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interview28 minutes - ARTE· 20 janvier 2026 46 min

La prise de pouvoir des néoréactionnaires / Budget pour 2026, mais à quel prix ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Bonsoir mes camarades. L'actualité politique en France se résume aujourd'hui à un nombre à trois chiffres 493.

Un choix fait avec amertume selon les mots du premier ministre Sébastien Lecornu et fait à rebour de ses engagements pour faire adopter la partie recette du budget 2026. Le Parlement ne pouvant pas prendre sa responsabilité jusqu'au bout que de donner un budget à la nation, le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Quelles seront les conséquences politiques de l'usage du 493 sur la longévité du gouvernement le cornu et sur la confiance des Français dans la parole politique côté économique la ponction des entreprises avec prolongation de la surtaxe des profits des grands groupes et maintien de l'impôt sur l'industrie est-ce on en débattra et on vous retrouvera Marie Bonissou Xavier Maudu pour vos chroniques.

Oui Ellisabeth et la centrale canine vient de dévoiler le chien préféré des Françaises et des Français à partir de tous les chiot nés et déclarés en 2025, c'est le Golden Retriever, un très joli toutou. Ellisabeth, on va donner la pâte ce soir pour avoir de l'histoire dans la gamelle. Très bien.

Vous aurez un os et vous Marie ? Une chronique sur notre désastreuse condition de spectateurs et spectatrices modernes. Les plateformes de streaming nous ont transformé en public déconcentré, inattentif.

C'est pas moi qui le dit, c'est Mat Demon l'acteur. Oui. À tout à l'heure.

On a hâte. Et pour commencer, en ce 20 janvier qui marque le premier anniversaire de la seconde investiture de Donald Trump, il est urgent de comprendre ce que sont les lumières sombres théorisées depuis 20 ans par les néoréactionnaires américains qui métastasent dans l'entourage de Donald Trump et chez les milliardaires de la Silicone Valallet. L'objectif des néorac : séparer la politique de la morale, abattre la démocratie et créer un état entreprise dirigé par un PDG tout-puissant. explication tout de suite avec Arnaud Miranda, brillant docteur en théorie politique.

Arnaud Miranda, bonsoir. Je vous présente Julia Vanelst et Benjamin Sportouche. Merci d'être avec nous en ce 20 janvier, donc jour anniversaire de la deuxème investiture trumpienne pour comprendre ce qui se passe aux États-Unis.

Votre livre est remarquable, indispensable et lumières sombres chez Galimar. Les lumières sombres c'est une antithèse de l'esprit des lumières du 18e siècle. C'est ça où on célébrait les droits de l'homme et la démocratie et l'universalisme.

En quelque sorte autre modernité qu'il nous propose faite de technologie de développement du capitalisme de manière dérégulée et effrainée mais sans l'universalisme moral des lumières. Donc une modernité sombre dark enlightment. Les lumières sombres.

La morale est éliminée dans cette droite radicale donc qui s'est vit depuis une vingtaine d'années aux États-Unis, hein. Oui. Qui est né il y a une vingtaine d'années mais qui sévit on va dire depuis un peu plus récemment la fin des années 2010 au sein du Parti Républicain.

On va y revenir après le profil que vous a consacré Ga Legra. Arnaud Miranda. Il y a 1 an jour pour jour la cérémonie d'investiture de Donald Trump marquait le début de son second mandat.

Aujourd'hui, dans votre livre, vous disséquez la pensée néoréactionnaire, ce courant politique qui inspire le président américain et son entourage. Alors, qui sont les néoréactionnaires ? Que veulent-ils ?

Et comment sont-ils parvenus à infiltrer la sphère trumpiste ? Pour répondre à ces questions ? Vous avez le profil idéal.

Selon vous, les premiers textes remontent à 2006 et sont rédigés par Curtis Yarvin. En résumant un gros trait, cet ingénieur informatique souhaite le renversement de la démocratie au profit d'une monarchie, une sorte [musique] de PDG à la tête de l'État qui gérerait le pays comme une entreprise et la destruction de ce qu'il appelle la cathédrale. Pour Kurty Servier, ce concept de cathédrale désigne les institutions progressistes qui contrôlent l'État, soit toujours selon lui les médias, les universités ou encore la justice.

Ces idées ne passent pas inaperçu. En 2021, le futur vice-président Jid Vens fait référence à Yarvin dans une interview [musique] accordée à un podcaster populaire. L'autre figure tutellaire des néoréactionnaires s'appelle Nick Land, un intellectuel philosophe qui publie Dark Enlightment en 2012.

Land considère entre autres que le capitalisme [musique] doit être poussé à fond pour qu'un pays soit efficace et sécurisé. Depuis l'investiture de Trump, les néoréactionnaires ont donc inspiré de nombreuses décisions de la création de l'FM Dog, le département de l'efficacité gouvernementale dirigé par Alon Musk et qui aurait licencié 280000 fonctionnaires au projet de Riviera à Gaza en passant par l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela. Ce dont se félicite évidemment le fameux Curtisvin. [musique] [musique] Dans votre livre Arnaud Miranda, vous prévenez les partisans de la démocratie sont tenus de prendre la mesure de cette vague s'ils veulent être capables de se défendre.

Arnaud Miranda, vous vous revenez à 2020 et vous dites "La stratégie nationale populiste est morte avec l'assaut qu'avaient mené les femmes de Donald Trump contre le Capitol. Là maintenant on est dans quelque chose de différent, cette droite néoréactionnaire qui envisage le changement non pas par le bas comme les populistes mais par le haut. C'est donc les élites qui devraient opérer ce changement radical.

Oui, en effet, je pense qu'il est important de prendre pour comprendre ce qu'est le trumpisme aujourd'hui, il est important de comprendre qu'il est qu'il s'est passé quelque chose au niveau idéologique entre le premier et le second mandat. Le premier mandat notamment c'était très clair au moment de la campagne de 2016 était marqué par une stratégie qu'on appelle en sciences politiques le national populisme. Donc une une rhthorique qui consiste à opposer disons un peuple sain à une élite corrompue en l'occurrence les les démocrates et non seulement à une élite corrompue mais aussi un peuple étranger qui menace de remplacer ce peuple saint.

Donc finalement, c'est une un discours qui est très efficace sur le plan rhtorique, qui a mobilisé les masses, hein, la fameuse sphère maga euh et qui a permis à à Trump d'arriver au pouvoir. Néanmoins, sur le plan idéologique, à part Steve Banon qui était qui était un peu l'artisan, on va dire, de cette stratégie et qui a été très rapidement écarté arrivé au pouvoir en 2017 puisqu'il était conseiller de Trump pendant pendant quelques temps. Euh finalement, idéologiquement, ça ce courant n'a pas vraiment structuré le premier mandat dont les décisions on été plutôt erratiques.

Et finalement, quand on se retrouve en en 2024, on voit que les choses sont bien différentes. Trump arrive très préparé avec une idéologie structurée. Et dans ce livre, j'essaie de montrer qu'il y a au moins deux courants qui structurent ce renouveau du trumpisme.

Le post-libéralisme qui est une forme de conservatisme religieux sous stéroïde en quelque sorte puisque l'idée c'est de faire un changement de régime, de réinterpréter la Constitution de manière républicaine au sens fort, c'est-à-dire de manière critique de la démocratie. et un deuxième courant qui est euh la néoréaction et qui a la particularité et c'est pour ça que je m'y suis intéressé euh d'être assez original puisqu'il il disons il draîne avec avec lui euh la tech technofuturisme et néolibertarianisme pour résumer hein, c'est comme ça que vous agrégez ces deux courants fondamentaux et et ça se passe sur les réseaux sociaux. Oui.

Et c'est avec un objectif quand même qui est assez radical. Vous dites original, c'est de détruire la démocratie avec l'avènement d'un monarque PDG. Rien de moins que de détruire la démocratie, c'est assumer tout à fait le point de départ de de Curty Siervin, donc qui est ce disons le le fondateur si l'on veut de cette cette constellation néoréactionnaire, c'est l'idée qu'il que si on est vraiment réaliste, on doit concevoir que l'État n'est pas autre chose qu'une entreprise.

Et c'est ce quoi se leure la démocratie, c'est qu'elle elle croit que finalement l'État est légitimé par une forme de contrat social. Or, si l'on prend les lunettes réactionnaires qu'il nous propose de de de d'enfiler euh la l'État n'est pas autre chose qu'une entreprise. Or, une entreprise bien gérée lé par un PDG.

Donc il propose de muter de faire muter la la démocratie en quelque chose d'autre, une forme de monarchie, mais c'est un nouveau genre, une monarchie conçue comme une entreprise. C'est le fameux Curtis Arvin qui avait en 2023 après le massacre perpétré par le Hamas, suggéré Gaza Inc. que la bande de Gaza devienne une sorte d'entreprise gérée par un conglomérat et qu'on donne des jetons Gaza aux habitants, qu'on les élimine, enfin qu'on les chasse.

C'est ça hein, c'est le même. Absolument. Et ça correspond à et ça correspond à ce que Don Trump cette vision de de concevoir les les disons les les relations politiques comme des des relations avant tout de propriété, des relations mercantiles, commerciales puisque le problème selon lui du conflit israélo-palestinien, c'est c'est la question de la légitimité.

Lorsqu'on pose la question politique en terme de légitimité qui devrait être sur ce territoire, finalement c'est insoluble. Donc il propose de régler la situation de manière beaucoup plus par ce qu'il appelle un formalisme, donc de voilà de tranchée nette et donc de c'était sa proposition qui a malheureusement été reprise dans le discours de Trump puis finalement évacué si on regarde le traitement récent de de de la question mais qui avait pour but de déplacer les Palestiniens et de les compenser de ce déplacement par des jetons qui consistaient en fait à une action dans cette état entreprise nouvellement créée on va évoquer avec vous Arnaud Miranda et avec Julia le retour de Trump donc il y a un an jour pour jour et la galaxie MAGA est-ce qu'elle commence à se déliter ? La question est ouverte.

Mais en tout cas des dissensions ont éclaté au grand jour fin décembre lors de l'America Fest. C'est c'est le grand rassemblement conservateur qui a eu lieu en Arizona 4 mois après l'assassinat de Charlie Kirk. La base en fait reproche entre autres à Donald Trump son interventionnisme exacerbé en politique étrangère, sa gestion du conflit à Gaza, les frappes sur l'Iran en juin dernier, l'intervention brutale au Venezuela.

Tout ça est critiqué en interne au nom du principe hein de l'America first. Certains aussi au sein du mouvement s'opposent à donc cette montée en puissance d'un d'un courant maga vraiment extrême dont les militants diffuse des théories du complot et qui sont ouvertement antisémites, racistes ou encore misogynes. Récemment, l'affaire epine a laissé de profondes traces.

Elle entraîné notamment le départ fracassant de Marjorie Taylor Green, élu de Georgie et figure de la droite radicale. En fait, elle n'a pas supporter les tergiversations du président américain lors de la publication du dossier. Et après son départ, elle est subitement devenue l'ennemi jurée de Donald Trump qui l'a qualifié, je cite, de traître et de dingue.

Alors, la question est-ce que le Camp Maga est concrètement en train d'imploser notamment à quelques mois des midterms ? En effet, c'est peut-être disons un raison d'espérer en tout cas quelque chose qu'on peut qu'on peut constater, c'est que cette alliance qui rassemble donc ces ces trois pôles idéologiques que je mentionnais, c'est-à-dire le national populisme, le post-libéralisme et la néoréaction, finalement il est pétri de contradiction. Le national populisme par définition est populiste.

Les deux autres courants sont élitistes. On les voit en effet se fracturer autour de l'affaire mais en effet aussi autour de la question de l'isolationnisme. Donc généralement et traditionnellement les nationaux populistes étaient beaucoup plus isolationnistes.

L'idée était de défendre une Amérique blanche repliée sur elle-même alors que les néoraactionnaires, exemple très concret, Yarvin en 2008 défendait un interventionnisme encore plus radical que ce qui a été avait été mené en Irak en disant qu'on avait encore été trop moralisateur et démocrate dans notre manière de gérer enfin dans les manières don dont les États-Unis avaient géré l'après-invasion. Donc finalement ces tensions, elles existent, elles existent aussi entre les euh conservateurs religieux et les néoraactionnaires puisque il y a la tech d'un côté en tout cas laou la tech les milliardaires de la silicone vallée milliard de la silicone de la silicone vallée de droite qui eux veulent une dérégulation technologique et de l'innovation technologique et donc qui rentre en concurrence ou en tout cas en tension avec le conservatisme traditionnaliste des postlbéraux. Arnaud Miranda, les gens qui vous écoutent doivent se dire est-ce que ce mouvement, la néoréaction, donc théorisé il y a 20 ans et qui a vraiment pris de l'essort depuis 10 ans euh est en train d'arriver en France ?

Est-ce qu'il y a déjà des signes d'ensemancement ? Alors, il y a des il y a une réception qui est pour l'instant assez mineure et à mon avis euh euh pour plusieurs raisons, tout d'abord, la médiatisation de ces ce courant au-delà de du de la sphère internet anglophone était était assez limitée. Et ensuite, il y a un deuxième aspect qui me semble être un frein, c'est l'absence de culture libertarienne puisqu'on on oui en France, on l'a mentionné tout à l'heure, le ces blogueers sont des des libertariens déçus finalement qui vont plus loin que le libertarisme qui qui le dépassent.

Et disons cette tradition libertarienne, elle n'existe pas véritablement en France. Donc c'est un langage qui n'est pas parfaitement pas eu encore. Néanmoins, il y a quelques signes que je retrace dans le livre qui me semble transformer un petit peu ce ce constat.

Ouais. Et pas très rassurant mais le bouquin est passionnant. Merci d'être venu évoquer ces questions.

C'est Lumière sombre, le nouveau mouvement néoréactionnaire aux États-Unis. Merci à Arnaud Miranda, c'est chez Galimar. Vous inaugurez la collection Grand Continent.

Bravo ! Et on va passer à notre débat à la fois politique et économique à propos des conséquences de l'adoption aujourd'hui même du volet recette du budget 2026 grâce au 493 comme l'a annoncé Sébastien Lecornu. Quant au contenu qui privilégie la fonction la ponction fiscale sur les grandes entreprises faisant hurler à l'atteinte à la compétitivité française, est-ce que c'était la seule option en débat après la mise au point de Sandrine Lecalvez ? 3 octobre dernier, Sébastien Lecnu faisait cette promesse solennelle.

Donc j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'énitution puisque on ne peut pas passer en force. Sauf que 3 mois plus tard, ces marches arrière toutes. Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026.

Je vous remercie. Le premier ministre a actionné [musique] cet après-midi le premier d'une série de 3493 pour faire adopter le budget de l'État et promulguer le texte avant la mi-février. Sébastien Lecnu, comme ses prédécesseurs s'expose à un vote de censure.

Est-il en danger ? pas vraiment car il a le soutien [musique] des socialistes. Il y avait la nécessité pour les uns et pour les autres de composer Nous ne censurerons pas le gouvernement.

Le PS se félicite d'avoir obtenu des concessions du premier ministre. Repas 1 € pour tous les étudiants, création de 2000 postes dans l'éducation nationale et hausse de la prime d'activité. [musique] Mais dans les couloirs de l'Assemblée, la France insoumise fulmine contre les socialistes.

C'est pas des concessions, c'est un ils ont avalé à Baobab quoi. Une partie de cette gauche finit par être la béquille du macronisme. Et les filles et le RN ont déjà annoncé le dépôt de motion de censure tandis que le monde de l'entreprise s'inquiète.

Le nouveau budget reconduit la surtaxe sur les profits des grands groupes et supprime la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, le patron [musique] des patrons voies rouges. Pour ce budget, seules les entreprises sont mises à contribution. Cela dans le pays où elles sont déjà les plus taxées au monde.

Les ministères et les agences de l'État devront également se serrer la ceinture. Objectif 2 milliards d'euros d'économie supplémentaire. Alors, qui seront les gagnants et les perdants du budget 2026 ?

Le recours au 493 se révélera-t-il risqué ? Quels en seront les conséquences économiques [musique] et politiques ? Nos trois invités, Bernard Cohen Adad, bonsoir.

Vous êtes président de la CPME Paris, la confédération des petites et moyennes entreprises et je signale votre ouvrage, l'avenir appartient au PME. À propos du sujet qui nous intéresse, l'utilisation du 493 selon vous marque l'échec d'un projet politique ? C'est aussi selon vous la fin de l'offre pro entreprise.

Les grandes comme les petites seront taxées. Tout le monde va payer. À côté de vous Anne Lordelade, bonsoir.

Économiste, directrice de recherche au CNRS. Dernier essai, l'État droit dans le mur, rebâtir l'action publique. Et à propos donc de ce volet recette du budget 2026, vous considérez que si la politique de l'offre permet de faire augmenter certains revenus, elle appauvrit le système social.

Il faudrait une vraie réflexion sur la fiscalité des ultra riches et des haut patrimoines. Et Benjamin Morel, bonsoir, constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à Paris 2. Dernier essai, le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme.

Selon vous, pour éviter des blocages budgétaires chaque année, vous préconisez l'instauration de lois pluriannuelles, un peu comme sur le modèle européen. On en parlera à la fin du débat mais on commence avec le renoncement du redi parce que c'est quand même essentiel hein sur l'actualité. était celui du premier ministre Sébastien Lecnu qui a finalement déciné donc d'engager la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget 2026 en recourant à l'article 493 malgré son engagement passé de ne pas y recourir Bjamin Morel pour vous c'est un échec pour le premier ministre ?

Oui et non c'est-à-dire que c'est un échec si on considère que en effet Sébastien Lecornu avait une méthode et que cette méthode et bien elle allait permettre de faire passer un budget 149 à 1 à3. Il y a clairement pas de budget qui pouvait passer 149 à 1 à3. On a dit c'est le triomphe du parlementarisme mais il y a aucun régime parlementaire européen qui fonctionne comme ça.

Comment ça se passe dans les régimes parlementaires européens classiques ? Vous commencez par prendre des mois pour former une coalition. Une fois que cette coalition est formée, et bien à ce moment-là, vous mettez d'accord à minima sur un budget et ce budget vous le votez.

C'est un compromis. Mais en amont, il y a personne qui lance un texte. Ce texte, il est amendé une briquet de broc et à la fin on vote là-dessus.

Donc là, on a une stratégie de survie du mois d'octobre jusqu'à aujourd'hui pour Sébastien Lecnu. Ça lui permet d'aboutir à un budget. C'est ce qu'il souhaitait.

De là penser que la méthode qui était promue était une méthode fonctionnelle. Bah la réponse c'est non. En tout cas, il y a pas d'exemple à l'étranger.

Mais il fallait un budget à la France et il fallait en passer par là. Bah nous entrepreneurs, c'est ce qu'on attendait. On avait vu que il y avait peut-être la méthode le cornueux avec vous savez ce qui est important c'est le budget de la sécurité sociale qu'il a réussi 1493 donc faut quand même reconnaître que une partie du verre était à moitié plein mais on arrive là fin janvier avec un budget qui a pas été voté et au-delà des mesures qu'on peut évoquer qui sont pas tellement favorables aux entreprises on va y revenir on a perdu ça a été bien dit par Benjamin Morel 3 4 mois et l'ambiance entrepreneuriale Vous savez le sentiment, la confiance des jeunes entreprises a pas été au top pendant ces 3 mois.

H alors ça vous choque ou pas ce recours au 493 vous ? Alors moi je suis économiste. Oui mais en tant que citoyen mais même en tant qu'économiste.

En tant qu'économiste, je crois qu'il y avait deux enjeux. Le premier c'est d'arriver à réduire ce déficit. Tout tout le monde est d'accord et on va pas y arriver.

En fait, l'objectif, il est de passer à 5 % du PIB, mais on en est même pas sûr, ce qui n'est pas étonnant puisque il y a eu finalement vous avez une opposition de modèle et c'est justement le deuxième enjeu. En gros aujourd'hui, ce que je comprends de la situation politique française, c'est que vous avez trois blocs, c'est complètement fragmenté. Vous êtes à un an et quelque élection donc personne présidentiel.

Oui. Donc personne ne veut vraiment euh faire de compromis parce que ça envoie un signal négatif à ces électeurs. Et donc et vous avez deux modèles.

Un modèle la politique de l'offre, baisse des prélèvements obligatoires et un autre modèle en face qui serait de corriger cette fiscalité. Et et donc finalement euh il y a pas de il y a pas de compromis possible dans cette situation politique très fragmenté à côté des élections et on se retrouve avec a priori une difficulté à réduire ce déficit budgétaire. Je vous rappelle quand même qu'on nous annonçait qu'on serait à 3 en 2029.

Ouais 3 % 3 % du PIB et on va difficilement on est parti de 6 et on sera difficilement à 5 au bout de ou 3 ans. Mais alors si on le font justement Bernard Coad, pourquoi vous dites que c'est la fin de la politique de l'offre ? Parce que il y a des gages qui ont été offerts en quelque chose à la quelque en quelque sorte à la gauche pour qu'il y ait un compromis.

Alors, on parle d'une hausse de la prime d'activité de 2000 postes supplémentaires à l'éducation nationale de repas 1 € pour les étudiants parce que tout ça fait une politique anti-entreprise. Vous savez la fin de la politique de l'offre, elle est pas liée à monsieur le corn, elle a même commencé avec madame Born à vrai direabor Ellisabeth Borne où on a commencé à suspendre la CVA où on a suspendu la CVAE. C'est quoi ?

C'est un acronyme, c'est la contribution volontaire des entreprises et donc à l'été 2023, c'est là vraiment où on tourne une partie du dos à la politique de l'offre et ça a été affirmé de manière très négative si vous me le permettez avec la dissolution et la rivée de Michel Barnier. C'est là qu'on tourne le dos de la politique de l'offre et bien entendu pour nous c'est le renoncement à la politique proentreprise que nous avions appelé de nos vœux de 2017. C'est jusqu'à 2019, c'est-à-dire jusqu'à l'entrée à la COVID-19.

Alors, on a déjà vécu des moments de la gauche socialiste au pouvoir. Attendez, on n pas on n'est pas amnésique dans les entreprises. Ce qui est inquiétant aujourd'hui, c'est qu'on a l'impression de ne pas avoir de politique affirmée.

C'est-à-dire qu'on navigue un peu à vue, donc on nous parle de surtaxe. Après, on augmente une prime d'activité, mais on sait très bien que d'un autre côté, il faut désicardiser. Donc, si on désicise, la prime d'activité, elle a pas tellement lieu d'aide.

Donc vous voyez qu'on est un petit peu ce que j'appelle la politique du chien crevé au ville de l'eau et puis sur la politique du chien crevé au fil de l'eau. D'accord. C'estàd que on laisse un peu vos aller les choses et puis on verra bien comment ça se passe.

Non, juste une réaction non à l'ordelade par rapport à la politique du chien crevé au bord de l'eau avant qu'on si on avait vraiment une remise en question de la politique de l'offre, on aurait remis en question par exemple les aides publiques aux entreprises. Vous savez, il y a eu un rapport sénatorial là-dessus. 200 milliards d'euros par an qui a priori ont des effets limités.

Ça c'est un vrai élément de la politique de l'offre. Le deuxième élément, c'est une fiscalité qui est en fait régressive en en France au niveau des entreprises. On devrait avoir une équité, c'est-à-dire que vous soyez une petite ou une grande entreprise, vous devriez payer le même taux.

D'accord ? Aujourd'hui, les données de l'INC nous montrent que une grande entreprise paye 7 points de PIB, pardon, 7 points d'imposition de moins qu'une petite entreprise. Vous êtes dans une brasserie, vous allez payer plus d'impôts que si vous êtes total ou autre.

Ça pourquoi ? Parce qu'il y a il y a en fait on n' pas du tout remis en question toutes ces crédits d'impôts, ces exonérations, ces réductions d'impôts et ça ça aurait été une remise en question de la politique de la non mais sur les aides c'est important parce que les 15000 aides que l'on a dans le tableau des aides, elles sont pas abondées par les PME, vous le savez très bien. On ne répond pas aux aides parce que quand on répond aux Z a c'est trop compliqué, c'est vraiment trop compliqué. argent c'est pas c'est pas une je veux dire c'est pas mon coming out que je fais là je veux dire je dis qu'il faut réduire le nombre d'aides parce qu'on a trop d'aides auxquelles les PME ne répondent pas et quand elles y répondent certaines d'entre elles elles ont tellement de contrôle qu'une fois qu'on a répondu honnête on veut surtout pas y répondre donc il faut limiter les aides au PME en revanche c'est vrai il y a une vraie distorsion de concurrence entre les grands groupes qui font 80 % de leur chiff d'affaires à l'international et les PME qui peuvent pas délocaliser.

Ça c'est un vrai enjeu aujourd'hui. Alors attendez, on va continuer le débat mais on va évoquer avec Julien qui va payer la facture. Les grandes entreprises sont dans le viseur semble-t-il de Sébastien le cornu.

Vous expliqu ce sont les effectivement les plus grandes entreprises qui vont passer à la caisse. La surtaxe d'impôts et qui devait être exceptionnelle et duré juste un an et bien elle va être prolongée en 2026 et selon plusieurs sources ministérielles, cela pourrait représenter 8 milliards d'euros pour l'État. seule concession tout de même, ce sont les 300 plus grands groupes français qui sont concernés et non plus les 400 premiers.

Autre décision du gouvernement maintenir, vous l'évoquez hein, la CVE CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, c'est un impôt local pour les entreprises qui réalisent un certain chiffre d'affaires. Cette cotisation devait être abaissée, finalement ce ne sera pas le cas. Enfin, Sébastien Lecornus attaque au pacte du trail une niche fiscale dans le cadre des transmissions d'entreprises familiales.

Désormais, les biens personnels, elle tel que les maisons de vacances, les châteaux ou encore les œuvres d'art seront taxées. On le voit donc le gouvernement qui vise les grandes entreprises et pour Patrick Martin, le président du MEDEV, je le cite, les entrepreneurs s'exaspèrent d'être systématiquement la variable d'ajustement. une colère sourde hein qui monte dans le milieu économique et qui dure depuis plusieurs semaines.

En décembre, 2000 patrons ont signé une tribune et ont dénoncé, je cite, une descente aux enfers fiscales. Alors, dans un courrier adressé dimanche soir au chef d'entreprise, le premier ministre a tenté tout de même déminer la situation. Oui, un effort supplémentaire est demandé au patron, mais cet effort est nécessaire, dit-il, car il contribuera au financement de la hausse des dépenses militaire.

Benjamin Morel, est-ce que c'est un vrai argument politique de dire et bien d' enfin de de leur dire il faut que vous avanciez sur le patriotisme économique ? Alors, c'est un élément qui est en éléphant qui est en effet un élément qui peut permettre de mobiliser une partie de l'opinion. C'est-à-dire que très clairement aujourd'hui au vu de la situation internationale, c'est quelque chose qui peut être audible en revanche.

Est-ce que c'est vraiment audible dans les milieux économiques ? Ça c'est beaucoup moins évident. Mais il faut comprendre que pour le gouvernement, il y a une prise dans un rapport de force.

Celui qui est fort dans une assemblée qui est fracturée, c'est pas celui qui a le plus de députés. Celui qui est fort, c'est celui qui dispose la possibilité de vous censurer. Et là, en l'occurrence, les LR ne vont jamais censurer.

Le socle communis censurer. Ceux qui peuvent censurer, ceux qui peuvent, si jamais il y a un/ers du groupe qui rentre en dissidence en jugeant que c'est pas suffisant, censurer, c'est le groupe socialiste. Et donc on a un budget qui a été fait en partie, en partie seulement malgré tout pour donner des gages au groupes socialistes parce que c'est le groupe bascule et ça bah c'est l'une des règles du parlementarisme minoritaire.

Vous dépendez du groupe d'opposition qui vous est le plus favorable et en l'occurrence c'est pas l'heure de gloire du PS mais très clairement c'est un budget qui s'est fait en partie aux conditions de Olivier for pour vous pour le consiste que vous êtes ma Morel est-ce qu'on peut flécher des impôts vers une destin bah donc bah alors vos impôts dit le premier ministre aux entreprises vont aider les armées symboliquement c'est quelque chose qui permet de d'avoir un argument électoral mais institutionnellement constitutionnellement Et ça peut être possible. Bah en soit le fléchage juridiquement en effet il peut pas se faire. En revanche symboliquement vous pouvez vous pouvez vous en proclamer.

Et Bernard Conad, ça vous convain cet argument du premier ministre ? Est-ce que ça nous patriotisme là ? Moi, j'avais un maître en économie qui s'appelait Alfred Svi, il avait une expression qui était très forte, vous avez peut-être connu.

Il disait "La charité des riches n'a jamais rempli le ventre des plus pauvres." Voyez ? Donc c'est très clair.

C'est pas un système de vase communiquant malheureusement. Et moi ce qui m'inquiète c'est les effets d'annonce plutôt qu'une politique affirmée. Qu'on affirme une politique de gauche, on peut être contre, on peut être pour, mais on a une politique qui est claire.

Aujourd'hui, on le voit bien et c'est très bien dit par Benjamin Marel, on est dans l'ajustement et dans la recherche d'une majorité. Donc on va vers des mesures qui vont pas pour créer une politique économique, mais tout simplement pour obtenir une majorité. Et moi, je ne suis pas convaincu, c'est ça qui m'inquiète le plus, c'est que l'élection d'un président de la République demain inversera cette tendance.

Si à nouveau il n'y a pas de majorité politique derrière et donc bien entendu on est dans une ambiance extrêmement délétaire pour les entreprises. termine là 69000 défaillances d'entreprise l'année 2025 sur 2025 2500 emplois salariés non salariés et au-delà du chiffre des 69000 défaillances c'est la gamme des 50 100 et 200 salariés qui aujourd'hui sont là à être fermés ce qui n'était pas le cas auparavant où c'était les mo- 10 donc vous voyez où on est passé en 24 mois c'est-à-dire depuis 2023 et on le voit le tableau l'évolution du nombre de défailles entreprises vous l'entendez de cet argument de la du risque de défaillance d'entreprise voir de délocalisation parce que on grève leur leur trésorerie. On a déjà entendu ça quelque part.

Non, ça fait quand même pas mal de temps qu'on nous dit que le système français a trop de charge sur les entreprises. Donc, on a mis en place cette politique de l'offre. euh vous avez une réduction des prélèvements obligatoires pour euh les entreprises en moyenne.

On a un problème en France, c'est que les grandes entreprises payent moins d'impôts que les moyennes et les petites entreprises. Euh il y a sep points d'écart de fiscalité entre les deux. Donc euh c'est un petit peu le même débat qu'on pourrait avoir qu'on a eu sur la taxe du Zukman et les ultra riches.

En fait, on a un problème de fiscalité en France. avec l'ensemble des entreprises et l'ensemble des Français qui payent pas mal d'impôts, qui en payent même beaucoup, mais vous avez des individus et des entreprises qui arrivent à échapper à cet impôt et pas seulement parce que si je peux finir, pas seulement parce que elles optimisent en allant à l'étranger, elles sont capables aussi d'optimiser en France. Pourquoi ?

Parce qu'elles ont des bons avocats fiscalistes et surtout qu'il y a plein de façons de réduire ces impôts en France. Euh si vous savez bien saisir les opportunités comme vous le disiez, peut-être que les PME n'ont pas le temps de le faire, que il y a des choix aussi qui ont été faits euh pour favoriser plutôt les grandes entreprises qui étaient soit-disant les plus innovantes. Par exemple, le crédit d'impôt recherche qui coûte 7 milliards par an, la moitié est accaparée par les 50 plus grandes entreprises françaises.

D'accord ? Donc vous avez la moitié de 7 milliards et le reste est distribué au PME. C'est ça qu'il aurait fallu remettre en question.

H alors écoutez avant de vous entendre Bernard, on va on va écouter Philippe Juin qui est le rapporteur général LR du budget. Pour lui, le compte n'y est pas si on en croit ces arguments. On l'écoute.

Tout le monde dit qu'au coro allons être à moins de 5 % d'endettement mais il y a 1 an l'objectif c'était d'être à 4,7. Donc on présente un recul comme une victoire. Moi je suis très inquiet.

La France est très malade. Elle est très malade. Les choses ne sont pas graves.

Elles sont très graves et elle est très malade. Et si on ne la soigne pas, elle va mourir. Et c'est le médecin qui vous parle d'une certaine manière.

Comment peut-on soigner la France ? C'est ça le sujet. Moi, je crois qu'on doit y parvenir en baissant les dépenses.

C'est pas un peu excessif Bernard Conad ce que dit la Écoutez, c'est une vision des choses. Je parle quand il est médecin donc effectivement il peut-être un remède de cheval ou une potion magique. Mais en tous les cas, croissance en France.

Voilà. Non, il y a quand même des très bons résultats sur un certain nombre de groupes financiers, ça a été dit, une optimisation, mais il y a aussi un danger aujourd'hui, je tiens à le rappeler, et vous l'avez évoqué avec les symboles. Moi, ce qui m'inquiète en économie aujourd'hui, ce sont les symboles.

On parle du pacte du trail. Quel scandale ce pacte du travail. Et pourtant, c'est tellement important la transmission de l'entreprise.

Alors, c'est vrai qu'il y a des bateaux, mais c'est ça qu'il faut supprimer. C'est vrai qu'il y a un certain nombre d'avantages, c'est ça qu'il faut supprimer. En lui-même le pacte du trail qui permet la transmission d'entreprise.

Ben il vous a entendu le premier ministre. Attendez, le pacte du trail, il permet de nouveau aux très riches de transmettre et de payer. Est-ce finir ?

C'est exactement le même problème que sur les ultra riches et sur les grandes entreprises. Le pacte du trail permet aux très riches d'échapper à l'impôt sur les successions auquels le reste des Français n'échappe pas. Donc c'est ça qui est important.

De nouveau, on a un problème fiscal, on a des il faut corriger ce système fiscal qui permet à certains individus et certaines entreprises d'échapper. Le pacte du trail. Arrêtez, si vous me le permettez, arrêtez de comparer l'ensemble des Français avec le monde qui produit et qui travaille parce que quel est mon objectif à moi ?

Non, mais vous avez dit les Français sur le pacte du travail. Aujourd'hui, ce qui est important c'est qu'on réindustrialise notre pays. On n'est pas en voie avec le message qu'on envoie aujourd'hui de dire qu'il faut refaire de la production.

On parle pas du tout de la même chose. Justement, je vous dis donc moi je parise sur le pact du tr qui permet qu'on évite que nos entrepreneurs et notamment les plus riches d'entre eux aillent produire à l'étranger. C'est ce qui se passe aujourd'hui.

Et quand je dis à l'étranger, mais je suis très à l'aise. Vous êtes à l'aise avec le fait qu'il y a des gens qui payent moins d'impôts que le reste des Français. Très bien.

On garde quelques minutes pour vous demander comment on fait pour échapper au blocage budgétaire. Benjamin Morel, alors le blocage budgétaire, bah il y a une solution qui est une solution politique, faut arriver à construire des majorités. Ça le problème actuellement c'est qu'on a une forme de sclérose des majorités.

Donc il faudra voir si en 2027 ça peut se débloquer. Puis ensuite il y a des solutions institutionnelles. He on a notamment proposé annuelle.

C'est ça. Alors c'est ça. Dans le cas d'une note avec les membes pour le haut commissariat au plan, on propose notamment des lois plurannuelles.

C'est un avantage la loi plurannuelle, c'est que ça permet de voir concrètement. Bah pour l'instant, on est soumis à ce qu'on à ce qu'on appelle le principe d'annualité budgétaire. Donc chaque année, on refait le même travail.

On repart un peu de zéro. Le principe d'une loi pluriannuelle, c'est qu'on essaie de se projeter dans l'avenir, qu'on veuille réduire les dépenses publiques, qu'on veuille la transition écologique, qu'on veuille le réarmement du pays. L'idée, c'est d'arriver à voir sur une législature comment avoir un suivi dans les politiques publiques.

Et dans ce cadre-là, et bien vous avez un plan au départ, ce qui permet possiblement si vous arrivez à former une coalition de solidifier votre coalition, vous demandez entre partis politiques où vous voulez aller et chaque année, bah vous êtes en capacité d'ajuster. Aujourd'hui, on refait dans une période de 40 jours à l'Assemblée nationale l'ensemble du débat sur toutes les dispositions. Résultat, on le fait mal et on ne se projette pas nécessairement dans l'avenir, notamment en terme d'investissement.

Pé, ça existe dans d'autres pays européens. Et il y a quand même une question qui se pose de façon générale dans la plupart des pays européens sur comment est-ce que on se projette, prenez la Chine qui se projette à 50 ans dans les nouvelles ro roues de la soie, nous on se projette sur 1 an et même pas en réalité. On se projette la plupart du temps à 6 mois avant un projet de loi de finance rectificative.

Donc il faut avoir cette capacité de projection et de l'autre côté il faut également arriver en remettant les choses chaque année sur le métier à avoir de meilleurs chiffres et une meilleure réflexion sur ce que l'on fait. Prenez par exemple la question de la taxman. Alors, je suis sûr que mes voisins ont une réponse, mais en tant que complet ignorant sur euh en matière d'économie, je ne sais pas ce que rapporterait potentiellement la taxe Zucman.

Voilà une question qu'on aurait dû se poser des mois avant de pouvoir débattre de ça. Alors oui, mais vous vous le savez sans doute mais vous il y a il y a il y a d'autres sur cette idée de budget pluriannuel est-ce que parce que certains disent attention il y a pas il y aura pas de marge de manœuvre par exemple s'il y a une alternance une dissolution ben ceux qui arriveraient au pouvoir se retrouveraiit bloqués avec un budget plannuel. Vous vous faites un reset à chaque dissolution à chaque nouvelle alternance.

Je vais juste abonder dans le sens de Benjamin Morel et de cette note. Euh vous avez en économie l'idée d'un rendement des dépense publique et en réalité vous avez de la dépense publique qui est plus ou moins rentable. Par exemple, quand vous dépensez sur l'éducation, c'est extrêmement rentable parce que en améliorant le capital humain de votre population, vous allez avoir des meilleurs salaires et donc avoir de meilleures recettes pour l'État dans 5 ou 10 ans.

Le problème, c'est que ça prend 5 ou 10 ans et donc les élus qui ont un horizon temporel beaucoup plus court vont faire des compromis et donner de l'argent à des entreprises qui qui est pas vraiment très rentable parce que voilà, il y a des effets très limités. Sur la transition, c'est la même chose écologique transition écologique. Donc vous avez des investissements publics qui sont mais vraiment je veux dire on c'est documenter empiriquement beaucoup plus rentable que d'autres.

Est-ce que vous êtes d'accord avec cela vous aussi ? Est-ce que ça peut faire consensus entre vous en terme de Benjamin ? Oui, ça me semble une bonne chose.

Et moi je crois qu'on a oublié dans le débat le deuxième volet du premier ministre, c'està-dire la baisse des dépenses publiques parce que ça va arriver très très vite hein. Ça fait partie aussi de de ce qu'il a proposé. Donc qui a un volet ?

Bah oui, mais c'est important. On évoquait tout à l'heure les 4 à 8 milliards de taxation supplémentaires. Moi, je crois que l'ambiance, elle est chez nous, nous les entreprises un peu dans une inquiétude mais qui n'est pas non plus déraisonné hein.

On voudrait que ça aille un peu plus vite et que ce soit surtout stabilisé. Très bien. Merci infiniment, c'est le mot de la fin et merci d'avoir participé à ce débat.

On va rester dans l'actualité par Xavier Modu et Marie Bonisso au classement annuel des chiens préférés des Français. C'est pas le chien crevé qui va au bord de l'eau, c'est le Golden Retriever qui l'emporte la patte. Et aux États-Unis, l'acteur Mad Damon alerte et dénonce le formatage par la plateforme Netflix des films d'action à destination des spectateurs qui ont leur téléphone en main en même temps qu'ils regardent le film.

Mais d'abord le mauvaisette du jour, Cuba île des Caraïbes vivant au rythme des privations et de la salsa dans le collimateur de Donald Trump. C'est entendu. Pourquoi Donald Trump s'en prend-il à Cuba ?

Cuba occupe le devant de la scène à destination de Cuba. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. [musique] Entendu.

La vie secrète des mots vedettes. Cuba, probablement dérivé de Cubao, terre fertile en langue Taino, une ethnie autochtone des Antilles, désigne la plus grande île des Caraïbes située [musique] à 144 km au sud de la Floride. Après avoir kidnappé son homologue vénézuezuélien le 3 janvier, le président états-unien a proféré un chapelet de menace contre Cuba.

Le 11 janvier, il a approuvé le message d'un fan suggérant de faire [musique] du chef de la diplomatie américaine d'origine cubaine le président de Lille. Puis suggérer à Cuba de signer un deal avec les États-Unis. [musique] Faute de quoi a-t-il écrit en majuscule.

Il y aura plus de pétrole ni d'argent pour Cuba. Zéro. Privé Cuba de pétrole [musique] s'est étouffé encore un peu plus un pays qui a besoin de 100000 barils par jour fourni à 35 % par le Venezuela.

Soit encore plus de pannes d'électricité sur une île déjà sujette aux pénuri en tout genre affichant un indice de développement humain humiliant de 97e sur 188 et dont 25 % des habitants ont fuit depuis 2020. Les premiers cubains ont habité l'île il y a plus de 5000 ans avant le débarquement envahissant d'un célèbre navigateur génois. Cuba a vécu à l'espagnol du 16e au 19e siècle jusqu'à l'indépendance de 1902 et la colonisation pétro agrotouristico mafio tripotière américaine liquidée en 1959 par l'arrivée de deux frangin sa trappe coco en kaki.

Jefferson puis [musique] Adams rêvait d'intégrer Cuba à l'Union américaine laquelle a essayé d'acheter Cuba à l'Espagne six fois sans succès. Contre les castro castrateurs. Les [musique] USA ont imposé 60 ans d'embargo à leur voisin à la dje.

Depuis peu chaud à l'actuel président et celé et fauché qui a plastronné personne n'est nos commandes. [musique] Cuba tête haute culotté et excellent. Tibonte re bonsoir Marie Bonisso.

Xavier modu lors de vos chroniques alors cher Xavier waf waf. La centrale canine ça existe. C'est très important. publié le palmarès des chiens préférés en France en 2025.

Alors après 7 années au top, le berger australien est rétrogradé et se retrouve derrière le Golden Ret River, le Cabo vainqueur. Donc et vous nous en parlez de ce chien magnifique. Au printemps 1911, la société française pour l'amélioration des restes de chiens accueille de nouveaux clubs.

Alors le premier a un nom que je trouve absolument fabuleux hein, c'est le club d'amateurs des petits chiens de luxe appelé aussi le club de chiens de dab. C'est là où nous trouvons les amateurs, les amatrices du charmant Loulou de Pomérani ou du très très mignon griffon Bruxellois. Mais il y a un autre club donc qui alors lui est beaucoup plus virile, c'est le Retriever Club qui s'intéresse donc au Retriever.

C'est un chien d'origine anglo-saxonne, il vient du Royaume-Uni, un chien destiné à la chasse. C'est un chien de rapport Elizabeth. C'est-à-dire qu'il rapporte le gibier tué ou blessé principalement.

Le gibier d'eau. C'est d'ailleurs la signification de son nom he retriever, ça vient de l'anglais to retrieve rapporté. Mais attention, c'est un mot français.

C'est un mot que les anglais ont piqué au vieux français, retrouver. Donc évidemment retrouver, il retrouve la peau d'accord. Alors le retriver quand devient-il doré puisqu'il est Golden ?

Il est Golden. Alors vous avez plusieurs races de retrieveur bien sûr, vous avez le retriveur de l'aba de Chepak, lui vient des États-Unis, le retriveur à Poil rraat, lui vient du Royaume-Uni. Vous avez le célèbre Labrador retrive.

Ah oui, qui vient du Canada et le retriveur doré qui est doré parce que son poil est de cette couleur là et c'est absolument magnifique. C'est un chien qui naît, une race qui est créée au milieu du 19e siècle et qui se répand vraiment le début du 20e siècle. C'est seulement en 1931 que les standards de la race sont fixés et c'est aussi en 1931, d'ailleurs, c'est logique que la manufacture d'armes et de cycle de Saint-Étienne, connue de tous les chasseurs, publie une petite plaquette sur les chiens de chasse et présente le Golden Red River.

Ce chien qui est présenté comme tout nouveau tout beau et qui plaît beaucoup. qui plaît beaucoup à ce moment-là. C'est un chien de sage admirable parce que il est endurant, parce que il est actif, c'est un chien à l'os solide, à la pâte musclée et à la dent douce.

C'estàd que à la dent douce, il va vous ramener votre petit pigeon abîmé, votre bécass comme ça avec énormément de délicatesse parce que déjà en 1931 dans cet ouvrage là, il est dit que le retriever fait preuve quand il est golden d'une grande capacité de bonté. Ça c'est très beau et d'intelligence. Et déjà en 1931, il y a le souhait que ce chien soit mieux connu et plus répandu.

Et ben voilà, c'est fait. Il a fallu attendre un petit peu moins d'un siècle mais il a trouvé la médaille d'or, tout ça parce que il a du chien. Ah oui.

Oh c'est tout. C'est tout. Donnez la pâte.

C'est tout tout. [rires] Marie les films à la demande sur les plateformes comme Netflix n'ont plus grand-chose à voir avec les films de cinéma de l'âge d'or, du cinéma comme on l'aime. C'est un constat fait par l'acteur et producteur Matt Damon.

Matt Damon. Ouais. et qui dit que Netflix a complètement bouleversé en mal notre façon de réaliser des films et d'écrire des scénarios.

Alors, c'est une des voix les plus puissantes d'Hollywood qui dit ça, Mat Demon. Et ses propos ont été d'autant plus remarqués que ce même Mat Demon est en pleine promotion d'un film Netflix. Voilà, c'est pour ça qu'on l'a entendu avec étonnement son film.

Bon, ça c'est The Rip, c'est un truc avec des flics à Miami qui l'interprète et qu'il a coproduit avec son ami toujours Benflek. Alors Mat Demon et Benflek était invité il y a quelques jours chez le podcaster conservateur le plus écouté des États-Unis Joe Rogan et Mat Demon a raconté par quel subterfuge Netflix essae absolument de garder de capter l'attention de ses spectateurs et de ses spectatrices qui sont il faut le dire beaucoup moins attentifs qu'un public de cinéma. Résultat, ce qu'on a demandé à ce film d'action de Mat Demon, c'est notamment de changer l'ordre des scènes.

C'est très concret. Notamon Mat Damon, il raconte que avant dans un blockbuster hollywoodien classique, on va mettre à peu près trois scènes d'action. On les dissémine et puis on donne le paquet, on met le paquet sur la dernière scène d'action. sur Netflix, c'est exactement l'inverse. [rires] Ben oui, je savais que ça vous choquerait Elizabeth, le téléphone portable pendant le film.

C'est la dur œuvres de plateforme qu'on regarde avec plein de distraction chez soi. Donc des dialogues super explicatifs, on prend un peu pour des idiots, mais aussi des plans très courts. Netflix exige des plans 20 secondes maximum.

Il donnent même à leur réalisateur une liste de caméras autorisées. C'est de l'ultra formatage avec évidemment quelques exceptions, notamment la série adolescence. euh qui était composé que de plans séquence avec des dialogues extrêmement subtils.

La plateforme peut produire quelques films intéressants, faut être honnête. Mais dans l'ensemble, Netflix a inventé le film qui se regarde d'une oreille. Euh Netflix a détruit la sacralité dans notre rapport aux images et à la fiction et dans notre pratique de consommation.

C'est un critique et producteur français Romain Blondau, qui a dit ça. C'est l'auteur d'un panflet bien senti sur Netflix. C'est vrai que dans cette économie de l'inattention, on est bien peu de choses mais comme on est en janvier, je me suis dit qu'on pouvait encore prendre des bonnes résolutions comme mettre de côté, mettre en silencieux notre téléphone et notre enfant pendant qu'on regarde un film et notre chien de notre Golden Retriever pendant qu'on regarde un film ou au moins pendant qu'on regarde ma chronique, je vous vois répondre à vos questions.

Et vous rappelez ce que disait Jeanl God ? Quand vous allez au cinéma, vous regardez vers le haut. Quand vous êtes devant la télévision, film, vous regardez vers le bas, sauf sur vous regardez en face.

Merci à demain les Artaisiens 20h05 tus

La prise de pouvoir des néoréactionnaires / Budget pour 2026, mais à quel prix ? | 28 minutes | ARTE — Sébastien Lecornu · Pourquijevote