Matthieu Valet : "Sébastien Lecornu doit rompre avec le macronisme !" (LCP)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:46OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous-même, vous seriez prêt à en faire des efforts ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Sur ce plateau qui se trouve à l'Assemblée nationale, l'hémicycle est juste au-dessus de nos têtes. On entend beaucoup parler des avantages des députés. Quels sont les chiffres exacts ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Est-ce que, quand on pose la question aux Français, ils disent que les députés sont trop payés ?
- 6:33RelanceRéponse directe
Vous pensez que c'est pour faire diversion ?
- 7:30OuverteRéponse partielle
Pourquoi cette discussion sur les indemnités des députés ?
- 9:09RelanceRéponse partielle
Justement, ce qui trappe. On ne pourrait pas donner ces 7 milliards à nos hôpitaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurChiffre
« l'où il pensait gagner, mais qui se souvient de ces éphémères à Premier ministre qui aujourd'hui nous coûtent un pognon de dingue ? »
- 0:26PrésentateurChiffre
« On apprend que Dominique de Villepin, qui revient comme un chevalier blanc, nous coûte aussi un pognon de dingue, 200 000 euros. »
- 1:01PrésentateurChiffre
« Et donc moi, je dis, vous savez, quand on se tient le coup, madame, les anciens présidents et ex-premistes, 10 millions d'euros par an. »
- 1:20PrésentateurFait
« 80 % de véhicules de commande annulée en 2024. »
- 2:20InvitéChiffre
« un salaire de 7 637 euros brut par mois, des frais de 5 300 euros par mois »
- 2:31InvitéChiffre
« une enveloppe de 18 950 euros par an de taxi, VTC, frais de courrier et téléphone »
- 2:35InvitéChiffre
« 15 500 euros pour le matériel informatique. »
- 4:02InvitéFait
« un député qui fait mal son travail, il sera toujours trop payé pour les Français. »
- 4:06InvitéChiffre
« Un habitant de ma circonscription, je lui coûte 3 euros. »
- 7:11InvitéChiffre
« Les aides publiques, les 200 milliards par an, des entreprises. »
- 8:35PrésentateurChiffre
« le service audiovisuel, qui est une propagande de gauche et d'extrême-gauche, c'est 4 milliards et demi. »
- 8:54PrésentateurChiffre
« la France va donner encore plus 7 milliards d'euros à l'Union européenne »
- 9:03PrésentateurChiffre
« Il manque 1 milliard pour nos centres hospitaliers et régionales universitaires »
Temps de parole
- Présentateur34 %
- Invité20 %
- Matthieu Valet18 %
- Invité 216 %
- Invité 311 %
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D'abord, la France, ce n'est plus une monarchie, c'est une république. Et on est cohérents avec ce qu'on propose au budget 2025, en commission mixte paritaire. Jean-Philippe Tanguy et nos députés de Rassin-Saint avaient proposé la suppression, comme la France insoumise d'ailleurs. Donc nous, on reste droit dans nos chaussures. On est évidemment favorable à cette suppression, madame. Madame Edith Cresson, M. Jospin, alors M. Jospin, on s'en souvient parce qu'il a perdu face à Jean-Marie Le Pen en 2002, l'où il pensait gagner, mais qui se souvient de ces éphémères à Premier ministre qui aujourd'hui nous coûtent un pognon de dingue ?
On apprend que Dominique de Villepin, qui revient comme un chevalier blanc, nous coûte aussi un pognon de dingue, 200 000 euros. Donc il est dispendu avec les finances de l'État. Quand on sait qu'il a faibli face au voyou, face à Aracaille lors des émeutes de 2005, quand on sait qu'il a mis la jeunesse dans la rue avec son CPE en 2006 et il a subi l'immunisation de Jacques Charest qui l'a donné de retirer son CPE. Donc il n'a pas fait grand-chose pour la France, mais derrière, il se gave. Et enfin, je suis désolé, mais il faut poser la question des ex-chefs d'État. J'ai oublié M. Cazeneuve qui, comme tout bon socialiste, est généreux avec l'argent des autres.
Donc quand on veut appliquer, finalement, la rigueur budgétaire, il faut d'abord l'appliquer à soi-même avant de demander aux Français de se serrer à la ceinture. Et donc moi, je dis, vous savez, quand on se tient le coup, madame, les anciens présidents et ex-premistes, 10 millions d'euros par an. Moi, je viens d'un milieu de modeste. Ma mère, dès le 18 mois, on était à l'euro près. Donc moi, je suis désolé, il n'y a pas de petites économies. Et je vais plus loin. Sur ces 10 millions d'euros, vous savez ce qu'on pourrait faire, madame ? On pourrait acheter 250 véhicules, 40 000 euros pièces à la police nationale qui manquent, créément de véhicules.
80 % de véhicules de commande annulée en 2024. On pourrait refaire un commissariat de 150 policiers. On pourrait acheter plus de 250 caméras de piéton. On pourrait recruter 200 policiers et gendarmes. Vous voyez que 10 millions, ce qu'on peut faire, madame, dans un contexte où nos policiers et gendarmes sont clochardisés par le gouvernement, enfin, Bérou, maintenant, le cornu, on verra ce qu'il fait. Et M. Macron ? Donc oui, c'est nécessaire. Pour moi, c'est indispensable. Parce que les Françaises et les Français sont très attachés à l'égalité. Et ça fait partie de notre devise républicaine.
Alors, est-ce que vous-même, vous seriez prêt à en faire des efforts ? Jérémy Patry-Aletus, vous disiez tout à l'heure, il faut parler aussi des avantages des élus parce qu'il y a beaucoup de fantasmes. Et je vous pose la question. Sur ce plateau qui se trouve à l'Assemblée nationale, l'hémicycle est juste au-dessus de nos têtes. On entend beaucoup parler, depuis dimanche notamment, des avantages des députés. Eh bien, on va les regarder. Parce que c'est tout à fait transparent. Les chiffres que vous allez voir, ils sont disponibles sur un document. Les indemnités, c'est-à-dire que... Voilà.
C'est un document que vous pouvez consulter sur le site de l'Assemblée nationale et qui liste précisément les émoluments des députés avec les frais de représentation, les frais de déplacement, un salaire de 7 637 euros brut par mois, des frais de 5 300 euros par mois, la gratuité des trains en première classe, à quoi s'ajoute une enveloppe de 18 950 euros par an de taxi, VTC, frais de courrier et téléphone, et 15 500 euros pour le matériel informatique. Tout cela, il faut le dire, est encadré, contrôlé désormais par le déontologue de l'Assemblée nationale. Et vous en avez forcément entendu parler, puisqu'il a épinglé récemment quelques dérapages qui ont été très médiatisés.
Je vous pose la question. Est-ce que, quand on pose la question aux Français, ils disent que les députés sont trop payés ? Ils vous le disent aussi dans vos circonscriptions ? Oui, parce qu'il y a beaucoup de fantasmes. Parce que quand vous donnez ces chiffres-là, on a le sentiment que cet argent rentre dans nos poches. Je voudrais être très clair avec vos téléspectateurs. Ce qui rentre dans la poche d'un député, c'est 5 900 euros net avant impôt. Oui, parce que j'ai donné le chiffre en brut. Pour ma part, 4 900 euros après impôt. C'est ce qui rentre dans ma poche. Toutes les autres indemnités et émoluments que vous avez cités nous servent à exercer notre mandat.
À aucun moment, c'est de l'argent que nous recevons. Elles servent par exemple à financer les courriers que nous envoyons, les lettres d'information à nos habitants. Elles servent effectivement le train. Mais le train, ce n'est pas pour partir en vacances. C'est pour aller de notre circonscription à Paris. C'est encadré. Ce sont des moyens, comme les députés européens, pour exercer un mandat. Ce que je voulais vous dire, c'est que la démocratie, elle a un coût. Il ne faut pas tomber dans la démagogie. Les avantages, c'est effectivement pour ceux qui n'exercent plus de fonction.
Et on peut se poser la question pour les anciens chefs d'État, les ex-premiers ministres, ceux qui ne sont plus en fonction. Mais aujourd'hui, un ministre, un député, un député européen, il doit avoir les moyens d'exercer son mandat. Et je vais vous dire, pour terminer, un député qui fait mal son travail, il sera toujours trop payé pour les Français. Aujourd'hui, moi, comme ma collègue, je coûte 3 euros par habitant et par an. Un habitant de ma circonscription, je lui coûte 3 euros. Si je fais bien mon travail, si je réponds aux problématiques des Français, si j'essaye de résoudre leurs problèmes, je pense que c'est une somme acceptable.
Si je ne fais rien, je ne suis pas présent dans l'Assemblée nationale, que dans ma circonscription, je ne travaille pas. Alors vous savez, ce sera tout. – Là, vous êtes en train de dire qu'il y a des députés qui travaillent beaucoup et il y en a qui travaillent un peu moins. – Non, non, ce que je veux dire, c'est que cette question, elle est insoluble. Si on arrive à répondre aux problèmes des Français, alors oui, il faut rémunérer correctement les politiques. Mais si les Français considèrent que l'on ne fait rien, on sera toujours trop payé pour eux. Mais attention aux fantasmes, attention aux caricatures. Aujourd'hui, un député, il a 5 900 euros de salaire.
Le reste, c'est pour payer des collaborateurs, pas des collaborateurs pour gérer ma vie primaire. – Oui, mais par exemple, les 15 500 euros de matériel informatique, les Français ont le droit de se dire, dis donc, moi, quand je m'achète un ordinateur, il ne coûte pas ce prix-là. Qu'est-ce qu'il y a dans ces 15 500 euros ? – Alors vous savez bien que ça a changé, parce que ce n'est pas que pour l'intégral informatique. Je le redis, envoyer aux 100 000 habitants de ma circonscription une laine d'information, ça coûte 20 000 euros. Alors on peut arrêter, mais ensuite, les habitants nous diront, on n'a pas de nouvelles des députés pendant 5 ans.
– Vous voyez bien que c'est réussi de la part de M. Lecornu. Plutôt que de se poser la question de ce que lui va faire face à la crise sociale-économique, du coup, on en vient à débattre en mélangeant tout. Effectivement, on pourrait avoir une émission où on explique exactement à quoi consistent les indemnités, à quoi consiste l'avance de frais de mandat, et à quoi ça sert. C'est une vraie décision. – C'est ce qu'on est en train de faire, Mme Aubelon. – Le problème, c'est que l'enjeu, ce n'est pas ça, aujourd'hui. Ce qui est posé pour M. Lecornu. – Non, mais ce que je vais vous dire, c'est que… – Attendez. – Je vais vous dire tout ce que vous voulez.
Vous savez, moi, je n'ai jamais eu autant d'indemnités que je suis. – Vous allez dans vos circonscriptions, vous allez voir sur les marchés, vous rencontrez des Français qui vous disent. – S'il faut diviser par deux les indemnités, on ne divisera pas deux. Après, pour ce qui est des frais de mandat, ça signifiera avoir moins de moyens pour faire son travail. Et un petit détail quand même, au niveau européen, nous sommes un des parlements qui donne le moins de moyens, en fait, par rapport à l'Allemagne, par exemple, la Grande-Bretagne. Mais si on nous dit qu'il faut faire des petites économies, allons-y. Moi, je suis d'accord sur l'idée que la démocratie, il faut s'en donner les moyens.
Et si on veut faire du bon travail, il faut bien rémunérer, par exemple, nos assistants et assistantes. Moi, je ne suis pas d'accord pour faire travailler des gens dans des conditions qui ne sont pas simples, avec des salaires trop peu par rapport à… y compris ce qu'ils font. Donc, on peut discuter de tout ça. Mais en fait, vous voyez bien que la discussion, et M. Lecornu, c'est pour ça qu'il a fait cette annonce, pour faire passer le point d'attention sur les députés, les élus, les autres. – Vous pensez que c'est pour faire diversion ? – Très clairement, mais vous voyez bien, et puis ça marche. Et puis ça marche, donc ça entretient. Et du coup, on va demander aux gens, vous pensez quoi ?
Alors, votre élu, etc. Et pendant ce temps, tranquillement, il fait ses petites affaires, il prépare à passer en force, et il pourra toujours dire, vous voyez, j'ai fait cette grande mesure symbolique que les Français attendaient et demandaient à corps et à cri, ils faisaient des manifs à 100 000 personnes pour demander la fin des indemnités. Pendant ce temps-là, il fait passer son budget d'austérité. – La seule différence, c'est que là, on parle de l'argent public, en fait.
C'est que l'argent qui est donné aux députés pour exercer leurs fonctions et aux autres élus, c'est de l'argent public. La taxation des riches, l'argent qu'ont les riches, et je ne les défends pas, c'est quelque part un argent privé. – Les aides publiques, les 200 milliards par an, des entreprises. – Oui, mais c'est différent, ce n'est pas pour des entreprises. – Si, si, ça fait partie du budget. – Là, je ne vous parle pas des entreprises, mais c'est juste ça. Et c'est vrai que les Français, aujourd'hui, ils se disent à quoi ça sert, parce qu'on leur demande des efforts. Moi, je trouve que la symbolique, elle est importante dans l'acceptation de l'effort et de la cohésion globale.
Maintenant, pour rappeler juste à l'origine, pourquoi… – Vous voulez faire accepter son budget, c'est pour ça qu'il fait ça. – Laissez-moi terminer, s'il vous plaît. Un certain nombre de gens peuvent se dire finalement, 4 500, 5 000 euros, c'est beaucoup. Le salaire moyen en France, il ne se situe pas à ce niveau-là. À l'origine, les salaires étaient assez conséquents, au-delà en tout cas de la moyenne, pour éviter la corruption, pour éviter que les députés, que les élus…
Alors peut-être que ça permet d'éviter la corruption, ça ne permet pas d'éviter certaines affaires, comme on peut voir certains députés, notamment des députés européens, qui ont pu en faire un usage qui n'était pas celui prévu au départ.
– Moi, avant d'être député européen, j'étais commissaire de police. Enfin, je suis toujours en disponibilité. J'étais au 6e échelon, vous savez, dans la fonction publique, il y a des échelons par rapport au grade que vous gravissez en fonction de votre ancienneté. Je gagnais 15-20% de plus que mon voisin député, lorsque j'étais commissaire de police et que je protégeais les Français, que je servais aussi la nation. Donc, moi, je suis désolé, je ne veux pas qu'on fasse croire que les députés sans Grèce sont le dos des Français. Par contre, on peut dégraisser, madame, vous parlez d'argent public.
Mais par exemple, le service audiovisuel, qui est une propagande de gauche et d'extrême-gauche, c'est 4 milliards et demi.
– Vous avez décidé de ne pas rester dans le thème ce soir.
– Non, madame, madame, madame, c'est 4 milliards. – Et pendant ce temps, il fera accepter son budget.
– Je ne vous ai pas donné de préconisation. – Madame, vous parlez, j'ai l'impression que vous êtes gênée. – Non, non, je ne suis pas du tout gênée,
je vous disais juste que c'était de l'argent public.
– Madame, je suis députée européenne, je vous ai écouté. Je suis députée européen, la France va donner encore plus 7 milliards d'euros à l'Union européenne pour engraisser des technocrates. Est-ce que c'est 7 milliards que la France peut récupérer ? On ne pourrait pas les donner dans les hôpitaux. Il manque 1 milliard pour nos centres hospitaliers et régionales universitaires, pour ces urgences ou des patients-mères, parce que les personnes soignantes, les médecins n'en peuvent plus. – Justement, ce qui trappe. – Alors les Français qui nous regardent chez eux doivent se dire, quand même, moi, ça m'intéressait de savoir ce qu'elle allait devenir.
– Vous imaginez, je vous ai proposé en deux mesures 11 milliards d'euros, les agences, 8 milliards, l'ARCOM, qui traque ces news européens, vos confrères journalistes, que d'ailleurs, Mme Binet, qui est secrétage à la CGT, traite les journalistes, vous devez vous révolter.
– Vous allez pouvoir dire tout ça à Sébastien Lecornu, puisqu'il vous reçoit après-demain.
– Ah oui, Mme, non seulement on va lui dire, mais en plus on va lui faire un conseil, c'est de divorcer avec Emmanuel Macron, parce qu'on ne va pas encore avoir un mariage qui va coûter cher aux Français. On a censuré Bérou alors qu'on avait fait des propositions, on a censuré, enfin, pardon, et avant Barnier, enfin M. Barnier et M. Bérou, visiblement, ils étaient paresseux, donc tant mieux on les a renvoyés chez eux, on verra ce que les parrainiens dissideront, et ensuite, bah si M. il discute toujours à la dernière minute. M. Bérou, il disait qu'on était en vacances, c'est lui qui était en vacances, visiblement il ne savait pas où était la cause courrier à Matignon pour nous répondre.
Mais je vous dis simplement, madame, que oui, il y a des économies à faire en milliards sur des sujets importants, et je n'entends pas les oppositions nous proposer autant de milliards d'euros. Les socialistes, ils dépensent généreusement, M. Pé... – Mais vous, Patrice, excusez-moi, je ne peux pas écorcher. Pareil, Horizon soutient le gouvernement, vous avez soutenu M. Bérou et M. Barnier, et Mme Obouno, elle veut qu'il y ait plus de pauvres et moins de riches. Donc au bout d'un moment, il faut qu'il y ait une justice sociale que les Français acceptent, et ça commence d'avoir par des économies de l'argent.
– Tout ça fera l'objet d'autres émissions à venir, n'en doutez pas, mais ce soir, le thème, c'était les privilèges des élus. Et c'est dommage, parce qu'on avait des questions, beaucoup de questions des téléspectateurs, notamment sur, est-ce qu'il ne faut pas réduire le nombre de députés, que va devenir la mission confiée à René Dozière ? Eh bien, à cause de vous, on ne va pas pouvoir les poser ces questions. – On n'a pas parlé beaucoup. – On a parlé une demi-heure. – On a parlé un peu. – En tout cas, je vous remercie d'être venus tous les trois ce soir, j'espère, sur le plateau de Chaque Voie Compte.
– Ça fait bizarre de vous voir sur une nouvelle antenne, Madame Adéphance, je vous ai connue sur LCP, bienvenue sur LCP, bienvenue sur LCP. – Tout à fait. – Sous-titrage Société Radio-Canada
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Matthieu Valet