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InterviewFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 23 octobre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

Chercher 60 milliards d’économie sur le budget - Maud Bregeon est l’invitée des 4 vérités du 23 octobre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une défaite pour le gouvernement Maud Bréjean ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va être le cas, par exemple, tout à l'heure en Conseil des ministres ?

  • 2:12RelanceRéponse directe

    Est-ce que le 49.3 sera sur la table du Conseil des ministres tout à l'heure ?

  • 2:55RelanceRéponse directe

    Mais Maud Bréjean, soyons très clairs pour nos téléspectateurs, ça veut dire que tout à l'heure, le Conseil des ministres va voter, va donner la possibilité au gouvernement d'utiliser ce 49.3 quand il le souhaitera.

  • 3:49OuverteRéponse directe

    60 milliards d'économies à trouver, mais pour l'instant, c'est 60 milliards d'impôts supplémentaires qui ont été votés par la Commission des finances, majoritairement en tout cas par la gauche. Est-ce que justement vous êtes inquiet de la tournure des débats pour l'instant qu'il y a eu en commission ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Donc vous allez devoir trouver de nouvelles économies de dépenses sans budget.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « La surtaxe temporaire sur les très hauts revenus, qui devait donc être temporaire, a été pérennisée par un vote des députés dans la nuit contre l'avis du gouvernement. »
  • 0:38PrésentateurChiffre
    « Ce qui fait l'équilibre et l'acceptabilité de ce budget, c'est qu'il est bien dosé entre 40 milliards d'euros de réduction de dépenses et des augmentations de taxes exceptionnelles qui doivent rester temporaires. »
  • 3:27PrésentateurChiffre
    « on est à 6,1% de déficit »
  • 3:32PrésentateurChiffre
    « on a 60 milliards d'euros d'économies à trouver dans un temps record »
  • 3:53Invité politiqueChiffre
    « 60 milliards d'impôts supplémentaires qui ont été votés par la Commission des finances, majoritairement en tout cas par la gauche. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « c'est que les petites retraites ne seront pas concernées par le gel de l'indexation qui doit avoir lieu au 1er janvier, et non pas au 1er juillet, comme c'était prévu. »
  • 5:39PrésentateurPromesse
    « Le premier, c'est que les petites retraites, le minimum vieillesse, sera revalorisé au 1er janvier, comme c'est prévu. »
  • 5:44PrésentateurPromesse
    « Le deuxième engagement, c'est qu'on ne désindexera pas les retraites sur l'inflation. »
  • 7:52PrésentateurChiffre
    « C'est ce cadre budgétaire, avec 60 milliards d'euros d'économies à trouver. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Maud Bregeon26 %
  • Présentateur 23 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez Les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute.

0:10
Maud Bregeon

Bonjour Maud Bréjean. Bienvenue dans les 4V ce matin. C'était une nouvelle soirée de discussion budgétaire à l'Assemblée nationale. La deuxième est première déconvenue pour le gouvernement puisque la surtaxe temporaire sur les très hauts revenus, qui devait donc être temporaire, a été pérennisée par un vote des députés dans la nuit contre l'avis du gouvernement. Est-ce que c'est une défaite pour le gouvernement Maud Bréjean ?

0:29
Présentateur

En tout cas, ce n'est pas notre position. Ce qui fait l'équilibre et l'acceptabilité de ce budget, c'est qu'il est bien dosé entre 40 milliards d'euros de réduction de dépenses et des augmentations de taxes exceptionnelles qui doivent rester temporaires. Et nous, on estime qu'un budget qui est juste et que ce budget est juste parce que précisément les hausses d'impôts sont temporaires, exceptionnelles et ciblées. Et qu'elles doivent rester temporaires, exceptionnelles et ciblées.

0:55
Maud Bregeon

C'est parce qu'ont décidé les députés de la nuit dernière. Au final, on sait que ce budget sera voté par 49.3, on y reviendra. Ce sera donc au gouvernement de choisir, probablement, même le Premier ministre sous-entend que c'est une grosse probabilité. Vous n'avez pas de majorité absolue. Déjà, sous Elisabeth Vanck, c'est déjà le 49.3. Donc ce sera probablement comme ça que ça va se terminer, non ?

1:14
Présentateur

C'est un outil constitutionnel qu'on n'exclut pas par principe, mais on n'exclut pas non plus par principe l'esprit de responsabilité. Il y a une volonté qui est réelle du Premier ministre, et moi j'ai l'occasion régulièrement d'échanger avec lui sur ce sujet, de respecter le parlementarisme, de permettre au débat de se tenir. Et c'est vraiment la promesse et l'engagement que je peux prendre devant vous ce matin. Enfin, on laissera les débats se tenir à l'Assemblée autant que nécessaire.

1:39
Maud Bregeon

Le plus longtemps possible.

1:40
Présentateur

Après, à la fin, il faudra évidemment un budget pour le pays, et il faudra aussi, pardonnez-moi, protéger les Français de l'obsession fiscale du nouveau Front populaire. Mais nous n'en sommes qu'au début, et je crois qu'il est sain, encore une fois, pour le respect des parlementaires, de l'ensemble des groupes, à l'Assemblée nationale, et puis plus tard au Sénat, que ces débats puissent se tenir.

2:02
Maud Bregeon

Seulement 159 amendements sur les 3500 qui ont été abordés pour le moment. On sait que si vous voulez utiliser un jour le 49.3, il faut d'abord que le Conseil des ministres les décider, les discuter. Est-ce que ça va être le cas, par exemple, tout à l'heure en Conseil des ministres ?

2:14
Présentateur

Oui, on en discutera comme c'est la règle, et c'est une possibilité constitutionnelle qui s'offre au gouvernement. Mais ce n'est pas la volonté du Premier ministre.

2:23
Maud Bregeon

Mais le 49.3 sera sur la table du Conseil des ministres tout à l'heure ?

2:26
Présentateur

On aura la discussion tout à l'heure en Conseil des ministres, et ça je vous le confirme ce matin, mais ce n'est pas la volonté. L'utilisation du 49.3 n'est pas la volonté du Premier ministre, et on laissera les débats se tenir autant que nécessaire, en respectant le vote des parlementaires, quand bien même il ne va pas dans le sens de la volonté du gouvernement. Mais on estime que dans un moment aussi crucial, aussi difficile, sur le plan budgétaire, il est important que chacun puisse s'exprimer et que chacun soit aussi en face de ses responsabilités.

2:55
Maud Bregeon

Mais Maud Bréjean, soyons très clairs pour nos téléspectateurs, ça veut dire que tout à l'heure, le Conseil des ministres va voter, va donner la possibilité au gouvernement d'utiliser ce 49.3 quand il le souhaitera.

3:04
Présentateur

Alors je ne vais pas préempter les décisions qui seront prises en Conseil des ministres, mais ce sera effectivement sur la table du Conseil.

On aura cette discussion au sein du gouvernement, c'est normal qu'on l'ait, mais ça ne préjuge pas de la décision finale, de l'utilisation au nom du 49.3, parce que, je le redis encore une fois, on est dans un moment qui est un moment difficile, on est à 6,1% de déficit, vous en parliez tout à l'heure, on a 60 milliards d'euros d'économies à trouver dans un temps record, c'est un budget d'urgence, c'est un budget qu'on sait difficile, mais parce que c'est difficile justement, je crois que le débat à l'Assemblée nationale et au Sénat doit plus que jamais se tenir.

3:49
Maud Bregeon

60 milliards d'économies à trouver, mais pour l'instant, c'est 60 milliards d'impôts supplémentaires qui ont été votés par la Commission des finances, majoritairement en tout cas par la gauche. Est-ce que justement vous êtes inquiet de la tournure des débats pour l'instant qu'il y a eu en commission ?

4:01
Présentateur

On est arrivé en commission avec un budget, avec un projet de loi de finances, on en est ressorti avec une feuille d'impôt. Et moi, je sens bien l'obsession, encore une fois, fiscale, notamment du nouveau Front populaire, qui souhaite taxer matin, midi et soir. Mais enfin, taxer, ce n'est pas un projet. Taxer, c'est une impasse. Je regardais avant de venir les différentes taxes supplémentaires qui avaient été votées, augmentation des droits de succession, surtaxe sur l'assurance-vie, surtaxation de la vente de la résidence principale. Ce n'est pas un projet pour la France, ça. Et ce n'est pas acceptable pour les Français.

Ce que nous, on propose, c'est une équation qui fonctionne, qui nous semble juste, qui repose massivement sur la baisse des dépenses, parce que c'est là-dessus qu'on doit concentrer nos efforts. Ce n'est pas évident à faire.

4:46
Maud Bregeon

Donc vous allez devoir trouver de nouvelles économies de dépenses sans budget.

4:49
Présentateur

Notre proposition, c'est d'avoir des économies qui, pour deux tiers, reposent sur une baisse des dépenses, parce qu'on estime que c'est juste et qu'il est hors de question qu'on aille chercher l'argent dans la poche des Français.

5:01
Maud Bregeon

Sauf que pour l'instant, certaines économies que vous souhaitiez faire, et que vous souhaitiez faire, et que vous souhaitiez faire, sont en train d'être remises en question, d'être débattues en tout cas au sein du Parlement. C'est le cas sur les retraites. Il y a une certitude pour l'instant, c'est en tout cas ce qu'a dit le ministre du Budget, c'est que les petites retraites ne seront pas concernées par le gel de l'indexation qui doit avoir lieu au 1er janvier, et non pas au 1er juillet, comme c'était prévu. C'est quoi une petite retraite ? Quelles sont ces petites retraites qui vont être épargnées ?

5:24
Présentateur

D'abord, cette mesure sur les retraites qui est proposée initialement dans le budget, on a conscience que c'est une mesure qui est difficile. On sait que ce n'est pas facilement accepté, qu'il y a besoin d'en discuter. Moi, je peux prendre trois engagements devant vous. Le premier, c'est que les petites retraites, le minimum vieillesse, sera revalorisé au 1er janvier, comme c'est prévu. Le deuxième engagement, c'est qu'on ne désindexera pas les retraites sur l'inflation.

On propose un décalage de cette indexation, effectivement de six mois, et on est ouverts, mais comme le Premier ministre a eu déjà l'occasion de le dire, à des discussions sur la mise en place d'un seuil pour épargner les retraités les plus modestes. Donc le seuil devra être discuté au sein de parlement. Notre volonté, c'est que les retraités qui, pour certains, et on le sait, ont du mal à boucler les fins de mois, n'aient pas à supporter cette mesure. Et donc, il y aura des discussions avec les parlementaires. Et c'est tout le sens aussi de laisser le débat soutenir, qu'on fère le début de notre discussion sur l'utilisation du 49-3.

6:25
Maud Bregeon

Alors justement, le débat sur la méthode, Michel Barnier, qui n'arrête pas de parler d'écoute, de dialogue, de respect, mais concrètement, Jean-Pierre Chevènement, en 1983, disait un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne, pardon pour ce mot. On a l'impression que depuis, Michel Barnier, au contraire, il laisse faire, il ne dit rien, il laisse les uns et les autres s'exprimer, même s'il y a des oppositions publiques au sein du gouvernement.

6:44
Présentateur

Il faut dédramatiser tout ça. On n'est pas un gouvernement de clones. Les Français en ont bien conscience. C'est un gouvernement qui a été créé dans un contexte exceptionnel. Le Premier ministre a eu cette volonté, qui est très saine, je crois, de proposer aux Français un gouvernement le plus large possible.

7:01
Maud Bregeon

Donc on assume qu'il y a des divergences au sein des ministres.

7:03
Présentateur

On ne pense pas, toujours, tous, pareil, que des ministres défendent le budget de leur ministère, c'est-à-dire leur conviction. C'est tout à fait normal. Maintenant, dans un moment difficile, et c'est aussi le message que moi, je passe aujourd'hui, on avait tous conscience, en arrivant au gouvernement, qu'on était dans un cadre budgétaire extrêmement contraint. Et donc, à la fin, évidemment, il y a besoin d'une unité gouvernementale. Donc c'est quoi la limite ? Ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir parfois des nuanciers sur les positions des uns et des autres. Encore une fois, chacun peut le comprendre.

On a des histoires politiques différentes, on a des partis politiques différents, on a des cultures politiques différentes.

7:43
Maud Bregeon

Mais la limite, c'est quoi ? C'est au final qu'est la solidarité gouvernementale ?

7:46
Présentateur

La limite, c'est le cadre qui a été fixé par le Premier ministre lors du discours de politique générale. C'est ce cadre budgétaire, avec 60 milliards d'euros d'économies à trouver. On s'inscrit tous dans ce cadre. Il y a des débats au sein du gouvernement, il y a des débats au sein du Parlement, comme dans toute organisation. Et je pense que les gens le comprennent. Je pense que c'est, encore une fois, plutôt sain. Et à la fin, on s'en remet au cadre qui est fixé par le Premier ministre.

8:10
Maud Bregeon

Merci beaucoup. Merci à vous. Porte-parole du gouvernement, invité des 4V ce matin. Belle journée. Merci.

8:14
Présentateur

C'était les 4V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.