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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 20 septembre 2024 61 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSolidarités & famille

Francis Ford Coppola, entretien avec un géant - C à vous la suite, l’intégrale - 20/09/2024

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 4 %Défensif 4 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Bonsoir Francis Ford Coppola. On est très heureux de vous recevoir ce soir à quelques jours de la sortie en France de Megalopolis.

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Ils sont d'entend plus rassurés avec Megalopolis, que vous leur dites que vous avez déjà commencé à travailler sur votre prochain film et que l'objectif c'est d'être encore là dans 20 ans.

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Un film dont vous avez réécrit plus de 300 fois le scénario, que vous avez quasiment entièrement financé vous-même.

  • 3:10OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça fait de vous, Francis Ford Coppola, une tête brûlée ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Sans risque, l'art c'est quoi ?

  • 7:02OuverteRéponse directe

    Vous êtes optimiste à long terme pour l'ensemble de l'humanité, peut-être plus pessimiste pour l'avenir très proche des États-Unis, avec ce déclin de l'Empire américain que vous évoquez dans Megalopolis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:14Invité politiqueFait
    « Vous savez, moi j'adore le cinéma, j'adore le cinéma et puis ça m'est déjà arrivé, Jacques Tati, ce géant du cinéma, lui il a pris toute sa fortune, tout l'argent et il a misé sur un film qu'il voulait faire et ce film a échoué, personne ne l'avait et il est mort dans la pauvreté. »
  • 4:22PrésentateurFait
    « Il n'y a pas d'art sans risque, vous avez raison de le dire. »
  • 4:22Invité politiqueChiffre
    « Et comme vous le dites, j'ai pratiquement, enfin j'ai effectivement financé ce film, j'avais fait déjà par le passé avec Apocalypse Now, à l'époque, vous savez, les taux d'intérêt, ils étaient à 21%, encore pire, encore pire qu'aujourd'hui. »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « C'est vrai que, comme l'ancien président, on s'appuie sur la haine de l'autre. C'est comme ça que ces gens se font élire. »
  • 8:33Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai connu beaucoup d'haïtiens. J'ai travaillé avec eux. C'est les gens les plus doux, les plus agréables, les meilleurs hommes qu'ils soient. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « On ne peut pas se permettre de perdre un seul enfant, ni au Soudan, ni en Éthiopie, ni en Palestine, ni nulle part. »
  • 18:10Invité politiqueFait
    « Mais Marc Aurel disait que lorsqu'on perd un être cher, il faut essayer de lui ressembler. »
  • 18:50Invité politiqueChiffre
    « J'ai 85 ans maintenant. »
  • 27:42Invité politiqueFait
    « Le président de la République a un problème. Il est tout à fait normal que les Français en soient informés. »
  • 27:57Invité politiqueFait
    « Bien mal m'en a pris. »
  • 28:40Invité politiqueFait
    « Il m'a dit, je vais te raconter un truc. »
  • 36:10Invité politiqueChiffre
    « Il a fallu 10 ans à son créateur américain pour arriver à ce goût prisé, désormais par les plus jeunes. »
  • 36:25Invité politiqueChiffre
    « Il y a 12% de plus de sucre dans ce raisin au goût du bonbon. »
  • 37:05Invité politiqueChiffre
    « ce qui équivaut aujourd'hui à 600 000 euros. »
  • 43:51InvitéFait
    « on a trouvé déjà deux traitements qui sont actifs aux États-Unis, mais dont les effets secondaires sont beaucoup trop puissants pour arriver chez nous en Europe. »

Temps de parole

  • Invité politique64 %
  • Présentateur19 %
  • Invité9 %
  • Invité 22 %
  • Invité 32 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

C'est à vous pour vous accompagner jusqu'à 21h avec un géant du cinéma, figure de proue aux côtés de Martin Scorsese, du nouvel Hollywood des années 70, la trilogie du Parrain, Conversation Secrète, Dracula ou encore Apocalypse Now, des chefs-d'oeuvre, 13 Oscars, 5 Golden Globes, 2 Palmes d'or à Cannes, 1 Lion d'honneur à Venise et 1 Prix Lumière à Lyon.

Un réalisateur adulé qui revient au cinéma avec le projet d'une vie, un film qu'il avait en tête depuis plusieurs décennies, une fresque philosophique qui nous transporte dans un futur décadent où s'affronte comme dans la Rome antique, César, un architecte de génie qui entend construire une nouvelle cité utopique et Cicéron, le maire conservateur et garant des traditions. Bonsoir Francis Ford Coppola. On est très heureux de vous recevoir ce soir à quelques jours de la sortie en France de Megalopolis, un film qui est forcément un événement parce que vous n'en aviez pas réalisé depuis 13 ans et que beaucoup de cinéphiles craignaient que vous arrêtiez définitivement le cinéma.

Ils sont d'entend plus rassurés avec Megalopolis, que vous leur dites que vous avez déjà commencé à travailler sur votre prochain film et que l'objectif c'est d'être encore là dans 20 ans.

2:22
Invité politique

Ah oui, j'ai tout à fait l'intention d'être là dans 20 ans.

2:27
Présentateur

Parce que vous êtes insatiable de cinéma ?

2:29
Invité politique

Vous savez, ça fait quoi ? Depuis l'âge de 15 ans que je fais du cinéma. J'étais metteur en scène au théâtre au départ et puis ma famille habitait à New York, ils étaient musiciens, on était dans le showbiz déjà à leur façon, mais j'ai grandi dans l'opéra, les comédies musicales, c'est toute ma vie.

2:49
Présentateur

Ce film présenté à Cannes en mai dernier au festival du film américain de Deauville il y a quelques jours, beaucoup l'ont qualifié de Paris fou. Un film dont vous avez réécrit plus de 300 fois le scénario, que vous avez quasiment entièrement financé vous-même. Hypothéquant, on l'a beaucoup dit, une partie de vos biens, vos vignes notamment, à un moment où les taux d'intérêt étaient au plus haut. Est-ce que ça fait de vous, Francis Ford Coppola, une tête brûlée ?

3:14
Invité politique

Vous savez, moi j'adore le cinéma, j'adore le cinéma et puis ça m'est déjà arrivé, Jacques Tati, ce géant du cinéma, lui il a pris toute sa fortune, tout l'argent et il a misé sur un film qu'il voulait faire et ce film a échoué, personne ne l'avait et il est mort dans la pauvreté. Mais ce film c'était un chef-d'oeuvre, c'était Playtime et il faut tous remercier Jacques Tati de nous avoir légué un tel film qui nous a fait tant rire. Et il y a plein d'histoires comme ça, Bizey, Georges Bizey, le compositeur, l'or, l'auteur de Carmen, il a été hué à la fin à telle ancienne qu'il est mort à 50 ans d'une crise cardiaque.

Non, Bizey c'est le plus grand opéra de tous les temps, la tour Eiffel, il était question de la démonter après sa construction. Bon, il faut toujours essayer quelque chose de nouveau et prendre le risque et puis il subit, il résiste à l'épreuve du temps, c'est ça qui compte.

4:16
Présentateur

Et puis ça a rendu, j'imagine, l'aventure encore plus extraordinaire. Sans risque, l'art c'est quoi ?

4:22
Invité politique

Il n'y a pas d'art sans risque, vous avez raison de le dire. Et comme vous le dites, j'ai pratiquement, enfin j'ai effectivement financé ce film, j'avais fait déjà par le passé avec Apocalypse Now, à l'époque, vous savez, les taux d'intérêt, ils étaient à 21%, encore pire, encore pire qu'aujourd'hui. Donc les choses s'améliorent au contraire.

4:47
Présentateur

Donc c'est le moment de continuer et de continuer à prendre des risques, Patrick.

4:50
Invité politique

« Megalopolis », c'est un film qui vous emporte, qui vous intrigue, qui vous fait réfléchir, qui vous émerveille, mais que chacun regardera avec des yeux différents, avec plusieurs niveaux de lecture. On peut le voir pour le plaisir de personnages et d'acteurs hors du commun, Adam Driver, Nathalie Emmanuel, John Voight, Chia Leboeuf, Giancarlo Esposito, ils sont tous extraordinaires et vous concentrez sur chacun de leur visage. On peut admirer la fresque qui parle de science-fiction, d'urbanisme, de politique, de philosophie, d'amour, mais aussi surtout de l'avenir de l'être humain qui, selon vous, est à la croisée des chemins.

On peut adhérer à la métaphore qui vous fait comparer l'Empire américain à l'Empire romain, sur le point de s'effondrer avec ces personnages de César Catilina, Cicéron, Crassus, qui s'affrontent dans cette « New Rome ». Et applaudir à cette idée géniale l'invention d'un matériau révolutionnaire, le Megalon, qui rend non seulement les constructions de César capables de changer de forme, mais lui donne aussi une sorte de superpouvoir. Pourquoi c'est une idée géniale ? Parce qu'on se dit que c'est le privilège de tous les créateurs d'être capables d'arrêter le temps. Les cinéastes, les écrivains, les peintres. Tout à fait, exactement. Tous les artistes sont capables de maîtriser le temps.

Dès la première peinture rupestre dans les grottes de Lascaux, où c'était Goethe qui disait que l'architecture était la musique figée dans le temps, les artistes maîtrisent le temps. Ceux qui ne sont pas artistes, eux, sont contrôlés par le temps. Il vaudrait mieux que nous soyons tous des artistes, parce que nous sommes une famille de génies. Nous sommes tous artistes à notre façon. Nous avons tous le talent que l'on croit réserver à certains, mais nous avons tous ce don. Vous aussi. Et vous surtout.

7:02
Présentateur

Vous êtes optimiste à long terme pour l'ensemble de l'humanité, peut-être plus pessimiste pour l'avenir très proche des États-Unis, avec ce déclin de l'Empire américain que vous évoquez dans Megalopolis, qui pourrait s'accélérer avec le retour au pouvoir de Donald Trump ?

7:21
Invité politique

C'est vrai que, comme l'ancien président, on s'appuie sur la haine de l'autre. C'est comme ça que ces gens se font élire. Ça, ce sont des démagogues. Et ça a toujours existé à travers les temps, à travers l'histoire. Mais ce n'est pas vrai. Nous sommes tous très bien. La famille humaine est une grande famille qui a le pouvoir de résoudre tous les problèmes qui se présentent. Il y a un philosophe français, je crois, j'oublie qui, qui avait dit que la mode, ce n'est pas le destin. Et si les tendances sont mauvaises, ça ne veut pas dire qu'elles sont irréversibles. On peut toujours les renverser. Nous avons le talent pour le faire.

8:03
Présentateur

Surfer sur la haine à la différence de l'autre, c'est ce qu'a fait, il y a encore quelques jours, Donald Trump, lors du débat qu'il opposait à Kamala Harris, relayant une fake news sur les immigrés haïtiens.

8:13
Invité

— In Springfield, they're eating the dogs, the people that came in. They're eating the cats. They're eating the pets of the people that live there. And this is what's happening in our country. And it's a shame.

8:29
Présentateur

— Une phrase qui vous a révolté, Francis Ford Coppola.

8:33
Invité politique

— Moi, j'ai connu beaucoup d'haïtiens. J'ai travaillé avec eux. C'est les gens les plus doux, les plus agréables, les meilleurs hommes qu'ils soient. Ils sont pleins de talents, de générosité, pleins de gentillesse. Et entendre ces trucs-là racontés à leur sujet, c'est vraiment honteux. C'est des gens merveilleux. Et je le sais personnellement. Je ne le dirais pas si je ne le savais pas personnellement.

8:56
Présentateur

— Vous vous opposez à Donald Trump. Et pourtant, dans le film, vous avez choisi de donner un rôle important à John Voight, soutien officiel de Donald Trump. Mais c'était le premier à vous soutenir dans ce projet ?

9:08
Invité politique

— Ben, écoutez, je ne suis pas en train de dire que je suis contre Donald Trump ou pour ou. Ce que je dis, c'est qu'il faut dépasser la politique. Parce que, finalement, la politique, c'est des luttes de pouvoir interne. Il faut dépasser ça. — Et il me semble... Enfin, c'est la raison pour laquelle, dans mon film, j'ai choisi des gens qui aimaient bien Donald Trump et d'autres qui ne les aimaient pas. Enfin, j'ai pris des gens de tous les horizons politiques, de toutes les convictions politiques possibles, parce qu'on peut démontrer qu'on peut malgré ça dépasser ces différences en étant créatifs. Parce que quand on crée, on joue ensemble. Et c'est là que l'humanité se présente le mieux.

— En mai dernier, à Cannes, tous vos acteurs, tous ceux que citait Patrick et tous les autres jeunes ou moins jeunes ont tenu à vous accompagner. C'était votre retour en compétition 50 ans après Apocalypse Now et aussi votre palme d'or pour Conversations secrètes. Une montée des marches exceptionnelle et une très longue et bouleversante émotion à l'issue de la projection.

10:14
Invité

— Merci. Merci beaucoup. Je ne trouve pas les mots pour exprimer mes sentiments, mais je souhaitais tout simplement que voici ma petite-fille.

10:33
Présentateur

Voici encore une petite-fille. Ce sont les enfants qui vont vivre sur cette planète après nous.

10:40
Locuteur non identifié

Donc la chose la plus importante, le mot le plus important, c'est l'espoir. Et je dédie mon film à l'espoir.

10:50
Invité politique

— On a aimé votre sourire en voyant vos petits-enfants autour de vous à Cannes. La famille, tout comme déjà c'était le cas en 1979, lorsque vous avez présenté Apocalypse Now au festivalier, on va reconnaître par exemple Sophia et Roman, deux futurs réalisateurs.

11:08
Invité

— Vous avez toujours aimé être entouré de votre famille et de vos enfants, y compris sur les tournages.

11:36
Invité politique

— Oui, oui, j'ai toujours eu plaisir à être entouré de ma famille, surtout lorsqu'il faut que je me déplace pendant plus d'une semaine. Je prenais mes gamins avec moi. Mais tous les enfants, je les aime. Tous les enfants de l'humanité sont mes enfants. Et ce sont des êtres précieux. On ne peut pas se permettre de perdre un seul enfant, ni au Soudan, ni en Éthiopie, ni en Palestine, ni nulle part. Le bébé humain est un génie en puissance qui va contribuer à l'humanité. Ce sont les prochains Beethoven, les prochains Rembrandt, les prochains Archimède. On a besoin des enfants.

12:11
Présentateur

— Vous dites même que Sophia, qu'on a vu là sur ces images, est une meilleure réalisatrice de cinéma que vous-même.

12:16
Invité politique

— Écoutez, évidemment. Bien sûr. Quand je parle de mes enfants, je les adore tous. Mais je crois qu'on est tous comme ça. Regardez, elle est magnifique. — Sept ans avant Apocalypse Now, c'est le parrain qui vous a fait éclore aux yeux du monde. Fresque, criminelle, magistrale qui raconte les histoires de Vito et Michael Corleone en même temps que celle de l'Amérique du XXe siècle, portée par la musique de Nino Rota. Chacun, chaque amoureux du parrain a sa scène culte. L'ouverture avec le mariage de Connie, la tête de cheval dans le lit du maniavols. Chacun sa préférée. On a choisi de montrer votre scène préférée. La voici.

13:02
Invité

— Ah ! Est-ce que c'est...

13:12
Invité politique

— Quelques secondes plus tard, le parrain s'écroule et l'enfant croit qu'il fait semblant. Qu'est-ce qui vous fait aimer cette scène, Francisco Pola ? — Apparemment, on disait que cette scène n'était pas nécessaire parce que quand on passe à la scène de l'entièrement, on sait qu'il est mort. Mais je dois remercier Marlon Brando parce que c'est lui qui a tenu bon et qui a dit « Moi, je l'ai fait pour mes enfants ». Marlon Brando, c'était un génie pur. C'était son idée à lui. — Génie. — Votre collaboration avec Brando, Al Pacino, puis De Niro à partir du parrain 2 fait partie maintenant de la légende du cinéma. Mais ça n'a pas toujours été facile pour eux.

Écoutez Al Pacino raconter avec humour vos exigences pour la scène du mariage. On est en 2002.

14:32
Invité

— Francis dit « OK Al, here's the thing, you pass around the candies, you go to the different people, and then you take the girl who's your wife, and you waltz, you do a waltz, and you go off in the car. » — C'est magnifique.

15:12
Invité politique

— Il dit qu'il ne sait pas conduire, et puis c'est vrai, à l'époque, il ne parlait pas italien, il ne savait pas danser, il ne savait pas conduire. — Je crois que vous l'aviez découvert à Broadway sur scène, mais pour vous, c'était lui et personne d'autre. — Absolument. Lorsque j'ai lu le bouquin, je l'ai vu en Halle, et je me suis dit « Voilà, c'est lui ».

15:31
Présentateur

— Al Pacino dans Le Parrain, Gary Oldman dans Dracula en 1992, lorsqu'il était à Cannes au mois de mai dernier, il était venu nous parler du sens, de l'exigence dont vous avez fait preuve à son égard pour le tournage de ce film.

15:45
Invité

— Je voulais absolument travailler avec Coppola. Je me suis dit « Tiens, Francis, il va faire quelque chose de très intéressant avec ce film ».

15:58
Présentateur

— Et vous en voyez un cercueil, Francis Ford Coppola, et vous y avez dormi pendant des nuits et des nuits ?

16:04
Invité

— Oui, un petit peu, oui.

16:05
Présentateur

— Et alors ? C'est à refaire ou ?

16:08
Invité

— Non, je ne fais plus le secueil. Non.

16:12
Invité politique

— Je ne me rappelais pas cet incident. Mais toujours est-il que c'était un acteur extraordinaire, Gary. C'est une collaboration très intense. Et quand on regarde Dracula 30 ans après le film, ça montre que ce film a également réussi à résister à l'épreuve du temps.

16:33
Présentateur

— L'épreuve du temps, parce que vous êtes exigeant avec vos acteurs et que votre public aussi, que vous assumez de décontenancer, de dérouter. Et ce n'est pas très grave si on ne comprend pas Megalopolis, là, la première fois. Il faudra y retourner. Il faudra même le revoir tous les ans, à Noël ou au Nouvel An.

16:52
Invité politique

— Écoutez, je vais vous dire ce qui est sympa dans Megalopolis. Ce film n'est jamais ennuyeux. Et ça, j'ai fait exprès. Pourquoi ? Parce que je veux que le public aille revoir ce film. Parce que quand on le revoit, on découvre de nouvelles choses. Même moi, quand je revois le film, je découvre des choses que je n'avais pas remarquées. Et c'est ça. Il faut qu'il reste dans la durée.

17:14
Présentateur

— Ce film, il sort à un moment particulier de votre existence que vous avez évoqué face au public français le week-end dernier, lors de l'avant-première au festival du film américain de Deauville.

17:24
Invité politique

— Une nuit, il y a 62 ans, dans un petit hôtel tout près d'ici, deux amis sont devenus amoureux.

17:34
Invité

L'un d'entre eux avait un prénom de reine du XIIe siècle, Eleonore.

17:44
Invité politique

Après 62 ans de mariage, malheureusement, j'ai perdu mon Eleonore.

17:51
Présentateur

— Votre épouse à laquelle vous dédiez ce film Megalopolis. Vous reprenez également à votre compte une maxime de l'empereur et philosophe Marc Aurel. Que dit cette maxime ?

18:03
Invité politique

— Évidemment, c'est dur de perdre son épouse lorsqu'on a été marié à 62 ans. Mais Marc Aurel disait que lorsqu'on perd un être cher, il faut essayer de lui ressembler. Parce que lorsqu'on essaie de ressembler à un être cher qui disparaît, cet être cher survit. Et Eleonore était toujours la bonté même, toujours en train d'aider les autres. Alors, je n'ai pas toujours été comme ça, mais j'essaie de lui ressembler maintenant. J'ai appelé un ami l'autre jour, j'ai demandé comment ça va. Et ça l'a rendu heureux, cet appel. Et ça, ça m'a rendu heureux moi-même parce que cela m'a permis de la faire vivre. C'est dur de perdre sa meilleure amie, enfin son épouse. J'ai 85 ans maintenant.

J'ai vécu avec mes parents jusqu'à l'âge de 20 ans et ensuite avec elle toute ma vie. Non, c'est dur.

18:59
Présentateur

Megalopolis est en salle mercredi prochain avec un casting époustouflant. Adam Driver, John Carlo Esposito, Nathalie Emmanuel, Audrey Plaza, Laurence Fishburne, John Voight, Chia Leboeuf. Merci beaucoup Francis Forstopola d'être venu ce soir nous en parler.

19:12
Invité politique

Merci à vous, merci à tous.

19:15
Présentateur

Et merci à Robert Wolfenstein qui a assuré ce soir votre traduction.

19:18
Invité politique

Merci beaucoup Francis.

19:20
Présentateur

Voilà pour cet entretien enregistré lundi. Tout de suite, le bonus de Laurence Enéchal et le retour de Mohamed Bouafsi. Ça s'appelle une arrivée groupée. Il est question de Francis Ford Coppola. Tiens, ça tombe bien dans votre bonus, Laurence.

19:38
Invité politique

Oui, c'est une anecdote qui m'a amusé dans le livre de Guillaume Durand, Bande à part, qui paraît chez Plon. Et il raconte dedans comment en 98, il était chez Canal+, à l'époque, il a fait des pâtes à Francis Ford Coppola chez lui. En fait, il a été contacté par des copains qui travaillaient sur le tournage d'un film américain à Paris. Il lui demande s'il ne connaît pas un lieu discret pour faire la fête. Il faut dire qu'il y avait Robert De Niro dans le tas qui tournait. Et il leur dit, venez chez moi, j'ai un grand appartement vide, donc il y a de la place. Les voici donc qui débarquent avec Francis Ford Coppola dans leur suite.

Il y avait aussi Robert De Niro, Jeanne Moreau, Jean Reno, Johnny Hallyday dans cette soirée qui avait l'air complètement dingue. Il ne travaillait pas du tout sur le film Coppola. Il était juste venu, lui, rendre visite à des amis. Ça, c'est une des anecdotes que raconte Guillaume Durand. Pas très surprenant finalement, quand on connaît sa carrière, commencé en 1978, des stars, il en a croisé. C'est Karl Lagerfeld qui est en direct avec nous. Vous avez un très joli petit éventail. Pardon, bonsoir. Bonsoir, Guillaume. C'était un show rock, c'était un show blues ou c'était un show pour faire danser les dames ? Un peu de tout. Un peu de tout.

Ce soir, j'ai le plaisir de recevoir Valéry Giscard d'Estaing. Monsieur le Président, bonsoir. Madame Mylène Farmer, merci de nous avoir accordé cet entretien. Mais est-ce que vous ramenez votre femme à l'hôtel, Henri ? À l'hôtel ? À l'hôtel, quoi faire ? Pierre L'Escu, bonsoir. Bonsoir, Guillaume. Je ne vous dis pas bonsoir, car peut-être que vous voyez cette émission dans la journée.

20:55
Invité

J'ai dit pas !

20:56
Invité politique

Il n'y a plus à rentrer à la maison ! Un petit clin d'œil hyper-escure qu'on a vu parmi les grandes personnalités invitées par Guillaume Durand. Il a dû lever le pied, Guillaume Durand, quitter temporairement même l'antenne de Radio Classique à cause d'un cancer de la mâchoire il y a deux ans. Il était venu témoigner dans cet avou. On se souvient de son courage et du trac qu'il avait à revenir devant la caméra. J'ai plus le trac ce soir que la première fois que j'ai fait un journal. J'ai le trac parce que j'ai l'impression, contrairement à beaucoup de gens, quand ils sortent un peu de cette affaire-là, qu'ils veulent s'éloigner de ce qui leur est arrivé.

Moi, j'ai l'impression d'avoir, et c'est pour ça que je parle et je vais m'arrêter juste après cette émission, j'ai l'impression d'avoir une dette absolument phénoménale à l'égard des gens qui sont occupés de moi pendant tous ces mois.

21:39
Présentateur

Bonsoir, cher Guillaume Durand. Bonsoir à tous. Merci de ne pas faire bande à part ce soir, titre de votre émission dominicale sur Radio Classique et de votre dernier ouvrage.

21:48
Invité politique

Et d'un film de Godard.

21:50
Présentateur

Exactement. Riche en portraits, rencontres, entretiens, radio, télévisés ou pas, de personnalités qui ont compté pour les Français et qui ont compté pour vous. Ces souvenirs que vous partagez, ce sont d'abord des souvenirs qui vous apaisent. Parce que vous le rappelez, vous l'écrivez, vous avez eu la mort aux trousses et ça change un ordre.

22:06
Invité politique

Vous avez vu les images tout à l'heure. Oui, non seulement j'avais extrêmement mal, même quand je suis venu vous voir, ça continue d'ailleurs. Je ne savais pas du tout quel allait être mon destin. Et puis j'ai toujours un rapport assez particulier au chagrin. C'est-à-dire qu'à un moment, je crois que justement à propos de l'Apocalypse, puisqu'on vient d'écouter, j'étais fasciné Coppola. Je dis que je suis un type confus que le chagrin bouleverse. J'ai toujours été confus en fait. Je ne suis pas du tout un conceptuel.

En revanche, le chagrin pour moi, que ce soit la chanson Nerval, Mitterrand qui souffre, quand j'ai vu justement à Cannes, Coppola arriver, on remettait ce trophée d'honneur à Scorsese. Il errait un peu sur la scène. On avait l'impression qu'on n'avait pas vraiment prévu quelque chose pour lui, alors que c'est vraiment le Shakespeare du cinéma. J'étais devant la télé, comme tout le monde, et j'ai été particulièrement ému. Et en fait, c'est un peu ça qui court dans le livre de Bowie, la disparition de Mitterrand. J'avais l'impression d'assister à la mort de Louis XIV. Et j'ai voulu lui raconter tout ça. Je suis un sentimental, en fait.

23:14
Présentateur

Qui aujourd'hui préfère aux interviews les conversations ? Conversations qui souvent n'existent pas à la télévision en général. Ou alors elles n'existent ? Ou elles existent hors antenne. Comme à l'issue du débat du deuxième tour entre Lionel Jospin et Jacques Chirac, que vous animez avec Alain Duhamel, vous avez rendu l'antenne, mais les caméras ont continué de tourner, et voilà la conversation qu'elles ont captée.

23:38
Invité politique

Je pense qu'on voyait bien les oppositions. Par rapport à d'autres débats qu'on peut avoir à l'esprit, l'un et l'autre, ce qu'il fallait éviter, parce que les Français ont peur de ça. Il n'y avait pas de bassin. C'est génial. Il y avait de la clarté, il y avait de la différence, mais il n'y avait pas de bassin. Et les Français n'aiment pas ça. Non ? Tu as eu la même chose. Tu vas le plier. Oui, oui, oui. Tu vas le plier. Mais ça, c'est les militants. Oui, oui, absolument. Mais l'ensemble des Français, c'est... Par contre, c'est un peu tous les militants. Non, bien sûr. C'est ceux qui... Dans ce livre, vous racontez... Je ne dis pas un mot.

24:14
Présentateur

Non.

24:15
Invité politique

Parce que c'était d'un chiant, ce débat. Vous étiez pressé de partir. C'est l'un des rares débats dont on ne passe jamais d'extrait. Quand on parle des débats présidentiels... Mais d'abord, il était hyper long. Il a fait une énorme audience et c'était épouvantablement ennuyeux.

24:29
Présentateur

Sauf ce moment-là qu'on a rediffusé ce soir.

24:32
Invité politique

Il y avait un truc qui m'avait fait marrer parce que Moscovici avait amené à Jospin, vous savez, la housse avec le costume. Ça, c'était typique de ce qui allait se passer. Donc je passe, je dis bonjour à tout le monde, etc. Ils ouvrent la housse, il y avait la veste, il n'y avait pas de froc. Tu ne veux pas un pantalon.

24:51
Présentateur

Jacques Chirac avec lequel vous avez déjeuné en 2011 à l'invitation d'une amie. Vous comprenez vite que l'ancien président n'est plus tout à fait lui-même. Vous l'avez pourtant interviewé, croisé un nombre incalculable de fois, mais il ne vous reconnaît pas. Vous tentez de lancer une conversation sur la réstation de Dominique Strauss-Kahn. Et là, après 45 secondes de silence, une réponse de Jacques Chirac qui vous bouleverse plus qu'elle ne vous met à l'aise. Mal à l'aise, pardon.

25:17
Invité politique

C'est-à-dire que j'ai rencontré tous ces gens-là, comme Patrick, comme Pierre, comme Ahmed, dans des conditions qui sont effectivement des conditions classiques. Et puis par moments, il se trouve que la vie vous met en contact avec eux. Je vais à ce dîner. Il était très amigri, assez beau. Il avait quand même ce statut de star, même pour ceux qui ne l'aimaient pas. Et je lui dis, qu'est-ce que vous pensez de cette affaire-là ? Et là, il me regarde comme je regarde Patrick, comme ça, et il ne bouge pas. Puis tout à coup, il fait... Genre Shrek, quoi. Alors là, j'étais un peu pétrifié. En même temps, le premier temps, c'est qu'on se dit, on rigole.

Le deuxième temps, c'est qu'est-ce qui se passe ? Et là, il se met à hurler dans le restaurant. « Merde ! On va manger des moules ! » Donc, c'est avec ce truc qui était tellement invraisemblable. Plus quelques remarques sur les jeunes filles qui passaient et qui étaient compliquées. Que ça m'a pétrifié. Et ça m'avait déjà pétrifié dans un déjeuner à Latch avec Mitterrand. Donc, j'avais l'impression, alors là, carrément, d'assister, comme dans le film d'Albert Serra, sur la mort de Louis XIV et Jean-Pierre Léau.

C'est-à-dire que je voyais une sorte de Louis XIV depuis De Gaulle, ou quoi, de la gauche en tout cas, qui était porté par les gens du GSPR, qui m'a emmené dans sa bibliothèque après un déjeuner où il a parlé d'une manière fort brillante avec mon épouse. Et tout d'un coup, il a fait comme ça.

26:49
Présentateur

Il s'est endormi.

26:50
Invité politique

Et moi, je ne voyais même pas les lèvres bouger, le nez bouger, etc. Et je me disais, d'autres mots, « Putain, il va mourir, quoi ! » Parce qu'il avait quand même déjà son cancer. Il y avait un paquet de pilules sur moi. Et donc, avec près de ces années, j'ai stocké tout ça dans ma mémoire. Et quand moi, je me suis trouvé mal, quand j'ai appris à posteriori ce qui était arrivé à Bowie, qui s'est trouvé dans une situation un peu équivalente, je ne parle pas du talent, je parle de ce qui leur est arrivé, je me suis dit, il faut que je raconte des choses que j'ai vécues, des gens que j'ai croisés, avec qui j'ai eu une relation moins journalistique que conversationnelle, justement.

27:28
Présentateur

C'est dans ce cadre que vous avez rencontré deux autres anciens présidents, François Hollande et Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy, avec lequel vous avez parlé, Flegmont, un abcès à la gorge dont il s'est fait opérer en 2007, mais dont il n'a parlé publiquement qu'en 2009.

27:42
Invité politique

Le président de la République a un problème. Il est tout à fait normal que les Français en soient informés. Je dois cette transparence. Je ne l'avais pas fait quand j'ai eu un problème à la gorge. Bien mal m'en a pris. J'aurais bien mieux fait de le dire. J'avais voulu par souci de discrétion ne pas indiquer que j'avais ce flegmont. Je pensais que ça n'intéressait que peu de monde. Mais quand on ne dit pas les choses, ça les complique.

28:14
Présentateur

Quand vous le rencontrez, c'est en janvier 2024. Et il vous confie qu'il avait pleuré de douleur et qu'il s'était fait opérer sans anesthésie.

28:22
Invité politique

La chose la plus importante, c'est que je n'ai pas toujours eu des relations extrêmement simples avec Nicolas Sarkozy, voire même aux Rageuses. Et puis là, on a bavardé, mais d'une manière très libre, justement, de ce que représentait l'usure du pouvoir. Et on est arrivé sur cette histoire. Il m'a dit, je vais te raconter un truc. Parce que moi, je l'ai connu. Il était fleuriste à Neuilly. Donc, ce n'était pas Nicolas Sarkozy que tout le monde connaît. Il travaillait pour faire des études, d'ailleurs assez médiocres, à Nanterre. Et il m'a raconté cette affaire où tout le monde se souvient, en tout cas dans la conscience journalistique et populaire, du malaise, du jogging à la lanterne.

Et là, effectivement, il avait un problème. Et le médecin arrive en urgence. Il dit, tu as un truc, il faut te l'enlever tout de suite. Puis ils l'ont opéré une fois. Puis ils l'ont opéré une deuxième fois. Il a dit, je n'aurai absolument pas ce voyage. Et je me suis dit, au fur et à mesure que la conversation se déroulait avec lui, qu'en fait, la perception, qui est très politique, qu'on a des responsables politiques, est quand même assez différente des gens quand ils n'ont qu'une certaine forme de distance par rapport à leurs responsabilités. Ce n'est plus les mêmes. Les a priori qu'on peut avoir tombent.

Moi, il s'est foutu de ma gueule parce qu'il m'a dit, tu vois, moi, je ne suis jamais très normal sorti dans ma vie. Sous-entendu, contrairement à toi, qui passait ton temps au Bus Palladium. Et ça devient autre chose. Mais même avec Lévi-Strauss, je suis un nain et lui, c'était un géant. Tout d'un coup, il m'a parlé comme si j'étais son ami en me disant, vous savez, Guillaume, il a commencé par me dire que ce qu'il y avait de plus de primitif dans le monde, c'était la télévision. Pierre, ça va le faire marrer parce que j'avais un preneur de son. On était chez Lévi-Strauss quand même, rue des Marronniers. Le type avait travaillé pendant plusieurs années au journal du Hard sur le canal.

Et c'est lui qui réglait tout chez les tournages, etc. Et ça me faisait les rires de penser que le type du journal du Hard s'occupait de l'interview de Lévi-Strauss. Il m'a dit, vous savez, je quitte sans regret ce mot, etc. Et c'est là que cette musique du chagrin, que je trouve très liée à ce que j'aime dans le domaine de la littérature, parce qu'au fond, ces différentes manières journalistiques, mais d'écrire d'une manière littéraire, me touche. Voilà, point. Marine Le Pen, qui est dans l'espace public depuis qu'elle est toute petite, depuis qu'elle est enfant, qui a témoigné très jeune en faveur de son père, etc.

Avec une anecdote, un souvenir, une archive que je ne connaissais pas, parce que dans Face à France, l'émission que vous animiez en 1987, vous l'invitez en même temps que son père. Le public, un membre du public qu'on va voir... Je ne m'en souviens absolument pas. Vous allez voir, elle a 19 ans à ce moment-là. Interpelle, ils viennent de divorcer, ses parents viennent de divorcer. Et un membre du public interpelle son père à propos de l'attitude de ses enfants, donc de ses filles, qui ont dégoisé sur leur mère. Et donc, ça donne ceci, et Marine Le Pen répond.

31:24
Locuteur non identifié

Trouvez-vous normal qu'un homme, qui veut devenir le premier Français, puisse laisser ses enfants dire de leur mère, c'est une décharge publique ? Si ma mère s'est reconnue dans cette définition, d'accord, nous nous comprenons.

31:42
Invité politique

Cette atmosphère est extraordinaire. Il faut que mes enfants répondent aussi de ce qu'ils disent. Il s'agit en fait d'une véritable inquisition. Vous ne vous souvenez pas de cette archive. Mais Marine Le Pen, vous avez continué à la voir, et vous dites qu'elle a une qualité primordiale en politique, c'est comme en boxe, elle s'est encaissée. C'est quelque chose qui n'est arrivé à personne, puis qu'effectivement, comme vous le disiez tout à l'heure, à partir des premiers petits déjeuners, on ne parlait que de présidentielle à la maison. C'est un truc qui n'arrive à aucun, même des responsables politiques. Ça, c'est le point numéro un.

Et le point numéro deux, j'en reviens justement à l'adolescence. C'est une fille de Saint-Cloud qui descend à l'aventure dans les boîtes de nuit du 8e et du 16e arrondissement avec les bottes Jean-Origine Bardot. Elle n'a pas eu du tout, c'est pas du tout l'enfance de l'énarque classique ou de la polytechnicienne à la NKM. On peut dire que c'était une fêtarde, oui.

Et d'ailleurs, beaucoup plus tard, quand elle est devenue avocate, des gens, et je pense à lui ce soir, parce que je l'aimais énormément, Pierre Leconet qui est avec les mimes, grand avocat, qui est malheureusement plus parmi nous, l'un de nos amis, et qui était notoirement plutôt à gauche, il m'a toujours dit qu'au barreau, elle avait une réputation, alors attention, parce que c'est hors politique tout ce que je raconte, on ne va pas faire passer des choses qu'on peut combattre politiquement par le biais de la sympathie, mais elle avait quand même une forme d'antipathie qui fait qu'elle ne creuait pas le rejet qu'une grande partie de la politique qu'elle prône crée.

33:26
Présentateur

Ça fait partie, là on a beaucoup parlé de politique, mais il n'y a pas que ça dans Bande à part.

33:29
Invité politique

Vous y parlez de Beauvier, de Johnny Amidé, de Françoise Sagan.

33:33
Présentateur

En fait, il faut lire déjà pour commencer, et puis on avait mille autres anecdotes à soumettre à nos téléspectateurs, que j'encourage donc à acheter Bande à part.

33:45
Invité politique

Oui, et surtout il y a une grande partie sur Apocalypse Na à raconter par Horc Clément de l'intérieur, parce que, je ne vais pas faire non, mais en fait ce qui s'est passé c'est que c'est l'inaventura, donc je rencontre Horc Clément qui me raconte, et c'est donc Christian Marquand qui joue le rôle du planteur français, ce qui a été enlevé de la version que Pierre a vue au Festival de Cannes, et ils avaient décidé que c'était Ventura qui allait jouer ce planteur français. Ventura, le mec tranquille, le classique, les pâtes al dente, ils allaient passer deux mois aux Philippines, il a dit non, non, au dernier moment j'y vais pas.

Et donc Brando qui était copain avec Marquand a dit on va prendre Marquand, et Coppola a trouvé Marquand très mauvais. Et donc ça a été un cauchemar le tournage, où tout avait été organisé par Dint Aboularis, donc le grand, sept décorateurs de Coppola, parce que plus le tournage avançait, plus il trouvait Marquand mauvais, et donc plus Aurore souffrait, plus les acteurs souffraient, plus Brando ne savait plus quoi faire, plus la drogue, plus les typhons, ce film est quelque chose qui m'a profondément marqué, parce qu'il y a un parfum qu'on retrouve dans la société, c'est pour ça que je termine le livre en partie sur ce thème.

35:05
Présentateur

Bande à part, c'est disponible depuis hier aux éditions Plon, et c'est aussi le titre de l'émission de ce Radio Classique, le dimanche de 8h30 à 9h30. Vous restez avec nous pour le Pas vu, pas pris de Mohamed Bouevsi. On commence Mohamed avec le fruit du jour.

35:23
Invité politique

Oui, c'est l'image du jour, c'est un fruit que j'ai ramené avec moi, c'est du raisin, enfin pas n'importe quelle raisin, il fait sensation car il nous provient des Etats-Unis, alors ça existe depuis plusieurs années, et sa consommation explose depuis la fin de l'été grâce à TikTok. Je l'ai ramené avec moi, Babette, Guillaume, Patrick, vous pouvez goûter. Il a une particularité, ce raisin, est-ce que vous pouvez déterminer qu'elle est la particularité ? Il n'y a pas de pépins, voilà. Patrick ? Il est à la cousine aussi, mais...

35:48
Présentateur

C'est trop loin, j'ai pas peur assez long. En rapide ?

35:53
Invité politique

Mais très sucré. Très sucré, juste ça ? Non, ce raisin a le goût de la barbe à papa. En fait, ce raisin a le goût du bonbon, et c'est une histoire vraie, tout le monde se demande si son origine est chimique, s'il est bourré de sucre, si ce raisin est vraiment naturel, eh bien oui, c'est juste un croisement de variétés entre deux cépages. Il a fallu 10 ans à son créateur américain pour arriver à ce goût prisé, désormais par les plus jeunes. Ça explose depuis cet été en France, mais malgré tout, Babette, il faut le rappeler, ce raisin est très très très sucré, il n'est pas totalement très très bon pour la santé. Il y a 12% de plus de sucre dans ce raisin au goût du bonbon.

Et pas bon pour le bilan carbone non plus. Non, maintenant il est fait en France parfois. Ah bon ? Il dit que ça venait des Etats-Unis. Non, mais ça provient des Etats-Unis de l'idée. Ça a été fabriqué aux Etats-Unis, maintenant on l'a en France. On passe au mot du jour. Le mot du jour, c'est australopithèque. Pourquoi ce mot, vous allez me dire ? Alors que le jeu mythique de TF1 fait son quart de siècle, ce soir, Babette, le tout premier gagnant en 2000, a gagné avec ce mot à la dernière question. C'est grâce à un appel à un ami, qui était son ancien professeur, que cet homme a gagné le jackpot. C'était le premier grand gagnant, vous le voyez sur ces images.

A l'époque, Frédéric Grégoire, un étudiant normand en BTS, a remporté la somme de 4 millions de francs, ce qui équivaut aujourd'hui à 600 000 euros. La cagnotte maximale. Il y a 25 ans, son triomphe avait été suivi par une horde de journalistes. Il avait fait l'ouverture du JT de TF1. Malgré le succès, le jeune homme savait garder la tête froide.

37:17
Présentateur

Frédéric, le voici. Retour d'un voyage à Paris qu'il n'est pas prêt d'oublier.

37:22
Invité politique

Extrêmement fatigué.

37:23
Invité

Champagne et photographe. L'accueil est à la mesure du gain. Frédéric, lui, en vrai normand, garde les pieds sur terre.

37:33
Invité politique

Je sais déjà que je vais passer mon permis, que j'ai acheté une petite voiture. Petite voiture d'occasion. Même pas une... Je n'ai pas l'intention de faire des achats prohibitifs. Frédéric Grégoire a aujourd'hui 45 ans et il vit toujours en Normandie. On l'a retrouvé. Il nous a accordé une interview. Si Australopithèque et son mot fétiche gagneraient-ils au jeu aujourd'hui ? Je lui ai posé la question. A-U-S-T-R-A-L-O-P-I-T-H-E-Q-U-E, je crois. Juste après le jeu, j'étais incapable de les play tellement j'étais stressé par la victoire. Même quand je l'entends et que quelqu'un le prononce sans bien tendance à voir mon histoire, ça me fait toujours sourire. C'est mon petit mot totem.

Étudiant, le Frédéric Grégoire de l'époque ne roulait pas sur l'or comme beaucoup de jeunes étudiants. Et on peut dire que ces 4 millions de francs sont tombés à pic. Attention, grosse anecdote. On repart en Normandie. On savait que des journalistes nous attendaient chez mes parents. Donc, on n'avait pas beaucoup dormi la nuit. C'était particulier. Et là, mon téléphone se met à bipper et m'annonce que je suis à découvert de 250 francs à l'époque. Donc, ça doit faire 20 euros, quelque chose comme ça. Et là, écroulé de rire, quoi. Dans la voiture, je repars avec mes 4 millions de francs et j'ai 20 euros de découvert de ma banque. Donc, ça a été un moment assez lunaire.

Et voilà, Frédéric Grégoire, 4 millions de francs sur Australopitex.

38:59
Présentateur

C'est-à-dire qu'il y a 25 ans, on finit avec l'orage du jour.

39:01
Invité politique

Oui, ça se passe au Nerval, un bar de la Place Clichy à Paris, rue des Dames. Chaque vendredi, on ira faire une revue de presse de l'actualité avec les clients fidèles. On s'arrêtera avec eux sur une info qui marque l'actualité. Sans surprise, ce matin, au Troquet, c'était la politique et le futur gouvernement qui écrasait tout le reste. Décryptage avec Alain, Anne-Marie et Dominique, des futurs ministres de Michel Barnier, au micro de Gary Aubert. Quand j'étais célibataire, tu prenais entrecôté XL. 22 euros, 23 euros et en plus, tu as faim. Il te donnait des pensées comme ça, d'autres pour le morceau. Alors, ces trois-là, je ne les connais pas. Je ne veux pas. 38 ministres, pourquoi faire ?

On n'a pas besoin de 38 ministres. Ah, l'éternel Rachida. Notre Parisienne qui attend qu'Hidalgo s'en aille. Elle me fait penser aux vautours sur les montagnes. Quand est-ce qu'il va claquer le mouton ? Je pense qu'on est très nombreux à le penser. Mais elle, elle continue imperturbable. Je reste en position de tir. Je vais bien me la faire un de ses jours. Possible. Ah ben, c'est la merde.

40:10
Locuteur non identifié

Il n'y a aucun nom qui me plaise, là. Crotaillot, il devrait aller quasi presque au Front National. Donc, je ne vois pas son gouvernement, le côté social de son gouvernement envoyé.

40:21
Invité politique

On espère qu'il n'y aura pas de plus d'impôts. J'aimerais que ce gouvernement mette en place assez rapidement. C'est qu'on sache à quelle sauce on va être mangé fiscalement. Son discours de politique générale au Premier ministre, il va le faire le 1er octobre. Alors, on saura simplement à ce moment-là dans quelle direction ce gouvernement va aller. Donc, on a encore 15 jours à attendre. Comme quoi les Français sont comme nous, dans le flou, encore quelques jours.

40:45
Présentateur

Et on les retrouve la semaine prochaine au Narval. Dans un instant, Laurie Tillman à la table du dîner. Mais d'ici là, JB et Lucien en coulisses. C'est la fiction de cet avou.

40:52
Locuteur non identifié

Ouais, je lui ai envoyé un lien. Tu me dis qu'en Babette l'a visionné ? Merci. Entrez.

41:08
Invité

Non, mais qu'est-ce qu'on va faire avec une mascotte ? On n'est pas un club de rugby.

41:11
Invité politique

Mais c'est pour l'émission. En fait, d'après mes estimations, 20% des 18-34 ans, ils trouveraient l'émission. Et pourquoi un chat ? Le chat, il va sur le plateau, il fait des câlins aux invités, il fait des chorégraphies que tu partages ensuite. Des chorégraphies ? Oui, bien sûr. C'est très important. D'accord. Tu me montres ? Merci. Très content que ça te plaise. Alors, ça va cartonner, ça. Ça serait genre... C'est pas facile, parce que le costume, tu vois, il fait s'habituer, il est un peu gros. Sarah, il y a une catastrophe climatique en Bretagne. Merde. C'est quoi ? Inondation. L'AFP parle de dizaines de personnes portées disparues, il faut qu'on en parle ce soir dans l'émission.

On a quelqu'un sur place ? Magali, elle nous envoie les images. Dégâle peu. J'aimerais bien faire le focus sur l'état d'urgence climatique. Je pense à quoi ? À une putain de prise de conscience, Sarah !

42:09
Invité

Ça va, Yann ? Écoute, je vais aller faire tout de suite un point avec Babette, comme ça on sait quoi faire et on agit. C'est bon, j'ai vu avec Babette.

42:27
Présentateur

C'est une jeune femme formidable, Miss France 2011, devenue animatrice, autrice d'ouvrages de bien-être, qui, on le sait moins, a veillé pendant 12 ans et accompagné, donné du temps et de l'énergie à sa grand-mère, Mamie Yvonne, atteinte de la maladie d'Alzheimer, avant de disparaître en avril dernier.

42:52
Invité

Maman ! Maman ! Comment elle fait la moto ? Maman ! Bonsoir, chère Laurie.

43:14
Présentateur

Bonsoir. Ravie de vous accueillir ce soir, à la veille de la journée mondiale, Alzheimer. C'est une journée qui est dédiée aux malades, mais aussi à tous ceux qui les entourent, les aidants, qui sont très souvent oubliés. Parce qu'il faut le rappeler, cette maladie, elle est dévastatrice, aussi bien pour le malade que pour son entourage.

43:29
Invité

Tout à fait. Et c'est ce qu'on a vécu, évidemment, avec Mamie Yvonne. C'est dur de me faire commencer avec ces images-là. C'est la première fois que je prends la parole depuis qu'elle est partie. Donc je vais tenter de rester digne. Mais voilà, la recherche, les dons, c'est ce qui peut nous permettre d'avancer. Et on a beaucoup d'espoir parce que dernièrement, il y a eu vraiment un virage décisif qui a été pris au niveau thérapeutique, mais aussi au niveau du diagnostic. Et ça, c'est grâce aux dons, puisqu'on a trouvé déjà deux traitements qui sont actifs aux États-Unis, mais dont les effets secondaires sont beaucoup trop puissants pour arriver chez nous en Europe. Mais il y a de l'espoir.

Pour les diagnostics, c'est pareil. Il y a toute une batterie de tests, que ce soit les imageries cérébrales, les tests psychologiques qui sont faits avant d'être diagnostiqués Alzheimer. Et là, peut-être que dans les prochaines années, on pourrait arriver à une simple prise de sang, mais pour ça, on a besoin d'argent.

44:19
Présentateur

D'argent. Et là, vous parlez en tant qu'ambassadrice pour la fondation, pour la recherche médicale. C'est ce qui m'aide à garder mon émotion. Qui appelle exactement aux dons. On peut envoyer le mot « agir » par SMS au 92 300 pour faire un don de 10 euros. Le diagnostic, c'est toujours un séisme. Même si les premiers symptômes peuvent parfois avoir quelque chose d'amusant.

44:41
Invité

Oui. Pour Mamie Yvonne, par exemple, c'était une femme très indépendante. Elle prenait toujours sa voiture jusqu'à ses 85 ans. Et puis, à un moment donné, il y a une perte de lucidité. Et puis, elle prenait toujours sa voiture. Elle roulait à 90 km heure, par exemple, en ville. Et donc, elle se faisait arrêter. Forcément. Et elle faisait face aux forces de l'ordre en disant « Mais non, mais on n'est plus en ville, là, messieurs. » « Ah si, mais il faut rouler à 50 km heure, madame. » « Non, non, mais on n'est plus en ville. » Enfin bref, il y a plein d'affronts comme ça, où elle quittait la maison de retraite. Elle était tellement coquette, tellement belle.

Elle arrivait avec son sac à main à quitter la... à fuguer de la maison de retraite. Voilà, en se faisant passer pour quelqu'un qui venait visiter des malades. Une fois, elle s'est retrouvée en cohabitation dans une chambre. Et elle s'est débranchée. Elle débranchait la personne qui était à côté d'elle. Donc, voilà, ça peut paraître amusant, mais c'est dangereux pour la personne malade. Et pour l'entourage, énormément. Elle oubliait de manger. Elle oubliait beaucoup de choses.

45:35
Présentateur

Il y a des traitements. Et puis, il y a tout l'amour des aidants qui entourent les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Par exemple, un jeune internaute musicien et chanteur qui rend visite à sa grand-mère et qui lui joue des chansons.

45:46
Invité

La musique, c'était essentiel ? Oui, alors, il y a une chose qu'elle n'a jamais oublié, mamie, c'est Piaf Aznavour. Et on la faisait chanter avec ma maman. Et elle connaissait tout sur le bout des doigts. C'était impressionnant. Et ça les ramène à la vie. Il y a quelque chose de rassurant. Donc, la seule chose qui puisse aider, en tout cas, j'ai le sentiment, quand je voyais ses yeux remplis de vie, c'était quand on lui disait un « je t'aime » ou quand on chantait, quand on dansait avec elle. Il y a cette image aussi d'une danseuse étoile qui se souvient lorsqu'on lui lance cette partition, qui se souvient de l'ensemble des gestuels.

Donc, voilà, n'hésitez pas à donner de l'espoir à ceux qui en souffrent parce que la maladie d'Alzheimer, de près ou de loin, elle nous touche tous. Et voilà, on avance, mais ce n'est pas encore ça. Voilà.

46:57
Invité politique

Et ce que vous avez dit aussi, pardon de vous ramener à Yvonne, c'est qu'elle est partie au moment où vous sortiez d'un épisode de burn-out. C'est-à-dire qu'au moment où vous alliez mieux, elle a quitté la vie et vous y avez vu un signe comme si elle avait choisi de vous accompagner jusque...

47:15
Invité

Oui, ça reste ma petite étoile. Je la porte ici. Et c'est vrai qu'on n'y pense pas forcément, mais quand on perd la mémoire, on perd une certaine forme d'identité. Et donc, quand on perd son identité, on perd sa raison de vivre. Et je pense que c'est ce qui a emporté Mamie. Et moi, j'étais à un moment de ma vie, en effet, où j'essaie de trouver du sens à tout ça. Et encore une fois, elle m'a ramenée à la réalité. Et c'était le pilier, comme n'importe quel parent ou grand-parent, un pilier de la famille. Et quand ce pilier-là s'en va, c'est tout un monde qui s'effondre. Mais voilà, elle nous aide à tenir encore aujourd'hui.

47:49
Présentateur

C'est la raison pour laquelle il faut se mobiliser et aider la Fondation pour la Recherche Médicale. Cette campagne, elle dure du lundi 16 au samedi 21. Et il faut envoyer le mot « agir » par SMS au 92 300 pour faire un don de 10 euros. À chaque fois qu'on parle de la Fondation pour la Recherche Médicale, que ce soit avec Thierry Lhermitte ou Michel Cymes, nos téléspectateurs sont particulièrement généreux. Donc votre appel sera ce soir.

48:17
Invité

Et c'est important de le dire, chaque euro est investi. Si là, vous envoyez 10 euros aujourd'hui, demain, votre argent, il est investi dans un laboratoire tout de suite. Et c'est-à-dire que c'est des centaines, des milliers de projets qui sont investis et qui existent depuis la Fondation Recherche Médicale. Donc voilà, n'hésitez pas, sachez que demain, dans un labo, vos euros seront réinvestis pour cette cause-là. Donc merci.

48:40
Présentateur

Un mot, cher Lory, sur le rendez-vous que vous aviez le 4 septembre dernier sur la côte atlantique dans le sud-ouest de la France avec Frédéric Lopez, soi-disant pour tourner un épisode de son nouveau podcast vidéo.

48:51
Invité politique

Je me demande ce que tu rêves de vivre que tu n'as pas vécu encore. Allez, une baguette magique.

48:58
Invité

C'est tellement dur, parce que je n'aime pas prévoir. Et ça me terrifie.

49:02
Invité politique

En fait, j'ai une demande à te faire.

49:04
Invité

Oh, waouh !

49:10
Invité politique

Lory, veux-tu être le nouveau visage de rendez-vous en 3 jours ?

49:14
Invité

Non, mais ce n'est pas vrai. C'est une blague.

49:24
Locuteur non identifié

Ça, c'est une blague ?

49:25
Présentateur

Je n'ai pas osé le dire, là. En plus, j'ai dit, c'est ça, c'était ça, mon rêve. Vous ne vous doutiez de rien et vous détiez candidate à rien, même si vous rêviez de ça.

49:34
Invité

Oui, je le rêvais secrètement, mais jamais j'aurais osé postuler. Et encore une fois, c'est la bonne étoile qui n'est pas loin, je pense. Ça arrive à un moment de ma vie où je me dis que c'est peut-être le moment. C'est l'émission préférée des Français qui donne beaucoup d'espoir. On en a besoin en ce moment. Donc, j'ai été très touchée par cette demande. Et vraiment, pour le coup, on était en plein milieu de l'été. Je ne m'y attendais pas. Il est venu, enfin voilà, il me dit, ouais, je suis en vacances à Ossegore. Viens, on fait ce podcast. Il n'était pas du tout en vacances à Ossegore.

Il s'est migré sur mon petit plan avec mon van, parce que je lui donnais 3 rendez-vous en l'espace de 48 heures différents. Et il m'a dit, non, mais je suis là. En fait, il m'a pipoté depuis le début. C'est rare d'arriver à me surprendre comme ça. Je suis dure à surprendre. Et c'est Frédéric Lopez, quoi.

50:16
Présentateur

Voilà, rendez-vous en Terre inconnue avec donc Laurie Tillman. Vous viendrez nous en parler pour ce...

50:21
Invité

J'ai trouvé mon invité il y a 48 heures seulement, là. Ah, c'est qui ? Je ne peux pas le dire. Mais je ne peux pas le dire. Mais je reviendrai avec lui. Non. Je reviendrai avec lui.

50:29
Présentateur

Oui, ce n'est pas moi, sinon je serai au grand. Et je pars dans trois semaines, là. Bon, où ça ? Je ne peux pas te dire non plus. Mais nous, on part tout de suite direction les actualités de Bertrand pour conclure cette émission.

50:38
Invité politique

Bonsoir, Vincent. Patrick, bonsoir. Nous sommes le 20 septembre. Oui, mais de quelle année précédemment en France ? De 20 000, non ?

50:54
Invité

Alors, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

50:55
Invité politique

J'imagine qu'aujourd'hui. Ça me fait penser à l'élection de Jacques Chirac. Vous vous souvenez ? C'est la vie droite française.

51:03
Invité

C'est sympa, j'ai rajeuni d'un coup. On est en 2007.

51:05
Invité politique

2012 ou 2016 ? 2012. 2012, c'est une bonne réponse. C'est finalement un gouvernement qu'on aurait pu faire François Fillon s'il avait été président de la République en 2007.

51:21
Invité

Tout 2007, quoi. Donc là, on revient. C'est un retour vers du futur.

51:27
Locuteur non identifié

Ah !

51:29
Invité politique

Une de ce vendredi. Édition spéciale de l'ABC à l'approche de la nomination du gouvernement en Barnier. C'est imminent, on ne sait rien. Mais on va tout vous dire. Est-ce qu'on peut avoir un habillage de chaîne Info en conséquence, s'il vous plaît ? Ah, super. Génial. Là, c'est peut-être un peu trop. On ne voit plus Babette, on ne voit plus. Plus soft, les gars, si c'est possible. Enlevez tout. Non. Bon, ben, salut Babette. Non, ben, c'est l'inverse qu'il faut faire. On enlève les visages et on garde le... Voilà. Super. Depuis 24 heures, les graphistes des chaînes Info sont à fond. Mais les autres aussi. Mais FM a tout donné. LCI s'est offert un puissance 4 tactile.

Et sur France Info, ben, on sent que tout le budget est parti dans les JO. Il n'y a plus un radis dans les caisses. Depuis 24 heures, quelque chose a changé dans le pays. Depuis que des noms circulent, on sent comme un soulagement. Que dis-je ? Une effervescence, et j'irai jusqu'à dire de l'extase.

52:30
Invité

J'ai envie de dire tout ça pour ça.

52:31
Invité politique

Tout ça ? Pour ça. Alors tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça. Franchement. Wow. Tout ça pour ça. Voilà. Tout ça pour ça. Non, pas tout ça pour ça. Tout ça pour ça quoi ? Tout ça pour un goûter. Tout le monde va avoir sa part du gâteau, mais le gâteau, il n'est pas extensible. Moi, je prends cette part du gâteau. toi tu prends celle-là, le plus gros tiers du gâteau. LR veut sa part du gâteau.

52:59
Locuteur non identifié

Chacun, Horizon, Modem, a voulu sa part du gâteau. J'avais laissé la petite cerise sur le gâteau. C'est un gâteau aux saumons et aux légumes.

53:06
Invité politique

Oui, la dernière résume bien la situation. Et hier avait donc lieu la réunion entre les chefs de parti et Michel Barnier, réunion à laquelle le Georges Clounet de Normandie, Hervé Morin, participait.

53:17
Présentateur

Il y avait au moins une femme, en tout cas du Modem, Maud Gatel, qui était là.

53:21
Invité politique

Non, mais écoutez, madame, j'y étais, donc je peux vous dire qu'il n'y avait pas de femme.

53:25
Présentateur

Ah, elle n'était pas là, d'accord, ok.

53:26
Invité politique

Oui, il n'y avait pas de femme. Des gonzesses à nos réunions, et puis quoi encore ? Elles ont déjà le droit de voter et le permis de conduire, il ne faut pas exagérer. Une question d'Hervé Morin qui pose question, une info d'Hervé Morin qui pose question. Deux hypothèses. Soit il est amnésique, car Maud Gatel est arrivé aux côtés de Marc Fénault à Matignon, soit Maud Gatel a passé une super après-midi après la montée des marques.

53:45
Locuteur non identifié

Bon, ben, vous me dites quand c'est terminé, hein ?

53:47
Invité politique

Sympa, le Boys Club, car elle était vraiment à Matignon, voilà. Pendant ce temps, les journalistes poursuivent leur duplex, leur marathon des duplex. C'est un chemin de croix pour eux, puisque c'est galère pour gagner des infos. Et quand par chance, ils en dégotent une, la circulation en décide autrement.

54:01
Présentateur

La haute autorité de la transparence de la vie publique, c'est une autorité administrative indépendante qui a pour but d'éviter les conflits d'intérêts, déclarations de patrimoine.

54:13
Invité politique

Merci, Louis Camtard. Après ces folles semaines de duplex, d'autres avaient besoin de se changer les idées, comme monsieur, vu l'ensemble, il sortait direct de boîte. Retrouver Nicolas Laurent à l'Élysée avec Arthur Grolet. Bonsoir Nicolas, donc Michel Barnier est arrivé. Comment ça se passe quand un Premier ministre propose la liste de son gouvernement au Président de la République ?

54:36
Invité

Je sais, j'ai pas eu le temps.

54:38
Invité politique

J'ai pas eu le temps, bah si un Ginto, bon, voilà, je connais, j'y t'arrête, je vais continuer. Mais l'info, s'il fallait en retenir une, la dernière info principale de ces dernières 24 heures, c'est celle-ci. Un entretien qui a duré une cinquantaine de minutes et qui, selon une consœur de l'AFP, s'est terminé avec ce petit mot du chef de l'État au Premier ministre. Merci beaucoup, à demain, c'est tout ce qu'on aura à ce stade. Et c'est déjà pas mal, et parce que nous sommes en édition spéciale, nous avons aussi dépêché notre envoyé spécial devant Matignon. Régis, vous avez des infos ? Le président s'est entretenu avec Michel Barnier au téléphone.

Et selon nos informations, l'échange aurait débuté par, je cite, « Allô, oui, j'écoute ». Eh bien, merci Régis, vous étiez en vrai direct, comme on vient de le constater. N'hésitez pas s'il y a du nouveau. L'exercice période du jour, être invité d'une matinale et répondre à des questions quand on dispose de très peu d'infos. Pour Geoffroy Didier, c'était la question à un million d'euros de « Qui veut gagner des millions ? » mais il n'avait plus de joker.

55:39
Locuteur non identifié

Quelle administration, par exemple, travaille sur la laïcité ?

55:44
Invité politique

L'administration, j'imagine que ça peut être notamment celle du ministère de l'Intérieur.

55:50
Locuteur non identifié

Là, c'est le ministère de l'Intérieur, donc.

55:53
Invité politique

Oui, mais je trouve que... Je vais plutôt faire appel à un ami, et ce pour toutes vos autres questions. Geoffroy Didier, qui était le bon client du jour ? Si vous vouliez des réponses et des infos, c'était la personne à inviter. Cette question, c'est au Premier ministre et au Président de la République d'y répondre. Ce n'est pas à moi de répondre à la question... La question est de fait posée. Ce n'est pas à moi d'y répondre. Encore une fois, ce n'est pas à moi d'y répondre. Encore une fois, ce n'est pas à moi de répondre à cette question. Eh bien, vous repartez avec les 1500 Geoffroy. Merci d'être venu. Parmi les noms qui circulent, celui de Laurence Garnier. Enfin, qui circulait.

Laurence Garnier, dont le nom a suscité une hystérie sur le plateau de LCI.

56:31
Présentateur

Une vraie rupture. Qu'est-ce qu'il s'est arrêté ?

56:33
Locuteur non identifié

Laurence Garnier à la famille.

56:38
Invité politique

Bon. Allez. Son, on circule pour le Quai d'Orsay. Jean-Noël Barraud, Jean Nono, qui était hier matin l'invité de public Sénat. Et soit il savait déjà, soit il voulait vraiment en être. Nous ferons tout pour faire en sorte que Michel Barnier puisse réussir. Nous ferons tout pour que Michel Barnier puisse réussir. Ce que nous souhaitons, c'est que le gouvernement réussisse. Je souhaite, moi aussi, que Michel Barnier puisse réussir. Je souhaite sincère de réussite du gouvernement. Jean-Noël Barraud, on a bien compris que vous, vous souhaitiez que le gouvernement Barnier réussisse. Oui, très beau, ça beau.

Jean Nono Barraud qui, parmi toutes ses compétences, possède celle de ne pas laisser insensible Olivia Grégoire. Souvenez-vous.

57:15
Invité

Oh, wow.

57:18
Invité politique

Et si sa nomination est confirmée, on sait comment elle l'applaudira. Jusqu'au bout du bout. Bon, en revanche, Jean Nono a un défaut, c'est qu'il a du mal à cacher l'embarras. La Constitution dit qu'il faut 70 jours pour examiner le budget. Le gouvernement respectera ce délai. Même si, quand même, je ne suis pas certain. Lui n'en sera pas Patrice Vergritte, ex-ministre des Transports.

57:54
Locuteur non identifié

Le nouveau gouvernement se fera sans vous. Vous l'avez annoncé. Pourquoi cette décision ?

57:59
Invité politique

D'abord, j'avais très envie de revenir à Dunkerque. L'envie de revenir à Dunkerque a dépassé la volonté de poursuivre un exercice pénistériel. Je suis très content de revenir à Dunkerque. Comme quoi, il n'y a pas que des mercenaires dans le paysage politique.

58:10
Locuteur non identifié

Est-ce qu'on vous a proposé de rempiler ?

58:13
Invité politique

Non, jusqu'à présent, on n'est pas encore proposé. C'est toujours plus facile de décliner quand on ne vous propose pas. Patrice Vergritte, qui, sur France Bleu, a débriefé son passage au ministère des Transports. Et ça l'a marqué. Vraiment, on peut difficilement faire plus bateau comme débrief. On est à ça de la limite du rapport de stage d'observation de 3ème.

58:30
Locuteur non identifié

Qu'est-ce que vous retenez de cette expérience ? Avec quoi vous revenez ici à Dunkerque ?

58:34
Invité politique

D'abord, d'avoir eu une expérience enrichissante qui m'a permis quand même de découvrir la fonction de ministre. J'ai pu aussi misser, j'ai envie de dire, dans le cœur du pouvoir national. Bâtir aussi un réseau qui peut être utile demain au territoire d'Unquerquois. Et je n'excuse pas un jour d'en faire peut-être ma profession. Patrice Trezan. On en vient à la question que tout le monde se pose. Pourquoi Michel Barnier met-il autant de temps à accoucher d'un gouvernement ? Michel Barnier, en effet, comme vous le disiez, Ashley, a appelé beaucoup d'élus, de députés, sénateurs. Mais jamais, jamais en parlant vraiment de fonds. Comment ça, pas de fonds ? C'est un peu rude.

Ah non, non, moi j'en suis à la saison 3, là. Oui, épisode 4. Exactement, voilà. Bon, ben, on s'en reparle. Au revoir. Le PS, c'est fait. Oui, moi aussi, mais alors j'avais remplacé les lardons par du poulet. Et c'était tout aussi bon. L'UMP, c'est bon. Randonnée, comme chaque été. Ah oui, oui, j'ai cavalé, là. Un cabri. Et on referme ses actualités. C'était le vrai Michel Barnier. Avec... Ah, on me dit que ça bouge du côté de Matignon Split. Régis, et retour dans les écrans, vous avez une info. Bétrange et la liste des nominations. On a donc Laurent Lafitte pour Tapie, Sarah Girodo pour Tout va bien. Quel est le rapport avec le gouvernement ?

Alors, c'est les nominations des International Emmy Awards 2024, mais j'avais que ça à me mettre sous la dent. Eh bien, merci quand même. Et c'est une vraie info qu'on retiendra. Cette nomination française pour la prochaine cérémonie des International Emmy Awards. C'est la fin de cette édition spéciale. L'info revient lundi. Bon week-end et plus jamais duplex avec Régis.

1:00:13
Présentateur

Merci beaucoup. Merci à tous les deux. Si vous voulez bien vous tourner vers Séverine pour souhaiter une excellente soirée, un excellent week-end à nos téléspectateurs. Et là, on se retrouve lundi soir et tout de suite du cinéma sur France 5. Excellente soirée. Ciao.

1:00:33
Invité politique

Mais quel film !