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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 2 février 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

"On est submergés par les racistes" Julie Garnier (LFI) réagit aux propos polémiques de Bayrou

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 7 %Attaque 75 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Ce texte qui peine à avancer ne cache-t-il pas finalement l'une des plus graves crises politiques depuis l'arrivée de Macron au pouvoir en 2017 ?

  • 8:10OuverteRéponse partielle

    Est-ce que tout va se jouer avec ce CMP pour Bayrou ? Est-ce que vous pensez que ça peut avoir aussi une incidence sur la stabilité de son gouvernement et donc sa capacité à gouverner efficacement ?

  • 14:20OuverteRéponse partielle

    On a vu les dernières déclarations de François Bayrou sur la submersion migratoire. Est-ce qu'elles vont réellement avoir une incidence sur les négociations au sein de la CMP et ainsi que les relations avec les partis de gauche ?

  • 15:43OuverteRéponse directe

    Selon vous, pourquoi un centriste supposé comme Bayrou a décidé comme ça de surfer en fait sur des positions de l'extrême droite ?

  • 33:45OuverteRéponse directe

    Alors comment est-ce que vous accueillez une telle critique de la part du milliardaire ?

  • 45:02OuverteRéponse directe

    Macron est président des riches et il a été critiqué par le plus riche des Français, c'est quand même assez ironique

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49InvitéFait
    « la seule mesure un peu à la hauteur de la situation et qui était demandée notamment par la gauche, c'est-à-dire l'espèce de taxe exceptionnelle sur les surprofits des grandes entreprises, donc qui ne concerne que les grandes entreprises et leurs profits, a été ramenée de deux ans à un an. »
  • 6:04Invité politiqueFait
    « Si on prend la courbe sur 40 ans, c'est une montée vertigineuse depuis le début des années 2000. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « C'est du vol. C'est du vol légal. »
  • 14:50Locuteur non identifiéFait
    « Après les mots du Premier ministre qui a confirmé l'idée qu'il y avait selon lui une submersion migratoire dans certaines villes et régions françaises à l'Assemblée nationale, ce qu'il avait déjà dit hier soir sur LCI, le Parti socialiste a pris la décision de suspendre sa participation aux discussions sur le budget qui devaient avoir lieu ce soir. »
  • 16:41Invité politiqueFait
    « ce qui est une manière de dire aux gens il faut que ça vous pose problème »
  • 24:51InvitéChiffre
    « il n'y a pas de submersion, on a environ 10% d'étrangers en France dans les années 1920 c'est à peu près la même chose »
  • 25:02InvitéFait
    « tous les économistes nous disent que l'immigration apporte beaucoup plus à la France qu'elle nous coûte »
  • 29:36Invité politiqueFait
    « c'est l'anti-France »
  • 31:17Invité politiqueFait
    « cette fake news complotiste du grand remplacement »
  • 34:31Invité politiqueFait
    « quand j'entends des mensonges aussi grossiers de la part de ce personnage »
  • 35:10InvitéChiffre
    « on dit c'est la plus grande fortune, il a 190 milliards de richesses »
  • 43:39Invité politiqueFait
    « s'illusionner sur ce qu'était le projet d'Emmanuel Macron au départ »
  • 43:48Invité politiqueFait
    « le néolibéralisme n'a aucun repère moral par définition »
  • 47:15Invité politiqueFait
    « c'est lui qui est responsable des mutilations des gilets jaunes en grande partie »

Temps de parole

  • Invité politique32 %
  • Invité31 %
  • Invité 223 %
  • Présentateur8 %
  • Locuteur non identifié3 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, si vous nous rejoignez, merci d'être avec nous pour cette seconde partie de Toujours le Debout. Avec nous, pour ce fond de l'info, Julie Garnier, conseillère régionale Île-de-France, Julien Théry, historien et chroniqueur Le Média, et Mathieu Slama, essayiste et auteur de Adieu la Liberté. Nous reviendrons ce soir sur les déclarations de Bayrou qui, en disons, sur le processus d'extrême droitisation accélérée en France, nous ferons un point sur l'importance de la commission mixte paritaire d'aujourd'hui pour l'avenir de François Bayrou.

Sept députés et sept sénateurs se sont retrouvés aujourd'hui pour tenter de s'entendre sur une version commune du budget de l'État qui pourrait s'étendre jusqu'à demain. Ce texte sera examiné, le cas échéant, par les députés lundi, avec à la clé sans doute le premier 49.3 du Premier ministre. Et dans une seconde partie, nous reviendrons sur les déclarations de Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, qui accuse le gouvernement de vouloir faire fuir les entreprises françaises des déclarations qui font suite à la proposition de l'exécutif de taxer à hauteur de 40% les entreprises françaises, réalisant plus de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Bonsoir Julie, bonsoir Mathieu, bonsoir Julien, pardon. On arrive au moment de vérité pour l'examen du projet de loi de finances 2025. Ce texte qui peine à avancer ne cache-t-il pas finalement l'une des plus graves crises politiques depuis l'arrivée de Macron au pouvoir en 2017 ? Selon vous ?

1:31
Invité

Bon ben je commence du coup. Oui alors en fait, ce budget visiblement mécontente tout le monde, mais surtout c'est une régression par rapport au précédent budget sous Michel Barnier, parce que finalement la seule mesure un peu à la hauteur de la situation et qui était demandée notamment par la gauche, c'est-à-dire l'espèce de taxe exceptionnelle sur les surprofits des grandes entreprises, donc qui ne concerne que les grandes entreprises et leurs profits, a été ramenée de deux ans à un an. Donc on a en fait une régression dans la toute petite ambition sociale de ce budget entre Michel Barnier et François Béroux. Donc ça veut dire deux choses.

Ça veut dire la première chose que la stratégie qui a été pour la gauche d'essayer de négocier avec ce gouvernement pour obtenir des choses concrètes, cette stratégie est un échec. C'est un échec majeur parce qu'au final on a une régression sur une des mesures, les rares mesures d'importance de ce budget.

Et deuxièmement, ça veut dire qu'il y a une pression incroyable pour faire reculer le gouvernement sur, et je pense qu'on y reviendra un peu après, mais sur cette mesure qui est une mesure de bon sens, une mesure de redistribution des richesses et qui est absolument nécessaire à l'heure où on nous parle à longueur de temps de cette question de la dette qui, à mon sens, et quand j'entends beaucoup d'économistes classés à gauche, je pense que c'est un non-sujet, moi la dette. Je pense que la dette, c'est une chose normale dans un pays. Les États-Unis sont beaucoup plus endettés que nous, par exemple. Je crois qu'ils sont à 120% de leur PIB de dette, donc c'est plus que nous.

Et pour autant, la dette n'est pas un problème. La dette est utilisée politiquement. Et la dette est utilisée politiquement notamment par les néolibéraux, par la droite et par les centristes. De toute manière, aujourd'hui, il n'y a pas de différence entre les deux, pour expliquer que l'État vit au-dessus de ses moyens, qu'il y a trop de dépenses sociales, qu'il faut couper dans les dépenses. Plutôt que parler de recettes, on préfère parler de dépenses. Et que donc, il faut un grand coup d'austérité et en finir avec l'État-providence. Donc, ce budget-là est très inquiétant.

Encore une fois, il n'est pas du tout sûr que le gouvernement soit censuré, parce que je ne suis pas sûr que le Rassemblement national veuille le faire maintenant. Donc, on a affaire quand même à un budget qui, s'il y passe, serait un budget d'austérité, un budget de régression peut-être plus important encore que si ça avait été Michel Barnier. Donc, il faut quand même se rendre compte de ce qui s'est passé. Donc, François Béroux est peut-être pire que Michel Barnier, en tout cas sur un certain nombre d'aspects de ce budget. Vous vouliez réagir ? Non, non, je n'ai rien à rajouter sur ce qui a été dit, si ce n'est que c'est une stratégie d'une partie de la gauche plutôt que de la gauche.

Mais ça, c'était juste pour préciser ça. Mais je rejoins tout à fait. Et surtout, je suis très inquiète, parce qu'on l'a entendu, quand François Béroux s'exprime, il n'a pas un seul mot pour l'urgence sociale qu'il y a dans ce pays. Il n'a pas un seul mot pour l'urgence écologique. Et on voit qu'à chaque fois, il donne des gages à qui ? Il donne des gages, malheureusement, à l'extrême droite. Et avec un délire sur l'immigration, mais on va en parler plus tard. Donc je ne vais pas trop m'apesantir dessus. Mais il faut vraiment prendre conscience que les urgences sociales, aujourd'hui, elles ne sont absolument pas sur la table.

Et que là, il parlait encore récemment, il ne voulait même pas l'augmentation du SMIC de 1%. Vous vous rendez compte ? 1%. Même ça, c'est déjà trop. Donc je crois qu'il n'y a pas grand-chose à espérer, malheureusement.

5:25
Invité politique

C'est clairement un gouvernement qui est encore plus à droite que celui de Barnier qui était déjà très à droite. Et il faut bien avoir en tête quand même, comme vous le disiez, que c'est l'urgence absolue de renflouer les services publics, enrayer cet effondrement généralisé, parce que c'est directement la cause de la dégradation des conditions de vie des populations. Et on voit bien que ce gouvernement est dans la même logique de prédation, de pillage de la richesse collective qui préside à la vie politique française, qui est vraiment au cœur de l'action des classes dirigeantes au pouvoir depuis des décennies maintenant.

Il suffit de regarder la courbe, par exemple, des volumes de capitaux qui sont placés dans les paradis fiscaux. C'est absolument extraordinaire. Si on prend la courbe sur 40 ans, c'est une montée vertigineuse depuis le début des années 2000.

C'est-à-dire que quand l'hôpital ne marche plus, quand il n'y a plus de médecin, quand on attend aux urgences, quand on ne peut plus avoir une place en université, ce n'est pas parce qu'on est moins riche collectivement, ce n'est pas parce qu'on a moins travaillé collectivement, c'est parce qu'il y a eu un prélèvement au terme des mécanismes économiques que la classe dirigeante assure le fonctionnement pour le compte des gens comme Bernard Arnault et autres. Il y a un départ de cet argent, un écrémage permanent qui part ailleurs. Donc c'est vraiment, au fond, pour le dire tout simplement, c'est du vol. C'est compliqué, mais c'est du vol. C'est du vol légal.

Et on voit bien que Bayrou est vraiment complètement dévoué, comme l'était Macron, comme l'était Barnier, aux intérêts de Bernard Arnault et de ses amis. Et il est rappelé à l'ordre régulièrement par Bernard Arnault. Alors même, et c'est peut-être juste ça qu'on peut ajouter, c'est même pas dans leur intérêt à ces grands oligarques. Alors c'est peut-être dans leur intérêt à eux, je veux dire, quand ils vivent dans leurs gaités de communities, quand ils se réveillent le matin à Paris, que le midi ils vont déjeuner à Milan et qu'ils vont encore ailleurs après. Ils savent plus quoi faire de leur argent, de toute façon.

Mais c'est pas, je veux dire, dans l'intérêt même de ceux qui bénéficient le plus de l'économie, à part cet infiniment petit nombre de gens, au sens où quand les infrastructures se dégradent, les transports, la santé, l'éducation, c'est la productivité de l'économie qui assez rapidement se dégrade aussi. C'est-à-dire que quand vous êtes malade, vous travaillez moins sur les grands nombres. Si vous ne prenez pas votre genre de carence et que vous devenez en fait plus malade en attendant, à la fin, c'est finalement votre productivité qui va en pâtir. Donc en fait, c'est vraiment aussi se tirer une balle dans le pied.

Pour qu'une économie fonctionne bien, il faut que les infrastructures à tous égards fonctionnent. Et c'était le cas d'ailleurs pendant longtemps dans cette France que tous les économistes anglo-américains détestaient parce que c'était un pays riche. Mais il avait, contrairement déjà à ces sociétés anglo-américaines, des infrastructures sociales d'accès à peu près gratuit, performantes.

8:10
Présentateur

Et justement avec cette CMP, donc un nouveau rapport de force qui s'engage et de négociations intenses entre le Parti socialiste, Rassemblement national et les Républicains. Et donc encore une fois, les députés RN menacent le gouvernement de censure. Pareil du côté du PS. Est-ce que tout va se jouer avec ce CMP pour Bayrou ? Est-ce que vous pensez que ça peut avoir aussi une incidence sur la stabilité de son gouvernement et donc sa capacité à gouverner efficacement ?

8:40
Invité

De toute manière, c'est un gouvernement qui, comme celui de Michel Barnier, est un gouvernement qui sera sans cesse menacé de mort quelque part. Donc déjà d'un point de vue de la stabilité démocratique, on ne peut pas mener de politique sérieuse en étant menacé constamment de tomber. Ce qui d'ailleurs nous dit quelque chose sur l'impasse politique dans laquelle on est. Ça n'a pas de sens. Quand on mène une politique, on mène une politique dans les objectifs de long terme, sur la crise écologique, sur la crise sociale, sur tout un tas de choses, un gouvernement ne peut pas gouverner sans cesse sous la menace permanente des différentes factions politiques.

Et j'ajoute évidemment, en particulier sous la menace permanente du Rassemblement National, qui aujourd'hui nous dit, en gros, si jamais le gouvernement n'amende pas un article sur la question de l'électricité dans ce budget, on censure. Bon, a priori, il paraît certain que le gouvernement va... En tout cas, il est très probable que le gouvernement accepte ces conditions. Mais ça nous dit quoi ? Ça nous dit que ça va être comme ça constamment. Et par exemple, on parlait du budget, on n'a pas évoqué une chose, on n'a pas évoqué la question de l'AME. Le Sénat a, dans sa lecture du texte, assoupli... Pardon, au contraire, durci les conditions d'octroi de l'AME qui sont déjà...

L'aide médicale d'État. Pour la santé. Pour la santé. Voilà, pour les personnes les plus diminuées, pour les personnes immigrées. Donc il y a une offensive contre l'AME, la droite dure et de l'extrême droite. Et il est possible que le gouvernement cède à cette offensive. Et là, encore une fois, on va toucher à des fondamentaux de la République, à des fondamentaux humanistes de ce qu'on est. Je veux dire, c'est la honte totale de toucher à quelque chose qui est déjà très... Comment dire ? Circonscrit. Voilà, qui est... Contrairement à ce qu'on entend ici et là. Donc ça, ça n'est pas tenable. Donc, à mon sens, la seule solution, c'est pour Emmanuel Macron de dissoudre dès qu'il le pourra.

Mais surtout, moi, je pense que la question centrale, c'est la dissolution d'Emmanuel Macron, que j'allais dire. On peut dire ça, mais je n'aimerais pas que ce soit interprété comme une menace. Donc, la démission d'Emmanuel Macron doit aujourd'hui s'opposer plus que jamais parce que c'est lui le responsable de tout ça. C'est lui le responsable de l'instabilité. C'est lui le responsable aussi de l'extrémisation des discours. On y reviendra. C'est lui le responsable du hold-up démocratique qui a eu lieu depuis les dernières élections législatives où, qu'on rappelle, la gauche arrivait en tête. On se retrouve aujourd'hui avec un gouvernement extrêmement à droite. Donc, c'est ça, le vrai sujet.

C'est que pour sortir de cette impasse dans laquelle on est, il y a la question de la dissolution, mais surtout de la démission d'Emmanuel Macron, qui est le responsable de tout. Et ça aura été, je pense, on vit là l'échec de sept ans de macronisme. Je veux dire, le macronisme finit avec Michel Barnier, censuré au bout de quelques mois, et François Béroux, Premier ministre, et un gouvernement avec Bruno Rotaillot, ministre de l'Intérieur. C'est ça, le macronisme, au final. Et qu'est-ce qu'on retiendra d'Emmanuel Macron ? Qu'est-ce qu'on retiendra de ces sept ans ? Rien. Il n'y a aucune mesure, il n'y a aucune grande mesure qui a été prise.

Voilà, on retiendra la réforme des retraites, le fiasco démocratique que ça a été, le passage en force de la réforme des retraites. Donc, au final, c'est aussi ça qui est en jeu aujourd'hui pour Emmanuel Macron. C'est un échec personnel, un échec politique qui est majeur et qui n'a pas, je pense, de précédent, ou en tout cas,

12:11
Invité politique

très peu de précédent. Vous postulez que son objectif n'était pas, en fait, ce à quoi on est arrivé. Vous dites, qu'est-ce qui va en rester ? Mais ça a été une période absolument faste, justement, pour les grands intérêts financiers, pour les oligarques. Ils le disent, d'ailleurs. Ils ne se sont jamais aussi bien portés. L'argent n'a jamais autant influé. Les profits n'ont jamais autant augmenté. Et ce qui nous paraît, nous, un désastre, parce qu'on a des critères qui renvoient au bien commun, qui renvoient à une idée de la politique dans le sens de l'intérêt général, réel, pas idéologique, avec le ruissellement qui n'arrive jamais.

Mais si vous vous mettez à la place de ces gens-là qui ont porté Emmanuel Macron au pouvoir, tout va très bien. Je veux dire qu'on continue comme ça avec une instabilité politique qui est par-dessus, qui est à la surface, alors qu'en dessous, on continue des politiques de démantèlement des services publics, de démantèlement de toutes les protections collectives, de transformation de la société, de marchandisation généralisée de la société, eux, ça leur va très bien. De crise en crise, c'est la même politique qui est menée. Et le Rassemblement national est en réalité pleinement en phase sur le fond avec ce qui est en train de se passer.

Les inégalités radicales, c'est tout à fait dans son idéologie. Donc en fait, pour eux, tout va bien.

13:25
Invité

Et c'est effrayant.

13:27
Invité politique

Pour nous, c'est pas bon. Pour nous, c'est pas bon.

13:30
Invité

Je rajouterai quand même aussi que le bilan d'Emmanuel Macron, pour moi, ça restera toujours les éborgnés. Mais parce qu'on regarde ça avec nos yeux d'humaniste. Donc forcément, pour nous, c'est ce qui nous vient en premier. Mais effectivement, là, on a un rapport aujourd'hui qui dit que pour les 40 000 ménages les plus riches, ils ont doublé leur fortune. Donc oui, pour eux, c'est une réussite. Voilà. Et c'est aussi le signe qu'une partie de la population a fait sécession en réalité avec la chose publique, donc la République en réalité. Et c'est ça qui doit profondément nous inquiéter parce que s'ils arrivent à faire sécession.

Alors il faut voir jusqu'où le poison, finalement, le venin de la division va, et il va, bien évidemment, s'accompagner avec celui de l'extrême droite, avec celui du nationalisme, du racisme, etc.

14:19
Présentateur

Et justement, on a vu les dernières déclarations de François Bayrou sur la submersion migratoire. On se pose la question est-ce qu'elles vont réellement avoir une incidence sur les négociations au sein de la CMP et ainsi que les relations avec les partis de gauche, même si les responsables socialistes se sont tous choqués. On a quand même l'impression qu'il reste une porte ouverte. On va écouter tout de suite le député du groupe socialiste Arthur Delaporte sur les derniers propos du Premier ministre.

14:48
Locuteur non identifié

Après les mots du Premier ministre qui a confirmé l'idée qu'il y avait selon lui une submersion migratoire dans certaines villes et régions françaises à l'Assemblée nationale, ce qu'il avait déjà dit hier soir sur LCI, le Parti socialiste a pris la décision de suspendre sa participation aux discussions sur le budget qui devaient avoir lieu ce soir. On ne peut pas avoir d'un côté un Premier ministre qui fait la courte échelle au Rassemblement national en reprenant à son compte ces termes, en les justifiant et de l'autre un gouvernement qui tient par un accord ou en tout cas une non-censure de la gauche.

Nous nous sommes engagés dans cette démarche pour tenter de montrer qu'il pouvait y avoir une alternative à la non-censure du Rassemblement national qui avait entraîné la chute de Michel Barnier. Ce qui se passe aujourd'hui au gouvernement est d'une grande gravité parce qu'il contribue à affaiblir les barrières morales, à donner l'impression qu'il est dans un en même temps entre une discussion avec le Rassemblement national et la gauche. Ça n'est pas possible.

15:42
Présentateur

Alors selon vous, pourquoi un centriste supposé comme Bayrou a décidé comme ça de surfer en fait sur des positions de l'extrême droite ?

15:50
Invité politique

Il y a quelque chose de complètement fou quand même dans cette séquence de Bayrou chez Dariusz Rosbin qui se met à tenir des propos qui sont vraiment à la droite de l'extrême droite alors que c'est quelqu'un qui a toujours au cours de sa vie politique eu l'image d'un centriste raisonnable toujours équilibré. Je rappelle quand même qu'en 2017 il a fait plus de 18% aux élections parce que les gens de gauche ont massivement voté pour lui rebuté qu'ils étaient par ses collègues royales pour des raisons sur lesquelles on ne va pas revenir.

Cette séquence est complètement dingue je trouve avec l'hypocrisie de la réserve humaniste si vous vous souvenez donc il commence par dire bien sûr il faut accepter les différences le métissage n'est ni une bonne ni une mauvaise chose ce qui est tout à fait acceptable mais le moment où il reprend cette fake news de la pire extrême droite suprémaciste et complotiste du grand remplacement parce que c'est de ça qu'il s'agit quand ce journaliste entre guillemets parce que je n'appelle pas ça un journaliste ce Darius Rochebin qui lui montre une photo de classe d'il y a 50 ans ils lui ont regardé ils étaient tous blancs puis maintenant il y en a qui sont plus blancs et comprenez-vous que les gens ça leur pose problème ce qui est une manière de dire aux gens il faut que ça vous pose problème c'est vraiment absolument ignoble et ça renvoie à ce rapport malade en fait un pervers de la droite radicale à l'identité le refus du temps ce passéisme cette idée totalement mythifiée du passé enchanté qui en fait n'a jamais existé cette volonté d'être complètement immobile et puis j'y insiste ça fait la jonction avec ce qui était la thèse du printemps républicain qui venait de la gauche vous vous souvenez cette idée qu'il y avait une insécurité culturelle qu'il fallait accepter idée qui venait de la gauche c'est-à-dire en fait s'il y a des gens qui n'ont pas la même couleur de peau que vous dans la classe de vos enfants ou dans la rue vous êtes fondés à vous sentir agressés vous êtes fondés à vous sentir pas bien sans autre raison c'est évidemment une thèse complètement folle c'est une logique profondément raciste et suprémaciste blanche qu'il y a là-dedans qui est reprise comme ça sans aucun problème par quelqu'un qui se prétend humaniste et centriste voyons quand même et je termine là-dessus que derrière cette proposition il y aurait une subversion il y aurait une submersion pardon une submersion des gens qui ne sont pas de chez nous qui seraient partout on interroge Berrouille et il dit oui oui on est vraiment à la limite c'est quoi la conséquence ?

c'est qu'il faut il faut faire une remigration tiens si on est en passe d'être submergé il faut qu'on se sauve on est menacé mortellement donc qu'est-ce qu'il faut faire ?

il faut déporter les gens c'est quand même ça qu'il y a derrière je rappelle qu'Éric Zemmour l'a dit explicitement dans un petit dérapage pas en France mais dans un entretien au Corriere della Serra en Italie le journaliste lui disait mais quand même qu'est-ce que vous racontez on va pas remettre les gens dans des trains et il disait on sait jamais l'histoire peut réserver des surprises Mélenchon avait été le seul à se scandaliser de ce passage mais c'est ça qu'il y a derrière il y a une logique qui en dernier recours est au moins fasciste visant à la déportation des gens voire génocidaires parce que c'est quand même la logique c'est quand même ces gens nous menacent et c'est eux ou nous donc c'est vers là qu'on voit il faut prendre quand même la mesure de ce type de comportement je trouve que la réaction du parti socialiste est en dessous de tout évidemment je veux dire traduire ça en petite magouille parlementaire en disant on n'est pas content alors on va réserver notre vote pour le budget un truc qui n'a rien à voir je veux dire c'est vraiment pas du tout du tout être à la hauteur du problème pas être du tout du tout à la hauteur des intérêts de la collectivité je rappelle que les Antillais par exemple qui sont créolisés enfin qui ne sont pas blancs sont français depuis bien plus longtemps que je ne sais pas moi que les Alsaciens ou que des Savoyards ou des Niçois dans l'histoire de France c'est totalement aberrant et je pense que vraiment François Bayrou d'une certaine manière s'est voué à une sorte de poubelle de l'histoire avec ce passage enfin moi vraiment j'ai encore la capacité d'être atterré par ce genre de comportement et par cette bassesse parce que lui personnellement il s'en fout ce qu'il veut c'est rester au pouvoir il a compris qu'il faut prendre des positions comme pour l'aide médicale d'état qui sont purement idéologiques et je termine là dessus excusez-moi je suis un peu long mais c'est comme ça historiquement que les fascistes sont arrivés au pouvoir il y a un livre de Johan Chapouto qui va sortir et qui montre très bien par exemple en Allemagne comment le centre l'extrême 30 s'est cru plus malin a surfé sur les thèmes de l'extrême droite et puis a fini par se faire déborder et là on voit très bien que le RN et compagnie attendent derrière

20:35
Invité

et c'est complètement symbolique en fait du contexte dans lequel on est aujourd'hui et en fait je suis contente que tu reviennes dessus longuement parce qu'en réalité il faut vraiment qu'on prenne conscience de ce qui est en train de se passer et à quel point ça doit tous nous alerter on vit en ce moment une période où on se pose encore des questions quand on voit un salut nazi est-ce que c'est finalement un salut nazi c'est ça le contexte dans lequel on est donc on a Bayrou qui reprend tranquillement on va dire le vocabulaire de l'extrême droite mais c'est pas tout on a aussi dans des élections de la droite soi-disant républicaine qui s'allient avec l'extrême droite ou avec des gens qui ont fait des saluts nazis aussi voilà en ce moment avec Avine-Neuve-Saint-Georges et qui font alliance très tranquillement là on a le même candidat donc qui est soutenu à la fois par exemple par Valérie Pécresse et à la fois par Zemmour ce sont les deux donc droite extrême et extrême droite il y a une dédiabolisation il y a une dédiabolisation et en réalité la vraie submersion qu'on est en train de voir c'est une submersion de ces racistes qui ne se cachent même plus et qui avancent dans tous les pans de la société et c'est ça qui doit nous alerter et nous faire prendre conscience du moment qu'on est en train de vivre et je rajouterai quand même quelque chose parce que s'il faut parler de submersion il y en a une qui elle pour le coup est réelle qui elle pour le coup est chiffrée c'est la submersion écologique là en ce moment il y a des inondations on les voit en faire des pataquesses là dessus absolument pas rien et pourtant en ce moment on a des inondations donc à redon mais c'est pas les salles en Seine-et-Marne il y en a eu plein et à répétition et plusieurs fois et dans plusieurs endroits avec des personnes qui sont obligées de quitter leur maison parce que tout simplement on a des endroits qui deviennent inhabitable et ça on sait que 2024 a été l'année la plus chaude mais 2025 c'est que le début on va voir ce que ça va donner et les années d'après et ça on sait que c'est chiffré et on sait qu'il y a un vrai problème et s'ils veulent parler de migration alors qu'ils parlent de migration climatique parce que là on vend un temps de 250 millions on fait quoi on fait quoi et ça c'est un vrai sujet pour le coup qui lui est chiffré et là on les entend pas donc moi c'est ça qui m'interpelle réellement c'est ce détournement c'est ce dévoiement j'ai envie de dire des véritables urgences tout ça pour servir un vocabulaire nationaliste fasciste oui bah que dire de plus après tout ça je pense qu'on vit vraiment là aujourd'hui la grande victoire idéologique de Marine Le Pen et surtout ce qui je trouve est le plus grave c'est que des personnes modérées parce que François Béraud était un modéré était mais oui mais était un modéré était une personne qui avait un discours sans ambiguïté avant contre l'extrême droite donc quelqu'un comme François Béraud en vienne à tenir un discours aussi nationaliste même plus que ça identitaire ça doit tous nous inquiéter c'est un discours qui au fond nous dit que la France est un pays monoculturel c'est une identité figée et qui est menacée de l'extérieur par d'autres cultures par d'autres peuples par d'autres origines et au fond ça c'est le discours de tous les nationalistes depuis toujours de toute l'extrême droite depuis toujours de tous les identitaires depuis toujours c'est un discours qui n'a jamais été le discours de la République et c'est un discours qui aujourd'hui petit à petit grignote des pans du mainstream des pans de la République des pans du discours politique général et à contaminer la droite contamine une partie des macronistes et devient non seulement acceptable mais même devient le discours principal qui est tenu aujourd'hui et c'est très important de dire une chose c'est que ce discours là est un discours contre finalement l'idée d'une société ouverte l'idée de l'accueil l'idée de l'interconnexion du monde de la France et de l'Europe et d'autres parties du monde c'est aussi un refus évidemment de voir notre histoire coloniale mais ça c'est encore autre chose et puis enfin il y a quelque chose dans ce discours qui est terrible c'est que non seulement il est faux il est factuellement faux c'est à dire que d'une part il n'y a pas de submersion on a environ 10% d'étrangers en France dans les années 1920 c'est à peu près la même chose il faut quand même se dire ça donc voilà premièrement ensuite tous les économistes nous disent que l'immigration apporte beaucoup plus à la France qu'elle nous coûte mais surtout moi j'ai envie de dire qu'il y ait submersion ou pas à la limite s'il y avait submersion comme ils disent et alors en quoi ce serait grave moi je trouve que c'est formidable qu'il y ait différentes cultures en France qu'il y ait des gens qui viennent de partout ça nous enrichit c'est une très bonne chose mais le fait même de dire ça aujourd'hui est devenu problématique et on nous fait croire qu'il y a une menace existentielle pour la France mais qu'est-ce que ça veut dire la France ça ne veut rien dire la France c'est une construction ça s'est toujours enrichi de plein de choses il n'y a pas d'identité française c'est complètement débile de dire ça et ces gens là veulent nous faire croire donc à une identité fantasmée encore une fois pour présenter la nation comme menacée existentiellement par les étrangers et c'est en effet c'est des discours qui sont qui aboutissent en effet à des politiques xénophobes des politiques discriminatoires comme celle que le Rassemblement National veut mettre en place

26:02
Présentateur

c'est ce que je voulais dire c'est aussi le discours de Marine Le Pen et qui donne aussi l'impression qu'elle fait et défait les gouvernements comme un peu ce qui s'est passé avec Michel Barnier

26:10
Invité

et d'ailleurs sur ça et je me tais après Marine Le Pen avait dit lors de la loi immigration lors du vote de la loi immigration qui reprenait un certain nombre de ses mesures de ses thèmes la préférence nationale la non-automasticité du droit du sol etc elle avait dit c'est une grande victoire idéologique pour nous et en fait elle avait raison c'est à dire que depuis des années je redis on grignote des aspects de notre pacte républicain mais en fait le Rassemblement National n'a même plus besoin d'être au pouvoir pour voir un certain nombre de ses idées l'emporter gagner alors même si c'est sur une version un peu soft donc en fait c'est exactement ça le sujet c'est que Marine Le Pen est en train on est en train collectivement de préparer la victoire de Marine Le Pen lors des prochaines échéances électorales

26:54
Invité politique

mais face à face à ce délire fasciste raciste suprémaciste d'extrême droite qui est maintenant endossé par quelqu'un comme Bérou je ne dirais pas que c'est qu'il n'y a pas d'identité française il y a des identités françaises elles sont plurielles des points communs elles ont il y a des variantes il y a des nuances il y a des groupes différents ce à quoi il s'en prend c'est pas seulement à l'immigration son discours c'est pas il y a trop d'immigrés il le dit clairement en commentant cette photo de classe la submersion c'est pas les immigrés c'est les gens qui sont pas blancs ça n'a rien à voir pas blancs au sens au sens pas issu d'une immigration soit d'ancienne souche française soit issu d'une immigration européenne de longue date donc ce qu'il dit c'est que les gens qui sont en trop c'est pas ceux qui sont c'est pas les immigrés de maintenant c'est ceux qui sont issus de l'immigration des générations précédentes vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ça veut dire qu'en fait il s'en prend et c'est quand même ça il s'en prend à toute une partie de la population de gens qui sont français comme vous et moi en fait c'est à nous qu'il s'en prend c'est à nos proches c'est à nos amis qui ont le malheur d'avoir je sais pas moi un grand-père africain un grand-père asiatique peut-être qui sont là aujourd'hui et qui donneraient le sentiment à ces bons blancs dont on sait pas où ils sont en plus vraiment on demande aux gens de se sentir submergés en réalité qui devraient leur donner le sentiment et ça serait ça serait une réalité quoi c'est une fake news complotiste complète qui devraient leur donner le sentiment qu'ils sont plus chez eux

28:21
Invité

non mais c'est surtout une vision totalement nationaliste et raciste c'est à dire qu'aujourd'hui être français c'est quoi finalement et bien dans l'idéal dans ce qu'on comprend ça serait pour Bayrou pour les racistes d'une manière générale être blanc parler français etc mais c'est pas ça être français c'est ça en fait qu'il faut expliquer être français c'est adhérer aujourd'hui au projet collectif qui est qui est notamment issu de la révolution française et qui donne liberté, égalité, fraternité c'est ça être français est-ce que c'est être est-ce que c'est avoir la peau de couleur blanche non on voit bien que voilà en Guadeloupe en Guyane et ailleurs et puis même en France d'ailleurs métropolitaine non ce n'est pas une couleur de peau ce n'est pas non plus la langue le français est parlé bien au-delà des frontières du pays donc ce n'est pas non plus la langue ce n'est pas le fait de parler français qui fait de nous des français donc c'est quoi finalement et bien c'est justement le fait qu'on se reconnaisse dans ce que le pays porte comme principe la déclaration des droits de l'homme liberté, égalité, fraternité la république ça ce sont des choses qui nous portent et qui fait que ensemble collectivement on porte un projet commun on fait société et on avance ensemble c'est ça être français et bien si eux ce n'est pas leur définition et bien ces gens-là sont inquiétants

29:36
Invité politique

c'est l'anti-France je vais reprendre le titre de mon ami Sylvain Jean dans la Revenoux récemment à propos de cette extrême droite suprémaciste blanche c'est à proprement parler l'anti-France ces gens-là haïssent la France toute une partie de la France

29:49
Invité

en tout cas l'anti-république et je voudrais ajouter un point juste c'est que le 22 janvier dernier il y a eu en Moselle dans une école de Moselle un élève de 3ème qui a été mis de côté dans cet établissement et la gendarmerie est allée le chercher pour une procédure d'expulsion je crois que vous en avez parlé ici mais c'est très important de le rappeler alors après il y a eu des excuses de la gendarmerie Elisabeth Borne la ministre de l'éducation l'a également condamné ce fait mais ce fait a eu lieu voilà en France il y a eu un élève de 3ème qui a été dont on est allé chercher dans son école dans son école dans son école voilà dans son école et et donc ça pardon mais ça m'a choqué je pense que ça a choqué beaucoup de monde et il y a quand même un petit danger là quand ce genre de choses ont lieu en France dans notre république

30:45
Présentateur

on va passer pour qu'on ait le temps de alors très rapidement

30:49
Invité

on pourrait on pourrait on pourrait

30:51
Invité politique

sur le cas il faut quand même rappeler que tout respectable qu'il est il présente très bien voilà il est agrégé de lettres etc il est catholique il plaît bien aux gens respectables c'est quand même quelqu'un qui avait retiré le discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire des programmes parce que c'était un discours qui remettait trop en cause justement l'action de l'Europe universaliste dans les colonies et puis en matière de fake news juste vraiment très rapidement cette fake news complotiste du grand remplacement donc il a repris à son compte c'est pas la première fake news qui reprend ces temps-ci grossière pour plaire à l'extrême droite je vous rappelle que François Béroux c'est celui qui a expliqué pendant la campagne électorale encore récemment cette fake news selon laquelle LFI serait un parti antisémite il l'a dit et répété à plusieurs reprises double manipulation aussi bien sur le dos des vraies victimes de l'antisémitisme et du judéocide dont parlait M.Césaire justement dans le livre et qu'il protège les vrais antisémites

31:46
Invité

en même temps

31:46
Invité politique

aussi double manipulation sur le dos des vraies victimes de la Shoah et sur le dos évidemment des dizaines et probablement des centaines de milliers de Palestiniens qui viennent d'être exterminés puisque en fait c'est de cela qu'il s'agit LFI serait antisémite parce qu'elle défend ces victimes-là donc en matière de fake news de la droite radicale finalement François Béroux est beaucoup moins beaucoup moins innocent qu'on aurait pu croire

32:12
Présentateur

Justement on va passer à la seconde partie du fond de l'info avec les déclarations remarquées de Bernard Arnault sur la fiscalité qui touche ces entreprises en France on l'écoute

32:21
Locuteur non identifié

Les ateliers qu'on peut construire aux USA sont subventionnés dans toute une série d'États et le président américain encourage ça le marché se développe très vite il n'y a qu'à prendre la nouvelle boutique que Pietro a ouverte à New York qui est un succès incroyable franchement il y a des queues de 100 mètres de long c'est vraiment assez exceptionnel et pourtant c'est très très élitiste donc quand on vient en France et qu'on voit qu'on s'apprête à augmenter les impôts de 40% sur les entreprises qui fabriquent en France c'est quand même à peine croyable donc on va taxer le Made in France pour refroidir les énergies on fait difficilement mieux pour pousser à la délocalisation c'est idéal alors je ne sais pas si c'est vraiment l'objectif du gouvernement mais en tout cas il va l'atteindre c'est ce que je dis s'il arrive au bout de ses plans ça c'est inévitable alors qu'il y a d'autres solutions on leur a proposé d'autres solutions évidemment la bureaucratie pour ça on devrait il faudrait faire comme aux Etats-Unis nommer quelqu'un pour slasher un peu la bureaucratie mais dès qu'on essaye de faire ça bon là on est poursuivi c'est impossible

33:45
Présentateur

alors comment est-ce que vous accueillez une telle critique de la part du milliardaire

33:49
Invité politique

c'est intéressant parce que là il fait allusion à l'ami néo-nazi de Trump quand il dit il faut quelqu'un pour empêcher la bureaucratie de faire son oeuvre néfaste en fait il fait allusion à Elon Musk qui a été nommé par Trump à cette fonction aux Etats-Unis c'est intéressant c'est pas ça parce que c'est une belle leçon sur ce que c'est que le néolibéralisme c'est pas du tout le désengagement de l'Etat vous avez vu comment il commence son intervention il dit aux Etats-Unis on nous donne plein de subventions pour implanter l'Etat nous aide il nous donne plein d'aide

34:18
Présentateur

alors qu'il est

34:21
Invité politique

gavé d'aide alors lui depuis le début de toute façon c'est comme ça qu'il a construit son empire grâce aux aides d'Etat mais tout particulièrement ces dernières années en particulier depuis Hollande moi j'aurais juste une chose à dire en fait quand j'entends des mensonges aussi grossiers de la part de ce personnage c'est mais qu'il s'en aille qu'il s'en aille qu'il aille ailleurs qu'il rende toutes toutes les subventions qu'il a eues tous les avantages fiscaux gigantesques qu'il a eus à nos frais et qu'il s'en aille parce que c'est toujours ça la menace si vous ne continuez pas à nous enrichir démesurément et bien nous allons partir et puis c'est vous qui allez en pâtir c'est évidemment là encore une fécnousse totale mais sur laquelle vit la droite bien sûr

35:03
Invité

il faut quand même remettre qui est Bernard Arnault parce que je crois que on dit c'est la plus grande fortune il a 190 milliards de richesses et on arrive à des chiffres qui sont tellement grands qu'en réalité on ne se rend pas compte de ce que ça veut dire 190 milliards alors j'ai fait un petit calcul c'est comme si entre 2012 donc il avait 40 milliards en 2012 aujourd'hui il en a à peu près 190 c'est comme si tous les jours depuis 2012 sa fortune avait augmenté de 34 millions par jour alors imaginez-vous votre fortune elle augmente de 34 millions par jour c'est complètement dingue depuis 2012 donc c'est ça en fait et c'est lui qui vient pleurer en disant c'est pas possible on ne veut pas non plus nous taxer il faut comprendre que dans l'intervention de Bernard Arnault il n'y a rien qui va à la fois dans la méthode mais aussi dans le fond dans la méthode parce qu'on comprend clairement qu'il fait sécession c'est à dire que il ne va pas se respecter le verdict démocratique si on lui empêche enfin si on lui dit ben non tu vas être imposé mon gars il va dire ben non nous on va s'arranger autrement c'est ce qu'il dit il dit je vais agir tranquillement mais ça veut dire quoi ça mais c'est les voyous qui agissent comme ça qui font par derrière et qui donc déjà la méthode pour ce problème mais j'ai envie de dire aussi le fond tu es passé vite sur les aides qu'il a reçues alors effectivement on l'entend bien le CICE derrière etc mais il faut comprendre que même même l'histoire en fait on retrouve à quel point il a été subventionné dès le départ par l'état français dès le départ quand Bernard Arnault accède enfin commence à acquérir Boussac parce qu'avant LVMH l'entreprise s'appelait Boussac et bien l'état met deux fois plus que lui pour l'acquisition de Boussac donc ça déjà premier gros chèque de l'état l'état c'est nous d'accord donc déjà c'est nous qui payons deux fois plus mais même l'entreprise Boussac elle aussi a eu sa richesse qui a été aussi subventionnée par l'état et donc ça il fallait remonter encore un peu plus loin c'est plutôt à l'issue de la première guerre mondiale où en fait l'état pour subventionner les entreprises qui avaient eu des grandes pertes notamment dans l'est et bien avaient leurs usines mises à neuve etc et même l'état avait racheté leurs stocks puisqu'à l'époque Boussac avait eu le marché des toiles d'avion pendant la première guerre mondiale donc là vraiment on revient on fait un petit trait historique je suis sur cette passion et donc même là il faut vraiment remonter à voir à quel point en fait ils sont engraissés par l'argent public et donc les richesses c'est pas de son travail dont il vit la vraie richesse et ça il faut le redire et le redire mais la vraie richesse de l'entreprise LVMH ce sont ses travailleurs ça vient de là et que à la base et bien c'est aussi notre richesse à nous puisque c'est nous qui avons acquis finalement toutes ces entreprises que ce soit Boussac et puis après LVMH et donc je crois qu'il faut vraiment garder ça à l'esprit et si derrière il faut faire des propositions parce que notre rôle c'est aussi ça c'est de faire des propositions politiques et bien c'est de dire faisons comme nos Etats-Unis tu veux partir mais vas-y pars mais nous on va te chercher parce que si tu as la nationalité française et ça c'est ce que font les Américains enfin les Etats-Unis d'Amérique et bien où qu'on soit sur cette planète et bien ils payent leurs impôts et bien ça sera la même chose et c'est bien pour ça que ces gens-là font tout absolument tout pour faire en sorte qu'on passe pour des méchants fous furieux ce qu'ils appellent les termes islamo-gauchistes qui fait un peu penser à judéo-bolchévique de l'époque mais bon bref passons et bien c'est parce qu'ils savent très bien que nous on ira jusqu'au bout et que nous on ne balancera pas des phrases creuses avec mon ennemi c'est la finance parce que nous on ira jusqu'au bout et on ira aller chercher jusqu'aux portes de l'enfer s'il le faut

38:42
Présentateur

Mathieu tu voulais

38:43
Invité

est-ce que vous connaissez le taux d'imposition de Bernard Arnault en France c'est moins c'est moins de 14% et c'est l'équivalent ce qui est appliqué à peu près à un couple sans enfant gagnant 150 000 euros par an donc c'est ça le taux d'imposition de Bernard Arnault c'est le canard en chalet qu'il avait révélé l'année dernière et ça nous dit quand même quelque chose d'assez étonnant sur la manière dont en fait ces gens ne payent pas du tout ce qu'ils devraient payer et qu'on est au contraire beaucoup trop généreux par rapport à la contribution qu'ils devraient à la France et par ailleurs en effet sa richesse a plus que doublé en une dizaine d'années donc c'est quelqu'un qui va très bien mais qui nous explique qu'il faut moins le taxer et ce qui m'intéresse aussi là-dedans au-delà finalement de ce manque de générosité pour être gentil qui finalement ne doit pas nous étonner de la part d'un grand chef d'entreprise comme ça bon voilà c'est un discours qu'on connaît moi ce qui m'interroge plus c'est l'admiration non pas des Etats-Unis mais des Etats-Unis de Trump c'est l'admiration pour Elon Musk Bernard Arnault et de ceux qui se sont rendus au discours inaugural de Donald Trump alors ça ça m'interroge parce que là il y a chez certains grands capitalistes on va dire une tentation de finalement comment dire en tout cas un aveuglement sur cette extrême droite là sur le danger qu'elle représente et finalement c'est un peu ce qu'on voit aux Etats-Unis avec des personnalités comme Zuckerberg qui sont radicalisées politiquement et au fond c'était des gens qui par exemple Bernard Arnault je crois il y a une dizaine d'années il soutenait Emmanuel Macron voilà donc c'est des gens qui avant on va dire soutenaient leurs intérêts mais encore sur le plan le plan des principes etc étaient quand même sur une opposition on va dire à l'extrême droite et aujourd'hui là il y a un shift il y a un tournant qui se passe chez certains pas chez tout le monde et qui doit quand même nous inquiéter parce qu'alors là il y a une espèce d'alliance enfin en tout cas c'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis comme une espèce d'alliance avec un technolibéralisme complètement débridé radicalisé et une extrême droite nationaliste xénophobe réactionnaire ultra sécuritaire et donc ça j'avoue que c'est plus ça qui m'interroge parce qu'au fond ce qui vient d'être dit c'est logique mais alors cet aspect là moi m'interroge plus et en tout cas doit nous interroger collectivement parce que évidemment ça n'est pas du tout neutre et quand on voit ce qui s'est passé aux Etats-Unis il faut craindre que ça arrive en France mais en fait c'est déjà arrivé en France je suis désolée mais là encore on va reconvoquer l'histoire mais pendant la seconde guerre mondiale il faut quand même rappeler que dans la collaboration il y avait énormément de dirigeants d'entreprise

41:57
Invité politique

on a un français

41:58
Invité

voilà quasiment voilà quasiment parce qu'il faut être juste mais oui on peut citer Renaud parce que c'est l'exemple le plus emblématique mais c'est pas le sale L'Oréal L'Oréal super collabo aussi et puis collaborateur idéologique c'est à dire qu'on avait dans un rassemblement qui s'appelait La Cagoule donc un organisme fasciste clairement où il y avait beaucoup de chefs d'entreprise qui participaient et qui adhéraient aux idées et donc qui avaient un intérêt à la fois personnel parce que pour leur fortune mais aussi idéologique et les deux allaient très bien ensemble ils étaient complètement compatibles l'un avec l'autre et même ça a été je cite l'anecdote parce que pour pas parler que de Renaud et de L'Oréal mais il y a aussi je pourrais citer Perrier je pourrais citer Berlier aussi qui était une entreprise de camions alors eux ces petites anecdotes ils étaient donc situés à Lyon donc absolument pas en zone occupée c'était en zone libre mais ils collaboraient très bien et ils passaient les bonnes commandes avec les nazis et pendant la période du STO il fallait que les entreprises envoient des listes notamment de travailleurs pour pouvoir les envoyer en Allemagne mais Berlier il a confondu comme liste du STO il envoyait qui ?

il envoyait la liste des syndicalistes CGT voilà donc il y avait vraiment une osmose j'ai envie de dire entre l'idéologie nationaliste fasciste et l'idéologie patronale telle qu'on l'entend donc j'ai envie de dire pas besoin de regarder aux Etats-Unis regardons notre propre histoire et analysons-la parce qu'elle devrait nous donner des leçons pour aujourd'hui

43:34
Invité politique

tu voulais non ?

je pense que c'est vraiment s'illusionner sur ce qu'était le projet d'Emmanuel Macron au départ et s'illusionner aussi sur le néolibéralisme le néolibéralisme n'a aucun repère moral par définition il réifie l'humain il en fait de la marchandise vous êtes performant vous pouvez produire du profit vous avez le droit à l'existence c'est pas le cas lisez Hayek à la fin de sa vie il le disait vous avez pas vraiment le droit à l'existence enfin si vous avez de la chance et que vous avez des gens autour de vous qui veulent s'occuper de vous pour des raisons morales c'est très bien mais voilà la société n'a rien à faire avec vous et elle peut vous laisser crever c'est l'idée de ces gens-là c'est l'idée du néolibéralisme et ils n'ont je le répète ils n'ont aucun repère moral et je termine là-dessus ne pas oublier c'est que bien avant qu'Emmanuel Macron soit quelqu'un de connu on le sait par des témoignages notamment de Christophe Girard qui travaillait pour LVMH c'est-à-dire pour Arnaud à l'époque on sait que Bernard Arnaud très tôt avait prévu de pousser Emmanuel Macron en politique très très tôt il l'a rencontré grâce à l'épouse d'Emmanuel Macron qui était la prof des enfants de Bernard Arnaud dans une institution extrêmement sélecte de Paris du 16ème arrondissement de Paris et ils ont pris contact comme ça et bien avant qu'Emmanuel Macron soit connu il a porté le projet politique de Bernard Arnaud ça les historiens pourront nous le dire nous en dire plus sans doute mais on a déjà plein d'éléments qui permettent de le savoir

45:01
Présentateur

justement une dernière question avant de finir ce fond de l'info vu que vous parliez de Macron Macron est président des riches et il a été critiqué par le plus riche des français c'est quand même assez ironique est-ce que surtout quand on sait qu'il a mené une politique en faveur de cette casse et puis ça donne aussi l'impression quand on l'écoute qu'il y a une forme aussi de chantage économique envers le gouvernement français donc je vais vous laisser répondre tous les trois mais on essaie de décourter un peu les réponses pour qu'on puisse finir à l'heure

45:31
Invité politique

moi je crois qu'il y a une part de mise en scène pour la galerie il le rappelle à l'ordre et il sait qu'en face on est très sensible à ce qu'il dit évidemment il y a d'autres impératifs de la petite politique il faut maintenir les alliances donc on doit faire semblant de taxer un tout petit peu lui il va se récrier comme ça Macron ou Beyrou pour dire vous voyez on est bien obligé et reprendre son discours je pense qu'il faut pas trop être dupe

45:57
Invité

et puis surtout c'est pas la première fois qu'en fait que Bernard Renaud s'adonne à ce chantage la dernière fois il avait aussi menacé de prendre la nationalité belge et résultat il est resté et sa fortune a augmenté voilà je crois qu'à ce moment là tout est dit oui et on peut ajouter une chose c'est qu'à mon sens s'il se permet d'attaquer autant le gouvernement français c'est qu'il sait que le macronisme est fini il sait qu'on tourne une page très bientôt et que et que donc il s'agit maintenant de préparer la suite et qu'au fond c'est aussi le signal que Emmanuel Macron est en toute fin de règne cette intervention à mon sens il cherche un nouveau poule

46:34
Présentateur

donc vous n'y croyez pas du tout c'est à dire

46:37
Invité politique

la réalité de ces menaces oui de toute façon il aurait bien tort de partir il n'a pas entièrement épuisé la bête il ne nous a pas encore entièrement il y a toujours des choses à prendre sur la richesse des français avec cet état tout à fait complice de la prédation générale donc non évidemment il n'a aucune envie de partir non mais ils sont en train de réfléchir ces gens là sont en train de réfléchir à la solution alternative what's next qu'est-ce qui va arriver après Macron et on voit bien que celui qui se positionne pour faire le lien entre le grand patronat la finance les grands intérêts néolibéraux et le RN c'est Edouard Philippe qui depuis longtemps annonce qu'il faut des politiques très dures je rappelle que c'est lui qui est responsable des mutilations des gilets jaunes en grande partie il était premier ministre à ce moment là ça va falloir de ma part et de toute façon il a toujours tenu ce discours il ne faut pas avoir peur il ne faut pas avoir peur de frapper il ne faut pas avoir peur de cogner les oppositions c'est un grand lecteur de Hayek dont je parlais l'autre fois l'économiste néolibéral qui a cautionné la dictature de Pinochet et on est tout à fait dans cette veine là pardon il y a quelques jours Edouard Philippe a expliqué qu'il fallait un choc d'autorité donc c'est vraiment c'est un discours d'extrême droite mais au service des grands intérêts financiers a priori ça pourrait bien être lui le prochain fondé de pouvoir de Bernard Arnault et de ses amis

48:00
Présentateur

vous avez ajouté quelque chose

48:01
Invité

avant de conclure non juste leur dire que pour donner quand même une note d'espoir c'est que là dedans il y a quand même une alternative et c'est bien pour ça qu'ils font tout et ils sont tous en train de taper uniquement sur la véritable alternative qui est l'alternative qu'on a portée et qui a rappelons quand même parce que ça fait toujours du bien mais qui a remporté les dernières élections législatives et à qui on refuse de confier justement la gestion d'un gouvernement donc il faut vraiment tout lier parce que tous les sujets qu'on a vu jusque là sont liés les uns entre les autres et il faut comprendre dans quel contexte dans quelle direction ils veulent nous amener et vers laquelle nous il nous faut résister bah oui je suis assez d'accord avec ça et pour finir juste sur un point rappelons quand même qu'en France il n'y a jamais eu autant de millionnaires la fortune des 40 000 personnes les plus riches a augmenté il n'y a jamais eu autant de dividendes que donc les gens qui vont bien vont très très bien et les gens qui vont pas bien qui vont mal vont très mal ils vont de plus en plus mal et donc au fond c'est quand même ça derrière le sujet et derrière la prise de position de Bernard Arnault de tout ce qu'on a pu dire ce soir il y a des choix politiques qui sont faits en effet de manière très claire pour maintenir cette situation là et pour éviter de remettre en cause ce principe d'organisation de la société alors qu'en fait le vrai sujet c'est la redistribution des richesses la décroissance parce que notre modèle productiviste n'est plus tenable on n'entend pas du tout ce discours là aujourd'hui c'est réduire les inégalités c'est faire en sorte qu'on puisse vivre avec un salaire en France et aussi je le dis et je finis là dessus parce qu'à gauche des fois il y a des des ambiguïtés là dessus c'est que qu'on a un travail ou non on a une valeur égale voilà et que moi j'ai toujours eu du mal avec le terme de travailleur par exemple je pense que quand on travaille pas on a une dignité égale à quand on travaille et que la vie d'une personne qui ne travaille pas doit aussi pouvoir vivre dignement et c'est ça les vrais sujets et c'est ça pour lequel il faut combattre aujourd'hui

50:03
Présentateur

merci Julien merci Julie merci Mathieu et merci à vous d'avoir regardé toujours debout n'hésite pas à nous dire ce que vous en pensez en commentaire si vous nous regardez sur Youtube ou par email si vous nous regardez à la télé continuez à nous soutenir à soutenir votre média un média qui vous garantit une information libre alors abonnez-vous à partir de 5 euros par mois vous devenez même sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.lemédiatv.fr très bonne soirée sur le média 1

50:31
Locuteur

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