Face à Philippe de Villiers (Émission du 05/06/2026)
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe de Villiers. Cher Philippe, bonsoir. Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy. Notre émission est évidemment bouleversée par les toutes dernières informations, puisque le corps retrouvé dans le Gers, c'est bien celui de Liana. Vous l'avez entendu avec Valentin, l'autopsie a déterminé que le corps retrouvé jeudi soir dans un site agricole est bien celui de cet enfant de 11 ans, collégienne disparue le 29 mai à Florence, annonce faite par le procureur d'Agin. Les Français, Philippe, sont sous le choc. Ils sont bouleversés par la disparition de cette petite, cette fillette de 11 ans.
Et vous avez peut-être un mot à adresser d'abord à la famille, Philippe.
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. Quel mot ? Simplement ce qu'on peut dire, quand on est père de famille, qu'on a des enfants, on peut se faire le porte-parole de tout ce que pense la grande tribu, la France, le peuple français, et transmettre un message d'attention en disant à la famille, on partage votre tristesse. Toute la France est triste ce soir. Toute la France est brisée. partage aussi votre colère. Et vous avez le droit de l'exprimer. Et nous avons le devoir de l'exprimer. Parce que c'est une forme de lucidité. La blessure la plus proche du soleil. La lucidité. Ceux qui ne s'émeufent pas à cet instant ne sont pas des vrais Français.
C'est toute la famille qui se regroupe autour de vous. La petite famille du Gers et de Liana. Et puis la compassion. Naturellement, la compassion, c'est un onguent sur la plaie qui n'est pas suffisant. Mais il faut quand même que vous sachiez, vous la famille, que c'est toute la France qui se portait à vous. Pour porter votre tristesse, votre colère. Votre indignation. Et le cri qui ne s'éteindra pas.
Vous avez parlé de tristesse, de colère, d'indignation. Colère au regard peut-être du, et très certainement, du profil du principal suspect dans cette affaire. Jérôme B, visé depuis de nombreuses années par des plaintes, des signalements pour des faits de nature sexuelle sur des mineurs. Un drame national faisant réagir le président de la République. Personne. Alors, en déplacement au Monténégro aujourd'hui, je vous propose de l'écouter.
Qu'il y a un dysfonctionnement et que nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées, il faut maintenant les clarifier. Et donc, ce que le gouvernement va faire, c'est de se mettre en situation, avec des enquêtes très rapides, et j'ai demandé qu'elles soient le plus rapides possible, de pouvoir clarifier aussi les responsabilités qui sont à l'œuvre. Mais les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer. C'est une évidence. Et donc, c'est inacceptable. On ne peut pas regarder en face sa famille et lui dire que tout s'est bien passé. C'est faux. Donc, comme vous, je suis choqué par ce qui s'est passé et par ce qu'on entend.
Maintenant, on doit les clarifier en bon ordre. On doit laisser le temps minimal aux inspections qu'on a mandatées pour pouvoir clarifier cette situation. Et sur la base de travaux qui auront été établis, pouvoir justement, à ce moment-là, voir quelles sont les responsabilités collectives, systémiques, et les responsabilités éventuellement individuelles. Moi, je ne veux entendre aucun argument de moyens dans cette affaire. Parce que depuis 2017, j'invite chacun à regarder les moyens qui ont été mis dans la gendarmerie, dans la justice. Donc, c'est une question de réponse, de fermeté, d'organisation, de responsabilité. Geoffroy Lejeune.
Philippe, quelle est votre première réaction en écoutant le président de la République ?
Ma première réaction, c'est qu'il parle depuis le Monténégro pour essayer de se dédouaner de sa responsabilité. Je suis désolé. Je ne vais pas être gentil. Mais je ne suis pas là pour ça. Il parle de responsabilité. L'honneur de la politique, et je sais ce que c'est, j'ai été un homme public pendant longtemps, l'honneur de la politique, c'est qu'on assume sa responsabilité. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'il y a le mot démission. Quand on ne veut pas assumer sa responsabilité, ou que le peuple vous renvoie. Parce que là, il est à la tête de l'État au nom de toutes les familles de France. Et on a vu depuis dix ans comment tout s'écroule.
C'est le commandant du Titanic qui vient nous expliquer à la télévision. Je ne comprends pas comment le Titanic a pu couler. Mais bonhomme, c'est toi qui commande. Avec tes flûtistes, là. Darmanin et les autres. Et donc, moi, je demande de manière solennelle, personnelle, et au nom de beaucoup de Français, M. le Président, il faut partir. Vous devez démissionner. C'est une question de décence, de dignité. Il faut partir. Tout de suite. Et je vais vous expliquer pourquoi. C'est que, depuis dix ans, la justice française ne juge plus au nom du peuple. Et c'est de votre faute. Parce que vous avez transféré la souveraineté. La justice, normalement, juge au nom de la souveraineté du peuple.
C'est le peuple qui est souverain. La justice, par délégation du peuple, juge les criminels. Mais à partir du moment où M. Macron, président de la République française, n'a qu'une préoccupation en tête, c'est de transférer la souveraineté à l'Europe. Ce fameux concept, ce fameux fantasme du discours de la Sorbonne de 2019, de la souveraineté européenne. Alors, la justice juge au nom de qui, au nom de quoi ? Ah oui, de l'État de droit. C'est donc l'État de droit qui a remplacé le peuple. Et on comprend ce que ça veut dire, l'État de droit. L'État de droit, c'est un bidule idéologique inventé par les juges, par les juristes.
Vous savez, Royer Collard disait, les révolutions commencent toujours avec les juristes, ça se termine toujours sans eux. L'État de droit, c'est quoi ? C'est une double préférence. C'est la préférence pour l'étranger sur le national et la préférence du criminel sur la victime. On est là dans le sujet, au cœur du sujet.
Et puis, après avoir transféré la souveraineté et donc, avoir rendu les juges orphelins du peuple et inventeurs de leur propre État de droit, de leur propre jurisprudence, sous la houlette des juges européens et de la Cour européenne des droits de l'homme, qui fait naturellement n'importe quoi par rapport aux familles et par rapport aux principes de la vie, vous avez aussi, vous avez trituré la vie. Alors, vous venez vous faire le défenseur de la vie des enfants, alors même que vous avez en dix ans fait de la vie qu'était un absolu, quelque chose de relatif. Vous avez mis dans la Constitution la fin des enfants à naître, dans la Constitution.
Et vous êtes en train de faire voter à marche forcée, le 14 juillet, une loi qui nous met sur la voie de l'eugénisme, c'est-à-dire de l'enfant parfait, du vieillard parfait. Et qu'est-ce que vous croyez que la société pense de tout ça ? La société, elle marche au rythme de nos responsables. Si on dit à la société, aux enfants, aux criminels, à ceux qui sont des innocents ou qui ne le sont pas, voilà, pour tout le monde, ça sera le même tarif, la vie devient relative. Parce que ce qui compte, c'est la société hedoniste. Vous avez massacré la famille, un papa et une maman. Vous avez trituré la société, vous vous êtes fait fausser un promettien, vous avez voulu jouer avec tout ça.
Et puis, je n'oublierai pas non plus quelque chose dont on a parlé ici, et il y a Dieu, je crois. C'est la société de vigilance. À un moment donné, il y a quelques années, il y a deux ans, je crois, vous êtes intervenu pour expliquer, bon, voilà, maintenant, vous allez vous protéger vous-même. La société de vigilance, c'est-à-dire que vous allez être, prenons l'étymologie, vous allez être votre propre vigile, votre propre vigie. C'est à vous de vous retourner dans la rue. Il a expliqué ça. C'était après les attentats. Et donc, la société de vigilance, c'est le transfert de la puissance publique à l'impuissance publique. C'est la privatisation de la sécurité.
C'est-à-dire, moi, non possumus, moi, l'État, je ne peux plus rien faire pour vous. Je ne peux plus assurer votre sécurité. Et donc, la société de vigilance, ça veut dire assurer votre sécurité tout seul. Mais ce n'est pas fini. J'ai autre chose à vous dire, M. le Président, pour que vous partiez. C'est que vous avez menti aux Français. Vous aviez promis 15 000 places de prison supplémentaires. On les attend toujours. Et aujourd'hui, les prisons sont pleines. Et du coup, les juges prennent ce prétexte dans les chambres de comparution immédiate pour ne pas mettre en prison les racailles, parce que, soi-disant, les prisons sont pleines.
En fait, vous avez suivi l'idéologie de votre garde des Sceaux, Dupont-Moréty, qui disait, tenez-vous bien, la prison, c'est l'école du crime, l'école de la récidive. Voilà ce que vous pensez, vous, la gauche judiciaire, dont vous êtes le chef, la gauche idéologique qui considère que la prison voilà l'ennemi au nom de la réadaptation sociale du délinquant. C'est une idéologie mortifère. Et puis, je n'oublie pas non plus que vous n'avez pas donné à la langue française sa portée pratique obligation de quitter le territoire, 10% seulement d'obligations de quitter le territoire qui ont été exécutées, je pense en cet instant, à la petite Philippine, à Lola et à tous les autres.
À toutes les autres. Donc, en fait, vous avez renversé la pyramide de la justice. La justice ne juge plus au nom du peuple français, elle juge au nom d'elle-même, au nom de son idéologie, au nom du caprice du moment. C'est très grave ce qui s'est passé dans le Gers parce que c'est l'allégorie de l'échec d'une politique de dilettante.
Emmanuel Macron, Philippe de Villiers, a parlé de dysfonctionnement et de faille. Est-ce qu'on est face à une série de dysfonctionnements, et les mots ont un sens, ou est-ce qu'on est face à un scandale d'État ? Allons même plus loin. Est-ce que c'est un fait divers ou est-ce que c'est un fait de société ?
Moi, je pense que les Français, en ce moment, nous répondent. Ils répondent à notre place. Dysfonctionnement ? Attendez. Dysfonctionnement, c'est quand il y a un papier qui n'est pas arrivé à la préfecture. Parce qu'il y a le sous-préfet qui a oublié de prévenir le préfet. OK, dysfonctionnement. Un dysfonctionnement, c'est quand il y a une faute individuelle. Là, on est devant un scandale d'État. C'est très différent. Qui concerne tous les ministères. Tous les ministères. Aussi bien le ministère de l'Éducation nationale, faillite de l'école, que le ministère de l'Intérieur, ministère de la Justice.
Et donc, qui concerne le Premier ministre, d'ailleurs, qui s'est exprimé, pour essayer, lui aussi, de se dédouaner, hurler avec le peuple, en croyant que ça va le dispenser de présenter sa propre responsabilité. Le garde des Sceaux, qui sera sur une grande chaîne ce soir pour se justifier, en expliquant « c'est scandaleux ». C'est incroyable, on n'a jamais vu ça. C'est la première fois dans toute l'histoire de toutes les républiques qu'on a des hommes politiques qui ne veulent pas assumer leurs responsabilités. Alors, je vais aller au fond des choses et j'ai oublié répondre. C'est un scandale d'État d'une portée politique majeure. Plus rien n'est comme avant.
Les Français vont faire un vote auquel ils ne pensaient pas, qui sera un vote de protestation ultime, en disant à celui qui sera élu « sauvez-nous ». Pas simplement redresser le pays, sauvez-nous. Sauvez nos enfants, sauvez nos familles, sauvez notre pays, sauvez nos campagnes, sauvez-nous. pourquoi l'État a-t-il été inventé ? L'État régalien. L'État a été inventé dans un échange. Parce qu'avant l'État, il y avait des tribus qui se faisaient justice elles-mêmes. Avec l'État, il n'y a plus de tribus. C'est à partir de Clovis. Il n'y a plus la faïda. La vengeance. C'est fini.
C'est-à-dire, on transmet son droit à la vengeance, on le transmet à l'État, en disant à l'État, « bon ben, vous prenez en compte ma protection ». En d'autres termes, l'État régalien, c'est un échange entre l'impôt et la protection. Je verse des impôts, mais l'État me protège. Je constate aujourd'hui que je verse des impôts, mais que l'État ne protège pas. Donc, il y a mal donne. L'échange n'est plus si nalagmatique, comme disent les juristes. C'est un échange truqué. C'est un échange tronqué. Je note que, en fait, nous versons des impôts pour des choses qu'on n'a pas voulues. Par exemple, l'immigration invasive, on nourrit, on blanchit, on loge des migrants clandestins partout à nos frais.
Il y a une chose que l'État ne fait plus, que l'État ne fait pas, c'est la protection. Et donc, on est dans une situation pré-mérovingienne. Je m'explique à travers cette métaphore. Les mérovingiens, c'est quand des gens se sont dit, les Français se sont dit, « Bon, personne ne nous protège, donc je creuse ma douve, j'installe mon donjon, mes chicanes, mes échoguettes, et je dis à mes amis alentours qui travaillent dans les appannages, « Bon, ben, venez, je vais vous protéger, on a les meurtrières pour se défendre. » C'est ça qui est en train de se passer. C'est ça qui va se passer si ça continue.
En d'autres termes, le déséquilibre entre l'impôt qu'on paye est de plus en plus lourd et la protection de plus en plus absente, on va vers les milices. On va vers ce que Gérard Carreyrou a appelé avec beaucoup de courage les prémices de la guerre civile. Et j'ajouterais quelque chose de cocasse. Finalement, il y a une chose qui marche bien en France. Il y a un service qui marche bien en France. C'est le recouvrement de l'impôt. Ça, ça marche. Et vous avez intérêt à être ponctuel. Sinon, on vous tombe dessus. Bon, à partir du moment où le recouvrement de l'impôt marche bien et que les autres services rendus à la population ne fonctionnent plus, c'est la faillite de l'État. C'est l'abéance.
Nous sommes dans cette situation. Oui, c'est un scandale d'État parce que c'est tout tout qui s'effondre. Quand l'hôpital ne soigne plus, quand l'école ne transmet plus, quand la justice ne protège plus, il n'y a plus d'État.
Je vais vous proposer le communiqué des procureurs généraux, vous savez, les procureurs de France qui, indirectement, répondent et au président de la République et au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui promet que des sanctions seront prises. Il dit à ce stade, dans l'attente des conclusions des inspections, d'éventuelles responsabilités ne peuvent être mentionnées et encore moins des prochaines sanctions. Je vais, en parallèle, vous faire écouter Gérald Pandelon. Gérald Pandelon, c'est un agriculteur, agriculteur du Gers, qui a été, ces derniers mois, par exemple, auditionné dans ce même département parce qu'il a eu le malheur de manifester contre le Mercosur.
Il était l'invité de Julien Pasquier cet après-midi sur CNews.
J'exprime ma colère parce que, pendant que le parquet tout entier, je ne vais pas nommer que la procureure de Hoche, mais son parquet tout entier, qui avait bien des ordres plus hauts, ça c'est sûr, a fait des agriculteurs de notre département et même du département du 31 également, une priorité par rapport à un violeur pédophile qui se trimbalait en liberté dans notre département en quelques kilomètres de chez nous.
J'ai fait 7 heures de garde à vue le 14 janvier interpellé comme pire qu'un violeur du coup par la brigade de recherche de Toulouse parce que j'étais à pied sur le rond-point de l'aéroport de Blagnac, j'étais simplement à pied les mains dans les poches, je me suis fait tomber dessus par 40 gendars mobiles et deux enquêteurs de la brigade de recherche et là on apprend qu'on avait ce pédophile, ce violeur avec de multiples plaintes derrière lui depuis quelques années dont une récemment août 2025 avec un témoignage d'enfants tout ce qu'il y a dessus là il n'y a même pas d'excuses à avoir sur le parquet de hauche sur cette affaire-là et en fait pendant qu'on s'acharnait sur nous clairement parce que là il y avait des moyens des moyens judiciaires le parquet de hauche il en a mis je vous garantis qu'il y a plus de 100 heures d'audition il y a des vidéos des drones il y a tout ce que vous voulez et en fait pendant tout ce temps-là la justice n'a rien fait le parquet de hauche n'a rien fait et malheureusement il y a eu ce drame qui est arrivé Geoffroy Lejeune Philippe quand vous écoutez cet agriculteur est-ce que vous vous dites qu'il existe une justice à deux vitesses ?
à plusieurs vitesses même à trois, quatre parce qu'en fait je pense à cette famille du Gers qui a donc perdu son enfant c'est une famille modeste et moi je soupçonne la justice d'être différente dans son comportement et même dans sa sémantique avec les gens de peu ce que la gauche appelle les populistes et les gens qui ont un langage qui permettent de communiquer avec les juges et les procureurs et qui ont des relations pour ça c'est ça qui se passe vous savez moi je suis un rural un rural profond donc je connais la vie je sais comment ça se passe dans les palais de justice maintenant je vais répondre à votre question évidemment ce paysan du Gers me fait penser à vous aussi à ce qui s'est passé le week-end dernier la différence de traitement avec les paysans cet hiver quand le pouvoir politique a envoyé les CRS pour piquer les bovins pour piquer le cheptel ça a été d'une violence extrême pour les paysans pas de quartier je me souviens qu'il y avait des hélicoptères qui déversaient des fumigènes et il y avait les fameux centaures qui sont des chars qui sont offerts de ma part c'est à dire qu'on a envoyé contre les paysans des moyens qu'on a aussi envoyé contre les gilets jaunes pour qu'ils n'investissent pas paris et LBD on dit etc c'est à dire qu'on a traité les gilets jaunes on a traité les paysans le petit peuple révolté d'une manière différente des racailles pour les racailles la consigne c'était pas de contact en souvenir de Malik Ousekine surtout pas de contact parce que si on a un mort c'est l'affaire Naël qui recommence pas de contact et surtout il faut accepter d'avoir des blessés parmi nous plutôt que parmi les manifestants 233 blessés parmi les gens mais rien que pour ça Nunez lui aussi devrait démissionner il aurait tous démissionné en fait c'est une faillite complète moi je pense en ce moment aux familles qui sont au chevet de leurs blessés les gendarmes les policiers et donc ce paysan il est révolté puisqu'il est traité comme un prédateur parce qu'il veut simplement il veut il veut survivre avec sa famille contre le Mercosur et donc ces gens là qui nous ont infligé le Mercosur c'est à dire que ces hommes ces femmes politiques ont fait le choix pour nourrir la France de déléguer notre alimentation sur le marché mondial est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de vous dire et quand c'est pas le marché mondial avec le Mercosur ils vont chercher les poulets en Ukraine et pendant que monsieur Edouard Philippe et monsieur Retailleau vont chercher je sais pas quoi en Ukraine un remontant ou alors autre chose donc tout ça est intolérable tout ça est intolérable cette classe politique elle se liquéfie elle est elle est dans la dans l'obsolescence l'indécence et l'indignité alors moi je le dis à ce paysan vous avez bien fait de parler à ces news continuez à parler parce que vous êtes la voix de la dignité et du courage français
autre question Philippe de Villiers c'est après ce nouveau drame et cette colère qui monte cette exaspération des français qui aspirent à être sauvés selon vous comment sauver les français demain que faire
alors déjà il faut changer toutes les équipes qui nous gouvernent depuis 50 ans c'est pas compliqué on a eu avec eux le transfert de la souveraineté à Bruxelles ils font mine de nous faire croire qu'ils ont encore le pouvoir alors qu'ils l'ont plus ensuite ils nous ont fait les migrations invasives et ils nous ont fait l'insécurité en disant ah mais ça n'est qu'un sentiment souvenez-vous de Dupond-Moretti sur Europe 1 un matin il dit ah mais je ne confonds pas l'insécurité et le sentiment d'insécurité le sentiment d'insécurité il y a un coup de couteau toutes les 20 minutes alors il faut d'abord réformer la justice réformer la justice ça veut dire quoi vous allez voir je vais être très concret parce que c'est le fruit d'une longue réflexion quand on est blanchi sous la arnoie on a un avantage c'est un mélange de prudence d'audace et de sagesse mais on a l'expérience la première chose qu'il faut faire et qui changerait tout c'est instaurer la responsabilité du juge vous Elliot vous Geoffroy vous avez des responsabilités imminentes si jamais vous dérapez vous aurez une sanction vous n'êtes pas forcés de me le dire mais bon c'est normal c'est la responsabilité et quand vous entrez dans ce studio comme moi il y a la charge qui pèse pour faire une bonne émission pour être le plus vrai possible le plus tranchant possible sinon c'est la sanction les gens partent ailleurs et on pourrait prendre bien d'autres exemples le juge lui il a l'impunité vous comprenez ça c'est à dire que dans quelques cas mais vraiment très très particulier il y a le conseil supérieur de la magistrature présidé par le président de la république qui inflige des sanctions mais ça n'existe pas donc là par exemple les magistrats qui ont fauté dans le Gers à Hoche rien il n'y avait rien à se passer pour eux quand il y a eu l'affaire de Bruyelles en Artois vous ne vous souvenez pas vous étiez trop jeune avec le juge Pascal il ne s'est rien passé l'affaire d'Outreau il ne s'est rien passé les juges ils ont une immunité c'est les seuls dans la société une immunité totale c'est l'impunité parfaite un maire qui a un panneau de basket qui tombe il peut aller en prison en tout cas il est mis en examen et il dit à sa femme le soir en rentrant il m'arrive une tuile terrible le panneau de basket est tombé et le procureur m'a appelé je suis convoqué demain un policier souvenez-vous et en cet instant je pense à lui le policier dans l'affaire Naël il va passer en cours d'assises prochainement lui il est considéré comme responsable il n'y a pas de cadeau pour lui aucun cadeau voilà et vous prenez dans le privé une malfaçon pour un maçon pour un architecte c'est la sanction immédiate c'est pour ça que tout le monde s'assure d'ailleurs le seul endroit où il n'y a pas de responsabilité c'est les juges donc en réalité bon ben voilà ça permet certaines approximations parce que si vous n'êtes pas jugé sauf par le juge qui finit par juger les juges mais dans l'au-delà alors bon vous pouvez être approximatif lent dans vos procédures procédures laxistes dans vos jugements il n'y a pas de sanction donc ça c'est la première chose la responsabilité pénale des juges quand il y a une erreur manifeste comme disent les juristes et bien le juge il est sanctionné et il peut être éconduit il peut être mis à pied voilà c'est comme ça c'est dans tous les métiers comme ça deuxièmement plus important la doctrine pénale parce que ce qui arrive dans le Gers là c'est la conséquence d'une doctrine pénale qui a été renversée dans les années 60 moi j'ai vécu la bascule la nouvelle doctrine pénale qu'on appelle la défense sociale nouvelle définie par un magistrat à l'époque et cette nouvelle doctrine sociale a instauré une théorie selon laquelle la justice doit s'organiser le système judiciaire je cite de mémoire Marc Ancel il s'appelle le système judiciaire doit s'organiser autour de la réadaptation sociale du délinquant est-ce que vous m'avez bien entendu le système judiciaire doit se réadapter en fonction du criminel en fonction de celui qui a fauté sous-entendu et c'est pas sous-entendu ça vient après la prison et l'école de la récidive conséquence de cette nouvelle doctrine madame Belloubet ministre nommée par monsieur Macron fait un texte qui explique qu'il faut envoyer personne en prison conséquence monsieur Benater quand il arrive en 81 il libère des milliers de prisonniers conséquence pendant le Covid le garde des Sceaux du moment libère tous les prisonniers c'est-à-dire la conséquence de cette doctrine sociale nouvelle qui met le délinquant à la place de la victime au centre de la justice c'est tout simplement que la victime est secondaire on est dans l'inversion accusatoire et quelle est l'idée qui est derrière cette nouvelle doctrine qui régit la justice aujourd'hui et qui est soutenue par Emmanuel Macron qui fait partie de cette gauche judiciaire comme je le disais à l'instant la conséquence c'est que en fait c'est la société qui est coupable voilà et c'est ce que dit très bien la gauche de toute façon c'est la société qui est coupable c'est pas le délinquant le pauvre délinquant il est pas coupable et d'ailleurs on l'a vu dans l'explication sur les racailles la gauche a expliqué ah mais c'est parce qu'ils sont pauvres ah c'est parce que la société est pas venue à leur secours c'est toujours les explications sociologiques jamais les explications idéologiques ou ethno-culturelles troisièmement la syndicalisation de la magistrature il faut y mettre fin vous vous souvenez pas vous mais les téléspectateurs qui nous regardent les auditeurs qui nous écoutent sur Europe 1 doivent savoir ce qu'est la harangue de Baudot retenez ce nom la harangue de Baudot c'est un syndicaliste de la magistrature en 1968 qui dit il faut maintenant désormais inverser le cours de la justice il faut que la femme soit choisie contre le mari il faut que l'enfant soit choisi contre ses parents il faut que l'ouvrier soit choisi contre ses patrons c'est la jurisprudence brouillée en artois vous savez de ce notaire qui a été injustement arrêté la harangue de Baudot c'est une inversion complète de la justice et au nom de cette harangue de Baudot le syndicat de la magistrature développe une idéologie qui est une idéologie de l'inversion je parle de tout ça avec évidemment le coeur blessé de quelqu'un qui un jour a découvert que son nom figurait sur le mur des cons ça vous fait une drôle d'impression j'étais à côté du général Schmitt ce qui est tout à fait honorable le général Schmitt qui a eu sa fille assassinée dans le métro qui s'appelait Anne Lorraine je crois donc j'étais à côté et donc il y avait une série de personnalités mur des cons à tuer dans le couloir d'entrée du syndicat de la magistrature donc et là je vais vous raconter quelque chose j'ai eu une confidence d'un magistrat qui m'a appelé hier et qui m'a dit ah ben les chambres il y a trois chambres de comparution immédiate à Paris dont une qui a été rajoutée en dernier moment et avant il y avait un juge qui présidait tout ça qui s'appelait Tonis Curtis et qui était considéré par le syndicat de la magistrature comme trop dur parce que de temps en temps il l'envoyait en prison en comparution immédiate ils l'ont larguée et ce magistrat m'a dit je vous assure que deux chambres sur trois étaient composées exclusivement de membres du syndicat de la magistrature le syndicat de la magistrature est entré dans l'état pour démolir l'état pour démolir la loi pour démolir le bien commun et donc la syndicalisation c'est pas possible c'est comme l'armée quand on rentre dans l'armée on se syndique pas quand on est magistrat on juge au nom de la société au nom du peuple français et pas au nom de convictions idéologiques on laisse ces convictions idéologiques au vestiaire quand on prend la toge et l'armine et enfin je termine par quelque chose d'essentiel dont jamais personne ne parle sauf l'institut pour la justice avec le remarquable Pierre-Marie Sèvres qui qui était un homme exceptionnel et qui exceptionnel de bon sens qui a parlé de désastre judiciaire à propos du drame concernant là je ne crois pas trahir sa pensée en disant que l'institut pour la justice a posé le problème de la composition de la magistrature pourquoi parce que en fait les jeunes magistrats qui sortent de l'école nationale de la magistrature il y a aussi Jean-Paul Garraud qui m'avait raconté ça parce qu'il a été à un moment donné en responsabilité là-bas tous ces jeunes ils rentrent à 22 ans et ils sortent à 25 ans et à 25 ans ils sont substituts du procureur à hoche ils n'ont jamais rien fait d'autre donc ils font des études ils passent le concours ils sortent de l'ENM et ils deviennent substituts du procureur à hoche bon alors la solution la solution c'est simple c'est le panachage la solution puisqu'on dit souvent il faudrait un lien plus fort entre police et justice la solution c'est de faire rentrer des policiers et des gendarmes dans la justice et donc par le tour extérieur ce qui est à la disposition du ministre c'est à dire en fait permettre à des anciens gendarmes à des anciens commissaires de police de devenir magistrats et permettre à des magistrats de faire l'inverse à ce moment là vous aurez une compréhension plus intime entre les forces de sécurité et la magistrature la grande différence entre les forces de sécurité et la magistrature je vais dire un truc horrible mais ça fait rien c'est le fruit de mon expérience quand vous rencontrez un gendarme ou un policier il est dans la vie il est dans la vie de tous les jours il parle à la population il est dans la population il est de la population le magistrat lui il est à l'abri de sa toge et il m'édite la phrase de Richelieu qui disait laissez les juges dormir tant qu'ils dorment ils ne se révoltent pas et ils ne sont pas tentés de prendre le pouvoir Mitterrand a eu un mot juste c'est rare que je lui rende hommage mais il a dit les juges ont eu la peau de l'ancien régime ils auront la peau du nouveau voilà le régime est en train de mourir
une dernière question Philippe De Villiers parce que vous avez eu une formule qui m'a marqué je reçois de nombreux messages notamment par exemple un maire qui m'envoie entendre monsieur De Villiers s'est redonné du sens au mot valeur et au sentiment d'être français et fier de l'être la justice est beaucoup plus sévère et efficace réactive quand il s'agit de poursuivre des politiques pour quelque motif que ce soit mais au delà du regard du maire qui m'interpellait c'est la phrase que vous avez eue de dire c'est un tournant puisque pour l'élection présidentielle l'année prochaine les français auront comme boussole la formule c'est sauvez-nous pourquoi ce drame là plus que les autres qui pourtant mettaient en avant des failles béantes administratives migratoires sécuritaires que sais-je et tant de noms malheureusement tant d'enfants qui aujourd'hui ne sont plus de ce monde pourquoi cette fois-ci ça doit être un tournant selon vous c'est une très bonne question je vais vous répondre
ce que je sens c'est parce que ça vient derrière les racailles le week-end la ligue des champions ça vient juste derrière et ça se coagule ça se cristallise c'est à dire qu'en fait quand les français ont vu à la télévision sur CNews d'abord parce que les autres ont traîné ils ont mis trois jours les autres les concurrents mais sur CNews ils ont vu les images de la rue qui brûle des gens qui s'enferment chez eux ils se disent mais qu'est-ce qui est en train de devenir notre pays avec des journalistes qui nous expliquent ah mais ça n'a rien à voir avec l'immigration ou avec l'insoumission bon donc c'est la panique pourquoi parce que les gens sentent qu'on va franchir un cran après et quel est le cran d'après je souhaite qu'on en parle on va en parler dans cette émission il nous reste quelques minutes et donc en fait pourquoi je vous dis ça dans la même semaine on arrive et on voit on voit le tribunal d'Auch c'est-à-dire il y a les villes 71 villes qui sont devenues des coupes-gorges aux yeux des français et tout à coup il y a des campagnes maintenant où on ne protège même plus les enfants voilà donc on ne protège plus les parents on ne protège plus les enfants on n'est plus protégé l'état régalien est démissionnaire il est parti ailleurs pendant ce temps-là on a Macron qui est au Monténégro pour faire entrer le Monténégro et faire la majorité qualifiée pour permettre à Mme Van der Leyen de devenir l'impératrice de la norme de manière définitive c'est insupportable
vous voulez parler justement des violences urbaines et finalement il y a une sorte de continuum dans la faillite sécuritaire et judiciaire selon vous entre les émeutes ou les violences urbaines le week-end dernier et la disparition donc de l'IANA et ayons une pensée évidemment pour ses proches et sa famille ce qui s'est passé le week-end dernier d'ailleurs vous l'aviez annoncé sur ce plateau à la même heure vous aviez dit exactement ce qui allait se passer au soir de cette finale de Ligue des Champions vous avez parlé de ces 71 villes qui ont été touchées par les violences émeutières ces quinzaines de villes qui ont été également touchées par les pillages tout cela au soir de la victoire de Ligue des Champions du Paris Saint-Germain avec comme épicentre avec comme épicentre la capitale et une vidéo a circulé cette semaine une sorte de de medley de toutes les violences urbaines avec en son la musique d'Ouce France je le dis et je précise à la régie pour qu'on puisse revoir cette séquence-là certains ont parlé de débordement comment vous Philippe de Villiers vous qualifiez les événements graves qui se sont déroulés en France après la finale de Ligue des Champions
ce sont des émeutes anti-françaises voilà avec des émeutes anti-françaises j'avais dit ici même vendredi ce qui risque de se passer demain c'est une manifestation nouvelle de tribalisme de conquête territoriale avec trois gestes de conquête invasive premier geste le pillage néo-colonial que certains ont appelé à juste titre la radia nous y sommes ensuite la confrontation avec l'état c'était avec la force publique qui représente l'état que certains ont appelé à juste titre la guérilla guérilla urbaine radia guérilla et enfin troisièmement le confinement sécuritaire on l'a vu on l'a eu avec parfois des racailles qui rentraient dans les vestibules dans les halls le confinement sécuritaire voilà et donc en réalité la question qui se pose aujourd'hui après ce qu'on a vu c'est est-ce qu'on peut avoir la vérité des images derrière les images ou est-ce que vous allez continuer le mensonge d'état
autre question Philippe de Villiers je voudrais qu'on écoute quelques réactions des meutiers qui ont répondu au micro de frontière puisque des poursuites aux judiciaires pourraient être engagées évidemment les visages ont été floutés je vous propose de l'écouter et la question qu'on va se poser c'est qui sont ceux qui détestent à ce point la France pour provoquer de telles violences écoutez
non pas hier sur les champs on a kiffé nous en tant que supporters on a kiffé on a fait la fête on est là on est parisiens aujourd'hui on est venu encore on fait la fête il reste un peu de keuf vite fait sinon c'est tout on est là on a kiffé nous c'était tranquille non mais ça c'est toujours deux trois débordements les gens ils ont bu deux trois gouttes sinon en vrai c'est tranquille l'habitude on est tranquille c'est juste sur le coup de l'énervement la fête c'est la joie l'excitance c'est comme ça vite fait un tout petit peu ouais les policiers aussi ils aiment bien nous titiller il y a des policiers en ville si des fois ils aiment bien nous dire venons faire la fête et après ça nous incite à faire des trucs et après ils nous pètent direct
qu'est-ce qu'il faudrait faire pour éviter que tu aies les mêmes scènes la prochaine fois
moins de policiers c'est les policiers qui cherchent un peu le conflit qui nous obligent à casser à faire la fête voilà
on perd on perd on gagne ça va exploser je vous le dis voilà c'est quoi votre programme
après on va tout casser
on va tout ramer non non non moi c'est Paris ouais Free Palestine là c'est la guerre c'est vraiment la guerre c'est quoi avec le masque là je vais faire la guerre tout simplement pour ma ville c'est ça c'est la guerre le camp c'est la guerre je sais brocher le keuf le camp va faire de la dégris PSG qui gagne ou qui perd le camp va se débrocher c'est la guerre c'est quoi le programme
c'est de rejoindre les champs là c'est de rejoindre les champs d'Elysée mais bon ils font un barrage j'ai un mortier sur moi ça peut être danger ça peut être danger ils vont te contrôler tu penses ils vont contrôler un parrain ils vont essayer de décaler les mortiers tout ça essayer d'intercepter on va attendre un peu essayer de rentrer avec la masse l'année dernière on les a eus ils étaient pas prêts que Paris allait gagner parce que personne s'y attendait mais là ils sont très très bons ils ont tout prévu
on va fêter toute la nuit et même si les CRS nous empêchent on va quand même y aller
pour célébrer j'ai l'air bien c'est bon là des fous tu vois pas comment c'est bon des oufs là ouais vous avez un petit message j'avais repassé à la caméra t'as vu mes parents
ils m'attendent à la maison mais je suis venu là je vais faire le feu la police qui vienne
Geoffroy la jeune
alors Philippe qui sont-ils et comment vous pourriez les qualifier ces gens qu'on vient de voir dans le sujet et qui revendiquent les émeutes de la semaine dernière
alors d'abord d'où ils viennent ils viennent de deux lieux les quartiers souverains donc ce sont les enfants de l'immigration première, deuxième, troisième génération français devenus français qui détestent la France et ensuite ils viennent des facs certains d'entre eux et de l'insoumission des insoumis donc en fait vous aviez c'est la jonction du wokistan et de l'islamistan les terres de l'islamistan et les terres du wokistan la nouvelle France voilà d'où ils viennent ce sont des prédateurs ils se comportent comme des prédateurs en fait ils composent les hordes je dirais du ressentiment et du déracinement du déracinement ce sont des déracinés vous savez la phrase de Simone Weil la grande philosophe qui disait le déracinement est le drame le plus profond et le plus méconnu de l'âme humaine ce sont des déracinés je les plains ils sont déracinés deux fois c'est le grand déracinement ils sont déracinés de chez eux parce que ils savent par leur père par leur grand-père d'où ils viennent mais d'un endroit qu'ils n'ont jamais connu et donc ils n'ont plus d'attache ils n'ont plus d'attachement vitaux et surtout ils sont coupés de leur sève ils sont coupés de leur imaginaire d'enfance d'où cette révolte ça me fait penser à un vieux paysan qui me disait un jour mon petit Philippe il ne faut pas couper le bois à sève montante sinon il pourrit quand il devient une solive et là on en a coupé la sève montante de cette jeunesse qui a perdu son enracinement d'où elle vient d'où ils viennent et cette jeunesse qui n'est plus enracinée chez nous chez eux dans leur nouveau chez eux pourquoi ?
parce qu'ils habitent chez le corbusier c'est à dire dans un univers de laideur l'habitat vertical les cages à lapin de Garen comment voulez-vous être heureux ? la politique de la ville quel scandale les politiciens qui ont fait ça vous vous rendez compte ils ont installé le malheur la laideur et donc en fait ils sont déracinés de chez eux ils sont déracinés chez eux ensuite je dis les hordes du ressentiment non seulement ils sont déracinés mais ils sont dans le ressentiment pourquoi ? parce que on leur a appris à détester la France on leur propose tout est pour tout pour devenir français la laïcité les droits de l'homme et les valeurs de la république vous rigolez ou quoi ?
la laïcité pour eux c'est la métaphysique du néant c'est le vide spirituel absolu la laïcité maçonnique c'est à dire l'athéisme d'état ensuite les droits de l'homme c'est une abstraction la république c'est une abstraction c'est un code vous arrêtez pas une lame de feu avec des codes et enfin et surtout on leur a expliqué nous les français à l'école ou dans les médias la société médiatique que la France est née de l'esclavagisme et du colonialisme et qu'il est temps pour eux de prendre leur revanche et bien voilà ils prennent leur revanche c'est un désastre
il nous reste deux sujets et vous souhaitiez absolument traiter ces deux sujets Philippe de Villiers d'abord on va parler depuis quelques semaines d'une journaliste qui travaille pour Europe 1 et qui travaille également pour CNews Zenia Federova qui est désormais au coeur d'une campagne qui ne vise pas que ses arguments mais aussi sa personne son origine russe est brandie comme une présomption de culpabilité peut-être je vous propose d'écouter parce que c'est allé très loin jusqu'au président de la république Emmanuel Macron qui a réagi une nouvelle fois depuis Monténégro c'était il y a 48 heures si je ne m'abuse
quant au fond de l'affaire je n'ai pas attendu qu'elle soit commentée aujourd'hui je vous renvoie à ce que je disais à Versailles en juin 2017 assez clairement en présence du président Poutine devant une personne qui était à l'époque en charge prétendument d'un média mais de ce qui était une agence de propagande d'état les choses n'ont pas changé je pense la même chose voilà Geoffroy Lejeune alors Philippe certaines belles âmes voudraient que son titre de séjour soit retiré à Xenia Fedorova comment vous analysez-vous cette chasse à l'ours russe
le président de la république depuis le Monténégro nous explique le problème numéro un de la France c'est pas l'essence c'est pas la dette c'est pas la rue qui flambe ou la justice qui se déshonore le problème numéro un de la France c'est le canon français qui chante le lac de Konemara et Xenia Fedorova qui chante la chanson de l'ara et donc le problème numéro un c'est le titre de séjour d'une journaliste russe qui sévit sur CNews et au moment où le ministre de l'intérieur reçoit son collègue algérien le ministre de l'intérieur de l'Algérie qui vient lui réclamer en douce un titre de séjour pour son fils qui est en situation irrégulière en France et donc comme disait Montaigne nous sommes en roue d'un côté il y a un titre de séjour qu'il faut retirer pour Xenia Fedorova journaliste à CNews et de l'autre un titre de séjour qu'il faut accorder parce que c'est quand même l'Algérie et on est en train de rétablir une relation harmonieuse comme le sait bien Boilem Sonsal alors en fait nous sommes devant une nouvelle définition de la liberté d'expression que je voudrais saluer la nouvelle liberté d'expression c'est l'expression du système dominant avec un narratif officiel et ceux qui ne sont pas dans le narratif officiel dont je fais partie d'ailleurs on va le voir dans un instant sont des propagandistes ça c'est le nouveau mot qui est sorti récemment propagandiste donc en fait on a beau avoir une carte de presse si on ne dit pas du bien de l'Ukraine et de Zelensky et de Macron qui est son ami on est propagandiste alors c'est le journal Le Monde qui a organisé la première battue avec un dossier d'accusation qui est lourd jugé par vous-même premièrement Xenia Fedorova elle dit que l'OTAN a peut-être une part de responsabilité historique dans le déclenchement de cette guerre c'est aussi ce que j'ai dit ici ensuite elle dit que les 90 milliards d'aides de l'Europe de l'Union Européenne à l'Ukraine c'est peut-être pas bienvenu parce que ça fait 17 milliards pour les contribuables français c'est aussi ce que je dis ensuite elle dit l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN c'est sans doute une erreur et on peut comprendre la position russe parce que mettre côte à côte deux puissances nucléaires c'est dangereux pour la paix c'est aussi ce que je dis ensuite elle dit l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne c'est la mort de l'agriculture française c'est aussi ce que je dis mais ce qu'elle ne dit pas et ce que je vais ajouter c'est que en fait le est-ce que la doxa ne supporte pas c'est que peut-être je me trompe mais j'ai l'impression que la vraie menace existentielle c'est pas tant la Russie que l'islamisme militant vous voyez je hasarde une opinion personnelle en ajoutant au dossier d'accusation de Xenia Fedorova une charge indue puisque c'est pas elle qui dit ça c'est moi alors le le réquisitoire le réquisitoire c'est retirer le titre de séjour à Xenia Fedorova alors pour trois raisons elle est russe elle est donc pro-russe vous me suivez et donc c'est un agent de propagande russe alors vous me suivez sauf qu'il va falloir me suivre jusqu'au bout parce que dans ce cas là Glucksmann comme l'a très bien dit Eric Zemmour Glucksmann il est pro-Zelensky il est pro-Ukraine donc c'est un agent de propagande ukrainienne il faut peut-être qu'on lui retire son titre de séjour Retailleau et Edouard Philippe qui sont allés en Ukraine ils ont fait la propagande pour l'Ukraine au moment même où l'Ukraine vient de saluer il y a un article dans le monde superbe vient de saluer les anciens nazis nationalistes en Ukraine avec en présence de Zelensky ils conscientent ça donc ceux qui vont en Ukraine moi je propose que au nom de la lutte contre les nazis ukrainiens on leur retire leur titre de séjour en tout cas qu'on leur dise non vous n'allez pas vous présenter à la présidentielle quand même vous êtes du côté des nazis ukrainiens ce que je dis est documenté vous allez voir le journal Le Monde il y a un article qui est sévère sur Zelensky qu'est-ce qui lui a pris ils ont rendu un hommage vibrant aux nazis Melnik notamment ça vous dit quelque chose les historiens connaissent mais il y a d'autres cas un peu plus difficiles Rima Hassan elle est pro Hamas donc c'était un agent de propagande du Hamas donc on peut lui retirer son titre de séjour ça serait pas mal d'ailleurs Ksenia Fedorova Rima Hassan deux femmes vous voyez bon et puis il y en a un que je ne veux pas oublier parce qu'il m'en voudrait de l'avoir oublié parce que souvent il parle de moi le recteur de la grande mosquée de Paris il est algérien il est pro algérien c'est un agent de propagande algérien alors il a pur sucre donc on pourrait aussi lui retirer son titre de séjour alors je vais vous dire vous avez parlé de la chasse à l'ours russe et moi je vais conclure en vous disant derrière la chasse à l'ours russe il y a la chasse au lapin breton je sais que pas beaucoup de gens comprennent ce que je viens de dire mais ça va je vais vous expliquer c'est simple vous avez remarqué que un coup c'est Maxime Saradal coupable le canal plus le cinéma puis après c'est Grasset puis après c'est CNews puis après avant c'était C8 qui a été supprimé et et en fait derrière tout ça c'est qui c'est le lapin breton vous savez le déhanché du lapin breton Vincent Boularet il est imprenable parce que le lapin est bien meilleur que le tireur qui n'est qu'un braconnier amateur voilà et donc c'est s'ils font ça s'ils ôtent le titre de ces jours alors moi je propose je propose qu'il y ait une grande manifestation on va faire comme Tommy Robinson en Angleterre ça me démange moi avec tous les drapeaux etc et en avant CNews voilà je pense qu'ils feront pas cette erreur mais s'ils la commettent nous serons nombreux autour du déhanché du lapin breton CNews vivra ils veulent supprimer CNews ils veulent fermer CNews et ici on le sait très bien donc je le dis non vous ne fermerez pas CNews et si vous fermez CNews alors la catastrophe politique pour vous sera encore pire
et peut-être qu'après une telle explication de texte vous avez le premier français qui va recevoir une obligation de quitter le territoire français oui et celle-ci sera exécutée Philippe de Villiers préparez vos valises c'est un point de chute le Liban non ah c'est le Puy du Fou le Puy du Fou oui mais vous plaisantez vous croyez que c'est comme la Corse le Puy du Fou à ce moment-là on devient de précipités bon Philippe de Villiers il nous reste trop peu de temps pour faire l'apologue mais vous souhaitiez quand même avoir un mot pour le 6 juin 44 oui vous me donnez
combien de temps
1 minute 20
1 minute 20 alors c'est simple j'avais un ami qui s'appelait Maurice Schumann pas Robert Maurice Schumann porte-parole de la France libre qui m'a raconté la première colère de De Gaulle quand il a découvert qu'il y avait du papier monnaie qui circulait en Normandie le 14 juin à Bayeux il écume en disant le droit d'émission appartient à l'autorité nationale pas question de garder le cours forcé de cette monnaie qui est une fausse monnaie en fait c'est des dollars c'est-à-dire que les Américains installent un gouvernement provisoire avec une monnaie provisoire qui est le dollar et en fait il en appelle à Saint-Louis en disant pas de nation sans monnaie pas d'état sans monnaie pas de monnaie sans nation pas de monnaie sans état cette apologue est une parabole parce qu'aujourd'hui nous vivons sous l'empire d'une monnaie qui n'est plus la nôtre nous ne sommes plus souverains nous sommes sous l'empire d'un euro qui est un marque européen qui nous détruit qui nous déclasse et donc moi en ce 6 juin je reprends le coup de gueule de De Gaulle et je dis allez il faut sortir de l'euro il faut que le franc revienne vive la France vive le franc
et bien écoutez cette dernière question fera jurisprudence puisque vous arrivez en 1 minute 20 à me raconter une histoire Philippe De Villiers un grand merci ça fait du bien d'avoir le sourire est-ce que ça veut dire franc allez-y ça veut dire libre ça me fait plaisir d'avoir un peu de sourire en fin d'émission tant l'actualité est dramatique et nous en parlerons dans quelques instants dans l'heure des pros merci Philippe De Villiers merci Geoffroy Lejeune dans quelques secondes c'est l'heure des pros restez avec nous
merci merci
Philippe de Villiers