonnances Macron à la fois améliorer la représentation du du personnel avec des délégués du proximité des CHSCT des prérogatives renforcés pour les CSE et puis qu'il fallait renforcer la négociation collective notamment sur les salaires et enfin sécuriser les salariés contre les licenciements parce que ces ordonnances Macron elles ont créé notamment le système de barréisation des licenciements ce qui permet à un patron quand il fait un licenciement illégal il est sûr qu'il sera pas beaucoup condamné et donc il peut provisionner par avance ses frais de justice en sachant que au pire ça ne dépassera pas X euros et en général un montant très minimum qui permet comme ça de décomplexer les licenciements et de faciliter les licenciements et pour ça on a été condamné au niveau international par la Commission européenne des droits sociaux et par l'OIT et donc il faut que la France revienne sur ce point qui est scandaleux parce que la sécurité contre les licenciements abusifs c'est un peu la clé de voûte du Code du travail si on sait que le patron peut nous licencier à tout moment évidemment c'est plus difficile de faire grève de se faire entendre dans l'entreprise de quand on est cadre dire telle directive l'appliquerai pas parce que c'est dangereux pour les salariés les autres salariés ou pour l'environnement etc etc parce que vous a paru réceptive à l'écoute moi ce qui m'a frappé c'est le manque de marge de manœuvre vis-à-vis de l'Élysée c'est à dire que on sait malheureusement que on est là comment dire en bout de course sur la 5ème république avec des décisions qui se prennent de A à Z à quelques-uns à l'Elysée et que les choses sont extrêmement corsetées d'un point de vue social d'un point de vue budgétaire notamment avec là maintenant une austérité en plus qui va se que le gouvernement veut mettre en place et que les Lisée veut mettre en place pour le budget 2024 donc c'est très inquiétant sur les marges de manœuvre c'est pour ça que je suis sortie en disant le 49-3 était décidé depuis l'Élysée on nous avait vendu du dialogue social c'était plutôt un monologue patronal c'est à dire que je n'ai eu de réponse satisfaisante sur aucun point bon nous attendons de voir ce qu'elle va proposer à l'issue de ces entretiens mais j'avoue qu'à ce stade nous sommes inquiets et c'est pour ça que la mobilisation du 6 juin prochain elle est extrêmement importante parce que le gouvernement n'a toujours pas compris nos messages la preuve c'est que il a encore dans ses cartons des réformes régressives qu'il entend nous imposer notamment la réforme en matière d'assurance chômage ou ce que veut faire le gouvernement s'est renforcer les sanctions et la stigmatisation des personnes privées d'emploi en soumettant à obligation d'activité les personnes qui ont les minima sociaux notamment le RSA 530 euros par mois chacun sait qu'on ne vit pas et donc c'est scandaleux d'imposer les obligations à des personnes qui sont privées d'emploi et de leur mettre encore plus de bâtons dans les roues alors qu'on sait qu'il y a entre 30 et 50% des personnes qui devraient avoir le RSA qui ne le demandent pas et qui en sont exclus parce que les démarches aujourd'hui elles sont trop compliquées il y a pas assez de travailleuses et de travailler sociaux pour les accompagner que il y a de plus en plus de démarches qui sont dématérialisées qui se font en ligne avec des démarches sociales que ça soit pour les aides au logement le RSA les bourses à l'École etc qui s'apparentent à un parcours du combattant permanent qu'on fait subir à des personnes qui sont déjà extrêmement en difficulté des démarches en ligne ça veut dire quoi ça veut dire que on a même pas d'ordinateur pas de connexion Internet parfois on sait même pas se servir d'un ordinateur mais on n'a même pas l'équipement et on va devoir faire toutes ces démarches en ligne il va faut arrêter de se moquer du monde à côté de la réforme des retraites qui restent le sujet quand même central il y a beaucoup de sujets à traiter il y a l'inflation et la question des salaires tout ça c'est des combats vous allez devoir mener en parallèle de celui autour de la réaction des retraites oui tout à fait toute manière la bataille pour les salaires elle ne s'est jamais arrêtée puisque depuis le début du conflit sur les retraites il y a plein de conflits dans les entreprises pour augmenter les salaires je vais prendre deux exemples le premier c'est celui de Vertbaudet tout à l'heure la CGT organise un rassemblement devant le siège social de Vertbaudet pour dénoncer la situation qui est faite au grévistes Vertbaudet pour les gens qui ne l'ont pas forcément en tête c'est depuis le 20 mars il y a environ 80 salariés essentiellement des femmes qui sont en grève sur un site qui produit des articles de puériculture c'est ça et la situation est très tendue sur place il y a eu des problèmes de violences policières et même eu un commando qui s'en est pris un printemps syndical Vertbaudet donc c'est l'entrepôt de logistique dans le Nord avec 80 ouvrières qui sont en grève depuis 2 mois en fait elle demande pas la lune elle demande juste une augmentation de salaire qui leur permet de maintenir de pouvoir d'achat face à l'inflation et de reconnaître leur travail la réponse du patron depuis deux mois c'est zéro zéro pour cent d'augmentation pour 2023 alors que l'inflation sur les prix alimentaires elle atteint quasiment 20% et que les ouvrières de Vertbaudet elles sont particulièrement mal payées puisque il y a aucun déroulement de carrière à Vertbaudet on peut au bout de 30 ans de d'entreprise être payées comme quasiment à lambauche il y a des amplitudes horaires énormes puisque c'est du travail en 2,8 avec du travail de nuit et des ouvrières qui vont commencer à travailler à 4h du matin d'autres qui vont finir à 22h des conditions pénibles puisque c'est environ 25 km par jour qu'elles font chacune avec leur chariot pour préparer les colis une grosse pression de productivité pour aller toujours plus toujours plus vite et donc face à cette grève qui dure depuis deux mois le patron a été incapable d'ouvrir des négociations jusqu'à hier et ce qu'on fait les pouvoirs publics au lieu de mettre leur poids dans la balance pour faire en sorte qu'il y a une médiation comme nous le demandons depuis le début les pouvoirs publics ont envoyé la troupe et donc on voyait les forces de police déloger le piquet de grève donc ça c'est fait en début de semaine dernière avec des CRS qui ont fait une intervention extrêmement musclée puisque ça s'est traduit par l'hospitalisation d'une des grévistes qui a eu à l'issue plusieurs jours d’été ça s'est traduit par deux interpellations de militants de la CGT dont un a porté plainte à l'issue de l'interpellation avec pareil plusieurs jours dit TT et puis après cet épisode là notre délégué syndical a été victime d'un commando avec deux personnes qui sont venues le chercher à domicile qui étaient armées qui se sont fait passer pour la police sans montrer aucune carte de police et qui l'ont emmené qu'ils l'ont gazé qu'ils l'ont menacé qui lui ont fait des menaces contre sa famille et donc ça évidemment c'est c'est gravissime pour l'instant on ne sait pas qui sont ces hommes je ne sais pas qui sont ces hommes mais bien sûr évidemment nous nous faisons le lien avec le conflit pourquoi s'en prendre déléguer syndical de la CGT dans ce conflit tendu à part pour nous faire peur et nous forcer à arrêter cette mobilisation qui qui dérange donc aujourd'hui le rassemblement que nous organisons il est extrêmement important pour montrer aux ouvrières de Vertbaudet que nous sommes avec elle que leur situation allait représentative de celle de la majorité des femmes travailleuses aujourd'hui qui sont scotchées au plancher comment enfermés sur des emplois dévalorisés mal payés non reconnus pénible avec beaucoup de temps partiel et qui ne permettent pas d'être indépendant économiquement et donc nous allons publier une lettre ouverte dans le monde de sans féministes qui soutiennent ces ouvrières et cette lettre ouverte elle sera ouverte à signature sur une plateforme de pétition donc j'appelle toutes celles et ceux qui nous regardent à signer cette pétition pour pour finir les ouvrières de Vertbaudet et exiger que d'urgence des négociations s'ouvrent on ne demande pas la lune on demande tout simplement l'ouverture de négociation avec des augmentations de salaire à la clé et des engagements chiffrés c'est quand même vraiment simple et c'est honteux que depuis deux mois il n'y ait toujours pas eu de négociation digne de ce nom dans le cas de vertbaudet vous parlez de grève reconductible un mot sur la méthode qui a été celle de inter syndicale depuis janvier donc c'est 14 journées de mobilisation voilà sur un jour essayer de mettre le plus de gens possible dans la rue avec parfois des longues périodes sans mobilisation là on va cinq semaines depuis la dernière il y a des critiques sur la façon dont ça a été fait sur est-ce qu'il fallait essayer de davantage rentrer dans un bras de fer sur la durée le 7 mars il y a une tentative de mettre dans certains secteurs l'énergie les transports de mettre la France à l'arrêt c'était le mot d'ordre qui était celui de tout inter syndical mais même au sein des militants on sent qu'il y a quand on tire le bilan de ces 5 semaines de ces cinq mois de mobilisation il y en a certains qui pensent qu'il fallait faire autrement je pense notamment à Olivier matheux qui est le secrétaire général de la CGT des Bouches-du-Rhône dans la revue ballade il a critiqué en disant qu'il fallait qu'il aurait fallu essayer de bloquer le pays sur la durée toujours on parle sur la grève générale donc est-ce que c'est critiques sont fondées d'après vous alors d'abord la CGT elle aura un débat important sur le bilan de la mobilisation l'analyse à l'issue de la mobilisation là la mobilisation elle n'est pas finie donc nous nous ne commençons pas ce bilan à ce stade mais nous l'aurons entre nous et nous n'esquiverons aucun débat c'est évident parce que c'est important d'analyser ce qui s'est passé les leçons du mouvement etc ensuite la deuxième chose que je veux dire c'est que bon moi j'entends beaucoup d'observateurs extérieurs nous dire des Yaka faucon bon et ils sont sympas en attendant on le sait quand on est syndicaliste la grève ça se décrète pas ça se construit et ça se construit avec les sal par le bas exactement et donc nous ça a été la stratégie de la CGT à partir du 7 mars nous avons appelé les salariés à mettre à l'ordre du jour la grève reconductible et donc dans un maximum de secteurs dans lequel nous avons la capacité de le faire nous l'avons fait la grève reconductible dans les transports dans l'énergie dans les ports notamment chez aussi les verriers les céramistes on en a moins parlé mais dans l'industrie du verre il y a eu des grèves reconductibles importantes dans l'agroalimentaire il y a des usines d'agroalimentaires qui ont fait grève à leur manière une heure par jour ou voilà pareil dans certaines usines de la métallurgie ça aussi été le cas moi à ce stade les leçons que je tire c'est trois choses d'abord la première difficulté que nous avons c'est la radicalisation du gouvernement et du pouvoir qui passe en force malgré un mouvement d'un niveau historique en termes de nombre de manifestants mais aussi en termes de nombre de grévistes notamment dans le privé ça faisait longtemps qu'on avait pas eu autant de grève et pourquoi est-ce que le gouvernement passe en force bon d'abord à cause des institutions de la Cinquième République donc je pense que il va falloir en tirer des bilans nous tous nos tous nos homologues étrangers européens nous regardent avec des Hurons en disant mais chez nous ça n'existerait pas au bout de deux semaines du mouvement que vous avez fait la réforme elle l'aurait déjà été enterrée d'abord ce qui a une démocratie sociale que vous n'avez pas en France et donc les gouvernements ne peuvent pas passer contre la vie de tous les syndicats et quand il y a des grèves de cette force ensuite parce que chez nous il y a aussi une démocratie politique et on dirait que vous ne l'avez pas trop en France puisque le président de la République peut pas faire un truc tout seul s'il n'a pas la vie de sa majorité et donc c'est important de se dire que aujourd'hui la France et ce conflit le montre la France est une anomalie en Europe dans la majorité des autres pays européens ça ne pourrait pas se produire et puis cette radicalisation du pouvoir elle se fait pourquoi parce que Emmanuel Macron joue sur la tripartition de la vie politique française sur le fait que le rassemble national est très élevé et d'ailleurs il alimente par sa politique et il le sait ce sont des choix politiciens cyniques gravissimes parce que pour la CGT il n'y a pas de pire ennemi pour le monde du travail que le rassemblement national c'est mon télétraum d'après vous ah oui tout à fait parce que pourquoi parce qu'en fait ça empêche qu'il y a une alternative politique parce que en 2010 Sarkozy est passé en force sur sa réforme des retraites en 2012 il y a eu une alternative politique bon qui était pas à la hauteur du point de vue de la CGT mais il y a quand même Sarkozy n'a pas été réélu là Emmanuel Macron se dit que il peut être tranquille puisque même s'il y avait une dissolution de l'Assemblée nationale avec le niveau du rassemblement national bah ça complique la donne pour qu'il y ait une alternative politique et c'est là-dessus qui joue et c'est là-dessus que repose tous ses calculs donc ça c'est premier problème qui pour le coup ne dépend pas de nous directement c'est la radicalisation du pouvoir cette stratégie cynique de montée de l'extrême droite etc deuxième problème c'est la difficulté qu'on a eu après le 7 mars à étendre les grèves recondu et c'est pas faute de la voir organisé impulser voulu du côté de la CGT et ça ce que ça dit c'est que le syndicalisme n'est pas assez fort dans le pays que il y a trop d'entreprises dans lesquelles il y a pas de syndicats qu'il y a trop d'entreprises dans lesquelles il y a seulement quelques syndiqués et donc la première leçon en tirer et j'appelle d'ailleurs toutes celles et ceux qui nous regardent en tirer les conséquences c'est que il faut se syndiquer très largement pour pouvoir augmenter le rapport de force parce que pour avoir la capacité de partir sur une grève reconductible dans la durée on le voit à Vertbaudet mais on le voit dans toutes les entreprises pour être solide faut avoir un socle de syndiqués sinon on est trop fragile face au patron et donc là c'est vraiment très important à l'issue de cette séquence et dans le cadre de cette mobilisation sur les retraites de ce syndicat parce que c'est ça qui fera notre rapport de force de moyens et long terme et c'est ça qui nous permettra de changer notre vie au travail de changer nos conditions de travail de reprendre la main sur notre travail parce que au quotidien bon là on a mené amène une très grande bataille face au pouvoir mais au quotidien le syndicalisme c'est d'abord face au patron dans l'entreprise et face au patron pour se faire respecter il faut être syndiqué et ça change vraiment la donne une entreprise dans lequel il y a pas de syndicats et une entreprise dans laquelle il y a des syndicats tout de suite la tonalité face à l'employeur elle est différente pareil une entreprise dans laquelle il y a juste trois quatre syndiqués ou dans laquelle 50% des salariés sont syndiqués le patron ne se permet pas les mêmes choses donc il faut absolument ce syndiquer et puis le troisième point de réflexion c'est sur les jeunes on sait que les jeunes notamment les jeunes scolarisés ont une capacité de mobilisation importante il est elles ont été présents dans la mobilisation mais pas à la hauteur qu'ils auraient pu occuper alors que en plus leur situation c'est objectivement dégradé avec parcoursup un manque de moyens majeur dans l'enseignement supérieur enfin une situation scandaleuse qui est faite aux étudiants et aux étudiantes aujourd'hui mais je crois qu'il y a une telle précarisation des des étudiants que leur mobilisation allait devenir plus difficile qu'elle n'était hier et ça ça a manqué aussi comme carburant dans la mobilisation il faudra qu'on réfléchisse là dessus est-ce qu'on ne vit pas quand même une forme de paradoxe parce qu'on a assisté à la plus grande mobilisation depuis 30 ans il y a des jours où vous avez revendiqué 3 millions de personnes dans les rues les syndicats objectivement se renforcés je crois que la CGT vous revendiquez 30 000 nouveaux adhérents depuis janvier la CFDT aussi et en même temps c'est un peu le paradoxe on a eu la démonstration que le ce jeu de la démocratie sociale du si les syndicats réussissaient sur Paris et font une démonstration de force le gouvernement mais dedans son vin négocie enlève les parties les plus problématiques d'une loi on a vu que ce jeu ne marchait plus du tout en fait et même ça s'est vu très clairement c'est que le 16 mars au 49-3 au moment où le gouvernement a sifflé la fin de la récré en disant non le jeu parlementaire là est terminé c'est fini immédiatement vous les syndicats vous qui teniez vraiment la mobilisation avec très peu de violence vous avez de suite été dépassées par des d'autres formes de mobilisation donc c'était les manifestations spontanées sauvages non déclarés soit comme le selon comment on veut les qualifier est-ce que ça quand même c'est pas un truc assez étonnant en parallèle d'avoir ces deux éléments là étonnant non enfin nous on le savait là CGT on le savait que s'il y avait un 49-3 il y aurait une explosion de colère et d'ailleurs on n'a pas cherché à la juguler du tout cette colère elle était légitime après on a toujours dit que nous napolions pas à la violence physique condamné la violence donc on a une alliance tout le monde qu'on a la violence mais on avait alerté le pouvoir depuis trois mois sur le fait que là il y avait une colère sociale énorme et là cette colère sociale elle ne s'est pas arrêtée puisque on voit que les salariés sont encore plus opposés à la réforme des retraites qu'il est elle ne l'était en janvier et souhaite encore plus qu'on continue que que ce qui souhaitait en janvier donc nous on est renforcé moi je tire trois trois conclusions sur le à ce stade quels sont les acquis de la mobilisation parce que c'est aussi important de se le dire d'abord on a gagné la bataille des idées et ça c'est important parce que dans la durée c'est le rapport de force donc on a gagné la bataille guider sur le fait que cette réforme des retraites elle était injuste violente etc mais on a aussi gagné la bataille des idées sur le fait que l'objectif la perspective c'est la retraite à 60 ans ça on l'entend beaucoup dans les cortèges et ça a permis aussi de remettre sur le devant de la scène les conditions de travail dégradé le fait que après 60 ans il y a plein de boulot qu'on ne peut juste plus exercer donc le fait de remettre en scène cette revendication de la retraite à 60 ans ça va laisser des traces et ça joue justement sur les perspectives d'avenir et d'alternative deuxième point que nous avons marqué dans la mobilisation c'est que nous avons remis des syndicats et la CGT au centre du jeu alors que Macron voulait nous marginaliser et nous limiter à au mieux la négociation à l'entreprise mais au mieux en considérant que on n'est pas du tout des acteurs de l'intérêt général que on n'a pas notre intérêt à donner sur les grandes réformes et d'ailleurs que la sécurité sociale doit être étatisé et reprise dans les mains de l'État donc on a les syndicats au centre du jeu et c'est très important tout ce que dit l'Inter syndicale et tout ce que disent toutes les organisations syndicales c'est que les choses ne reprendront plus jamais comme avant plus jamais si cette réforme n'est pas retirée il y a une défiance profonde qui reste et donc toutes les organisations syndicales vont refuser de revenir aux tables des discussions ou des négociations comme avant en se contentant de modifier la virgule sur un texte au gouvernemental et pas trop mal tout va coûter plus cher maintenant tout va coûter plus cher effectivement nous nous pour ce qui concerne la CGT moi j'ai dit clairement que nous ce qu'on souhaitait c'était négocié pas discuter et donc on n'est pas là pour modifier des virgules de textes écrits par d'autres par contre on est là pour négocier sur la base de nos textes à nous et nos propositions à nous et puis le dernier élément que nous avons acquis fait bouger grâce au rapport de force énorme que nous avons fait contre construire que nous avons construit c'est que le gouvernement de maintenant n'a plus ni majorité sociale ni politique pour faire ces réformes et donc on le voit pour tout projet de loi à l'Assemblée nationale il est entravé parce que il a plus de majorité pour voter son son projet de loi donc il y a une capacité à réformer du gouvernement qui est complètement entravée d'ailleurs ça n'a pas échappé au marché financier puisque la note de la France a été dégradée par les agences de notation qui disent il lui reste quatre ans de mandat comment il va le finir aujourd'hui on voit bien qu'il est en incapacité de réformer le pays après cette réforme violente qu'il a faite donc je réitère le message de la CGT il faut retirer cette réforme sinon les choses ne pourront plus reprendre comme avant et le quinquennat je ne sais pas de quelle manière il va finir la leçon de sagesse c'est le 8 juin prochain de voter cette proposition de loi d'entendre le vote des députés et de siffler la fin de la récré et de dire bon ok on a entendu on arrête on convoque une conférence sociale on trouve des solutions pour trouver ces 12 milliards d'euros qui manquent nous on a plein de propositions il suffit élargir l'assiette des cotisations de mettre à contribution les dividendes les rachats d'actions de faire l'égalité famom par exemple tout ça ça finance non seulement le régime actuel mais ça peut financer la retraite à 60 ans donc c'est dire combien ça serait facile de trouver ces 12 milliards si on accepte les chercher et si on accepte de mettre enfin à contribution les grandes entreprises qui aujourd'hui veulent toujours payer moins d'impôts moins de salaire pour continuer à augmenter le les revenus versés aux actionnaires et le salaire des dirigeants c'est pas possible de faire ça face aux enjeux sociaux et environnementaux auxquels on est confronté la justice sociale elle est centrale aujourd'hui c'est vraiment sûr que le gouvernement va pas réussir à passer à autre chose là on a bien vu la prochaine séquence et l'immigration back to the basic la retraite c'est fini maintenant on va et dans ces cas-là la majorité d'Emmanuel Macron pourrait trouver un accord avec la droite notamment sur ces questions là ça fait trois mois que le gouvernement essaie de passer à autre chose qu'il n'y arrive pas après effectivement on voit bien les stratégies et les grosses ficelles pour aller séduire la droite et puis aussi aller envoyer des messages aux électeurs du rassemblement national ce que nous trouvons scandaleux très malsain et très grave pour notre démocratie pour pour l'instant cette proposition de loi sur l'immigration moi je ne suis pas du tout sûr que le gouvernement est une majorité pour la faire voter donc j'attends de voir et j'espère que l'ensemble des élus républicains seront dire au gouvernement que la priorité c'est pas de faire une réforme de l'immigration c'est de répondre aux revendications des travailleuses et des travailleurs qui se mobilisent depuis quatre mois pour le retrait de la réforme des retraites l'augmentation des salaires l'amélioration des conditions de travail l'égalité famome de répondre à l'enjeu environnemental qui est central et sur lequel à chaque fois qu'on perd une journée les choix sont plus restreints sur les possibilités de de de transformation de l'appareil productif à mettre en place donc il faut travailler sur ces sujets sans attendre c'est pas sur la question de l'immigration qu'il faut faire une énième loi sachant qu'on en a déjà eu quasiment une par an ces dernières années merci Sophie Binet voilà cette entretien est à présent terminé j'espère qu'il vous a plu si c'est le cas n'hésitez pas à le dire en commentaire blast est un média indépendant et ne vit que grâce à votre soutien donc si vous le pouvez soutenez-nous financièrement sur blast-info.fr et n'hésitez pas à vous indiquer c'est gratuit ça fait mal à personne sauf peut-être pas trop là cgt.fr cgt.fr mais on n'a pas le faire la pub à très bientôt sur Blast [Musique] [Musique]
Élisabeth Borne