Franck Allisio : "Le RN ne votera pas le budget de François Bayrou !" (RTL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Avez-vous déjà pris votre décision sur le vote du budget ?
- 0:30FerméeRéponse directe
Vous tranchez pour les deux textes aujourd'hui ?
- 3:29RelanceRéponse directe
Mais c'est audible de censurer pour un article pareil, seulement pour l'article 4 ?
- 4:21RelanceRéponse directe
Mais vous ne le découvrez pas maintenant cet article 4, Franck Alizio ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Un mot sur la situation sociale et la fiscalité des entreprises ?
- 6:19OuverteRéponse partielle
Le patron du MEDEF a dit que les chefs d'entreprise délocalisent à cause des impôts, vous l'encouragez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Invité politiqueChiffre
« 40 milliards d'impôts économisés. »
- 1:16Invité politiqueChiffre
« 40 milliards d'impôts qui auraient pesé sur les entreprises et sur les particuliers si ce budget avait été voté. »
- 1:44Invité politiqueFait
« le budget, on ne le votera pas, par définition. »
- 1:59Invité politiqueFait
« on ne veut pas d'opposition bête et, j'allais dire, médiatique. »
- 2:45Invité politiqueFait
« aligner le prix de l'énergie nucléaire française sur le prix de l'énergie nucléaire européenne. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« On leur a déjà ramené 40 milliards d'impôts au moins la dernière fois. »
- 5:04Invité politiqueFait
« le respect sur les retraites, on a évité le déremboursement de certains médicaments. »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« La France a cinq fois plus d'impôts sur les productions. »
- 5:45Invité politiqueFait
« l'impôt sur les productions, c'est les impôts les plus imbéciles. »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« Ces impôts sont cinq fois plus importants qu'en Allemagne. »
- 6:00Invité politiquePromesse
« Il fallait les baisser, c'était dans le programme de Marine Le Pen en 2022. »
- 6:42Invité politiqueChiffre
« La France a cinq fois plus d'impôts sur les productions. »
- 7:04Invité politiqueFait
« Depuis 7 ans, on est les champions du monde des impôts. »
Temps de parole
- Franck Allisio78 %
- Locuteur non identifié13 %
- Présentateur9 %
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Bonjour Franck Alizio, vous êtes député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône et le vote de votre groupe pourrait bien sceller l'avenir du gouvernement Bayrou. Avez-vous déjà pris votre...
A 15h avec notre présidente de groupe Marine Le Pen et notre présidente de parti Jordanne Bardella et c'est lors de cette réunion que nous déciderons en échangeant, en faisant chacun nos retours terrain, en écoutant l'analyse que nous fera Marine et la proposition qu'elle nous fera et à partir de là nous aurons une position, à partir de 16h, tout ça sera probablement fixé.
Vous tranchez pour les deux textes aujourd'hui ?
Il est probable que cette réunion tranche pour les deux textes. Encore une fois, c'est la présidente de groupe qui maîtrise l'ordre du jour. Au RN, on écoute beaucoup le terrain.
Ça vous avait coûté cher quand même la précédente censure. Le terrain dit ça, oui, nous on aime quand même le Rassemblement National parce qu'il est policé, il est sérieux. Là, franchement, il y a eu beaucoup de vos électeurs qui avaient été mécontents de la précédente censure. Là, j'imagine que vous allez faire attention à ne pas les décevoir une seconde fois.
Je ne suis pas du tout d'accord avec votre analyse. En tout cas, s'il y a quelqu'un qui allait rapporter, s'il y a des gens qui allaient rapporter la première motion de censure, c'est aux Français. 40 milliards. Voilà. 40 milliards d'impôts économisés. 40 milliards d'impôts qui auraient pesé sur les entreprises et sur les particuliers si ce budget avait été voté. Et puis, toute une série de lignes rouges, notamment sur les retraites, qui auraient été franchises. Et donc, le poids d'achat des retraités aurait été attaqué. Nous sommes très satisfaits, tout à fait fiers d'avoir, quelque part, permis que ce budget ne soit pas voté et qu'il y ait une censure derrière.
Cette fois-ci, un point de pédagogie, le budget, on ne le votera pas, par définition. Voter un budget, c'est cautionner une politique et entrer dans la majorité. Nous sommes dans l'opposition, nous le restons. Pour nous, c'est clair, ce n'est pas comme chez LR et d'autres. Pour autant, on ne veut pas, et on l'a toujours dit, ça a toujours été la ligne de Marine Le Pen, on ne veut pas d'opposition bête et, j'allais dire, médiatique. La gauche, pour un ou pour un non, ils censureront toujours. Nous, on fait la part des choses. Le budget, on ne le votera pas, on votera contre. En revanche, notre opposition doit-elle aller jusqu'à la censure ? Et c'est là que la question se pose.
Est-ce que nos lignes rouges du dernier budget sont, à ce jour, respectées ? Oui. Donc, normalement, c'est pour ça qu'on se pose la question de la censure. Normalement, on était parti pour ne pas censurer. Il y a un problème, et vous le savez, d'autres de mes collègues vous l'ont expliqué déjà. Il y a cet article 4 qui vise à aligner, une nouvelle fois, encore une bêtise en termes de pouvoir d'achat et même en termes de beaucoup de choses, de politique d'énergie, qui vise à aligner le prix de l'énergie nucléaire française sur le prix de l'énergie nucléaire européenne. Ce qui va avoir des conséquences financières, économiques, au quotidien, pour le pouvoir d'achat des Français.
C'est cet article qui pourrait vous conduire à censurer. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on se pose la question. Ce n'est pas juste ça, c'est encore une flambée en perspective de l'énergie. Donc, ce n'est pas que ça. Donc, il faut être au clair avec ça, et c'est pour ça que nous continuons à échanger avec le gouvernement. Mais s'il n'y avait pas eu cet article 4, notre position était claire. On votait contre le budget, ça c'est normal, on l'a toujours dit. Mais on ne censurait pas. Il y a cet article 4, c'est pour ça qu'il y a encore des débats au moment où je vous parle.
Mais c'est audible de censurer pour un article pareil, seulement pour l'article 4, qui risque de faire monter. C'est le combat de Jean-Philippe Tanguy qui l'expliquait ici même vendredi matin, de faire monter le prix de l'électricité dans les années à venir. Je vous demande ça au moment où la facture d'électricité des Français, en tout cas de plus de 20 millions de ménages, va baisser. Renverser un gouvernement pour ça, c'est possible aujourd'hui politiquement ?
Gouverner, c'est prévoir. Si dans quelques mois, les Français se retrouvent avec des notes d'énergie, les entreprises qui flambent et qu'on dit « mais pourquoi ? » et qu'on explique que c'est à cause de ça, nous on préfère le dire tout de suite. C'est un discours encore de vérité et de cohérence par rapport aux Français. Donc on attend les retours du gouvernement là-dessus. Et à partir de là, dans quelques heures maintenant, vous aurez une réponse. Encore une fois, on était parti du principe qu'on ne censurait pas.
Mais vous ne le découvrez pas maintenant cet article 4, Franck Alizio ?
Oui, mais on était en discussion avec eux depuis qu'on ait connaissance de cet article 4. Donc on va continuer à être en discussion, à échanger, et à partir de là, en notre âme et conscience, et en responsabilité comme dirait d'autres, nous prendrons notre décision, nous pèserons le pour et le contre pour les Français. Encore une fois, nous ne cherchons pas à avoir des ministères, des machins, des places comme les LR, nous ne cherchons pas à foutre le bordel, à bordéliser la situation comme l'extrême gauche. Nous souhaitons donner aux Français le meilleur de ce qu'on peut leur donner, comme on le fait depuis qu'on peut peser de manière significative dans cette Assemblée.
On leur a déjà ramené 40 milliards d'impôts au moins la dernière fois, et beaucoup d'autres choses, le respect sur les retraites, on a évité le déremboursement de certains médicaments. Donc on va continuer à se battre pour eux.
Un mot sur la situation sociale, on parle du retour du chômage de masse, on parle également de ces chefs d'entreprise, de ces patrons, qui disent que la fiscalité est gigantesque en France, alors que le Portugal, par exemple, s'apprête à baisser les taxes pour les entreprises de 15 à 12,5%, c'est ce que disait le patron du MEDEF. Il y a beaucoup de patrons de PME, de grands patrons, qui baissent les bras. Vous avez une politique très libérale, vous rassemblez un national, vous pensez quoi de ce débat ?
Les chères entreprises ont parfaitement raison. La France est le champion du monde des prélèves obligatoires. La France a cinq fois plus d'impôts sur les productions. Vous savez, l'impôt sur les productions, c'est les impôts les plus imbéciles. C'est ce qui pèse sur notre productivité, sur notre production, sur nos entreprises, sans même prendre en compte le bénéfice, et prendre juste en compte le chiffre d'affaires. Ces impôts sont cinq fois plus importants qu'en Allemagne. Évidemment qu'il fallait les baisser, c'était dans le programme de Marine Le Pen en 2022, la baisse drastique des impôts de production.
On avait un projet, Marine avait un projet qui favorisait les PME, qui favorisait les entreprises, qui favorisait l'initiative, qui commençait une décrue fiscale.
Le patron du MEDEF, la semaine dernière, a eu raison de dire, quand des chefs d'entreprise viennent me dire « je délocalise parce que je ne peux plus supporter les impôts, je l'écoute, je l'entends et je l'encourage », j'ai pratiquement dit cela, vous comprenez ça ?
Moi, je n'encourage jamais personne, évidemment, à délocaliser. Moi, je pense que nos patrons, comme tout le monde, doivent avoir avant tout un sentiment de patriotisme économique, mais il faut que l'État... Même avec 30 ou 40% d'impôts de plus que les autres ? Mais évidemment qu'il faut que le gouvernement les aide. Évidemment qu'à un moment donné, quand c'est le propre gouvernement qui accroche des boulets, qui met des semelles de plomb à ces entreprises, c'est insupportable. J'ai juste une petite chose à ajouter. Pourquoi les grands patrons ne l'ont pas dit depuis 7 ans ? Depuis 7 ans, la politique de M. Macron va descendre cela. Depuis 7 ans, on est les champions du monde des impôts.
Peut-être parce qu'une partie des impôts ont baissé pour les grandes entreprises, Franck Alizio, depuis 7 ans. J'aimerais que les grandes entreprises parlent au nom de tous les entrepreneurs. Et donc, ils auraient dû, depuis longtemps, prendre la parole. Merci Franck Alizio.
Franck Allisio