Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueAntoine Léaument· 27 juin 2026 32 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEnvironnement & énergieSécurité

La déroute de l’extrême droite

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:00Locuteur 1Chiffre
    « vous diminuez d'environ 12°gr la température sous un arbre par rapport à la température extérieure. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, il y a trois thèmes dont j'ai envie de vous parler. D'abord du projet de loi repost qui était dans ma commission, la commission des lois à l'Assemblée nationale et nous avons mis la Macronie en déroute absolue et je veux donc vous en dire quelques mots.

Ensuite, vous parlez de la niche parlementaire de l'UDR RN. C'était la journée réservée du groupe d'Éric Sioti à l'Assemblée nationale et le moins qu'on puisse dire, c'est que ces gens se sont ridiculisés. Et je veux donc vous expliquer ce qui s'est passé et pourquoi ils sont aussi nuls parce que je pense que c'est assez satisfaisant de s'abrever de l'arme de faot.

Et donc je veux vous raconter cette histoire et puis enfin je vous parlerai comment passer à côté de la canicule. Il fait actuellement je crois 31,1° dans le bureau et euh c'est difficile de passer à côté de ce sujet. Même si même si même si certaines personnes comme Yann Bartes n'ont pas compris que contrairement à ce qu'il raconte, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne vis-à-vis de la chaleur.

Et donc je sais très bien moi qu'avoir 31°gr bureau, c'est déjà beaucoup moins que la température qu'ont d'autres personnes, notamment celles qui travaillent dehors et qui ont des métiers pénibles. Je vais donc vous parler de ça. Mais avant, comme d'habitude, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications.

Et j'en profite aussi pour vous présenter mes excuses car la semaine dernière, je n'ai pas fait d'actu politique de la semaine tout simplement parce que je n'ai pas eu le temps. C'était une semaine ultra remplie et malheureusement et bien le délai que j'avais c'était de faire ça, je crois 23h le vendredi et de monter ça le samedi matin pour que ça soit OK. J'ai honnêtement essayé de le faire et j'ai pas eu le courage après.

Donc je vous présente mes excuses mais on atteint parfois ses limites. Et j'en profite pour vous dire aussi que je sais que vous avez été nombreux à être inquiet du fait que la semaine précédente, je vous disais que j'étais assez fatigué, mais rassurez-vous, je suis en pleine forme et c'est c'est pas un manque de volonté qui a manqué, c'est juste un manque de temps la semaine dernière. Mais tout va bien, ne vous inquiétez pas.

C'était juste vraiment une semaine où j'étais un peu fatigué la semaine précédente. Mais là, tout va bien. Je suis en pleine forme et je trouve que nous sommes dans une phase de campagne qui est parfaitement maîtrisé et où tout se passe bien.

Donc cette semaine, on avait en commission le projet de loi repost que j'ai ici. Et ce projet de loi repost, il s'appelle comme ça parce que c'est pour offrir des réponses immédiates au phénomène troublant, l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens. On s'étouffe une fois qu'on a fini de dire le le texte de loi en entier.

Et donc ça fait réponse R immédiate I. Phénomène P RIP ordre public O. Sécurité S tranquillité T repost.

Voilà. Bravo les champions de la com du ministère de l'intérieur. C'est donc le projet de loi poste qui avait été je crois annoncé par Bruno Rotaillot et qui poursuivi par l'actuel ministre Laurent Nounz. et c'est nul, [rires] ça sert à rien.

Déjà, on les a battu mais je vais vous raconter ça. Mais globalement, c'est un projet de loi qui s'inscrit dans une forme de surencher pénale comme on en a désormais l'habitude. Et en gros, à chaque problème, il y a sa réponse pénale.

Donc vous avez par exemple sur les refus d'opt tempéré la volonté d'augmenter les peines et de rajouter des amendes forfaitires délictuelles. Et puis de la même manière sur les rodéos urbains, de la même manière sur l'usage des feux d'artifice, bref sur à peu près toutes les choses qui sont dit troublant l'ordre public et la sécurité et la tranquillité, et ben ils ont des logiques d'augmenter les peines, de mettre des amendes forfaites délictuelles. Vous savez, ces amendes forfaitaires délicuelles, c'est les amendes qui vous mettent qui vous mettent une inscription au casier judiciaire et qui sont remises par la police.

C'est quand même un énorme problème queune peine qui normalement doit être jugée bah soit mise par un policier. C'est une confusion entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif euh le pouvoir judiciaire pardon qui est absolument scandaleuse. Mais tout ça ne pose pas de problème aux gens qui font ces lois.

Et globalement, je dois le dire, on a eu le même schéma que d'habitude, les macronistes et le Rassemblement national votant ensemble sur la quasi intégralité des mesures. D'ailleurs, j'en profite pour dire, je sais pas s'il y a des gens qui votent qui regardent cette vidéo, mais regardez ce qu'ils font à l'Assemblée nationale, ils votent ensemble sur à peu près tous les textes et ce texte-là n'a pas fait exception. Juste le RN disait que les macronistes étaient pas assez durs.

Donc voilà, par exemple, si les macronistes proposaient de faire passer une peine à 2 ans au lieu d'un an, et ben le Rassemblement national, lui, il proposait 3 ans au lieu d'un an pour montrer que ils sont forts. Et quand on leur demande quelle étude scientifique leur permettrait de dire que l'augmentation des peines a un effet sur la criminalité et la délinquence, plus personne parce qu'il y a pas d'enquête scientifiques qui font cette démonstration là. Ça n'existe pas, c'est inefficace et d'ailleurs, c'est assez simple à comprendre.

Je vais [raclement de gorge] prendre le cas de l'exemple du refus d'obtempéré. Vous imaginez bien que quelqu'un qui est dans une situation dans laquelle il va faire un refus d'obt tempéré, il y a des situations qui sont assez connues. Défauts d'assurance, défaut de permis.

Il faut savoir qu'il y a entre 600 et 800000 personnes dans notre pays qui roulent sans permis parce que ils peuvent pas faire autrement. Euh et puis vous avez euh les euh on va dire les les personnes qui sont alcoolisées ou qui ont consommé de stupéfiants ou qui ont des produits illégaux dans leur voiture. Voilà, là vous avez l'essentiel des cas des refus d'obtempérés, défaut d'assurance, problème de permis de enfin absence de permis de conduire et puis euh consommation ou détention d'alcool ou de produits stupéfiants. plutôt que de réfléchir au moyen d'éviter que des gens se retrouvent dans cette situation et de faire en sorte par exemple que les assurances soient moins chères ou qu'il ait une assurance d'état par exemple ou que je sais pas on augmente les salaires pour que les gens payent leurs assurances plutôt que de faire en sorte queon fasse de la prévention et de la sécurité routière pour éviter que les gens se retrouvent dans des situations où ils se retrouvent sans permis et qu'on fasse de la prévention pour diminuer la consommation d'alcool, de stupéfiant et d'éviter que des gens prennent le volant en ayant consommé ce type de produit.

Bah plutôt que de faire ça, on augmente les peines des refus d'obtempéré. Et donc qu'est-ce que ça produit ? Bah évidemment, une personne qui est dans cette situation là et qui du coup s'apprête à faire un refus d'au tempéré va se saisir de son code pénal page 1492 et dire ou là c'est passé à 3 ans, je m'arrête.

Voilà, voilà le genre d'idé aussi que nous avons donc eu en commission des lois et je dois dire que c'était assez stupéfiant pour le coup de voir les arguments enfin les l'absence d'arguments des gens qui étaient en face de nous. Donc nous on a développé des arguments en faveur d'une politique de prévention et de sécurité basée sur le fait qu'on évite au maximum les actes criminels etctuels pendant que les autres nous disaient bah nous on va taper dur et comme ça les gens vont arrêter. Ben voyons euh ça a prouvé son efficacité vu que c'est ce qu'ils font depuis des années et que jusqu'à preuve du contraire, ils ont pas réussi à faire diminuer ce type de comportement. au contraire, ça a tendance à augmenter.

Donc euh on était sur des arguments de fond de notre côté et puis des euh je pas des a priori des des idées reçues du leur et c'était un débat assez assez euh faut le dire assez passionnant pour nous puisque nous on argumentait et qu'en face on avait des gens assez vides dans leurs argumentaires. Mais alors le plus drôle le pompon d'une certaine manière c'est que on les a battu sur à peu près tous. C'est-à-dire là, j'ai le texte de la commission des lois.

Vous voyez, il a presque une tranche. Une tranche, c'est quand ça fait comme ça. C'est quand c'est c'est quand c'est tellement épais que la tranche, elle est plate.

Là, on y est presque. On y est pas tout à fait. On est sur un arrondi, mais on est sur un arrondi qui commence à être sur une forme de tranche.

Quand vous avez des projets de loi qui arrivent comme ça, vous pouvez vous dire c'est des gros projets de loi. Et là, on était presque sur un projet de loi qui avait une tranche. Et je pense qu'il va arriver dans l'hémicycle, il va être genre gros comme ça, tu vois. [rires] On l'a vidé de sa substance parce qu'on les a battu sur tout sur enfin sur tout sur à peu près tout.

Je crois qu'il reste quelques mesure problématique dedans mais globalement on les a vidé sur tout. Donc pourquoi cette situation là ? Je vous l'ai dit, le Rassemblement national et les Macronistes votaient ensemble.

Donc tout le monde de leur côté se disait "Bon bah c'est bon, il y aura assez de monde pour faire le travail parce que normalement quand les Macronistes et le RN sont ensemble, ce qui est le cas sur la plupart des textes et ben quand c'est comme ça, il y a pas besoin d'être très mobilisé. Sauf que là, les enjeux divergents de chacun des de chacune des formations politiques faisaient que la gauche était plus nombreuse et que ça nous a permis donc de vider de vider assez rapidement cette ce texte de loi. Pourquoi est-ce qu'on est dans cette situation là ?

Bah, il y a des raisons différentes. Pour nous, la gauche, c'est un texte qui est très attentatoire aux libertés, qui a aucune efficacité et qui est donc un texte sur lequel on s'était dit collectivement qu'on serait mobilisé parce que bah ça touche à des des droits fondamentaux quoi. Donc pour nous, c'est un texte important.

OK. Du coup, comme c'est un texte important, on est très mobilisé, on a affuté nos arguments, on est prêt. Du côté du RN, pour eux, l'enjeu était davantage en séance. il y a le projet de loi sur la fin de vie.

Donc ils préféraient utiliser leurs députés présents, non pas pour être en commission ou ils faisaient d'une certaine manière le service minimum parce qu'ils ont pas envie non plus de donner une victoire à la Macronie sur ce sujet-là. C'est-à-dire ils sont prêts, oui, bon pourquoi pas à participer à l'examen d'un texte mais pas forcément à donner des points au Macronis sur des questions de sécurité qui sont les questions a priori phare du RN. Mais je mets des des gros guillemets parce qu'en réalité ils sont nuls sur les questions de sécurité comme vous le savez si vous écoutez mes vidéos régulièrement.

Mais donc pour le RN l'enjeu d'être présent en commission était moyen. Et puis les macronistes c'est encore autre chose c'est que c'est la débandade. Il y a plus personne.

Ils sont même pas d'accord entre eux. Tu as des éléments sur lesquels tout le monde ne votait pas par exemple les amendements du gouvernement et du ministre. Donc ça la fout mal.

Tu vois, tu soutiens un gouvernement, tout le monde vote même pas les amendements. Il y a même des gens qui sortaient de la salle pour pas vot pour pas avoir à se positionner pour pas voter pour ou contre. Il sortaiit de la salle pour pas voter les amendements du gouvernement qui trouvaient pourri.

Enfin, il y a une ambiance terrible à l'intérieur du groupe Macronis qui est une signe supplémentaire de la fin de règne et euh beaucoup disent que il y a une perte de sens quoi. À quoi bon continuer à faire vivre un truc ? La macronie en ce moment c'est comme un canard sans de tête. il y a plus de tête mais le corps continue à bouger de manière euh désordonnée et part dans tous les sens.

Et donc cette situation particulière fait que les députés macronistes étaient très peu présents et que donc nous on a gagné sur à peu près tout. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce texte va arriver parce que attendez c'est pas tout.

Nous avons voté pour le texte au final. On l'a tellement vidé de sa substance et en dépit du fait qu'il restait un truc pas pas satisfaisant pour nous. On a quand même voté pour le texte.

Les macronistes et le RN ont voté contre. Mais nous, on a voté pour parce que ce qu'on voulait c'était que le texte aille vidé substance en hémicycle et que il soit obligé de faire une réintroduction par amendement des articles que nous avons supprimés parce que c'est plus difficile de procéder comme ça. Et victoire donc de notre part à la fin ce texte est un texte c'est un texte insoumis d'une certaine manière puisque c'est nous qui le votons et qui l'envoyons de cette manière en émissible.

Pourquoi on l'a voté ? Mais parce que si le texte est rejeté en commission, ce qui se passe, c'est qu'il arrive dans son format initial. Donc ça, il arrive dans son format initial en hémicycle et nous, on voulait pas qu'il arrive dans son format initial en hémicycle.

Voilà, donc brillante victoire des insoumis. Ça se voit pas, c'est des trucs qui sont souterrain mais c'est un signal de la poursuite de l'effondrement de la 5e République qui est quand même magnifique. Allez, on avance vers la 6e République à toute Bersing.

Voilà donc ce que je voulais vous dire sur le projet de loi poste et la commission des lois. C'est le moment de vous abonner si vous l'avez pas encore fait. Petite retape à ce moment-là parce qu'il y a beaucoup de gens qui suivent les vidéos qui sont pas abonnés.

Donc je vous invite régulièrement à le faire mais vérifiez si vous l'avez bien fait. Deuxième sujet dont je vais vous parler c'est de la niche UDR. Mais bon, on pourrait dire la niche RN.

L'UDR, c'est le parti d'Éric Siotti. Et l'UDR avait donc cette semaine sa niche parlementaire. C'est la journée réservée pour un parti politique.

Et qu'avait décidé de faire l'UDR pour cette journée centrale ? Faut savoir qu'il y a la canicule, hein. Là, on est dans la canicule.

Qu'est-ce qu'ils ont décidé de faire ? C'est quoi le sujet, le truc à côté duquel on ne peut pas passer ? Là, en ce moment, il y a vraiment un sujet.

Tous les matins, vous vous levez, vous vous dites "ça c'est mon problème, c'est les mariages arrangés." Pardon, pardon, [rires] je vous jure que c'est vrai. Ces gens doivent se lever le matin.

Ils sont tellement racistes le matin quand ils se lèvent, ils se disent là les mariages arrangés, c'est vraiment une catastrophe. Il faut qu'on fasse quelque chose contre ce problème. Alors, c'est quoi les mariages arrangés ? les faux mariages, c'est-à-dire des mariages qui sont arrangés entre une personne française et une personne étrangère.

La plupart du temps, la personne étrangère est en sans papier et pour faire en sorte que euh ce mariage donne lieu à des droits protecteurs pour la personne qui euh se marie et qui est étrangère pour que elle puisse avoir des papiers éventuellement même acquérir la nationalité française. Mais du coup, c'est un détournement de du rôle du mariage qui est normalement celui d'une communauté, d'une union et cetera et cetera. Et donc petit à petit, ils ont mis en place des gens qui vraiment n'ont que ça à faire, ils ont mis en place des outils de vérification du fait queil y avait bien une volonté commune et une volonté d'union commune pour éviter que des gens se marient pour avoir des papiers.

Alors, peut-être que derrière votre écran, ou votre ordinateur, votre téléphone, vous vous dites "Bah quand même, c'est un détournement du mariage, faut que les gens ils s'aiment pour se marier. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Combien ça concerne de gens ?

Quelle est l'estimation du nombre de mariages blancs ? C'est comme ça que ça s'appelle dans une année, on est autour de 400 et 400, c'est les chiffres les plus élevés. Donc 400.

Et combien il y a de mariage dans une année ? 250000. Donc on est en train d'occuper l'Assemblée nationale pour un truc qui concerne 400 foutus mariages.

OK, d'accord. C'est sans doute une urgence fondamentale quand tu es raciste, mais quand tu es pas raciste, euh quand tu es pas xénophobe et que globalement [grognement] tu trouves que les problèmes de papier, ils sont quand même souvent dus aux préfectures qui donnent pas les papiers assez vite et que tu as des gens qui sont dans des situations d'extrême précarité parce qu'ils ont pas de papiers et que nous on préfère résoudre ces situations de précarité en donnant des papiers plutôt qu'en pourchassant les gens. Mais c'est deux, je conçois que ce soit deux visions différentes, sachez-le au passage, les gens qui reçoivent des OQUTF, c'est-à-dire des obligations de quitter le territoire français.

OQTF, c'est les quatre lettres qui sont utilisées pour faire peur à tout le monde par les fachot en disant "Ah, les OQTF sont des je sais pas quoi, des violeurs, des agresseurs, des des meurtriers, des assassins en puissance, des terroristes en puissance, enfin bref, la totale. Vous avez une OQTF, vous devenez instantanément aux yeux de l'extrême droite comme la la pire euh vermine de la terre, quoi. C'est c'est ça qui c'est ça qu'ils essayent de vous faire passer dans la tête.

Or ben lesf, il y en a un grand nombre qui sont distribués chaque année pour une raison simple, c'est que désormais quand vous avez un refus de renouvellement de titre de séjour ou bien que la préfecture ne répond pas assez vite, ce qui se passe la plupart du temps, que la préfecture ne répond pas assez vite à votre demande de titre de séjour, de renouvellement de titre de séjour. Non seulement vous n'avez pas le titre de séjour en temps voulu, mais en plus de ça, automatiquement maintenant vous délivre une obligation de quitter le territoire français. Donc il y a des gens qui font des demandes de renouvellement de titre de séjour qui ont tout tous les papiers qui sont absolument en règle pour renouveler leur titre de séjour et qui se retrouve avec une OQTF alors que parfois ils ont un travail, une famille, que ça fait 30 ans qu'ils sont là et que ils comprennent pas pourquoi d'un seul coup ils seraient pas les bienvenus dans notre pays.

Et moi non plus, je ne comprends pas pourquoi d'un seul coup ils seraient pas les bienvenus dans notre pays. Vraiment quand on va arriver au pouvoir, on va faire du neuf là-dedans. On va faire en sorte que les gens reçoivent les papiers à temps et que les préfectures répondent aux demandes à temp. parce que c'est insupportable que des gens se retrouvent dans ce niveau de précarité.

Euh donc voilà, donc ça c'était l'urgence de l'UDR RN ce jour-là et euh il faut voir à quel point en plus de proposer des trucs inutiles, ils sont mauvais. Mais quand je vous dis mauvais, je pensais pas que c'était possible un tel niveau de bêtises parce que la niche parlementaire, c'est donc votre journée réservé. Vous avez un jour dans lequel vous décidez de l'agenda de l'Assemblée nationale.

Eux, ils décident donc de faire passer ce texte-là. Mais comme ils sont pas malins, ils ont pris un texte qui venait du Sénat. Pourquoi ils ont fait ça ?

Parce qu'ils espéraient faire passer le texte du Sénat à l'Assemblée nationale et que ça soit adopté définitivement et qu'il puisse s'en orgueillir d'une victoire raciste. C'était ça leur objectif. Youpi !

On est plus raciste que le RN. C'était ça leur objectif. Sauf que il se passe un truc, c'est que quand vous prenez un texte du Sénat, vous n'avez pas le droit de le retirer.

C'est c'est une règle de l'Assemblée nationale. C'est un peu c'est un peu bizarre comme règle. Si jamais moi je suis rapporteur d'un texte à l'Assemblée nationale, c'est moi qui l'ai déposé à l'Assemblée nationale par exemple.

Je sais pas. Non, j'en ai pas là. Si j'en ai là.

Toc. Ça ça doit être un texte que j'ai fait moi parce qu'il est tout en tout en voilà. suspendre les radiations des listes électorales en attente de la mise en œuvre d'une inscription automatisée.

Tac. Une des propositions de loi que j'ai faites. Si jamais elle venait à l'Assemblée nationale, je suis nommé rapporteur.

Si jamais je vois que l'examen du texte n'avance pas, bah je peux proposer de retirer euh mon texte pour qu'on passe à un autre texte de la journée. Sauf que quand ça vient du Sénat, vous n'avez pas le droit. Donc ils étaient bloqués avec ce texte là.

Et il se trouve que nous euh les insoumis et la gauche d'une manière générale, on avait pas envie qu'il passe ce texte. Donc qu'est-ce qu'on a fait ? [raclement de gorge] Il y avait un amendement qui avait été déposé par Europe écologie les vert pour une demande de rapport au gouvernement et nous avons sous-amendé pour préciser en détail les angles de ce rapport.

Bref, on a fait un blocage parlementaire bien organisé sur cette sur cette loi afin qu'elle ne passe pas et ça a parfaitement fonctionné. C'est-à-dire que ils sont tellement nuls que ils ont amené dans l'assemblée un texte qui nous a permis à nous les insoumis de parler toute la journée. Donc sur l'ensemble du temps, ça fait 11h30 dans la journée.

On commence à 9h le matin, on finit à minuit le soir. Il y a des pauses entre-temps. Mais sur le temps global de la journée dans laquelle on était en hémicycle, 11h30.

Pendant 11h30, ils nous ont écouté dire d'abord que l'immigration n'était pas un problème. Au contraire, parce que nous, nous sommes des êtres humains qui sommes ravis êtres humains qui ont d'autres horizons, contrairement à eux. Petit 1 petit 2 que l'amour était une chose plus importante que la haine puisqu'il s'agissait de la question du mariage.

Petit trois euh nous leur avons raconté en long, en large et en travers les euh problèmes que rencontrent les gens quand ils arrivent en préfecture. Petit quatre, nous leur avons lu des poèmes, notamment Pierref Cadalin. Je sais pas si vous avez vu passer la vidéo de Pierref Cadalin sur les réseaux sociaux, mais il a lu un poème qui était absolument magnifique.

Bref, nous leur avons parlé de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de la Convention européenne des droits de l'homme, de la déclaration universelle des droits de l'homme, de la Constitution de 1793. Enfin bref, c'était une journée de comment dire d'expression insoumise et toute la journée, ils ne pouvaient rien faire d'autre que nous écouter parler. En fait, ils avaient une option, c'était que le ministre active l'article, je crois que c'est 442 si je ne dis pas de bêtises, je ne vais pas vérifier, mais vous i vérifier vous-même un article de la Constitution qui permet au gouvernement d'enlever tous les amendements qui n'ont pas été étudiés en commission, ce qui aurait fait tomber tous nos amendements qui avaient été déposés pour la séance.

Et ça ça aurait été problématique parce que du coup c'était plus dur de bloquer le texte si jamais le ministre avait accepté de faire ça. Alors c'était assez savoureux à voir puisqueil y avait l'extrême droite qui nous dit sans arrêt vous avez fait lire Macron je sais pas quoi et ce gouvernement c'est de votre faute même si c'est eux quand même qui la dernière fois avaient laissé Beou sans jamais voter la la censure. Mais cette fois-ci, il y avait des gens qui d'habitude nous accusent d'avoir fait élire ce gouvernement qui étaient là en train de dire qu'est-ce qu'il disait "S'il vous plaît, monsieur le ministre, retirer les amendements des insoumis qui bordellisent l'Assemblée nationale." Enfin bref, vous connaissez la musique.

Et le ministre a refusé de faire ça parce que de toute façon, ils avaient rien à gagner, à donner une victoire à l'extrême droite et que voilà, il y avait il y avait il y avait rien de plus à il y avait rien de plus à à faire pour le ministère que juste d'attendre que ça passe. Alors c'est un peu long effectivement, mais ils attendaient juste que ça passe patiemment d'écouter des insouv toute la journée. Et nous nous avons obtenu une immense victoire puisque le texte n'est pas passé.

Mais attendez, accrochez-vous, il n'y a pas un seul amendement qui a été voté de la journée. C'est sans doute inédit, mais il y avait tellement une grande discussion commune que nous n'avons fait que défendre des amendements et jamais les voter, ce qui était quand même une nouveauté pour nous. Euh mais voilà, je on reçoit des messages de félicitations et de remerciement de de la terre entière parce que les gens ont trouvé que nous avons mené ce combat de belle manière.

Voilà ce que je voulais vous dire sur la semaine parlementaire. Et maintenant, dernier sujet dont je voulais vous parler, la canicule. Au moment où je vous parle, il fait 31,6° dans le bureau et j'ai bien conscience déjà que c'est plus frais que ce que beaucoup d'autres endurent.

Je veux commencer par dire mon soutien aux travailleuses, aux travailleurs qui sont sous des températures caniculaires, qui travaillent dehors, qui travaillent à l'usine, qui travaillent avec des métiers pénibres dans lesquels il faut porter des charges lourdes, qui travaillent dans le service public comme dans le privé, mais avec soit une clime qui fonctionne pas. C'est le cas dans beaucoup d'hôpitaux, dans beaucoup d'écoles, euh dans beaucoup de commissariat, dans beaucoup de casernes de pompiers, enfin bref, dans tous les services publics, il y a pas eu de plan de climatisation générale qui a été fait. Euh et puis toutes celles et ceux qui ont des métiers, je le disais, pénibles, vraiment faites attention à vous, hydratez-vous, essayez de trouver de l'ombre parce que là, on est dans une phase de d'extrême danger pour notre pays.

Tout ça ne vient pas de nulle part. Tout ça vient d'un système économique qui s'appelle le capitalisme qui exploite euh les matières premières et les ressources de notre planète comme si elles étaient infinies alors qu'elles ne le sont pas qui rejettent du carbone dans l'atmosphère et qui augmente l'effet de serre et fait de nous enfin fait de notre pays une zone qui se réchauffe l'été fortement et où potentiellement il peut y avoir des dérèglements climatiques qui ne vont pas que dans le sens d'un réchauffement qui vont dans le sens parfois d'un réchauffement parfois fois de pluie diluvienne alors que avant il y avait pas ce type de pluie, parfois de rafraîchissement extrêmement puissant et nous n'avons cessé d'alerter depuis des années et des années en disant que désormais le changement climatique était là, que on avait passé l'étape où on pouvait le le bloquer. Maintenant ce qu'on peut faire éventuellement, c'est le limiter mais ça veut dire que les températures caniculaires qu'on est en train de vivre là, on en est qu'au début.

Pour les gens euh de ma génération, moi j'ai 36 ans. Pour les gens de ma génération, dites-vous que là, l'été qu'on est en train de vivre, c'est un des étés les moins chauds que nous vivrons dans euh notre vie. OK ?

Mettez-vous ça dans le crâne pour vous dire qu'est-ce que vous avez envie de faire à l'avenir. Et j'ai la satisfaction d'avoir bien fait rager l'extrême droite et la droite en disant que en disant que la le que pour éviter ça à l'avenir, il fallait voter Mélenchon. Et certains m'ont fait des commentaires en me disant "Mais oui, Mélenchon rafraîchit l'été et fait plus chaud l'hiver." Bah oui, en fait parce que nous ce que nous voulons faire des plans de rénovation thermique du bâtis.

C'est-à-dire éviter les bouilloirs thermiques, c'est-à-dire les logements qui chauffent trop l'été et éviter les passoirs thermiques, c'est-à-dire les logements où l'hiver votre chauffage part à l'extérieur plutôt que de chauffer à l'intérieur. La rénovation thermique du bâti, c'est dans notre plan de travail et dans notre programme depuis le début parce que nous savons que le meilleur kilowh d'énergie, c'est celui qu'on n'utilise pas, c'est celui qu'on économise et vous avez moins de climatisation à mettre l'été et moins de chauffage à mettre l'hiver si jamais vous avez des logements qui sont mieux isolés. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose qu'il faut faire, c'est de verdir nos villes. Et là vraiment, il y a une urgence fondamentale à faire ça parce que planter un arbre, c'est réussir à faire deux choses en même temps. D'abord, une surface d'ombre qui est une surface extrêmement importante.

Et puis ensuite, les arbres font ce qu'on appelle de l'évapu transpiration. C'est-à-dire que quand ils ont chaud, ils transpirent et que cette transpiration des arbres qui se répand sous forme de de fines gouttelettes qui sont invisibles mais que ça participe de rafraîchir l'air. Et il y avait récemment un documentaire de France 2 un peu rapide qui qui est passé au 20h mais qui montrait que vous diminuez d'environ 12°gr la température sous un arbre par rapport à la température extérieure.

Donc vous voyez que c'est des des mécanismes comme ça sont des mécanismes qui sont extrêmement efficaces pour réduire la température. Et puis enfin il y a la question de la climatisation. Alors, la droite et l'extrême droite ont essayé de nous faire une polémique sur la base d'un truc qu'a dit Jean-Luc en disant la climatisation partout c'est pas la solution.

Mais oui, c'est vrai, il a raison. La climatisation partout c'est pas la solution. Pour une raison simple, c'est que la climatisation rejette de l'air chaud à l'extérieur et peut créer des îot de chaleur.

Pardon, mais si vous pensez que juste prendre la chaleur de l'intérieur, l'archeter à l'extérieur, c'est une solution valable, pas nous. En fait, ce que nous voulons, c'est faire d'abord descendre la température à l'extérieur. Voilà pourquoi les arbres.

Et puis ensuite à l'intérieur, vous avez diverses modèles de climatisation qui peuvent exister. Nous par exemple à l'Assemblée nationale, on est censé être branché au réseau de fraîcheur de Paris. Alors en l'occurrence, il marche pas.

C'est c'est couillon. Mais euh là en ce moment, au moment où je vous parle, il marche pas parce que parce que je sais pas pourquoi, mais en tout cas il marche pas. raison pour laquelle au lieu qu'il fassent 25, normalement dans les bureaux, ils sont censés être à 25 26 euh ces bureaux avec ce système de climatisation, mais là on a pris 5°gr de plus, donc on est à 31 parce que il y a un problème de fonctionnement, sans doute d'ailleurs parce qu'il fait trop chaud que ça ne fonctionne pas ou parce qu'il faut concentrer ce réseau de chaleur sur certains endroits pardon ce réseau de fraîcheur sur certains endroits pour faire en sorte queon priorise les endroits qui doivent être priorisés.

Donc ça c'est une solution. Vous avez plein de mécanismes qui existent pour faire de la climatisation naturelle et puis ensuite, il y a la question de la climatisation elle-même, c'est-à-dire les les mécanismes qui font de l'air frais à partir de l'air chaud que vous avez dans votre intérieur et qui recrache de l'air chaud à l'extérieur. Nous n'avons jamais dit que nous étions contre la climatisation.

Nous disons juste que c'est pas la solution de c'est pas la seule solution et que c'est pas la solution de mettre ça partout. Ce que nous disons, c'est qu'il faut en prioriser l'installation dans justement les services publics type l'hôpital, type l'école, les lieux publics dans lesquels il y a des usages collectifs qui existent et où la température peut être un facteur de mise en danger notamment pour les personnes âgées. Raison pour laquelle nous appelons aussi à prioriser les épades dans l'installation de ces climatiseurs.

Voilà, c'est pas très compliqué ce que nous proposons mais voilà, globalement on voit qu'il y a beaucoup de mauvaise foi dans cette manière d'aborder les débats et que dès qu'on évoque la question du capitalisme et du fait que un autre système économique nous n'en serions pas là. Oh là, c'est bon, ça part dans le décor. Mais j'espère que vous avez remarqué que contrairement à ce que dit Yan Bartz, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne parce que je sais pas si vous avez vu passer ça, mais Yan Bartez disait "Oui, non mais quand il fait chaud, tout le monde a chaud." Bernard Arnaud a chaud comme d'autres personnes qui ne sont pas Bernard Arnaud, tout le monde a chaud. que c'est pas qu'une question, c'est pas une question de richesse.

Je sais pas si vous avez vu passer cette vidéo, moi ça me met hors de moi parce que c'est pas vrai. Il y a une inégalité soci Ah oui et puis disait euh ah là, il y a des gens qui se plaignent d'habiter sous les toits alors qu'on est tous logés à la même enseigne. Ben pardon, mais non, lors de la canicule de 2003, sachez-le, il y avait un taux de mortalité quatre fois supérieur quand les gens habitaient sous les toits.

Ce qui montre bien que le niveau de chaleur n'est pas le même quand vous êtes sous les toits ou quand vous êtes en rez-de-chaussée. Ça c'est une c'est une c'est un élément qui est un élément je veux dire factuel, objectif. Et puis par ailleurs les riches parce que c'est une question de classe, les riches ont des systèmes de climatisation dans les endroits où ils sont.

Et vous inquiétez pas que les les les endroits où les riches ont tendance à être, que ce soit professionnel, que ce soit personnel et cetera, sont adaptés pour que vous ayez une bonne température en hiver comme comme en été. Et c'est la raison pour laquelle et bien c'est bien une question de classe et c'est bien la raison pour laquelle nous ne sommes pas logés à la même enseigne. Et si vous en voulez la démonstration la plus spectaculaire, vous avez qu'à regarder ces deux images qu'on a vu dans le même temps dans le courant de la semaine.

D'un côté, un défilé Louis Vitton, donc de Bernard Arnaud où ils avaient recréé une vague naturelle. C'était un défilé autour de la mer. Ils avaient recréé une vague alors qu'il y a des restrictions d'eau.

Et puis euh côté euh côté face de l'image, c'est une autre image. C'est cette petite piscine installée dans un quartier populaire, je crois, de Clermontferrand, si je ne dis pas de bêtises. Et cette petite piscine a été vidée à deux reprises par la police.

Franchement, si la police n'a que ça à faire que d'aller vider des piscines quand on est en période de canicule, et ben moi je trouve ça assez honteux et assez regrettable qu'on utilise comme ça les moyens de police parce que franchement si je reviens à mon premier thème la sécurité et la tranquillité des concitoyens, ben je pense que c'est plus sécurisant d'avoir une piscine en période de canicule que d'avoir une police qui détruit les piscines en période de canicule. Mais je veux dire, les images parlent d'elles-même. D'un côté, Louis Vuitton, Bernard Arnaud, des vagues artificielles pour un défilé de mode.

De l'autre, une petite piscine dans un quartier populaire qui se fait détruire par la police. qu'avec ça vous avez pas compris que l'un des problèmes et le problème central c'est le capitalisme et que la manière de lutter contre le capitalisme c'est le partage de la richesse et le fait que on prenne à ceux qui ont beaucoup pour partager avec ceux qui ont moins. et ben vous c'est que si vous avez pas compris ça, on peut rien pour vous là vraiment si vous avez chaud et que vous voyez le système capitaliste en action et que vous voulez toujours pas lutter contre le capitalisme là là c'est là on peut plus rien pour vous quoi.

On peut plus rien pour vous. Désolé mais il va falloir changer d'avis maintenant de manière de manière assez sérieuse parce que si on ne change pas de système économique, ben les températures vont continuer d'augmenter et nous n'aurons pas une réponse collective d'adaptation à changement climatique. Voilà ce que je voulais vous dire pour aujourd'hui.

J'espère que cette vidéo vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche et je vous dis à la semaine prochaine pour l'actu politique de la semaine.

La déroute de l’extrême droite — Antoine Léaument · Pourquijevote