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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 25 mars 2026 3 minAutoproduit

Nous payons l’addition d’une guerre que nous n’avons ni souhaitée ni soutenue - Thierry Cozic

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Avant de commencer, je tiens au nom du groupe socialiste à saluer également la figure qui a été Lionel Jospin. Sa disparition, à travers l'hommage unanime que nous venons de lui rendre nous rappelle ce que nous devons à son action politique exemplaire, à ses engagements au service de son de notre pays, à sa personnalité intègre. Pour lui, de la méthode pour convaincre au chemin, pour aller au but, tout partait du collectif et visait l'intérêt général.

Enfin, toujours au nom du groupe socialiste, je tiens également à saluer la mémoire de nos deux anciens collègues, Joël Bigot, sénateur du M et Loir, ainsi que de Serge Mathieu. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie. Depuis le début du conflit en Iran, notre continent et plus précisément notre pays commence à payer l'addition d'une guerre que nous n'avons ni souhaité ni soutenue.

Il est désormais clair que l'aventurisme guerrier de Trump et Netaniaahu va coûter cher à nos concitoyens. Monsieur le ministre, vous le savez, en dépit des messages rassurants que vous tentez d'envoyer, nous allons vers des prix pétroliers durablement élevés et ce pour trois raisons. Tout d'abord, il apparaît désormais clair que la perte de contrôle du D3 d'Ormous paraît structurelle.

De plus, bien que vous ayez débloqué les stocks stratégiques, les capacités de substitution de l'offre sont substantiellement insuffisantes. Enfin, la demande est peu sensible aux variations des prix à court terme. À tel point qu'Olivier Blanchard considère que très prochainement, le baril de Bren devrait osciller entre 150 et 200 dollars le baril alors qu'il était à 60 dollars en janvier.

Face à un choc pétrolier qui s'annonce dévastateur, il nous faut nous rendre à l'évidence, la France n'a aucune réserve financière pour amortir un tel choc. Néanmoins, nous devons protéger nos secteurs stratégiques et nos concitoyens sans impacter les finances publiques, sans quoi le difficile objectif de 5 % de déficit ne pourra être tenu. Très concrètement, à l'été 90, Pierre Bergovois et Michel Rocard avaiit mis en place un mécanisme qui chaque jour calculait un prix maximal en fonction du prix de marché auquel venait s'ajouter une marche forfaitaire variant en fonction du département pour refléter les coûts de distribution.

Monsieur le ministre, ma question est simple. Seriez-vous prêt à envisager un tel dispositif afin d'encadrer les marges des distributeurs tout en protégeant le pouvoir d'achat de nos concitoyens et notre tissu économique ?