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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 12 février 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueLogementSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Pierre-Yves Bournazel : « Les Parisiens veulent le changement, je suis la solution »

Au micro : Julien LécuyerSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes est l'illustration de la République des Copains ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Rachida Dati quitte le gouvernement pour sa campagne. Est-ce qu'elle a trop attendu ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Vous regrettez l'incertitude de Rachida Dati sur sa participation aux débats ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Un sondage vous place en troisième position avec 14% des intentions de vote. Est-ce que vous craignez d'arriver au pied du podium ?

  • 4:52OuverteRéponse directe

    Quel que soit votre score, si vous dépassez les 10%, vous vous maintiendrez au second tour. Est-ce que vous vous y préparez ?

  • 5:13RelanceRéponse directe

    On dit que la ligne n'est pas claire au sein d'Horizon. Comment répondez-vous à ces critiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas d'accord avec le budget qui a été voté. J'aurais préféré moins de dépenses, moins d'impôts, moins de dettes. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « On peut lui reconnaître une chose, c'est que c'est une femme compétente. Ça fait très longtemps qu'elle travaille sur les sujets de comptes publics. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « On trouve que c'est être jeune, 40 ans. Et alors ? Pourquoi on ne serait pas à la tête de la Cour des Comptes à 40 ans ? »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « Elle est en campagne et elle est encore au ministère. C'est un constat. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « Une campagne, c'est à temps plein, je le vois bien. Chaque jour, c'est quand même 18 heures par jour. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Il y a beaucoup d'iniquité. D'ailleurs, même dans la médiatisation, c'est absolument incontestable. »
  • 4:23Invité politiqueChiffre
    « Ce sondage dit aussi qu'au second tour, je suis le candidat qui réussit le changement. Parce que face à la gauche, je l'emporte. »
  • 5:48Invité politiquePromesse
    « J'ai clairement dit que je ne m'allierai jamais avec M. Grégoire, qui est le candidat sortant et de l'échec. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « Un contestement, il a fait le choix de l'alliance avec la gauche radicale, en mettant sur sa liste Mme Simonnet, qui était la candidate de Mélenchon en 2020 à la mairie de Paris. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « Une majorité de Parisiens me disent chaque jour sur le terrain, et c'est conforté d'ailleurs dans les études d'opinion, nous voulons le changement. »
  • 12:21Invité politiqueChiffre
    « Ils seront trois fois plus qu'aujourd'hui. 6 000. »
  • 12:57Invité politiqueChiffre
    « J'ai un plan de 4 milliards d'euros d'économie sur 6 ans, plus 3 milliards de rentrées. »
  • 13:16Invité politiqueFait
    « Deux tiers des agents de la ville ne travaillent pas 35 heures. »
  • 13:21Invité politiqueChiffre
    « Je vais lutter contre l'absentéisme, qui est un fléau qui coûte 250 millions d'euros par an. »
  • 13:32Invité politiqueChiffre
    « Je vais arrêter la préemption, qui coûte là aussi 250 millions d'euros par an. »
  • 16:28Invité politiqueChiffre
    « 730 millions d'euros. »
  • 17:36Invité politiqueChiffre
    « On a perdu 180 000 Parisiens en 12 ans. »
  • 18:04Invité politiqueChiffre
    « On baissera la taxe foncière de moitié. »
  • 18:19Invité politiqueChiffre
    « On peut remettre 60 000 logements sur le marché. »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Invité21 %
  • Présentateur12 %

4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour Pierre-Yves Bournazel, merci beaucoup d'être notre invité ce matin. Vous êtes candidat à la mairie de Paris, vous êtes soutenu par Horizon, c'est votre parti, le parti d'Edouard Philippe, et par Renaissance, le parti de Gabriel Attal. Et on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien.

0:27
Invité

Bonjour Auriane, bonjour Monsieur Bournazel.

0:30
Présentateur

Avant de revenir largement sur votre campagne, sur votre programme, deux petites questions d'actualité. Pierre-Yves Bournazel, la ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin, prendra la tête de la Cour des Comptes le 23 février prochain, nommée par Emmanuel Macron. Est-ce que c'est l'illustration de la République des Copains, comme le dit l'opposition ?

0:43
Invité politique

Honnêtement, pas du tout. Je ne suis pas d'accord avec le budget qui a été voté. J'aurais préféré moins de dépenses, moins d'impôts, moins de dettes. Mais on peut lui reconnaître une chose, c'est que c'est une femme compétente. Ça fait très longtemps qu'elle travaille sur les sujets de comptes publics. Elle les connaît par cœur, la solidité et l'expérience. En fait, ce qu'on lui reproche, c'est son âge. On trouve que c'est être jeune, 40 ans. Et alors ? Pourquoi on ne serait pas à la tête de la Cour des Comptes à 40 ans ?

1:12
Invité

Ce qu'on lui reproche surtout, c'est d'être jugée partie. Elle fait le budget et se retrouve à la Cour des Comptes qui est amenée à juger le budget. C'est quand même un peu étrange, non ?

1:19
Invité politique

Oui, mais vous savez qu'à la tête de la Cour des Comptes, on a eu beaucoup de personnalités qui ont eu des responsabilités. Je pense à M. Seguin, à M. Moscovici, à M. Jox. Ce sont des personnes qui incament l'institution. Je pense qu'on peut lui reconnaître cette compétence.

1:34
Présentateur

Un remaniement est attendu dans les prochaines heures. Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris. Votre concurrente va quitter le gouvernement. Est-ce qu'elle a trop attendu pour le faire ? Est-ce qu'elle est trop restée au ministère en même temps qu'elle était en campagne ?

1:46
Invité politique

Elle est en campagne et elle est encore au ministère. C'est un constat. Chacun sera juge. Mais vous, qu'est-ce que vous en dites ? Moi, je pense qu'il aurait fallu partir beaucoup plus tôt, oui, effectivement. Ça me paraît la moindre des choses. Une campagne, c'est à temps plein, je le vois bien. Chaque jour, c'est quand même 18 heures par jour. Il faut rencontrer les Parisiens. Ce sont des moments importants, stimulants, qui demandent de la concentration. Et être ministre de la Culture, c'est un job à temps plein aussi.

2:11
Présentateur

Donc elle aurait dû le faire avant. Ça crée une inégalité dans la campagne ?

2:15
Invité politique

Il y a beaucoup d'iniquité. D'ailleurs, même dans la médiatisation, c'est absolument incontestable. On invite plus souvent Mme Dati et Mme Nafo que d'autres candidats. Mais ce n'est pas grave, puisqu'on va rentrer dans le moment de l'équité des temps-paroles. Donc moi, je regarde l'avenir et je suis là pour convaincre et parler de notre projet plutôt que des autres candidats.

2:33
Présentateur

Allez, on parle de votre campagne.

2:34
Invité

En parlant d'incertitude, Rachida Dati aussi maintient le doute sur sa participation aux débats qui vont être organisés entre les candidats. Vous regrettez, en fait, cette incertitude ? Clairement. Je pense que le débat, c'est le minimum dans une démocratie.

2:48
Invité politique

Il faut bien comparer les projets et les incarnations. Moi, je suis pour le débat d'idées. J'accepte tous les débats. Parce que quand on croit la force de sa candidature et de son projet, on ne fuit pas le débat. Le débat, ça permet la contradiction. Ça permet aussi le respect de ses concurrents. Et après, il appartiendra aux Parisiens de choisir. Il y aura quatre débats. En tout cas, c'est comme ça que les choses sont prévues. Quatre débats organisés par des chaînes concurrentes. Et je pense que ce serait bien que tous les candidats acceptent de... Donc vous l'appelez à débattre ? Bien sûr, il faut que Mme Dati débatte. Comme tous les autres candidats, c'est le moindre respect.

3:19
Présentateur

Mais comment vous expliquez qu'elles soient réticentes à le faire ?

3:22
Invité politique

Ça, il faut lui poser la question. Il faut l'inviter sur votre plateau et lui poser la question. Il faut accepter le débat. C'est le respect des Parisiens.

3:29
Invité

Alors, cela dit, ça n'a pas l'air de trop lui peser sur les sondages. Il y a un dernier sondage, Tolina Harris Interactive, qui vous placerait en troisième place au premier tour, avec 14% des intentions de vote. C'est loin derrière Emmanuel Grégoire et Rachida Dati pour l'instant. Vous êtes même talonnée par Sarah Knafow, qui est donnée à 12%. 14%, pour vous, ça reste... On stagne, très concrètement, dans les derniers sondages. Est-ce que vous ne craignez pas d'arriver au pied du podium ? Non. Je pense que cette campagne est ouverte.

4:03
Invité politique

D'abord parce que la mer sortante ne se représente pas et que les Parisiens vont donc choisir leur maire, leur équipe municipale. Et comme souvent, ils vont se décider dans la dernière ligne droite. 50% des Français se décident la dernière semaine. Et il y aura quatre débats. Et nous avons quelques arguments à faire valoir. Et je crois à la force de notre démarche, parce que je crois que nous avons le bon projet. Vous citez ce sondage. Mais ce sondage dit aussi qu'au second tour, je suis le candidat qui réussit le changement. Parce que face à la gauche, je l'emporte. Ce qui n'est pas le cas de Mme Dati. Je suis moins clivant, plus rassembleur au second tour.

J'entends souvent Mme Dati dire qu'elle est le vote utile. Le vote utile, c'est le vote qui gagne au second tour. Et celui qui gagne au second tour, c'est moi. Et ce n'est pas Mme Dati. Alors moi, je veux mener campagne sur mon projet. Je veux mener campagne dans le respect des Parisiens. Je veux défendre mon projet sur la sécurité, sur la propreté, sur le logement. Et on va parler de M. Dornazel.

4:52
Présentateur

Quel que soit votre score, si vous dépassez les 10%, évidemment, vous vous maintiendrez au second tour.

4:57
Invité politique

Vous savez, je suis comme un sportif. Qu'est-ce que fait un sportif ? Eh bien, il se prépare à la compétition. C'est ce que j'ai fait pendant de longs mois. Et je ne me pose pas la question, au début du match, de savoir si je vais sortir à la mi-temps. Je me bats pour rester dans la deuxième mi-temps, marquer le maximum de buts et gagner. Je suis candidat pour convaincre et pour gagner.

5:13
Invité

Oui, mais M. Bournazel, excusez-moi, on essaye de comprendre, parce que même au sein d'Horizon, la ligne n'a pas l'air d'être très claire. J'en veux pour preuve les propos de la présidente de la Commission nationale d'investiture d'Horizon, Christelle Morancet, qui disait encore il y a très peu de temps, si Pierre-Yves Bournazel est derrière Rachida Dati au second tour, il devra s'allier avec elle. Et inversement, le mot d'ordre doit être tout sauf la gauche. Or, vous, vous contestez cette logique et vous dites pas d'alliance ni avec Rachida Dati ni avec Emmanuel Grégoire. Je dis que je suis candidat pour convaincre et pour gagner.

5:48
Invité politique

J'ai clairement dit que je ne m'allierai jamais avec M. Grégoire, qui est le candidat sortant et de l'échec. Pourquoi ? Parce qu'un contestement, il a fait le choix de l'alliance avec la gauche radicale, en mettant sur sa liste Mme Simonnet, qui était la candidate de Mélenchon en 2020 à la mairie de Paris et qui faisait campagne pour son élection comme député en 2022 avec Jérémy Corbyn, qui a été exclu du parti travailliste anglais pour quoi d'antisémitisme ? Donc avec Emmanuel Grégoire, je l'ai dit, écrit, et il y a eu beaucoup de désinformation. Je dis que je suis le meilleur choix du changement. Mais ce n'est pas la question qu'on vous pose. Non, non, mais peut-être.

Mais en tout cas, je vais vous dire une chose. Nous ne sommes pas en sondocratie, nous sommes en démocratie. Et la démocratie, c'est de faire bouger les lignes. Sinon, on arrête tout et puis on... Non, mais là, c'est de la stratégie politique et c'est la stratégie de votre propre parti, celui qui vous a investi. Ma stratégie, elle est très claire. Elle est sur la ligne des Parisiens. Une majorité de Parisiens me disent chaque jour sur le terrain, et c'est conforté d'ailleurs dans les études d'opinion, nous voulons le changement. Et au fond, c'est ni Dati ni Grégoire. J'incarne cette solution.

Et cette solution, je vais me battre pour qu'elle soit le plus haut possible au premier tour, me hisser le plus haut possible au premier tour pour avoir la force de poursuivre et d'amplifier ce rassemblement.

6:58
Présentateur

Mais est-ce que si vous êtes derrière Rachida Dati, vous négocierez avec elle pour une fusion de volets ?

7:02
Invité politique

Mais un sportif, est-ce que vous lui dites au milieu de la compétition, tu vas arriver derrière les autres ? Non, mais c'est de la clarté politique. C'est de la clarté politique, M. Bournazel. La clarté. Et de la clarté avec votre propre parti. Vous attendez comme clarté que je sois battu. Eh bien moi, ma clarté, c'est de gagner. Ce n'est pas d'être battu. Non, non, nous, on essaye de comprendre en fait ce qui peut se passer. Je ne veux pas pour gagner.

7:20
Présentateur

Ce qui peut se passer dans l'entre-deux-tours. Est-ce que vous maintiendrez quoi qu'il arrive quitte à faire que Paris se reste à gauche ? Comme Jacques Chirac. Ou est-ce que vous ferez tout pour que Paris m'assure la droite ?

7:29
Invité politique

Comme Jacques Chirac en 1977, qui était loin derrière Michel Dornano dans l'incendage, il est devenu maire de Paris. Comme Bertrand Delanoé, que personne ne voyait venir en 2000 ans, il a été élu maire de Paris. Et je pourrais vous citer aussi Jacques Chirac en 1995, auquel on demandait sur les mêmes plateaux de télévision de se retirer parce qu'il était derrière M. Balladur, très loin dans les sondages. Une campagne s'est faite pour être menée. Respectons les Parisiens. Je suis modeste, mais j'appelle mes concurrents à la même modestie devant le suffrage universitaire.

7:51
Présentateur

Il y aura aussi un troisième tour. Est-ce que vous maintiendrez quoi qu'il arrive au deuxième tour en espérant être l'homme du consensus au troisième tour, c'est-à-dire au moment où les conseillers de Paris éliront le maire ?

8:00
Invité politique

Je ne veux pas être maire dans le dos des Parisiens. Je veux que les Parisiens choisissent notre projet et la force de ma candidature.

8:06
Présentateur

Donc si vous n'arrivez pas en tête au soir du second tour, vous n'espérez pas être le troisième homme au moment du troisième tour ?

8:13
Invité politique

Clairement non. Moi, je ne joue pas le troisième tour. Je joue la démocratie, la transparence,

8:17
Invité

le respect des Parisiens. Est-ce que vous n'avez pas quand même l'impression d'aller contre les intérêts de votre parti et aussi de son président Édouard Philippe qui va aller à la présidentielle avec l'idée de rassembler les électeurs de droite ? Il a besoin aussi de cette image d'alliance possible. Or, vous, vous êtes vraiment en but avec Rachida Dati. On a l'impression que, quoi qu'il arrive, hors de question d'adhérer à cette candidature. Édouard Philippe et Gabriel Attal

8:47
Invité politique

étaient à mes côtés avant hier soir au Cirque d'Hiver. C'était l'union sacrée pour Paris. Je rassemble des hommes et des femmes très différents avec des gens qui viennent de la gauche modérée comme de la droite à Paris, du monde économique, du monde culturel, du monde des solidarités qui se battent pour Paris. Et sur un plan national, j'ai différents partis politiques avec différentes sensibilités, avec différents intérêts qui se rassemblent. Alors, ce rassemblement, c'est le gage de la victoire les 15 et 22 mars.

9:14
Présentateur

Oui, mais est-ce que ça peut nuire ? Vous comprenez notre question. Est-ce que ça peut nuire à Édouard Philippe en vue de 2027 si votre maintien au second tour fait que Paris reste à gauche et ne bascule pas à droite ?

9:23
Invité politique

Ma victoire ne va pas l'unir.

9:25
Présentateur

D'accord, mais votre défaite ?

9:27
Invité politique

Mais je ne me place pas dans cette perspective. Je suis modeste. Je mène campagne pour convaincre. Laissez-nous mener campagne. Laissez-nous débattre du projet.

9:35
Invité

Modeste, la question, le lien est tout trouvé. Vous avez dit vous-même ne pas vouloir faire une campagne waouh. C'est vos propres mots. Mais certains dans votre camp vous reprochent à l'inverse de faire une campagne un peu trop à thône, pas assez justement waouh alors que Rachida Dati ou Sarah Knafo utilisent largement les réseaux sociaux pour faire une campagne avec du buzz. Excusez-moi de vous le dire, mais est-ce que justement vous ne savez pas utiliser au même titre qu'elle les réseaux sociaux et la portée ?

10:06
Invité politique

Vous avez vu ce que ça donne quand on fait trop de com et l'hypermarketing ? Ça donne une candidate qui va sur un plateau de télévision et qui croit que le pass Navigo, c'est 50 euros par an, c'est-à-dire 4 euros par mois. Je l'ai dit au Cirque d'Hiver. Vous connaissez le prix du pass Navigo ? Oui, 90 euros par mois. Par mois ?

10:25
Présentateur

Pour les gens qui ne sont pas franciliens.

10:27
Invité politique

Qui ne sont pas franciliens. Donc simplement dire qu'il ne faut pas prendre les Parisiens pour des gogots. Je respecte les Parisiens. Je suis élu depuis 18 ans à Paris. J'aime notre ville. Je connais les différents quartiers. Et je respecte la diversité des Parisiennes et des Parisiens. J'ai un projet pour remettre en ordre de marche Paris, pour que ça fonctionne. On a un projet qui est sérieux, qui est financé, parce que je souhaite être maire de Paris et pas candidat de l'Astarac. Et c'est important parce que je crois que notre démocratie a besoin de confiance. Et la confiance, c'est l'efficacité des politiques publiques. Et c'est la probité...

10:57
Présentateur

Parce qu'elle fait l'Astarac, elle est candidat de l'Astarac. Elle est là pour faire le buzz.

11:00
Invité politique

Vous savez, son projet, c'est un projet bidon. Ce qu'elle veut faire, par exemple, sur les bois sur berce, ça ne tient pas la route. Ni techniquement. Et en plus, ça serait contraire au classement du lieu au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il faut être sérieux quand même. Parce qu'être maire, ce n'est pas pour trois semaines. Ce n'est pas pour trois mois pour faire des vidéos sur les réseaux sociaux. C'est gérer 10 milliards d'euros d'argent public chaque année. Et la question de cette campagne, c'est à qui faites-vous confiance pour gérer 10 milliards d'euros d'argent public pendant six ans ? Et vous, vous connaissez bien le PSG.

11:30
Invité

Oui, je suis un supporter du PSG. Est-ce que Sarah Knafo avait du mal à citer ? Elle dit qu'elle est la plus grande fan du PSG. Donc vous, vous connaissez par exemple...

11:38
Invité politique

Hernandez, je connais. Oui, je connais Hernandez, Dembélé. Oui, j'en connais quelques-uns quand même.

11:42
Invité

Et le nombre de finales de la Ligue des Champions de PSG ?

11:44
Invité politique

On a gagné une fois, oui. Et c'était l'année dernière. Et le nombre de finales. Le nombre de finales, je n'ai pas tout. Mais on a gagné l'année dernière. Allez, c'était deux finales. Deux finales de la Ligue des Champions.

11:53
Invité

Mais on retient plus facilement celle qu'on gagne, n'est-ce pas ? Probablement, probablement. J'espère pour vous. On passait peut-être au sujet de...

12:00
Présentateur

Oui, juste, on va passer à votre programme. Si vous aviez une mesure, pour les Parisiens qui nous écoutent, une mesure qui concrètement va changer leur vie si vous êtes élu le 22 mars ?

12:11
Invité politique

La police municipale. Une vraie police municipale. 24 heures sur 24. 7 jours sur 7. Parce que je veux du bleu dans nos rues pour assurer la tranquillité et la sécurité. Et j'ajoute qu'ils seront trois fois plus qu'aujourd'hui. 6 000. 6 000 agents formés, progressivement armés. Et ils seront aussi, chaque soir, dans chaque rame de métro, pour assurer notamment la sécurité des parisiennes victimes d'agressions et de violences. Voilà, je crois que la sécurité et la tranquillité, c'est important. Et ça sera une de mes priorités.

12:38
Présentateur

C'est-à-dire que dans chaque rame de métro, il y aura des forces de l'ordre ?

12:41
Invité politique

Oui, un policier municipal au moins dans chaque rame de métro,

12:43
Invité

en plus de la police des transports, le soir. Mais ça fait donc, on passerait de 2 200 agents de la police municipale à l'heure actuelle... En moins 6 000. ...à 6 000. Est-ce que vous pouvez nous préciser combien ça va... Combien ça va... Comment c'est financé ?

12:57
Invité politique

J'ai un plan de 4 milliards d'euros d'économie sur 6 ans, plus 3 milliards de rentrées. Les 3 milliards de rentrées, c'est la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris et qui sont à l'extérieur de son territoire. Les 4 milliards d'euros d'économie sur 6 ans, c'est la débureaucratisation de l'administration parisienne, c'est l'application des 35 heures. Deux tiers des agents de la ville ne travaillent pas 35 heures. Je ferai appliquer la loi, parce que c'est un service qui manque aux Parisiens. Je vais lutter contre l'absentéisme, qui est un fléau qui coûte 250 millions d'euros par an. C'est tous les rapports de la Chambre régionale des comptes.

Je vais revoir les périmètres d'action de la ville de Paris. Je vais arrêter la préemption, qui coûte là aussi 250 millions d'euros par an. C'est-à-dire que la ville achète avec l'argent du contribuable des logements, transformé de logement privé en social. Ça ne crée pas un nouveau logement. Pire, ça participe à la raréfaction de l'offre privée et à la spéculation immobilière. Je vais revoir le périmètre de la propreté aussi, parce que je vais confier au privé la collecte des ordures ménagères, mais aussi tout le nettoiement des rues, comme à Londres, comme à Copenhague ou à Stockholm.

14:01
Invité

Ça marche mieux. Excusez-moi, monsieur Bernazel, mais vous ne m'avez pas répondu combien ça va coûter le triplement des agents de la police municipale.

14:10
Invité politique

Ça va monter au fur et à mesure, parce que c'est sur 6 ans. Mais ça ne coûte pas 4 milliards d'euros, vous l'avez bien compris.

14:15
Invité

Non, ça j'ai bien saisi.

14:16
Invité politique

Ça monte progressivement en puissance, et ça sera chiffré au fur et à mesure. Ça va dépendre des personnes, de leur expérience. Et je propose aussi même de loger en priorité, de loger en priorité les policiers municipaux, comme les puricultrices, comme les enseignants, comme les infirmières, tous les travailleurs essentiels à Paris. C'est le plan le plus financé à l'europrès, parce que c'est le plan qui repose d'abord sur des économies.

14:38
Invité

Vous parlez de déburocratisation, vous parlez aussi de compenser le triplement des agents municipaux, je crois, dans votre programme aussi, par le fait de réduire certains services. Est-ce qu'il y a certains services auxquels vous dites, faites attention, quand je vais arriver, vous serez moins ? Oui, c'est la technostructure.

14:57
Invité politique

Il y a aujourd'hui, à la ville de Paris, 22 directions, et 42 directeurs. On a multiplié les strates, on a multiplié les sous-directions. Je veux élaguer, simplifier la vie administrative, pour simplifier la vie des agents, remotiver les agents sur le terrain, et simplifier la vie des Parisiens. D'ailleurs, je lancerai un grand plan de digitalisation des services, parce qu'il faut s'appuyer sur le numérique pour rendre davantage de services aux Parisiens. Comme je veux m'appuyer sur l'intelligence artificialétique pour simplifier la vie des Parisiens. Le stationnement intelligent, les feux intelligents pour donner la priorité aux bus dans les carrefours.

Bref, on a beaucoup à faire pour que notre ville soit plus innovante, plus efficace.

15:31
Invité

Est-ce que ça doit aller jusqu'à réduire le nombre de conseillers au Conseil de Paris ? Ça, ça ne dépend pas du maire. Est-ce que c'est une proposition de Sarah Knafo ?

15:41
Invité politique

Oui, mais Sarah Knafo fait beaucoup de propositions qui ne dépendent pas du maire de Paris.

15:44
Invité

Et le nombre d'adjoints, ça, ça tient ?

15:45
Invité politique

Oui, moi, je fais cette proposition depuis longtemps, je diminuerai par deux le nombre d'adjoints et le nombre de collaborateurs de la mairie de Paris.

15:51
Invité

D'accord, donc on était à combien aujourd'hui ? Aujourd'hui, il y a plus d'une trentaine,

15:55
Invité politique

avec les conseillers municipaux délégués, il y en aura maximum 15 pour moi. D'accord.

15:59
Présentateur

Autre sujet de préoccupation des Parisiens, c'est la question de la propreté. Paris qui est jugée sale par beaucoup d'habitants. Pourquoi ça n'a pas été réglé ? Et vous, qu'est-ce que vous allez changer ?

16:07
Invité politique

Paris est une ville qui est malheureusement sale, mal entretenue. Et je vais confier donc au privé le nettoiement des rues et l'ensemble de la collecte. Aujourd'hui, la moitié de la collecte est publique, l'autre moitié est privée. Je privatise l'ensemble. Pourquoi ? Parce que tous les rapports démontrent que lorsque le privé agit, c'est plus propre et ça coûte moins cher. Ça va nous permettre, en plus d'économiser sur une mandature, puisque vous voulez des chiffres, 730 millions d'euros. 730 millions d'euros. Que je vais réinvestir pour partie dans la mécanisation.

Les aspirateurs pour les agents, les poubelles en tiras, les capteurs pour optimiser le ramassage pour savoir où en est le remplissage de votre benne. Je vais aussi mettre en place les robots intelligents pour faire le tri des emballages et des papiers. Bref, une ville propre, bien entretenue, par des partenaires absolument plus efficaces. Et grâce à la mécanisation, on va faciliter le travail.

16:58
Présentateur

Est-ce que vous faites des agents de la mairie de Paris ?

17:00
Invité politique

Ils auront priorité pour être repris par les entreprises, bien sûr, dans le cahier des charges. Et je leur donnerai priorité aussi d'accès au logement de la ville de Paris. Car vous l'avez compris, je veux que les travailleurs essentiels soient prioritaires dans l'accès au logement social à Paris. Je veux leur donner la priorité absolue. Parce que c'est un progrès de pouvoir vivre près de son lieu de travail.

17:19
Invité

Encore pratique des logements ? Oui. Parce que la grande difficulté de Paris à l'heure actuelle, c'est le manque de logements pour les Parisiens. Comment vous faites ?

17:27
Invité politique

Alors, d'abord, le bilan est mauvais. On n'a jamais autant dépensé en matière de logement à Paris. Jamais. Et pourtant, la ville est toujours plus chère. Et on a perdu 180 000 Parisiens en 12 ans. Pourquoi ? Parce que c'est le choix de la promotion qui coûte très cher, qui ne crée pas un nouveau logement, qui raréfie l'offre. Je vais faire deux choses. La première chose, c'est que je vais créer un choc d'offres. Je vais faire confiance aux propriétaires.

Faire confiance aux propriétaires, c'est leur dire, si vous remettez votre bien sur le marché principal, alors que beaucoup l'ont mis en résidence secondaire, en location saisonnaire, on vous baissera la taxe foncière et on va vous sécuriser le paiement des loyers. Paisse de la taxe foncière de combien ? On baissera la taxe foncière de moitié. De moitié. Voilà. Ça nous permettra d'agir très concrètement pour ces propriétaires, le pacte 100% garantie paiement des loyers. Ça veut dire que si votre locataire a un accident, vous êtes sûr d'avoir votre loyer. Les propriétaires ont ainsi confiance. On peut remettre 60 000 logements sur le marché.

Ça veut dire que 60 000 familles de plus peuvent vivre à Paris pour le plus grand bonheur de nos commerces, de proximité, parce qu'ils consomment, pour les places dans les crèches, pour nos écoles, parce qu'aujourd'hui à Paris, on ferme des classes. On a même fermé une école à Paris-Centre. Bref, il faut remettre des classes moyennes et des familles à Paris.

18:39
Présentateur

Sur la place de la voiture, est-ce que vous poursuivez la politique d'Hidalgo qui est de réduire la place de la voiture dans Paris ou est-ce qu'au contraire, vous remettez un peu de voiture ?

18:49
Invité politique

Je veux trouver des solutions. Être maire, c'est être efficace. Je veux 30 000 places de parking relé, comme la région le propose, donc on pourra travailler ensemble près des gares franciliennes ou près des nouvelles gares du Grand Paris-Express. Ça va décongestionner Paris la voiture parce que le francilien, qui n'a pas d'autre choix que prendre sa voiture, pourra la laisser dans un parking, à un moment donné, aller plus vite à Paris-Intramuros. Donc vous dites aussi,

19:12
Présentateur

moins de voitures dans Paris ?

19:13
Invité politique

Oui, ça sera moins de voitures, mais avec des solutions, pas avec la pénalisation. Et donc c'est vrai qu'il y aura beaucoup plus de fluidité à Paris pour le piéton, pour le cycliste, comme pour l'automobiliste. Ensuite, je veux donner la priorité au bus parce que le bus, c'est plus agréable pour se déplacer, mais c'est la véritable alternative parce que sinon, comment font les personnes âgées ? Comment font les personnes qui connaissent un handicap ou les familles avec poussettes ? Donc il faut plus de bus dans nos couloirs, plus de régularité parce qu'avec plus de bus, on va permettre à beaucoup de parisiens

19:43
Invité

de pouvoir se déplacer dans leur ville. Il y a un sujet aussi qui a émergé dans cette campagne, hélas dramatique, c'est la question du périscolaire qui est au cœur de ces dernières semaines avec une série d'affaires de violences à l'égard des enfants perpétrés par des animateurs. Qu'est-ce que vous comptez proposer ? Est-ce que vous rendez la mairie responsable de cette situation ? D'abord,

20:06
Invité politique

ce que nous vivons est un drame, c'est une horreur absolue et c'est une honte pour Paris. Nous avons été un certain nombre d'élus en soutien aux parents depuis longtemps à dire qu'il se passait des choses graves et toutes les révélations démontrent que c'est de plus en plus grave et que c'est un phénomène important. Je pense par exemple à ce couple que j'ai rencontré la semaine dernière dans le 7e arrondissement qui apprend que dans l'école de leur enfant maternelle, il y a eu un animateur soupçonné de violences sexuelles qui a été écarté de l'école en mai dernier. Ils apprennent 9 mois plus tard. Il y a des dysfonctionnements majeurs.

20:45
Invité

La ville a tardé à réagir ? C'est ça que vous dites ? L'équipe municipale actuelle ?

20:48
Invité politique

Vos confrères dans différentes émissions ont démontré qu'il y a eu des signalements qui n'ont pas été suivis d'effet. On a déplacé des animateurs potentiellement violents dans une autre école. C'est très grave. Maire de Paris dès avril 2026, je vais agir. Je vais mettre en place des mesures très fermes et très strictes. D'abord, je ne laisserai pas les enfants seuls avec un adulte seul. Je veux deux ans ou moins de formation. Je veux contrôler systématiquement tous les antécédents. Le quasi-judiciaire mais aussi le parcours parce qu'on n'est pas n'importe qui devant des enfants. Donc, vérifier le parcours ça veut dire vérifier la fiabilité de l'animateur.

Je vais revaloriser le métier grâce aux économies réalisées pour permettre d'avoir plus de personnes titulaires parce que les vacataires évidemment, on les connaît moins et on contrôle moins. Je ferai chaque année au moins un contrôle surprise dans chacun des sites. Et je veux qu'on forme aussi les autres cadres qui ne sont pas forcément dans le périscolaire mais dans le temps scolaire qui sont dans l'école pour détecter les signaux faibles. Il ne faut rien laisser passer. C'est trop grave. Et j'ajoute que l'éthique de responsabilité m'aurait amené comme maire de Paris à virer les responsables de l'exécutif ou de l'administration qui ont laissé passer des signalements et qui n'ont rien fait.

Ce sont des fautes très lourdes et très graves.

21:58
Présentateur

Merci Pierre-Yves Bournazère. Merci à vous. Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin, candidat à la mairie de Paris soutenu par Horizon et par Renaissance. Julien, regardez une de La Voix du Nord. Ce sont les enfants. Les enfants, bienvenue dans le restaurant.

22:10
Invité

Oui, c'est les restaurants qui font l'inverse du No Kids de la SNCF.

22:15
Présentateur

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