Canicule, incendies : Anne Souyris dénonce «un manque d'anticipation»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 15 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que l'urgence écologique progresse dans l'opinion mais pas les écologistes ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était vraiment approprié de transformer cette catastrophe en argument pour recruter des adhérents ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Marine Tondelier qui parle de pyromanes de la politique, quand elle désigne notamment ses adversaires, à commencer par le gouvernement Emmanuel Macron, est-ce que ça va dans cette volonté de rassembler d'être ensemble ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Quand vous expliquez on aurait pu prévoir quelle décision française précise aurait pu être prise il y a 5 ou 10 ans et qui aurait permis de sauver davantage de maisons ou de forêts cet été ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueChiffre
« On a vraiment, sur le réchauffement climatique, c'est plus de 74%. »
- 1:25Invité politiqueFait
« Un manque d'anticipation à tous les niveaux et le fait que, oui, on aurait eu besoin d'anticipation sur la canicule et sur l'isolation, par exemple. »
- 4:42Invité politiquePromesse
« C'est de ne pas diminuer tout ce qui est budget sur l'ONF, sur l'Office des forêts. »
Temps de parole
- Anne Souyris74 %
- Présentateur26 %
≈ 3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Jacques Serret est Anne Souiris, sénatrice de Paris et porte-parole du groupe écologiste au Sénat. Bonjour Anne Souiris. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin en direct dans le studio d'Europe 1. Anne Souiris, canicule, sécheresse, mégafeu cet été. Les faits ont semblé donner raison aux alertes que les écologistes lancent depuis des années. Et pourtant, l'écologie politique ne paraît pas en sortir renforcée. Elle est au contraire contestée parfois sur ses solutions, sur son discours, sur sa capacité à agir concrètement. Comment expliquez-vous que l'urgence écologique progresse, dans l'opinion, mais pas les écologistes ?
Déjà, faudrait-il encore qu'on donne la parole aux écologistes.
Et vous êtes là ce matin.
Absolument, et je vous en remercie franchement parce qu'effectivement, on a moins la parole que les années précédentes. Donc, comment parler d'écologie alors que les Français plébiscitent de l'écologie ? Je ne voudrais pas dire qu'il y a un backlash écologiste, c'est complètement faux. En vérité, il y a 22% des Français qui demandent, qui disent que la canicule est un problème et qu'il faut vraiment en parler, que c'est une priorité. Et on a vraiment, sur le réchauffement climatique, c'est plus de 74%. Donc, en vérité, c'est le moment d'en parler. Et oui, on ne nous donne pas assez la parole. Alors, ensuite, peut-être qu'on n'est pas parfait. Moi, je n'ai rien à dire là-dessus.
Mais, vous savez, les solutions, le problème, c'est qu'elles sont à long terme et qu'on est toujours dans un temps court. Or là, qu'est-ce qu'on voit ? Un manque d'anticipation à tous les niveaux et le fait que, oui, on aurait eu besoin d'anticipation sur la canicule et sur l'isolation, par exemple. Sur une loi agricole qui ne tue pas ni les agriculteurs, ni même l'agriculture française. Parce qu'en réalité, cette loi agricole, elle ne sert pour l'instant à rien. Elle va avoir un contre-effet. On en parlera peut-être plus tard. On en parlera. Mais, en tout cas, voilà. Peut-être que les solutions... Et vous savez, on a fait une conférence de presse.
Vous savez, quand on fait une loi, par exemple, on fait une proposition de loi. Henrique Davy fait une proposition de loi sur les forêts et sur comment est-ce qu'on pourrait avoir quelque chose de transpartisan pour lutter contre les incendies de forêt. Eh bien, ça n'est pas mis à l'ordre du jour. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ce n'est pas parce que les solutions sont mauvaises. 55 députés, de manière complètement transpartisane, l'ont voté, l'ont signé.
Vous parliez d'une conférence de presse. Justement, au moment où les pompiers combattaient encore les flammes, où des familles ignoraient s'ils allaient pouvoir retrouver leur maison, Marine Tondelier appelait les Français à rejoindre les écologistes. Transformer cette catastrophe en argument pour recruter des adhérents, est-ce que c'était vraiment approprié ?
Vous savez, la question, ce n'est pas est-ce que Marine Tondelier a bien fait ou pas ? C'est comment on fait pour que tout le monde participe de cette transformation écologique ? Et qu'on se dise, eh bien oui, il faudrait qu'on aille peut-être toucher les écologistes ou dans les associations. Vous savez, nous, on est un mouvement où il y a énormément de gens qui participent de notre mouvement sans avoir de carte. Eh bien, très bien. La question, c'est maintenant, il va falloir agir. Il va falloir prévenir. Il va falloir avoir un autre temps que le temps court du politique qui ne fait que de la démagogie actuellement sur ces questions-là.
Et donc, pour ça, eh bien oui, il faut que les gens se lèvent. Ils se sont levés contre la loi du plomb 1. Vous avez vu les millions de signatures, ce qui était inédit. Et le politique n'en a pas tenu compte. Donc oui, il faut qu'on soit ensemble pour faire valoir ses réponses.
Mais lorsque Marine Tondelier dénonce des pyromanes en politique, est-ce que ça va dans cette volonté de rassembler, d'être ensemble ? Marine Tondelier qui parle de pyromanes de la politique, quand elle désigne notamment ses adversaires, à commencer par le gouvernement, Emmanuel Macron.
Vous savez, je sais qu'on aime bien les jeux de mots dans les médias.
Est-ce que c'était le bon mot dans le contexte des incendies ?
Écoutez, peut-être oui, pour que vous le repreniez et pour qu'on en parle. Peut-être que oui, parce qu'il va falloir arriver à parler de ses réponses et du problème. C'est toujours la question de Cassandre, celui qui annonce qu'il est le fautif dans l'histoire. Eh bien non, la réalité, c'est que là, on est dans une situation qu'on aurait pu prévoir et sur laquelle, oui, quand vous m'interrogez aujourd'hui, c'est parce qu'il y a eu des mots comme ça. Sinon, on interrogerait, je ne sais trop qui, et on en parle en fait à chaque fois qu'on en parle comme d'un fait divers. Ça n'est pas un fait divers, c'est d'une politique publique.
Quand vous expliquez, on aurait pu prévoir quelle décision française précise aurait pu être prise il y a 5 ou 10 ans et qui aurait permis de sauver davantage de maisons ou de forêts cet été ?
Alors déjà, c'est de ne pas diminuer tout ce qui est budget sur l'ONF, sur l'Office des forêts. C'est-à-dire que maintenant, on ne contrôle plus du tout la loi qui devrait s'imposer, en particulier sur le débroussaillage, sur les zones tampons, sur un certain nombre de choses. Ça, quand on diminue par deux le nombre de personnel qu'il peut vérifier, qu'il peut contrôler, eh bien, on a un résultat. La deuxième chose, c'est que...
Vous parlez des débroussaillages, pardon, sur les débroussaillages, vous êtes favorable au débroussaillage ?
Mais bien sûr que oui, on l'a toujours été et on l'a redit, là. Vous savez, il y a des faux procès qu'on fait aux écologistes. C'est comme sur l'histoire de la climatisation. Oui, ça n'est pas une solution, la climatisation. C'est une solution ponctuelle pour des personnes en danger, mais ça n'est pas une solution pour tout le monde. On ne peut pas mettre de la climatisation dans les forêts.
Anne Souyris