Quand le ciel nous tombe sur la tête / Pouvons-nous vivre sans plastique ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de 28 minutes, l'incontournable rendez-vous des soirées d'été. Et bonsoir à vous chers amis. Bonsoir.
Et l'actualité, bien ce sont ces 180 pays réunis à Genève pour essayer de trouver le premier traité mondial visant à réduire la pollution plastique et il y a urgence. Alors, est-il possible d'imaginer un monde avec moins de plastique ou est-ce déjà trop tard ? Quelle technologies sont à notre disposition pour réduire ce fléo planétaire ?
Nous en débattrons. En fin d'émission, nous retrouverons ceux qui ne se demandent pas mais au fait c'est quoi le tube de l'été cette année ? puisqu'ils l'écrivent chaque soir bien sûr grâce à leur chronique.
Bonsoir Quentin Darmont Marjon. Alors au programme ce soir Quentin Bonsoir elle est reparti de Washington les mains vides. La présidente de la confédération suisse Karine Keller Suter est largement critiquée dans son pays pour sa gestion des droits de douanes américains.
Je vous présente cette ancienne punk en fin d'émission et vous marge on verra que l'Espagne veut rivaliser avec la France comment en construisant un taureau géant presque aussi haut que la tour Effel. Sauf que ça fait pas l'unanimité. On imagine on vous retrouve en fin d'émission car avant sa question : faites-vous le plus confiance pour nous sauver d'une météorite qui pourrait détruire la terre ?
Bruce Willis ou Charles Frankel ? Alors certes, le comédien américain a déjà fait ses preuves dans le domaine mais Charles Frankel est un planétologue qui s'y connaît tout particulièrement en bombe cosmique. Donc désolé Brus mais nous on a fait notre choix.
Charles Franquel vient nous parler de la terre face aux astéroïdes tout de suite dans 28 minutes. [Musique] Bonsoir Charles Franquel. Bonsoir.
Vous êtes géologue spécialiste en planétologie. Votre livre Bombe cosmique la terre face aux astéroïdes est publié aux éditions du Seuil. Je vous présente l'équipe de 28 minutes.
Bonsoir Hélè Roussell. Bonsoir Jean-Mthieu. Bonsoir Nhatriou.
Bonsoir. Alors euh Gill Franquel, juste au départ pour être au clair et honnête avec nous, est-ce que simplement vous pourriez nous dire ce que c'est qu'un astéroïde ? Un asteroé, c'est un morceau de de roche qui date de l'origine du système solaire quand l'étoile se formait et les planètes, il il resté des résidus euh qui se sont pas agglomérés en planète et elles continuent à tourner autour du soleil euh généralement au large de la Terre, plutôt du côté de Mars, Jupiter.
Mais il y en a qui croisent de temps en temps l'orbite de la Terre et là c'est le drame. Voilà, c'est là où ça peut être dangereux. Et on va voir pourquoi avec vous dans un instant parce que avant on va voir pourquoi vous avez le profil idéal pour être l'invité de cette émission figurez-vous.
Et c'est ce qu'on va voir tout de suite avec Olivier Boucreux. [Musique] Charles Frankel, vous êtes géologue mais pas de ceux qui classent les cailloux. Vous lisez dans les cratères comme d'autres dans les lignes de la main.
Pour raconter le cosmos, ses périls et ses promesses, vous avez le profil idéal. dans les années 60 où on prenait conscience de la Terre en tant que planète et c'était à l'époque des astronautes Apollo qui allaient vers la Lune et qui se retournaient pour voir la Terre. Petit Parisien à double culture franco-américaine, vous décrochez à 13 ans le concours opération espace avec une dissertation sur les bienfaits de la conquête spatiale.
Nous sommes en 1969 tandis qu'Apollo 11 s'apprête à alunir. Vous êtes invité à visiter la NASA, les fusées, les simulateurs. Votre destiné.
Formé à la géologie, fasciné par l'espace, vous devenez planétologue. On appelle terraformation la faculté de transformer une planète à l'image de la Terre. Option vulgarisation.
Car pour vous, la science n'a de sens que si elle se partage. Vos livres racontent l'histoire des chocs célestes. La mort des dinosaures défend la thèse longtemps contestée de l'astéroïde destructeur.
La vie sur Mars explore les traces biologiques possibles sur la planète rouge. Dans bombe cosmique, vous racontez comment des astéroïdes ont déjà bouleversé la vie sur Terre. et comment il pourrait frapper à nouveau.
Vous explorez les menaces, les scénarios de collision et les stratégies parfois spectaculaires. Imaginez pour les dévier. Quand vous n'écrivez pas, vous multipliez les expéditions du cratère mexicain de Chiksulou, vestige de l'impact qui a causé l'extinction des dinosaures au confin de la Sibérie, du Québec à l'Islande.
Vous collaborez avec la Mars Society et la NASA. Testez des combinaisons spatiales dans le désert ou les glaces polaires. Vous marchez là où le ciel a frappé et quand l'espace se tait, vous écoutez la Terre.
Certains champignons aiment un certain type d'arbre et on le trouvera que avec cet arbre. La pleurotte, je sais pas mais là, apparemment, ils aiment les pains. C'est racines, ses failles et même ses vignobles dont vous explorez la géologie pour comprendre comment les roches influencent le goût du vin.
Toujours guidé par cette boussole intérieure, comprendre comment fonctionne le monde. Voilà ce qui vous anime inlassablement. Voilà Charles Franquel pour votre portrait.
Alors juste au départ, il est vrai qu'au printemps dernier, on a énormément parlé dans les médias. d'un astéroïde euh le fameux YR4 euh celui qui pouvait peut-être nous inquiéter parce qu'on nous a dit qu'il pouvait éventuellement éventuellement percuter la Terre. Aujourd'hui, on nous dit que la menace est passée.
Elle est vraiment passée ? Oui, elle est vraiment passée parce que quand on découvre un astéroïde, généralement, on le voit dans la ciel, on voit un petit point sur juste un petit arc de cercle et puis disparaît parce qu'il est trop loin. Il faut reconstituer l'orbite totale pour savoir quand il reviendra, s'il passera près de la Terre ou pas.
Et si on a juste un petit arc de cercle, ben on a une probabilité très vague. Alors, on avait dit 3 % à l'époque que ça frappe la Terre en retournant en 2032. C'était pas rien hein.
Euh 3 % trois chances sur 100 parce que un un et on savait pas vraiment sa taille. Alors, on a braqué le télescope spatial James Web sur l'engin et on a pu voir qu'il faisait à peu près 60 m de taille. 60 m, c'est gros.
Quand ça frappe, ça fait 10 m TNT, c'est-à-dire 20 bombes atomiques, quoi. Par contre, le danger concernant cet astéroïde n'est pas écarté concernant la Lune. Et s'il frappe la Lune, ça pourrait avoir des conséquences d'ailleurs pour nous.
Alors, ça sera les conséquences, ça sera ça sera visible parce que on aura prévu exactement où ça frappe la Lune et donc tous les télescopes seront tournés et ça fera un joli cratère d'à peu près 1 km de taille sur la Lune. Et là, la probabilité, elle est elle reste à peu près à 4 %. Ah oui, d'accord.
Donc c'est quand même pas mal. et on attend 2032 avec impatience. D'accord.
Vous parlez beaucoup dans votre livre du Mexique, du Canada, mais est-ce que il y a eu des astéroïde en France ? Et est-ce que est-ce qu'elle a été touchée ou est-ce qu'elle peut l'être ? Oui.
Alors, la France a été euh elle a sans doute été touchée par des petits qui ont été effacés par l'érosion parce que l'érosion rabote euh rapidement tout ce qui est petit, ce qui gros beaucoup moins. Donc, il y a eu un impact en France il y a 210 millions d'années. C'est pas aujourd'hui, c'est l'époque des premiers dinosaures, on va dire.
Et c'est ça se passe à la limite de la Charante et de la et de la haute Vienne et ça fait un cratère quand même qui fait plus de 20 km de taille. Donc ça c'est du gros. C'est-à-dire que quand il a frappé la France, il a certainement exterminé les dinosaures qui étaient dans un périmètre de plusieurs centaines de kilomètres.
Sans doute que toute la France a a ressenti quand même le choc. Euh et ça heureusement ça n'arrive que tous les 500 millions d'années. Bon et si un gros astéroïde de allez 100 m de diamètre frapper aujourd'hui la France concrètement il se passerait quoi ?
Alors 100 m de diamètre ça fait effectivement ça ça va faire un cratère de 20 km de taille. Euh ouais c'est ça à peu près 20 km donc comme celui qui a frappé. Voilà.
Alors bon bah ça euh tout est grillé euh tout est grillé dans un rayon de 200 300 km autour du point0. Donc euh la Bretagne réchappera euh enfin tout dépend d'où elle frappe hein. J'ai pris le centre de la France pour frapper.
Euh mais euh franchement euh bah la civilisation de toute façon s'effondre euh en France, c'est clair. Et puis ensuite par FF Domino la civilisation mondiale et quand vous parlez d'effondrement parce que est-ce que vous pouvez nous citer combien ça représente de tonnes ? D'ailleurs, on parle de nucléaire carrément en terme de tonne nucléaire.
Un astéroïde qui ferait aujourd'hui. Alors, un astéroïde de cette taille euh ouh là là ça fait plusieurs milliers de mégatonnes de TNT, sachant qu'une bombe nucléaire c'est un une demi mégatonne. Donc là, on parle de voilà de plusieurs milliers de bombes atomiques qui frappent la France.
Fera en même temps. Un mot tout de même, on l'a vu tout à l'heure dans le sujet d'Olivier Boucreux à propos de cette météorite, cette trace de météorite qui est au Mexique, celle qui aurait frappé la Terre et aurait provoqué l'extinction des dinosaures. Aujourd'hui, on en est sûr que c'est une météorite qui a provoqué l'extinction des dinosaures.
C'est ça. Oui, c'est un très joli jeu de piste avec des indices qui sont devenus des preuves. Alors, il y a eu une antithèse.
Évidemment, c'est très bien en science que on amène d'autres théories. Alors, il y avait la thèse du volcanisme parce que il y a eu des éruptions en Inde à la même époque, mais euh tous les indices ont pointé non, pas de volcan et puis surtout mort très brusque. Alors que pour la thèse volcanique, oui, ça s'est passé sur des dizaines centaines de milliers d'années, les dinosaures étaient sur le déclin de toute façon et cetera.
Alors que là, non, on a la preuve que ça a été brutal, instantané. On a bien retrouvé des des charniers euh dans le Dakota euh d'animaux pelmel qui qui ont été tous chamboulés par des tsunami avec des sphérules du ciel dans les ouis des poissons. Enfin euh waouh !
Euh non non c'est c'est c'est très c'est c'est vraiment très percutant, c'est le cas de le dire euh comme preuve. Alors on va voir avec vous Natacha que si les astéroïdes nous intéressent c'est aussi pour leur extraordinaire ressources minières. Oui, certaines de ces roches sont riches en or, en argent, en platine et autres terres rares.
C'est le cas de l'astéroïde psych 16 à 400 millions de kilomè de la Terre entre Mars et Jupiter. Alors, il pourrait valoir pas moins de 10 quintillions de dollars. 10 c'est 10 suivis de 30, c'est une somme astronomique.
Et donc en 2023, la NASA a lancé la sommechée qui est actuellement en route pour l'étudier de près. pour mieux comprendre comment les planètes se forment, mais aussi pour vérifier s'il est possible d'extraire ces métaux. De nombreuses sociétés en rêvent et se lance dans l'aventure du minage extraterrestre comme Astroforge, Astéroï Meaning Corporation ou Aace, c'est un peu une nouvelle ruée spatiale vers l'or.
Alors Charles Franquel des mines de métau en orbite, est-ce que donc c'est quelque chose de réalisable et aussi est-ce que c'est souhaitable ? Alors réalisable, je en fait je ne crois pas. Je pense que c'est bien d'explorer et d'estimer comme vous l'avez cité le tonnage et et les ressources, mais l'extraire sur place et ensuite acheminer le butin vers la terre au prix du kilogramme euh balloté en orbite terrestre dans un sens ou dans l'autre, c'est très très coûteux.
Donc dans un avenir prévisible, je ne vois pas euh mais les les sociétés veulent prendre le devant, être là et puis peut-être queil y a des ressources qui sont qui sont exploitables à plus court terme, c'est l'eau contenue dans ces astéroïdes. Ça a l'air tout bête l'eau. Mais en fait l'eau c'est ça peut être décomposé en électrolyse, en carburant, en oxygène et en hydrogène pour les fusées.
Donc ça peut être des stations services parce que ce qui coûte cher, c'est quand vous lancez une fusée, bah c'est de lancer tout le propergol. euh l'arracher à la gravitation terrestre pour voguer plus loin vers la lune, vers Mars. Si vous avez une station qui vous attend en service, mettez juste le propè Golf pour y aller et puis ensuite vous faites le plein.
Et là, les petites sociétés malines qui seront là dira "OK, à la pompe, ça sera temps." C'est ça. Et euh et là, ça se chiffre en centaines de millions d'euros le plein.
Charles Franquel, on s'est un petit peu fait peur quand même tout à l'heure au début de l'interview. Euh vous estimez à 2000 à peu près le nombre d'astéroïdes qui sont dangereux. Dites-nous, il y a quand même des moyens de les dévier, de les éviter.
Oui. Alors, plus tôt on s'y prend, mieux c'est parce que la meilleure façon de de se protéger d'un astéroïde, c'est de le dévier. On peut pas vraiment le faire exploser.
Ça demanderait des bombes incroyables. Et puis vous prendre 1000 projectiles dans la figure plutôt qu'un seul, c'est pas mieux. Donc, vaut mieux les pousser délicatement hors trajectoire.
Et ça on sait faire, on a toutes sortes de techniques. Euh la plus simple, c'est quand même de faire une explosion au-dessus, mais une explosion au-dessus du sol qui fait un flux d'énergie, de neutrons et cetera, qui va qui va pousser sans briser l'astéroïde. Mais c'est comme une comme une voiture quand vous arrivez à un carrefour et qu'il y a un camion qui va croiser dans l'autre sens.
Euh si vous le voyez de loin, vous freinez. Vous avez le temps de freiner. Vous avez pas besoin de freiner trop.
En revanche, si à une seconde de du Carrefour, vous voyez là, vous devez mettre tellement d'énergie, c'est pas possible. Donc c'est pareil là, il faut se prendre à l'avance, 1 an à l'avance, 2 ans à l'avance, commencer à souffler dessus. D'où l'intérêt des méthodes de veille.
Voilà, en tout cas maintenant, on sait comment éviter une météorite qui pourrait frapper la Terre. Bah, ça nous rassure presque en fait. Merci beaucoup en tout cas Charles Franquel, bombe cosmique, la terre face aux astéroïdes, c'est assez passionnant.
C'est publié au seuil. Merci beaucoup d'être venu ce soir sur le plateau de 28 pour nous parler des astéroïdes en tout cas. à vous.
Merci. Allez, passons maintenant à notre débat. Il y a encore plus urgent que les dangers qui viennent du cosmos.
Ce sont les problèmes liés au plastique. Nous en produisons 400 millions de tonnes par an et avons beaucoup de mal à nous en défaire. Actuellement à Genève, 180 pays tentent de trouver un accord pour réduire ce fléau.
Mais est-il réellement possible d'imaginer un monde sans plastique ? Nous en débattons juste après la mise au point d'Amira Swedem. Graver la fin du plastique dans le marbre ou du moins dans un traité.
Devant l'Office des Nations- Unies à Genève, ses citoyens entendent mettre la pression sur les délégations des 175 pays venus plancher sur le sujet. Nous devons garder à l'esprit que le monde veut et a besoin d'un traité conventionnel sur le plastique car la crise devient incontrôlable et les citoyens sont franchement indigné. Un plastique omniprésent et dont la production affolle les compteurs.
De 2 millions de tonnes en 1950, la production est passée à 475 millions de tonnes en 2022. Elle pourrait atteindre 1,2 milliards de tonnes en 2060 si rien n'est fait, quasiment trois fois plus qu'aujourd'hui. De quoi aggraver les émissions de gaz à effet de serre et la pollution des eaux notamment.
Au-delà des conséquences sur l'environnement, c'est aussi notre santé qui est menacée. Et le problème, c'est que les plastiques sont pas des matériaux inertes, sont des matériaux qui contiennent également des additifs chimiques et ces additifs peuvent potentiellement sortir de ces micro et nanoplastiques pour éventuellement aller s'accumuler dans les tissus des organismes qui les auront ingérés. Face à cette situation, l'Union européenne tente de trouver des solutions comme la fin du plastique à usage unique dans la restauration d'ici 2030.
En France, les gobelets, les pailles ou encore les couverts en plastique ont déjà été bannis. pas suffisant pour certains scientifiques qui appellent à passer très rapidement à la vitesse supérieure. Pour réduire la pollution, la seule solution aujourd'hui, c'est de réduire à la fois nous-même notre consommation de plastique, mais également à l'échelle mondiale de réduire la production de plastique.
Des emballages en plastique qui peuvent mettre des centaines d'années à se décomposer. Alors, comment réduire l'usage que nous en faisons ? Est-on capable de s'en passer ?
Voilà. Et pour en débattre, nous recevons ce soir Joseph Taillefé. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes secrétaire général de PL Alliance qui est le syndicat européen de l'industrie plastique. Votre dernier livre plastique bashing l'intox paru aux éditions du cherche midi.
Et selon vous, dans un contexte du hausse de prix de l'énergie, la solution et bien c'est le plastique. Ça ne coûte pas cher, dites-vous à produire. En plus, tous les emballages plastiques aujourd'hui peuvent potentiellement être recyclés.
À vos côtés, Nathalie Gontard. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes directrice de recherche en sciences de l'aliment et de l'emballage à Linrae, spécialiste des plastiques. Votre livre Plastique, le grand emballement est paru chez stock. Et selon vous, on ne pourra jamais se passer de plastique mais il faut réduire, dites-vous, notre consommation et se poser la question de nos modes de vie car le plastique est une drogue dans nos sociétés.
Et puis Antoine Guillou, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes adjoint à la MR de Paris, vice-président d'Amorce.
Alors amor, c'est une association qui travaille avec les collectivités notamment sur la question des déchets. Et selon vous, l'idéal serait de pouvoir réutiliser les plastiques plutôt que de les jeter. Il faudrait aussi davantage taxer les industriels qui vendent des plastiques non recyclables.
Et pour entamer cabat, c'est avec vous Hélène et le chiffre du jour. 73 comme les 73 kg que chaque français consomme. 73 kg de plastique que chaque français consomme par an, ça fait 5 millions de de tonnes de plastique consommés tous les ans en France.
C'est bien simple, nous sommes l'un des pays européens les plus grands consommateurs. Alors euh dans quoi est-ce qu'on retrouve le plastique ? Dans quels objets Joseph Taille est fait, on imagine même des objets peut-être où c'est insoupçonnable ici sur ce plateau par exemple ?
Écoutez, dès l'entrée sur dans votre dans les plateaux de votre chaîne, nous avons eu la maquilleuse. Les les éléments pour maquiller étaient souvent en plastique. Là, j'ai le micro qui est en plastique.
Ici, vous avez des gâteaux parfois emballés dans du plastique. Le plastique est partout, c'est le matériaux. Il y a trois trois grandes familles de matériaux qui sont nécessaires, on va dire, à la au fonctionnement économique de l'humanité.
C'est le métal, l'acier, on va dire, et le béton ciment et le plastique. C'est Bill Gates d'ailleurs qui l'a dit dans son livre Climat, comment éviter le désastre. Et donc aujourd'hui, en fait, on ne peut pas, on va dire la question, on va dire philosophique, est-ce qu'on peut se passer de plastique ?
Non, on pourra pas se passer de plastique. Tous les secteurs on besoin, le secteur militaire, le secteur de la santé, le secteur humanitaire. Aujourd'hui, on voit qu'on envoie par exemple de des vivres dans certaines régions dans le monde en par parachute.
Les parachutes sont en plastique et les vivres sont également emballés dans du plastique. Et donc en l'occurrence aujourd'hui, on peut pas, on va dire arrêter ça mais on peut effectivement arriver à se dire qu'il y a peut-être certains types d'usage qui peut éventuellement pourrait s'en passer. On est d'accord.
Mais une question tout de même Gonta, il y a un chiffre tout de même qui est aussi impressionnant, c'est 400 millions de tonnes produit chaque année dans le monde. Le double d'ici 2040. Pourquoi actuellement on assiste véritablement à une inflation du plastique ?
à une inflation du plastique parce que je pense qu'on il y a une très mauvaise compréhension du danger qu'il représente. Et là donc je rebondis sur ce que nous a dit monsieur Taifé qui dit que le plastique est partout mais moi j'ai envie de dire le plastique est vraiment partout hein. Vous en avez dans votre cerveau, dans votre sang, dans vos dans vos organes et on a une mauvaise compréhension de la pollution plastique parce qu'on pense que la pollution plastique c'est uniquement une question de déchets.
Or ce n'est pas le cas le plastique aimé des micro et des nanoplastiques dès le début de sa production. ce qu'on appelle les nécroplastiques hein justement les fameux exemples comme on retrouve en effet partout dans la fausse des mariages tout à fait donc on met en face les bénéfices mais comme les dangers sont très mal compris donc les dangers ce n'est pas une empreinte carbone c'est vraiment l'empreinte plastique c'est-à-dire tous ces microyanéanoplastiques qui qui perdurent pendant des siècles et des millénaires et que l'on retrouve absolument partout et qui perturbe le bon fonctionnement du vivant. Antoine Guillou cette pollution plastique elle est difficile aussi à gérer pour les collectivités ?
Oui, bien sûr, parce que les collectivités en réalité sont en bout de chaîne. Les collectivités ont la responsabilité de collecter les déchets et de les traiter ensuite. Mais évidemment euh elles font face à ce que sont les conséquences des choix notamment industriels en premier lieu qui ont été faits avant de mettre sur le marché effectivement bah voilà, c'est tous ces produits en plastique qui sont partout euh dans nos vies et qu'ensuite les collectivités effectivement doivent gérer.
Les citoyens doivent les gérer eux quand ils doivent faire leur choix de consommation mais ils ont pas vraiment le choix en réalité. Et ensuite les collectivités doivent effectivement gérer tous les déchets qui en résultent. Je vous justement quand vous entendez ça c'est deux arguments aujourd'hui autour du plastique.
On a bien compris qu'on aurait du mal à s'en défaire mais il faut s'en défaire. Moi j'ai entendu madame Gontard parler des effets des microplastiques sur la santé. Je citerai l'étude de nature du 10 mars 2025 justement qui un magazine américain efficain.
Tout à fait étude non financée par l'industrie. C'est important de le dire parce que quand vous avez des études financées soit par des ONG ou par de l'industrie, il faut toujours s'en méfier. Là, c'est une étude neutre et en l'occurrence, ils indiquent justement que toutes les études faites sur les microplastiques aujourd'hui comportent énormément de biais, que les histoires de microplastique dans le cerveau, les fameux quatre bouchons dans le cerveau ne sont pas biologiquement plausibles.
Vous avez, on a la preuve aujourd'hui que la fameuse histoire de la carte bancaire que nous avons chaque semaine, je l'écris dans mon livre il y a déjà 2 ans que c'était une fake news, l'étude de WWP l'équivalent d'une carte bancaire carte bancaire, ça a été démenti par différentes études qui sont sorties. On est à 5 g tous les 23000 ans. Donc aujourd'hui, on est sur des quantités infinitésimales et en fin de compte, on est en train de focaliser l'attention sur les microplastiques alors qu'aujourd'hui nous sommes entourés de différentes substances effectivement dans l'atmosphère.
Mais aujourd'hui effectivement c'est la dose qui fait le poison. Là-dessus, je pense qu'on est tous d'accord mais les quantités auxquelles on est soumis aujourd'hui sont très très faibles. Nat Gard, vous êtes d'accord ?
C'est la dose qui fait le poison ? Oui, c'est la dose qui fait le poison, mais la dose, elle est déjà énorme. Nous avons accumulé plus de 9 milliards de tonnes.
C'est bien de parler de la production annuelle, mais finalement c'est pas très parlant puisque un 1 kg de plastique qui est produit va durer pendant des siècles. Donc, il faut parler de la quantité qui est cumulée. Moi, je suis pas d'accord avec ce que vous dites parce que je je vraiment vous éliminez tout un tas de de publications.
Il y a des milliers de publications qui démontrent les effets des microanoplastiques sur le vivant, que ce soit sur notre santé ou sur notre environnement. et ces effets sont vraiment réels. Je pense que nier ça, c'est c'est c'est faire quelque part de la science bashing quoi.
On pourrait appeler ça comme ça. Et il faut y faire attention. Et rien que ces derniers mois, on a eu deux publications qui ont clairement mis en évidence un lien entre par exemple la présence de micro et de nanoplastique dans le sang et les accidents cardio-vasculaires, la présence de micro et de nanoplastique dans le cerveau et et le développement de démence.
Et ça, ce ne sont que deux exemples très récents, il y en a énormément. voir que les industriels se sont penchés, que la science est penchée, mais aussi les pouvoirs publics s sont penchés. On va voir ça avec vous.
Natacha, la mise de la transition écologique. Annie Espagier Runaché avait présenté en juin dernier le plan 2025-2030. Alors, c'est quoi justement les grandes lignes de ce plan ?
L'une des ambitions de de ce plan, c'est de réduire en amont la fabrication de plastique non recyclable, d'améliorer la collecte et de développer l'industrie du recyclage en France. Alors pour freiner la production de plastique à usage unique, la ministre souhaite encourager les industriels avec un système de bonus malus avec d'un côté pénaliser les emballage non recyclable et de l'autre instaurer une prime pour les inciter à incorporer des plastiques recyclés parce qu'aujourd'hui environ 35 % des emballages qui sont sur le marché ne sont pas recyclables. Alors pour de nombreuses ONG, ce plan n'est quand même pas à la hauteur de l'urgence. il est jugé trop axé sur le recyclage et non pas sur la réduction du plastique à la source ni sur le réemploi pour réutiliser une bouteille par exemple.
Rien n'est évoqué non plus sur la fin des emballages à usage unique prévu d'ici 2040 comme prévu par la loi Ajec, la loi antigaspillage pour une économie circulaire votée en 2020. Et il n'y a pas non plus de mesure fiscales structurantes. Votre association amorce, Antoine Guillou demande notamment cette mise en place d'une taxe générale sur les activités polluantes. 5 centimes pour chaque produit non recyclable mis sur le marché.
C'est le concept de pollueur payeur. Alors, selon vous, c'est aux industriels de payer ? Oui, effectivement, nous euh au sein de d'Amorce, association de collectivité, on défend le fait qu'il faut absolument dissuéder le fait d'avoir encore des plastiques qui ne soient pas recyclables.
Mais je remonte encore d'un cran par rapport à ce que vous avez dit. Effectivement, on déplore aussi que dans le plan qui a été dévoilé par le gouvernement, on a assez peu de mesures concrètes effectivement sur la réduction à la source des plastiques qui est quand même le premier enjeu avant de parler de recyclage puisque Nathalie Gontard le disait, le plastique à partir du moment où il existe où il est mis sur le marché, il commence déjà à avoir des effets. Certains qu'on connaît, d'autres qu'on connaît peut-être pas encore sur la santé, sur l'environnement et cetera.
Donc le but c'est avant tout l'objectif numéro 1, ça doit être de réduire le plastique. Ça veut dire interdire des emballages qui sont inutiles, qui n'ont aucune plus-value. Sinon peut-être de faire du marketing.
Ça veut dire bah oui, vous avez on voit tous quand on fait nos courses, il y a des produits parfois on se dit là est-ce qu'il y a vraiment besoin de trois couches d'emballage ? La boîte de gâteau, puis le sachet individuel puis et cetera et cetera. En fait, ces emballages-là, on pourrait tout à fait s'en passer euh dans nos vies.
Donc, d'abord réduire ces emballages et puis avoir des emballages qu'on puisse réutiliser justement pas forcément en plastique, plutôt des emballages pour le coup pas en plastique qu'on pourrait réutiliser plutôt que de les jeter. Effectivement, Joseph TF justement alors sur le concept de pollueur payeur appliqué au plastique. Alors, je constate effectivement que que monsieur qui travaille à la mairie de Paris propose de nouvelles taxes.
Je suis pas forcément opposé à créer de nouvelles taxes effectivement sur les activités polluantes et notamment je reprends ce que Mario Dragui a indiqué dans son rapport sur la compétitivité européenne partie B page 102 remis à la Commission européenne fin de l'année dernière. Déjà première chose, il a indiqué que l'industrie plastique était une industrie stratégique pour l'Union européenne que qu'aujourd'hui l'industrie plastique est celle qui émait le moins de CO2 et de gaz à effet de serre que l'ensemble de toutes les autres industries, le bois, le carton, la céramique, le métal, l'aluminium et que le problème aujourd'hui du plastique c'est quoi ? c'est qu'effectivement le coût du recyclage est plus élevé que le coût de l'incinération et de la mise en décharge en fouissement.
Et donc nous ce qu'on demande c'est effectivement de taxer mais de taxer encore plus ils sont déjà taxés aujourd'hui il a déjà une TGAP qui existe. Mais d'élargir l'assiette sur tout ce qui concerne la mise en décharge de l'enfouissement voire même d'ailleurs de l'interdire. En Allemagne nous sommes sur une chaîne franco-allemande la mise en décharge des emballages plastiques en Allemagne n'existe plus.
Donc ni en Belgique, ni au Pays-Bas, ni en Autriche. et d'augmenter éventuellement l'incinération. Et ça marchera à mon sens beaucoup mieux que ce que la ministre a proposé parce qu'en fin de compte la subvention qu'elle propose de donner pour inciter à incorporer du recycler, ça va entraîner une hausse des prix hein, faut faire attention.
Nathalie Gontard, pourquoi est-ce qu'on arrive pas à recycler 100 % du plastique ? Il y a des plastiques où c'est pas recyclable. En fait, le plastique ne se prête pas de façon intrinsèque au recyclage.
Il n'y a que une portion très faible qui est de moins de 0,5 % du plastique qui est réellement recyclé. Donc, ce sont les bouteilles en PET, par exemple de de l'eau qui est retransformé en bouteille en PET. C'est on a 30 % de perte, ça s'est fait que deux ou trois fois mais bon, on a quand même une réduction de l'usage du plastique.
Tout le reste de ce qu'on appelle du du recyclage est en réalité du déyclage. C'est-à-dire qu'on ne régénère pas l'objet à l'identique. On va chercher de nouveau déboucher.
Alors, je vous en prends. Je continue sur le même exemple. La bouteille en PET, au lieu de refaire une bouteille en PET et bien elle va devenir par exemple une veste de costume ou un pull au vert.
Excusez-moi. Par PET. Quand vous dites PET, c'est quoi ? polylin terftalat c'est vraiment les les bouteilles en eau assez classique qu'on peut trouver sur le marché et en quoi finalement si alors évidemment on se dit c'est bien on donne finalement une utilité alors c'est un problème parce que ces plastiques qui sont décyclés continuent de polluer il continuent d'émettre des micros et des nanoplastiqu on cherche de nouveau débouché donc on fait disparaître des filières entières comme la filière de la laine qui est en train vraiment de se casser la figure actuellement et ensuite on crée de nouvelles filières qui sont dépendantes au déchet chez plastique.
C'est-à-dire que même si un jour on décide qu'il y aura des fontaines à eau absolument partout et qu'on pourra utiliser des gourdes et qu'on aura plus besoin de bouteilles en PET, et bien il en faudra quand même parce qu'il va falloir nourrir. Donc quelque part ces technologies elles servent actuellement surtout à rassurer le consommateur pour qu'il continue. Mais je c'est ça qu'on ne sait pas faire aujourd'hui vraiment recycler.
Alors justement l'Allemagne est un exemple 50 % de recyclage des emballages plastiques. La Slovaquie 60 %. En France on est effectivement à 23 25 %.
Il y a différentes causes, ça prendrait beaucoup de temps pour vous expliquer pourquoi. Par contre, ce que dit madame Gontard, on pourrait le dire à ce moment-là concernant le carton parce que le carton alimentaire ne redevient pas du carton alimentaire, il devient du papier toilette. Vous avez les canettes d'aluminium aujourd'hui qui deviennent des carters de voiture et effectivement vous avez des pots de yaourt en plastique qui peuvent devenir des cintres.
Moi, ça me dérange pas que ça devienne un cintre. Un cintre n'est pas un produit à usage unique. C'est un produit qui dure plus longtemps qu'un produit yaourt.
Et pour rappel également, et je terminerai là-dessus, l'Europe et la réglementation européenne parce que tout est juridique aujourd'hui, reconnaît ce qu'on appelle le recyclage en boucle ouverte, chose que madame Pontard appelle décyclage. Antoine Antoine Guillou, on va juste, excusez-moi, retourner un petit peu Antoine Guillou, justement, c'est aussi on dit aussi tout ça quand on voit le débat derrière et on voit quand même l'immensité de la tâche, on sait que ça va impacter aussi et bien tout un secteur industriel derrière. Est-ce que aujourd'hui on a réfléchi à ça ?
C'estàd qu'aujourd'hui des emplois qui sont derrière pour recycler ou travailler le plastique. Est-ce que aujourd'hui vous-même dans une association vous y pensez ça ? Oui, bien sûr.
Et d'ailleurs, je voulais préciser à monsieur TFIT, je travaille pas à la ville de Paris, je suis élu avec tous mes collègues euh élus de toutes les villes, toutes les collectivités qui sont représentées au sein de la mort, c'est-à-dire tous les bords politiques, on défend effectivement euh ces positions que que j'énonce ce soir parce que on est soucieux effectivement des intérêts euh de nos concitoyens euh que nous euh représentons. Alors évidemment derrière ces enjeux de transformation, mettre en place l'économie circulaire, il y a évidemment des enjeux économiques, des enjeux d'emploi derrière. Et vous posez la question tout à l'heure finalement qui doit payer ?
Au fond, aujourd'hui, ce sont les contribuables qui payent. il payent avec leurs impôts et ils payent aussi avec leur santé et l'impact sur l'environnement. Donc de toute façon effectivement aujourd'hui il y a déjà un coût de cette pollution plastique.
La question c'est est-ce qu'on peut essayer de le réduire en incitant effectivement l'industrie à faire des efforts pour améliorer un certain nombre de produits. En apprenant nous-même à se passer d'un certain nombre de produits. Ça va avoir un coût potentiellement de transformation pour l'industrie qu'il faut prendre en compte et qu'il faut accompagner évidemment mais à la fin je crois qu'on va tous y gagner.
Alors il y a peut-être une solution après tout. On le fait bien pour le verre. On est en train de revenir à l'idée de la consigne et ça passe plutôt bien en tout cas auprès de ce grand président d'une grande brasserie.
Regardez, c'est un geste qu'il va falloir apprendre ou réapprendre. Il y a à la fois un enjeu écologique et puis bien souvent économique parce que ça coûte moins cher pour le pour le consommateur. Et donc pour moi, il faut qu'on y aille.
D'ailleurs, la réglementation va dans ce sens avec des obligations croissantes. Donc tout nous pousse, c'est une question de temps, mais tout nous pousse à redéployer au niveau national le système de la consigné. Nathalie Gontard, pourquoi pas après tout une consigne pour plastique, ça serait une solution ou pas ?
Euh alors consigne pour plastique, il faut faire calme la différence. Je reviens, on retombe du coup sur peut-être ce qui a été dit tout à l'heure par monsieur Taillefé. le le le plastique aimé des microanoplastiques, il faut quand même vraiment s'en rappeler.
C'est-à-dire que par définition, c'est un matériau qui vieillit, qui est interactif, ça n'a rien à voir avec le verre. Donc la consigne pour le verre et le réusage du verre puisque le verre est réutilisable à l'infini. Ça oui, bien sûr, il faut pas tout mélanger hein.
Euh mais pas le cas du plastique. Ah non non non. Le plastique interagit, le plastique vieillit et le plastique pollue tout au long de son Lorsque par exemple vous ouvrez une bouteille en plastique, le simple fait de de tourner le le bouchon va émettre des micro et des nanoplastiques.
Donc et puis il faut quand même bien avoir il faut avoir bien conscience que c'est le seul matériau qui se comporte comme ça hein. C'est vrai que on déycle aussi du papier et du carton, hein, je suis d'accord, mais tout ce qui est toutes ces particules qui sont émises par les papiers et les cartons, ce sont des particules qui sont biodégradables, donc qui n'auront pas du tout les mêmes conséquences sur la santé et l'environnement. Joseph, tu fait ça existe des matériaux de substitution qui seraient aussi aussi intéressant que le plastique, je sais pas, le bambou, le bois.
Alors, vous savez quand on a ils ont essayé de mettre justement des assiettes en bambou et en bois et du papier carton un petit peu partout. Vous avez eu à une époque un article de l'UFC que choisir sans plastique mais pas fantastique parce qu'au final pour pouvoir avoir quelque chose qui a les mêmes propriétés que le plastique ben en fin de compte on on essaie de le faire transformer à que à autre chose que ce qu'il est initialement et en l'occurrence on a trouvé des pifaces dans des pailles en papier on a trouvé des pifaces dans une étude en 2021 sur les fast food à Paris sur des emballages en papier carton qui ne sont pas on va dire que du carton et que de la cellulose quand c'est quand il faut qui a du la protection contre l'humidité c'est pas possible d'avoir que du carton pur et Donc aujourd'hui, ben en fin de compte, moi ce que je pense et c'est ce que c'est un peu le cours de la science, c'est-à-dire que ce qui remplace, on va dire, un polymère plastique, ce sera un autre type de polymère plastique. Les bouteilles en plastique à une époque étaient faites en PVC dans les années 60 et 70 et en l'occurrence aujourd'hui maintenant, elles sont en polyéthylène terreftalate comme madame Genard effectivement l'a dit.
Là où on le voit quand même une chose aussi Anton Gu il y a une chose très simple euh et je pense que ça parlera à beaucoup de gens, c'est sur les sacs en plastique. Euh ce qu'on a du mal à comprendre c'est qu'en 2016 ça a été interdit et qu'en fait quand on va euh chez le commerçant on en a toujours des sacs en plastique. Comment ça se fait que là aujourd'hui le pouvoir public dit pas bah normalement il devrait ça devrait s'arrêter ?
Pourquoi il y en a encore ? Oui et c'est vrai que c'est c'est aberrant. La réalité c'est que la police de l'environnement si on on l'appelle comme ça en France est extrêmement peu développée.
On a absolument besoin de mettre plus de moyens sur le le contrôle de ça. Effectivement le gouvernement souvent prend des mesures. Typiquement celle-là c'est une très bonne mesure d'interdiction des sacs plastiques.
Mais après ne va pas forcément mettre en face les moyens de contrôle qui vont avec. Et on sait si le plastique s'est infiltré dans nos vies à à cette dimension là, c'est évidemment parce qu'il a des qualités qui le rendent pratique au quotidien. Donc évidemment, si on contrôle pas, ça va pas ça va pas s'arrêter tout seul rapidement intelligent aussi parce que l'interdiction de tous ces plastiques à usage unique, que ce soi les sacs plastique ou autres, a été cette interdiction a été contournée en tout simplement augmentant l'épaisseur de tous ces de tous ces objets et ces objets sont devenus miraculeusement hop réutilisables.
Donc plus à usage unique. Donc les plastiques que vous trouvez dans le commerce aujourd'hui sont des plastiques très épais. Il y a écrire en très gros plastique réutilisable.
Allez, grâce à nos archives, on va remonter en mai 2020 en pleine épidémie de Covid-19. Le plastique redevient notre allié afin de limiter la propagation du virus notamment en ce qui concerne les protections individuelles. Alors, finalement, ce plastique amis ou ennemi ?
Avant la crise, le plastique c'était l'ennemi numéro 1 à bannir du commerce. Aujourd'hui, il revient en force dans la santé, l'alimentation et même sur les plages. Alors, ce retour balittil nos engagements pour la suppression du plastique à usage unique ?
Dans ce garage parisien, on en installe aussi dans les taxis. Des protections en plastique souple et recyclables qui se fixent en quelques minutes pour séparer le chauffeur des passagers. Homologué par le ministère des transports, le plastique, une solution pratique.
Voilà, ça c'était pas le confinement. On souvient tous hein de cette épidémie de Covid, mais aujourd'hui à Genève en ce moment, il y a 180 pays qui et bien discutent de savoir s'il y a une possibilité de s'entendre pour un traité pour réduire au maximum le plastique. Comment vous voyez cette initiative vous-même en tant qu'industriel du plastique ?
Alors moi je suis pour un traité hein. Mon livre se termine par une partie qui s'appelle problème mondial, solution mondiale. On est dans quelque chose dans lequel une pollution qui existe qui est quand même extrêmement localisée. 36 % de la pollution dans les océans et les Philippines.
La France c'est 0,02. l'Allemagne 001 et donc à un moment donné si vous nettoyez 1 % de votre maison, vous allez pas la trouver plus propre. Donc il faut être traité là où ça se passe.
Et donc on est d'accord pour qu'il y ait un traité. Maintenant la question c'est où est-ce qu'on met le curseur ? Et surtout c'est qui va signer ce traité quand vous avez les États-Unis, la Russie, le Brésil, l'Inde et la Chine.
On le voit à l'écran actuellement, on est les plus gros producteurs. Voilà, les plus gros producteurs. Et là où la croissance va se faire, vous savez les fameux chiffres dans 20 ans, on aura deux à trois fois plus de plastique.
C'est pas en France, c'est pas en Europe que ça va se passer, c'est là-bas parce que ces pays-là, ils ont un besoin de croissance et on peut pas non plus leur dire on vous empêchera d'avoir la croissance que les pays occidentes ont eu. C'est un peu du néocolonialisme aussi d'une certaine manière. Et donc effectivement, il faut développer les les on va dire les gestions des déchets dans ces pays-là.
Là-dessus, on est d'accord. La question et ça à mon avis les États-Unis vont être majeurs là-dessus, c'est qui va payer à voir si les grands pays vont vouloir payer pour les plus petits ? Nathalie Gontard, on le voit là sur ces négociations à Genève, les états pétroliers là sont font blocage.
Clairement, qu'est-ce que vous en attendez vous de de ces négociations et peut-être de ce traiter ? Alors moi ce que je ce que je constate c'est un gros un gros un gros angle mort dans ces négociations qui fait qu'on va avoir du mal à dépasser cette opposition entre ces deux coalitions et cet angle mort c'est la consommation. vous venez de nous présenter les principaux pays producteurs, j'aurais aimé que vous me présentiez les principaux pays consommateurs dont nous faisons partie parce que qu'on le veuille ou non, la production s'aligne sur la demande.
Nous vivons dans une économie de marché et donc c'est à nous à nous poser la question sur nos modes de vie. Comment peut-on faire pour changer nos modes de vie et réduire notre consommation ? Et à partir de là, je pense qu'on pourra exiger que les pays produisent moins.
Moi, ce qui me gêne là juste actuellement, c'est qu'on exige de ces pays qu'il produisent moins sans nous prendre nos propres responsabilités. C'est-à-dire dire on va investir pour réduire notre nos usages. Et attention, quand je dis consommation, je ne parle pas que des consommateurs.
Les consommateurs ont les épaules très larges. Je parle surtout de tous les usagers, c'est-à-dire de tous les secteurs professionnels qui utilisent le plastique. C'est à eux à nous proposer des biens et des services avec le strict minimum de plastique avec le soutien de toutes nos autorités politiques.
C'est bien noté. Merci beaucoup en tout cas à vous trois d'être venus ce soir pour débattre autour du sujet du plastique. Allez à suivre dans 28 minutes avec Quentin d'Armand et Marjoré Adelson.
Nous ferons connaissance avec la présidente de la Confédération de Suisse qui spoiler n'est pas la meilleure amie de Donald Trump avant de nous rendre en Espagne où les fans de Taureau machent érigé une statue de taureau équivalent à la tour Effel. Oui, l'Europe a vraiment des talents. Mais avant ça, retrouvons Victor de Kiver, le petit prince de la culture générale.
Chaque soir, il sort de sa bibliothèque pour nous offrir une leçon et en plus, il vous le garantit. Grâce à lui, vous dînerez moins bête. Les talons haut ont-ils été inventés pour les hommes ?
La question vous paraît farfelue et pourtant. En Égypte antique, si les bouchés surélèvent leurs chaussures, avouons-le, c'est pour des raisons plus pratiques qu'esthétiques. Il s'agit d'éviter de patoger dans le sang des animaux.
Astucieux. Mais il faut attendre le Moyen-Âge pour que l'usage se propage en Italie. À cette époque, on porte des shoppings.
C'est une sorte de sabot en bois utilisé par les femmes nobles. Et oui, car la chopine peut atteindre jusqu'à 60 cm de hauteur, ce qui leur permet de ne pas être confondu avec le reste du peuple. Bon, c'est si peu pratique qu'ils utilisent une canne pour se déplacer, mais les nobles s'en moquent, ils ne travaillent pas et c'est ça qu'ils veulent afficher justement leur oisiveté.
C'est au 17e siècle que le talon haut connaît son heure de gloire masculine. Le roi Louis XIV qui ne mesurait qu'un m3 réinvente la forme et en fait son accessoire fétiche. Ces talons rouges deviennent sa signature et seuls ceux qui bénéficient de ses faveurs ont le droit d'arborer la même couleur.
Pour mettre en valeur ces magnifiques chaussures, les aristocrates portent des collants moulants qui subliment leur molets. Le mollet devient ainsi la zone érotique par excellence. Mais la Révolution française va tout bouleverser.
Fini les symboles aristocratiques, place à l'égalité. Les gardes-robes s'adapte peu à peu. Fini les couleurs vives, les parures et les talons pour les hommes.
C'est ce que le psychologue John Carl Flug appellera plus tard la grande renonciation masculine dans l'habillement. C'est aussi à ce moment-là que les femmes endossent seul le rôle d'apparat, voire de femme objet. Par compensation en quelque sorte, le talon devient progressivement un attribut exclusivement féminin, symbole d'élégance et d'érotisme.
Et ce n'est qu'avec les rockerss des années 70 comme Biy ou Prince que certains hommes oseront à nouveau prendre de la hauteur. Voilà, vous dînerz moins bête une nouvelle fois. Merci beaucoup Victor de Kiver.
Allez, il est temps de les retrouver Quentin d'Armond et Margerie Adelson. Donc commence avec vous Quentin et on va parler ce soir de la présidente de la confédération suisse. Alors c'est vrai qu'on a pas souvent l'occasion d'en parler.
Elle s'appelle Karine Keller Suer et elle s'est rendue à la Maison Blanche pour tenter de négocier une baisse des droits d' douan imposés à son pays. D'abord on va commencer par le commencement comme on dit. Tout d'abord qui est cette femme qui a pris ses fonctions au début de l'année ?
Oui, le 1er janvier. Euh car en Suisse le mandat du président ou de la présidente de la confédération ne dure qu'une année civile. Alors Karine Kelleruter est considérée comme une libérale radicale de droite.
Elle grandit dans un milieu rural, tendance catholique conservateur, ce qui n'empêche pas de vivre une jeunesse totalement punk. Elle adore les clashes, porte des mèches vertes et les ongles noirs. Changement d'ambiance pour son entrée en politique à 28 ans puisque son slogan c'est "Comme mon chien, je ne me laisserai pas museler." Ses premiers combats, les maris violents et les demandeurs d'asile pour lesquels elle demande, elle exige des règles plus strictes.
Son surnom la dame de fer et bien elle le déteste. Un cliché créé pour entraver son ascension selon un quotidien suiss-allemand. Beaucoup la craignent même ses opposants l'admirent.
Ah oui ! Ministre de la justice puis ministre des finances. en 2023 le Financial Times, la classe parmi les 25 les plus influentes de la planète. 1 an plus tard, à 61 ans, elle est élue présidente de la Confédération de Suisse et ce malgré la promesse d'un grand plan d'austérité.
Alors la méthode KKS, c'est ainsi qu'on surnomme he cette présidente fonctionne donc très bien en Suisse. Mais alors on l'a vu à Washington un peu moins. Hier, elle avait pour mission de convaincre le secrétaire d'État Marco Rubiot de revenir sur les 39 % de taxes sur les exportations suisses.
Un taux particulièrement élevé, sévère si on le compare à celui de l'Union européenne, 15 % dont la Suisse, je vous rappelle, ne fait pas partie. Alors, il faut dire que le courant passe très mal entre Karine Keller Suter et Donald Trump. Il y a quelques jours sur la chaîne CNBC, le président américain explique qu'ils ont échangé au téléphone.
La femme était gentille, mais elle n'a pas voulu écouter. En réalité, Trump est convaincu que la Suisse vole les États-Unis au vu d'un déficit commercial de plus de 40 milliards d'euros. Karine Keller Suuter est rentré ce matin à Bern, les mains complètement vides, au moment même où les surtaxes américaines prenaient officiellement effet.
Alors, c'est donc un camouflet hein pour la populaire euh Karine Keller Suter et qui a désormais une énorme pression économique sur les épaules. Oui, de nombreuses industries suisses sont actuellement très inquiète. On pense bien sûr au chocolat ou encore à l'horlogerie, mais c'est le secteur pharmaceutique qui est le plus fébrile.
Il pèse 60 % des exportations suisses vers les États-Unis. Tout cela pourrait coûter un point de PIB, près de 20 milliards d'euros. Cet après-midi en conférence de presse, Karine Keller Suter admet un coup de massu mais précise que les discussions vont quand même continuer.
Elle va devoir trouver rapidement la parade pour éviter le scénario du pire sous peine de voir son pays vraiment muselé par un Donald Trump maître des horloges évidemment suisse. Oui, ça va de soi. Ça va de soi.
Merci beaucoup Quentin. Allez Marger avec vous. On va voir une chose alors assez étonnante, c'est que la tour Effel aura peut-être bientôt de la concurrence venue d'Espagne.
Oui, après King Kong contre Godzilla, voici la dame de fer contre le taureau en acier. Alors, ce n'est pas un éème blockbuster estival mais un nouveau projet espagnol qui espère voir le jour. Voici donc la bête.
Je vous présente El Taureau des Espagne. Un taureau métallique 300 m de haut. Vrai projet, ça c'est un vrai projet.
Euh, il devrait faire quasiment la hauteur de la tour Effel. Alors, ces cornes, vous les voyez, elles deviendraient des terrasses panoramiques. Quant à ces pattes, elles seraient conçues pour abriter euh des magasins, mais aussi un parc à thème.
Bref, c'est un projet qui s'annonce titanesque. Mais vous allez me dire quel est l'intérêt de tout ça ? Ouais.
Et bien tout d'abord doter l'Espagne d'un monument vertical emblématique. New York a la statue de la liberté, l'Angleterre Big Ben, Paris à la Tour Effel et l'Espagne serait donc orpheline. Or, comme le rappellent certains défenseurs du projet, l'Espagne est devenue la deuxième destination touristique au monde juste derrière la France.
Il serait donc normal quelle est elle aussi son monument géant. Alors après, c'est vrai qu'on peut le dire, il y a quand même la Sagrada Familia à Barcelone, mais comme vous le savez, il y a quand même pas mal de rivalités entre Barcelone et la capitale espagnole. Et en plus, la Sagrada Familia et bien elle est deux fois plus petite que la Torfel.
Alors, étonnamment Margerie, ce projet de taureau géant ne fait pas forcément l'unanimité. Non, il fait même polémique he car il est porté par l'Académie espagnole de Taoromachie. L'objectif derrière tout ça, c'est aussi donc de promouvoir la Corida, un projet donc qui fait hurler les défenseurs des animaux, mais pas que.
Même si euh historiquement la Corida, on le sait hein, elle fait partie de la culture espagnole. Aujourd'hui, les mentalités elles ont changé. D'ailleurs, 77 % des Espagnols sont contre.
De nombreuses régions ont même carrément interdit la pratique. Alors forcément, pour un symbole qui se veut fédérateur, bon, il faudra sans doute chercher un petit peu ailleurs. Un critique d'art espagnol explique même que une paella ou une sangrilla géante serait plus efficace que ce taureau géant. sans compter évidemment l'impact environnemental et financier qui apparemment n'a même pas été calculé.
Alors d'ailleurs les villes ne se pressent pas vraiment hein pour accueillir la bête. Non. Le taureau, il a d'abord été proposé à la capitale Madrid qui l'a dit clairement c'est non.
La réponse donc définitive. L'association de Touraché essaie donc de proposer à d'autres villes plus petites, notamment dans l'état de Castille et Léon dans le nord de l'Espagne. Là aussi on ne sait pas trop, mais il y aurait une petite vie qui s'appelle Elmolard au nord de Madrid qui serait intéressée.
Elle aurait déjà commencé à cibler un terrain. Alors peut-être que le Taureau va donc trouver une ville d'adoption. Si c'est le cas, il serait financé par des investisseurs privés et par le prix des tickets d'entrée.
Encore faut-il évidemment qu'il y ait de nombreux curieux. Je rappelle quand même que la tour Effel chaque année attire 7 millions de visiteurs. Pas sûr que ce taureau soit à la hauteur.
Voilà, c'est pour ça qu'on milite pour la sangria géante. Forcément, ça c'est évident, c'est l'été. En tout cas, merci en tout cas à vous deux et merci mes amis à suivre sur la miniérie danoise Crywolf.
Quand la parole ne libère pas toujours des drames de famille, c'est après contemporain et bien sûr ça ne se rate pas. Demain, vous retrouverez Benjamin Sport Touche pour le club 28 minutes. Nous, ce sera lundi 20h05.
Tchus. [Musique] [Musique]
Else Joseph