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InterviewC à vous (sur YouTube)· 2 août 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

J.F. Copé : les médias trop indulgents envers Jordan Bardella ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:36OuverteÉludée

    Comment vous expliquez cette indulgence ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Comment vous l'expliquez cette indulgence ? Vous avez bien un début d'explication ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    L'inexpérience de Jordan Bardella, c'est une critique que beaucoup lui font, vous en faites partie.

  • 4:47OuverteRéponse partielle

    Oui, mais les Français le mettent en tête des sondages.

  • 6:24OuverteRéponse directe

    A propos de budget, aura-t-elle la France un budget le 31 au soir au moment du réveillon ?

  • 7:06ComplaisanteRéponse partielle

    Je cherche à éviter le désordre.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17InvitéChiffre
    « Le Pen vote 40 milliards de hausses d'impôts, et qu'il n'y a personne pour le déranger sur le sujet »
  • 2:04InvitéFait
    « une campagne présidentielle, c'est long, c'est lourd, ça demande de la densité »
  • 2:22InvitéFait
    « Donald Trump, il a de l'énergie, qui est super »
  • 4:48InvitéFait
    « les Français le mettent en tête des sondages parce que c'est le reflet du vide sidéral des partis de gouvernement »
  • 5:52InvitéFait
    « Ils ont suspendu la réforme des retraites. Ils se fichent complètement des conséquences que ça peut avoir. »
  • 7:16InvitéFait
    « Emmanuel Macron dire il y a deux ans, la réforme des retraites est vitale pour le pays. »
  • 7:53InvitéFait
    « la législative anticipée, c'est tout aussi irresponsable. Tout ça pour garder, toujours pour qu'Emmanuel Macron garde son poste. »

Temps de parole

  • Invité79 %
  • Invité 27 %
  • Présentateur4 %
  • Jean-françois Cope4 %
  • Invité 34 %
  • Présentateur 23 %

3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Je n'ai jamais accepté qu'on puisse dire, oh ben LFI ce serait mieux que RN. C'est en réalité deux forces politiques qu'il faut combattre. Alors vous allez me dire, aujourd'hui LR n'est plus ce que c'était, quand j'ai présidé l'UMP c'était un grand parti, il y a un peu plus de 10 ans, aujourd'hui c'est plus grand chose, et il nous faut bien reconstituer la droite de demain, et ce sera tout l'enjeu, après les municipales, entre gens qui considèrent que le salut de la France passe par du courage politique et certainement pas de dire, ben c'est foutu, de toute façon il faut aller voter pour Bardella, parce qu'il n'y a pas d'autre solution.

Et j'ajoute, parce qu'il faut bien que de temps en temps on le dise, la politique c'est un métier, et pour cela il faut être passé par un certain nombre d'étapes, et le moins que l'on puisse dire c'est que Jordan Bardella ne les a pas du tout franchis, et que je trouve que de manière générale, les observateurs médiatiques sont d'une indulgence à son égard, comment vous dire, qui commence un peu à me paraître anormal.

0:54
Présentateur

Suspect.

0:54
Invité

Bah en tout cas anormal, parce que, je sais pas, moi quand je vois qu'il peut passer des soirées entières à la télé, sur certaines chaînes, et qu'on lui demande pourquoi est-ce que, comment il fait pour, pourquoi il a utilisé la méthode de Jacques Chirac pour aller voir la France au fond des yeux pour faire son livre, je lui dis mais attends, ils vont comparer avec Chirac pendant combien de temps ?

Quand il dit qu'il est libéral, et que la même semaine, comme je vous le disais tout à l'heure, Le Pen vote 40 milliards de hausses d'impôts, et qu'il n'y a personne pour le déranger sur le sujet, en disant, mais ça vous pose pas un problème quand même, parce que vous êtes juste tout seul, vous, à défendre les entreprises, que tous vos autres copains, ils sont contre, et qu'on les met jamais en porte à faute, tous ces gens-là, je me dis, quand je vois ce que j'ai pris pour une affaire de prix de pain au chocolat pendant 6 mois, bon, ce sera bien qu'un jour ou l'autre, on rééquilibre un peu tout ça quand même. Mais comment vous expliquez cette indulgence ?

C'est plus que 6 mois, c'est une vie, vous avez tout à fait raison.

1:40
Présentateur

Comment vous l'expliquez cette indulgence ? Vous avez bien un début d'explication ?

1:43
Invité

Je pense que lorsque les gens ont des sondages très élevés, les hommes politiques ont des sondages très élevés, il y a des observateurs qui ont un peu peur de toucher à la statue. Alors, moi, ce que je veux simplement dire par rapport à ça, c'est qu'une campagne présidentielle, c'est long, c'est lourd, ça demande de la densité, et que lorsque vous demandez à M.

Jordan Bardella ce qu'il pense de Donald Trump, et que là, il n'y a pas de fiche, il n'y a pas de langage, rien n'est préparé, et que vous dites qu'il va peut-être quand même avoir un peu de gravité, il va essayer de donner 2-3 réflexions qu'il peut avoir sur la gravité de la situation provoquée par Donald Trump, et qu'il vous dit simplement, Donald Trump, il a de l'énergie, qui est super, il va falloir quand même un petit peu lui poser des vraies questions quand même, parce qu'on ne peut pas continuer comme ça, ce n'est pas responsable.

2:35
Présentateur

L'inexpérience de Jordan Bardella, c'est une critique que beaucoup lui font, vous en faites partie. Il était hier invité sur LCI, il a répondu à ses critiques.

2:44
Invité

Je ne vais pas m'inventer 40 ans de vie politique, vous voyez, donc j'ai 30 ans, si tout se passe bien, j'en aurai 40 dans 10 ans, et je n'y pourrai rien. Mais ce que je note, et je le note de la part de mes adversaires et de mes détracteurs aussi, quand un maire de New York est élu à l'âge de 34 ans, toute la gauche applaudit, quand un Premier ministre français est nommé à l'âge de 33 ans, toute la droite applaudit, quand c'est le Rassemblement National, ça fait tiquer les observateurs. Je note ce de poids de mesure. Napoléon, à qui d'ailleurs on reprochait son jeune âge, disait souvent, et je fais mienne cette phrase, on grandit vite sur le champ de bataille.

3:25
Présentateur

Ce n'est pas Jacques Chirac, c'est Napoléon finalement.

3:27
Invité

Non mais c'est ça, ça va être bientôt le général de Gaulle. C'est une... ça s'appelle une pirouette, voilà. C'est de vous être dans l'élément de langage type. Et il ne fonctionne que comme ça. Oui, quand il vous dit que j'ai 30 ans et dans 10 ans j'aurai 40 ans, ça s'appelle une pirouette. Moi j'aurais préféré que sur un sujet comme celui-là, il assume en réalité. Et qu'il ait une réflexion de fond sur le rapport que doit avoir l'homme politique au temps qui passe. Et que bien sûr, c'est aujourd'hui pour lui un handicap majeur. C'est toujours plus sympa d'avoir 30 ans que 70 ou 80 en termes d'espérance de vie, ça on est tous d'accord.

Mais le vrai sujet, c'est toujours le message de Jacques Chirac. Lorsque je vous disais tout à l'heure qu'il nous a dit l'importance par exemple d'être maire, je peux en témoigner, je suis maire de mots et j'ai fait le choix de rester maire de mots avec cette idée que plutôt que d'être député, donc un peu hors sol, l'ancrage, la nécessité de régler des problèmes mais inimaginables pour ceux de nos concitoyens qui sont dans la souffrance, dans la difficulté, c'est des choses qui vous marquent à vie, que vous soyez de droite ou de gauche, vous ne voyez plus la question sociale de la même manière. Je suis désolé de vous dire que ça ne s'apprend pas autrement qu'en le faisant.

comme de la même manière être ministre. Vous êtes le patron d'une grande administration. Quand vous commandez Bercy, ça a pu être mon cas comme ministre des Finances il y a quelques années, il faut être un peu au point sur ces sujets. Les finances publiques, ce n'est pas un truc que vous apprenez en catastrophe la veille.

4:47
Présentateur

Oui, mais les Français le mettent en tête des sondages.

4:48
Invité

Mais les Français le mettent en tête des sondages parce que c'est le reflet du vide sidéral des partis de gouvernement, de l'échec immense de ces dernières années, mais qui ne doivent pas faire oublier les réussites formidables des partis de gouvernement. Parce que la technique de M. Bardella, vous n'avez pas tout montré, qui consiste à dire, bah oui, ok, il a dit ça aussi, je n'ai pas de diplôme, mais regardez les inspecteurs des finances qu'ils ont fait de la France. Mais je voudrais vous dire juste une chose, ça c'est la technique du Rassemblement de l'Océan, comme d'ailleurs de Mélenchon, de dire tout va très très mal en France. Mais vous savez quoi ? Tout va très très bien en France.

Et je prends mon risque. C'est une grande puissance, la seule au monde qui est capable d'apporter autant de protection à ceux qui souffrent, de protection à ceux qui sont persécutés. Et par rapport à tout ça, il y a d'énormes efforts à faire pour le préserver. Mais il n'en propose aucune, lui. Aucune. Ni lui, ni Le Pen, ni aucun de ses petits camarades. Donc le sujet, il est là. Quand je vois que sur le budget, puisqu'ils avaient la main, LFI et le RN, on dit qu'il faudrait qu'on les voit pendant 4 mois, 3 mois, ils ont fait ce qu'ils voulaient. Ils ont fait n'importe quoi. Ils ont augmenté des taxes dans tous les sens. Ils n'en assument même pas la responsabilité.

Vous vous rendez compte que les uns et les autres, là, ils ont suspendu la réforme des retraites. Ils se fichent complètement des conséquences que ça peut avoir. Ils augmentent les impôts des entreprises. Et puis ils disent bien, oui, les multinationales. Mais on vit dans quel monde ? Les multinationales, c'est aussi des entreprises françaises. C'est des entreprises dont on a besoin. Et on aura des représailles des autres pays. Parce que le monde est ouvert maintenant. On en déplaise à ceux qui veulent fermer les frontières.

Donc cette irresponsabilité-là, le message qui doit être le nôtre, il est de l'expliquer et de proposer des choses qui donnent aussi envie aux gens de voir une alternative. Et c'est ça qu'on doit faire.

6:25
Présentateur

A propos de budget, aura-t-elle la France un budget le 31 au soir au moment du réveillon ? Demain se réunira, on le sait, une commission mixte paritaire entre les députés et les sénateurs pour une voie d'accord. Sébastien Lecornu a déjà prévenu qu'il allait falloir que tout le monde y mette du sien. Le Premier ministre hier au Sénat.

6:42
Invité

Il faut qu'on ait un budget avant la fin de l'année. J'ai dit au ministre ce matin pendant le conseil des ministres qu'il fallait que nous plions en 6 d'ici à vendredi et samedi pour accompagner les parlementaires sur ces voies de compromis. Ça veut dire aussi qu'il va falloir plus de clarté. Il va falloir aussi que les gens se parlent davantage. Je ne cherche pas soutien. Je cherche juste un peu de bienveillance.

7:04
Présentateur

Je cherche à éviter le désordre. Sébastien Lecornu ne souhaite toujours pas utiliser le 49.3. Il a raison. Il va trouver une voie de passage.

7:11
Invité

Non, mais si la voie de passage, on l'a comprise, c'est de tout céder à la gauche et de tout céder sur les hausses d'impôts. Moi, je suis très désolé de voir que finalement, les réformes essentielles qu'on devait faire il y a deux ans, je revois encore Emmanuel Macron dire il y a deux ans, la réforme des retraites est vitale pour le pays. Aujourd'hui, elle est moins vitale que pour lui de garder son poste à l'Élysée. C'est ça qui est irresponsable. Et Sébastien Lecornu, qui est quelqu'un que je connais bien depuis très longtemps, qui a plein de qualités, le voir, n'avoir plus qu'une obsession pour préserver le poste de celui qu'il a nommé, que de céder tout à deux personnes...

Mais vous savez quoi ? Le vrai sujet depuis le début, je n'ai cessé de le dire, c'est que la législative anticipée, c'est tout aussi irresponsable. Tout ça pour garder, toujours pour qu'Emmanuel Macron garde son poste. La seule solution, nous l'avons abordée mille fois, c'était qu'il prenne ses responsabilités et qu'il programme sur six mois, huit mois son départ pour permettre aux forces politiques de s'organiser, tant il est, je parle d'Emmanuel Macron, désavoué. Il a fallu un budget quand même, là, donc ça n'aurait pas changé grand-chose. Oui, enfin, je ne sais pas, je trouve que vous dites ça avec un ton un peu badin, il n'y a pas de quoi se marier, parce qu'en fait, le vrai sujet, le...

8:20
Jean-françois Cope

Non, non, mais attendez, faire un budget, attendez, faire un budget, faire un budget... Jean-François Copé, vous êtes exactement, ce que j'ai entendu reprocher pendant des décennies, vous êtes dans l'IAC à Faucon. Il n'y avait qu'à faire autrement, il n'y avait qu'à voter sans faire ceci et cela, etc. Et là, je ne vois pas quelle est la solution. Si vous dites, pas ce budget-là et pas de législative anticipée, je ne sais pas comment on procède.

8:41
Invité

Non, mais attendez, je pense qu'il y a un autre point, c'est le 49-3 quand même, que chacun prenne ses responsabilités, je pense qu'aujourd'hui, c'est la dernière solution possible. Ou alors sinon...

8:51
Présentateur

C'était la question que vous posez, Pierre. C'était la question, Pierre.

8:52
Invité

Mais j'y viens. Écoutez, d'où ça sort que le Premier ministre vient... Je n'utilise pas les outils pour stabiliser les institutions et je laisse les parlementaires, comme s'ils sont en situation de le faire, alors qu'ils sont totalement divisés, décider entre eux de ce qu'il va en être. Donc du coup, c'est la voie qui, au plus extrémiste, et quelle est la solution qu'ils ont trouvée ? C'est d'augmenter massivement les impôts au moment où le monde entier les baisse. Voilà. Et donc, ça veut dire que nous allons faire payer ça par qui ? Par les Français, par les contribuables. Tout ça, pourquoi ? Pour préserver l'hyper court terme.

Moi, je vous dis, je pense qu'être complice de ça, c'est un cauchemar, en fait. Et moi, je peux comprendre qu'un certain nombre de gens n'aient pas accepté de voter le budget de la Sécurité sociale dans ces conditions ou demain, le projet de loi de finances. Donc, il reste une dernière option. Effectivement, c'est le 49-3 pour que chacun prenne ses responsabilités. Et puis enfin, si on fait ce qu'on appelle une loi spéciale ou une ordonnance, c'est une manière de revenir à un budget raisonnable où chacun prendra ses responsabilités. Et c'est les partis extrémistes qui nous diront s'ils veulent couler la France.

J.F. Copé : les médias trop indulgents envers Jordan Bardella ? — Jean-françois Cope · Pourquijevote