# 14 - William Lafleur et Marie Pellan libèrent "Le Hussard Noir"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Expliquez-nous votre parcours à tous les deux en tant que professeur et ce qui vous a amené à écrire ce roman ensemble.
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi faire un nouveau roman avec une coautrice maintenant ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment fonctionne l'écriture à quatre mains ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Ce roman l'avez-vous d'abord conçu pour vos élèves qui ne sont pas de grands lecteurs ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée que 'les gens qui lisent sont plus heureux' ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les médias font justice à vos problématiques ou sont-ils complètement à côté de la plaque ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00William LafleurFait
« les livres ne sont pas conçus pour rendre les gens heureux mais pour leur donner matière à penser »
- 17:00William LafleurFait
« les médias sont jamais à notre écoute »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] salut moi c'est Jérôme vermelin et vous écoutez les gens qui lisent sont plus heureux et si à l'heure où les réseaux sociaux vampirise nos cerveaux prendre le temps de lire un livre était devenu un acte de résistance à chaque numéro de ce podcast je vous propose de partir à la rencontre d'un auteur qui partage avec nous sa passion de la lecture aujourd'hui je n'ai pas un mes deux invités William Lafleur et Marie Péan quand on lit on augmente sa conscience et ça va avec un bonheur augmenter mais ça va aussi avec une une conscience accrue du fait que la réalité est difficile et que et que bah parfois ça ça rend triste quand même les les livres ne sont pas conçus pour rendre les gens heureux mais pour leur donner matière à penser effectivement penser c'est c'est un bonheur immense mais ça vient aussi avec des difficultés c'est ça la la chute du du Paradis d'Adam et Eve c'est la la prise de conscience de leur propre mort c'est le fait de penser d'être au cour de soême c'est c'est un poid William Lafleur et Marie pan sont professeurs en banlieu parisienne lui enseigne l'anglais elle les letttres modern ensemble ils viennent de publier le hussard noir chez flamarion un roman qui puise dans leur quotidien pas toujours simple auprès de jeunes élèves pour lesquels la lecture se limite trop souvent à l'écran de leur téléphone portable le personnage C du livre c'est Thomas debor un jeune prof a priori sans histoire qui décide un matin de prendre sa classe en otage afin d'attirer l'attention des médias sur l'incurie de l'éducation nationale c'est le début d'un thriller passionnant à la fois nerveux et engagé où l'on retrouve aussi l'humour noir de Monsieur le prof le personnage avec lequel William s'était fait connaître en 2016 sur les réseaux sociaux Marie Pellant William Lafleur bonjour bonjour bonjour ça va vous allez bien oui tranquille on est en vacances donc on est content vous êtes en vacances pourquoi pour nous reposer non parce que vous êtes prof bah oui e ça y est d'emblé spoiler la colle bah oui expliquez-nous un petit peu qui vous êtes tous les deux alors si moi je vais vous le dire vous êtes les auteurs de d'un roman que j'ai adoré qui s'appelle le hussard noir qui sort chez flamarion c'est un thriller d'abord et avant tout un thriller psychologique pour moi je trouvais que c' un un bouquin prenant mais il se trouve que il est en grande partie alors peut-être pas totalement je pense pas non mais inspiré de votre expérience de prof l'un et l'autre est-ce que vous pouvez expliquer à mes auditeurs ben votre parcours à tous les deux en tant que en tant que professeur et ce qui vous a amené à écrire ce ce roman ensemble euh donc ben moi je suis prof de lettre en lycée à cliché souis euh donc ça fait ça va être ma 4e année là-bas euh j'étais pas vraiment parti pour devenir prof j'ai fait des études de moderne j'ai passé l'agrégation en me disant que j'allais faire une thèse et puis j'ai rencontré les élèves de Clichy et j'ai plus envie de repartir euh voilà William oui donc moi j'ai eu le le CAPS d'anglais je sais pas si j'étais destiné à être prof mais bon avec une licence et un master d'anglais il y a pas grand chose d'autre à faire donc voilà euh ça fait 7 ans que j'en sain j'ai fait beaucoup de collèges et là je suis en lycée depuis 3 ans et voilà on a nourri tous les deux beaucoup de frustration vis-àvis de notre métier qui nous engage quand même au quotidien mais on a tous les deux le sentiment de de pas avoir les moyens nécessaires pour bien mener nos élèves vers la réussite et en fait on échangait on vient tous les deux de Bretagne on s'est retrouvé là propulsé à Paris et on a pas beaucoup de gens avec qui parler finalement quand est prof on a une salle des prof où tout le monde jette sa frustration mais il en est rien de très très utile donc là on discutait beaucoup de nosultés on a décidé voilà dans de mettre tout ça dans un roman alors William vous on vous connaissez déjà avec sous votre pseudo enfin Monsieur le prof c'est un sur les réseaux sociaux et avec un blog qui a beaucoup fait parler parce que effectivement avant d'écrire des romans vous avez raconté sur les réseaux sociaux votre quotidien de prof alors avec un mélange j'allais dire un peu à la fois comique et alarmiste en tout cas très très réaliste très très sincère vous avez déjà fait un un roman il y a 3 ans qui s'appel point point final euh qui s'inspirait aussi de de de de en partie de votre vécu pourquoi en faire un un autre avec une coauteur coautrice coautrice maintenantacadémieouureux ou autrice je sais je sais jamais autrice c'est mieux et l'Académie a accepté ces changements je sais pas si tu as vu félicitations à l'Académie big up euh alors pourquoi faire un nouveau roman avec une coutrice euh parce que je sais pas c'est quelque chose voilà qui est né discussion on a beaucoup échangé là-dessus et et je sais pas c'était le le roman paraissait très être un peu trop dur à porter pour une seule personne donc j'avais besoin de quelqu'un pour m'aider et quelqu'un qui m'a aidé à voilà à le porter vers des directions que j'aurais pas prévu et voilà on l'a construit on l'a monté tous les deux et c'est vraiment une bonne expérience quoi c'est parce que l'écriture c'est quelque chose de très solitaire habituellement et de parfois un peu accablant et là le fait de pouvoir le porter à deux ça nous motivait mutuellement je crois et on s'est toujours un petit peu intrigué de savoir comment ça fonctionne l'écriture à quatre mains on peut parler un peu plus tard mais ou même dès maintenant mais euh comment ça se passe on fait chacun on fait chacun cinq pages on fait lire à l'autre on écrit en même temps on mélange les deux euh c'est c'est quoi le le le mode opératoire ben sur celui-là euh c'est euh c'est un projet qu'on a déjà à la base longtemps mûri parce qu'avant d'être à quat MS et à de cerveau donc euh c'est vrai que comme William l'a dit on avait tous les deux des expers expérien différentes moi quand je suis arrivée sur le terrain dans mon lycée j'avais aussi beaucoup besoin de parler de quelque chose que j'avais ignoré de réalités sociologiques qui sont propres à la à la ville où j'enseigne et à plein d'autres villes notamment en île-de-fance et qui sont invisibilisés dans le discours actuel donc dont les gens ont pas conscience et j'en parlais à William et j'ai senti que ça l'intéressait que ça le nourrissait dans sa réflexion aussi pour le livre donc je pense que c'est venu un peu de là sa proposition puis je lui faisais lire aussi des choses à moi de mon écriture donc ça nous a amené tous les deux à petit à petit alors c'est marrant parce qu'on a fonctionn de manière très complémentaire dans l'amond du roman moi je prends beaucoup de notes je fais beaucoup de fiches de personnages William il recherche énormément sur internet il se document beaucoup beaucoup et c'était très très complémentaire parce qu'il y a des choses qui fait que j'aime pas du tout faire et je pense vic-versa après le format du roman a fait que c'était c'était plutôt simple en fait pour nous de fonctionner à de parce que soit on a on s'est chargé d'un personnage qui bah voilà on l'a conçu on s'en sentait proche et donc du coup on a assuré la plupart de ces chapitres soit on faisait un chapitre chacun en fonction du du du statut de de ce qu'on allait raconter et puis c'est vrai qu'il y a deux ou trois chapitres qu'on a fait à deux on a écrit on a rassemblé et il se trouve que c'est nos chapitres préférés je pense quand on en discute c'est ce qu'on a préféré c'est c'est les mélanges HM ce qui est sympa c'est la multiplication des des des personnages et comme moi je parle de thriller autant en littérature que qu'au cinéma il y a une structure c'est une structure assez assez ingénieuse que vous avez mis en place on a un personnage principal Thomas qui prend sa classe de de Zep en en otage en début de en début de journée et puis au fur et à mesure l'histoire est racontée du point de vue de du raid d'une journalistes des médias des réseaux sociaux euh et tout ça est très fluide et cré une une montée de de tension d'adrénaline j'allais dire à côté du réalisme il y avait aussi de votre part l'envie de faire un bon thriller une une fiction intense comme un ouais comme un Petch Turner comme on dit euh je sais pas si c'était l'envie cétait de créer un thriller c'est marrant maintenant on nous dit ce terme de thriller moi je l'avais pas forcément en tête dans les faits mais je pense que William comme moi on aime bien les histoires on est on a baigné dans les roman s construit dans la lecture et et moi je j'enseigne j'enseigne la littérature donc quand j'arrive à intéresser les élèves c'est d'abord en passant par des histoires je me suis rendu compte que je pouvais faire passer des choses dures complexes à comprendre méthysique sociologique dès qu'il y avait une histoire derrière et donc en fait je je sais je sais pas forcément communiquer autrement donc je pense que c'est comme ça que c'est devenu ouais un récit dans dans notre métier on est obligé de d'agriper l'attention des élèves donc je pense que c'est pour ça que peut-être inconsciemment on a voulu faire un récit qui soit à temp et moi c'est vrai que dans le point final c'est déjà la structure que j'avais faite mon premier roman c'est tout de suite faut captiver le lecteur il y a une multitude incroyable de d'œuvres qui leur sont proposé maintenant de de romans ou de vidéos YouTube de films de jeux et on a un temps limité par journée donc comment les inviter dans notre dans notre récit surtout dans une forme le roman qui est pas très à la mode maintenant donc voilà là on a un récit euh il y a quelque chose d'intriguant donc avec ce ce prof qui prend ses élèves en otage il y a la multiplicité des personnages t points de vue il y a les tweets tout ça donc tout ça c'est c'est quelque chose de d'assez intrigant pour lecteur et voilà c'est comme ça que nous on le prend en otage alors ce podcast j'ai l'habitude de faire de faire réfléchir mes mes élèves jeis dire les invité sur sur son titre euh son titre c'est les gens qui lisent sont plus heureux euh est-ce que vous êtes d'accord l'un et l'autre avec ça euh moi j'aurais tendance à à ne pas être d'accord oui euh j'ai l'impression que les gens qui lisent vont avoir tendance à plus facilement se rendre compte qu'ils sont malheureux parce que je pense que quand on lit on je pense que c'est vital de toute façon je suis assez mal placée pour aller à l'encontre de la nécessité de de la lecture mais je pense que quand on lit on augmente sa conscience et ça va avec un bonheur augmenté mais ça va aussi avec une une conscience accrue du fait que la réalité est difficile et que et que bah parfois ça ça rend triste quand même William vous êtes d'accord euh ouais je pense que les les livres ne sont pas conçus pour rendre les gens heureux mais pour leur donner matière à penser effectivement penser c'est c'est un bonheur immense mais ça vient aussi avec des difficultés c'est ça la la chute du du Paradis d'Adam et c'est la la prise de conscience de leur propre mort c'est le fait de penser d'être au cour de soimême c'est c'est un poids c'est pas très motivant est-ce que ce roman vous l'avez d'abord conçu pour vos élèves qui peut-être ne sont pas de grands lecteurs et auraient besoin de de d'une entrée un peu un peu un peu proche de leur réalité pour pour se mettre à la lecture euh je pense que ce roman ça va paraître très égoïste mais moi personnellement je l'ai d'abord conçu pour moi je me sentais débordé de choses à dire j'avais pas le sentiment de Me de trouver la place de me faire entendre en tant que prof dans cette société actuelle déjà il y a pas vraiment voie au chapitre pour nous on a cette réputation de tout le temps se plaindre de tout le temps être en grve de tout le temps avoir quelque chose à redire et ça disqualifie une parole qui pourtant légitime parce qu'elle est plongée sur des réalités de terrain et puis euh en tant que prof dans des banlieux qui sont dites sensibles je me suis retrouvé en soirée à expliquer à des amis à des gens comment c'est d'être face à des jeunes qui sont délaissés par par l'état français et j'ai toujours les mêmes regards Contis un peu désolé d'Ah c'est terrible on les laisse tomber et que et ce message qui passe que nous les profs qui sommes sur le terrain on est tous des héros et que on pourrait pas faire ce que tu fais et cetera et ça m'apportait rien parce que je me sentais pas du tout entendu avec ce genre de réaction et donc j'ai eu besoin plus d'écrire un livre qui obligerait des gens qui ne sont jamais face à ces réalités là qui vivent dans une certaine bulle une bulle d'information une bulle sociale une bulle très protégée de voir à quoi ça peut ressembler sur le terrain les frustrations d'un prof alors moi j'ai utilisé le le le biais du prof parce que je suis prof du biais d'un prof blanc parce que je suis blanche et que j'allais pas confisquer la parole de mes élèves sinon j'aurais probablement pris le point de vue d'un de mes élèves parce que c'est plus ceux qui ont des choses à dire aujourd'hui maintenant c'est vrai que j'ai croisé un de mes élèves qui m'a beaucoup marqué dans ma carrière qui a beaucoup inspiré le personnage de Bassem dans le livre le jour de la le lendemain de la sortie du livre il avait acheté il l'avait lu alors que j'ai jamais réussi à lui faire lire un bouquin quand il était en seconde et bah vous voyez c'était extraordinaire ça c'était c'était extraordinaire pour le coup William c'est la la même la même volonté de oui d'expression personnelle c'est le prolongement de de de votre blog de votre blog de précédentou c'est le fait de partager une expérience alors c'est vrai que personnellement pendant l'écriture j'ai jamais pensé à mes élèves comme si c'était une œuvre à leur faire lire euh parce que à mes yeux c'est pas vraiment le public n RCI parce que ça se ça s'intéresse sur le le vécu d'un prof sur ce son regard sur l'éducation la société et cetera pour moi c'est quelque chose qui va un peu plus loin que que leur centre d'inttérêt pour l'instant mais après si ça les intéresse tant mieux euh et puis il y a le fait que quand on écrit à propos d'un prof qui pète un plomb on n' pas forcément envie que les élèves lisent là-dessus ou que les parents non' plus et qu'il se posent des questions sur le prof de leurs enfants oui parce que bon c'est c'est ça ça vous est pas encore arrivé un un point extrême comme comme dans le roman n'empêche que ce prof ce qu'il faut expliquer aux gens qui vont le lire c'est que c'est pas un c'est pas quelqu'un de de de fondamentalement déséquilibré depuis le depuis le départ ou depuis des années c'est c'est quelque chose qui qui c'est quelqu'un d'abord qu'on ne voit pas trop qui a l'impression de de de ne pas exister euh mais auprès de auprès de la société auprès de ses collègues auprès deès de auprès des élèves finalement c'est quelque chose qui monte lentement en lui euh toutes les choses qu'il ressent c'est les choses que vous avez ressenti à à un moment donné euh oui ouais je pense que ça a été très catartique pour nous l'écriture euh on a commencé ce roman en fait par un blog du personnage qui existe donc sur internet depuis avant la sortie du livre euh où en fait on a mis alors ça pouvait être des extraits de d'un journal intime que moi j'avais tenu au début où j'étais arrivé de de morceau de de de coup de gueule en fait qu'on avait aussi sur des événements qui se passaient où William pouvait pas forcément sur sur son facebook ou son Twitter s'exprimer là-dessus en son nom et donc du coup on a centralisé ça c'est blog il a eu de de l'écoute alors que c'était celui d'un personnage fictionnel et c'est vrai que c'était à la fois de nous à la fois de ce qu'on entendait en salle des profs de ce qu'on entend ressentir des collègues on n'est pas forcément je pense en difficulté face à nos classes ça veut pas pour autant dire que on ressent pas que le métier est difficile et c'est étonnant dans cette société où tout le monde a pourrait avoir le sentiment d'avoir une tribune publique constamment et de pouvoir paradoxalement plus se faire entendre que jamais mais en fait j'ai l'impression que personne ne nous entend c'est un peu l'impression de crier dans un dans un monde où tout le monde hurle euh c'est vrai que ce sentiment- là d'avoir des choses à dire qui qui deviennent de plus en plus urgentes sur sur des sujets comme les médias et l'éducation ça oui c'est quelque chose queon partage très fortement avec avec notre personnage il y a le constat sur sur le le système éducatif on pourra en reparler un petit peu tout à l'heure mais il y a aussi dans dans ce livre une une terrible je sais pas si c'est vraiment une satire des médias en tout cas un portrait de de des médias tel que tel que il fonctionnent aujourd'hui y compris les chaînes d'info voilà vous êtes on sent que vous êtes à la fois spectateur et critique votre votre votre personnage il est pas très fan de de cyil Hanouna non plus euh on a l'impression que que que les les les médias il y a aucun qui aucun de vous ne porte votre votre part parole tel que tel qu'elle est on a l'impression que tout est filtré et que c'est jamais euh c'est jamais fidèle à ce que à ce que vous pensez vous face face aux médias l'un et l'autre vous êtes totalement désemparé en colère euh il y a quand même des moments où vous trouvez que les médias font justice à vos à vos vos problématiques vos combats ou est-ce que les médias ils sont complètement à côté de la plaque et c'est pour ça qu'il faut faire un livre euh alors c'est vrai que le le livre s'en prend un petit peu au médiia en général déjà le le terme les médias c'est très vague c'est ça qu'on a voulu un peu aborder dans ce livre c'est que c'est aussi bien BFM que le monde que Twitter que snapchat c'est et tout le monde veut s'emparer des médias et en même temps pointer du doigt à les médias parce que les médias sont jamais à notre écoute et là donc on a ce personnage qui voudrait faire entendre sa parole et qui est lui-même finalement pris en otage entre guillemets de la chaîne à l'information qu'on a maintenant avec les les chaînes d'information en direct qui nous pousseent à une course vraiment effrainée à l'information tion même parfois quand il y a rien à dire c'est ça qu'on voulait mettre un peu en avant dans le livre c'est que lui il sait ce qui se passe dans la classe c'est ce qu'il est et toute la journée on a les chaînes d'info en direct qui vont donner les dernières informations totalement creuses parce qu'il y a rien de plus à dire parce que les vraies informations ben c'est le raid qui les a qui ne veut pas les donn et ca et voilà et donc on a ce besoin de meubler pour attirer l'attention des spectateurs et et voilà ça c'est quelque chose qu'on ressent nous depuis 2015 maintenant pour moi c ça le choc c'était l'attentat charliabdo ensuite les attentats de novembre où on était captivé par les les Ch d'information et qui ne donnait pas vraiment d'information mais on avait ce besoin de de se réunir finalement autour de quelque chose et voilà c'est ça qu'on voulait mettre en avant dans dans le livre ce ce ce côté ce tourbillon d'information et de vide parce que ce qui est ce qui est ironique c'est que lui-même Thomas dans sa classe sur sur son téléphone il regarde ce qu'on raconte sur lui et il se rend compte que c'est pas fidèle à ce qu'il voulait exprimer j'ai pas raconé toute l'histoire mais donc un moment donné il a il est en contact avec avec une journaliste et il a beau essayer d'expliquer son son geste il se rend compte que tout est filtré par par par par la machine médiatique et qu'au final on le présente plus comme un comme un monstre que comme un un être humain ça c'est un peu c'est un peu terrible oui c'est quelque chose je pense dont on a pris vraiment conscience en en 2015 c'est euh c'est cette facilité qu'il y a oui justement à à créer quelque chose qui est plus de l'ordre du sensationnel que véritablement de de l'information et faire face à à des adolescents en construction toute l'année être avec eux et voir à quel point ils sont facilement influencés par l'image parce que maintenant ils se construisent uniquement par ça il y a une sorte de cacophonie permanente de tous les bords et en même temps on va choisir les médias auquels on va s'intéresser il y aura jamais d'objectivité de de recoupement c'est compliqué de de de personne aujourd'hui dans l'école n'a ce rôle de former un esprit critique face au médiia personne de toute façon N a la compétence parce qu'aujourd'hui tout le monde en est plus ou moins victime enfin on va discuter avec des gens qui sont du même de la même opinion que soit on va citer les mêmes sources médiatiques et puis au final on on tourne en rond et donc de ce point de vue là on a aussi voulu montrer à quel point c'est facile de déformer une information en fait à quel point aussi c'est compliqué de avoir un accès direct ce que vous me dites c'est que vos vos élèves leur rapport au monde il se créent uniquement à travers le donc les nouveaux médias donc les réseaux sociaux que ce soit l'image ou le texte mais que le le le le livre la lecture enfin l'objet livre il est quasi absent de leur de leur quotidien il y a quand même beaucoup de jeunes qui lisent euh les ventes de livres elles sont pas forcément en BA euh vos élèves vous ils font ils font partie d'une catégorie qui lit très peu qui a pas accès au livre c'est c'est quoi le problème moi les miens c'est assez inégal on va dire il y en a qui lisent il y en a qui lisent beaucoup aussi de de littérat littérature adolescente c'est vrai que c'est toujours un peu la bagarre pour les faire acheter des livres ils vont toujours nous dire que ça coûte cher alors que bon c'est pas vrai c'est vrai qu'il y a quand même une priorité aujourd'hui dans les foyers français pour des objets qui coûteent extrêmement cher comme les smartphones la télévision certains types de vêtements et s'entendre dire qu'un livre à 7 € bah c'est c'est c'est pesant comme dépense pour une famille c'est ça peut avoir des côtés agaçants quand on quand on a derrière la tête l'envie plutôt de leur ouvrir un peu les écoutill euh le problème c'est pas seulement la quantité de de lecture d'abord ce serait la qualité parce que c'est vrai que il y a un rapport à à à toute une littérature qui est normalement formatrice de de l'esprit qui va dépendre cette littérature comme poussièreuse euh et puis après encore une fois il y a aussi une manière d'aborder un livre c'est c'est pas le tout en fait de lire à jusqu'à l'ivresse il faut aussi être capable de de s'approprier ce qu'on lit et ça la formation de l'esprit critique je suis pas certaine que de ce point de vue là l'éducation nationale aujourd'hui remplit son son rôle ni les médias d'ailleurs mais j'allais dire je vous provoque un peu mais c'est votre job à tous les deux çaement de de de les éduquer à l'esprit critique ce que vous me dites c'est que vous vous n'avez pas le la compétence vers votre formation que vous n'avez pas le temps de le faire parce que les programmes vous vous vous y autorisent pas vous laissent pas le temps de le faire il vient d'où le le le problème il vient un petit peu de vous et de l'éducation nationale bah oui il y a plein de choses qui qui posent problème par exemple en anglais est-ce que vous savez combien d'heures un élève de terminale fait en anglais j'en ni pas la moindre idée je me souviens pas 2h 2h en terminale pour une langue vivante pour sa première langue vivante c'est une abration c'est 2 heures de littérature en terme d'accord ils ont pas de français de par semaine oui et aucune autre terminale n'a de français alors que bon je pense que c'est vrai enfin c'est vrai que l'orthographe c'est pas du tout indispensable he de ce qu'on peut voir aujourd'hui je suis très ironique mais ça me ça m'agace énormément donc 2 heur de littérature en TL donc c'est sûr que c'est passé quand même dans un plan totalement secondaire la lecture c'est de toute façon c'est c'est c'est pas nouveau que il y ait un espèce de triomphe du rationalisme scientifique du pragmatisme de de de l'enseignement de discipline qui vont avoir beaucoup plus euh de d'impact sur le le choix de la voie professionnelle ce qui fait que nous on arrive en sciences humaines qui sont souvent appeler d'ailleurs les sciences molles euh en second plan on est un petit peu des matières de dilétant de gens qui on qui ont le temps en fait de gens qui ont pas grand-chose de plus à faire qui sont pas ancrés dans le réel euh qui sont pas à la recherche de profession qui vont gagner de l'argent parce que c'est ça aussi qu'on vend aujourd'hui c'est est-ce que tu veux gagner de l'argent ben si tu veux gagner de l'argent c'est pas dans les livres que tu vas trouver la ta voix donc aujourd'hui les gens veulent tous aller en S les parents encouragent encouragent ça et nous on est là moi je vais vous dire la moitié de mon travail quand je suis devant les élèves c'est déjà de les convaincre que la littérature a sa raison d'être que apprendre la langue française maîtriser le langage parvenir à communiquer pour se connaître soi et se faire connaître entre autres et mieux comprendre les autres et arriver à ne serit-ce qu'àavoir des situations de communication sereines et constructives c'est la moitié de mon job et après il faudrait que dans une année scolaire je renseigne la grammaire les méthodologies qui sont au programme pour le bac et que je les fasse lire j'ai pas le temps j'ai pas les moyens temporels de le faire alors que je suis sûre que si j'utilisais les heures que j'ai en classe à juste le faire lire un bouquin et ensuite à en discuter j'avancerai mieux mais je serais virée de l'éducation nationale et justement votre l'éducation nationale votreou votre hiérarchie tout simplement elle est compréhensive ou c'est un mur quand vous expliquez ça à qui est-ce qu'on peut expliquer ça je sais pas au proviseur mais le proviseur il peut rien il est lui-même soumis à tout ça c'est ça qu'on voit un petit peu dans le dans le récit ce qu'il faudrait c'est avoir une oreille auprès du ministère mais là ça fait depuis plusieurs gouvernements successifs que le bah les ministères non font la sour d'oreille que sur la réforme du collège les professeurs ont gueulé sur le manque de moyens à louer le la baisse du nombre d'heures en langue et autres non il y a rien eu là c'est pareil la réforme du lycée elle va passer comme une lettre à la poste alors que c'est une aberration qui mène à à une compétition entre les établissements et au fait que les bacs n'uront pas la même valeur Surel les établissements bon ben nous on essaie de crier d'hurler on fait des manifestations on crée des groupes Facebook comme les stylos rouges on mais après bon de toute façon les parents eux-mêmes sont pas au courant de ce qui se passe ils ont ça fait un moment que on considère que c'est au professeurs de se battre pour les questions pédagogiques et donc les les parents tombent des nuus quand ils découvrent le contenu des réformes et quand elles sont appliquées sur le terrain alors que c'est avant qu'il faut se renseigner parce qu'aujourd'hui la réforme qui est proposée c'est effectivement non seulement une une réforme qui va creuser le déterminisme social et les inégalités entre les zones mais c'est aussi une réforme qui tend à formater un esprit travaill donc elle est orientée sur l'emploi le financier donc elle laisse de moins en moins de place justement à la lecture à la formation de l'esprit critique et au développement personnel en fait aussi galvodé que soit ce terme là c'est aussi ça je rev Marie je reviens sur quelque chose que vous avez que vous avez aborder pour vous clairement vous fait comprendre que les les les les les gens les jeunes les gens en général qui lisent des livres ce sont de d'Ever des poètes et que ce sont des gens qui seront pas capables de de diriger une entreprise ou de faire de l'argent c'est ça ça en gros le le système qu'on qu'on est en train de construire qui est en place c'est ça oui c'est ça c'est la question qu'il faut se poser c'est qu'est-ce qu'on attend de de l'éducation qui doit quand même être un P capital de de la manière dont on entrevoit l'avenir d'un pays parce que tout le monde va passer par là et que on forme pas juste les employés de demain les ouvriers de demain on les retraités d'après-demain on forme les gens avec qui on va vivre les citoyen donc qui est-ce qu'on a envie d'avoir en face de soi dans la vie de tous les jours qui est-ce qu'on veut voir voter qui est-ce qu'on veut voir construire en fait dans ce pays-là et aujourd'hui l'éducation elle elle remplit plus un rôle justement de de de de mettre des élèves dans des voies de professionnalisation qui souvent sont déterminé plus par leur milieu que par les filières qui vont suivre plutôt que de de remplir ce rôle idéaliste parce qu'on me dit souvent que c'est idéaliste de dire que l'éducation elle doit former les gens à apprendre à se connaître et apprendre à écrire apprendre à comprendre euh elle le remplit pas ce rôle làà les les les programmes tels qu'ils sont faits ne nous permettent pas de remplir ce rôleelà là et l'autre je pense que vous êtes un peu plus jeune que moi ça me fait bizarre de dire ça mais euh euh moi j'ai j'ai la quarantaine euh et j'ai le souvenir de de on va dire que jusque jusqu'au collège je lis beaucoup je lis beaucoup de livres sans sans a priori sans a priori de de de genre ni de nationalité des livres et j'ai l'impression qu'à un moment donné mes profs de français et et l'école me met entre les mains des livres que je suis pas capable de d'apprécier de comprendre des livres d'adultes et on me demande de de de de disserter d'étudier des textes euh et ça enlève un peu j'allais dire tout tout plaisir de de de de la lecture parce que ça devient un peu un peu peu fastidieux ardu on te dit tu as pas compris le complément du machin comment la phrase est construite euh ça devient et j'ai l'impression que le le le le système éducatif m'a pas dégoûté de la lecture peut-être pas à ce point-là mais à un moment donné il m'a donné un peu l'impression que que j'étais peut-être pas assez intelligent pour lire certains livres et finalement je je vous raconte un peu ma vie mais c'est un peu l'objet du podcast aussi c'est c'est d'échanger et je moi je reviens à la lecture finalement avec avec avec le genre avec le thriller avec le polar euh et euh est-ce que est-ce que d'abord est-ce que vous êtes d'accord avec tout ce que je raconte là ou est-ce que je dis que des bêtises est-ce que vous avez l'impression qu'on fait pas lire les bons livres aux écoliers aux élèves personnellement les livres qu'on m'a fait lire au collège au lycée m'ont mené à écrire ce livre parce que par exemple en 4e en 3e une prof de français m'a fait lire monserra madame Tournier merci parce que c'est un livre qui m'a beaucoup marqué qui c'est une une question de prise d'otage un H clos donc voilà on est en plein dedans et j'ai j'ai j'ai lu plein plein de livres qui étit un peu ardu qui parfois était j'étais face à un mur je comprenais pas ce qu'on disait et je trouve que c'est important de pas donner aux élèves juste ce qu'ils peuvent comprendre faut leur montrer ce qui est au-dessus d'eux et il faut leur montrer comment grimper jusque là euh parce que voilà si on leur donne que de la littérature adolescente bah c'est bien c'est intéressant mais qu'est-ce qu'il y a après euh et voilà effectivement peut-être que lire Madame Bovary pour des lycéens c'est pas passionnant mais ça peut être très intéressant de découvrir pourquoi c'est un un livre majeur qu'est-ce qu'il y a derrière et qu'est-ce que ça peut nous apprendre sur nous-mêmes et je me souviens il y a un de tes élèves justement qui m'avait contacté qui qui disait pour leor qui comprenait pas toutes les références et je lui expliquais c'est pas grave l'important c'est qu'est-ce que ça t'apprend qu'est-ce que ça te fait comprendre et les références c'est ok c'est dans l'analyse dans les cours dans les dissertations mais c'est pas forcément nécessaire là on te demande pas de nous rendre des copies double mais justement moi je suis vraiment totalement d'accord avec vous au sens où euh j'ai perd moi je me suis construite avec les livres j'ai pas de souvenirs qui datent d'avant le moment où j'ai su lire c'est ma j'ai respiré les livres c'est c'est ma vie et j'ai détesté les livres au lycée ça m'a dégoûté je moi personnellement je ne remercie pas ma prof de français de première euh qui m'a vraiment fait haïir la littérature et à la prép après ça m'a rendu ça très indigeste je suis totalement d'accord sur le fait que on fait lire des livres avec une finalité donc ça c'est vraiment très esprit capitaliste c'est il faut lire le livre parce qu'il y aura une note au test de lecture parce qu'il y aura il faudra l'avoir compris pour faire un commentaire pour faire une dissertation et le program le fameux commentaire de texte les programmes sont extrêmement indigestes ils sont très pesant et donc même le plus grand amoureux des livres va vraiment ressentir un sentiment de de pesanteur et je peux comprendre ça parfaitement maintenant c'est vrai que je suis totalement d'accord avec William et avec beaucoup de ce que mes collègues pensent il faut pas penser que faire lire de la littérature adolescente parce que c'est plus facile ça va aider les élèves les élèves ils sont exigeants en fait ils sont ils ont un appétit de découvrir si on arrive à piquer leur curiosité ils sentent quand on leur vend des choses des magot quand on baisse le niveau ça les intéresse pas c'est pas la difficulté du livre en fait qui qui fait que les les élèves ont moins envie de lire c'est la manière dont on le raorte les choses et c'est vrai que on a une moi personnellement j'ai une plus grande liberté en seconde parce qu'il y a pas cette perspective du bac donc je prends beaucoup plus mon temps je suis beaucoup moins dans la quané la quantité que dans la qualité et parfois on passe un temps fou autour d'un seul petit poème ou autour d'un seul roman et décortiquer découvrir alors qu'ils ont détesté ça qu'ils ont ils se sont ennuyés pendant la lecture c'est toujours c'est vraiment c'est fantastique et ce moment où je leur demande toujours qu'est-ce que tu as ressenti qu'est-ce que tu as pensé parce que le livre était il est toujours écrit pour un lecteur il est pas écrit pour un critique il est pas écrit pour un élève de seconde ou pour un prof de français à chaque fois ça allit prend de cours qu'on leur demande demande leur avis et cette espèce de désarroi qu'ils ont à parler d'eux-mêm et à donner leur avis c'est là à mon avis qu'on est en train de faire une erreur massive dans cette société dans dans vos lycées respectifs un élève qui se balade dans la cour avec des livres ou un livre sous le bras c'est un alien ou ça existe pas ça arrive moi enfin je les vois pas se balader parce qu'ils le mettent dans leur sac euh il y a une boîte à livre dans la cour d'ailleurs faudra qu'on le mette à l'OCAS euh je vois des des élèves parfois avant le début du cours voilà bouquiné donc généralement c'est quand même quelque chose d'assez rare donc je leur demande on en discute c'est vrai que la plupart du temps moi dans les couloirs je vois des des grappes d'enfants avec leur smartphone et on peut passer dans le couloir ils sont tous sur leur téléphone les uns à côté des autres et bon c'est vrai que c'est un peu tristeé mais en même temps moi au lycée je lisais pas non plus dans les couloirs donc ouais moi non plus mais ça reste quand même surprenant quand j'en croise un avec un livre je regarde souvent c'est des mangas mais c'est comme les adultes de toute façon on prend le métro il y en a pas il y en a pas des masses qui ont des livres dans les mains il y en a moins qu'avant il en a un alors les réseaux sociaux c'est intéressant parce que vous William c'est c'est comme ça qu'on qu'on vous vous vous êtes fait connaître c'est comme ça que vous avez commencé à vous à vous exprimer à vous faire entendre al on aura en vous écoutant on aura envie de dire que les réseaux sociaux c'est l'ennemi c'est c'est le mal c'est vraiment dangereux pour l'équilibre de la société pour nos pour nos cerveaux c'est plus compliqué que ça c'est plus ambigu non je suis assez d'accord pour y avoir traîné pas mal de temps en fait le problème des réseaux sociaux tout comme ce qu'on disait sur les les médias tout à l'heure c'est qu'ils nous prennent énormément de temps et de d'esprit et il nous pose à une consommation sans fin sur son téléphone on peut scroller faire défiler des informations tout du long et dès qu'il y en a une nouvelle elle apparaît donc c'est sans fin et lorsqu'on coupe son téléphone j'ai appris ça il y a pas longtemps on a ce qu'on appelle le faux mot c'est le fear of missing out qui est la peur de perdre une information et qui fait que même quand on pose son téléphone en fait on on se demande toujours qu'est-ce qui se passe là qu'est-ce que je suis en train de rater et le lendemain au réveil qu'est-ce qu'on fait ben on regarde un peu et on a Facebook et Twitter qui maintenant mettent en avant les contenus qui ont le mieux marché pour qu'on puisse courir à ça et donner notre avis parce que c'est très important de donner son avis et tout le monde nous le demande sans arrêt n'hésitez pas à nous le dire dans les commentaires et cetera et évidemment on donne son avis on se fait clasher on a envie de savoir ce que l'autre a répondu et c'est sans fin c'est sans sans arrêt comme ça et les élèves sont B là-dedans ils Bent dans cette culture de l'information sans fin dans cette culture du clash sans arrêt les clash entre rappeurs les clash entre politiques les clash entre journalistes c'est on baigne là-dedans et donc effectivement ça peut être surprenant moi qui suis sur les réseaux sociaux depuis un certain temps et qui me suis fait connaître là-dedans de de pointer ça du doigt bon je trouve ça assez ça empoisonne l'atmosphère je trouve de toute façon peut-être qu'on atteint on va atteindre un seuil de de saturation les et les autres je pense peut-être qu'il une forme de décroissance des réseaux sociaux qu'il faut qui qu' faut imaginer euh il y a déjà une je crois une prise de conscience sur le temps qu'on passe sur nos téléphones portable notamment que qui a été révélé par Apple et Facebook ils incluent maintenant sur leur téléphone les Apple le temps qu'on passe sur son téléphone et Facebook aussi dans l'option on peut voir combien de temps on a on a passé sur facebook rien que ça ça montre que on se rend compte qu'il y a quelque chose qui cloche un petit peu et les élèves c'est vrai que ça commence à germer parce que il voient aussi leurs parents qui sont tout le temps sur un téléphone il voient les les profs qui à la récréation sont sur un téléphone qui parfois pendant un cours pendant un cours aussi ouais moi il me je vois une énorme différence entre ceux que j'avais il y a 3 ans et ceux de maintenant ce maintenant ils ont eu un téléphone encore plus tôt donc ils se sont construits directement avec dans cette identité virtuelle qu'il y a justement effectivement dans cette culture du clash ils sont plus en relation les uns aux autres sur le virtuel alors qu'ils sont dans les mêmes classes effectivement depuis quelques temps j'entends dans leur voix ça revient souvent ce discours de ils se sentent esclaves ils se sent dépendant ça leur pèse ils savent pas du tout comment gérer ça mais ils sont conscients alors qu'ils sont très jeunes que ça que c'est pesant pour eux donc oui peut-être qu'on va s'acheminer vers quelque chose qui tiendra de l'ordre de la décroissance et de la rationalisation de notre rapport à ça euh après moi je j'ai discuté avec un un un éditeur euh de la maison le tripode qui disait que lui il voit tous les gens sur leur portable et que ça va servir à rien d'essayer de lutter contre ça que il va falloir apprendre en fait à à utiliser cet instrument- là pour justement promouvoir autre chose autrement que ce soit dans la communication les uns avec les autres ou dans dans la lecture lui il essaie de mettre en place des initiatives qui passent par le portable donc je pense que on pourrait avoir tendance à à a essayer de lutter contre ça contre les réseaux sociaux moi personnellement je suis pas du tout dessus j'ai énormément de mal en ce moment j'ai pas de portable depuis 15 jours et c'est la libération totale c'est le bonheur on se donne rendez-vous là pour venir ici on a d dire à ture on serouve iancienne et du coup je suis obligé d'être ponctuelle donc c'est incroyable mais c'est vrai que moi j'aurais tendance à vouloir lutter contre à vouloir tous les jeter faire mais en fait ça servirait à rien et je pense qu'effectivement il va falloir qu'on ouvre ce débat de comment faire de cet instrument qui doit rester un instrument euh quelque chose qui qui va dans le sens d'un d'un idéal intellectuel et pas d'un d'une médiocrité malgré tout qu'est-ce que ça fait du bien quand on éteint son téléphone complètement he pas juste le poser l'éteindre complètement qu' on l'entend pas vibrer rien du tout et qu'on prend un livre et qu'on se met à lire c'est c'est j'allais dire c'est presque encore plus jouissif qu'il y a qu'il y a 3 4 ans non en ce moment c'est vrai pu ça ça change totalement le le le rapport au temps d'un seul coup on n plus à regarder les secondes qui s'égrainent on perd très vite la notion du temps quand on regarde un portable mais c'est c'est étrange on se rend compte qu'on a perdu du temps quand on relève la tête c'est qu'on regarde ça monre alors que dans un livre il y a quelque chose le temps se distant et ça devient plus doux comme écoulement on prend plus son temps c'est reposant et ouais c'est vrai que c'est c'est assez bien ça soulage quoi bon William Marie qu'est-ce qu'on est qu'est-ce qu'on lit qu'est-ce qu'on écoute non non je pas vous demander votre playlist je vous demander votre booklist qu'est-ce qu'on lit en ce moment qu'est-ce que vous nous recommandez qui qui se lance alors en ce moment je suis en train de lire une BD qui s'appelle moi ce que j'aime c'est les monstres ah oui une couverture avec une femme à la peau bleue c'est des mil feris ah oui c'est ça et donc j'en ai lu le premier quart là et c'est très prenant alors c'est le récit d'une petite fille c'est décrit de son point de vue qui viit à Chicago les années 70 je crois ou 80 et la dame du dessus se fait assassiner dans son appartement mais alors que toutes les portes sont closes toutes les fenêtres sont closes on sait pas comment donc et on découvre ce quotidien voilà chargé un peu de mystère de monstrees c'est c'est entièrement au stylobic et en plus c'est fait hostylobi quoi par quelqu'un qui a perdu les de sa main avec laquelle elle dessinait et qui a dû réapprendre avec l'autre main je savais pas que tu connaissais c'est c'est vraiment super c'est la maison tousin l'ouverture h comme maison d'édition et Marie vous qu'est-ce que vous nous recommandez en ce moment euh alors moi en ce moment je suis sur trois livres en même temps ah vous faites partie de ces gens il y a quelques jours j'ai le précédent épisode de de ce podcast j'is avec un de mes confrères de de la radio Bernard leu je lui demandais un peu de me parler de son métier de journaliste et je lui disais moi je dis tout le temps j'ai toujours trois livres en même temps il dit-moi c'est impossible c'est un par un ah oua non mais moi je suis pas d'accord avec moi-même en ce moment sachez-le c'est simplement qu'en fait j'ai des trajet très long pour aller à clichi je fais plus d'une heure aller plus d'une heure retour et donc quand j'arrive à la fin d'un livre je sais que ça va être trop court pour mon trajet donc j'en prends un nouveau et donc en ce moment je lis l'excellentissime sorcière de Mona chouret qui est un essai sur les sorcières et la place de la femme dans la société qui est vraiment très très éclairant et je en fait je viens de finir l'homme qui savait la langue des serpents d'un auteur dont j'ai honteusement oublié le nom et qui a un très très bon livre estonien sur la question de la modernité justement qu'est-ce que c'est de lutter contre la modernité est-ce qu'on peut vraiment lutter contre l'installation de la modernité et aussi une critique un peu satirique de l'idéalisation du passé c'est un livre qui est à la fois très très drôle et très sombre et voilà que j'ai beaucoup aimé vous aimeriez faire de de de ce roman Un un film ou une série ça serait ça serait intéressant de de de de de l'adapter je avec Gérard pard au rien quoi voilà c'est ça avec Philippe Catrine on aimerit c'est notre Dieu dans le rôle de Tom Debord ouais dans tous les rôles je pense qu'il pourrait faire tous les rôles je pense que moi idéalement mon rêve ce serait de je j'ai un un un rêve dans la vie c'est de faire du théâtre avec William donc j'aimerais bien l'adapter en pièce de théâtre avec William et Philippe Catherine deux de mes personnes préférées d'accord mais voilà un film je sais pas ben en fait je pense que c'est V que beaucoup de gens ne disent ça ça ferait ça serait bien à l'image je pense que c'est lié surtout à l'écriture de de Mar structure aussi et à la structure pour un film je pense que ça serait trop trop restreint mais une série avec un épisode par personnage moi je sais que j'ai été très marqué par Lost c'est une de mes séries préférées ensuite il y avait Heroes qui était certes moins bien mais qui avait la même structure avec un épisode égal à un personnage et là c'est vrai qu'on pourrait avoir une structure similaire voir si ça tiendrait Philippe catherine est dispo quoi mais bon on lance l'appel et puis on s'en parle dans dans quelques semaines quelques mois ok merci à tous les deux merci beaucoup merci à bientôt c'est la fin de ce podcast on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode des gens quiil sont plus heureux d'ici là n'hésitez pas à le liker le partager sur vos réseaux sociaux et vous y abonner sur votre plateforme préféré si vous voulez retrouver les titres des livres évoqués par William et Marie rendez-vous dans les notes de cette épisode à bientôt et bonne lecture [Musique]
Laurent Lafon