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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 23 juin 2021 39 minDivertissementCulture, médias & sport

🔴Ouverture de la SAMARITAINE rénovée : suivez la visite exclusive du Figaro

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-François LagotFait
    « Cette façade, elle remonte à 1928. On est en pleine période de l'art décoratif. »
  • 10:00Jean-François LagotFait
    « On a été obligé de changer quelques marches quand même, il faut reconnaître parce que elles étaient fatiguées. »
  • 14:00Jean-François LagotFait
    « L'ensemble de l'édifice est protégé au titre des monuments historiques, c'est-à-dire essentiellement les façades et les couvertures et ainsi que toutes les tous les éléments patrimoniaux que nous allons voir à l'intérieur. »
  • 18:00Jean-François LagotFait
    « On a fait ce qu'on appelle des stratigraphies, c'est-à-dire qu'on a enlevé avec un scalpel les différentes couches de peinture qui avaient été réalisées et on est arrivé sur cette couleur. »
  • 22:00Jean-François LagotFait
    « Il y a eu des recréations parce que certaines avaient disparu. Il y avait des escaliers mécaniques qui avaient été placé un peu n'importe comment à partir des années 60. »
  • 40:00Jean-François LagotFait
    « On a découvert ces superbes céramiques et évidemment on s'est empressé de les mettre en valeur absolument partout. »
  • 50:00Jean-François LagotFait
    « Cette peinture murale avait été entièrement recouverte de peinture blanche et un faux plafond venait dissimuler cette structure métallique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous les connaisseurs, les passionnés d'histoire ou simplement les fidèles clients qui avaient l'habitude de venir passer du temps dans ce lieu derrière moi, cet édifice que vous avez certainement reconnu devant lequel nous nous trouvons posés sur les quai de scèes au cœur de Paris. Et bien oui, il s'agit de la Samaritaine magasin mythique 16 ans après sa fermeture. Alors suivez-moi, je vais vous raconter cette histoire de cette rénovation titanesque que vient de subir la samaritaine après 16 ans de fermeture.

Et pour m'accompagner, j'ai le plaisir d'avoir à mes côtés Jean-François Lagot. Bonjour Jean-François Lagot. Bonjour.

Vous êtes architecte en chef des monuments historiques et vous êtes avec nous pour nous raconter l'histoire de cette transformation. Jean-François Lagot, nous sommes à l'extérieur de la Samaritaine avec cette façade emblématique qui est la façade par laquelle on identifie d'emblé la Samaritaine. On va faire un petit peu d'histoire.

Elle remonte à quelle période de l'histoire cette façade ? Alors cette façade, elle remonte à 1928. On est en pleine période de l'art décoratif et cette façade en fait a posé des gros problèmes administratifs parce que à l'origine Erneste Cognac et son architecte Franz Jourdin voulait absolument continuer les façades qu'il avait déjà réalisé au début du 20e siècle et il y a eu un blocage complet de la part de de la ville de Paris et également des associations de défense du patrimoine qui ne voulaient absolument pas avoir les mêmes façades polychrome que qu'il y a que l'on a va voir tout à l'heure.

Donc en fait, Erneste Cognac a fait appel à un architecte réputé en rivage pour réaliser cette façade qui n'est qu'une façade décorative. À l'intérieur, on a exactement la même structure et les mêmes éléments que dans les parties réalisées au début du 20e siècle. Elle a été considérée comme novatrice cette façade là, comme innovante, moderne ?

Ben Henri Sauvage était un architecte réputé dans cette dans dans cette période. Et en fait, on a une architecture tout à fait caractéristique de ce qu'on appelle l'art décoratif, c'est-à-dire avec des pans coupés. Ça c'est la grande caractéristique des formes simples stylisées.

Non, on est tout à fait conforme à à l'esprit du temps. Alors pour ceux qui qui aimaient fréquenter la Samaritaine, ils se souviennent certainement qu'avant sa fermeture en 2005 pour des questions de sécurité bien euh cette façade abritait le magasin. On pouvait y faire son shopping, on va dire.

Désormais dans quelques mois et ben cette façade n'abritera plus le magasin proprement parler mais un hôtel de luxe, l'hôtel cheval blanc. On envoie d'ailleurs certaines chambres à travers les fenêtres et on est surpris parce que il n'y a plus le nom de la Samaritaine qui s'affiche sur la façade. Ah bah ça c'est une surprise.

On ne sait pas encore comment va quelle est le l'enseigne qui va venir à cet endroit-là. Effectivement tout à fait à l'origine il y avait marqué Samaritaine. Du fait de la présence de cet hôtel cette enseigne va être transformée et on attend de savoir à quoi elle ressemblera.

C'est une surprise. C'est une surprise. Alors, vous avez cité et évoqué une autre façade, une façade historiquement plus ancienne que celle que l'on vient de de décrire, qui est une façade que l'on va aller ensemble découvrir, le feu est vert, profitons-en.

Euh une façade autrement plus colorée, moins moins sobre que vous allez nous décrire Jean-François Lagneau. Elle est rues de la Monnaie et on voit déjà le public qui s'est pressé en masse ce matin pour entrer dans cette samaritaine rénovée. On va se placer au milieu du bosquet.

Si on peut considérer que c'est un bosquet, cet espace vert qui fait face donc à cette façade plus ancienne que la façade hardco que l'on vient de décrire. Alors que s'organise l'arrivée des du public et des visiteurs ce matin devant l'entrée de cette samaritaine qui rouvre. C'est c'est un grand jour pour les salariés et le personnel de la Samaritaine.

Alors Jean-François Lagneau, on va s'avancer un petit peu. Nous voici devant la façade très colorée de type artu. C'est ça.

Alors là, on est tout à fait dans la période art nouveau à la fois par les par les couleurs, par le style, par l'exubérance et encore, ce n'est pas la façade qui avait été réalisée au début du 20e siècle parce que le la période de l'entre de guerre, c'est-à-dire la période de l'art décoratif, avait tout fait pour effacer justement cette cette polychromie qui considérait comme agressive. Ce qui fait que l'ensemble de tous ces panneaux que vous voyez avaient été en fait peint en blanc tout simplement. les décors à rez-de-chaussée avaient été supprimés et remplacés par des pierres.

Tout ça pour s'harmoniser avec le avec l'ARDCO. Alors, ces décors avaient déjà été remis en valeur il y a dans les années 80 mais en fait nous nous avons continué de les remettre en valeur sur toutes les façades ce qui n'avait pas été le cas jusqu'à présent. Et là en fait on voit parfaitement ce qu'était le l'art nouveau avec toutes les pampres avec les coloris et cetera et cetera.

Et c'est ça que n'avait pas supporté les Parisiens de l'entre de guerre. Alors, on a l'impression que c'est de la simple peinture, mais j'imagine que ça n'est pas le cas. De quel matériaux est constitué euh euh cette ce bandeau euh dans les tons jaunes, ceilleux de de jaune et de et de et de et floral ?

Bah, ça aurait été de la peinture en fait. ça n'aurait pas réussi à traverser le temps he puisque ça fait presque 150 ans. En fait, ce sont des laves émaillées, c'est-à-dire ce sont des émeaut qui sont cuits à très haute température et qui de ce fait sont absolument inaltérables.

Et c'est pour ça que ils avaient été recouverts en blanc parce qu'autrement, ils se serai il les auraient détruits sans sans aucune difficulté. Et c'est et un des reproches qui a été fait également à cette façade, c'est que bon, c'est pas le premier des grands magasins à Paris he, il y en avait d'autres derrière nous. Nous avons la belle jardinière où on voit en fait que ces ces magasins de l'extérieur gardaient une façade entre guillemetsmanienne, c'est-à-dire conforme à l'esprit du temps et réservant les décorations pour l'intérieur.

Ici, c'est l'inverse. On a Erneste Cognac qui avait demandé à ce que vraiment ça soit une façade publicitaire et on le voit enfin on voit exactement ce qui se passe dans les rayons derrière chaussures uniforme blanc Amazone puisque à l'époque les femmes faisaient du cheval dans c dans des de tenues. Ce sont les intitulés des rayons ce qu'on peut trouver à la Samaritaine et d'emblé visible depuis l'extérieur.

Alors ça nous n'avons pas pu le restaurer. Vous ne trouverez plus d'uniforme derrière cette derrière cette lave émaillée. Bon, évidemment, on remarque d'emblé quand on arrive face à cette façade, bien cette structure métallique qui nous rappelle avec ces ces boulons, ces rivets, la structure est faible, ce n'est pas un hasard.

Il fallait aller très vite. Il fallait aller très vite. Il fallait surtout pas perdre une seule journée de vente.

Et en fait ce que l'on voit c'est que l'arrière pensée de Cognac et le et l'architecte Franz Jourdain dans ses mémoires ou dans les les articles qu'il a peu faire le dit bien ce qu'il fallait absolument c'était attirer le chalant le séduire et le conserver le plus longtemps possible à l'intérieur. Donc en fait c'est par la décoration qu'il arrivait à ce à cela. Et nous verrons tout à l'heure le jardin d'hiver.

On est bien quand on est dans ce jardin d'hiver, donc ben on reste plus longtemps et on est-ce que vous pouvez nous dire quelques mots de ces de cette structure Efel qu'on dont on voit voilà les les les structures qui habillent cette façade avec ces rivets qu'on retrouve sur la tour Effel. Est-ce que c'est du FL ça justement pour cette Non, c'est de l'esprit Effel. C'est pas le c'est pas l'entreprise d'FL qui l'a qui l'a réalisé.

C'était de saumon si je me souviens bien. Euh non, ben le métal c'est tout simplement parce que ça allait vite. Donc l'objectifite fallait faire vite.

Euh quand acheter des cœurs d'ilo et progressivement quand il arrivait vers la façade, il se dépêchait de faire la façade. Ce qui fait que cette façade qui apparaît comme uniforme telle qu'on la voit comme ça en fait elle se réalise elle a été réalisée en gros par des tranches de 20 m sur une dizaine d'années à peu près. C'est ça qui est extraordinaire, c'est qui encore une fois le la vente c'est ce qui comptait le plus.

On pourrait remarquer également que sur le le logo, si on peut appeler ça comme ça, la marque samaritaine, ça n'est pas le même travail qui a été réalisé que sur les les lave de Volvic. C'est ça lave Volvic. Oui, c'est de la lave de Volvic.

C'est plutôt de de la mosaïque dorée à leur fin si je ne m'abuse. Là, c'est de la mosaïque et c'est de la mosaïque qui est effectivement dorée. C'est-à-dire que il y a une feuille d'or, il y a c'est des tesselles en verre.

Sur cette tesselle, on met une feuille d'or et on remet une couche de verre par-dessus, ce qui fait que elle aussi elle est inaltérable. Est-ce qu'on peut considérer que que ces façades que l'on vient de décrire, la première arto, la seconde art nouveau, ce sont elles sont dans la catégorie des monuments historiques. Le bâtiment en lui-même, l'édifice est est classé monuments historiques.

L'ensemble de l'édifice est protégé au titre des monuments historiques, c'est-à-dire essentiellement les façades et les couvertures et ainsi que toutes les tous les éléments patrimoniaux que nous allons voir à l'intérieur. J'aimerais qu'on dis juste avant avant de de d'éventuellement de pouvoir entrer à l'intérieur en suivant le public qui s'est déjà engouffré dans cette samaritaine qui vient de rouvrir, qu'on dise quelques mots sur ces ces b vitrées percés dans la façade. Est-ce qu'elles avaient aussi un caractère de de modernité et de et de d'innovation ?

Alors toujours pareil, Ernest de Cognac s'est servi de des innovations techniques qui existaient, c'est-à-dire la construction métallique. L'objectif c'était de faire rentrer au maximum la lumière du jour. C'était une période où il n'y avait pas encore l'électricité au tout début du 20e siècle.

Donc ça ne fonctionnait que par la lumière du jour. Donc il fallait des belles et plus ouverte possible et ne pas avoir de maçonneries qui viennent en réduire le le clair selon l'expression. Et vous verrez à l'intérieur en fait le le véritable jardin de le jardin d'hiver qui est à l'intérieur dont l'objectif était de là encore de faire rentrer la lumière naturelle jusqu'au premier sous-sol.

On notera que que leamailleux de jaune finalement adoucit formidablement cette structure métallique peut-être un peu un peu sévère. C'était une volonté aussi de peut-être apporter cette touche de de légèreté, on va dire. Le l'objectif c'était vraiment de d'attirer le d'attirer les chalants comme on comme on met du miel pour attirer les mouches.

C'est vraiment le le la ce qui a été dit d'ailleurs dans les dans les textes, pas forcément publié d'ailleurs. Alors, la Samaritaine était un temple de la mode pour ceux qui qui la fréquentaient avant sa fermeture en 2005. Et bien, elle est de nouveau 20000 m² de mode d'espace totalement rénové.

On va le découvrir ensemble. On va y entrer dans cette samaritaine, on va suivre le public qui vient d'y entrer et puis on va continuer à parler d'histoire et expliquer en quoi a consisté cette rénovation titanesque réalisée sur cet édifice emblématique. À tout de suite [Musique] Jean-François l'Agnot, on a réussi à se frrayer un passage parmi le public qui vient d'entrer dans la Samaritaine pour découvrir ce lieu splendide, symbolique aussi de l'intérieur de la de la Samaritaine.

Je vais laisser Riad Bekir nous faire un panorama un peu de ce qui nous entoure et filmer la perspective sur le grand escalier et cette fameuse verrière qu'on ira voir tout à l'heure. On retrouve évidemment autour de nous les détails art et art nouveaux. La feronnerie repeintant grise et ce gris bleu d'ailleurs était-il la couleur d'origine des feronneries qui nous entourent ?

Écoutez, ça a été une des difficultés du chantier, c'est que vous imaginez qu' un bâtiment de ce de cette qualité est repeint régulièrement tous les 10 ans à peu près. Donc évidemment, en tant que architecte en chef des monuments historiques, je souhaitais retrouver la la couleur d'origine du jour de l'inauguration. C'est toujours la la date que l'on recherche.

Et en fait, on a fait ce qu'on appelle des stratigraphies, c'est-à-dire qu'on a enlevé avec un scalpel les différentes couches de peinture qui avaient été réalisées et on est arrivé sur cette couleur. On a été confront enfin, on a été confirmé dans ce choix. par des autchromes.

Il y avait des photographies couleur de datant de 1910, des extérieurs et qui nous ont montré qu'effectivement on avait ce gris bleu qui qui est qu'on appelle maintenant le gris samaritaine. C'est une couleur qui est assez traditionnelle de l'architecture métallique du de la fin 19e, début 20e. Elles ont été euh restaurées ces feronneries sur place où elles ont été démontées pour pouvoir être traitées euh rapidement mais massivement, on va dire, parce qu'il y a quand même une quantité de travail considérable à faire ?

Alors, en fait, non, elles ont été démontées et emportées dans des ateliers. Ici, c'est un atelier qui est à côté de de Périgueux. Euh donc elles ont été restaurées et en même temps il y a eu des recréations parce que certaines avaient disparu.

Il y avait des escaliers mécaniques qui avaient été placé un peu n'importe comment à partir des années 60 et donc il a fallu restituer ces feronneries. Mais on a trouvé des un feronniier sachant parfaitement forgé exactement les mêmes les mêmes courbes qui sont assez répétitives. Et ensuite on a pu redorer les feuilles de maronniers qui viennent ponctuer un peu cette cet ensemble de feronneries.

Et cette feronnerie, si on la regarde en détail, c'est vraiment des détails d'exécution absolument exceptionnel. C'est entièrement assemblé à sec par des vis tout bêtement, chose qui ne se fait absolument plus puisqu'on a tendance maintenant à mettre des soudures absolument partout. Non, c'est vraiment un très très bel ouvrage et tout à fait caractéristique de l'art nouveau.

On imagine la complexité de retrouver peut-être des artisans à même de travailler cette matière de cette façonlà aussi exigeante. Ah ben on en trouve aussi et le le service des monuments historiques veille justement à conserver cette main d'œuvre en lui confiant des des travaux le plus régulièrement possible. C'est pas toujours c'est pas toujours évident mais de plus en plus on a des jeunes qui s'orientent vers ce type de métier qui sont durs.

On voit que le lieu accueille des grands noms du luxe autour de nous. Je ne vais pas les citer probablement que Riad Bekir aura fait quelques plans sur ces marques au milieu des Nous sommes au milieu de d'une exposition de de sac à main de de portefeuille de grand nom du luxe pardon. Cet esthétique raffinée et et chic était-il celui de de l'époque ?

Est-ce que véritablement on avait une offre aussi luxueuse à l'époque de l'ouverture de ce magasin ? C'était évidemment c'était pas l'objectif de la Samaritaine pour le luxe. On avait la belle jardinière qui se trouvait juste en face.

Là, c'était vraiment un un grand magasin beaucoup plus populaire. Enfin, si on peut donner un sens à ce mot, vous savez, d'où l'expression on trouve tout à la Samaritaine, c'est-à-dire qu'on on trouvait absolument aussi bien des livrés de domestique que des tenues d'Amazon, que que des clous. Et je dirais jusqu'à ces dernières années puisque moi ce que je regrette dans ce nouveau magasin, c'est qu'on ne puisse plus acheter des clous à l'unité, ce qui était le cas autrefois.

Ah, ça c'est sûr que aujourd'hui la Samaritaine n'offre plus la possibilité d'acheter des produits issus des rayons plutôt du bricolage. Ce n'est plus du tout l'offre euh mise en avant effectivement. Alors, on remarque évidemment quand on arrive dans ce lieu majestueux, ben c'est c'est la lumière naturelle qui nous inonde et qui inonde aussi également les étages supérieurs au-dessus de nous.

Est-ce que c'était une une volonté architecturale, une volonté euh définie à l'origine pour pour mettre en valeur les lieux sans passer par la lumière artificielle et électrique ? Ouais, c'était plus qu'une volonté, c'était une obligation puisque en fait il n'y avait pas de la lumière électrique au début du 20e siècle. Donc il fallait absolument que le que l'ensemble des planchers des rayons soit illuminés, soit éclairé par la lumière naturelle.

Même le gaz n'aurait pas suffi à faire un éclairage intérieur suffisant le le gaz est toujours dangereux et on s'en méfie ponctuellement. Il y en avait mais ça ne suffisait pas à éclairer correctement. Donc en fait, on a été obligé d' enfin Erneste Cognac a été obligé de d'avoir cette verrière, mais je dirais qu'il y a également d'autres d'autres intérêts, c'est que non seulement elle apporte la lumière naturelle hein, on le on le verra qui était diffusé par les planchers qui étaient en vert, mais également ça a permis de réaliser ce superbe escalier monumental et un escalier monumental en fait ça participe à la scénographie de ce genre de de magasin parce que ça entraîne une déambulation.

Ça permet de lorsqu'on est dessus de voir l'ensemble des rayons. Ça permet également d'être vu. Ça on a pu le constater quelque fois.

Et puis encore une fois, c'est bah c'est quand même une œuvre d'art en elle. Cet escalier. C'est vraiment une œuvre d'art en lui-même.

Et c'est ça qui est exceptionnel quand on voit tous les détails en cuivre repoussé, en céramique, en en feronnerie, on l'a vu tout à l'heure, des ces feuilles de de maronniers qui sont dorées à leur fin. Enfin, c'est vraiment une œuvre exceptionnelle et encore une fois, ça participait au bien-être des visiteurs. Alors, Jean-Pançois Lagneau, depuis tout à l'heure, nous avons le regard, nos regards levés vers le ciel, vers le haut, vers les les étages supérieurs, vers cet escalier magistral.

Mais il faut regarder aussi les sols et les sols méritent notre attention parce qu'il y a un travail remarquable et fouillé qui a été effectué sur ces sols. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots de ceci par exemple ? Écoutez, l'ensemble de ces sols a été refait tout à fait à l'origine, c'était avec c'était des planchées de verre.

Donc on n pas pu les refaire pour des raison de sécurité. On en parlera là-haut. Mais on a essayé de retrouver je dirais quelque chose qui pouvait laisser imaginer que c'était qu'il y avait des des carrés de chocolat.

C'était l'appellation que l'on que l'on donnait. Donc c'est c'est comme ça qu'on que c'est sol qui est récent donc qui vient d'être fait. S' c'est un clin d'œil aussi au pavé parisien peut-être.

Ah, c'est les c'est plein de clin d'œil en fait le on parlait de de l'aménagement des stands ou autres. Par définition, les stands changeront. Alors, je sais pas si c'est tous les 5 ans ou tous les 10 ans ou plus rapidement mais à chaque fois c'est un clin d'œil à l'architecture bah qui existe depuis le début du 20e siècle.

Alors, on va se pencher et focaliser notre attention désormais sur ce grand escalier tout à fait iconique, hein, de la Samaritaine. On va monter les marches de l'escalier. Je vous propose que vous m'accompagniez.

Euh il fait partie des des éléments architecturaux incontournables des lieux. Euh il n'a il a plus qu'une valeur fonctionnelle hein cet escalier. Il permet de monter certes au dernier étage au 5e, mais il a aussi une valeur esthétique cet escalier Jean-François Lagot.

Ah mais c'est la valeur esthétique avec en fait c'est c'est une une accumulation de petites œuvres d'art. Ce ne pas ce ne sont pas de ces grandes œuvres d'art que l'on met dans des musées, mais ce sont des tas de petits détails quand on revoit la la feronnerie, les assemblages de toutes ces de tous ces fers, la façon dont ils sont forgés. Vous voyez, on le on le voit, on part d'une plaque de fer que l'on vient fendre et ensuite on lui donne la forme voulue.

C'est un c'est vraiment un ensemble de de grande qualité. Alors qu'on monte l'une de des 270 marches de cet escalier qui je crois est en en chaîne massive d'origine si je me trompe pas. Jean-François.

On a été obligé de changer quelques marches quand même, il faut reconnaître parce que elles étaient fatiguées. Alors on se trouve sur le palier, premier palier de cet escalier et il faut lever les yeux pour admirer quelque chose que qui a été révélé, je crois, au cours de ces travaux. Ah oui, c'est feuilles d'accente en céramique.

C'est de vigne également. Il y a il y a tout un mélange. Ça ça a vraiment été une découverte en cours de chantier parce que dans les investigations que nous avions pu faire, on avait fait des sondages.

Malheureusement, on était tombé sur des parties qui avaient dû être faites en plâtre au fil du temps. Donc on avait pas attaché d'importance à ça et on s'apprêtait à refaire le plafond blanc qui était bah qui était qui existait lorsque nous sommes arrivés. Et puis en fait en cours de chantier, on a quand même voulu gratter un petit peu plus pour voir ce qu'il en était et on a découvert ces superbes céramiques et évidemment on s'est empressé de les mettre en valeur absolument partout.

Mais encore une fois, elles avaient été dissimulées tout simplement parce que la période de l'entre de guerre avait ça absolument en horreur. Je laisse Riot Bequir qui réalise ces images nous montrer un petit peu ce qui nous entoure. Nous sommes au niveau 1 de la samaritaine, au niveau mode femme et puis les étages supérieurs laisseront dévoilé au aux futurs visiteurs et à ceux qui sont actuellement entrés dans la samaritaine, ben l'horlogerie, la joillerie, la mode pour Romes, les souliers aussi pour femmes du rayon desquels on peut admirer une magnifique vue sur l'église Saint-Germain de l'Oxrois. [Musique] Alors, d'ici Jean-François Lagot, bah nous pouvons relier ce bâtiment du Pont neuf jusqu'au un autre édifice qui est l'édifice Rivoli qui est le nouveau bâtiment de la Samaritaine beaucoup plus moderne et rénové aussi en même temps que celui dans lequel on se trouve.

On va y aller ensemble. On traverse hein cet étage dédié effectivement à la mode à la mode femme comme je le disais. On va passer par ici.

On laissera le public qui nous regarde découvrir le bâtiment vers lequel on se dirige. On quitte le bâtiment Pont Neuf pour aller vers le bâtiment Rivoli. C'est un bâtiment de verre qui donne sur la la rue de Rivoli.

Et puis les visiteurs qui voudront aller le voir, ne serait-ce que pour faire du shopping ou le visiter lors de leur visite parisienne, bah ils y trouveront. une décoration moderne au style industriel en adéquation avec une mode plus urbaine, on va dire. Ça, ce sont des des considérations un peu plus marketing que j'évoque avec vous Jean-François Lagnot alors qu'on arrive dans ce patio.

On peut parler de de patio. En tout cas, c'est un lieu qui n'existait pas à l'origine à la Samaritaine, qui a été sorti de terre très moderne avec ce ce plafond de verre qui évidemment n'est pas sans rappeler le la fameuse verrière originelle et qui laisse évidemment les lieux baignés d'une lumière naturelle. Mais c'est un c'est ce qu'a voulu le l'agence Sana, c'est justement de retrouver l'esprit de cette grande verrière que nous venons de quitter pour retrouver ensuite une succession de de deux patios puis de lumière, appelons-le comme on veut.

Ici, ça s'appelle le dome. Ça s'appelle le dome. Et donc, comme vous le voyez, euh Riad Bekir qui réalise ses images est en train de de nous montrer ce ce plafond de verre euh moderne en adéquation avec le bâtiment euh Rivoli qui donne sur euh sur la rue de Rivoli et qui lui-même est habillé de verre, d'une vague de verre qui on habille les les murs de la façade.

Bah, ça c'est caractéristique aussi de la Samaritaine, c'est que les propriétaires de la Samaritaine, c'est-à-dire Erneste Cognac pour la grande période, euh ont toujours voulu être à la pointe du progrès en architecture. Donc, ils ont eu une architecture typiquement art nouveau avec Franck Jourdin, ensuite une architecture typiquement art avec Henri Sauvage et maintenant avec l'agence Sana sur la rue de Rivoli. Ils ont une architecture de notre temps.

Alors qu'on débule dans cette dans ce niveau dédié à la mode pour femmes, nous allons arriver sur cette passerelle qui fait la transition entre les deux bâtiments. Euh que faut-il admirer particulièrement à cet endroit ? Jean-François Lagneau.

Je crois qu'on a une perspective sur une ruelle qui donne elle-même sur les façades historiques de la Samaritaine. On le voit sur votre gauche avec Nous sommes effectivement dans cette petite rue Baayet qui est vraiment une rue historique. On voit un échafaudage ici. sont des immeubles du 17e siècle qui sont en train d'être ravalés selon l'expression et en face on se trouve dans une partie de donc de Fran Jourdin 1907 1910 avec vous voyez toutes ces toutes ces céramiques, toutes ces mosaïques l'on voit relativement peu puisque on n pas de recul.

Donc c'est pour ça l'intérêt de cette passerelle entre autres c'est justement de pouvoir découvrir ces décors qui sont relativement méconnus. On imagine les difficultés ou la complexité auxquelles ont dû faire face les équipes engagées dans la restauration de ces lieux. Il a fallu jongler entre les impératifs lié à l'histoire, au respect du bâtiment imposé par la Charte.

On imagine des des monuments historiques, aux normes de sécurité également Jean-François Lagot et puis les souhaits du propriétaire en l'occurrence le groupe LVMH de modifier les lieux, de les moderniser, de les adapter à son projet de transformation. Est-ce que ça a été compliqué de jongler avec tout ça ? Ça a été compliqué en particulier.

Alors, ça a été compliqué à deux niveaux. Au point de vue technique parce que effectivement, c'est une opération assez compliquée dans la mesure où sur la partie que nous venons de quitter, il fallait respecter l'ancien et en même temps apporter les parties contemporaines que nous avons pu voir. Mais je dirais que c'était des problèmes techniques que l'on arrive à résoudre, même si c'est compliqué.

L'autre problème, en fait, ça a été un problème administratif d'autorisation de travaux. La question était de savoir peut-on ou pas démolir les immeubles qui se trouvaient sur la rue de Rivoli ? Et c'est c'est ce qui a fait d'ailleurs que le chantier a été retardé de de 2 années et puis en fin de compte donc le LVMH a eu l'autorisation de démolir ses immeubles.

Oui, c'est une un épisode, on va dire, qui a qui a eu droit à sa polémique évidemment puisque pour beaucoup on détruisait un monument historique. Ce n'était pas un monument historique qui a été détruit. Les études patrimoniales que nous avions pu conduire montraient que c'était un c'était des immeubles qui avaient été construits dans la deuxème moitié du 19e siècle qui avait déjà été transformé, je dirais saccagé à la fin du 19e et au début du 20e.

Pour mémoire, c'était les fourrures révillon qui habitaient qui occupaient cet immeuble. Et ensuite, bon la Samaritaine, c'est vrai dans les années 1930, elle aussi avait fait avait apporté beaucoup de modifications et il y a eu des surrélévations. Enfin, pour nous, ça n'avait plus d'intérêt patrimonial.

Et donc en fin de compte l'autorisation a été donnée de les démolir. Donc désormais pour ceux qui viendront visiter ce bâtiment Rudrivoli, vous verrez à quel point le contraste est flagrant entre le bâtiment de du pont neuf ancêtre rénové de la Samaritaine et puis ce bâtiment rue de Rivoli flamboyant de de modernité. Euh le groupe LVMH a investi plusieurs centaines de millions d'euros hein pour rénover cette samaritaine tant attendu.

Euh mais même quand on s'appelle LVMH et là je m'adresse au à l'architecte en chef des monumimuments historiques, ben on ne peut pas faire ce qu'on veut, on imagine. Euh y a-t-il des transformations qui ont été refusées qui resteront impossibles de toute façon à réaliser parce que interdite parce que il y a ce garde-de fou des monuments historiques qui protège les bâtiments. Écoutez, ce garde fou, comme vous dites, a été pleinement efficace puisque vraiment il a permis il a permis de protéger les parties patrimoniales qui avaient été reconnu par tout le monde et que nous avons pu restaurer vraiment sans difficulté.

Nous avons on est l'architecte est souvent inquiet parce que à cause des appels d'offre parce que dans les appels d'offre on prend souvent le moins 10 ans, c'est-à-dire c'est pas forcément le meilleur. Or là nous avons réussi à à avoir les les meilleurs artisans d'art possibles pour restaurer les feronneries, les peintures, les les geriies et cetera. Donc non, LVMH, je dirais que ça a plutôt un plus pour lui de pouvoir conserver ses ses parties historiques.

Il n'a pas été contrarié sur une décision qu'il aurait souhaité euh prendre euh d'une transformation à laquelle vous avez dit non parce qu'on ne peut pas le faire. Écoutez, il a il a vu qu'il avait pas le choix de toute façon et je crois que ça serait un atout pour ce magasin. Y a-t-il au contraire des des découvertes qui ont été faites, des découvertes, des trésors qui ont été révélés qu'on ne soupçonnait pas ou bien qu'on avait peut-être oublié grâce à cette cette cet investissement considérable financier de levmh et puis c'est ces travaux titanesques ?

Ben, il y a deux choses, ça a permis deux choses, c'est que d'une part euh on a pu obtenir toutes les archives de la Samaritaine. On a pu le les les déplucher les éplucher à fond, c'est-à-dire voir exactement comment ça avait été construit, je dirais presque au jour le jour. Euh bon, on a voyez ce genre de ce genre de photographie qui montre exactement l'avancement du chantier.

Donc depuis quand je dis l'avancement du chantier, c'est depuis 1870 jusqu'à nos jours. C'est ça qui est extraordinaire. et un fond photographique vraiment merveilleux sur la Samaritaine.

Et puis autrement, bah c'est vrai qu'en cours de chantier, on a fait des des découvertes parce que je vous le disais tout à l'heure, le Il y en a une qui vous a marqué particulièrement. Ah oui, il y en a une qui m'a marqué parce que vraiment j'étais vexé de ne pas l'avoir vu avant. C'était tout simplement, je vous disais tout à l'heure que la période de l'entre de guerre, c'est-à-dire de l'art décoratif, avait effacé vraiment de façon drastique toutes les tout ce qui était art nouveau.

C'est parce que l'esprit c'était de purifier un peu l'architecture et les et les décorations. Et donc tout ce qui représentait de tout ce qui était en couleur avait été badigeonné de blanc ou recouvert de plâtre. Et en particulier sous l'escalier d'honneur que nous avons vu tout à l'heure, il y avait des décors que l'on imaginait absolument pas.

On avait bien fait des sondages pour voir s'il y avait quelque chose et puis c'est le problème des sondages, c'est qu'on ne les fait jamais forcément aux bons endroits et en cours de chantier, ben on s'est rendu compte qu'on avait des céramiques d'une tonalité absolument exceptionnelle et en fait on a pu les les remettre en valeur. Quelle est le la partie de ce chantier Titanette qui a été la plus complexe à mettre en œuvre par sa durée ou par sa technicité ? En gros, la difficulté ça a été de faire travailler des artisans d'art qui sont évidemment très minutieux dans leur dans leur approche des des matières et des entreprises, je dirais enfin c'est pas péjoratif ce que je vais dire mais en fait ils sont habitués à à travailler dans moins dans le détail.

Ça ça a été assez difficile. Alors au début ça a été très compliqué et puis au fur et à mesure bah chacun s'est respecté et en fait les deux les deux approches du bâtiment ont réussi à à travailler correctement ensemble. C'était compliqué de de trouver autant d'artisans spécialisés dans parfois des tâches extrêmement complexes où il nécessitait un savoir-faire ancestral, je dirais.

Non, parce qu'en fait grâce au service des monuments historiques, justement, on arrive à entretenir ces ces artisans. Ce ce qui a été compliqué, c'est de trouver ce que ceux qu'on estimait être les meilleurs pour telle ou telle tâche. Alors, à propos de trésors et et et de lieux magiques, je vous propose qu'on monte au dernier étage découvrir la pépite des lieux, l'emblématique verrière art nouveau et la fresque des pans.

On y monte tout de suite. On vous y retrouve. Jean-François Lagot, on vient d'arriver dans ce lieu, on peut dire majestueux, hein, cette verrière au dernier étage de la Samaritaine et encore une fois, c'est la lumière he qui est présente et mais une lumière qui vient à la fois du ciel, si je puis dire, mais également des sols avec ces carreaux de verre qui reproduisent, j'imagine, les planchers d'origine.

Qu'est-ce qu'on peut en dire de de ces carreaux de verre sous nos pieds ? Écoutez, on est effectivement dans le morceau de bravoure de de ce magasin. Le le problème de de l'architecte, c'était simplement d'apporter la lumière jusqu'au premier sous-sol puisqu'on était dans une période où on était au tout début du 20e siècle, il y avait pas l'électricité.

Donc, il fallait absolument que la lumière naturelle puisse pénétrer dans tous les niveaux, dans tous les étages, absolument partout. Donc pour ça, ben il avait donc réalisé cette magnifique verrière que nous avons pu remettre dans son état d'origine et surtout tous les planchers étaient en dalle de verre. On appelle ça des tablettes de chocolat parce qu'en fait ça a tout à fait la propose de me suivre la caractéristique et euh je dirais que ça ça a été la seule déception que j'ai eu pendant ce chantier, c'est qu'il a été absolument impossible de refaire ses planchers de verre sur la totalité du magasin.

Et jeu de présence sur à chaque niveau. Ils étaient à l'origine présents dans tous les niveaux, aussi bien dans la partie sauvage que dans la partie Jourdain. Mais pour des raisons de sécurité, il était absolument impossible de les refaire.

On a cherché, on a tortillé le problème dans tous les sens, c'était absolument impossible. Donc en fait, on a fait ce que j'appellerai un petit clin d'œil où on a simplement ces ces fameuses dalles de verre, mais elles sont strictement décoratives. Elles sont décoratives mais elles ont nécessité, j'imagine, un travail considérable de mise en place de au niveau des infrastructures et de la sécurité qui peuvent représenter l'installation de de ce type de de matériaux.

Oui, bah c'est simplement en fait ce sont des dalles qui sont posées sur un sur un plancher en béton pour faire simple. Donc je dirais c'est un c'est un petit clin d'œil et la samaritaine a accepté de se payer ce petit surcoup parce que c'était vraiment le l'origine et la raison d'être de ce magasin, c'était que la lumière naturelle puisse pénétrer jusqu'au sol. cette lumière naturelle qu'on avait évidemment déjà pu admirer dès qu'on rentre au rez-de-chaussée de de ce formidable édifice.

Jean-François Lagneau. En préparant cette émission, j'ai appris que finalement cette splendide verrière n'a pas toujours été visible. Il fut un temps où elle avait même été masquée, on ne la voyait plus.

Pour quelle raison ? Ah bah ça c'est toujours l'histoire des des styles des styles d'architecture et de mode. Je dirais tout simplement la mode par définition ça se démode et en fait là on est dans la période on est dans je dirais la la fin de l'art nouveau et quand l'art déco est arrivé il trouvait ces couleurs absolument horribles.

Elles étaient et les formes étaient exubérantes et autres. Donc en fait il n'a eu qu'un qu'un je dirais qu'une qu'un moyen de le de les effacer simplement c'était de les peindre en blanc. On l'a vu à l'extérieur, tous les décors avaient été peint en blanc.

À l'intérieur, c'est pareil. Et cette peinture murale avait été entièrement recouverte de peinture blanche et un faux plafond venait dissimuler cette structure métallique qui apparaissait trop trop ringarde en fait, il faut dire il faut dire le mot. Alors, on ne peut pas ne pas évoquer évidemment parce qu'elle nous saute aux yeux cette fresque cette peinture murale, faut-il dire apparemment qui représente des pans dans des jardins.

Alors, pourquoi ce pan d'ailleurs ? C'est la fresque des pans. Pourquoi le choix de cet animal ?

Est-ce que vous le savez ? Ah ben, c'est un animal un petit peu magique que l'on retrouve à travers le à travers toutes les civilisations ou autres. Magique pourquoi ?

Parce que bah on le voit bien lorsqu'il fait la roue et je vais pas citer Bau de l'air mais lorsqu'il fait la roue, il est absolument extraordinaire. Et si on regarde bien, on peut voir dans l'extrémité des plumes selon son la façon dont on le ressent soit des cœurs, soit des yeux. Et en fait, c'est ça qui est absolument magique dans ce dans cet animal.

Et puis il se trouve que cette forme en en queue de pan selon l'expression est une forme qui correspond tout à fait à la période de le à l'extrémité de de l'art nouveau. Je dis l'extrémité de l'art nouveau parce que cette peinture présente la caractéristique d'assurer la liaison entre l'art nouveau et l'art déco. On n plus déjà, on le voit dans la la végétation commence à se structurer.

On a des on a des trayages, on a des des pans coupés ou autres. Autrement dit, c'est une c'est de l'art nouveau qui qui se structure, je crois. Je me je me répète et c'est ça qui est absolument exceptionnel dans cette dans cette peinture et de fait elle a été réalisée dans les années 1910 1907 1910 et l'art Deco, on a toujours tendance à le à le marquer de à 1925 parce qu'il y a eu la fameuse exposition mais en fait il est évident que ce style avait démarré bien avant et c'est une des qualités de ce de cette peinture justement c'est d'assurer la transition entre les deux styles qui marquent la Samaritaine côté sauvage et côté Jourdain. cette frise euh permettez-moi de dire frise, je n'ai pas les termes techniques de l'architecte.

La frise en sous cette fresque de peinture, cette peinture murale, elle a aussi un sens particulier. On voit des grappes de fruits. Elle aussi a nécessité probablement une rénovation assez conséquente.

On imagine que c'est de la feuille d'or que l'on voit dans chacune des alcool. C'est effectivement c'est de la c'est de la feuille d'or. Alors ça imite une mosaïque d'or mais c'est simplement de la feuille d'or sur lequel on a dessiné des tesselles pour faire croire que c'était de la mosaïque.

Et là on retrouve tout à fait l'esprit qui a guidé le Fran Jourdin l'architecte et surtout son client Erneste Cognac. C'est qu'il voulait faire vite. Donc mettre des vrais tesselles, ça aurait pris beaucoup de temps.

Donc en fait il a mis de la feuille d'or ce qui permet de de transmettre la lumière encore plus la façon d'un tromplœil on va dire. que le vrai, c'est ça qui est curieux. Autrement, on retrouve des grappes de raisin comme les pampres que l'on avait à l'extérieur et cetera.

On est tout à fait dans les dans le style nouveau. On devine évidemment, on le voit, elle nous saute aux yeux cette structure Efel qu'on suit depuis l'extérieur de cet édifice. Là encore, c'est une prouesse architecturale.

Bah, c'est une prouesse technique. Je dirais ce sont des des formes qui existaient déjà. Mais c'est la prou, la véritable prouesse en fait, ça a été la rapidité de mise en œuvre.

L'ensemble était préfabriqué en usine. On le voit parfaitement. Tout ce qui est tout ce qui possède des rivets a été fait euh préfabriqué en usine et ensuite on l'apportait sur le chantier et on le boulonnait.

Alors les boulons, on les voit, ils sont ils sont cachés en général. Mais donc c'est la prouesse pour moi c'est une prouesse technique. Une prouesse technique.

Alors euh je crois que on a aussi du trompleœuil dans la structure Efel puisque certaines parties ne sont pas en métal. Euh elles sont en stuc, c'est ça ? Oui.

Alors ça ça aussi c'est une des caractéristiques, c'est que comme Erneste Cognac ne voulait pas perdre un jour de vente, il fallait donc aller très vite et en fait tous ces éléments que vous voyez normalement devraient être en fonte moulée. Je travaille actuellement sur la poste du Louvre où là l'État avait le temps. Donc il a fait des ouvrages en fonte moulée alors qu'ici il n'avait pas le temps.

Donc résultat bah il l'a fait en plâtre. Et en fait on ne voit pas la différence. Le seul moyen de voir la différence c'est facile, c'est de poser la main dessus.

Quand vous êtes sur le fer, c'est froid. quand vous êtes sur le plâtre, c'est chaud. Euh, évidemment, on retrouve le ce gris bleu, hein, typique de de cette structure Effel de la Samaritaine qu'on a qu'on a évoqué, hein, quand on est arrivé dans dans l'édifice.

Euh Jean-François Lagot, bien, on arrive hein à la fin de notre déambulation dans cette dans cette cet endroit, ce lieu magique exceptionnel. Ce qui nous entoure unique, exceptionnel également. Merci he de nous avoir éclairé, de nous avoir informé dans les moindres détails de ce de cette histoire architecturale de ce bâtiment qui rouvre ses portes aujourd'hui 23 juin 2021.

Nous ne ferons plus Jean-François Lagnot de de shopping dans ce lieu sans sans penser à vous euh et à ce que vous nous avez raconté. Euh j'espère que cette visite guidée vous aura plu autant qu'elle m'a enthousiasmé aujourd'hui. Euh j'ai été séduite hein par la beauté des lieux.

Je pense que ce sera le cas du du public he qui dans quelques minutes rentrera ici. Merci enfin à Otavia Palomba et de chez Carla Auto Paris LVMH d'avoir permis ce tournage aujourd'hui. Merci de nous avoir suivi sur Figaro Live.

À très vite.