Macron : une interview sous le signe de l'autorité et de l'efficacité #cdanslair 24.07.2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
À 16 000 kilomètres de l'Hexagone, le pied à peine posé en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron s'invite aux 13 heures des Français. 30 minutes d'interview à distance pour d'abord expliquer son choix de maintenir Elisabeth Borne à Matignon, malgré son échec à élargir la majorité.
Il y a eu parfois des jours avec, il y a eu aussi des jours sans. J'ai toujours été en tout cas aux côtés et avec nos compatriotes durant ces 100 jours. Mais oui, le gouvernement a avancé, décidé, fait passer des textes, était efficace, ce qui justifie ce choix de confiance pour Mme la Première Ministre. Ensuite, c'est tout à fait vrai qu'il n'y a pas eu la formalisation d'accords de gouvernement, même avec des groupes parlementaires. La Première Ministre a essayé.
Et pour répondre à la déception de Gérald Darmanin, qui se serait bien vu en chef du gouvernement, un petit mot de consolation du Président.
Les ministres d'Intérieur est avec moi ici à Nouméa. Il fait un travail remarquable et en particulier lors des émeutes que nous avons eu à vivre, il a été efficace à la tête justement de son ministère.
Les émeutes justement qui ont agité la France au début du mois, Emmanuel Macron avait promis d'y apporter des réponses de fond. Après l'apaisement, place à l'autorité.
La leçon que j'en tire, c'est un, l'ordre, l'ordre, l'ordre. La deuxième, c'est que notre pays a besoin d'un retour de l'autorité à chaque niveau. Et d'abord dans la famille. Et donc, c'est tout le chantier que je veux pouvoir ouvrir à la fin de l'été, celui de l'autorité parentale. C'est que beaucoup de ces jeunes, c'est pas l'éducation nationale, c'est encore moins la police qui peut régler le problème. Il faut le traiter à la cause. Et donc, on doit responsabiliser certaines familles. On doit aussi accompagner d'autres familles qui sont dans la détresse. Et on doit réinvestir massivement sur notre jeunesse pour lui redonner un cadre.
Emmanuel Macron a également été interrogé sur la polémique du jour, celle suscitée par le patron de la police nationale, selon qui un policier n'a pas sa place en prison. Une mise en cause de la justice après le placement en détention provisoire d'un membre de la BAC de Marseille, soupçonné de violence.
C'est une décision qui a été prise par un magistrat. Et donc, je ne me prononcerai pas sur celle-ci. Et je comprends l'émotion qu'il y a aussi chez nos policiers qui ont eu le sentiment d'être confrontés à la violence la plus extrême. Et donc, il faut entendre cette émotion tout en faisant respecter l'état de droit pour tous. Nul en République n'est au-dessus de la loi.
École, écologie, finances publiques, le président a confirmé ses engagements. Un professeur devant chaque classe à la rentrée, des milliards pour la décarbonation de l'économie et le maintien des baisses d'impôts pour les classes moyennes. Quant au projet de loi immigration maintes fois reporté, le chef de l'État laisse entendre qu'il ira jusqu'au bout, quitte à passer en force.
Moi, j'ai bon espoir que les oppositions républicaines qui veulent que le pays soit mieux protégé dans ses frontières et moins d'immigration clandestine, raccompagnent mieux vers leur pays d'origine ceux qui n'ont rien à faire chez nous et qui, en particulier, troublent l'ordre public ou sont dangereux, et intègrent mieux ceux qui sont là et aident la nation à réussir, et bien qu'en bonne foi, ils nous aident à bâtir un texte. Et après, la Constitution prévoit des chemins pour les textes, et moi, j'aurai en quelque sorte la responsabilité que, en tout cas, l'efficacité soit au rendez-vous.
L'efficacité, un mot martelé pas moins d'une dizaine de fois par le président, sans oublier les deux leitmotifs de son quinquennat, la souveraineté et l'indépendance de la France. L'efficacité, un mot martelé pas moins d'une dizaine de fois par le président, sans oublier les deux leitmotifs de son quinquennat,
Emmanuel Macron