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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 février 2012 14 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Nathalie Arthaud dans En route vers la Présidentielle

Au micro : Guillaume Tabard Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04FerméeRéponse directe

    Vous avez des problèmes de signature ou pas ?

  • 0:46OuverteRéponse directe

    La gauche aura-t-elle ses 500 signatures ?

  • 1:31OuverteRéponse partielle

    Comment expliquez-vous votre score à 0% dans les sondages ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'extrême gauche ne profite pas de la crise ?

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Les ouvriers votant FN remettent-ils en cause votre combat ?

  • 5:51OuverteRéponse directe

    Les ouvriers sont-ils conscients de leur sort ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Nathalie ArthaudFait
    « je combats les idées de Marine Le Pen et du Front national je les combats de toutes mes forces depuis toujours »
  • 2:13Nathalie ArthaudPromesse
    « face à l'hémorragie aujourd'hui des licenciements des fermetures d'entreprise il faut interdire justement ces licenciements »
  • 8:03Nathalie ArthaudFait
    « quel que soit justement le futur locataire de l'Élysée ces marchés financiers continueront d'avoir le pouvoir d'imposer leur dictature »
  • 9:31Nathalie ArthaudChiffre
    « 900 usines ont fermé sur trois ans c'est à dire une par jour »
  • 9:31Nathalie ArthaudChiffre
    « aujourd'hui on sait que c'est 1000 chômeurs supplémentaires qui vont à Pôle Emploi tous les jours »
  • 10:15Nathalie ArthaudFait
    « les grandes fortunes et les grands groupes industriels ils ont été aidés à coups de milliards »
  • 11:44Nathalie ArthaudChiffre
    « le PDG de PSA c'est 9000 € par jour tous les jours qu'il est payé »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

en route vers la présidentielle l'interview sur Radio Classique et Public Sénat bonjour à tous avec Guillaume tabard nous recevons ce matin Nathalie Arthaud candidate à l'élection présidentielle candidate de Lutte Ouvrière bonjour Nathalie Arthaud vous avez des problèmes de signature ou pas vous pourrez être présente sur la ligne de départ je pense que je les aurai donc en temps voulu enfin dans trois semaines nous en êtes à combien aujourd'hui de promesses nous ne sommes pas loin du but voilà et je ne donne pas de chiffres parce que vous savez que justement là le seul chiffre qui va compter ce sera le chiffre des formulaires officiels donc il suffit d'attendre trois semaines pour voilà pour avoir le verdict final gauche aura également ses 500 signatures je l'espère je l'espère parce que je pense qu'il est tout à fait souhaitable que tous les courants politiques puissent se faire entendre dans cette dimension présidentielle vous savez moi je combats les idées de Marine Le Pen et du Front national je les combats de toutes mes forces depuis toujours et je continuerai maintenant je ne pense pas que il faille les interdire de façon administrative et d'ailleurs je crois que si on devait les interdire enfin pourquoi on interdirait la parole de Marine Le Pen et pas celle de Claude Guéant qui était au gouvernement et qui quand même régulièrement fait les poubelles du Front national en véhiculant les idées les plus stupides également donc voilà je ne pense pas qu'on puisse combattre des idées avec une interdiction administrative alors à propos d'idées là quand on regarde un sondage ce matin BVA le Parisien Nathalie Artaud 0% je sais bien qui un sondage n'est qu'un sondage une photographie à un instant donné comment vous expliquer au fait que votre campagne pour l'instant évidemment un peu de mal à je dirais à prendre je crois que je crois d'abord je ne suis pas très connue que aujourd'hui que les projecteurs sont aussi concentrés sur sur les grands candidats vous aurez remarqué que je ne suis pas à la seule à zéro je crois qu'on est cinq ou six je crois que Monsieur Villepin qui a été ministre et à 1 % et va jouer et à 2 % n'est-ce pas donc bon écoutez dans tous les cas vous savez moi quelle que soit les intentions de vote et les sondages y compris à la veille de l'élection je continuerai de défendre mes idées de dire que face à l'hémorragie aujourd'hui des licenciements des fermetures d'entreprise il faut interdire justement ces licenciements je continuerai de dénoncer les bas salaires je continuerai dénoncer l'exploitation je continuerai on aurait pu penser que le que la crise aujourd'hui pourrait favoriser les idées que vous portez ou en tout cas favoriser l'extrême gauche ça a l'air plutôt favoriser l'extrême droite est-ce que c'est compréhensible d'abord je crois que enfin en ce qui concerne l'extrême droite on l'a tous vu il y a des vases communicants entre l'UMP et le Front national c'est à dire que y compris dans parmi les travailleurs ceux qui avaient été tentés par Nicolas Sarkozy en 2016 son manifestement déçus et curés et vont voir du côté du Front national bon maintenant en ce qui nous concerne nous vous savez les idées que je défends l'interdiction des licenciements le fait de d'obtenir des augmentations de salaire et de les indexer sur les prix pour faire face à la flambée de tous les prix qu'on connaît du gaz de l'électricité des loyers des produits alimentaires je peux vous dire que ce sont des idées qui passent sont des idées qui touchent les travailleurs que avec qui nous discutons autour de nous dans les quartiers populaires ce sont des idées qui font leur chemin alors elles se traduisent pas par un vote ou par une intention de vote pour l'instant pour écouter on verra mais je vous garantis je vous garantis que ce sont des idées qui cheminent et qui à un moment ou un autre de toute façon s'impos parce que sans cela effectivement c'est la condition c'est la condition de vie qui recule dites vouloir combattre le Front national vous dénoncez ces idées vous accusez même l'UMP d'être perméable aux idées du Front national mais pour vous-même est-ce que ça ne vous remet pas en question ce que vous fait pas vous interroger de voir que en gros un tiers des ouvriers et un tiers des classes populaires décide de voter Marine Le Pen plutôt que pour vous sauf que ce qui est pas un problème de votre côté à vous si si moi je crois que le problème il est plutôt du côté de ces différents gouvernements qui se sont succédés j'ai compris les ouvriers qui votent Marine Le Pen c'est que la classe ouvrière monsieur Tabar qui a déçu la classe ouvrière vous croyez que c'est Lutte ouvrière qui a été au pouvoir quand est-ce que nous avons été au pouvoir ceux qui ont déçu la classe ouvrière c'est évidemment ces gouvernements de gauche successifs qui ont suscité beaucoup d'espoir et beaucoup d'illusions dans les travailleurs à commencer par le gouvernement Mitterrand qui avait effectivement qui avait porté toute une vague d'espérance et qui avait d'ailleurs beaucoup promis qui avait promis de changer la vie et puis finalement au pouvoir et bien on a vu ce gouvernement se comporter comme n'importe quel patron bloquer les salaires licenciés dans l'acide et même glorifier la bourse ensuite il y a eu le gouvernement Jospin qui l'a encore a beaucoup déçu y compris en privatisant plus que le gouvernement les deux gouvernements de droite précédent alors voilà d'où vient effectivement le désespoir dans la classe ouvrière la démoralisation politique et aussi une certaine forme effectivement de de déboussolement de gauche ou de droite porté sur l'attitude un ouvrier qui décide de voter Front national plutôt que pour un mouvement protestataire de gauche un ouvrier c'est un imbécile c'est un c'est c'est quoi vous savez d'abord qu'il y a des ouvriers de droite il y a une fraction la classe ouvrière qui qui est de droite et comme je vous le disais qui effectivement navigue de l'un à l'autre bon il y a des ouvriers bah oui qui sont pas conscients que finalement leur sort il est du côté des travailleurs et qui se laissent prendre au piège de tout ce qu'on entend y compris à une démagogie qui est facile qu'est-ce que vous voulez Marine Le Pen elle surf aussi sur une vague de désespoir des cœurs mangent généralisé et c'est le propre des démagogues c'est le propre alors nous nous en appelons à la conscience du travailleur et surtout à leur conscience qu'ils sont capables collectivement de changer les choses alors oui mais vous savez c'est ma petite voix vous remarquerez qu'elle est bon effectivement elle est petite et elle est à contre-courant surtout de tout ce qu'on entend quand même du matin au soir excusez moi mais le ton général à la fois de tous les dirigeants politiques mais aussi des des médias des des journalistes c'est de nous expliquer que face à cette crise et bien il faut bien il faut bien s'y faire pourtant il faut un sacrifice il faut serrer la ceinture et on nous rabâche du matin au soir qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses qu'on ne peut plus payer les retraites qu'on ne peut plus payer la santé qu'on coûte trop cher etc alors oui tous les jours on nous prêche la résignation ben écoutez faut pas vous étonner que ça finisse par prendre vous êtes assez sévère vis-à-vis de la gauche on va dire de gouvernement mais quand en France le gouvernement de droite aussi voilà quand François Hollande dit par exemple qui va s'attaquer à la finance on avait entendu ce sont ses propos au meeting du Bourget vous le croyez pas je le crois aussi aussi peu que je que je n'ai cru en Sarkozy quand il a fait à peu près le même le même numéro hein parce que c'était à peu près le même numéro et même on peut dire avec plus de radicalité du côté même de Sarkozy puisque souvenez-vous il nous avait expliqué qu'il allait même refonder le capitalisme n'est-ce pas bon mec les marchés au pas etc au bout du compte tout cela avait accouché de petites mesures contre les bonus et les stocks l'encadrement des bonus et des enfin bon rien qui puisse mettre fin à la spéculation et moi ce que je constate c'est qu'avec trois ans de décalage Hollande nous propose à peu près les mêmes recettes qui ne peuvent pas combattre la spéculation au second tour qui est quand même une hypothèse ça veut dire que vous ne n'appellerez pas à voter par exemple pour François Hollande si lui est au second tour ça veut dire que je suis au premier tour et que je vais défendre mes idées que je vais dire au premier tour que quel que soit justement le futur locataire de l'Elysée ces marchés financiers continueront d'avoir le pouvoir d'imposer leur dictatures ces grands groupes qui licencie continueront de faire leur sale coup d'imposer aux travailleurs des sacrifices pour que eux sauvent leurs dividendes sauvent leurs actionnaires ça veut dire que cette politique patronale elle continuera voilà alors c'est pas pour vous dire aujourd'hui que le plus important ça va être de choisir l'angle choisir l'autre au deuxième tour c'est ce que je vais dire de au c'est que les travailleurs n'ont pas à espérer en aucune alternance ils doivent être conscients que leur sort est entre leurs mains à eux et dans leur capacité à résister à tous ces reculs qu'on veut leur imposer et que Nicolas Sarkozy se prépare aussi fermement à imposer Guillaume alors vous ne dites et c'est vrai que vous entend moins que les autres candidats c'est l'occasion ce matin face à la crise dans un pays qui a une dette qui est en gros de 80% de son de son pays B qui a des déficits qui se cochent chaque année concrètement quel est votre réponse à la crise et comment redressez-vous la France la première mesure si vous étiez justement locataire à l'Élysée et bien c'est l'interdiction des licenciements l'interdiction des licenciements qu'on arrête cette hémorragie vous savez 900 usines ont fermé sur trois ans c'est à dire une par jour une par jour et aujourd'hui on sait que c'est 1000 chômeurs supplémentaires qui vont à Pôle Emploi tous les jours donc interdiction des licenciements et je dis qu'il y a l'argent pour cela parce que vous me parlez des caisses de l'État mais il faut il ne faut pas tout confondre c'est pas parce que les caisses de l'État sont vides que les caisses du patronat le sont également et là je m'inscris en faux des vases communicants vous savez entre les caisses de l'État et effectivement les grandes fortunes et les grands groupes industriels ils ont été aidés à coups de milliards et ils s'en sortent bien ils ont des belles trésors de données au patron personnellement vous savez moi j'appelle ça de la l'argent donné excusez-moi mais quand moi je vais voir mon banquier que je lui demande un petit un petit emprunt alors souvent d'ailleurs je ne l'ai pas et quand je l'ai c'est à des conditions qui sont pas du 1% pas d'user l'état quand il a aidé donner des milliards au groupe industriel de l'automobile quand il y a prêté comme on a dit c'était à des extrêmement bas pour une durée illimitée quand il prend rembourser ben moi j'appelle ça un cadeau donc par ailleurs les exonérations se chargent ce sont des cadeaux des cadeaux tout court évidemment prenons par exemple justement de du soutien industrie automobile donc si je comprends bien il ne fallait pas apporter d'argent mobile pendant la crise mais il faut surtout demander et de Renaud APSA qui ont réalisé d'ailleurs des bénéfices extraordinaires un milliard PSA en 2010 Renault plus encore et bien d'utiliser cette marge là d'utiliser cet argent là qui va dans la poche des actionnaires pour amortir la crise et pour maintenir tous les travailleurs en emploi et surtout garantir les salaires les salaires à 100% Peugeot et Renault n'aura pas tout simplement mis la clé sous la porte et provoquant des dizaines de milliers licenciements non écoutez ça c'est non non je ne peux pas y croire vous n'y croyez pas vous-même c'est pas vrai vous savez les ce qui est complètement je m'en fous c'est que c'est les patrons qu'il faut aider c'est ces grands groupes qui ont de l'argent pourtant par dessus la tête et qui voilà font des milliards et qui qui paye leur PDG vous avez le PDG de PSA c'est 9000 € par jour tous les jours qu'il est payé il a versé 280 millions de dividendes à la famille Peugeot et bien moi je ne vois pas en quoi ce groupe là est acculé à la faillite excusez-moi en pleine crise non il n'est pas acculé à la faillite du tout par contre par contre c'est en licenciant les intérimaires c'est en poussant à la porte les anciens qui l'accule à la faillite les travailleurs Nathalie Arthaud c'est pour que les auditeurs les téléspectateurs comprennent bien c'est quoi votre différence par rapport aux propos ou à la campagne de Jean-Luc Mélenchon la différence c'est que Jean-Luc Mélenchon nous explique comme le Parti socialiste d'ailleurs qu'il faut bien voter qu'il faut changer de gouvernement et puis qu'après ça caméra beaucoup mieux mais vous reconnaissez dans son discours et je ne suis pas d'accord avec ça moi je ne pense qu'il ne suffit pas justement de changer le gouvernement pour changer la vie des travailleurs et ça c'est toute l'histoire des mouvements ouvriers qu'il a montré les travailleurs quand ils ont amélioré leur sort quand ils ont obtenu des avancées sociales c'est qu'il s'était battus c'est qu'il les avait arrachés de haute lutte c'est des grèves c'est des manifestations donc moi je présente dans cette campagne un programme pour les luttes merci beaucoup Nathalie Arthaud bonne journée à tous bonne journée sur Radio Classique et Public Sénat à demain Guillaume

13:22
Non speech

[Musique]