Franck Riester, six ans au gouvernement
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Bonjour Franck Riester.
- 0:37OuverteRéponse directe
Vous êtes souvent décrit comme un homme politique plutôt discret, mais en 2011 vous avez choisi de sortir du rang pour défendre le droit des couples gays à se marier.
- 1:24OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a convaincu de prendre la parole ce jour-là ?
- 2:03OuverteRéponse directe
C'est difficile de prendre une position contre sa propre famille politique ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Vous avez eu des retours là-dessus ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous allé jusque-là, jusqu'à révéler quelque chose qui relève de la vie privée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02Invité politiqueFait
« Dans notre République laïque, qui dans son histoire a toujours fait de l'égalité des droits entre les citoyens un principe cardinal, accordé aux couples de même sexe, le même droit, celui de se marier, qu'aux couples de sexe différents, n'est-ce pas donner toute sa force à ce mot que l'on retrouve écrit sur le fronton de nos mairies ? »
- 1:28Invité politiqueFait
« Mes convictions. Les convictions d'un député qui croyait et croit toujours l'importance de la reconnaissance, d'une certaine façon, par la République, des mêmes droits pour les couples homosexuels »
- 3:34Invité politiqueFait
« J'étais le premier député dans l'histoire de notre République à faire son coming-out. »
- 3:50Invité politiqueFait
« À l'époque, aujourd'hui, ça paraît facile ou évident, mais à l'époque, il y a maintenant presque 12 ou 13 ans, c'était très différent, la preuve, j'étais le premier des députés à le faire. »
- 4:08Invité politiqueFait
« C'est important dans la relation qu'on a avec celles et ceux que l'on représente. »
- 4:22Invité politiqueFait
« Et donc, cette exemplarité, cette visibilité de l'homosexualité est, je crois, importante pour l'acceptation par les jeunes de leur homosexualité »
- 4:50Invité politiqueFait
« C'était pour lui dire mes convictions. Alors, évidemment, à 10 ans, c'était la France, c'était l'Europe, c'était tout ce en quoi je croyais. »
- 5:05Invité politiqueFait
« Et c'était finalement aussi, dès le départ, la conviction qu'on pouvait changer les choses, améliorer, finalement, la vie de nos compatriotes et changer le destin de notre pays. »
- 7:32Invité politiqueFait
« J'ai eu la conviction que, dans ce moment particulier, à partir du moment où le chef de l'État qui venait d'être élu nous tendait la main, en nommant Édouard Philippe, Premier ministre, en ayant dans son projet beaucoup de choses qu'on défendait à droite depuis longtemps, qu'il n'y avait pas de raison de s'opposer par principe et qu'il fallait être constructif »
- 8:06Invité politiqueFait
« Pour être ministre, il faut du poids politique, il faut une connaissance technique. »
- 8:34Invité politiqueFait
« Et puis je connaissais depuis longtemps les sujets culturels. C'est pour ça que je suis rentré en tant que ministre de la Culture. »
- 8:54Invité politiqueFait
« Je crois que le travail, la détermination à agir, à avoir des résultats, et puis continuer de peser politiquement. »
- 10:01Invité politiqueFait
« J'ai par exemple été celui qui a présenté la loi Notre-Dame pour la restauration de Notre-Dame. »
- 10:08Invité politiqueFait
« J'ai effectivement obtenu du président de la République qui m'a suivi l'année blanche pour les intermittents du spectacle au moment du Covid. »
- 11:42Invité politiqueFait
« Vous êtes le tout premier membre du gouvernement à avoir été atteint par le Covid à l'époque. »
Temps de parole
- Franck Riester68 %
- Présentateur32 %
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Il n'a pas été le ministre le plus médiatique, mais il a été de tous les gouvernements entre 2018 et 2024. Ministre insubmersible ou presque, mon invité a retrouvé l'Assemblée après la dissolution et il siège aujourd'hui au sein du groupe Ensemble pour la République. Bonjour Franck Riester. Bonjour. Alors vous êtes souvent décrit comme un homme politique plutôt discret, mais en 2011 vous avez choisi de sortir du rang pour défendre le droit des couples gays à se marier. Vous êtes le seul ce jour-là à droite à avoir pris position en faveur du mariage des couples homosexuels. C'était à l'occasion d'une proposition de loi socialiste, deux ans avant la loi sur le mariage pour tous.
Ici même, des sensibilités différentes s'expriment. Et c'est aussi le cas dans ma famille politique, l'UMP. J'entends et je respecte celles et ceux qui s'opposent à cette proposition de loi. Mais dans notre République laïque, qui dans son histoire a toujours fait de l'égalité des droits entre les citoyens un principe cardinal, accordé aux couples de même sexe, le même droit, celui de se marier, qu'aux couples de sexe différents, n'est-ce pas donner toute sa force à ce mot que l'on retrouve écrit sur le fronton de nos mairies ? Égalité. Qu'est-ce qui vous a convaincu de prendre la parole ce jour-là ? Mes convictions.
Les convictions d'un député qui croyait et croit toujours l'importance de la reconnaissance, d'une certaine façon, par la République, des mêmes droits pour les couples homosexuels, la même reconnaissance de l'amour homosexuel au même niveau que l'amour hétérosexuel, et des droits qui permettent de protéger aussi les familles, les familles homosexuelles et les familles homoparentales.
Là, on voit, cette photo, elle a été prise deux ans après, le jour du vote de la loi du mariage pour tous. Vous étiez quasiment seul sur les bancs de la droite dans l'hémicycle. C'est difficile de prendre une position contre sa propre famille politique ?
Oui, c'est difficile, mais quand on a des convictions, quand on pense que quand on est député, on fait partie d'une famille politique, mais en même temps, quand il s'agit notamment de sujets de société, il faut vraiment défendre avec force ce qu'on croit au plus profond de soi. C'est aussi une des grandes satisfactions de l'engagement politique.
Défendre ses convictions, les porter au premier plan, y compris médiatique et politique, et représenter aussi toutes celles et ceux, et c'est ce que j'ai fait pendant ces débats-là, toutes celles et ceux qui, dans ma famille politique, étaient peut-être moins visibles, mais croyaient aussi à la pertinence de l'ouverture du mariage au couple de même sexe, et qui voyaient à travers moi, quelque part, un porte-parole aussi de leur propre... Vous avez eu des retours là-dessus ? Oui, beaucoup. J'ai eu des gens qui m'ont critiqué, qui m'ont attaqué, qui m'ont parfois agressé sur les réseaux sociaux notamment, mais aussi beaucoup de gens qui me remerciaient.
Ils me remerciaient parce qu'ils étaient droites et qu'ils avaient le sentiment de ne pas être représentés, mais aussi par des gens de la société, et encore aujourd'hui, des gens qui me remercient d'avoir été parmi ceux qui ont permis l'ouverture du mariage au couple de même sexe.
Quelques mois après la prise de parole qu'on vient de voir, vous êtes allé plus loin, vous avez rendu publique votre homosexualité, alors vous qui n'aimez pas trop vous faire remarquer, là, toute la presse a parlé de vous. Pourquoi êtes-vous allé jusque-là, jusqu'à révéler quelque chose qui relève de la vie privée ?
D'abord, j'étais le premier député dans l'histoire de notre République à faire son coming-out. Donc, ce n'était pas effectivement... A l'époque, aujourd'hui, ça paraît facile ou évident, mais à l'époque, il y a maintenant presque 12 ou 13 ans, c'était très différent, la preuve, j'étais le premier des députés à le faire. Et je l'ai fait parce que je pense qu'il y a une grande attente d'authenticité. Il ne s'agit pas de faire de la transparence pour la transparence, mais à un moment de dire en vérité qui on est. Et en vérité, c'est aussi de dire que, pour moi, je suis homosexuel. C'est important dans la relation qu'on a avec celles et ceux que l'on représente.
Et puis, c'est aussi une forme d'exemplarité. C'est donner la possibilité à des jeunes d'imaginer qu'on peut avoir des responsabilités, y compris politiques, en premier plan, en étant homosexuel. Et donc, cette exemplarité, cette visibilité de l'homosexualité est, je crois, importante pour l'acceptation par les jeunes de leur homosexualité et par aussi l'acceptation des familles et des environnements de ces jeunes-là de l'homosexualité de ces jeunes.
On va remonter à votre tout premier pas en politique. J'ai lu qu'à 10 ans, vous écriviez des lettres ouvertes à François Mitterrand. C'était pour lui dire quoi ?
Oui, c'était le grand rendez-vous familial au fait de famille. C'était pour lui dire mes convictions. Alors, évidemment, à 10 ans, c'était la France, c'était l'Europe, c'était tout ce en quoi je croyais. Et c'était finalement aussi, dès le départ, la conviction qu'on pouvait changer les choses, améliorer, finalement, la vie de nos compatriotes et changer le destin de notre pays.
Alors, vous avez pris votre carte au RPR assez jeune, à 17 ans. Vous avez ensuite pris la tête des jeunes RPR de l'Essonne. Et puis, à 21 ans... C'est les Marnes. De C'est les Marnes, pardon. À 21 ans, vous avez été élu conseiller municipal de Coulomiers. C'est l'ancienne athlète Guy Drut, qui était le député maire de Coulomiers à l'époque, qui vous a mis le pied à l'étrier. Ça a été une étape importante pour vous ?
Oui, parce que quand on est passionné de politique depuis toujours, quand on est tombé dans la marmite tout petit, alors que mes parents n'ont jamais fait de politique, c'était formidable de, pour moi, être au conseil municipal dans la ville dans laquelle j'avais grandi. J'avais été au collège, au lycée, dans lequel je faisais du sport. Et puis, de pouvoir travailler avec Guy Drut, qui est une personnalité politique importante à l'époque, c'était pour moi une grande chance, oui.
Et par contre, ça s'est mal terminé entre lui et vous. Vous lui avez succédé en tant que député en 2007, puis à la mairie de Coulomiers un an plus tard. Il estime que vous l'avez trahi. Il explique dans ses mémoires, Franck Rester a trompé mon affection en pilotant ses petites intrigues. Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que vous étiez un jeune homme un peu trop pressé, peut-être ?
C'est souvent, malheureusement, ce qui peut arriver en politique. C'est-à-dire, quelqu'un qui vous dit, c'est toi qui, après moi, sera en responsabilité, je ferai tout pour que tu sois celui-là. Et puis, la vie fait qu'à ces moments-là, il n'y a pas le rendez-vous qui était annoncé. Et donc, on s'autonomise et on dit, pourquoi pas moi ? Pourquoi pas moi ?
Parce que ce qui s'est passé, c'est que vous n'aviez pas été choisi Il ne s'est pas représenté aux élections législatives. Aux législatives de 2007 pour le remplacer. L'investiture avait été accordée à une autre candidate. Et finalement, vous avez retourné la situation.
Oui, parce qu'il avait pris la décision de ne pas se représenter. Donc, je suis allé contre lui. Le parti avait désigné quelqu'un d'autre, qui était, entre guillemets, parachuté, quelqu'un tout à fait respectable, et qui devait venir sur cette circonscription. Et moi, qui étais l'enfant du pays, qui était élu dans ce territoire, qui était chef d'entreprise dans ce territoire, j'avais envie de défendre mes convictions. Et je lui ai dit que j'allais aller à cette élection. Et finalement, elle a renoncé à se présenter. Et j'ai été élu, soutenu par les maires, soutenu par les militants à l'époque, face à ce parachutage.
À l'UMP, vous avez d'abord été proche de Jean-François Copé, puis de Bruno Le Maire, que vous avez soutenu lors de la primaire de 2016. Et en 2017, vous avez quitté les Républicains pour vous ranger parmi ce qu'on a appelé les constructifs, c'est-à-dire les élus de droite, qui étaient prêts à travailler avec Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui vous a poussé à rompre avec votre famille politique ?
J'ai eu la conviction que, dans ce moment particulier, à partir du moment où le chef de l'État qui venait d'être élu nous tendait la main, en nommant Édouard Philippe, Premier ministre, en ayant dans son projet beaucoup de choses qu'on défendait à droite depuis longtemps, qu'il n'y avait pas de raison de s'opposer par principe et qu'il fallait être constructif, essayer de l'aider à transformer le pays tel qu'il nous proposait de le faire.
Quand vous avez quitté les Républicains, vous avez créé le parti Agir pour rassembler ceux qui, à droite, avaient donc décidé de travailler avec Emmanuel Macron. Diriger un parti, ça aide à devenir ministre ?
Pour être ministre, il faut du poids politique, il faut une connaissance technique. Et il se trouvait qu'avec Agir, effectivement, en rassemblant à la fois au groupe, à l'Assemblée nationale, parce que j'étais président du groupe Les Constructifs, puis Agir et Indépendant. Vous représentiez une composante de la majorité qui devait être présente au gouvernement. Ça fait partie des éléments qui permettent de rentrer dans un gouvernement. Et puis je connaissais depuis longtemps les sujets culturels. C'est pour ça que je suis rentré en tant que ministre de la Culture.
Et vous êtes entré au gouvernement quelques mois après avoir créé Agir. Et vous y êtes resté pendant six ans quasiment. Quel est le secret de votre longévité ministérielle ?
Ça, il faut le demander au président de la République qui m'a fait l'honneur de me confier différents postes ministériels. Je crois que le travail, la détermination à agir, à avoir des résultats, et puis continuer de peser politiquement.
C'est ça. Il y en a qui vous décrivent comme quelqu'un de très politique. Vous le prenez comme un compliment ?
Oui, je ne reprends pas ça comme un défaut. Quand on fait de la politique, il faut être politique. Savoir engager des rapports de force ? Des rapports de force, je ne sais pas. Mais on a essayé de peser sur les débats et d'incarner quelque chose. Et c'est ce que j'ai essayé de faire depuis maintenant plusieurs années.
Alors vous avez été en charge des relations avec le Parlement et du commerce extérieur. Mais vous l'avez dit d'un mot, le portefeuille qui vous tenait le plus à cœur, c'est celui de la culture dans ce ministère. Vous avez obtenu de réels succès sur des dossiers parfois compliqués. Et notamment quand il a fallu soutenir tout le secteur qui était à l'arrêt pendant le Covid. Mais personne n'a dit c'est grâce à Franck Riester qu'on a obtenu ça. Est-ce que vous n'êtes pas fait un peu voler vos victoires politiques ?
Je ne suis pas volé, non. Pas volé. Après, on s'interroge toujours de savoir comment on aurait pu peut-être mieux communiquer pour expliquer ce qu'on a fait. J'ai par exemple été celui qui a présenté la loi Notre-Dame pour la restauration de Notre-Dame. J'ai effectivement obtenu du président de la République qui m'a suivi l'année blanche pour les intermittents du spectacle
au moment du Covid. Mais sur tous ces sujets, Emmanuel Macron a tenu à prendre la main. Il s'est imposé sur ses dossiers face à vous. Vous évoquiez les annonces liées à l'aide au secteur de la culture sur le Covid. Ce jour-là, il y a une photo qui a été beaucoup commentée dans la presse où on vous voit en train de prendre des notes quand il fait les annonces. Est-ce que vous aviez vraiment la main sur votre ministère de la Culture à l'époque ?
Oui. D'abord, j'avais la main. C'est un travail collectif. Il y a le président de la République, il y a le Premier ministre, il y a les autres ministres. Mais effectivement, les annonces qu'il a faites, c'était des annonces que nous avions travaillées ensemble avant. Le point, là, pourquoi je prends des notes ? Parce qu'ensuite, je vais prendre la parole devant les médias et je prends quelques notes pour mettre noir sur blanc les verbatims éventuellement du président à mettre en avant.
Mais rétrospectivement, vous dites qu'il aurait peut-être fallu gérer la communication différemment ?
Écoutez, tout ça, c'est l'écume.
Il y a une leçon que vous en avez tirée ?
Tout ça, c'est l'écume. Et c'est peut-être ce qu'on peut reprocher à la politique. C'est que les observateurs, les commentateurs, les réseaux sociaux ne gardent souvent que l'écume sans regarder vraiment le fond. Et donc, moi, je ne renie pas tout le bilan que vous avez évoqué pendant ces deux ans à la culture qui m'ont permis, je pense, après d'autres et avant d'autres, d'apporter ma pierre à l'édifice du monde culturel.
On va passer à notre quiz. À présent, je vais vous proposer des débuts de phrases que vous allez devoir compléter. Mon premier Covid. Une épreuve dure. Oui, vous êtes le tout premier membre du gouvernement à avoir été atteint
par le Covid à l'époque. Et ça a été très difficile parce que, d'abord, on ne savait pas jusqu'où ça allait nous emmener, ce Covid. Est-ce qu'on n'allait pas avoir des séquelles très lourdes ? Est-ce qu'on n'allait pas y rester ? J'avais des amis qui sont restés à ce moment-là et qui ont été malades en même temps que moi. Donc, c'était très difficile de le vivre. Et puis, j'ai eu un Covid long. Ce n'est pas très facile quand on est ministre de l'Inculture et qu'on a un Covid long de mener les deux fronts. Mais je l'ai fait et ça reste un moment très fort, évidemment, pour moi comme pour tant d'autres.
Vendre des voitures quand on n'est pas passionné d'automobiles. Oui, j'explique. Votre famille a une entreprise de concessions automobiles et vous l'avez dirigée pendant un temps. Oui, c'est ça.
Oui, parce que ce qui me plaisait beaucoup, c'est l'aventure entrepreneuriale. Mener une équipe, donner des objectifs et essayer de conduire cette entreprise. Dans un domaine qui ne vous passionne pas ? Dans un domaine qui ne me passionne pas, spécialement. Ma passion, c'est la politique, la culture, plus que l'automobile. Mais ce qui me passionne aussi, c'est l'aventure entrepreneuriale et je comprends tous ces entrepreneurs qui sont passionnés par leur entreprise.
Enfin, dans une autre vie,
Eric Vert et moi ? Oui, c'était mon premier patron. Oui, c'est étonnant ça. Il m'a recruté quand il était directeur associé chez Arthur Andersen qui est un cabinet d'audit et de conseil. Après mon école de commerce, je suis rentré chez Arthur Andersen et celui qui m'a recruté.
Il vous a formé un peu comme ça sur les questions économiques ?
Non, ce n'était pas économique, c'était vraiment sur les conseils aux services publics et on a travaillé ensemble sur l'évaluation des services publics à l'époque.
Merci beaucoup, Franck Riester, d'être venu dans La Politique et moi. Merci.
Franck Riester